A débattre 19/07/2009 à 18h22

Sur le Kindle, Amazon détruit des livres qu'il a vendus

Laurent Mauriac | Cofondateur Rue89


Un e-book Kindle, commercialisé par Amazon (Richardmasoner/Flickr).

Les possesseurs d’un Kindle, cet appareil commercialisé par Amazon permettant de télécharger et de lire des livres en version électronique, ont eu une mauvaise surprise vendredi s’ils étaient en train de lire « 1984 » ou « la Ferme des animaux » de George Orwell. Certaines versions de ces ouvrages ont purement et simplement disparu, effacées de leur Kindle, sans qu’ils sachent pourquoi.

Le fautif ? C’est Amazon qui a procédé à leur destruction à distance. Un porte-parole a justifié cette décision par le fait que Mobile Reference, l’entreprise qui vendait en ligne les ouvrages concernés sur le magasin Kindle, n’en détenait pas les droits et qu’il s’agissait par conséquent de copies illicites. Amazon a simultanément remboursé les clients des livres.

Ironie de l’histoire : dans « 1984 », l’un des romans victimes de l’opération, les censeurs gouvernementaux effaçaient toute trace d’écrits embarrassants pour Big Brother. Le New York Times n’hésite pas à faire le rapprochement avec la décision d’Amazon.

Cet épisode rappelle aux lecteurs de livres électroniques que leurs ouvrages sont réduits à l’état de fichiers informatiques. Avec le Kindle, ils peuvent être modifiés à distance voire détruits, de la même manière qu’ils sont achetés, c’est-à-dire en ligne. C’est le même type de procédure qui est utilisé pour l’actualisation automatique de logiciels par Internet. S’il s’était agi de livres imprimés, l’équivalent de la décision d’Amazon aurait été la disparition de certains ouvrages de la bibliothèque des lecteurs, ou de leur table de nuit.

L’opération a bien sûr provoqué la colère des clients qui s’interrogent sur l’effacement des œuvres d’Orwell et s’en prennent à Amazon dans les forums de discussion du site. C’est le cas de « Sunny Lady » qui explique :

« Ce qui me fait tiquer est que j’ai reçu un remboursement sans savoir pourquoi tandis que mon livre disparaissait. J’ai envoyé un e-mail à Amazon et ils m’ont répondu qu’il y avait un “problème” avec le livre, rien de plus précis. Je suis désolée, mais quand vous détruisez ma propriété privée -avec ou sans remboursement- sans ma permission, j’attends une meilleure explication. »

Justin Gawronski, un Américain de 17 ans, a perdu non seulement « 1984 » mais toutes les notes qu’il avait prises sur le livre. « Ils ne m’ont pas simplement repris le livre, mais ils ont volé mon travail », a-t-il déploré.

Amazon a fini par admettre que les destructions de livres à distance ne sont pas le meilleur moyen de régler ce type de situation et promet de revoir ses procédures à l’avenir.

Photo : un e-book Kindle, commercialisé par Amazon (Richard Masoner).

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  • Cataphractaire
    Cataphractaire
    Keodedour ar bed
    • Posté à 21h17 le 19/07/2009
    • Internaute 58787
      Keodedour ar bed

    J’ai 27 ans et je ne me lasserais jamais des livres papier. Bien que la qualité du papier ai fortement diminué ces 300 dernières années.

    • Boréale77
      • Posté à 05h23 le 20/07/2009
      • Internaute 19404

      Particulièrement ces dix dernières années : du recyclé tout grisâtre, l’enfer écolo ne fait que commencer. Je parle bien sûr du papier à lettres. Les petits blocs correspondance. Aussi je note la disaprition du papier avion. Bleu pâle et si fin. Encore une espèce en voie de disparition, le papier avion. AIRMAIL.

       
      • Emilande
        Emilande répond à Boréale77
        précaire
        • Posté à 08h16 le 20/07/2009
        • Internaute 63709
          précaire

        Mon libraire m’a dit il y a quelque temps que le papier des livres auujourd’hui n’avait une durée de vie que de quelques dizaines d’années. On peut le constater sur les certains vieux Poche dont les pages sont devenues gris-jaune et dont la texture a perdu le peu de souplesse qu’elle avait et se déchire donc plus facilement.

