A la une 16/07/2009 à 18h45

Anti-cumul cumulard, Arnaud Montebourg lâcherait un mandat

Julien Martin | Ex-Rue89


Arnaud Montebourg à l’université d’été de la Rochelle en août 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).

Député et président du conseil général de Saône-et-Loire : un mandat de trop, selon Arnaud Montebourg. Longtemps chantre du combat contre le cumul des mandats, l’élu socialiste avait fini par craquer aux cantonales de 2008. Lundi, il dira qu’il va prochainement renoncer à l’un de ses deux mandats, sans préciser lequel.

Le résultat d’une réflexion donnée au cours de la nouvelle émission de France Info, enregistrée à l’avance et présentée par Philippe Vandel, « Tout sauf évident », dont Rue89 a obtenu l’extrait. Arnaud Montebourg explique sa décision :

« Un an après mon expérience qui a mis fin à onze ans de mandat unique, je reste convaincu qu’il faut mettre fin à ce système généralisé. (...) Je n’ai pas l’intention de poursuivre cette expérience de cumul de mandat. » (Ecouter le son)


Audio file

2009_07_16_Montebourg.mp3

Celui qui est également secrétaire national à la Rénovation au Parti socialiste laisse d’abord à penser qu’il quittera son poste de président de conseil général, en affirmant qu’il y a « aujourd’hui un étranglement financier de nos collectivités locales », ainsi qu’une « stratégie politique de coulage par le pouvoir des contre-pouvoirs locaux ».

Mais aussitôt, à la question de savoir s’il pourrait abandonner son siège de député, il répond sans ambages : « Parfaitement ! Ou l’inverse... » Quoi qu’il en soit, « la question se posera rapidement ».

« Ne considérez pas cela comme annonce »

Contacté un peu plus tard par Rue89, Arnaud Montebourg « ne retire rien de ses propos » sur France Info, mais indique : « Ne considérez pas cela comme annonce, j’ai seulement donné mon état d’esprit. » Début de rétropédalage ? Non, assure-t-il :

« Au bout d’un an d’expérience de cumul des mandats, je crois qu’il y a un problème. Mais je déciderai en temps voulu. En tout cas, la question est posée, et il faudra vite y répondre. Mais il n’y a ni calendrier ni choix entre les mandats. Cela dépendra aussi du Parti socialiste, j’en ai par-dessus la tête en ce moment... »

Ce choix, entre la multiplication des pouvoirs et le respect des ses convictions, s’était déjà posé à l’élu socialiste fin 2007. Le 18 décembre de cette année, il avait fait publier dans les quotidiens locaux une lettre, révélée la veille par Rue89, pour annoncer son ambition : se présenter aux élections cantonales de mars 2008 et prendre la tête du conseil général.

« Une Assemblée émasculée par le sarkozysme »

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Après avoir effectué un sondage sur son blog pour mesurer la popularité d’une telle décision, le déjà député se justifiait tout au long de cette lettre de trois pages, rejetant la faute sur le système sarkozyste surpuissant par rapport à la faiblesse du Parti socialiste :

« Il s’agit de ma part d’un choix lié à la situation du pays, aux graves bouleversements qui se préparent. (...) Cette candidature est d’abord un acte de résistance à la montée de l’absolutisme sarkozyste.

“En 2012, la gauche aura été pendant dix longues années dans l’opposition. (...) Pour ma part, j’aurai 49 ans et accumulé quinze années de vie publique, après huit années de vie professionnelle. On me demandera alors des preuves de ce que j’aurai fait et concrètement assumé. Il ne sera pas possible d’avoir exclusivement vécu dans l’exercice tribunicien pur, au sein d’une Assemblée nationale émasculée par le sarkozysme.”

Pari réussi quelques mois plus tard : il remportait dans les urnes à la fois un poste de conseiller général et la présidence de l’assemblée départementale. Un pari qu’il semble donc en passe de remettre en cause aujourd’hui, même si la situation politique du pays n’a guère évolué.

Photo : Arnaud Montebourg à l’université d’été de la Rochelle en août 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant
    journaleux - blogueur
    • Posté à 19h31 le 16/07/2009
    • Internaute 14145
      journaleux - blogueur

    c’est une EMISSION ENREGISTREE. puis Julien écrit (jeudi) qu’il annoncera lundi. alors, ce n’est pas de suite.

    Julien, ce n’est pas « conseil régional », que tu as écrit sous le son de Ph. Vandel ?

    il ne va pas abandonner l’AN, de toutes façons… même si être président de CG pendant que Hortefeux mène ses consultations de cet été présente quelque intérêt. ou il ne se décidera qu’à la rentrée… chiche !

    • nono le simplet
      nono le simplet répond à FabiendeMénilmontant
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)
      • Posté à 19h55 le 16/07/2009
      • Internaute 9767
        nihil scio nisi scio quod nihil (...)

      ouf , merci fabien , j’ai cru qu’il avait déjà décidé alors qu’en fait il se tâte ?

       
      • DBL8
        DBL8 répond à nono le simplet
        Retraité
        • Posté à 11h57 le 17/07/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        Il se tâte ?
        Le grand dégueulasse ! !
        Qu’il le fasse discrètement au moins.

      1 autres commentaires
    • Julien Martin
      Julien Martin répond à FabiendeMénilmontant
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 20h49 le 16/07/2009
      • Internaute 14
        Ex-Rue89

      Oups, corrigé. Et d’accord sur le pronostic.

