A la Une 24/05/2007 à 13h05

Sécu : le gouvernement cache le dérapage


L’annonce d’un trou supplémentaire de plus d’un milliard attendra la fin des législatives.


Eric Woerth a maintenu jeudi matin les prévisions de déficit (Jacky Naegelen/Reuters)

Les comptes de la sécu replongent rapidement, un dérapage de plus de 1,1 millard d’euros, mais chut... Il semble urgent d’attendre la fin des législatives pour en parler... et donc laisser filer les déficits quelques semaines de plus.

Dans une interview aux Echos, Eric Woerth, ministre du Budget et des Comptes publics, évoque des dépenses d’assurance maladie « dynamiques », bel euphémisme ; mais il maintient, contre toute vraisemblance, la prévision de déficit pour l’année (8 milliards d’euros sans mesures nouvelles)...

Trois hommes ont entre leur main la décision de stopper l’hémorragie : les trois experts qui composent le le comité d’alerte sur l’évolution des dépenses d’assurance maladie. Mais ils ne semblent pas si pressés de tirer la sonnette d’alarme. Le 6 avril, ils ont publié un premier communiqué d’attente mi-chèvre mi-chou qui leur a permis de respecter, formellement, leur obligation de rendre un avis « avant le 1er juin ». Ils s’apprêtent à agir plus sérieusement, mais « dans les deux à trois semaines qui viennent », dit l’un d’entre eux, Michel Didier, directeur général de l’institut COE-Rexecode, « le temps de regarder de près les chiffres ». Le temps aussi de laisser les législatives passer... « On ne tient pas vraiment compte du calendrier électoral, explique le même sage, mais c’est vrai que nos avis sont rendus à la fois au gouvernement et au Parlement, et que de Parlement, en ce moment, il n’y en a pas beaucoup... »

On pourrait ajouter qu’il n’y a pas beaucoup de gouvernement non plus, ou pas encore. En coulisse, les ministres s’activent pour savoir qui va hériter de ce vilain dossier de l’assurance-maladie : Roselyne Bachelot (Santé), Xavier Bertrand (Travail, mais aussi « Solidarité ») ou Eric Woerth (Budget, mais aussi « Comptes publics ») ? A moins que ce ne soit Jean-Louis Borloo (Economie)…

Un dispositif d’alerte
Depuis 1996 et la création de la loi de financement de la Sécurité sociale votée par le Parlement, les comptes de la Sécu se voient fixer un objectif de dépenses annuelles à ne pas dépasser. Pour 2007, l’Ondam (Objectif national des dépenses d’assurance-maladie) est de 144,8 milliards d’euros, soit une hausse de 2,6% par rapport à l’année précédente. De l’avis des spécialistes, l’objectif est très ambitieux, mais pas impossible à tenir, compte tenu des bons résultats économiques du moment. Plus il y a de travailleurs cotisants, plus les recettes de la Sécu augmentent.

Pour contrôler la réalisation de cet objectif, un comité d’alerte, composé de trois professionnels de santé reconnus, a pour rôle de tirer la sonnette d’alarme dès que l’Ondam dérape de plus de 0,75%. Soit 1,1 milliard d’euros pour 2007. Ils doivent rendre un avis annuel (avant le 1er juin, ce qu’ils font généralement le 31 mai) et alerter en cas de « besoin ».

Lorsqu’ils déclenchent l’alerte, gouvernement, Parlement et Caisse nationale d’assurance-maladie doivent alors proposer, sous un mois, des mesures d’économie. Problème : comme chacun le sait, les députés sont en campagne.

Dérapage annoncé
Or, après des chiffres plutôt bons en 2006 (réduction du déficit de l’assurance-maladie à 6,3 milliards d’euros), les dépenses de santé sont reparties de plus belle au cours des premiers mois de l’année. Surtout en janvier, février et, apparemment, en avril, notamment à cause d’une reprise de l’activité épidémique. Dans son avis du 6 avril, le comité d’alerte sonne le tocsin… entre les lignes : « Compte tenu des évolutions constatées, il apparaît que les dépenses ne pourront être contenues en deçà du seuil fixé par le décret n° 2004-1077 du 12 octobre 2004 (0,75 % au-dessus de l’objectif, soit 1,1 milliard d’euros en 2007) que si les économies prévues lors de la construction de l’Ondam 2007 sont intégralement réalisées. » Sous-entendu, on va droit dans le mur... sauf si la Vierge apparaît entretemps avenue de Ségur.

Pression du gouvernement
A peine nommés, les membres du gouvernement concernés ont fait savoir qu’ils ne seraient pas mécontents d’un petit répit, le temps de mener à bien la campagne des législatives. Les trois membres du comité d’alerte (Jean-Michel Charpin, directeur général de l’Insee, François Monier, secrétaire général de la Commission des comptes de la Sécu, et Michel Didier, précité) ne sont pas insensibles à ces problèmes de calendrier. Tant que le Parlement n’est pas réuni, difficile de prendre des mesures d’économie.

Si l’argument peut paraître justifié, l’Assemblée nationale ayant désormais un vrai rôle de contrôle, il est économiquement désastreux. Et politiquement contestable, car le dérapage est ainsi évacué du débat des législatives. Le 29 mars, juste avant de quitter son ministère, Xavier Bertrand a fait un joli cadeau de campagne aux médecins généralistes en revalorisant le tarif des consultations (de 21 à 22 euros à partir du 1er juillet), ce qui ne peut qu’accentuer le dérapage.

