a debattre 02/04/2010 à 06h44

« Des négos ou boum » : les menaces de salariés paient

Soline Ledésert | Journaliste


Un salarié de Continental lors d’une manifestation devant la Bourse, à Paris (Charles Platiau/Reuters)

Quelques dizaines de salariés de l’équipementier automobile Sodimatex sont retranchés depuis jeudi dans l’usine de Crépy-en-Valois, dans l’Oise. Ils menacent de faire sauter une citerne de gaz située à l’intérieur de l’usine, que le propriétaire entend fermer. Des négociations sont prévues aujourd’hui avec le préfet. Un début de négociation s’est engagé dans la soirée de jeudi.

En juillet 2009, la menace d’action violente, lancée par les salariés de JLG à Tonneins (Lot-et-Garonne), avait permis à ces derniers d’obtenir « gain de cause ». Les salariés de Nortel venaient de déposer les bonbonnes et ceux de New Fabris ont mis bas les bouteilles de gaz. Nous avions alors publié cet article revenant sur ces méthodes d’actions radicales.

(De nos archives) Cette série de chantages bouscule la manière traditionnelle de négocier. Est-il aujourd’hui nécessaire de convier les médias à un feu d’artifice annoncé pour initier un dialogue avec ses patrons ? La menace de passer à des actions chocs a-t-elle remplacé le coup de fil à l’administration ou la lettre aux élus locaux ?

Retour sur les menaces, les passages à l’acte et les suites de quelques coups d’éclat des dernières années.

1

Cellatex. De l’acide dans la Meuse et 12 000 euros d’indemnités

Eté 2000. Les 160 salariés de l’usine Cellatex, société de filature de viscose à Givet (Ardennes), apprennent que leur entreprise est en liquidation judiciaire. Leur dernier patron en poste était autrichien et avait disparu de la scène un an auparavant.

  • Menace. L’utilisation du stock de 46 tonnes de sulfure de carbone, 56 000 litres d’acide sulfurique et 90 tonnes de soude forte qui sont entreposés dans l’usine, accompagnée du slogan « Jusqu’au boum boum boum ».
  • Passage à l’acte. 5 000 litres d’acide déversés dans la Meuse.
  • Les suites. Un protocole de sortie de conflit et des indemnités de licenciement de près de 12 000 euros par salarié, à l’été 2000.
2

Moulinex. « Du fric ou boum »

Novembre 2001. L’usine de Moulinex de Cormelles Le Royal (Basse-Normandie) ferme, les salariés contestent le plan de licenciement massif.

  • Menace. L’explosion de tonneaux remplis de substances inflammables déposés autour de l’usine, accompagnée du slogan « Du fric ou boum ».
  • Passage à l’acte. Un bâtiment incendié et la séquestration de Michel Bove, le délégué interministériel chargé de Moulinex.
  • Les suites. Une augmentation des indemnités de licenciement et des primes additionnelles pour certaines salariés.
3

Metaleurop Nord. Un plan social et des documentaires

Janvier 2003. Les 830 employés de l’usine Metaleurop Nord de Noyelles-Godault (Pas-de-Calais) apprennent au journal télévisé qu’ils sont licenciés sans préavis, suite au redressement judiciaire de la fonderie de plomb et de zinc dans laquelle ils travaillent.

  • Menace. L’utilisation du chlore, du nitrate et d’autres acides stockés dans la fonderie.
  • Passage à l’acte. Des pains de sodium sont déversés dans le canal de la Deûle.
  • Les suites.. Un plan social financé par les pouvoirs publics, des indemnités de licenciem

    ent, le reclassement des salariés et un florilège de films et documentaires.

4

Lenoir et Mernier. Les prud’hommes interviennent

Mars 2008 : les 132 salariés du fabricant de boulons Lenoir et Mernier, à Bogny-sur-Meuse (Ardennes), sont licenciés suite à la fermeture du sidérurgiste, qui fut vendu puis racheté, pour finir par faire faillite.

  • Menace. Le déversement du stock de centaines de litres d’acide chlorhydrique dans la Meuse et une petite cuve symbolique posée au-dessus d’une bouche d’égoût.
  • Passage à l’acte. Incendie de la maison-mère et d’un quart d’une des usines.
  • Les suites. La requalification par le conseil des prud’hommes de Charleville-Mézières, en mai 2009, des licenciements économiques en « licenciements sans cause réelle et sérieuse », et un droit à des indemnités entre 1 500 et 43 000 euros pour les anciens salariés.
5

Continental. 50 000 euros au lieu de 20 000 euros

Avril 2009 : après le rejet par la justice de leur demande de suspension de la procédure de fermeture du site de Continental à Clairoix (Oise), les salariés du fabricant de pneus expriment leur colère.

  • Menace. « Déjà, dès le premier jour, ils voulaient tout exploser et (mettre) le feu à l’usine », avait annoncé Xavier Mathieu, délégué CGT, en parlant des salariés.
  • Passage à l’acte. Le ravage de la sous-prefecture de Compiègne par des salariés de Continental, le 21 avril.
  • Les suites. Indemnités de départ de 50 000 euros pour chacun des 1 120 salariés licenciés, au lieu des 20 000 euros initialement prévus.

Article initialement publié le 16 juillet 2009.

