A débattre 02/10/2007 à 20h16

Les sans-papiers exclus de l'hébergement d'urgence ?


C’est la deuxième manche du débat autour de la loi sur l’immigration. Quoique à la lisière d’un autre texte polémique -sur le droit au logement opposable, dont le décret d’application a fait scandale-, l’article 21 du projet de loi sur l’immigration, soumis cette semaine aux sénateurs, était curieusement d’abord passé inaperçu. Il introduit pourtant une mesure très contestée : si la loi est votée en l’état, le dispositif d’hébergement d’urgence sera réservé aux personnes en situation régulière sur le territoire.

Nouvel amendement signé Mariani

La mesure modifie en fait la loi sur le droit au logement opposable (Dalo), en liant l’accès à l’hébergement d’urgence au fait de pouvoir « justifier de la régularité de son séjour sur le territoire ». Eclipsé par le débat sur les tests ADN, cet article a été voté le 19 septembre par la commission des lois à l’Assemblée, sur proposition du député UMP du Vaucluse Thierry Mariani, déjà auteur de l’amendement sur les tests ADN. Mais il n’a soulevé un tollé auprès du monde associatif qu’en fin de semaine dernière.

La Cimade et Emmaüs ont lancé l’alerte les premiers, jeudi. Suivis par d’autres, cette semaine, à l’instar de la Fondation Abbé Pierre. Ce mardi, Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, se demandait ainsi si les tests ADN n’étaient pas, finalement, « un écran de fumée » masquant les dispositions sur les centres d’hébergement d’urgence. Pour lui, « ce texte qui contredit la tradition française est totalement inconcevable et même extrêmement choquant » :

Cimade, Emmaüs et Fondation Abbé Pierre ne sont pas les seuls à avoir réagi : le tollé va crescendo et les acteurs de terrain sont nombreux à en appeler à « la sagesse des sénateurs ». Pour l’Association nationale des assistants de service social, qui dit avoir été « prise au dépourvu », on cherche à « répondre à une question matérielle, en l’occurrence le manque de places dans les centres d’hébergement, par une telle mesure incohérente avec d’autres textes de loi qui font du droit à la vie décente une priorité ».

Pression sur les services d’hébergement d’urgence

« Sur le terrain, on constate depuis deux ou trois ans que la pression s’accroît sur les services d’hébergement d’urgence à qui les préfectures demandent désormais de faire remonter la liste nominative des gens hébergés, poursuit Laurent Puech, président de l’Anas et lui-même travailleur social. Face à ce repérage de plus en plus systématique, les professionnels développent des stratégies : on retarde l’envoi des informations, on donne la liste de personnes qui ne sont plus là… »

Les associations relèvent un pressing qui va crescendo mais pas encore de contrôles massifs à la porte des centres d’hébergement. « Ponctuellement, il y a eu quelques maladresses, à proximité des Restos du cœur [en février, 21 sans-papiers avaient été arrêtés aux Restos du coeur de République, à Paris, ndlr] ou de certains centres d’hébergement, relate Patrick Dautreligne, à la Fondation Abbé Pierre. Mais, jusqu’à présent, la préfecture nous assurait qu’il ne s’agissait que d’une erreur, d’une bavure ou d’un problème administratif. Cette fois-ci, des tabous se sont levés » :

La Cimade rappelle pour sa part qu’au moment du débat sur la loi Dalo, adoptée en mars, Thierry Mariani avait déjà déposé un amendement qui visait à exclure les sans-papiers des services d’hébergement d’urgence. A l’époque, la majorité elle-même avait écarté l’idée.

Addendum : Le groupe PS au Sénat a annoncé mercredi que les sénateurs avaient retoqué le projet de loi sur l’immigration et supprimé l’amendement qui limitait l’accès des sans-papiers aux centres d’hébergement d’urgence.

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  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 20h32 le 02/10/2007
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    Il y a dans ce projet beaucoup d’autres dispositions à vomir. Comment se fait -il, alors que les lois Pasqua rassemblaient un millon de personnes dans la rue, qu’il n’y ait pas une mobilisation générale ?

    • Anonyme répond à Valdo Lydeker

      bien d’accord, jusqu’à quand va-t’on laisser faire ?

      • Anonyme

        « bien d’accord, jusqu’à quand va-t’on laisser faire ? »

        Jusqu’à ce que le dernier clandestin soit renvoyé chez lui .
        Et on fera en sorte que cela arrive le plus vite possible .

         
        • Anonyme

          On a tous trouvé un consensus sur l’immigration choisie, aussi bien à gauche qu’à droite. Excluons les extrêmes qui participent plus à l’embrouille qu’à la cohérence d’un dispositif équitable.

          Ségolène a prôné une immigration choisie, responsable et humaine. Je pense que partant de là, il devient hypocrite de se répandre en larmes de crocodile sur des centaines de milliers de personnes en situation irrégulière entrées clandestinement sur notre territoire et qui s’y maintiennent en développant une activité souterraine et parallèle.

          Nous devons à gauche avoir un discours logique en phase avec la situation réelle. La priorité doit être donnée à ceux qui font une démarche honnête et loyale vis-à-vis des citoyens, ceux qui demandent un visa, ceux qui viennent en France par la voie normale, pour travailler parce qu’il n’est pas choquant de venir en France pour des raisons économiques et de demander le regroupement familial. Je veux dire, c’est dans l’ordre des choses. Ce sont ces personnes qu’il faut aider et ne pas bousiller leurs chances en gaspillant des moyens humains et matériels avec les autres.

          Il y a aussi les demandeurs d’asile dont il faut se préoccuper. Bref déjà beaucoup de monde, dans une France qui connait une croissance faible avec des demandes fortes en logement et en services.

          L’angélisme consiste à ne pas masquer la dure réalité des faits. L’immigration a un coût, la pression immobilière, la pression des prestations sociales et aussi des sorties de capitaux qui nous font défaut. La plupart consomment peu, envoie les 2/3 de leurs revenus au pays, et sont pourtant autant demandeurs de services que le reste de la nation.

