Une histoire de fesses enflamme le web sénégalais
Le sabar, danse traditionnelle sénégalaise plutôt lascive, est-elle condamnable lorsqu’elle circule sur Internet ? C’est ce qu’a l’air de penser la justice sénégalaise, qui a poursuivi huit personnes pour outrage public à la pudeur, pour leur implication dans l’« affaire Guddi town ».
C’est dans une boîte de nuit, à Dakar, qu’un concours de Sabar a été organisé en 2005. Les trois participantes ont été filmées, et la vidéo a fait un tabac sur Internet, avant d’être retirée. A l’issue du procès, les danseuses ont été relaxées cette semaine mais elles restent sous la surveillance de la justice. La blogosphère sénégalaise est, elle, du côté des danseuses.

Il ne partage pas les arguments de la justice de son pays :
« Sinon, personnellement, bien vrai que je condamne sévèrement ces actes, tout ceci ne mérite pas du toute l’attention qu’elle a suscitée.“Qui n’a pas assiste quelque part au Sénégal a ces sabars de quartiers, ces ‘tamas’ qui s’organisent a l’occasion des baptêmes ou ‘tours de famille’ et pendant lesquels les filles se déhanchent en pagnes ou ‘bethio’ laissant entrevoir des bouts de culotte ? ‘Ma personnelle conviction est que si l’administration en place ne peut assurer aux jeunes Sénégalais des moyens de développement sains et productifs, qu’il leur foute la paix.... On se débrouille tout seul.’

‘C’est, à coup sûr, l’adjectif le plus utilisé, en tout cas, depuis l’arrestation de la célèbre danseuse Ndèye Guèye et de ses co-prévenus.’
Les accusées n’ont d’ailleurs pas leur langue dans la poche et balancent : ‘Ndèye Guèye et ses affidées de demeurer convaincues ’qu’il se passe des choses plus graves dans ce pays’. Car, confient-elles, ’la femme d’un proche du Président a organisé des séances de danse nues dans sa maison et, celle-ci n’a pas été arrêtée’’ Peut-être attend-on que cette séance soit diffusée sur le Net. ‘
Politique au Sénégal
‘Ces deux ou trois danseuses sont devenues les symboles de la liberté individuelle. Piètres symboles que l’on n’oserait peut-être pas montrer en exemple à nos enfants. Mais elles ont disparu en tant qu’individu derrière l’enjeu de leur procès.Il y a un choix délibéré de s’attaquer à la liberté sexuelle de la femme. Chose beaucoup plus grave aux yeux des plus réactionnaires que toute autre pratique. Peu importe que ces deux ou trois filles n’aient fait de mal à personne, ce quelles ont fait est à leurs yeux, beaucoup plus grave que de bafouer toutes les lois, que de piller un pays, que de mentir et de tromper sans vergogne des millions de personnes.
C’est pourquoi, je soutiens ces danseuses, même si individuellement elles ne m’intéressent pas.’

‘On peut alors se demander si la Dic ne doit pas être poursuivie pour les mêmes motifs, elle qui a choisi le mois de Ramadan pour inciter les gens à regarder une vidéo qu’elle juge obscène, car il est clair qu’avec de telles arrestations et tout le tollé qu’il y a autour, beaucoup, dont moi-même, l’ont regardée pour se faire une idée.Rappelons que les faits ont eu lieu en 2005, même si l’on n’en parle que depuis juillet 2007. La Dic pouvait donc agir avant ou après le ramadan.’
Il s’agit évidemment de tourner la fameuse division au ridicule et de défendre les danseuses. Un peu balance (salutaire ?), le journal cite des stars locales réputées pour leurs bringues dans les boites sénégalaises :
‘C’est comme incarcérer les voleurs de poules et laisser tranquilles les détourneurs de milliards. Qui dit que nul n’est au-dessus de la loi ?’
Mise à jour le 30/09/07 à 17 : 35 : ‘Guddi Town’ n’est pas le nom d’un quartier de Dakar. Il s’agit du titre de la vidéo.
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Je suis rassuré en partie de lire cet article. Pendant toute la durée de la polémique terminée maintenant avec un verdict contestable, seuls les médias africains (souvent sur le Net) ont parlé de ce procés d’un autre siécle.
Comment accuser des filles dans un club privé (accéssible uniquement à des majeurs) de commettre une atteinte aux « bonnes moeurs » ?
Franchement, dans un pays ou l’on s’enrichit en une année en faisant de la politique et en mentant sans vergogne, je ne comprends pas.
Les juges n’ont surement rien a faire.Et la DIC (Division des Investigations Criminelles)est ridicule.
J’avoue que beaucoup d’entre nous sont partagés entre une tradition mythifiée et une modernité qui nous fait peur !
Le verdict pour rappel est tombé. Les filles sont libres mais sous controle d’un juge pour 6 mois (surement pour des sceances de danse privées..). Certains ont écoppés de prison ferme. Il y avait entre autre, l’animateur, deus espagnols dont le PDG d’une boite au Sénégal (qui remettaient les prix aux filles aprés la danse), le proprio de la boite de nuit. Et bizarrement le batteur de tam tam a disparu ! ! ! Drole de Sénégal.
Pendant ce temps à Mbour et au Cap Skirring, la prostitution est la deuxième activité aprés le tourisme et cela n’est pas interdit par la loi ! Un pays de fous !
Pour rappel au sénégal certains se battent pour un Etat islamique. On verra la suite ! Ce procés n’était qu’un début !
Bravo à ces filles d’avoir été courageuse pdt ce lynchage médiactique orchestré par les politiciens véreux et les marabouts corrompus amateurs de femmes !
Que Dieu Assiste notre pays




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