    • heleor
      heleor répond à FabiendeMénilmontant
      artiste
      • Posté à 01h12 le 17/07/2009
      • Internaute 59226
        artiste

      je vais encore etre pris pour un poujadiste
      je vous sert une info qui devrais mettre en boule plusieurs français, mais je cris qu’ils s’en foutent1. Ca flingue sur les retraites des députés
      Après que Fillon, Ségolène et quelques autres plutôt nerveux entre eux se sont joué « Ok Coral à l’Assemblée » sur les retraites des députés, le journal Le Monde n’a pas pu faire moins que de nous expliquer avec sobriété comment ça marchait. Le Monde sait en effet évoquer ces choses, le faire avec doigté, presque à l’étouffée.
      Vous pouvez, vite fait, lire en ligne l’article de référence cité pendant qu’il y est encore provisoirement disponible :
      Cf. Le fonctionnement des régimes de retraite des parlementaires (Le Monde 17 09 06)
      Lien...
      Vous saurez comment le député double-cotise obligatoirement les premières années. Vous saurez qu’il ne peut toucher sa retraite qu’à partir de 60 ans et non plus 55 ans comme avant (ce qui doit susciter votre admiration).et vous saurez que la « retraite moyenne » des députés est de 3 294,71 € par mois (ce qui doit vous faire pleurer). C’est bien sûr aussi une manière pour finir de se payer votre fiole, car ce n’est pas la « retraite moyenne » qui est bien sûr pertinente, mais la retraite pleine obtenue après 40 annuités normales de cotisations lesquelles peuvent être acquittées sur 20 ans si vous souhaitez.
      L’indemnité parlementaire se montant à 6 891,96 euros bruts (« petits cadeaux compris », cf. infra), vous avez au détail près -comme dirait l’autre- l’approximative hauteur de la pension du pro ayant fait sa carrière complète dans la maison.
      2. Ca schlingue sur leurs indemnités
      En fait, les plumitifs des journaux ne sont jamais très salauds avec les hommes politiques. C’est une règle traditionnelle : d’une part ils doivent avoir de plutôt bonnes manières, d’autre part ce n’est pas à eux de penser et agiter l’avenir.
      Un sale con reprocherait ici à l’article du Monde de resucer le site officiel de l’Assemblée nationale de façon peu malicieuse et de ne pas s’étendre sur les aspects financiers exacts du métier de député (la gratte, le job de la maîtresse, du gamin pas doué, les séances de nuit, etc. etc..
      En fait, le député est un ognon, un gros ognon, qui se décline en plusieurs couches (nous vous en avions donné un aperçu synoptique il y a quelques mois déjà et vous pourrez suivre aussi avec nous le décompte précis des choses sur le site Assemblée :
      Lien...
      Lien...
      Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
      Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
      2e pelure. Frais de mandat
      Pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l’Assemblée, les députés bénéficient d’une « indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
      ............................
      Ajouter l’une à l’autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n’est pas terminé.
      ............................
      3e pelure Exercice d’ un mandat local.
      Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d’une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
      4e pelure. Collaborateurs
      Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe.
      5e pelure . Facilités
      Les facilités de circulation Déplacements sur l’ensemble du territoire national par voie ferroviaire L’Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l’accès gratuit :
      à l’ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
      aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l’intérieur des frontières de la métropole.
      Déplacements à Paris et dans la région parisienne L’Assemblée dispose d’un parc d’une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu’aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l’Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
      Déplacements aériens L’Assemblée nationale prend en charge chaque année
      s’agissant des députés métropolitains :
      quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu’elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages “circonscription”),
      six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
      s’agissant des députés d’outre-mer :
      un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
      quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
      Logement. L’Assemblée dispose d’un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
      Elle attribue des prêts pour l’acquisition d’un logement ou d’un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d’une durée de 10 ans à 2 %, s’élève à 76.225 € .
      Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
      Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l’ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l’Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d’un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet
      Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c’est-à-dire écrites par un député pour l’accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l’Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
      les correspondances d’ordre privé,
      les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
      3. Conclusion
      On n’arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
      Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s’employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
      En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L’idéal nouveau, c’est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
      *****************
      Ce que gagne chaque parlementaire

      - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu’à l’année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

      En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

      - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

      En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

      - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
      - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

      (1) Crédits “collaborateurs” : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d’entre eux ne s’en privent pas !
      A ces montants s’ajoutent de nombreux autres avantages ou “facilités” :

      - frais de transport gratuit,
      - téléphone et courrier gratuits,
      - internet gratuit,
      - frais d’hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

      => Le sénateur bénéficie d’emprunts immobiliers jusqu’à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

      => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu’à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

      => Une allocation mensuelle d’aide au retour à l’emploi : 5.257,78 € ! ! !

      A l’instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu’à l’expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d’aide au retour à l’emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d’activité ou de retraites qu’ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l’indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
      => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

      => 50% des revenus des parlementaires échappent à l’impôt.

      Les autres sources de revenus des parlementaires

      - L’indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

      - L’indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

      - L’indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

      - L’indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l’indemnité de maire ou adjoint...

      Cumul des mandats, une affaire juteuse !

      Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu’une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
      Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

      Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

      Les parlementaires contournent ainsi, le plus “légalement” du monde, la limitation des revenus qu’est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d’euros en 2004.

      Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
      Aujourd’hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D’autant plus lucrative qu’elle n’empêche pas (ou presque) de cumuler d’autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
      Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d’autres peinent à joindre les deux bouts.