Dans un entretien avec le Quotidien du Médecin en décembre 2004, Raymond Soubie, aujourd’hui conseiller pour les affaires sociales du président Sarkozy, le disait pourtant clairement : « Si (...) les dépenses dépassent l’Ondam de 0,75% et que la procédure d’alerte se déclenche, la réforme aura échoué. Il est évident que, au-delà de l’amélioration du système, la maîtrise médicalisée et les systèmes d’accès aux soins ont aussi un objectif financier. »

Guillaume Bouchet et Pascal Riché

Rectificatif : vendredi à 8h30, sur la date de création de l’ONDAM, 1996 et non 2004.

A Voir :
Quand Eric Woerth promettait de réduire la dette
L’interview du ministre par Loïc Le Meur... avant la présidentielle.

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  • Anonyme

    Pardon mais vraiment c’est d’un comique ! ! ! ! ! ! Ce n’est qu’un début ! !

  • courslolacours
    • Posté à 10h31 le 25/05/2007
    • Internaute 5006

    A vous lire on peut avoir l’impression que le gouvernement est responsable de tout.
    Vous ne pouvez pas ignorer que rien n’est aussi simple que vous voudrez bien le faire croire.
    N’oubliez que la médicalisation des moindres faits et gestes de notre vie quotidienne engendrent inévitablement une dérive incontrôlable.
    Vous savez très bien que notre regard et notre relation sur ce que la médecine peut faire ou ne pas faire ce sont profondément modifiés.
    Nous croyons sincèrement que tout est médicale et que la médecine peut tout corriger.
    Ce qui entraîne inévitablement une dérive financière.
    Il faut soit changer notre comportement de consommateur, soit payer.
    Il existe bien entendu des dérives insupportables à plusieurs niveaux.
    L’assuré n’est pas innocent et souvent encouragé à user et à abuser.
    Mais il n’est pas le seul d’autres acteurs ont une responsabilité pour au moins partagé.

    • jp
      jp répond à courslolacours
      • Posté à 11h41 le 25/05/2007
      • Internaute 1439

      Monsieur encore et toujours la responsabilite des assures sociaux qui apauvrissent la secu.Arretez de nier l’evidence qui a permis aux toubibs des augmentations substantielles et pourquoi ? Ils soignent mieux ? ? ? ? ? ? Ne vous en deplaise c’est bien les vandales au pouvoir qui ont fais cela,et ils s’appretent a privatiser la secu .Les pauvres ! ! ! ! qui ont votes en masse pour le sarko ne vont plus pouvoir se soigner et ce sont eux qui en ont le plus besoin.Il faut donc les evincer du pouvoir et ce ne sont pas les propos haineux des ump qui va changer les choses.BRAVO RUE89 ET MERCI POUR CET AIR FRAIS.

    • LEPAPY
      LEPAPY répond à courslolacours
      • Posté à 23h59 le 25/05/2007
      • Internaute 1467

      Les moins innocents dans cette dérive pourtant annoncée sont les médecins. On veut nous faire croire qu’ils sont la pour analyser (je dirai contrôler nos dépenses de pharmacie, arrêt de travail, etc...)par le choix obligatoire, imbécile et inutile du médecin traitant. Certains médecins usent et abusent de la Sécurité Sociale plus que le premier quidam et en remerciement cette police « parralèle » voit ses honoraires en augmentations constantes. Merci aux différents gouvernements de droite d’enrichir ces gens là.

    • Anonyme répond à courslolacours

      Sans avoir à rechercher si le gouvernement a ou n’a pas de responsabilités dans le déficit de la sécurité sociale, le fait de ne pas publier les chiffres dès maintenant, est un aveu de sa part.

  • Anonyme

    Ce ne sont pas les cadeaux aux entreprises qui permettront de reduire les déficit public. Le gouvernement UMP devrait se départir de ses logiques idéologiques et partisanes et travailler un peu plus pour bien de tous. Car enfin, revaloriser le tarif de consultation des médecins pendant que le déficit de l’assurance maladie vire au rouge écarlate, en voilà qui en dit long sur ce qui nous attend. Mais bon, nous l’avons bien voulu. Il ne ne nous a pas suffit des 5 dernières années. Nous en redemmandons en bon sado-maso.

  • Anonyme

    @Hélène
    Le stress au travail, responsable du trou de la sécu ? C’est une position originale.

    Les pays développés consomment tendanciellement toujours plus de soins. C’est dû à un ensemble de facteurs : vieillissement de la population, soins et médicaments toujours plus coûteux ; médicalisation de faits qui, auparavant, relevait de choix de vie, etc. Soit on accompagne cette hausse en augmentant les cotisations, soit on laisse filer les déficits, soit on refuse de rembourser et on laisse les malades payer.

    A titre d’exemple d’ailleurs, les US démontrent qu’un système privé ne fait pas forcément mieux : la part du PIB consacrée aux dépenses de santé y est plus élevée avec des soins de moins bonne qualité. Ce n’est sans doute donc pas notre bonne sécu qui est en cause.

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 14h44 le 24/05/2007
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Sans aller jusqu’à rendre le stress responsable du trou de la sécu, les Suédois ont à ce sujet une position avant-gardiste : le gouvernement accorde des aides aux entreprises qui investissent dans le bien-être de leurs salariés. Une manière de reconnaître que le bien-être des uns profite aux finances de tous.