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  • Di
    Di répond à Eleonore10
    • Posté à 12h22 le 18/07/2009
    • Internaute 8231

    Tout à fait le genre de réponse de Carla Bruti, ça ! : -)

  • Strawman
    Strawman répond à Eleonore10
    Scientocrate
    • Posté à 09h51 le 02/04/2010
    • Internaute 96130
      Scientocrate

    « Le peuple n’a plus de pain ? Qu’ils mangent de la brioche. »

  • pierrejcallard
    pierrejcallard répond à kdb
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 17h43 le 17/07/2009
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    @ KDB : Encore pour deux ou trois mois... après, on fait des États Generaux et on propose un projet de société ou ce sera la confrontation anarchie vs dictature

    Pierre JC Allard

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon répond à pierrejcallard
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 09h27 le 02/04/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « L’action syndicale efficace tend de plus en plus à se confondre avec le banditisme »

    Ici nous ne sommes plus du tout dans le cadre Syndical.

    Nous sommes en pleine situation de dérapage, précisément parce que ces temps ci, il semblerait bien que les Syndicalistes attitrés ne font pas leur boulot, ne remplissent pas leurs fonctions...
    ...et sont de plus en plus partisans des options patronales.

    Lorsque le Syndicalisme démissionne, tout devient possible !

  • touko_2
    touko_2 répond à pierrejcallard
    fonctionnaire http://minettelol (...)
    • Posté à 11h34 le 04/04/2010
    • Internaute 70143
      fonctionnaire http://minettelol (...)

    Bah quand ce même état de droits ne fait rien pour changer les choses, c’est le seul moyen .

    De toutes façon bientôt on travaillera le dimanche, donc on pourra même plus lire ce genre d’article.

  • Majesté
    Majesté répond à gabriel12
    On respire enfin
    • Posté à 10h56 le 17/07/2009
    • Internaute 77564
      On respire enfin

    Dans le même ordre d’idées, je propose un grand autodafé avec les manuels d’histoire. Rendez-vous compte, ils osent révéler que des petits gueux tout vilains ont décapité le bon Roi Louis XVI. C’est totalement inconscient, car ça pourrait donner des idées à quelques désespérés (décidemment, quelle sale race, ces désespérés)

  • Colas Géranton
    • Posté à 21h13 le 17/07/2009
    • Internaute 50454

    Ouais, c’est dégueulasse, vous vous rendez compte que maintenant les travailleurs vont savoir ce qu’il faut faire pour se défendre ! Mais que fait l’actionnaire de Rue89 ? Il n’est pas proriétaire d’usines ?

    Voyons, il vaut mieux montrer les résultats des salariés raisonnables, qui vont gentillement pointer au Pôle Emploi quand ils sont virés, et qui n’auront même plus droit au RMI. Gabriel12, étudiant en finances (surement futur riche), est vraiment le sauveur suprême des travailleurs, écoutons-le : prenons notre carte chez un syndicat raisonnable, et faisons confiance à notre patron, notre bon maître !

  • Poilagra
    Poilagra répond à gabriel12
    • Posté à 10h35 le 02/04/2010
    • Internaute 103441

    « découpage d’un doigt de patron toutes les cinq minutes en cas de non soumission aux revendications... »

    Soyons magnanimes ! donnons leur un peu plus de temps en incluant les doigts de pieds !

    • Lairderien
      Lairderien répond à Poilagra
      • Posté à 19h47 le 02/04/2010
      • Internaute 22751

      On peut encore leur laisser plus de temps en se contentant d’une phalange toutes les cinq minutes (14 phalanges par main !)

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 17h44 le 16/07/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    En fait ces annonces d’actions radicales faites par des salariés désespérés de voir leur outil de travail supprimé ou délocalisé a pour but, bien sûr de faire une pression supplémentaire sur leurs patrons, de faire venir à eux les médias et çà marche... !

    Les syndicats traditionnels, trop occupés à défendre leur appareil, se sont décrédibilisés en prônant un syndicalisme institutionnel sur lequel le patronat s’appuie pour faire passer leurs plans sociaux à la con. Attention, il semble que les salarié(e)s prennent conscience de leur force s’ils restent unis et déterminés face aux décideurs actuels qui doivent commencer à flipper devant l’esprit communard qui peut se répandre rapidement... ! !

    Lien

    • Ginette Bouzigue
      Ginette Bouzigue répond à Phil2922
      concierge dans l'escalier
      • Posté à 10h48 le 02/04/2010
      • Internaute 102660
        concierge dans l'escalier

      J’allais le dire.... Mais vous le faîtes trés bien ! Ceci dit je m’étonne encore que des internautes critiquent ce genre d’action légitime. Cette violence des futurs chômeurs n’est rien comparée à celles de leurs patrons !