          Voilà, c’est tout ce que je veux dire. On ne peut donner à tous. Que ceux qui agissent loyalement soient prioritaires. Que les autres s’en retournent chez eux.

          • Anonyme

            « des centaines de milliers de personnes en situation irrégulière entrées clandestinement sur notre territoire et qui s’y maintiennent en développant une activité souterraine et parallèle. »
            Ont-ils un autre choix ? ? ? ? ? et les patrons qui les emploient, eux on ne les touche pas..
            Si certes il ne faut plus faire d’angélisme, il ne faut pas non plus tomber dans un autre extrême, vous semblez être de « gauche », encore une fois qu’est-ce que cela veut dire ? je pose cette question depuis plusieurs années ? ? ? ? ? ?

            • Anonyme

              La défense de l’intérêt collectif, du bien commun, du Droit (services publics, sécurité sociale, droit du travail, etc.) par rapport aux intérêts individuels (le renard libre dans le poulailler libre).

              En gros, depuis deux siècles, les forces de gauche s’efforce de faire progresser les valeurs sociales (d’où le nom de force de progrès) alors que les forces de droite s’efforce, dans le meilleur des cas, de les limiter (la vie, le mariage sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas - « Laurence Parisot »).

              Pas sûr que le PS soit encore dans le premier camps...

          • Anonyme

            « des centaines de milliers de personnes en situation irrégulière entrées clandestinement sur notre territoire et qui s’y maintiennent en développant une activité souterraine et parallèle. »
            Ont-ils un autre choix ? ? ? ? ? et les patrons qui les emploient, eux on ne les touche pas..
            Si certes il ne faut plus faire d’angélisme, il ne faut pas non plus tomber dans un autre extrême, vous semblez être de « gauche », encore une fois qu’est-ce que cela veut dire ? je pose cette question depuis plusieurs années ? ? ? ? ? ?

          • Anonyme

            Voici des propos mesurés.

            Plutôt que de les renvoyer chez eux, il serait mieux qu’ils puissent y rester, avec un revenu suffisant pour vivre dignement, près de leur famille et de leurs amis, comme le fait la grande majorité des Français, y compris certains qui couinent au scandale mais n’ont jamais levé le petit doigt, à part aller manifester, de préférence au printemps.

            Pour y rester, il faut qu’ils développent leurs industries, pour satisfaire la demande de leur marché intérieur. Mais comme cela ne va pas sans exportation, nous devons aussi avancer vers de nouveaux métiers, car certaines de nos industries seront évidemment amenées à régresser, voire disparaître.

            L’activité supplémentaire (= richesses = emplois en +) dans les pays en développement ne doit pas signifier de l’activité en moins (= richesses = emplois en -) chez nous.

            Nous devons donc avancer vers des produits et des techniques plus pointus, avec des gens et des organisations plus performants, plus efficaces, plus productifs.

            C’est le grand défi de l’Education Nationale, mais on n’a pas toujours l’impression que chacun de ses membres s’en rende compte.

            • andelle
              • Posté à 11h59 le 03/10/2007
              • Internaute 1104

              On veut protéger les chiens (français ?), les bébés phoques (merci Brigitte Bardaot, reçue par Narkozy) mais les sans-papiers qu’il crèvent dans la rue et nous nous mourrons étouffés bien au chaud dans notre fromage, nos gâteaux, TF1 etc...
              C’est ça que vous voulez comme France pour vos enfants ?
              Andelle

              • Anonyme répond à andelle

                Oui.

              • Anonyme répond à andelle

                Andelle, sois gentille, puis-avoir ton mail perso ? Je dirige une association d’aide aux sans-papiers et j’aurai besoin de faire heberger de toute urgence deux ou trois d’entre eux. Merci de me répondre le plus vite possible. Un simple lit de camp fera l’affaire...
                Roger

                • Anonyme

                  Moi c’est mes gamins. Si tu pouvais m’aider...de 16h a 19h, je bosse, je sais pas quoi en faire...

          • Bonobo35
            • Posté à 03h59 le 03/10/2007
            • Internaute 4205

            Confier les droits de l’homme et la question humanitaires à de sinistres comptables...voilà le résultat !

            • Anonyme répond à Bonobo35

              Et la sempiternelle commisération pour ces pôvres clandestins, toute cette énergie vers eux exclusivement tournée, font que les français sont de plus en plus lassés et vont se radicaliser contre .
              Il y a beaucoup de misère convernant des fraçais et immigrés légaux dont il faudrait s’occuper en priorité et non pas se focaliser sur les clandestins qui n’ont pas leur place ici .

              • Anonyme

                ca me donne envie de gerber. « Tous les hommes naissent libres et égaux en droit », on est très loin de l’idée on dirait. J’ai l’impression d’un retour en arrière, que les misérables crèvent !
                Je vous souhaite de ne jamais vous trouver dans la situation d’un de ces clandestins monsieur.

                • Anonyme

                  « Tous les hommes naissent libres et égaux en droit »

                  Chez eux, pas tous chez nous !
                  Et chez nous ils n’ont pas que des droits,ils ont aussi des devoirs .
                  Quels qu’ils soient, et surtout ils n’ont pas d’exigence à avoir .

                  • Anonyme

                    Le devoir de vivre comme du gibier...

                    • Anonyme

                      Mais on ne leur a pas demandé de venir nous envahir, alors faut pas se plaindre si on se défend .

                      • Anonyme

                        Et d’une, ils ne nous attaquent pas, alors on n’a pas à se défendre, contre qui d’ailleurs ? contre ceux qui se jettent par les fenêtres ? ! ! ! On va bientôt nous demander de les pousser ....
                        Et de deux, si je survivais (simplement survivre c’est à dire pas crever !) avec mes enfants, ma famille dans un pays pauvre,abandonné, sans ressources,et si je voyais les Occidentaux dans l’aisance et le luxe pour certains,qu’est-ce que je ferais ? ? ? ?
                        Je ferais comme eux ...j’irais vers ce que je croirais être le mieux pour ceux que j’aime en me disant qu’avec un peu de chance ...pourquoi pas moi ?
                        Et TOI qu’est ce que tu ferais ?