      • Anonyme répond à Arnaud Aubron

        Bien sur il n’y a pas que kle stress du lendemain au travail mais : y a t il eut le debut d’une enquete ou simplement un sondage pour tenter de le quantifier ? Par contre pour noi=us prouver que Naboleon etait le meilleur on en a eut jusque trois par jour ! ! ! Personnellement j’ai été licencié pour faute gave avec mise a pied immediate pendant une opération chirurgicale uniquement parce que la société devait se sépare de 900 employés et que j’avais plus de 55 ans ! J’ai gagné au prudhomme, cela a couté plus de 200 000 euros a la boite qui a même du rembourser les ASSEDIC mais vous ne pouvez pas imaginer ce que j’ai conssommé comme medicaments apres mon licenciement et encore maintenant parce qu’il est presque impossible de se remmettre totalement de l’injustice. Les legislateurs devraient songer a demander aussi le remboursement des soins causés par un licenciement. De plus on commence a constater des suicides au travail, cela en dit long sur la pression des affairistes qui aimeraient etre dechargé de leur cotisation sociale !
        Il ne reste qu’une solution : Article 35 de la constitution de 1793.

      • Anonyme répond à Arnaud Aubron

        C’est vrai qu’en Suède, une entreprise qui assure ses employés à une mutuelle complémentaire béneficie de réductions fiscales plus qu’intéressantes.
        En revanche, l’État suédois s’est beaucoup désengagé du secteur de la santé (il n’existe pas de ministère de la snaté propre. Cela dépend du ministère des affaires sociales). L’ensemble des dépenses sont financés par les régions et la caisse nationale maladie (försäkringskassan) ne rembourse presque rien pour un patient dont les couts personnels de santé n’ont pas dépassé 900 couronnes (90 euros).
        Bref, ceux qui n’ont pas de mutuelles complémentaires, en claire, ceux qui ne sont pas embauchés dans les bonnes entreprises ou qui n’ont pas assez de revenus « claquent » en dépenses de santé.
        Certe, une visite chez le toubibe ne coute que 15 euros à Stockholm (et non 30 comme à Paris), mais en l’absence de remboursement, c’est vite méchand. Sans compter que les médecins suédois ne sont pas les plus compétents d’Europe.
        Résultat, il y a 2 mois, il y eu une petite épidémie de Tuberculose à Stockholm. L’occassion pour les journaux de se rappeler qu’une épidémie ne fait pas de différence entre pauvre et riche et de conclure qu’il est peut-être dans l’intérêt de la société que mieux financer l’inclusion des défavorisés dans le système de santé. Ca peut profiter à tout le monde...

    • Anonyme

      « A titre d’exemple d’ailleurs, les US démontrent qu’un système privé ne fait pas forcément mieux : la part du PIB consacrée aux dépenses de santé y est plus élevée avec des soins de moins bonne qualité. Ce n’est sans doute donc pas notre bonne sécu qui est en cause. »

      « Courageux anonyme », les vieux clichés, notamment sur l’Amérique, ont la vie dure, surtout dans ce pays. On voit que vous ne connaissez rien aux USA et encore moins à SES systèmes de santé. La santé là-bas n’est pas de « moins bonne qualité ». C’est aussi mensonger que de dire que les Français sont plus efficaces et plus productifs que les Américains.

      La Sécu est la manifestation la plus visible de la folie mégalomaniaque française. Les Français croient pouvoir vivre éternellement au dessus des lois de l’économie, en se parasitant les uns les autres. Il arrivera cependant un jour où plus personne ne pourra parasiter plus personne en France, car tout le monde sera pauvre !

      • Anonyme

        dire que les soins sont bons aux usa,c’est possible,mais pour qui ? des gens,des enfants perdent des menbres,on donne des hamburgers dans les hopitaux,meme quand on est là pour un probleme gastrique....et, oui ça leur coute plus cher,et c’est moins efficace

      • Anonyme

        Je suis américanophile : j’aime lire Stiglitz. Ce que cet auteur souligne, par l’analyse, me semble rendre votre dénonciation des « vieux clichés » entièrement verbale, de A à Z. (N’y voyez pas matière à polémique, c’est un simple avis.)

        Quant à votre mépris de la Sécu, fondé sur « les lois de l’économie » (songez-vous au livre de Jacques Généreux ?), il fait la part belle au parasitisme.
        Je ne doute pas de votre sens des relations dans un éco-système, mais j’ai une seule question : à votre avis, dans la société française, où sont les parasites, - je demande : qui parasite qui ?

        (Pour le lecteur incertain, il me semble que Michel Serres a développé il y a 25 ans déjà une théorie du parasitisme autrement plus iconoclaste que les destructeurs de clichés.)

      • Anonyme

        Bravo, il faut quand même oser dire la vérité et rompre avec les clichés : je ne connais pas le coût d’une assurance au premier euro aux Etats-Unis mais je sais qu’avec un salaire moyen, je verse chaque année 30 000 Francs de cotisations à la Sécu. J’ai peut-être tort mais ça me paraît exorbitant (surtout que l’Etat tente sans cesse de culpabiliser les cotisants en leur faisant croire que la SS va mal parce qu’ils consomment trop alors que le système souffre d’un déficit structurel) !

  • Anonyme

    Lien

    le trou de la secu n’est que pour alarmer culpabiliser les francais pour faire des pilules sur des franchises etc... consultez ce site et vous verrez que le trou de la secu n’est pas vrai ! !