  • opselon
    opselon
    Technologue
    • Posté à 17h47 le 16/07/2009
    • Internaute 85530
      Technologue

    Cela prouve une chose. La bêtise humaine n’a pas de limite et on lui a donné les moyens de le démontrer en lui mettant à disposition tout ce qu’il faut pour se détruire. Selon vous ou sont partis les 5000 litres d’acide et le sodium ? Dilués dans l’eau certes après avoir détruit la faune et a flore locales. Puis on les retrouve à des taux négligeables mais à grande concentration dans la durée en bout de chaine alimentaire. Et qui est au bout de cette chaine ? .
    Autre point. Dans l’hypothèse extrême ou ces personnes perdaient tout : leur boulot et toute leur épargne alors que leur reste t’il ? Simple, lorsqu’on est SDF on dépend énormément de l’environnement qui nous entoure et de ce qu’il nous donne et ils ont cherché à le détruire. Bref, ils auront fait disparaitre le peu qui reste lorsqu’on à tout perdu.
    CQFD : ces solutions sont des méthodes suicidaires et je mets ma main au feu que tous ne sont pas prêt à se tirer une balle dans leur propre tête et celles de leur famille même après avoir perdu son travail. Alors pourquoi ce choix ?

    • Hibou_Myope
      Hibou_Myope répond à opselon
      Criticologue
      • Posté à 10h10 le 17/07/2009
      • Internaute 84627
        Criticologue

      Pourquoi ces choix ?
      Mais justement, parce qu’ils sont suicidaires !

    • la champenoise
      la champenoise répond à opselon
      • Posté à 07h41 le 02/04/2010
      • Internaute 27942

      Parce qu’ils ne veulent pas mourir en silence, victimes de patrons voyous qui n’en sont pas à leur coup d’essai.

  • nomquepersonneutilisedeja
    • Posté à 17h49 le 16/07/2009
    • Internaute 85528
      Etudiant

    Où trouve-t-on tous ces sous pour dédommager les salariés une fois qu’ils ont tout fait pété ?

    • Eleonore10
      • Posté à 10h54 le 17/07/2009
      • Internaute 23439

      Je crois avoir entendu que les grands patrons recommencent à se payer grassement...
      Que les banques font des réserves pour donner des bonus intéressants à certains de leurs dirigeants...

      Où prennent-ils les sous ?

  • Mister K
    Mister K
    Arpenteur
    • Posté à 18h15 le 16/07/2009
    • Internaute 81215
      Arpenteur

    Article intéressant. C’est une bonne idée d’avoir mené cette recherche et de rappeler les précédents conflits sociaux.

    Il faut peut être remarquer que les périodes avant et après octobre 2008 ne sont pas tout à fait comparables. Nous sommes en situation de récession. Beaucoup d’entreprises ont au mieux gelé leurs plans de recrutement et bien souvent réduisent leurs effectifs. Il y a en ce moment un grand nombre de plans « sociaux » (euphémisme) et il faut probablement ce genre d’actions radicales, médiatiques ou symboliques, pour attirer l’attention des medias, et de là des élus. Les salariés qui sont menacés de licenciement économique aujourd’hui ont conscience qu’ils ont un plus grand risque de connaître le chômage de longue durée, surtout à partir de 45-50 ans (pour donner une idée, un ami m’indique que dans les Yvelines la perspective de chômage est estimée 18-20 mois actuellement pour les plus de 40 ans, et qu’elle passerait à 3-4 ans pour les plus de 50 ans).

    On comprend pourquoi les salariés se battent encore plus aujourd’hui, avec les moyens du bord, pour tenter de compléter les indemnités au delà du minimum légal. Certes « une prime, ça ne fait pas un emploi » (1), mais au moins çà permet de vivre un certain temps en attendant la reprise que l’on nous promet chaque jour plus proche... !

    (1) Il y a tout un tas de déclarations en ce moment sur le thème « une prime, ça ne fait pas un emploi » (ex Wauquiez, mais pas seulement). Serait ce parce que dans les palais dorés de la république on ne risque pas soi même de connaître le chômage ?

    • hormheb
      hormheb répond à Mister K
      neant
      • Posté à 18h26 le 16/07/2009
      • Internaute 43631
        neant

      je ne peux pas m’empecher de faire un lien avec les revendications sociales de janvier et fevrier dernier en Gaudeloupe.
      Il y en a au gouvernement et dans la presse qui ont denonce les methodes dites muscles du LKP, le chantage, et je ne sais quoi d’autres. Au final, les patrons n’ont cede a rien.

      On est tres comprehensif et meme solidaires des salaries qui en France utilisent ces methodes de brigands pour faire de la surenchere. Mais quand des salaries manifestent pacifiquement dans les DOM, tout de suite c’est : « il ne faut pas exagerer...ou mettez vous au boulot ou arreter de vivre de notre fric.. ».ou je ne sais quelle autre sottise.
      Comme quoi la tradition violente de reglement des conflis sociaux en France qui date au moins depuis la revolution est valable ici mais interdite dans les DOMs.
      je trouve que ces manieres de revendiquer sont odieuses et ressemble a du racket ! Il y a certainement moyen d’obtenir les memes resultats sans passer par la ! Mais ca cela demande aussi une revolution dans les mentalites et la facon de gerer les ressources humaines aussi bien du cote des entreprises et que des etablissements gouvernementaux charges de controler l’application du droit du travial dans ce pays !

    • M. de Wolmar
      M. de Wolmar répond à Mister K
      explorateur
      • Posté à 09h35 le 02/04/2010
      • Internaute 59614
        explorateur

      >>On comprend pourquoi les salariés se battent encore plus aujourd’hui, avec les moyens du bord, pour tenter de compléter les indemnités au delà du minimum légal. Certes « une prime, ça ne fait pas un emploi » (1), mais au moins çà permet de vivre un certain temps en attendant la reprise que l’on nous promet chaque jour plus proche… !