        • DBL8
          DBL8 répond à Emilande
          Retraité
          • Posté à 08h50 le 20/07/2009
          • Internaute 19562
            Retraité

          Ce n’est pas nouveau nouveau, elle à plus de 100 ans cette info !
          Cela vient du fait que le papier est « blanchis », le papier devient cassant et part en morceau. le moyen d’éviter ce phénomène coute « très » cher car il faut injecter dans chaque page à plusieurs endroit un produit neutralisant.
          Le livre de très bonne qualité fait comme autrefois, n’ont pas ce problème, mais les feuille sont plus épaisses.

          • Tyrian
            Tyrian répond à DBL8
            Informaticien
            • Posté à 10h15 le 20/07/2009
            • Internaute 61861
              Informaticien

            Sortez un livre ancien de sa bibliothèque protégée pour le mettre dans notre atmosphère de tous les jours, et il se dégradera également assez vite, quelque soit la qualité. Notre atmosphère moderne est très agressive du fait de la pollution.

          • Cataphractaire
            Cataphractaire répond à DBL8
            Keodedour ar bed
            • Posté à 14h00 le 20/07/2009
            • Internaute 58787
              Keodedour ar bed

            Il suffit de faire du papier avec des tissus et non du bois. A tu déjà touché un livre du XVII siècle en meilleur état qu’un livre des années 50 ?
            Moi oui.

      4 autres commentaires
    • blogueurinfluent
      blogueurinfluent répond à Cataphractaire
      Embêtant
      • Posté à 14h54 le 20/07/2009
      • Internaute 84495
        Embêtant

      ça se discute. Le papier torchon (jusqu’au milieu de la seconde moitié du XIXe) était sacrément bon, mais le papier non-cellulosique des années 1980 et depuis est très bon aussi.
      Le papier jaunissant, acide, fragile, cassant, n’a donc existé qu’une centaine d’années.

  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 18h34 le 19/07/2009
    • Internaute 25391
      Flat4

    Depuis le temps qu’on dit que ça se passera comme ça et pas autrement...
    Vous voulez pas une carte d’identité RFID aussi pendant qu’on y est ?
    Lien

    • Boréale77
      Boréale77 répond à I.P
      • Posté à 20h32 le 19/07/2009
      • Internaute 19404

      Je suis allée visiter le site, merci. Ahurissant.

      Qu’est ce qu’on peut se faire siphonner à distance, comme ça, en France ?

      Une réponse est demandée.

      Merci d’avance.

      Ci gîssent et glissent sous le tapis nos libertés et notre intimité.

      C’est le concept du Chat Botté avec ses bottes de 7 lieues le net, maintenant : allez partout en un éclair de séconde et paf, voler.

      • Tyrian
        Tyrian répond à Boréale77
        Informaticien
        • Posté à 00h58 le 20/07/2009
        • Internaute 61861
          Informaticien

        En France oui bien entendu qu’on peut faire ça. Ce genre de disposition ont même été renforcées très fortement par l’UMP (avec Sarkozy en architecte, RDDV en paravent) avec la loi DADVSI.

        En sommes vive le contenu téléchargé illégalement, celui-ci ne peut être affecté par ce genre de manœuvre.

         
        • Boréale77
          Boréale77 répond à Tyrian
          • Posté à 05h26 le 20/07/2009
          • Internaute 19404

          Le téléchargement est notre réplique.

          Graduée.

        1 autres commentaires
  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 18h39 le 19/07/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    On dirait un autodafé de la part d’Amazon, çà craint... ! !

    Lien

    • Boréale77
      Boréale77 répond à Phil2922
      • Posté à 20h11 le 19/07/2009
      • Internaute 19404

      Mais ils font réellement n’importe quoi ! ! ! Ils te vendent un truc, tu l’as dans ton ordi, tu travailles dessus comme lepauvre garçon dont LM parle, et tout disparait ? ? ? ?

      Et son travail ils vont lui rendre ?

      C’est l’enfer d’internet qui continue. Je ne le crois pas et MDR tellement je le crois pas. Ben dis donc je ne sais plus quoi dire. Scotchée par l’article.

      Déjà je viens de me taper l’article très Agence TASS du Point sur le traité de Lisbonne avec aménagements spéciaux pour les Allemands et pourquoi pas les autres on se le demande et maintenant je lis ça ! ! ! ! Mais c’est dingue ! ! ! !

      Je vais regarder URGENCES ça me reposera ! ! ! ! Au secours ! ! Des pansements ! ! ! La démocratie s’est cassé trois jambes ! ! NFS VS On DEFIBRILLE ! Intubez la démocratie ! ! ! Faisons touts quelque chose ! ! ! MAis quoi ?