    • Anonyme

      Merci beaucoup pour cet article. J’en avais entendu parler mais ne savais pas où trouver l’article. Il faudrait le diffuser partout pour que les gens en prenne conscience.

  • a.guillaume
    • Posté à 13h47 le 24/05/2007
    • Internaute 886

    bien sûr que la secu va sauter,dans dix quinze ans,elle ne pourra plus « assurer ».Vieille lune charitable,caisse des pauvres,la bonne mère,
    la Jeanne de brassens...
    la solution : virer de la sécu tous ceux qui touchent un maximum d’oseille par mois.T’as du pognon,tu touche entre trois et quatre mille euros par mois ? Tu tu TE demerdes !

    • Anonyme répond à a.guillaume

      Ca tient pas debout. D’une part c’est une position exclusive et excessive donc je m’y oppose.
      Il faut bien des cotisants pour faire fonctionner la Sécu, et si « tous ceux qui touchent un maximum d’oseille par mois » n’ont plus ce droit aux soins remboursés (en parti), ils ne voudront plus cotiser (évidence) alors que c’est aussi eux qui renflouent le plus les caisses.
      Je crois que le principal problème est le BUZINESS MEDICAL. Quand on voit les dérives de certains laboratoires pharmaciens, qui retirent certains médicaments car les malades sont trop peu nombreux (rentabilité de la santé) ou qui en augmentent les prix car la demande est importante, on se dit qu’il faudrait mettre un peu d’ordre et d’ETHIQUE là dedans. A ce que je sache, les pharmaciens doivent aussi respecter le serment d’Hippocrate et permettrent aux plus pauvres de se soigner.
      Je pense aussi à la « people-isation » d’une poignée de médecins qui se permettent des honoraires énormes et qui arrivent à faire rembourser par la Sécu des prestations qui s’approchent plus du centre de vacances que d’un centre médical (soins pour un complexe de surpoids, parfois utiles, mais dans quelles proportions, thalasso…et bien d’autres exemples).
      Bref, des médecins riches pour des patients (client ?) riches et des hôpitaux sans moyens pour les autres. La médecine tend à être rentabilisé par une minorité de professions médiales, et les décideurs n’ont pas l’air prêts à changer de cap.
      A quand la rentabilité dans la police (Ha on me dit que ça existe déjà) ? De l’éducation ? et pourquoi pas de l’armée (des mercenaires qui protègent ceux qui en ont les moyens… Ha on me dit que ça existe déjà aussi en Irak pour protéger les entreprises de reconstructions étrangères mais je m’égare, c’est un autre sujet, que devrait reprendre aussi rue89 : voir l’émission « effet papillon » de CANAL+ qui à traité ce sujet) ?
      Hippocrate doit se retourner dans sa tombe….
      Stouve

    • Nadine
      Nadine répond à a.guillaume
      • Posté à 15h32 le 24/05/2007
      • Internaute 2695

      Ceux qui gagne 3000 ou 4000 euros par mois cotisent en conséquence et ne « consomment » pas plus que les autres (ceux qui ne cotisent pas ou peu). C’est d’ailleurs le principe de solidarité : chacun cotise suivant ses moyens et profite également... Vouloir les « virer », c’est démanteler le principe de l’assurance maladie. C’est instaurer un système privé, exactement ce que veut faire le gouvernement au pouvoir !
      Par contre, nous pourrions peut-être, vu les bénéfices que fait l’industrie pharmaceutique, trouver une solution ce ce côté ....

      • Anonyme répond à Nadine

        pour ceux qui gagnent 3000 ou 4000 euros je vous rapelle qu’il existe un plafond de cotisation sécu et que ces personnes cotisent moins que les autres ( proportionnellement j’entend) puisque ce plafond est fixé à environ 2500 euros

    • Anonyme répond à a.guillaume

      tout a fait d’accord pour retirer de la secu ceux qui ont les moyens de se payer une asssurance privee

      • Anonyme

        toujours aussi borné ce courageux anonyme !

  • Anonyme

    Bien sur, on ne va pas parler de la franchisse à 100 euros promis par sarko avant les législatives ! cette mesure clairement annoncée dans le programme de SarKo ne fera qu’affaiblir un peu plus les plus pauvres qui doivent déjà faire face aux divers déremboursements des médicaments, aux supplèments d’honoraires non remboursés des chirurgiens et autres specialistes ...etc ! ! nous entrons de pleins pieds dans la « medecine de riches » Mais chut ! ! tout ça on en reparlera plus tard si vous voulez bien ! ! aprés les elections par exemple ! !
    alors BONNE SANTE ! ! !

  • Anonyme

    Il me semble que, actuellement, le gouvernement est pressé de montrer qu’il est actif (campagne des législatives oblige).
    Aussi, il m’apparaît qu’à reculer l’annonce du dérapage, il en reculait la nécessaire annonce de mesures (probablement peu populaires) pour le contrer.

    Cependant un gouvernement qui agit ainsi, gouverne-t-il pour lui ou pour la bonne marche de la France ? le doute est permis...

  • Désinscrit le 15-7
    • Posté à 14h18 le 24/05/2007
    • Internaute 992
      nc

    « A peine nommés, les membres du gouvernement concernés ont fait savoir qu’ils ne seraient pas mécontents d’un petit répit, »

    ...quoi il est over-booked le yatch de l’ami bollo ? ? ?

    travailler plus pour gagner plus ne s’applique pas aux sinistres ministres ? ? ? ils veulent deja des vacances, mais que fait KOSAR ? ? ?