      Et c’est là que les masques des syndicats tombent et que leur rôle de canalisateurs et d’agents du capitalisme est dévoilé au prolétariat.
      Tous ces salariés dans la difficulté (et demain dans la misère) ont toutes les cartes en main, aujourd’hui même, ils peuvent faire plier les politiques et leurs maîtres, les propriétaires des moyens de production : grève générale, organisation inter AG, auto organisation politique (sur le modèle de la Commune de Paris), arrestation des « représentants » politiques actuels et des grands bourgeois, interconnexions avec les mouvements ouvriers des autres pays (internationalisation de la lutte) etc...
      Il n’y a que ce moyen pour ne pas aller dans le mur vers lequel le prolétariat mondial fonce tout droit

      Lien

      Le système capitaliste s’effondre tranquillement, chaque jour sous ce système est encore un miracle pour les grands propriétaires (et une occasion de se goinfrer de milliards
      Lien ) mais ils dansent sur un volcan, ça ne vous rappelle rien (regardez à partir de la 5ème minute, c’est la même « chute » en avant, le même vertige suicidaire) :
      Lien

    • drakn
      drakn répond à Mister K
      Etudiant
      • Posté à 11h20 le 03/04/2010
      • Internaute 110857
        Etudiant

      « Certes “ une prime, ça ne fait pas un emploi ” (1), mais au moins çà permet de vivre un certain temps en attendant la reprise que l’on nous promet chaque jour plus proche… ! »

      Le principal soucis étant que le patronat à tout intérêt a voir le droit de licenciement devenir monnayable, quitte à y mettre le prix.
      Il me semble que la réquisition des entreprises par les travailleurs en lutte - à la manière des LIP et de la révolution anarchiste de 1936 en Espagne - et la réorganisation de la production sur des bases autogestionnaires soient des actions beaucoup plus porteuse tant en terme de transformation sociale qu’en terme de satisfactions des besoins à court terme des travailleurs : « On fabrique, on vend, on se paye ».

  • Badgud
    Badgud
    Athée
    • Posté à 18h20 le 16/07/2009
    • Internaute 75022
      Athée

    Morale de l’histoire :

    En France pour se faire entendre, il faut tout faire péter ...

    • Anonyme répond à Badgud

      il était temps que ça arrivel ça va faire avancer le smilblick pour de bon cette fois.

    • Ourse polaire
      Ourse polaire répond à Badgud
      que reste-t-il de ma banquise
      • Posté à 14h21 le 17/07/2009
      • Internaute 78763
        que reste-t-il de ma banquise

      c’est la faute au pote de sa majesté, il avait qu’à pas donner l’idée « allumer le feu ! ! ! »

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 18h28 le 16/07/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Allez, ça faisait longtemps !

    ça fait du bien même si c’est peu constructif, non ?

    Lien

    • kk
      kk répond à skalpa
      au vert
      • Posté à 18h31 le 16/07/2009
      • Internaute 13480
        au vert

      On ne s’en lasse pas !

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 18h30 le 16/07/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Votre présentation a le mérite de nous rafraichir la mémoire, mais j’ai comme le sentiment que la progression n’est pas aussi linéaire que ça.
    Et qu’on va assister à la fois à de multiples cas de ce type, et à l’apparition de bien pire.

    D’autre part, il ne faut jamais oublier que dans la plupart des cas, un dégraissage n’est qu’un investissement très rentable pour l’actionnaire. Une façon de « nationaliser les pertes ».
    Et comme un licenciement fait beaucoup plus de mal aujourd’hui, les indemnités compensatoires (hors indemnités légales) doivent être beaucoup plus élevées.

    Travailler plus pour gagner plus ? On dirait qu’on commence à y travailler, en effet.

  • GWERN
    GWERN
    Ex militant du vaste mouvement (...)
    • Posté à 18h45 le 16/07/2009
    • Internaute 60684
      Ex militant du vaste mouvement (...)

    Version française de « Take the money and run » !
    Plus sérieusement, on peut y voir une forme extrême de la « lutte des classes » ou plus sûrement un désespoir certain, désespoir qui pourrait prendre des formes plus radicales encore ! !
    Les pouvoirs (économiques et /ou politiques ) feraint bien d’y réfléchir !

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 18h47 le 16/07/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « ....les menaces de salariés paient.... »

    ► Un message est donné aux entreprises :
    surtout, en France, évitez d’embaucher,
    sinon, on saura vous le faire payer.....

    Ces gens qui prétendent se battre pour l’emploi,
    de fait, tuent dans l’oeuf des potentiels de milliers d’emplois qui ne se feront pas, ou se feront ailleur que chez nous.

    • Denis Grognard
      Denis Grognard répond à Pierrrrre
      Prolétaire du flux
      • Posté à 11h26 le 17/07/2009
      • Internaute 56547
        Prolétaire du flux

      Ben oui, pourquoi qu’on travaillerait pas gratuit aussi ? ? ? ?
      Là c’est sûr que pleins d’investisseurs viendraient chez nous !