      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à Boréale77
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 19h53 le 20/07/2009
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        Simple question de temps avant que tout ce qui est numérique soit codé pour s’autodétruire sur instructions a distance, ou a terme nécessitant d’être réactivé. Pour l’instant, ce qui est sur un CD que vous avez gravé et que vous lisez sur une lecteur que vous avez depuis quelque temps est sans doute en sécurité. Peut-être.

        Ce qui est certain, c’est que tout ce qui passe par internet est en sursis. Donc copie papier, copie CD. Quant à la communication, il est déjà temps d’avoir une solution de rechange tout prête.

        Lien

        Pierre JC Allard

      • Avril
        Avril répond à Boréale77
        • Posté à 07h46 le 21/07/2009
        • Internaute 24503

        ils ne font pas n’importe quoi : ils cherchent un nouveau support pour mettre de la pub dans les livres.

  • Désabusé
    Désabusé
    desabuse.blogspot.com
    • Posté à 19h13 le 19/07/2009
    • Internaute 32800
      desabuse.blogspot.com

    Tant qu’il y aura des gogos pour accepter des « Mesures techniques de protection » (DRM in english), les fournisseurs de contenus s’en donneront à cœur joie pour soutirer un maximum de pognon à ceux qui leur font (à tort) confiance.

  • elLolo
    • Posté à 19h16 le 19/07/2009
    • Internaute 27714

    « Cet épisode rappelle aux lecteurs de livres électroniques que leurs ouvrages sont réduits à l’état de fichiers informatiques. Achetés en ligne, ils peuvent de la même manière être modifiés à distance voire détruits. »

    Quel bel raccourci ! Tout fichier informatique n’est pas nécessairement effaçable à distance, pensez par exemple à des MP3. Pour supprimer des fichiers MP3, il me faudrait me connecter à la machine qui les héberge et effacer les fichiers manuellement : impossible de lancer une commande distante d’autodestruction. Les fichiers d’Amazon sont munis d’un mécanisme de gestion de droits d’auteurs (les fameux DRM) et c’est bien cela qui permet de limiter les copies, les lectures ou, au pire, d’effacer des fichiers distants.

    • DBL8
      DBL8 répond à elLolo
      Retraité
      • Posté à 19h49 le 19/07/2009
      • Internaute 19562
        Retraité

      Le problème vient du fait que les KINDLE sont « toujours » connectés !
      Il faudrait pourvoir (si ce n’est pas le cas) les déconnecter une fois téléchargé le livre voulu ET les enregistrer ailleurs.

      • Tyrian
        Tyrian répond à DBL8
        Informaticien
        • Posté à 01h01 le 20/07/2009
        • Internaute 61861
          Informaticien

        Ce qui est interdit ou très limité du fait des DRM. Mais il existe des e-reader pouvant lire des format classique tel que le PDF. Ainsi on peut récupérer les documents sans DRM.

         
        • Utilisateur désinscrit à sa demande
          • Posté à 02h31 le 20/07/2009
          • Internaute 70482
            nc

          Oui et puis les DRM, il est possible de s’en débarrasser, même si ce n’est pas toujours évident – en particulier les vidéos de l’INA, surprotégées ; mais même elles, hein (je n’en dirais pas plus, sauf sous la torture : -), c’est possible.

          Il faut partir du principe qu’en informatique, tout ce qui a été fait peut être défait.

          • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
            • Posté à 02h49 le 20/07/2009
            • Internaute 71957
              nc

            Ces protections ça ne sert qu’à une chose : emmerder le monde. Tous les DVD que j’achète, je les compresse en h264 pour les ajouter à mon juke box virtuel. Idem pour les CD.
            Ca ne m’est encore jamais arrivé de tomber sur un CD ou un DVD qui ne se copie pas sur mon disque dur pour exécuter le traitement de compression. Quand ils sont protégés, c’est juste plus long, le temps que le logiciel de copie décrypte.

            Je me demande dans quelle mesure il ne serait pas possible de faire des procès aux fabriquants de DVD protégés ; après tout, la loi reconnaît le droit à la copie privée, qui n’est pas possible sans un attirail informatique certes pas très compliqué, mais pas à la portée de la première mémé venue non plus.