  • kamelya
    • Posté à 14h39 le 24/05/2007
    • Internaute 3593

    Il sera très interressant de recueillir les explications de Kouchner quand nous serons soumis à la franchise et à toutes autres dispositions que ce gouvernement va prendre... va t’il cautionner ces mesure et accepter que les plus démunis soient pénalisés...que les dépenses médicales deviennent un luxe pour les malades ! ! ! !

    • toktomi
      toktomi répond à kamelya
      • Posté à 07h45 le 17/07/2007
      • Internaute 9821

      pa le faire chier fric le rambo,ya du saignant en cour à beyrouth.
      si,prix du sac de riz à la livraison pour les futurs bombardés.

  • Anonyme

    Les dépenses de santé semblent marquées du sceau de l’infamie. Le mot « dépenses » est déjà un marqueur spécifique. Pourquoi ne pas parlé de chiffre d’affaire du secteur « Santé », comme on en parle si fièrement pour d’autres filières comme l’automobile. D’autres dépenses, comme celles liées à la défense nationale ne posent aucun problème. Les intérêts de la dette nationale, sont payées rubis sur l’ongle, sans rechigner.

    Pourquoi le chiffre d’affaire du secteur « Santé » fait-il l’objet d’une mise à l’index ? Ne participe-il pas au Produit intérieur brut ? Ne fait-il pas partie intégrante de l’économie de notre pays ? L’activité est-elle moralement condamnable ? Ne faudrait-il pas le développer ce secteur davantage ?

    Des millions de personnes en vivent, et pour certaines, très bien. Des milliers d’entreprises, de la multinationale pharmaceutique à l’artisan ambulancier, lui doivent leur prospérité.

    Il ne viendrait à l’idée de personne de demander la réduction des dépenses liées à la nourriture ou aux transports. Alors qu’est-ce qui caractéristiques négativement les dépenses que font les gens malades pour retrouver la santé ?

    Le seul problème que je vois après cette analyse sommaire, c’est le mode de financement. Les dépenses militaires sont financées par l’impôt et la nourriture directement par les consommateurs. Les dépenses de santé, elles, sont indirectement financées principalement par un prélèvement obligatoire sur la masse salariale. C’est là sa malédiction et sa limite.

    Des sommes colossales sont récoltées par la Sécurité sociale auprès des entreprises chargées de les retenir sur le salaire de leur personnel. Notons que la distinction entre charges patronales et charges salariales est fictive, c’est sur la valeur ajoutée provenant du travail des actifs salariés que sont prises toutes les charges, qu’elles soient sociales ou non. L’inconvénient est que cela augmente mécaniquement le coût hors taxe du « produit » fabriqué par des entreprise en concurrence mondiale.

    Comme il s’agit d’un pourcentage, mécaniquement les montants baissent lorsque le nombre et la part des salaires dans le revenu national diminues.

    Personne ne peut être surpris du déficit des comptes sociaux lorsque, d’une part l’assiette globale de cotisations diminue et que d’autre part le nombre d’assurés augmentent étant acquis que presque tout le monde refuse de laisser mourir les indigents dans les rues de la misère.

    Evidemment, la générosité des gouvernements successifs à l’égard des entreprises, directement ou indirectement subventionnées, n’arrange pas les choses, ni les milliards retenus sur les vignettes provenant des ventes d’alcool et de tabac. Un ministre de la Santé n’expliquait-il pas que l’Etat était trop endetté pour rembourser cette dette là à la sécu ?

    Le mode de financement de la politique sociale est archaïque car il date d’une époque où le principal du commerce et de la concurrence était nationaux. Nous devons nous adapter, il serait insupportable aux hommes de coeur de voir la misère sanitaire s’installer dans notre pays et aux hommes d’argent, de détruire la filière « Santé ».

    Pas de problème sans solution. Essayons la TVA SOCIALE. Le transfert du financement des entreprises aux consommateurs paraît être la seule solution qui présente plus d’avantages que d’inconvénients.

    1) C’est toujours le consommateur final qui paie tout ce qu’a coûté la fabrication d’un produit. Peu lui importe qu’on lui compte les charges sociales avant ou après la sortie d’usine.
    2) Les prix des produits français ne changeraient pas puisqu’il s’agit d’un transfert uniquement comptable.
    3) Les produits importés, d’où qu’ils viennent, participeraient eux aussi aux financements sociaux. La concurrence serait plus loyale à cet égard entre les produits français et les produits exotiques.
    4) La concurrence envers nos voisins européens ne serait pas déloyale puisque la TVA sociale s’appliquerait sur tous les produits sans distinction d’origine.
    5) La TVA est un impôt juste sous réserve d’adapter les taux en fonction de leurs enjeux sociaux, par exemple de 2% pour les produits de base à 30% pour les produits de luxe.

    Pour les inconvénients, il y en a sûrement, mais là tout de suite, ça ne me vient pas. Peut-être du côté des multinationales qui fabriquent en chine et qui vendent en France.. ?

    Daniel R – Hélas, je n’ai toujours pas obtenu mon mot de passe de Rue89.

    • Anonyme

      Tout à fait d’accord avec vous. Voila une bonne idée. Mais voilà il doit y avoir des effets pas souhaités pour que nos grands économistes ne propose pas une telle réforme. Mon mari Daniel qui défend cette idée depuis très longtemps c’est vu répondre par des syndicalistes responsables, que le terme TVA était un gros mot, fin de la discution. Rue89 à qui je dit merci en passant ne pourrait il pas être à l’origine d’une reflexion plus approfondie nous sommes tout à fait partant. Qu’en pensez vous Daniel R ? Suzette

      • Anonyme

        La solution TVA SOCIALE fait l’objet de nombreux articles depuis plusieurs années. Comme je l’évoque rapidement,il existe des inconvénients réels et de faux inconvénients.