                        • Anonyme

                          Et TOI qu’est ce que tu ferais ?

                          Ce que je fais tous les jours depuis que j’ai 16 ans :
                          améliorer ma condition en travaillant et en évoluant, mais ici chez moi et pas chez les autres , et en ne comptant que sur moi et surtout pas sur les autres .
                          Donc j’attends la même chose de leur part .
                          Qu’ils partent chez eux , on n’a pas besoin d’eux ici

                          • Anonyme

                            Vous n’avez pas idée de ce que nous sommes en France. Nous vivons dans un pays riche, très riche.
                            On n’évolue pas du tout dans les mêmes conditions que les pays pauvres. Etes vous déjà sorti de votre village pour vous rendre compte de la misère, la vraie ?
                            Il y a des pays ou l’espérance de vie ne dépasse pas les 40 ans. Et oui, ça existe !
                            Alors la prochaine fois que vous prendrez votre petit déjeuner, pensez que dans certains pays, c’est l’équivalent du seul repas qu’une personne peut prendre, encore quand elle a de la chance.
                            Autre chose, nous vivons tous en société et nous avons tous besoin du travail des autres, d’ailleurs, sans le savoir, vous en profitez probablement. Reconsidérez donc votre « moi ».

                          • Anonyme

                            Tu dis : « améliorer ma condition en travaillant et en évoluant, mais ici chez moi et pas chez les autres ... Qu’ils partent chez eux , on n’a pas besoin d’eux ici »
                            Et bien remercie le ciel tous les matins d’être né du bon côté et surtout, prie pour que ça ne change pas tu vois, que tu ne perdes pas ton boulot,et puis en même temps ta copine et aussi tes relations par exemple, que tu ne te retrouves pas dans la rue, seul au milieu des sans-abri, malade, parce que là, même en étant français, tu trouveras plein de gens qui te diront ce que, toi, tu dis aujourd’hui : « Qu’il parte, on n’a pas besoin de lui ici ! »
                            Allez bonne nuit et dors bien !

                          • manshivas
                            • Posté à 22h15 le 03/10/2007
                            • Internaute 9968

                            Tu peut te casser aussi, la France n’a pas besoin de gens de ton genre, la connerie peut être pardonnable, mais à ton niveau, ça n’est pas permit...

                          • Anonyme

                            ah bon, comme ça tu ne vis pas sur le dos des autres ? et tes fringues ? et ta bouffe ? et tes produits de consommation courante ? frabriqués par des semi-esclaves dans la plupart des cas. C’est toi qui les exploites, pour satisfaire à ton petit confort, c’est leur pauvreté à eux qui te permet de venir poster tes conneries ici. C’est le maintient de l’écart des niveaux de vies qui nous permet de maintenir le notre élevé ... après faut pas s’étonner si certains tentent leur chance : c’est notre faute, pas la leur.

                            Si t’es trop abruti pour comprendre ça, t’as tout ce qu’il faut pour faire une grande carrièrre au front national

                      • Anonyme

                        Jeanne d’Arc est sur Rue 89 ! ! !

                        Les anglais ont envahi la Dordogne ! il n’est pas trop tard, Jeanne ! Boute les anglais hors de France !

                        Signé Dieu.

            • Anonyme répond à Bonobo35

              pourquoi ? vous préferez le dépot de bilan ?

          • Anonyme

            non Monsieur... les chinois n’envoient pas les 2/3 de leurs revenus au pays ! c’est une immigration qui vient sans projet aucun de retour dans leur pays d’origine.
            Il faut savoir aussi que beaucoup de sans papiers sont venus par la voie régulière. C’est après coup, qu’ils n’ont pu avoir de renouvellement par exemple et se sont retrouvés sans papiers. Quant aux demandeurs d’asile, sachez que la politique de Tsar Ko en a tués au moins deux ...je ne parle pas des défenestrations mais de personnes remises de force dans un avion et qui ont été assassinées chez elles. J’ai oublié les noms... hélas mais renseignez vous auprès du RESEF si la précision des faits vous intéresse.

            • Anonyme

              non c’est vrai ils versent les 2/3 aux passeurs..........

          • Anonyme

            Allo, allo ? Je ne crois pas être extrêmiste, et je me suis intéressé à la question de l’immigration.

            Vous savez quelle est la situation réelle de l’immigration en France ?

            Que, à moins d’intensifier fortement les rafles et de réquisitionner des wagons plombés, les expulsions de toute façon ne résoudront pas la question (il y a plusieurs centaines de milliers de personnes en situation irrégulière) ?

            Quelles sont les raisons qui font qu’on peut être en situation irrégulière ?

            Que les demandeurs d’asile, qui font une demande tout à fait régulièrement, sont le plus souvent déboutés, faute de pouvoir *prouver* qu’ils étaient persécutés ? M et Mme Popov, pourtant persécutés dans leur pays d’origine, apatrides et en mesure de le prouver (lettre officielle leur annonçant qu’ils étaient déchus de leur nationalité), parents d’enfants de 6 mois et 4 ans nés en France, et avec une promesse d’embauche pour le père, ont été arrêtés et expulsés.

            Que la plupart des sans-papiers travaillent au noir, pour des salaires de misère, sans possibilité d’être défendus par l’inspection du travail ?

            Qu’il est impossible de se mettre en règle si pour une raison ou une autre (par exemple, la lenteur de l’administration), on se retrouve en situation irrégulière ?

            Que des enfants de 6 mois, nés en France, se trouvent en centre de rétention administrative, dans des conditions de détention horribles ?

            Que des enfants mineurs nés en France et n’ayant jamais mis les pieds en dehors de la France sont expulsés ?