      300 millions d’euros (2,6 milliards de francs) : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

      4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

      Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C’est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu “accaparés” par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

      Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s’attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d’adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

      Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

      Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n’ont cessé au cours des dernières années d’augmenter leurs indemnités :
      + 70% pour les ministres en 2002
      + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
      + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000 

      Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

      80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

      1. Ca flingue sur les retraites des députés
      Après que Fillon, Ségolène et quelques autres plutôt nerveux entre eux se sont joué “Ok Coral à l’Assemblée” sur les retraites des députés, le journal Le Monde n’a pas pu faire moins que de nous expliquer avec sobriété comment ça marchait. Le Monde sait en effet évoquer ces choses, le faire avec doigté, presque à l’étouffée.
      Vous pouvez, vite fait, lire en ligne l’article de référence cité pendant qu’il y est encore provisoirement disponible :
      Cf. Le fonctionnement des régimes de retraite des parlementaires (Le Monde 17 09 06)
      Lien...
      Vous saurez comment le député double-cotise obligatoirement les premières années. Vous saurez qu’il ne peut toucher sa retraite qu’à partir de 60 ans et non plus 55 ans comme avant (ce qui doit susciter votre admiration).et vous saurez que la “retraite moyenne” des députés est de 3 294,71 € par mois (ce qui doit vous faire pleurer). C’est bien sûr aussi une manière pour finir de se payer votre fiole, car ce n’est pas la “retraite moyenne” qui est bien sûr pertinente, mais la retraite pleine obtenue après 40 annuités normales de cotisations lesquelles peuvent être acquittées sur 20 ans si vous souhaitez.
      L’indemnité parlementaire se montant à 6 891,96 euros bruts (“petits cadeaux compris”, cf. infra), vous avez au détail près -comme dirait l’autre- l’approximative hauteur de la pension du pro ayant fait sa carrière complète dans la maison.
      2. Ca schlingue sur leurs indemnités
      En fait, les plumitifs des journaux ne sont jamais très salauds avec les hommes politiques. C’est une règle traditionnelle : d’une part ils doivent avoir de plutôt bonnes manières, d’autre part ce n’est pas à eux de penser et agiter l’avenir.
      Un sale con reprocherait ici à l’article du Monde de resucer le site officiel de l’Assemblée nationale de façon peu malicieuse et de ne pas s’étendre sur les aspects financiers exacts du métier de député (la gratte, le job de la maîtresse, du gamin pas doué, les séances de nuit, etc. etc..
      En fait, le député est un ognon, un gros ognon, qui se décline en plusieurs couches (nous vous en avions donné un aperçu synoptique il y a quelques mois déjà et vous pourrez suivre aussi avec nous le décompte précis des choses sur le site Assemblée :
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      Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
      Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
      2e pelure. Frais de mandat
      Pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l’Assemblée, les députés bénéficient d’une “indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
      ............................
      Ajouter l’une à l’autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n’est pas terminé.
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      3e pelure Exercice d’ un mandat local.
      Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d’une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
      4e pelure. Collaborateurs
      Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe.
      5e pelure . Facilités
      Les facilités de circulation Déplacements sur l’ensemble du territoire national par voie ferroviaire L’Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l’accès gratuit :
      à l’ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
      aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l’intérieur des frontières de la métropole.
      Déplacements à Paris et dans la région parisienne L’Assemblée dispose d’un parc d’une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu’aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l’Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
      Déplacements aériens L’Assemblée nationale prend en charge chaque année
      s’agissant des députés métropolitains :
      quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu’elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages ‘circonscription’),
      six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
      s’agissant des députés d’outre-mer :
      un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
      quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
      Logement. L’Assemblée dispose d’un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
      Elle attribue des prêts pour l’acquisition d’un logement ou d’un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d’une durée de 10 ans à 2 %, s’élève à 76.225 € .
      Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
      Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l’ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l’Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d’un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet
      Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c’est-à-dire écrites par un député pour l’accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l’Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
      les correspondances d’ordre privé,
      les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
      3. Conclusion
      On n’arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
      Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s’employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
      En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L’idéal nouveau, c’est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
      *****************
      Ce que gagne chaque parlementaire

      - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu’à l’année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

      En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

      - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

      En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

      - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
      - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

      (1) Crédits ‘collaborateurs’ : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d’entre eux ne s’en privent pas !
      A ces montants s’ajoutent de nombreux autres avantages ou ‘facilités’ :

      - frais de transport gratuit,
      - téléphone et courrier gratuits,
      - internet gratuit,
      - frais d’hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

      => Le sénateur bénéficie d’emprunts immobiliers jusqu’à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

      => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu’à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

      => Une allocation mensuelle d’aide au retour à l’emploi : 5.257,78 € ! ! !

      A l’instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu’à l’expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d’aide au retour à l’emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d’activité ou de retraites qu’ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l’indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
      => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

      => 50% des revenus des parlementaires échappent à l’impôt.

      Les autres sources de revenus des parlementaires

      - L’indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

      - L’indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

      - L’indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

      - L’indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l’indemnité de maire ou adjoint...

      Cumul des mandats, une affaire juteuse !

      Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu’une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
      Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

      Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

      Les parlementaires contournent ainsi, le plus ‘légalement’ du monde, la limitation des revenus qu’est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d’euros en 2004.

      Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
      Aujourd’hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D’autant plus lucrative qu’elle n’empêche pas (ou presque) de cumuler d’autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
      Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d’autres peinent à joindre les deux bouts.

      300 millions d’euros (2,6 milliards de francs) : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

      4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

      Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C’est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu ‘accaparés’ par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

      Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s’attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d’adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

      Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

      Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n’ont cessé au cours des dernières années d’augmenter leurs indemnités :
      + 70% pour les ministres en 2002
      + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
      + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000 

      Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

      80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

       
      • DBL8
        DBL8 répond à heleor
        Retraité
        • Posté à 11h58 le 17/07/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        Beaucoup, beaucoup trop long !
        Plus qu’un article, proposez-les en tant que tel et nous le lirons peut-être.