        Parmi les réels, l’opposition des pays européens qui pratiquent le dumping fiscal et le dumping social. Le boulet « charges sociales » aux pieds de nos entreprises nationales les arrange bien. Ou l’opposition systématique de syndicalistes archaïques qui vivent toujours en 1950 à défendre le charbon.

        Parmi les faux, le coût pour les plus pauvre. Il est évident, car cela se fait déjà en partie pour la TVA classique, qu’il faut adapter les taux en fonction de l’importance des produits dans la vie des populations les plus pauvres. Un exemple classique, le chocolat. Ce n’est pas le même taux qu’il soit simple chocolat ou chocolat aux noisettes. Il faudrait aller plus loin et descendre à 2% pour les produits de base et monter à 30% pour les produits de luxe.

        Quoiqu’en pense les bonnes âmes, il est important pour la dignité des populations que tout le monde participe au financement de la collectivité. Mais veillons à ce que chacun paie selon ses moyens et se soigne selon ses besoins.

        Daniel R

    • Anonyme

      De mémoire (je pense que je ne me trompe pas sauf à plus ou moins 0.1ù), la part de la TVA dans le budget d’un Smicard est de 8,4% et la part de cette même TVA dans le budget gagnant plus de 3000 € est de 5,3 %. Une augmantation de la TVA par l’instauration de la TVA sociale grèverait plus un petit budget qu’un gros. Voilà un inconvénient majeur à la TVA sociale...
      Sistheleus

    • Pascal Riché
      Pascal Riché
      Redchef Rue89
      • Posté à 16h29 le 24/05/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Daniel R, merci de nous contacter (contact@rue89.com)
      nous vous donnerons votre mot de passe.

    • Pascal Riché
      Pascal Riché
      Redchef Rue89
      • Posté à 00h25 le 25/05/2007
        éditeur
      • Journaliste 7
        Redchef

      Daniel R
      écrivez nous (contact@rue89.com) et on vous enverra votre mot de passe.

    • Anonyme

      Idée très intéressante.
      Alors pourquoi ce n’est pas appliqué ?
      Tout d’abord, je pense que nos partenaires europréens objecterait cela :
      Les entreprises allemandes, par exemples, doivent á devraient à la fois payer les cotisations pour les travailleurs allemands, ce qui impacterait sur le prix de leur produits qui, quand, ils sont vendus en France, doivent aussi être soumis á la TVA social, ce qui augmenterai d’avantage le prix de leur produits et les renderait moins intéressant.

      Autre remarque : Dans ce système, les consommateurs et non les travailleurs/producteurs financent les dépenses de santés. Dans une économie internationalisée, cela pourrait avoir un effet assez rigolo : des entreprises européenes s’installeraient en France pour produir des produit à moindre cout et les re-exporter vers l’Europe.

      Conclusion, cette idée nécessite une certaine concertation européenne avant d’être réalisée.

  • Anonyme

    quel trou de la secu ?
    celui fabriqué par la non compensation par l’etat des largesses (exonerations) accordées au patronat ?
    le remboursement de la cotisation famille et accident du travail remboursée à l’employeur alors qu’ellles alimentaient le pot commun
    differentes taxes(taxe pharmaceutiques).. qui n’alimentent plus totalement la secu
    >etouffer les recettes de la secu
    et apres reporter les torts sur les seuls malades ...c ’est un peu grossier.....
    alors que certains se sucrent au passage notamment les labos pharmaceutiques.....pr des nouvelles molecules qui sont souvent marketing
    alors que des vieux medoc efficaces et peu couteux sont retirés de la vente.....

  • Anonyme

    Le trou de la Sécu : c’est la face visible de l’iceberg ? dessous il se cache tellement d’argent à se faire par les groupes privés, que l’on ne fera rien de sérieux pour régler le problème....faut pas rêver ! La technique est rodée :
    1)on laisse le système se dégrader
    2)on prépare l’opinion, avec si possible, des techniques qui vont rendre ceux qui sont extérieurs au système, furieux après ceux qui sont à l’intérieur de ce système
    3)le peuple est alors prêt à privatiser.

    Il faudra le temps qu’il faudra, mais ils vont y arriver car cela fait partie de la commande officielle de l’OMC. Et ceci, rêvons pas, cela ce produira avec un gouvernement de droite, de gauche, du centre....c’est l’OMC qui commande jusqu’à quand ? jusqu’à la prochaine révolte des peuples.....ce n’est pas pour demain.
    Pourquoi n’y a til pas de référendum sur ce sujet ? : acceptez vous de faire un effort financier partagé, pour que la Sécu reste publique, ou acceptez vous de payer selon vos moyens et être soignés en proportion de ceux ci par le privé ? Dommage que ce soit la finance qui mène le monde car on peut deviner la réponse et nous serions plus rassurés.

    • Désinscrit le 15-7
      • Posté à 16h06 le 24/05/2007
      • Internaute 992
        nc

      Nos ami(ricain) surement peuvent nous eclairer un peu le sujet...Michael Moore a prepare le sujet pour nous...SICKO ! devoile un peu comment les cousins la-bas se debattent dans leur systeme...