            • Utilisateur désinscrit à sa demande
              • Posté à 03h15 le 20/07/2009
              • Internaute 70482
                nc

              Pour les disques optiques (DVD, Blue Ray, CD), c’est assez fastoche.

              Par contre, comme le disent justement d’autres commentateurs : les DRM, c’est vraiment la merde.

              Par exemple : j’achète une vieille émission des 70’s à l’INA (4 euros), mais non seulement il me faut installer un logiciel à la con pour la lire (la suite DIVX Network, qui fout la pagaïe dans les codecs installés), mais en plus je dois m’enregistrer sur leur site à la noix, et ensuite être en ligne pour télécharger la vidéo et le fichier DRM y afférent, et enfin je peux la visionner. Mal, puisque leur logiciel est nul à vomir : couleurs moches, définition minable, impossibilité d’« upscaler » l’image à la taille d’un grand écran, etc.

              Et, si je désire pour une raison quelconque, lire ce fichier sur une autre machine, je dois me retaper tout le binz depuis le début.

              Et, cerise sur le gâteau, si je veux le lire sur une machine Linux, c’est impossible. Pire : même en gravant un CD de la chose, il me faudra encore le lire sur une platine de salon certifiée DIVX.

              Ensuite, si je décidais de m’affranchir de cette arnaque caractérisée, pour pouvoir enfin jouir de mon achat de manière paisible, il me faudra arpenter longuement les forums de geeks pour dénicher enfin le logiciel de capture vidéo qui va bien, – ça existe et c’est super, d’ailleurs –, avoir une centaine de gigaoctets d’espace-disque de libre par heure de film ; attendre patiemment que ça se finisse, puis réencoder le tout avec doigté et le soft de choc idoine.

              Pour le quidam lambda, inutile de te dire que c’est rédhibitoire.

              Sachant que ce sont nos impôts qui financent l’INA, c’est une double escroquerie. Et tout ça, non pour le dernier navet hollywoodien, mais pour la tronche à Zitrone ou d’obscures émissions totalement oubliée que seuls trois pelés visionnent (y a les stats de visionnage, sur leur site) dans l’année.

              J’oubliais : toutes les vidéos de l’INA sont filigranées : si tu les diffuse, ils savent que c’est toi qui les a émises. Mais il est aussi possible de virer le filigrane, bien sûr : -)

              • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                • Posté à 03h16 le 20/07/2009
                • Internaute 71957
                  nc

                J’ignorais tout ça. Ca me laisse songeur, quand on voit le budget du ministère de la culture gaspillé en une multitude de conneries affligeantes, et en même temps l’INA qui en est réduit à se comporter comme la major de base pour trouver du pognon...

                • Utilisateur désinscrit à sa demande
                  • Posté à 03h22 le 20/07/2009
                  • Internaute 70482
                    nc

                  Et sur les Kindle, c’est grosso-modo le même principe : si tu n’es pas en ligne, tu ne lis pas.

                  Ne me tente pas : le gâchis au ministère de la culture est un VASTE sujet.

                  Mais le malheur vient du fait de l’abus de droits d’auteur et des ayants-droit. C’est le cas de héritiers d’Orwell, par exemple. Et de la quasi totalité des émissions de télévision.

                  C’est ce droit qui est à revoir. Sans ça, tout continuera comme maintenant : d’un côté les pigeons se feront rouler dans la farine, et de l’autre les petits malins se débrouilleront pour briser les DRM. Et ça, ils le savent, tout là-haut. Mais ils vivent dans le déni.

                  • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                    • Posté à 03h30 le 20/07/2009
                    • Internaute 71957
                      nc

                    Conceptuellement, j’ai un peu de mal à comprendre pourquoi les émissions produites par la télé publique et diffusées par elle il y a des décennies ne seraient pas accessibles librement au public dans le cadre habituel de l’usage privé et « familial ».

                    Je pressens un deal pourri du genre : l’INA a pu lancer son vaste projet de numérisation, mais on lui a chipoté le budget, en lui disant qu’elle devrait se rémunérer là-dessus. Et hop, cercle vicieux.

                    • Utilisateur désinscrit à sa demande
                      • Posté à 03h40 le 20/07/2009
                      • Internaute 70482
                        nc

                      J’ignore tout des dessous de cette histoire d’INA, mais il doit bien y avoir quelque chose dans le genre...

                      Mais peu importe : la culture doit être accessible à tous ; c’était bien le projet de Malraux quand il a créé ce ministère, non ?