      Vraiment, je suis déçu par ces syndicalistes agités qui jouent contre « l’Equipe France », on ne va pas s’en sortir ! Au fond, ce sont eux les responsables de la crise, les fainéants qui ne veulent pas bosser et en plus réclament du pognon ! ! !

      C’est sûr il n’y a qu’en France qu’on voit ça :
      Lien

      Je propose une solution, un Etat fort avec une police apte à maintenir le cap vers le bonheur tracé par nos dirigeants politiques et économiques et que ces pauvres indigents sont incapables de voir.

      J’ai fait un énorme effort pour ne pas utiliser la moindre insulte dans ce message.

      • GWERN
        GWERN répond à Denis Grognard
        Ex militant du vaste mouvement (...)
        • Posté à 20h54 le 17/07/2009
        • Internaute 60684
          Ex militant du vaste mouvement (...)

        La meilleure preuve que ’l’on ne voit cela qu’en France » !
        Extrait de « Dans le Monde une classe en lutte ! » Juin 2009 le début seulement pour ne pas prendre trop de place !

        Ni patrie, ni frontières | Cercle social | Echanges et mouvements | La bibliothèque | Temps critiques |
        Dans le monde, une classe en lutte juin 2009
        30 juin 2009

        1-LES DIFFERENTES FORMES D’IRRUPTION DE LA VIOLENCE DE CLASSE DANS LE MONDE

        Tout ce que l’on a pu voir ces derniers mois dans le monde La grève, sans plus

        Canada * - 6/2/2009 - Toronto, York University. Un mouvement que les syndicats n’arrivent pas à contrôler. Depuis 84 jours, 3 400 enseignants et assistants sont en grève contre des réductions de salaires et des licenciements. La grève dure malgré une législation passée dans l’État d’Ontario déclarant la grève illégale. Cette loi a déjà contraint les conducteurs de bus à mettre fin à une grève qui durait depuis 51 jours. * - 2 400 travailleurs municipaux en sont à leur quatrième grève d’une journée contre la baisse de leurs salaires, la réduction des droits d’ancienneté et un plan drastique anti absentéisme. * -14/4/2009 - 600 sidérurgistes de la compagnie National Steel Car Ltd (matériel ferroviaire) à Hamilton (Ontario) en grève pour le renouvellement du contrat, la firme voulant imposer une réduction des salaires de 25 %. Depuis 2006, plus de 1 700 ouvriers ont été licenciés et les 660 restants travaillent une semaine de 4 jours. * -5/6/2009 - Kellogg Canada Inc (conditionnement de céréales alimentaires) à London (Ontario). Les 480 travailleurs ayant rejeté les propositions patronales pour un nouveau contrat impliquant un refus d’augmentation des salaires, la direction met l’usine en fermeture temporaire (lock-out).

        Chili * -6/6/2009 - Fin d’une grève de 3 semaines des 80 000 enseignants pour des augmentations de salaires après l’obtention de 535 $ jusqu’à 19 heures de travail hebdomadaire, et 892 $ pour 20 heures et plus.

        Allemagne * -26/2/2009 - Dans la Ruhr, aciéries et usines automobiles sont durement touchées par la crise. 10 000 sidérurgistes manifestent à Duisburg devant le siège de ThyssenKrupp Steel contre des menaces de licenciement. Une nouvelle manifestation regroupe 15 000 métallos le 11 mai alors que le projet précise 2 000 licenciements dans 7 usines du groupe d’ici 2011 ; les usines de Rüsselsheim et Eisenach d’Opel (General Motors) prises dans la tourmente de la maison mère mènent des journées d’action contre un avenir incertain, malgré une solution récente de reprise par un équipementier canadien et des capitaux russes. En Allemagne, le taux officiel du chômage est de 7 % à l’Ouest et de 14 % à l’Est. En février, dans toute l’industrie, 670 000 travaillent à temps partiel (40 000 rien que pour Volkswagen qui a licencié auparavant 16 500 intérimaires).

        Inde * - 28/3/2009 - 20 000 travailleurs des chantiers de démolition de navires d’Alang (province de Gujarat) sont en grève illimitée, s’opposant à un cartel d’employeurs qui veulent imposer une baisse des misérables salaires journaliers les faisant passer de 300 roupies à 240 roupies (de 4,80 euros à 3,80 euros), malgré un manque de volontaires pour ce travail extrêmement dangereux, et malgré l’afflux de navires promis à la casse à cause de l’effondrement du fret maritime. * -13/6/2009 - 3 000 travailleurs en grève dans les usines d’Arakonam et de Pondicherry (Tamil Nadu) du trust MRF (pneumatiques) depuis plus de 40 jours pour les salaires et la reconnaissance syndicale. Une manifestation des grévistes et de leur famille devant les bureaux de l’Office du travail a entraîné plus de 600 arrestations le 23 mai. Levée du lock-out et reprise du travail confuse le 29 mai au milieu de rivalités syndicales. * - 4/5/2009 - Nombreux conflits dans différents ports contre la modernisation qui élimine nombre de dockers (en 2000, 100 000 dockers, en 2009, 59 000). La marine nationale est utilisée pour remplacer les dockers et décongestionner les ports bloqués par la grève qui dure depuis mai.