      1 autres commentaires
    • heleor
      heleor répond à FabiendeMénilmontant
      artiste
      • Posté à 01h12 le 17/07/2009
      • Internaute 59226
        artiste

      je vais encore etre pris pour un poujadiste
      je vous sert une info qui devrais mettre en boule plusieurs français, mais je cris qu’ils s’en foutent1. Ca flingue sur les retraites des députés
      Après que Fillon, Ségolène et quelques autres plutôt nerveux entre eux se sont joué « Ok Coral à l’Assemblée » sur les retraites des députés, le journal Le Monde n’a pas pu faire moins que de nous expliquer avec sobriété comment ça marchait. Le Monde sait en effet évoquer ces choses, le faire avec doigté, presque à l’étouffée.
      Vous pouvez, vite fait, lire en ligne l’article de référence cité pendant qu’il y est encore provisoirement disponible :
      Cf. Le fonctionnement des régimes de retraite des parlementaires (Le Monde 17 09 06)
      Lien...
      Vous saurez comment le député double-cotise obligatoirement les premières années. Vous saurez qu’il ne peut toucher sa retraite qu’à partir de 60 ans et non plus 55 ans comme avant (ce qui doit susciter votre admiration).et vous saurez que la « retraite moyenne » des députés est de 3 294,71 € par mois (ce qui doit vous faire pleurer). C’est bien sûr aussi une manière pour finir de se payer votre fiole, car ce n’est pas la « retraite moyenne » qui est bien sûr pertinente, mais la retraite pleine obtenue après 40 annuités normales de cotisations lesquelles peuvent être acquittées sur 20 ans si vous souhaitez.
      L’indemnité parlementaire se montant à 6 891,96 euros bruts (« petits cadeaux compris », cf. infra), vous avez au détail près -comme dirait l’autre- l’approximative hauteur de la pension du pro ayant fait sa carrière complète dans la maison.
      2. Ca schlingue sur leurs indemnités
      En fait, les plumitifs des journaux ne sont jamais très salauds avec les hommes politiques. C’est une règle traditionnelle : d’une part ils doivent avoir de plutôt bonnes manières, d’autre part ce n’est pas à eux de penser et agiter l’avenir.
      Un sale con reprocherait ici à l’article du Monde de resucer le site officiel de l’Assemblée nationale de façon peu malicieuse et de ne pas s’étendre sur les aspects financiers exacts du métier de député (la gratte, le job de la maîtresse, du gamin pas doué, les séances de nuit, etc. etc..
      En fait, le député est un ognon, un gros ognon, qui se décline en plusieurs couches (nous vous en avions donné un aperçu synoptique il y a quelques mois déjà et vous pourrez suivre aussi avec nous le décompte précis des choses sur le site Assemblée :
      Lien...
      Lien...
      Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
      Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
      2e pelure. Frais de mandat
      Pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l’Assemblée, les députés bénéficient d’une « indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
      ............................
      Ajouter l’une à l’autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n’est pas terminé.
      ............................
      3e pelure Exercice d’ un mandat local.
      Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d’une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
      4e pelure. Collaborateurs
      Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe.
      5e pelure . Facilités
      Les facilités de circulation Déplacements sur l’ensemble du territoire national par voie ferroviaire L’Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l’accès gratuit :
      à l’ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
      aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l’intérieur des frontières de la métropole.
      Déplacements à Paris et dans la région parisienne L’Assemblée dispose d’un parc d’une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu’aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l’Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
      Déplacements aériens L’Assemblée nationale prend en charge chaque année
      s’agissant des députés métropolitains :
      quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu’elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages “circonscription”),
      six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
      s’agissant des députés d’outre-mer :
      un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
      quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
      Logement. L’Assemblée dispose d’un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
      Elle attribue des prêts pour l’acquisition d’un logement ou d’un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d’une durée de 10 ans à 2 %, s’élève à 76.225 € .
      Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
      Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l’ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l’Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d’un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet
      Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c’est-à-dire écrites par un député pour l’accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l’Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
      les correspondances d’ordre privé,
      les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
      3. Conclusion
      On n’arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
      Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s’employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
      En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L’idéal nouveau, c’est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
      *****************
      Ce que gagne chaque parlementaire

      - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu’à l’année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

      En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

      - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

      En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

      - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
      - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

      (1) Crédits “collaborateurs” : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d’entre eux ne s’en privent pas !
      A ces montants s’ajoutent de nombreux autres avantages ou “facilités” :

      - frais de transport gratuit,
      - téléphone et courrier gratuits,
      - internet gratuit,
      - frais d’hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

      => Le sénateur bénéficie d’emprunts immobiliers jusqu’à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

      => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu’à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

      => Une allocation mensuelle d’aide au retour à l’emploi : 5.257,78 € ! ! !

      A l’instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu’à l’expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d’aide au retour à l’emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d’activité ou de retraites qu’ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l’indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
      => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

      => 50% des revenus des parlementaires échappent à l’impôt.

      Les autres sources de revenus des parlementaires

      - L’indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

      - L’indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

      - L’indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

      - L’indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l’indemnité de maire ou adjoint...

      Cumul des mandats, une affaire juteuse !

      Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu’une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
      Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

      Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

      Les parlementaires contournent ainsi, le plus “légalement” du monde, la limitation des revenus qu’est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d’euros en 2004.

      Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
      Aujourd’hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D’autant plus lucrative qu’elle n’empêche pas (ou presque) de cumuler d’autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
      Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d’autres peinent à joindre les deux bouts.

