Le Beer Pong, jeu à boire de la rentrée dans les facs ?
Beaucoup de bière, quelques balles de ping pong, une table et des verres : ce sont les ingrédients du « beer pong ». Sur les campus américains, canadiens et même anglais, ce jeu à boire fait fureur, au point d’inquiéter les universités prestigieuses, qui tentent de l’interdire. Il a même inspiré un film, « The Road Trip Beer Pong », qui sort cet été.
En France, il a fait son apparition récemment à l’Essec, grâce à un étudiant américain passionné. Mais c’est l’université de Darthmouth qui revendique la paternité du beer pong, appelé aussi « le Beirut », créé dans une fraternité de cette fac du Michigan dans les années 60.
La légende veut que le jeu soit né d’un hasard : un étudiant aurait posé sur une table de ping pong son verre de bierre. De ce geste anodin est né un « sport » aux règles simples, expliquées sur des dizaines de sites internet. Elles peuvent différer selon les universités et les régions, un peu comme les variantes du poker.
La balle rebondit avant de plonger ? Trois points, donc trois verres à boire
Grosso modo, deux équipes s’affrontent. Leur but : lancer la balle de ping pong dans les neuf gobelets de leurs adversaires, disposés en triangle.
Ces verres en plastiques sont remplis de bière et placés à chaque extrémité de la table. Une balle dans un verre = 1 point. Deux balles dans un verre = 2 points. Si la balle rebondit avant de plonger, c’est 3 points, c’est-à-dire l’obligation pour l’équipe adverse de boire trois verres de bière. (Voir la vidéo, en anglais)
Jordan McAllister est rédactrice en chef du site Beer Pong News. « C’est né parce qu’un club de gars bourrés s’ennuyaient et voulaient se défoncer », explique cette étudiante qui vient d’être diplomée :
« Les gens adorent ce jeu parce que c’est un moyen facile de faire du sport et de boire. Ca peut être très compétitif et tu peux y jouer partout, contrairement au base-ball ou au foot. C’est un jeu qui aide à rencontrer. »
Georgetown interdit les tables et les petites balles
Comme toutes les activités incitant à consommer de l’alcool, le Beer Pong inquiète les autorités universitaires. Des universités comme Georgetown ont ainsi décidé d’interdire le jeu, traquant les tables et les fameuses petites balles. Yale, l’université de Pennsylvanie et l’université du Massachusetts ont de leur côté interdit tout jeu à boire.
Les filles y jouent peu. Sur les sites de joueurs, le rôle qu’on leur attribue est celui de perturbateur, chargées, en exposant leurs charmes, de destabiliser l’adversaire. Un film sort le 11 août aux Etats-Unis exclusivement en DVD « The Road Trip Beer Pong “, qui témoigne bien de l’ambiance sur les campus. (Voir la vidéo)
Car les adeptes sont nombreux, même en France. A l’Essec, par exemple. Chistopher Rapaport, étudiant américain en stratégie marketing qui travaille au bar du campus le Foy’s, a popularisé ce jeu dans la prestigieuse école de commerce :
‘Je connais ce jeu depuis que j’ai 16 ans. J’ai commencé à jouer au lycée. J’ai proposé sept règles plus simples.’
Sur YouTube, des performances impressionnantes
Sur Internet, les sites spécialisés sont nombreux, comme les pages Facebook ou les vidéos sur YouTube. Mais dans certains cas, plus question de bière mais bien de performances. Au point qu’on se demande les films ne ne sont pas truqués... (Voir la vidéo)
- Sur Rue89Quand le lobby de l'alcool force la porte de l'école
- Sur beerpongnews.comLe site Beer Pong News
- Sur bpong.comLe site Bpong.com
- Sur 1001cocktails.comLes règles du jeu du caps, autre jeu à boire des bières
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Etudiant
Etudiant
Euhhh, dans la première vidéo, le mec qui explique a prit autre chose que de la bière ou c’est moi qui suis bourré de nature dès 14h pour ne rien comprendre à sa théorie de l’explosion qui me paraît pourtant d’une importance au moins aussi grande que la théorie du Big Bang...
Bientôt le Beer Big Bang ?




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