        Égypte * - 5/6/2009 - Tanta Linen Co, entreprise textile autrefois d’État et récemment vendue à un capitaliste saoudien, de nouveau en grève pour le paiement de primes promises et pour la réintégration de 9 travailleurs licenciés suite à une grève de juillet 2008, la troisième depuis 2006, alors que des accords avaient mis fin à la première, en 2006, avec promesse du paiement de ces primes.

        Italie * -11/5/2009 - Les projets de rachat de Chrysler par Fiat risquant d’entraîner des restructurations, les syndicats appellent à une grève d’une heure et demie à l’usine de Termini Imerese (1 700 travailleurs) qui a connu 5 mois de chômage partiel au cours des 6 derniers mois.

        Corée du Sud * -21 mai - SsangYong Motor à Pyeongtaek veut licencier 2 600 travailleurs sur 7 100. Ces derniers, armés de barres de fer et de cocktails Molotov, occupent l’usine et sont dans l’attente d’une attaque policière puis d’un lock-out.

      • GWERN
        GWERN répond à Denis Grognard
        Ex militant du vaste mouvement (...)
        • Posté à 20h59 le 17/07/2009
        • Internaute 60684
          Ex militant du vaste mouvement (...)

        Et à propos des « séquestrations “qu’on ne verrait qu’en France !
        Extrait du même article !

        Les dirigeants séquestrés

        Belgique * - Cytex (chimie) à Drogenbos ; cette firme américaine de 550 travailleurs a déjà tenté des licenciements en octobre 2008, mais a dû donner des garanties après 10 jours de grève (6 semaines de préavis et 8 mois de complément de chômage). Début mars, un plan de licenciement pour 165 travailleurs déclenche la grève avec occupation et une première séquestration de dirigeants fin mars. Relâchés avec des promesses d’accord. Ces promesses non tenues, les mêmes sont séquestrés une seconde fois le jeudi 23 avril, 4 d’abord puis un qui y passe la nuit. Relâchés après un préaccord qui finit par être régularisé par un vote à 86 % le 15 mai.

        Italie * - 25/2/2009 - Benetton licencie 143 travailleurs. Le directeur du personnel et sa secrétaire sont séquestrés, lui quelque peu malmené. Le syndicat CGIL est débordé. Les flics ‘ délivrent les prisonniers ’. * - 20/4/2009 - Pour une question de retard dans le paiement des salaires à Omnia Service Center, un centre d’appel, un directeur est bloqué dans les bureaux.

    • la champenoise
      • Posté à 07h43 le 02/04/2010
      • Internaute 27942

      De toute manière ce groupe délocalise actuellement en Tunisie, alors pour tuer les emplois dans l’oeuf, il sait faire !

    • Poilagra
      Poilagra répond à Pierrrrre
      • Posté à 10h42 le 02/04/2010
      • Internaute 103441

      Pierrrrrrrre c’est...Monsieur BOUM-BOUM !

    • Piedo
      Piedo répond à Pierrrrre
      Assis
      • Posté à 11h03 le 02/04/2010
      • Internaute 43246
        Assis

      Pierre, rappelez-nous la dernière fois où vous avez envoyé CV et lettre de motivation. Rappelez-nous la dernière fois où vous avez eu à chercher un emploi dans le privé. Rappelez-nous ce que vous connaissez du travail dans le privé.

      Ah, oui, c’est vrai, j’oubliais. Vous êtes fonctionnaire...

  • William la révolte
    • Posté à 18h47 le 16/07/2009
    • Internaute 18458

    C’est beau une usine qui saute.Un peu moins d’aliénation, un peu plus de liberté.

  • désinscrit-
    • Posté à 18h56 le 16/07/2009
    • Internaute 736

    Vu le nombre de sous traitant auto en difficulté, ils feraient peut être mieux de réclamer leur outil de travail et s’entendre pour auto gérer la fabrication une voiture peu polluante, à bas coût.

    Ils iront malheureusement pas bien loin avec leur miette de prime (je me demande même si les indemnités chômage ne seront pas déclenchées à retardement ? ?)

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 18h59 le 16/07/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    C’est sympa tout çà mais s’asseoir sur les projets de Marx / Bakounine et Pelloutier / Pouget - à savoir la destitution de l’Etat et du patronnat afin de travailler pour le profit de tous, en un mot le socialisme - pour 30 000 $ /personne, çà ressemble à une reddition.

    Ils ne se battent pas pas pour instituer des droits pour tous, ils réclament une obole à l’ennemi pour abandonner le combat.

    Ils feraient mieux de faire sauter Thibault et Mailly, et tous les partis soit-disant socialistes qui ne pensent qu’à tenir le manche de la poële aux côtés du patronnat. Au lieu de faire comme eux.

    Socialisme ou barbarie ?

    Pour 30 000 $, je me mets du côté de la barbarie...

  • GWERN
    GWERN
    Ex militant du vaste mouvement (...)
    • Posté à 19h06 le 16/07/2009
    • Internaute 60684
      Ex militant du vaste mouvement (...)

    Dernière nouvelles du front !

    Les « Fabris » de Châtellerault font face aux CRS à Boulogne

    Créé le 16.07.09 à 11h18 | Mis à jour le 16.07.09 à 14h08 | 4

    SOCIAL - La réunion au siège avec la direction de Renault n’a rien donné, ils bloquent la rue...