            Que l’argent qu’envoient les immigrés est sans doute la seule forme de coopération significative avec l’Afrique, par ailleurs toujours pillée par la France ? (lisez la littérature sur la françafrique, regardez le documentaire de Vincent Lambert sur Elf, la pompe Afrique)

            Que le discours qui consiste à dire « ils n’ont qu’à respecter la loi » est un discours pervers et totalisant, au sens où la seule loi violée par ces étrangers est en général la loi qui leur dit qu’en raison de leur naissance, il leur est interdit de vivre en France ?

            Du coût financier que représente la lutte contre l’immigration illégale ? (Lien)

            Ouvrez les yeux !

            • Anonyme

              « Que des enfants de 6 mois, nés en France, »

              Z’ont qu’à pas faire de gosses à la chaine ! ! !

          • Anonyme

            Voilà une position en effet modérée de quelqu’un qui justement semble ignorer ce que sont les situations concrètes des personnes sans-papiers. Vous parlez d’être « honnête » en venant par la voie légale, c’est à dire avec un visa... Ignorez-vous qu’un visa se paye ? Ya-t-il encore des gens qui pensent que les consulat Français dans les pays « du sud » fonctionnent de manière honnête et légale ? Ca, c’est d’un angélisme à pleurer : pour avoir un visa, monsieur, il faut être riche, pistonné, ou avoir beaucoup, beaucoup de temps ; et quand on a faim, quand on a peur, quand on aime, on n’a pas le temps.
            De même, l’immigration a un coût, bien entendu, et vous ne parlez pas du coût des expulsions, avec leur cortège de personnels policiers, de vols à payer, de construction de centres de rétentions... Mais alors, réflechissons deux minutes... Et si ces gens étaient réguliers ? Et s’ils pouvient faire venir leur famille ? ne participeraient -ils pas à l’économie française ? Le « coût » ne serait-il pas moindre ? Quel est la raison profonde et enfouie qui empêche d’envisager cette solution comme la plus simple et la plus logique ? Posons-nous un temps la question de notre rapport à l’Etranger, au non-blanc, à notre « identité nationale », avant d’avancer des arguments économique, moraux, légaux qui ne font que masquer la véritable raison du rejet massif, y compris à gauche, d’une régularisation globale... le racisme de notre société, et, par là même, le nôtre.

            • Anonyme

              « Quel est la raison profonde et enfouie qui empêche d’envisager cette solution comme la plus simple et la plus logique ? “

              C’est simplement que beaucoup beaucoup d’autres se diraient qu’ils n’ont qu’à venir en France et ainsi seraient automatiquement régularisés .
              Ce serait sans fin, avec des raisonnement comme le votre .
              ce n’est pas possible, donc il faut lutter contre les clandestins en étant stricts et en les renvoyant chez eux sans état d’âme, ainsi il y aura un message de fermeté qui passera et qui limitera ce problème, car il évident qu’on ne peut malheureusement fermer les frontières .

        • celine_auriolles
          • Posté à 00h18 le 03/10/2007
          • Internaute 16297

          Ça doit être le seul commentaire sensé que je lis (avec les miens tout de même !) sur ce site infesté de gauchos qui veulent faire venir en France des millions d’immigrés pour mettre le pays à sac.

          • Bonobo35
            • Posté à 07h11 le 03/10/2007
            • Internaute 4205

            remets ton entonnoir, prends tes gouttes,un suppo, et retournes au lit, TOUT de SUITE....
            Si je t’entends encore, je te claque ! ! !
            Allez , OUSTE !

            • Thiery
              Thiery répond à Bonobo35
              • Posté à 17h28 le 03/10/2007
              • Internaute 17021

              Ha non !
              Faut pas nous l’effaroucher notre « Cécile », c’est un poème indigeste, une bulle puante, un cas d’école ! A la rigueur la mettre dans un bocal de formol et en faire don à la faculté de médecine pour étude mais uniquement quand elle cassera sa pipe.
              De grâce , ne touchez pas à Cécile , à chaque fois que je la lis, je sais contre quoi je lutte : LA BETISE HUMAINE, l’étroitesse d’esprit, l’inculture crasse, l’ignorance patentée.
              C’est presque une caricature notre Cécile , au point que je soupçonne rue89 de l’avoir inventée uniquement pour pigmenter un peu les posts.
              Egocentrique, haineuse, envieuse, jalouse, vulgaire, maso, paranoïaque et certainement un peu dépressive. Alors je vous en prie ; Ne tirez pas sur l’ambulance !
              Toues les pauvretés doivent être combattues, la pauvreté psychique aussi.

          • Anonyme répond à celine_auriolles

            Ce sont des profiteurs, les mêmes que ceux qu’on voit en temps de guerre, qui profitent de la détresse ou de l’opportunisme des gens pour se tailler un nom ou faire une carrière. Des humanistes on vout dit, mais qui sont incapables de me contrer sur l’aspect économique et la pression qu’exerce une immigration clandestine de masse comme la France en connait.

            Je suis de gauche mais pas un profiteur, je ne les reconnais pas dans les valeurs de la gauche, tout au contraire je les reconnais dans les valeurs de cette droite qui exploite.

          • Anonyme répond à celine_auriolles

            Voui voui, le site est infesté de « gauchos », c’est scientifiquement prouvé.
            Mais alors, une question : qu’y venez-vous faire ? Vous savez, ça déteint, le « gôchisme », à moins de porter des moufles lorsqu’on tape sur son clavier.
            Et faites attention, ça peut aussi toucher les cellules grises, quand on en a.

            Au fait, pour vous, c’est quoi un « gaucho » ?

            Otto Naumme

            • Anonyme

              « Au fait, pour vous, c’est quoi un “gaucho” ? »

              un abruti de ton espèce ! ! ! !

              • manshivas
                • Posté à 22h22 le 03/10/2007
                • Internaute 9968

                Bravo, j’applaudis à deux main...
                Quel preuve d’intelligence, c’est de la haute réflexion cette réponse...
                Si être gaucho veut dire être le contraire de toi, alors oui, je le dit haut et fort, je suis un gaucho...
                Pas étonnant qu’avec des gens de ce genre on se retrouve avec des élus qui nous pondent des lois dignent des nazis...