      A voir...

  • Anonyme

    Illusoire de penser régler le problème de la sécu sans toucher aux labos et aux toubibs.

    Tout ce qu’on économisera d’un côté, ils le reprendront de l’autre, vu qu’ils ont un fichu « thermostat » ou plus exactement « revenus-stat ».

    Beaucoup de dépenses sont ainsi faites sans aucun profit pour notre santé, parfois même à notre détriment, mais pour le plus grand bien de leurs portefeuilles (oui, également dans le sens de « portefeuille d’actions »).

    La santé est une sacrée vache à lait !

    mc

  • Anonyme

    Mais non ! Ils ne vont rien faire de tout ça ! :) ils vont privatiser l’assurance maladie, comme ça, ceux qui côtisent plus seront remboursés plus. La privatisation, c’est leur truc, non ? Pas étonnant qu’ils attendent « après les législatives » pour nous annoncer ça, je le parierais ! Aïe aïe, je délire... j’espère !

  • Akron
    • Posté à 17h28 le 24/05/2007
    • Internaute 5399

    c’est le peuple les vaches a lait, pas la santé.
    Les chiffres du trou de la sécu sont aussi vrai que ceux du chomage :)
    c’est dire ! ahah

  • Anonyme

    Et ben moi je pense qu’on devrait faire comme au canada ou les depenses de santé sont comptabilisées dans le budget de l’etat et non pas dans une caisee...

    Donc bcp de gens ont besoin de se soigner = plus d’impots, moins de soins = moins d’impots et il n’y a jamais de déficits... en plus c’est éducatif puisque tout le monde paye l’impot (en theorie) et c’est solidaire

    Enfin, je pense que améliorer la qualité de vie globale, baisser le taux de pollution sonore, visuelle, olfactive et gustative et améliorer la qualité de l’alimentation ferait baisser significativement le nombre de malades donc permettrait d’économiser bcp bcp d’argent.

    Proposons la franchise sur les soins santé aux fumeurs qui se suicident délibérément aux frais de la société, en contrepartie d’une aide à 100% pour arrêter (idem pour les obèses et ceux qui ont du surpoids et une aide à 100% -psychique et physique- dès qu’ils tentent de maigrir significativement -cf entreprises américaines -idem pour l’alcool).

    Faisons des transports en commun un moyen de déplacement réellement attractif et réservons les escalators et autres ascenceurs aux seuls qui en ont réellement besoin à savoir les handicapés, les femmes enceintes, les personnes très agées et les déménageurs... et engageons nous massivement dans le BIO

    et la je vous garantis que les problèmes de santé publics disparaîtront comme dans un mauvais rêve

    pour mémoire : 100% des cancers sont dûs a un stress organique (dont fait partie le psychologique car jusqu’a preuve du contraire nous ne sommes que matière...) dont plus de la moitié seraient évités juste avec une bonne alimentation et une hygiène de vie saine... les 50% restants étant dû pour la majeure partie à la pollution de notre environnement.

  • Anonyme

    ah j’oubliais de préciser que pour nous, les amateurs des médecines alternatives cela fait belle lurette que nous sommes habitués à financer notre santé nous-même et heureusement que la médecine alternative fonctionne elle parceque sinon ca nous coûterait une fortune

    ex : mal de gorge : medecine classique : oropivalone ou lysopaine (remboursés jusqu’à récemment) = aggravation = angine = antibios (chers, remboursés) = dégradation de la santé du corps au global et gros trou de la sécu

    en alternatif = 3/6 ampoules de cuivre = 1,5 euros/boite de 20 (pas remboursés) = soigné en 2/3 jours = meilleure santé au global et ben pas de trou dans la sécu

    soyons responsables aussi, et allons voir les bonnes personnes pour les petits bobos et réservons le médecin classique et l’hopital aux grandes occasions

  • Anonyme

    Adaunis de La rochelle

    Quelques voies :
    dégraisser le mammouth qu’est devenu notre système de santé. Je dis cela Allégrement, en dynamitant les « conseils de l’ordre »,(pharmacie et médecine).
    En refusant la surenchère constante des professionnels de santé, a part les infirmières et apparentés.
    En augmentant le numérus clausus d’accès au études médicales et en faisant des propositions concrètes d’installation dans les zones désertifiées. Comme certains élus le pratiquent déjà.
    En insistant sur la pratique des « génériques ».
    En taxant plus lourdement les profits nauséabonds des gros labos .
    en réglementant le confort des employés sujets au stress, dans les entreprises encore nationales, en attendant mieux ; en.......
    Désuet, irréaliste, utopique,

  • Anonyme

    pourquoi tolere t on que les entreprises pharmaceutiques , fassent plus de benefices que le trou de la secu ? pourquoi ne les oblige t on pas a faire des conditionements adaptes aux maladies ? pourquoi les somptueux sejours offerts a certains medecins et autres caders hospitaliers sont detaxes au lieu d etre surtaxes ?

    Pourquoi ne pas supprimer la TVA , au lieu d en creer une autre ? la TVA n avantage que les societes ,et tout la monde sait que nombre d entre elles utilisent a des fins personelles voitures , yacht , sejours etc ...

    Supprimons la TVA et augmentons l impot sur le revenu , ce sera beaucoup plus juste .

    Jac

  • Ded Zep Line
    Ded Zep Line
    La manipulation des élites est (...)
    • Posté à 18h48 le 24/05/2007
    • Internaute 2027
      La manipulation des élites est (...)