      300 millions d’euros (2,6 milliards de francs) : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

      4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

      Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C’est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu “accaparés” par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

      Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s’attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d’adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

      Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

      Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n’ont cessé au cours des dernières années d’augmenter leurs indemnités :
      + 70% pour les ministres en 2002
      + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
      + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000 

      Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

      80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

      1. Ca flingue sur les retraites des députés
      Après que Fillon, Ségolène et quelques autres plutôt nerveux entre eux se sont joué “Ok Coral à l’Assemblée” sur les retraites des députés, le journal Le Monde n’a pas pu faire moins que de nous expliquer avec sobriété comment ça marchait. Le Monde sait en effet évoquer ces choses, le faire avec doigté, presque à l’étouffée.
      Vous pouvez, vite fait, lire en ligne l’article de référence cité pendant qu’il y est encore provisoirement disponible :
      Cf. Le fonctionnement des régimes de retraite des parlementaires (Le Monde 17 09 06)
      Lien...
      Vous saurez comment le député double-cotise obligatoirement les premières années. Vous saurez qu’il ne peut toucher sa retraite qu’à partir de 60 ans et non plus 55 ans comme avant (ce qui doit susciter votre admiration).et vous saurez que la “retraite moyenne” des députés est de 3 294,71 € par mois (ce qui doit vous faire pleurer). C’est bien sûr aussi une manière pour finir de se payer votre fiole, car ce n’est pas la “retraite moyenne” qui est bien sûr pertinente, mais la retraite pleine obtenue après 40 annuités normales de cotisations lesquelles peuvent être acquittées sur 20 ans si vous souhaitez.
      L’indemnité parlementaire se montant à 6 891,96 euros bruts (“petits cadeaux compris”, cf. infra), vous avez au détail près -comme dirait l’autre- l’approximative hauteur de la pension du pro ayant fait sa carrière complète dans la maison.
      2. Ca schlingue sur leurs indemnités
      En fait, les plumitifs des journaux ne sont jamais très salauds avec les hommes politiques. C’est une règle traditionnelle : d’une part ils doivent avoir de plutôt bonnes manières, d’autre part ce n’est pas à eux de penser et agiter l’avenir.
      Un sale con reprocherait ici à l’article du Monde de resucer le site officiel de l’Assemblée nationale de façon peu malicieuse et de ne pas s’étendre sur les aspects financiers exacts du métier de député (la gratte, le job de la maîtresse, du gamin pas doué, les séances de nuit, etc. etc..
      En fait, le député est un ognon, un gros ognon, qui se décline en plusieurs couches (nous vous en avions donné un aperçu synoptique il y a quelques mois déjà et vous pourrez suivre aussi avec nous le décompte précis des choses sur le site Assemblée :
      Lien...
      Lien...
      Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
      Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
      2e pelure. Frais de mandat
      Pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l’Assemblée, les députés bénéficient d’une “indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
      ............................
      Ajouter l’une à l’autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n’est pas terminé.
      ............................
      3e pelure Exercice d’ un mandat local.
      Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d’une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
      4e pelure. Collaborateurs
      Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe.
      5e pelure . Facilités
      Les facilités de circulation Déplacements sur l’ensemble du territoire national par voie ferroviaire L’Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l’accès gratuit :
      à l’ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
      aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l’intérieur des frontières de la métropole.
      Déplacements à Paris et dans la région parisienne L’Assemblée dispose d’un parc d’une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu’aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l’Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
      Déplacements aériens L’Assemblée nationale prend en charge chaque année
      s’agissant des députés métropolitains :
      quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu’elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages ‘circonscription’),
      six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
      s’agissant des députés d’outre-mer :
      un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
      quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
      Logement. L’Assemblée dispose d’un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
      Elle attribue des prêts pour l’acquisition d’un logement ou d’un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d’une durée de 10 ans à 2 %, s’élève à 76.225 € .
      Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
      Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l’ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l’Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d’un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet
      Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c’est-à-dire écrites par un député pour l’accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l’Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
      les correspondances d’ordre privé,
      les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
      3. Conclusion
      On n’arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
      Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s’employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
      En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L’idéal nouveau, c’est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
      *****************
      Ce que gagne chaque parlementaire

      - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu’à l’année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

      En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

      - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

      En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

      - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
      - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

      (1) Crédits ‘collaborateurs’ : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d’entre eux ne s’en privent pas !
      A ces montants s’ajoutent de nombreux autres avantages ou ‘facilités’ :

      - frais de transport gratuit,
      - téléphone et courrier gratuits,
      - internet gratuit,
      - frais d’hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

      => Le sénateur bénéficie d’emprunts immobiliers jusqu’à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

      => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu’à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

      => Une allocation mensuelle d’aide au retour à l’emploi : 5.257,78 € ! ! !

      A l’instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu’à l’expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d’aide au retour à l’emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d’activité ou de retraites qu’ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l’indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
      => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

      => 50% des revenus des parlementaires échappent à l’impôt.

      Les autres sources de revenus des parlementaires

      - L’indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

      - L’indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

      - L’indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

      - L’indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l’indemnité de maire ou adjoint...

      Cumul des mandats, une affaire juteuse !

      Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu’une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
      Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

      Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

      Les parlementaires contournent ainsi, le plus ‘légalement’ du monde, la limitation des revenus qu’est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d’euros en 2004.

      Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
      Aujourd’hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D’autant plus lucrative qu’elle n’empêche pas (ou presque) de cumuler d’autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
      Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d’autres peinent à joindre les deux bouts.

      300 millions d’euros (2,6 milliards de francs) : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

      4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

      Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C’est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu ‘accaparés’ par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

      Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s’attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d’adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

      Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

      Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n’ont cessé au cours des dernières années d’augmenter leurs indemnités :
      + 70% pour les ministres en 2002
      + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
      + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000 

      Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

      80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 19h05 le 16/07/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Un mandat, c’est encore un mandat de trop.

    La révolution par les urnes, mon cul.

    Au Vénézuela ou en Bolivie, l’extraction de plus-value sur le dos des travailleurs par la bourgeoisie continue tous les jours.

    A bas Jaurès, vive Marx.