            • Anonyme

              Cher Otto
              Je ne suis pas de « gôche » car la gauche française est nulle. MAIS, je ne suis pas non plus de « droite » car la droite française est nulle ! J’aime bien ce site car on y trouve de tout, il est absolument représentatif du peuple français : des « bons »,des « méchants », des intellectuels, des incultes, des illétrés, des cinglés, des sensés, tout quoi. Et il est bon de savoir discuter entre nous, en occultant des basses insultes de quelques CA abrutis. Pour moi, il serait bon de prendre les meilleurs de chaque côté pour faire avancer le pays. La grande coalition allemande, malgré quelques frictions, avance car ils ont signé une feuille de route, et ne peuvent faire autre chose que de s’y tenir. L’ouverture de notre Sarko n’est que poudre au yeux, qu’agitation destinée à cacher les vrais problèmes, et en conséquence, n’apporte RIEN au pays.
              Donc, bien que n’étant pas toujours dans la « ligne » du site, et recevant pour cette raison moult qualifications, je continuerai à y venir, ne serait-ce que pour y rencontrer des interlocuteurs comme vous.

              Mon-Al

        37 autres commentaires
    • Anonyme répond à Valdo Lydeker

      Parce que je crains fort que nous ayons changé d’époque.
      Je n’ai de cesse de soulever ces questions dans mon milieu professionnel, en essayant d’éviter tout fanatisme pour ne pas « agacer »... mais je constate que ce qui aurait fait dresser les cheveux sur la tête de n’importe qui il y a 20 ans ne scandalise plus grand monde. Tout juste me répond-on « c’est dégueulasse ». Mais ça s’arrête là.
      La machine de propagande a très bien fait son travail, et ce bien avant l’ère Sarkozy.
      On a parfaitement su convaincre les gens que tout allait mal et que la priorité était de protéger sa bulle individuelle et familiale. Ce qui se passe à l’extérieur ne concerne pas, exprimer la contestation fait peur ou semble vain.
      Le repli sur soi, la peur de l’engagement et le fatalisme se sont ajoutés à la perte de repères politiques pour accoucher d’une société amorphe où la contestation est abandonnée aux « professionnels » (syndicats, collectifs, associations).
      Je serai dans la rue le 18 et après... mais combien serons-nous ?

    • Anonyme répond à Valdo Lydeker

      Parce que je crains fort que nous ayons changé d’époque.
      Je n’ai de cesse de soulever ces questions dans mon milieu professionnel, en essayant d’éviter tout fanatisme pour ne pas « agacer »... mais je constate que ce qui aurait fait dresser les cheveux sur la tête de n’importe qui il y a 20 ans ne scandalise plus grand monde. Tout juste me répond-on « c’est dégueulasse ». Mais ça s’arrête là.
      La machine de propagande a très bien fait son travail, et ce bien avant l’ère Sarkozy.
      On a parfaitement su convaincre les gens que tout allait mal et que la priorité était de protéger sa bulle individuelle et familiale. Ce qui se passe à l’extérieur ne concerne pas, exprimer la contestation fait peur ou semble vain.
      Le repli sur soi, la peur de l’engagement et le fatalisme se sont ajoutés à la perte de repères politiques pour accoucher d’une société amorphe où la contestation est abandonnée aux « professionnels » (syndicats, collectifs, associations).
      Je serai dans la rue le 18 et après... mais combien serons-nous ?

      • Anonyme

        Désolé pour le doublon, ça a merdé...

    • celine_auriolles
      • Posté à 23h40 le 02/10/2007
      • Internaute 16297

      On y arrive... Avec autant de gauchos, ce pays va bientôt faire voter le droit opposable aux soins pour tous les immigrés, puis ensuite le droit opposable à l’alimentation pour tout le tiers-monde. On est déjà criblés de dettes, une croissance proche de zéro, des Français de souche en situation de grande précarité, du chômage, mais peu importe, l’UMPS ferme les yeux sur tout ça et met en place des mesures, des décrets, des lois pour dilapider le peu de richesses qu’il nous reste pour tout le tiers-monde et pour sucer le sang des Français de souche jusqu’au bout, creusant encore plus la dette pharamineuse que l’on a contractée en 30 ans de gouvernement UMPS. Gauche/Droite, même gangrene, même combat !

      • geubeul1
        geubeul1 répond à celine_auriolles
        edité sur http://fils2prof.over (...)
        • Posté à 08h49 le 03/10/2007
        • Internaute 4028
          edité sur http://fils2prof.over (...)

        mais oui ma brave dame,
        l’ennemi c’est l’autre... .
        la France est envahit et en faillite... .
        Et pendant ce temps le patroant distille son fiele, et vous vous abrevez à la mamelle de la réaction.

         1 autres commentaires
      • Anonyme répond à celine_auriolles

        A vous lire, si je comprends bien votre logorrhée, notre Microbe 1er serait donc un « gaucho », lui aussi ? Hongrois d’origine, on savait, mais je pensais pas qu’il avait aussi des origines argentines...
        Sinon, c’est quoi un « français de souche » ?
        Et Le Pen, pour vous, c’est quoi ? Un mec trop mou, j’imagine ?
        Enfin bref. Si vous étiez représentative des « français de souche », il y aurait des raisons de s’inquiéter pour notre pays...