                      Le plus important, c’est que la culture soit diffusée et les auteurs rétribués. Il va sans dire que publier des livres récents sans payer quiconque comme l’avait fait un temps Google Books est un non-sens absolu, qui mènerait tout droit à la fin de la littérature. C’est pour ça que j’ai un faible espoir que Frédo Mitterrand amorce le débat : il est ouvert à ça, lui. Et il a longtemps été patron de cinémas. Je dis « faible », parce qu’il va vite buter sur un petit univers de requins extrêmement féroces, et que sa marge de manœuvre sera minime.

                      Mais même s’il se plante ou se fait jeter comme un Kleenex (vieille manie sarkozyque), il aura au moins eu le mérite de briser ce tabou.

                      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                        • Posté à 03h50 le 20/07/2009
                        • Internaute 71957
                          nc

                        On pourrait aussi commencer par étudier le cas de l’héritage des droits d’auteur. Qu’est-ce qui justifie que les ayant-droits d’un artiste mort perçoivent des droits d’auteurs pendant 70 ans ? Pourquoi pas une période beaucoup plus courte (genre vingt ans ; je mets pas moins pour éviter qu’on ne tue des artistes célèbres par intérêt).

                        • Utilisateur désinscrit à sa demande
                          • Posté à 04h16 le 20/07/2009
                          • Internaute 70482
                            nc

                          Alors là je suis totalement d’accord : le coup des 70 ans a été imposé par le trust Disney, si je me souviens bien.

                          C’est parfaitement abusif. Et puis les héritiers n’ont qu’à bosser, merde. Bande de feignasses ! Nombre d’artistes crèvent de misère et ce sont leurs héritiers qui en profitent.

                          C’est injuste.

                          Bon, je vois qu’on a encore du grain à moudre... mais pas maintenant : mon carrosse est en train de se transformer en citrouille. Y a pas qu’aux jeunes filles que ça arrive.

                          La grosse bisouille, Hulk !

                • mick69
                  • Posté à 09h01 le 20/07/2009
                  • Internaute 2907

                  L’INA est confronté au casse-tête des ayants-droits et des menaces de procès. Donc, lorsqu’il vend un extrait du « Grand Echiquier », chaque musicien de l’orchestre derrière Jacques Chancel est un ayant-droit potentiel à identifier pour les « droits voisins ». C’est pour cela que l’INA se couvre en limitant les copies

                  Le problème des « droits » et de l’extension infinie des procès les plus pinailleurs est un véritable casse-tête pour les institutions culturelles. Saviez-vous qu’en achetant une oeuvre d’art, le droit de la montrer au public n’est pas forcément inclus ? Certains musées affrontent des procès ubuesques de ce genre.

              • Boréale77
                • Posté à 05h32 le 20/07/2009
                • Internaute 19404

                Complètement d’accord avec vous. L’INA, que l’on paie avec nos impôts, trésor national, devrait être consultable en un clin d’oeil et disons trois clics de souris.

                Il y a les sites gouvernementaux et le site de l’europe aussi, avis juridique, pas faire si, pas faire ça... En gros le décret c’est : ne pas RETRANSMETTRE.

                Et ! ! ! !
                L’Europe n’est-elle pas notre, neutre, et démocratique ?

            • C est fait ....le 9 nov 09
              C est fait ....le 9 nov 09 répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
              en instance de désinscription... (...)
              • Posté à 10h20 le 20/07/2009
              • Internaute 65470
                en instance de désinscription... (...)

              « Je me demande dans quelle mesure il ne serait pas possible de faire des procès aux fabricants de DVD protégés ; après tout, la loi reconnaît le droit à la copie privée, qui n’est pas possible sans un attirail informatique certes pas très compliqué, mais pas à la portée de la première mémé venue non plus. »

              Hum. Non seulement on ne peut pas faire un procès, mais toute tentative de contourner les systèmes de protection est un acte de contrefaçon (DADVSI).

          • Tyrian
            • Posté à 10h17 le 20/07/2009
            • Internaute 61861
              Informaticien

            Il est possible de s’en débarrasser mais cela est illégal et punit à un niveau supérieur à un homicide involontaire. Un DRM a donc plus de valeur qu’une vie humaine selon les lois de l’UMP.

            • Utilisateur désinscrit à sa demande
              • Posté à 12h05 le 20/07/2009
              • Internaute 70482
                nc

              S’en débarrasser...