    • bcgh75
      bcgh75 répond à Autist Reading -
      Jaurès is not dead
      • Posté à 09h49 le 17/07/2009
      • Internaute 23546
        Jaurès is not dead

      Trotsky tue le ski !

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à bcgh75
        In enculo cum vibro
        • Posté à 11h39 le 17/07/2009
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        Jaurès, happeau aux crétins qui n’ont pas su kronstadter que le PS est pour la survie du capitalisme...

        Bons baisers de Mokar, Tarn.

  • Cataphractaire
    Cataphractaire
    Keodedour ar bed
    • Posté à 19h06 le 16/07/2009
    • Internaute 58787
      Keodedour ar bed

    Il démontre aux citoyens qu’il est impossible d’avoir un double mandat. c’est un pied de nez majeur envers ceux qui prétendent mieux accomplir leur fonctions en ayant plusieurs charges.
    Montebourg a une vision consciencieuse de la politique.
    Bravo pour ton courage citoyen élu.

  • emile-sabords
    emile-sabords
    commerçant
    • Posté à 19h08 le 16/07/2009
    • Internaute 79270
      commerçant

    En voila une bonne info, et une bonne chose...L’Arnaud était redescendu bien bas dans mon estime après avoir rempilé aux législatives et s’être attelé aux cantonales...pis, prendre la présidence du Conseil Régional : « hou ! Les cornes ! ».
    Car il est bien sûr qu’il n’y a personne ayant le don d’ubiquité pour s’atteler à tous les postes (ou fonctions) pour faire correctement « les boulots ». On arguera qu’il est possible de déléguer, d’accord. Mais c’est alors à ceux qui ont délégation, qui font donc le boulot, de toucher les indemnités. Non mais.
    Mais le capital estime est bien rogné envers Arnaud...il faudra quelques temps et quelques belles actions pour faire remonter la température.

    • Soye
      Soye répond à emile-sabords
      Grouillot
      • Posté à 22h35 le 16/07/2009
      • Internaute 6826
        Grouillot

      Pas d’affolement camarade. Ce n’est pas une annonce en tous cas rien ne le prouve pas. Ce n’est pas non plus une intention ni son contraire, ni même l’inverse. Tout au plus une réflexion pour essayer de se demander s’il serait séant de mettre son action en accord avec ses idées ou ses idées en accord avec ses intérêts ou ses intérêts au dessus de ses principes ou ses principes au service de sa morale.
      En tous cas c’est certain, Arnaud c’est pas le politicien qui cause pour ne rien dire.
      Eh ! Au fait Arnaud, t’as pas encore participé au bordel ambiant au PS. T’es pas malade au moins ?

  • MonsieurB
    MonsieurB
    Journaleux Radio-actif
    • Posté à 19h13 le 16/07/2009
    • Internaute 83872
      Journaleux Radio-actif

    compliqué
    lacher le siege de deputé lui ferait perdre une visibilité nationale

    et d’un autre coté Montebourg me semble attaché à la gestion d’un territoire ( malgré les difficultés que cela implique)

    ses electeurs font faire grise mine

    • Cataphractaire
      Cataphractaire répond à MonsieurB
      Keodedour ar bed
      • Posté à 19h14 le 16/07/2009
      • Internaute 58787
        Keodedour ar bed

      Pour ma part, lorsque je vote pour quelqu’un c’est en fonction du programme politique défendu, non une personnalité qui doit se montrer partout.
      Je pense que ses électeurs vont être satisfait qu’il consacre plus de temps à certains sujets plutôt que de tous les bâcler.

      • Les Grands Champs
        Les Grands Champs répond à Cataphractaire
        Retraité, le doigt là où ça (...)
        • Posté à 12h42 le 17/07/2009
        • Internaute 61722
          Retraité, le doigt là où ça (...)

        MOUARF ! ! !
        Leurs programmes... combien les suivent une fois élus ?
        Certains vont même jusqu’à dire :

        LES TEMPS ONT CHANGES ! !
        Lorsqu’ils ne respectent pas leurs promesses.
        Ce sont des champion dans leurs genres.

  • ZonZon la MouChe
    ZonZon la MouChe
    ni dieu ni maître !
    • Posté à 19h15 le 16/07/2009
    • Internaute 53182
      ni dieu ni maître !

    En France, 85% des parlementaires assument plusieurs responsabilités locales contre moins de 16% dans la plupart des pays d’Europe. Si c’est possible en dehors, ça devrait être possible en France ...

    Le fait de cumuler c’est de l’immobilisme politicien. Le cumul, ça sclérose le représentation parlementaire en bloquant l’arrivée de nouveaux venus de tous bords (mixité sociale, plus de jeunes, plus de disparité des sexes, mélange de professions, plus d’ouvriers et d’employés etc).

    Se pose aussi le problème des députés godillots, qui arrivent en fin de lecture pour faire leur quota de présence ou juste pour voter alors qu’ils n’ont pas écouté les débats, étant retenus par leurs mandats locaux par ailleurs.

    Sans parler de la retraite qu’ils toucheront à plein temps pour des mandats qu’ils auront occupés à mi temps ou quart de temps...

    Un seul mandat par personne et non renouvelable ! épicétout.

    • WeWillWin
      WeWillWin répond à ZonZon la MouChe
      Indécise
      • Posté à 19h27 le 16/07/2009
      • Internaute 74281
        Indécise

      Un seul mandat, je suis pour.

      Non renouvelable, je ne vois pas pourquoi.

      Je rajouterais :
      - Présence obligatoire à l’assemblée. Quitte à ce que chaque député ait une équipe sur le terrain qui fait remonter les infos et les problèmes rencontrés par les électeurs et les autres.
      - Inéligibilité à vie pour les élus hors-la-loi (corruption, magouilles & cie).