        Otto Naumme

    • parigi
      parigi répond à Valdo Lydeker
      • Posté à 10h29 le 03/10/2007
      • Internaute 18309

      Réponse stupide sans doute, parce qu’une grande majorité a voté pour cela et je ne pense pas que ça soit une vision extrême des choses.
      Pour avoir fait des maraudes pédestres (à pied) dans Paris auprès des personnes vivant dans la rue pendant 1 an, il y a 2 ans environ, j’ai été confrontée à 2 choses dont une citée dans l’article.
      La première donc, quand on contactait le samu social pour personnes, en situation dramatique, nous demandant un lit pour la nuit en hiver, à plusieurs reprises nous avons eu cette question, quelle nationalité et a-t-il des papiers ? Ces questions étaient posées avec insistance notamment quand les lieux d’hébergement d’urgence étaient surchargés puisque nous savons qu’il y a un manque d’hébergement d’urgence. Et nous avons eu des réponses négatives pour des personnes d’origines étrangères. Impossible, complet.
      La seconde, en discutant avec ces personnes rencontrées tout au long de nos parcours, nous avons constaté un discours raciste des « français » en augmentation vis-à-vis des « étrangers » qui étaient dans la même situation de pauvreté, précarité qu’eux, et qui reflète depuis bien des années le discours ambiant devenu généraliste au fil du temps qui est « les étrangers ont plus que nous et profitent etc... ».
      Cette loi ou décret, je ne sais plus, n’est qu’une légalisation de ce qui se pratiquait déjà. Nous étions écoeurés, nous le sommes encore plus aujourd’hui... Il y a urgence à agir, à trouver un moyen, comme certains trouvent à contourner cette nouvelle réglementation.

      PS : comme nous avons assisté aux descentes de policiers dans les foyers Sonacotra (Adoma aujourd’hui) pour en expulser tous ceux qui étaient hébergés par des amis ou compatriotes. Ces personnes, par ce biais, ce sont retrouvées soit en CRA, soit à la rue, et la plupart de celles-ci travaillaient « au black » comme pas mal de personnes d’origine étrangère que nous croisions durant ces maraudes. Ces personnes hébergées prenaient des cours de français le soir, c’est important de le dire aussi.

      • françoise.V
        françoise.V répond à parigi
        p'tite lyonnaise
        • Posté à 12h59 le 03/10/2007
        • Internaute 4967
          p'tite lyonnaise

        Bonjour Parigi,
        Vous etes le seul pour l’instant (sur 2 pages)à vous interesser au sujet : l’hebergement d’urgence !
        A savoir le droit de passer UNE nuit sous un toit, en particulier quand on risque de crever de froid dehors...Et sous quel toit !
        Ici à Lyon, il n’y a pas vraiment de problème de place sauf en plein hiver, c’est plutot que de nombreux SDF refusent ces foyers, c’est dire !

    • Anonyme répond à Valdo Lydeker

      1. Ca flingue sur les retraites des députés
      Après que Fillon, Ségolène et quelques autres plutôt nerveux entre eux se sont joué « Ok Coral à l’Assemblée » sur les retraites des députés, le journal Le Monde n’a pas pu faire moins que de nous expliquer avec sobriété comment ça marchait. Le Monde sait en effet évoquer ces choses, le faire avec doigté, presque à l’étouffée.
      Vous pouvez, vite fait, lire en ligne l’article de référence cité pendant qu’il y est encore provisoirement disponible :
      Cf. Le fonctionnement des régimes de retraite des parlementaires (Le Monde 17 09 06)
      Lien...
      Vous saurez comment le député double-cotise obligatoirement les premières années. Vous saurez qu’il ne peut toucher sa retraite qu’à partir de 60 ans et non plus 55 ans comme avant (ce qui doit susciter votre admiration).et vous saurez que la « retraite moyenne » des députés est de 3 294,71 € par mois (ce qui doit vous faire pleurer). C’est bien sûr aussi une manière pour finir de se payer votre fiole, car ce n’est pas la « retraite moyenne » qui est bien sûr pertinente, mais la retraite pleine obtenue après 40 annuités normales de cotisations lesquelles peuvent être acquittées sur 20 ans si vous souhaitez.
      L’indemnité parlementaire se montant à 6 891,96 euros bruts (« petits cadeaux compris », cf. infra), vous avez au détail près -comme dirait l’autre- l’approximative hauteur de la pension du pro ayant fait sa carrière complète dans la maison.
      2. Ca schlingue sur leurs indemnités
      En fait, les plumitifs des journaux ne sont jamais très salauds avec les hommes politiques. C’est une règle traditionnelle : d’une part ils doivent avoir de plutôt bonnes manières, d’autre part ce n’est pas à eux de penser et agiter l’avenir.
      Un sale con reprocherait ici à l’article du Monde de resucer le site officiel de l’Assemblée nationale de façon peu malicieuse et de ne pas s’étendre sur les aspects financiers exacts du métier de député (la gratte, le job de la maîtresse, du gamin pas doué, les séances de nuit, etc. etc..
      En fait, le député est un ognon, un gros ognon, qui se décline en plusieurs couches (nous vous en avions donné un aperçu synoptique il y a quelques mois déjà et vous pourrez suivre aussi avec nous le décompte précis des choses sur le site Assemblée :
      Lien...
      Lien...
      Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
      Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
      2e pelure. Frais de mandat
      Pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l’Assemblée, les députés bénéficient d’une « indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
      ............................
      Ajouter l’une à l’autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n’est pas terminé.
      ............................
      3e pelure Exercice d’ un mandat local.
      Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d’une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
      4e pelure. Collaborateurs
      Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe.
      5e pelure . Facilités
      Les facilités de circulation Déplacements sur l’ensemble du territoire national par voie ferroviaire L’Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l’accès gratuit :
      à l’ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
      aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l’intérieur des frontières de la métropole.
      Déplacements à Paris et dans la région parisienne L’Assemblée dispose d’un parc d’une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu’aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l’Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
      Déplacements aériens L’Assemblée nationale prend en charge chaque année
      s’agissant des députés métropolitains :
      quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu’elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages “circonscription”),
      six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
      s’agissant des députés d’outre-mer :
      un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
      quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
      Logement. L’Assemblée dispose d’un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
      Elle attribue des prêts pour l’acquisition d’un logement ou d’un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d’une durée de 10 ans à 2 %, s’élève à 76.225 € .
      Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
      Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l’ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l’Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d’un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet
      Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c’est-à-dire écrites par un député pour l’accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l’Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
      les correspondances d’ordre privé,
      les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
      3. Conclusion
      On n’arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
      Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s’employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
      En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L’idéal nouveau, c’est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
      *****************
      Ce que gagne chaque parlementaire

      - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu’à l’année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

      En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

      - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

      En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

      - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
      - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

      (1) Crédits “collaborateurs” : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d’entre eux ne s’en privent pas !
      A ces montants s’ajoutent de nombreux autres avantages ou “facilités” :

      - frais de transport gratuit,
      - téléphone et courrier gratuits,
      - internet gratuit,
      - frais d’hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

      => Le sénateur bénéficie d’emprunts immobiliers jusqu’à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

      => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu’à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

      => Une allocation mensuelle d’aide au retour à l’emploi : 5.257,78 € ! ! !