    Comment vous le dire...

    Je veux privatiser la sécu, mais je n’ai pas le droit de le dire...

    Alors je crie haut et fort que je suis pour le régime de répartition, que moi vivant jamais on ne touchera à la « sécu » à la française.
    Qu’on se le dise !

    Mes amis bien placés dans de grands groupes privés, prêts à prendre le relais (et le tiroir caisse) préparent le terrain avec des mutuelles et autres complémentaires.

    Mais le plus génial c’est que l’idée de la privatisation doit venir du peuple lui-même !
    Comment faire ?
    Mais c’est très simple !

    Je vais sciemment bousiller les comptes et la gestion de la sécu.
    Je vais générer des déficits en veux-tu en voilà.
    Et toi (ô peuple) je t’inviterai pour sauver notre sacro-sainte « sécu » à payer de plus en plus pour renflouer, en touchant de moins en moins pour ne pas creuser le déficit !

    Et à la fin c’est toi (ô peuple) qui me suppliera de virer cette « sécu » de merdre et de faire entrer AXA comme organisme officiel de gestion de santé à la française….

    Mais chuuuut…
    Il faudra me passer sur le corps pour privatiser hein ?

    Alors le scoop en direct lâché par le gouvernement du genre « ça va mal pour la sécu, mais on ne le dit pas avant les élections, tout en l’ayant dit (vu qu’on en cause…) » à un petit relent de moisi !

    • Nadine
      Nadine répond à Ded Zep Line
      • Posté à 20h20 le 24/05/2007
      • Internaute 2695

      D’accord avec vous. Ce gouvernement ne fera rien passer en force. A coup d’info-propagande, il va amener le peuple à se désolidariser et à se retourner contre le système. Ca a déjà commencé avec les mutuelles et les prévoyances complémentaires. Le temps de « reboucher le trou de la sécu » et nous aurons le choix entre des assurances privèes pour les plus aisés et le système public au rabais pour les autres....Essayez donc d’expliquer à ce brave peuple qu’il est manipulé et qu’il ne faut pas virer les plus aisés (il y en a déjà de moins en moisn qui croit au service public) !

      • Anonyme répond à Nadine

        Comme en Allemagne, malade sans travail, vous pouvez crever. Le plus vicieuxoutre rhin est qu’il existe encore un embryon de secu sociale mais des que votre salaire atteind un certain plafond vous devez passer au privé (environ 9% du salaire). Mais si vous etes licencies, vous ne pouvez bien sur plus payer de telle somme et comme vous ne cotisez plus au systeme de base, il refusent de vous reprendre, vous n’etes donc plus assurés ! !

        En ce qui concerne les 19 millions de manipulés qui ont voté comme les allemands dans les années trente (promesse d’une Volkswagen et d’un receteur radio) je pense que l’elite de ces 19 millions de lobotomisés devra rendre des comptes.

        En fait au risque de faire hurler les Fans de Naboléon cette election n’a pas été democratique.

        Tous les candidats n’ont pas eut le meme support de la presse, ni bien sur de la Finance.

        Les drogués de télé ne devraient pas avoir le droit de vote car ils sont manipulés de maniére flagrante. Ex un fils de collabo rendant hommage aux resistant du vercors la veille du « blackout » pour que l’on parle de lui en dehors de la periode officielle !

  • Anonyme

    On attend aussi les chiffres réels du chômage qui sont eux aussi reporté à plus tard si je me souviens bien.
    Quel beau gouvernement qui vante la rupture, le renouveau de la confiance dans la classe politique, qui veut aller vite et ne pas transiger.
    Steph

  • Anonyme

    Nikoloko
    ... je crois que la solution existe déjà, j’entendais sur france inter l’autre fois une émission sur l’automédication.... pas de fumée sans feu...

  • Anonyme

    J’ai lu vos commentaires, et m’inscris en fin de journée pour donner un bien modeste avis...
    La Solidarité, c’est quelque chose de magnifique, et elle mérite des efforts de tout le monde pour parvenir à la conserver.

    Riches ou pas riches, cela ne doit pas entrer en ligne de compte : n’oubliez pas qu’on ne fait rien en ce sens pour les Allocations Familiales...Gaymard les touche...

    La vie décide des besoins des uns et des apports des autres en fonction des maladies, des accidents de la vie...

    Néanmoins, mettre en place plus de contrôles pour éviter les arnaques...(il y en a des sérieuses y compris à la CAF)

    Former mieux les médecins à délivrer des arrêts maladie fondés et leur apprendre qu’il existe des arrêts possibles de 2 ou 3 jours, et pas seulement d’une semaine...

    Informer chacun de la réalité de sa dépense annuelle : pour info, les caisses pour les professions libérales le font, et c’est une responsabilisation de chacun. J’y crois vraiment.

    Favoriser la prévention

    Revaloriser en ce sens la prise en charge des prothèses (dents, yeux, audition, etc...

    Mais ce n’était pas le sujet, excusez moi, je pense comme beaucoup d’entre vous que Sarko a tout intérêt à ne rien mettre en avant tout de suite, et à ensuite, sortir la patate chaude. Il ne peut tout de même pas encore dire que c’est la faute de la Gauche... Alors il ne peut rien dire avant les législatives, et ensuite, il donnera le coup de bâton que tout contents, les français heureux de le voir si heureux ont bien cherché en votant pour lui !

    Quant aux pauvres ? SVP, rappelez l’Abbé Pierre ! la suite n’a pas été assurée...

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