      • ZonZon la MouChe
        ZonZon la MouChe répond à WeWillWin
        ni dieu ni maître !
        • Posté à 19h37 le 16/07/2009
        • Internaute 53182
          ni dieu ni maître !

        Oui non renouvelable est exagéré mais je me suis fait plaisir en l’écrivant.

         
        • nono le simplet
          nono le simplet répond à ZonZon la MouChe
          nihil scio nisi scio quod nihil (...)
          • Posté à 19h59 le 16/07/2009
          • Internaute 9767
            nihil scio nisi scio quod nihil (...)

          voilà de la mauvaise foi que j’apprécie , en plus y a pas de mal à se faire du bien ! :))))

        1 autres commentaires
      • baboune
        baboune répond à WeWillWin
        contemplatif
        • Posté à 17h42 le 17/07/2009
        • Internaute 80478
          contemplatif

        Un seul mandat, renouvelable deux fois.

    • Putt Bill
      • Posté à 10h48 le 17/07/2009
      • Internaute 30603

      « En France, 85% des parlementaires assument plusieurs responsabilités locales “

      Assument ? ? ? T’es sûr de ça ?
      ‘Occupent’ veux-tu sans doute dire, de là à assumer...

  • ApollonduRéverbère
    • Posté à 19h40 le 16/07/2009
    • Internaute 15757

    Je comprends qu’il en ait marre vu l’état de la direction du PS !
    Qu’il parte donc en vacances, il fera jour en septembre pour parler de tout ceci.

    • jjhb
      jjhb répond à ApollonduRéverbère
      cosmonaute
      • Posté à 13h59 le 17/07/2009
      • Internaute 44957
        cosmonaute

      J’aimerais bien savoir depuis quand il cumule ?

      Parce que c’est bien joli de jouer les vertueux...

      Et puis il y a autre chose que je n’arrive pas à saisir.

      C’est le cas Estrosi.
      L’année dernière il quitte le gouvernement pour s’occuper de SA ville. Et un an après, il revient, on le rappelle. (c’est qu’il est tellement indispensable).

      Estrosi a-t-il démissionné de son mandat local pour revenir au gouvernement ?

      Et je passe sur ceux qui considèrent la république comme une agence de voyages gratuite, n’est-ce pas Balkany...

  • Myrdin
    Myrdin
    raleur
    • Posté à 19h52 le 16/07/2009
    • Internaute 27004
      raleur

    « Celui qui est également secrétaire national à la Rénovation au Parti socialiste laisse d’abord à penser qu’il quittera son poste de président de conseil régional »

    Une correction s’impose, il est président du conseil général. Le président du Conseil Régional bourgogne est toujours François Patriat ; -)

    • rachida darty
      rachida darty répond à Myrdin
      sans
      • Posté à 16h50 le 17/07/2009
      • Internaute 85595
        sans

      lapsus peut-être révélateur... ? ? ?

  • lamatap
    lamatap
    fonction publique
    • Posté à 20h20 le 16/07/2009
    • Internaute 85543
      fonction publique

    je ne suis pas surpris, non pas tant parce que la conscience de « l’anticumulard » se serait réveillée...non, trois fois non...le bel Arnaud, beau parleur devant l’éternel ( ?) se trouve confronté, à la tête d’un exécutif, à l’obligation d’avoir à faire des choix ! ! ! ! dur, dur, dur quand « on » ne peut plus uniquement prêcher le « yaka, focon »....trop facile d’accuser le transfert de charges pour masquer une réelle incompétence à gouverner...car gouverner c’est aussi ne plus brosser dans le sens du poil ! ! ! allez Arnaud, un peu de courage : lâche le mandat de député ! tu me ferais tellement plaisir...

  • Bobland59
    Bobland59
    cadre Cial retraité
    • Posté à 21h19 le 16/07/2009
    • Internaute 47677
      cadre Cial retraité

    C’est vertueux d’y penser, mais faudrait quand qu’il se décide, et si jamais il montre l’exemple peut-être que d’autres feront pareil . mais là il ne faut pas rêver .

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à Bobland59
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 12h51 le 17/07/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      D’autant plus qu’il ne faut pas oublier qu’en plus de leurs mandats électifs, ils ont aussi les délégations !

      Et tout ça fait que les € tombent comme à gravelotte dans leurs morlingues !
      Vous avez déjà vue OU en tendu parler d’anciens élus qui sont devenus S D F ? Au bout du premier mandat « beaucoup » sont loin de représenter leurs administrés.

  • PierreAdrien06-
    • Posté à 21h42 le 16/07/2009
    • Internaute 25405

    Cumulard dans la médiocrité, difficile le choix !

  • aristophane
    • Posté à 22h07 le 16/07/2009
    • Internaute 30810

    Ce qui est important c’est que par nos votes , les candidats élus conservent leur gagne-pain !
    La gestion de du pays est secondaire !

    • Les Grands Champs
      Les Grands Champs répond à aristophane
      Retraité, le doigt là où ça (...)
      • Posté à 12h55 le 17/07/2009
      • Internaute 61722
        Retraité, le doigt là où ça (...)

      HOLAS... c’est du seconde dégrée au moins ?

  • Compte supprimé le 21 janvier 2
    • Posté à 23h28 le 16/07/2009
    • Internaute 17993

    Tiens, revoilà Arnaud. Sur un sujet de fond. On aurait pu évoquer ses gros problèmes capillaires, mais non, là on sent que c’est du gros, que c’est du lourd, que ça envoie du bois : en gros il a dit « c’est bon, je vais tenir mes promesses ». Ça passe donc aux infos : venant d’un mec du PS, évidemment, là on est un peu sur le cul. Sauf qu’on s’en fout un peu, maintenant, du PS : on a Mélenchon, Dany et Joly (pas Sylvie, l’autre). Et là je sens qu’on va pas s’emmerder.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 00h27 le 17/07/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    On s’autorise à penser dans les milieux autorisés qu’Arnaud Montebourg pourrait lâcher un mandat, mais on ne sait pas quand, ni lequel.