      A l’instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu’à l’expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d’aide au retour à l’emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d’activité ou de retraites qu’ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l’indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
      => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

      => 50% des revenus des parlementaires échappent à l’impôt.

      Les autres sources de revenus des parlementaires

      - L’indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

      - L’indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

      - L’indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

      - L’indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l’indemnité de maire ou adjoint...

      Cumul des mandats, une affaire juteuse !

      Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu’une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
      Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

      Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

      Les parlementaires contournent ainsi, le plus “légalement” du monde, la limitation des revenus qu’est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d’euros en 2004.

      Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
      Aujourd’hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D’autant plus lucrative qu’elle n’empêche pas (ou presque) de cumuler d’autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
      Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d’autres peinent à joindre les deux bouts.

      300 millions d’euros (2,6 milliards de francs) : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

      4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

      Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C’est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu “accaparés” par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

      Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s’attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d’adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

      Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

      Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n’ont cessé au cours des dernières années d’augmenter leurs indemnités :
      + 70% pour les ministres en 2002
      + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
      + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000 

      Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

      80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

      1. Ca flingue sur les retraites des députés
      Après que Fillon, Ségolène et quelques autres plutôt nerveux entre eux se sont joué “Ok Coral à l’Assemblée” sur les retraites des députés, le journal Le Monde n’a pas pu faire moins que de nous expliquer avec sobriété comment ça marchait. Le Monde sait en effet évoquer ces choses, le faire avec doigté, presque à l’étouffée.
      Vous pouvez, vite fait, lire en ligne l’article de référence cité pendant qu’il y est encore provisoirement disponible :
      Cf. Le fonctionnement des régimes de retraite des parlementaires (Le Monde 17 09 06)
      Lien...
      Vous saurez comment le député double-cotise obligatoirement les premières années. Vous saurez qu’il ne peut toucher sa retraite qu’à partir de 60 ans et non plus 55 ans comme avant (ce qui doit susciter votre admiration).et vous saurez que la “retraite moyenne” des députés est de 3 294,71 € par mois (ce qui doit vous faire pleurer). C’est bien sûr aussi une manière pour finir de se payer votre fiole, car ce n’est pas la “retraite moyenne” qui est bien sûr pertinente, mais la retraite pleine obtenue après 40 annuités normales de cotisations lesquelles peuvent être acquittées sur 20 ans si vous souhaitez.
      L’indemnité parlementaire se montant à 6 891,96 euros bruts (“petits cadeaux compris”, cf. infra), vous avez au détail près -comme dirait l’autre- l’approximative hauteur de la pension du pro ayant fait sa carrière complète dans la maison.
      2. Ca schlingue sur leurs indemnités
      En fait, les plumitifs des journaux ne sont jamais très salauds avec les hommes politiques. C’est une règle traditionnelle : d’une part ils doivent avoir de plutôt bonnes manières, d’autre part ce n’est pas à eux de penser et agiter l’avenir.
      Un sale con reprocherait ici à l’article du Monde de resucer le site officiel de l’Assemblée nationale de façon peu malicieuse et de ne pas s’étendre sur les aspects financiers exacts du métier de député (la gratte, le job de la maîtresse, du gamin pas doué, les séances de nuit, etc. etc..
      En fait, le député est un ognon, un gros ognon, qui se décline en plusieurs couches (nous vous en avions donné un aperçu synoptique il y a quelques mois déjà et vous pourrez suivre aussi avec nous le décompte précis des choses sur le site Assemblée :
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      Le député 1ère pelure. Indemnité parlementaire
      Depuis le 1er juillet 2006, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base 5352, 97 € + indemnité de résidence 160, 59 € + indemnité de fonction 1378, 39 € = total brut mensuel 6891, 96 €
      2e pelure. Frais de mandat
      Pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement pris en charge ou remboursés par l’Assemblée, les députés bénéficient d’une “indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2006, le montant mensuel de cette indemnité est de 6.223 € brut.
      ............................
      Ajouter l’une à l’autre les deux premières pelures (6891,96 + 6223), ça fait déjà bonbon. Mais rassurez-vous ce n’est pas terminé.
      ............................
      3e pelure Exercice d’ un mandat local.
      Aux termes de la loi organique n° 92-175 du 25 février 1992, le député titulaire de mandats ou fonctions électorales locales ne peut cumuler les indemnités afférentes à ces mandats ou fonctions avec son indemnité parlementaire de base que dans la limite d’une fois et demie cette dernière. De telles indemnités sont actuellement ainsi plafonnées pour un député à 2.676,49 € par mois.
      4e pelure. Collaborateurs
      Les députés disposent en outre d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé en principe pour trois, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. A partir du 1er juillet 2006, le montant mensuel du crédit est de 8.859 €. En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe.
      5e pelure . Facilités
      Les facilités de circulation Déplacements sur l’ensemble du territoire national par voie ferroviaire L’Assemblée nationale délivre à tous les députés une carte nominative qui permet l’accès gratuit :
      à l’ensemble du réseau S.N.C.F. en 1ère classe,
      aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l’intérieur des frontières de la métropole.
      Déplacements à Paris et dans la région parisienne L’Assemblée dispose d’un parc d’une vingtaine de voitures affectées en priorité aux déplacements des délégations officielles ainsi qu’aux déplacements imposés par les travaux législatifs. Il répond, dans la mesure du possible, aux déplacements des députés liés à leurs autres obligations et effectués à partir du Palais Bourbon dans Paris ou à destination des aéroports. En outre, l’Assemblée nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes.
      Déplacements aériens L’Assemblée nationale prend en charge chaque année
      s’agissant des députés métropolitains :
      quarante voyages aller et retour entre Paris et la circonscription lorsqu’elle est desservie par une ligne aérienne régulière (quatre-vingts passages ‘circonscription’),
      six voyages aller et retour en France métropolitaine, hors circonscription ;
      s’agissant des députés d’outre-mer :
      un crédit annuel égal, pour les députés des départements, au coût de vingt-six passages en classe club-affaires entre Paris et la circonscription et, pour les députés des territoires et collectivités territoriales, au coût de seize passages en première classe entre Paris et la circonscription ;
      quatre voyages aller et retour en France métropolitaine.
      Logement. L’Assemblée dispose d’un droit de réservation pour quelques appartements I.L.N. à louer à Paris.
      Elle attribue des prêts pour l’acquisition d’un logement ou d’un local à usage de bureau ou de permanence, soit à Paris, soit dans la circonscription. Le montant moyen des prêts consentis aux députés, d’une durée de 10 ans à 2 %, s’élève à 76.225 € .
      Elle possède à proximité du Palais Bourbon un immeuble à usage hôtelier où les parlementaires peuvent réserver des chambres à leurs frais.
      Les dépenses de téléphone, courrier, télécopieur. Les communications, à destination de l’ensemble du réseau métropolitain, passées à partir du poste téléphonique installé dans le bureau des députés, au Palais Bourbon, sont prises en charge par l’Assemblée nationale. Les messages transmis par les télécopieurs mis à la disposition des députés sont également pris en charge. Les députés peuvent aussi bénéficier, sur demande, d’un forfait global de communication qui permet de prendre en charge, dans la limite du forfait téléphonique parlementaire, les frais relatifs à cinq lignes téléphoniques (fixes ou mobiles) et un abonnement d’accès à Internet, ou à quatre lignes téléphoniques et deux abonnements d’accès à Internet
      Courrier. Les correspondances de nature parlementaire c’est-à-dire écrites par un député pour l’accomplissement de son mandat législatif, sont affranchies aux frais de l’Assemblée nationale. Ne bénéficient pas de cet affranchissement :
      les correspondances d’ordre privé,
      les correspondances présentant un caractère général ou collectif (invitations, faire-part, cartes de visites, imprimés, tracts, appels à des souscriptions, journaux).
      3. Conclusion
      On n’arrivera sans doute jamais en France à mettre vraiment à plat démocratiquement cette question des indemnités, avantages, retraites des députés et autres parlementaires.
      Les députés, tout comme les journalistes qui semblent s’employer à taire les choses connues, se sentiront suspectés, pris pour des pourris.
      En retour, les citoyens se sentiront excédentaires dans la démocratie faite pour eux. L’idéal nouveau, c’est sans doute la démocratie mais sans les citoyens.
      *****************
      Ce que gagne chaque parlementaire

      - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu’à l’année dernière…) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

      En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

      - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

      En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

      - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
      - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
      - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
      - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
      - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

      (1) Crédits ‘collaborateurs’ : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc…). Une bonne partie d’entre eux ne s’en privent pas !
      A ces montants s’ajoutent de nombreux autres avantages ou ‘facilités’ :

      - frais de transport gratuit,
      - téléphone et courrier gratuits,
      - internet gratuit,
      - frais d’hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc…

      => Le sénateur bénéficie d’emprunts immobiliers jusqu’à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

      => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu’à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans.

      => Une allocation mensuelle d’aide au retour à l’emploi : 5.257,78 € ! ! !

      A l’instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu’à l’expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d’aide au retour à l’emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d’activité ou de retraites qu’ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l’indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement.
      => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

      => 50% des revenus des parlementaires échappent à l’impôt.

      Les autres sources de revenus des parlementaires

      - L’indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...

      - L’indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...

      - L’indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...

      - L’indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l’indemnité de maire ou adjoint...

      Cumul des mandats, une affaire juteuse !

      Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu’une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc…).
      Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

      Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée.

      Les parlementaires contournent ainsi, le plus ‘légalement’ du monde, la limitation des revenus qu’est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d’euros en 2004.

      Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens.
      Aujourd’hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D’autant plus lucrative qu’elle n’empêche pas (ou presque) de cumuler d’autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives.
      Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d’autres peinent à joindre les deux bouts.

      300 millions d’euros (2,6 milliards de francs) : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

      4.000 conseillers généraux inutiles. 2.500 structures intercommunales qui font double-emploi avec les 31.424 communes regroupées (sur 36.600)

      Au niveau local, il existe des structures inutiles qui font également double emploi. C’est le cas des Conseils généraux avec les Conseils régionaux. Un conseiller général coûte en moyenne plus de 3.000 euros par mois, sans compter les frais de fonctionnement du Conseil général. Pourquoi entretenir près de 4.000 conseillers généraux, très peu ‘accaparés’ par la gestion de leur département, alors que les 1.880 conseillers régionaux (peu occupés par leur mandat) pourraient parfaitement se charger de cette tâche ?

      Depuis 2000, 2.461 groupements de communes et autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) se sont superposés aux communes en s’attribuant certaines de leurs compétences. Les élus cumulards y ont trouvé une source de revenus supplémentaires. Les quelque 10.000 présidents et vice-présidents de ces EPCI étant désormais rémunérés à hauteur de 75% des indemnités de maire ou d’adjoint, ils se font une gratte de 2.000 à 3.000 euros par mois… sans aucun effort !

      Les élus : une caste de profiteurs inefficaces

      Les mêmes, qui prétendent imposer des sacrifices aux plus faibles, n’ont cessé au cours des dernières années d’augmenter leurs indemnités :
      + 70% pour les ministres en 2002
      + 60 % pour les députés et sénateurs depuis 1994
      + 40% pour les maires et maires adjoints depuis 2000 

      Autre aberration spécifiquement française : le cumul des mandats et des fonctions

      80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels (577 députés, 78 députés européens, 346 sénateurs) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois !

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