    Ils sont environ 180 à avoir fait le déplacement. Des salariés de l’usine New Fabris, spécialisée dans la fabrication de pièces mécaniques pour l’automobile et basée à Châtellerault, se sont rendus à Boulogne-Billancourt ce jeudi matin pour demander « un geste » à Renault, son principal client avec PSA.

    Menaces d’affrontements

    Ils sont repartis bredouilles. Reçus par la direction à 11h, ils se sont vus proposer la même chose que chez Peugeot, soit rachat du stock. Ce qui équivaudrait, selon les délégués syndicaux présents sur place, 6.600 euros d’indemnité par employé, alors qu’ils en réclament 30.000 euros, faute de quoi ils menacent de faire sauter l’usine au 31 juillet. « C’est pas du bluff, on est prêt à aller jusqu’au bout », a confié un salarié à 20minutes.fr.

    Selon notre journaliste sur place, l’ambiance était tendue à l’issue de la réunion. Les salariés ont décidé spontanément de bloquer l’avenue du Général-Leclerc à Boulogne. Les CRS ont commencé à se déployer, tant bien que mal, et ont menacé de recourir aux bombes lacrymogènes.

    Le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, a exigé le retrait des bonbonnes de gaz sur le site. « Il est hors de question qu’on les enlève », a lancé Guy Eyermann, délégué CGT et secrétaire du CE. Sur le toit d’un petit atelier, on peut toujours apercevoir six bouteilles de gaz reliées entre elles.

    Une délégation de salariés a toutefois rendez-vous lundi 20 juillet au cabinet du ministre de l’Industrie. « On ne menace pas le gouvernement. On espère pouvoir expliquer notre situation et être entendu », a conclu le responsable syndical.

    Les salariés de Nortel, eux, ont rendez-vous dès ce jeudi avec Christian Estrosi. La veille, ils ont accepté de retirer les bonbonnes de gaz, après avoir obtenu une réunion avec l’administrateur français et l’administrateur anglais du groupe. « Les bonbonnes étaient de toute façon vide », avait confié à E24.fr un responsable du collectif des salariés en grève.

    Wauquiez dénonce ce « chantage à la bonbonne de gaz »

    « Un chantage à la bonbonne de gaz, c’est pas ça qui permet d’arracher une prime et permet une reconversion », a pour sa part jugé jeudi sur LCI le secrétaire d’Etat à l’Emploi Laurent Wauquiez, en ajoutant que menaces et chantage n’étaient « pas un élément du dialogue social acceptable ».

    Interrogé sur le rôle du gouvernement, notamment en tant qu’actionnaire de Renault, client de New Fabris, Laurent Wauquiez a estimé que son « rôle n’était pas de s’amuser à faire la pression pour que telle ou telle prime soit versée » mais de « s’assurer que les salariés qui perdent leur emploi puissent bénéficier des meilleurs outils pour rebondir et avoir une reconversion ».

    O. R. (sur place) et C .F. (avec agence)

    Lien

    • kdb
      kdb répond à GWERN
      • Posté à 22h42 le 16/07/2009
      • Internaute 29729

      des stages en charcuterie....et autre fadaises ....

      le petit Nicolas,demande une augmentation de 200,000 € ou il fait sauter la france....

  • omansour
    omansour
    Lyonnais
    • Posté à 19h23 le 16/07/2009
    • Internaute 66594
      Lyonnais

    Je suis le seul à trouver que ces méthodes, en plus d’être illégale, sont dangereuses et totalement contre productive en terme d’investissement ?

    • mioumiou
      mioumiou répond à omansour
      • Posté à 19h28 le 16/07/2009
      • Internaute 34943

      Non t’es pas le seul, mais disons que ce n’est pas très Cool de penser cela.

    • teych
      teych répond à omansour
      insoluble dans le libéralisme
      • Posté à 20h04 le 16/07/2009
      • Internaute 36309
        insoluble dans le libéralisme

      Suis-je le seul à me souvenir que le même patronat qui aujourd’hui gueule au charron est le premier à avoir, il y a plusieurs années déjà, institué le chantage comme moyen de négociation. Enfin, le terme de négociation est quasiment inapproprié puisqu’il s’agissait plutôt d’un ultimatum dans le style : vous acceptez nos conditions sans discuter ou on ferme tout de suite. Les conditions en question n’étaient pas forcément conformes au droit du travail (à l’époque, il en subsistait encore un embryon), mais comme c’était ça ou la porte, les salariés étaient bien obligés d’accepter, et les syndicats de s’écraser. Une fois que les salariés avaient « sauvé l’entreprise par leur sacrifice consenti », (en langage patronal ça signifie que les ouvriers ont préservé les 15% de dividendes des actionnaires), pour les remercier, quelques mois plus tard, on les fout dehors en on déménage l’usine.

      • spleenlancien
        spleenlancien répond à teych
        Manant, de passage sous le (...)
        • Posté à 20h43 le 16/07/2009
        • Internaute 78672
          Manant, de passage sous le (...)

        Non, vous n’êtes pas le seul à avoir de la mémoire. Les dévots du libéralisme auront beau nous expliquer que c’est sous l’effet des contraintes éxterieures.... et patati et patata . Ce sont des Diafoirus. L’orage gronde, ils sont de plus en plus nombreux à refuser le clystère patronnal et à devenir, comme d’autre, insolubles dans le libéralisme.