              Là, il y a deux cas de figure : soit tu décryptes la « clé » DRM, et ça c’est illégal, soit tu captures la séquence audio ou vidéo au moyen d’un logiciel du genre de Fraps (excellent) : là, puisque tu ne touches pas à l’original, c’est parfaitement légal : droit à la copie privée.

              Et après, ce n’est pas une question de bord politique : si les socialoches ont boudé le vote de la loi Hadopi, c’est uniquement pour emmerder l’UMP, pas par conviction. D’ailleurs au sein de l’UMP, la majorité des élus est contre cette loi débile.

              Ce qui n’empêche que l’UMP, berk. Et les socialoches itou.

              • Tyrian
                • Posté à 11h50 le 21/07/2009
                • Internaute 61861
                  Informaticien

                Là je parle de DADVSI, c’est cette loi qui a protégé dans le marbre les DRM. Et le cas s’étant présenté pour ta solution, non ce n’est pas légal. L’exception (car ce n’est pas un droit) saute face aux DRM. Donc tu es passible de 300 000 € d’amende et 3 ans de prison pour faire ce que tu décris. Donc cette exception n’est pratiquement plus applicable en France. Par contre on continue de payer la taxe associée (qui est la plus élevée d’Europe).

        17 autres commentaires
    • Boréale77
      Boréale77 répond à elLolo
      • Posté à 20h16 le 19/07/2009
      • Internaute 19404

      Cela ne justifie rien, ce que vous semblez faire. LEs gens ont acheté un produit et se le voient retirer pour un prétexte quelconque. Les gens d’Amazon n’aurait pas pu faire un travil en amont plus sérieux pour éviter ce genre de déconvenue ?

      Et le travail de ce garçon : en fait c’est ça qui me tue ! ! Qu’on te reprenne ton bouquin, bon, d’accord, mais ton travail ? ? ? ?

      Le gars il travaille plus et il perd plus son travail. C’est à ne rien y comprendre !

      • DBL8
        DBL8 répond à Boréale77
        Retraité
        • Posté à 08h59 le 20/07/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        NON, NON, un livre acheté reste la propriété de l’acheteur !
        Que le vendeur assume ses fautes.
        Lorsqu’il y a eu des journaux de saisis, ceux qui l’avaient acheté n’ont pas eu à le rendre au libraire ! Rappelez-vous les journaux du genre « harakiri ».
        Pourquoi le faire avec un livre téléchargé ?

    • Ignatus Reilly
      Ignatus Reilly répond à elLolo
      Divided by zero
      • Posté à 00h20 le 20/07/2009
      • Internaute 30610
        Divided by zero

      « Tout fichier informatique n’est pas nécessairement effaçable à distance » C’est vrai, tout dépend si on est sous Windows ou pas...

      • Utilisateur désinscrit à sa demande
        • Posté à 02h27 le 20/07/2009
        • Internaute 70482
          nc

        Euh... je doute que les lecteurs de livres électroniques tournent sous Windows ; peu importe le système d’exploitation : tout dépend du logiciel de lecture et de sa connexion sécurisée avec un serveur.

        Et là, s’ils veulent effacer un contenu « propriétaire », ils le font comme ils veulent. Comme Amazon l’a fait.

    • Laurent Mauriac
      Laurent Mauriac répond à elLolo
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 08h50 le 20/07/2009
        éditeur
      • Journaliste 8
        Cofondateur

      @elLolo

      Quel bel raccourci ! Tout fichier informatique n’est pas nécessairement effaçable à distance, pensez par exemple à des MP3.

      Vous avez raison, il y a un raccourci dans ma formulation. En effet, le Kindle est conçu de telle manière que le système peut continuer de gérer les contenus téléchargés. Il en va de même de beaucoup de plate-formes payantes ou des systèmes de mise à jour des logiciels.

      L’idée qu’il me semblait utile de rappeler, même si elle peut paraître évidente, est qu’un tel type de contrôle est impossible avec des biens physiques. Quand on compare livre papier et livre électronique, on parle beaucoup du confort de lecture, de la capacité de stockage et moins souvent de cet aspect. Votre libraire ne contrôle pas le contenu de votre bibliothèque en bois, mais il peut contrôler celui de votre bibliothèque numérique.