    C’est toujours sympa de parler de lui, mais bon...

  • Rabelais
    Rabelais
    Indécis chronique
    • Posté à 07h26 le 17/07/2009
    • Internaute 10415
      Indécis chronique

    GUIGNOL...

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 07h40 le 17/07/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Montebourg ? ... c’est pas un gars qui a un CDI dans la politique.... ou un truc comme ça ?

  • papy38
    papy38
    retraité
    • Posté à 07h49 le 17/07/2009
    • Internaute 69081
      retraité

    J’avais bien aimé Montebourg lorsqu’il animait l’association pour une sixième république (dont je faisais partie), et le fait qu’il n’ait été alors en posession que d’un seul mandat. Et puis...

    Voilà qu’il ferait machine arrière...
    Se souvient-il qu’il a appelé à voter NON au projet de constitution européenne ?
    Se souvient-il qu’il représentait un courant de la gauche du parti ?
    Alors tout n’est peut-être pas perdu ?

  • Putt Bill
    • Posté à 09h05 le 17/07/2009
    • Internaute 30603

    En clair, il dit quoi ? ..
    Que pour faire de l’anti-sarozisme efficace, qu’il faut soi-même être sarkoziste ?
    ... Au fait, ça gagne combien un député/Président de CG ? ? ?

    Enterrons vivement ce PS et interdiction absolue d’en faire un Jauressique Parc ! ! !

  • Hibou_Myope
    Hibou_Myope
    Criticologue
    • Posté à 09h29 le 17/07/2009
    • Internaute 84627
      Criticologue

    Effectivement, c’est une info primordiale.

    Arnaud Montebourg renoncera, peut-être un jour, s’il y repense, à l’un de ses mandats. Mais c’est pas sûr.

    Il est possible que finalement il continue à cumuler... Lui-même ne sait pas...
    Voila qui est clair et déterminé. C’est sûr, ca valait le coup de « voler » le « scoop » de France Info.

  • Lugi
    • Posté à 09h50 le 17/07/2009
    • Internaute 28945

    Montebourg en a marre alors il orchestre une sorte de seppuku politique ?
    Ou bien ça faisait longtemps qu’il avait pas fait trop de bruit alors il ouvre bien grand sa gueule ?
    Il ne réalise pas que dans ce domaine précis pour le bien de sa carrière il devrait raser les murs ?

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 10h39 le 17/07/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Faites ce que je dis, pas ce que je fais... C’est bien tous les mêmes...

    Au bucher !

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 10h51 le 17/07/2009
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Voilà une décision saine. Il est toujours plus qu’utile de mettre ses actes en conformité avec ses convictions.

  • diogene39
    • Posté à 11h09 le 17/07/2009
    • Internaute 7256

    etant electeur dans circonscription d Arnaud Montebourg je n ai pas vote pour lui en 2008 aux cantonales car le fait de tenir 2 discours me genais on ne peut pas denoncer le cumul de mandats et etre de ceux qui le pratique j ai trouve ceci deplorable et je me suis jurer de ne jamais vote pour lui de ce fait il a perdu de nombreux electeurs car aux prochaines elections il devrait s inquieter pour son siege de depute

    • gelu42
      gelu42 répond à diogene39
      • Posté à 12h00 le 17/07/2009
      • Internaute 23109

      Ce débat est sans importance, regarder plutôt concrètement son action

      • Cataphractaire
        Cataphractaire répond à gelu42
        Keodedour ar bed
        • Posté à 15h05 le 17/07/2009
        • Internaute 58787
          Keodedour ar bed

        Le problème est comment faire correctement une action sans être débordé par un double emploi ?

      • lamatap
        lamatap répond à gelu42
        fonction publique
        • Posté à 23h31 le 17/07/2009
        • Internaute 85543
          fonction publique

        justement, je regarde...et même avecun seul mandat, c’est pas brillant, brillant...c’est vrai que ce n’est pas le « ministère de la parole »...

  • YoshiL7
    • Posté à 11h12 le 17/07/2009
    • Internaute 29840

    Combien de députés ne cumulent pas d’autres mandats (on ne parle meme pas de ceux qui exerceraient également et soi-disant un emploi en plus) ? combien de sénateurs dans la même situation ? Quelqu’un auraient les chiffres... Je crois que René Dosière n’aurait qu’un mandat à son actif... oups... le député qui ose mettre son nez dans les dépenses de l’état... lui, au moins, il semble avoir le temps d’y travailler finalement et se consacrer pleinement à son mandat et à son rôle...

  • isaway
    isaway
    bloggeuse en résistance
    • Posté à 11h12 le 17/07/2009
    • Internaute 17965
      bloggeuse en résistance

    Je ne lui donnerai pas de conseil, la dernière fois il a fait tout le contraire...

    (Lien)

    mais bon... Just do it Arnaud !

  • gelu42
    • Posté à 11h58 le 17/07/2009
    • Internaute 23109

    La saone et loire est pionière en matière de pistes cyclables, pour qui aime le vélo, c’est un département qui est magnifiquement mis en valeur par ses équipemnts routiers en faveur des vélos. Monsieur Montebourg surtout continuez, c’est super.
    J’habite un département voisin qui malheureusement ne fait pas les mêmes effots.

  • martos
    martos
    (urbain)
    • Posté à 12h15 le 17/07/2009
    • Internaute 51443
      (urbain)

    OUI, AU CUMUL DES MANDATS
    NON, AU CUMUL DES SALAIRES !

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