  • mioumiou
    • Posté à 19h25 le 16/07/2009
    • Internaute 34943

    Que dit le parti socialiste de cette situation ?

    • kdb
      kdb répond à mioumiou
      • Posté à 22h37 le 16/07/2009
      • Internaute 29729

      Que dit le parti socialiste de cette situation ?
      reponse chut.....zzzZZZzzZzzzZZZzzZZZZZzZZZZzZZz
       :)

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à kdb
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 07h14 le 17/07/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Effectivement, l’Iimovane et le Stilnox coulent à flots continus !

  • jpouille
    jpouille
    Fils du vent
    • Posté à 19h34 le 16/07/2009
    • Internaute 31114
      Fils du vent

    Lorsque je vois que des pains de sodium sont deverses dans le canal par les salaries de Metaleurop Nord, je me dis que c’est peut etre pas la meilleure des solutions, c’est meme absurde.
    En revanche, faire sauter une usine, c’est plus elabore et reflechis, cela couterait beaucoup plus pour le patron qu’une prime de 30.000 €.
    Pour Continental, le saccage de la sous pref est un scandale car c’est du domaine du public pas du prive et les salaries auraient du reflechir avant de commettre un acte aussi irresponsable.
    Mais bon vous voulez mon avis ? je suis de gauche, les actions aux salaries, point barre.

    • Strelok
      Strelok répond à jpouille
      Humain
      • Posté à 21h03 le 16/07/2009
      • Internaute 51074
        Humain

      On se demande surtout si on vit toujours dans un état de droit. Des salariés qui polluent VOLONTAIREMENT une rivière, ou qui menacent de détruire le bien d’autrui si on ne leur donne pas d’argent, ça devrait être direct prison.

      Pas d’indemnité de licenciement, ni de chomage, ce sont des criminels, point barre.

      En tout cas, en faisant ça, ils vont obtenir un résultat : moins d’investissements en France, et lorsqu’un patron veut délocaliser, il commencera par tranquillement vider son usine, pour éviter qu’on détruise ses machines. C’est déjà arrivé, et ça risque de devenir systématique.

      Ben oui, vous avez vu beaucoup de salariés d’autres pays se comporter comme ça ? Moi non. Alors ça, plus la fiscalité désavantageuse de notre pays, plus le coût du travail et le manque de flexibilité = épouvantail à investisseurs.

      Et sans investisseurs, c’est qui qui va les créer, les jobs ?

      Evidemment que les patrons sont loin d’être parfait en face. Mais quand votre voisin vous casse une vitre, est-ce que c’est un prétexte pour lui faire sauter sa maison ? Je trouve ça hallucinant qu’une majorité de français trouve des excuses à ces tarés.

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à Strelok
        non connue
        • Posté à 23h59 le 16/07/2009
        • Internaute 82025
          non connue

        Jusque là, vous viviez dans le monde de la télé.
        Mais vous découvrez le vrai monde, celui des gens qui n’ont plus rien à perdre. Vous n’êtes pas au bout de vos surprises...

      • wardog
        wardog répond à Strelok
        • Posté à 00h45 le 17/07/2009
        • Internaute 35359

        >>On se demande surtout si on vit toujours dans un état de droit. Des salariés qui polluent VOLONTAIREMENT une rivière, ou qui menacent de détruire le bien d’autrui si on ne leur donne pas d’argent, ça devrait être direct prison.<<

        Vous inquiétez pas, les gros patrons d’usines s’assoient régulièrement sur les problèmes de pollution et ce ne sont pas les exemples qui manquent dans la presse.

        De plus, moins d’investissements en France parce que c’est dangereux ? Pas de problème, vu les émeutes de travailleurs esclaves en Chine ou en Inde (là bas, un patron d’usine a même fini pendu !).

        Ce que je pense, que vous n’avez pas compris, c’est que les salariés n’en sont plus à se faire piétiner les arpions. Ca c’est déjà fait depuis longtemps avec les bottes à gros clous d’un patronat autiste et surtout, lointain.

        Aujourd’hui les salariés en sont réduits à se demander comment survivre demain. Ce joli modèle équilibré qu’on leur a vendu avec un crédit sur 30 ans — qui fait qu’ils l’ont dans le cul alors qu’ils ont été fidèles, respectueux et conciliants — est en train d’imploser gentiment tandis que les adeptes du fric à tout prix sabrent le champagne (BAB* !) en délocalisant dans les pays à moindres coûts (financier s’entend) pour tout nous revendre à plein tarif.

        Mais je suis d’accord avec vous, la guerre ça fait chier, c’est grave, il peut même y avoir des morts (« Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n’avons jamais été aussi prospères. C’est une guerre de classes, et c’est ma classe qui est en train de gagner » W. Buffet).
        N’empêche que ce n’est pas comme si on découvrait tout ce bordel — organisé — qui nous pend au nez depuis un certain temps.

        Et n’oubliez pas que le sable de Dieppe** même avec de la vaseline ça ne passe pas, pas comme le gravier.

         : P

        *Bonus are back !
        ** Des galets si je me souviens bien : P

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