      Je modifie donc la phrase comme suit :

      « Avec le Kindle, ils peuvent être modifiés à distance voire détruits, de la même manière qu’ils sont achetés, c’est-à-dire en ligne. »

      • Tyrian
        Tyrian répond à Laurent Mauriac
        Informaticien
        • Posté à 10h23 le 20/07/2009
        • Internaute 61861
          Informaticien

        « Votre libraire ne contrôle pas le contenu de votre bibliothèque en bois, mais il peut contrôler celui de votre bibliothèque numérique. »

        Sauf que c’est faux. Du moins généraliser ainsi. Si le contenu n’est pas sous DRM, le vendeur ne pourra rien faire. Que vous l’ayez acheté, téléchargé, copier depuis la clé USB d’un pote, etc. Dans la majorité des cas, sans une intrusion illégale dans votre ordinateur, c’est impossible.

    • blogueurinfluent
      blogueurinfluent répond à elLolo
      Embêtant
      • Posté à 15h00 le 20/07/2009
      • Internaute 84495
        Embêtant

      Amazon a surtout le contrôle sur le hard, il ne s’agit pas seulement d’annulation de licence drm. La preuve, ils ont aussi effacé des fichiers qui n’étaient pas soumis à drm (fin de l’article).

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 19h22 le 19/07/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    c’est peut-être un aperçu de ce qui nous attend dans le futur...avec le tout électronique.

    on devient locataire, et plus propriétaire.Le capitalisme évoluerait-il ? (ironie)

    • A déménagé le 02-02-2012-2
      A déménagé le 02-02-2012-2 répond à pablico
      non connue
      • Posté à 20h14 le 19/07/2009
      • Internaute 82025
        non connue

      Sans faire de la philo à 2 balles, je rappelle que nous ne serons jamais que les locataires de tout ce qu’on possède...

  • mougeon
    • Posté à 19h31 le 19/07/2009
    • Internaute 28018

    Pour ceux qui n’auraient pas fini de lire 1984, voici le site qui peut les aider à finir leur lecture :

    Lien

    • EulChe
      EulChe répond à mougeon
      Humaniste hère
      • Posté à 00h01 le 20/07/2009
      • Internaute 26715
        Humaniste hère

      J’allais le dire. La ferme des animaux est aussi très facilement trouvable gratuitement.

    • watashi_baka
      watashi_baka répond à mougeon
      ...
      • Posté à 10h24 le 20/07/2009
      • Internaute 47330
        ...

      Pour pinailler un peu :
      En France, les droits d’auteurs sont de 70 ans après la mort (Trop long, pas de panique Mc-Greevy voulais les prolonger)
      Orwell étant mort en 1950 ces livres ne seront dans le domaine public qu’en 2020.
      Au Canada les droits d’auteurs durent moins longtemps, merci de ne cliquer sur le lien de mougeon que si vous résidez au CANADA.

      Sinon je vous recommande de lire Orwell si ce n’est pas encore fait, Il reste toujours très actuels

      Orwell est l’un des préfigurateurs du courrant cyberpunk, c’est à dire décrire un futur proche très sombres pour mieux critiquer le présent, 50 ans après cette critique est toujours valable,
      Je vous conseille aussi d’enchainer sur la lecture de John Brunner (qui lui est édité en collection de S.F. vous devez donc aller le prendre dans ce rayon bizarre ou il y a un barbu avec un T-shirt Linux en train de Feuilleter le dernier Egan et un chevelu avec un dragon sur son T-shirt en train de chercher le dernier Kurtz) mais pas de panique les gens y sont très gentils

      • Jean-no
        Jean-no répond à watashi_baka
        très occupé
        • Posté à 11h21 le 20/07/2009
        • Internaute 48490
          très occupé

        Pinailler n’est pas inutile, je surpinaille : le copyright canadien est de 50 ans, oui, mais quid de la traduction ? Son auteur est-il décédé il y a 50 ans ? Il n’est en tout cas même pas crédité.
        Ce site de diffusion d’ebooks demande une contribution financière à ses usagers mais il n’est, en contrepartie, pas du tout net sur son propre droit à diffuser lesdites oeuvres.

    • Jean-no
      Jean-no répond à mougeon
      très occupé
      • Posté à 11h08 le 20/07/2009
      • Internaute 48490
        très occupé

      1984 n’est absolument pas libre de droit et le nom du traducteur n’est même pas mentionné. L’édition de poche coûte quelques euros et on la trouve partout. Il y a une chose que je n’aime pas dans le piratage, c’est celui qui essaie de faire croire qu’il est dans la légalité ! De plus il y a un appel à dons paypal sur la page !

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