Pour sauver la vertu de son iPhone, Apple censure à tout va
A force d’être loué pour son ergonomie et voir grandir la foule de ses adeptes, Apple semble croire que son aura est d’essence divine, à l’image de son dirigeant charismatique Steve Jobs, souvent considéré par ses nombreux fans ou par la presse comme un dieu. Et qui dit divin, aux Etats-Unis en particulier, dit : « Pas de sexe. »
Dommage donc pour les utilisateurs sexués de l’iPhone qui ont mauvais genre (suivez mon regard), mais Apple, bien que basé en Californie, un Etat réputé plus permissif, censure allègrement toutes les applications « non conformes ». Non conformes ? Tout ce qui a trait au sexe, de près ou de loin, que ce soit ludique ou culturel.
Pour censurer, Apple utilise l’App Store, qui, théoriquement, doit permettre d’accéder à l’ensemble des programmes développés pour le téléphone (et permet d’accéder à l’appli Rue89 par exemple). L’ensemble ? Pas tout à fait. Apple s’est réservé le droit de ne pas accepter une « appli » dans les rayons de son magasin virtuel, et ce de manière arbitraire.
Un livre refusé parce qu’il contient le mot « fuck »
Si on peut comprendre que des applications pouvant mettre en péril la sécurité des données soient supprimées, quel est le danger d’iBoobs ? Comme son nom l’indique pour les anglophones, il permettait d’avoir une paire de seins remuante sur l’écran du téléphone. (Voir la vidéo)
Il n’a pas été accepté par Apple, mais est revenu de façon détournée sous la forme d’un dessert anglais.
Cette censure au nom des bonnes mœurs est loin d’être un cas unique sur l’App Store. Un écrivain a ainsi dû revoir le contenu d’un de ses livres car celui-ci avait le malheur de contenir le mot « fuck ».
Ce roman ne fut d’ailleurs pas la seule victime du mot « fuck ». Une application qui entendait permettre d’effectuer des recherches dans un dictionnaire en ligne fut également rejetée pour obscénité : on pouvait traduire et comprendre des gros mots ! « Shocking. »
Un espoir est né avec l’arrivée de Hottest Girls sur l’App Store... vite brisé
Toujours au XXIe siècle, au pays de la technologie, qui ressemble terriblement à l’ère victorienne, une application Eucalyptus a été retirée. Elle donnait accès à l’ensemble de la base de données du Project Gutenberg, une bibliothèque de livres libre de droit. Problème : elle donnait accès à l’ouvrage hautement subversif : le Kama Sutra. Le tollé qui a suivi la décision d’Apple a contraint la société à lever l’interdit.

Tout récemment, des utilisateurs ont cru qu’Apple avait finalement décidé d’entrer dans l’âge adulte. En effet, une application (Hottest Girls) permettait d’afficher d’accortes demoiselles plus ou moins dénudés sur son iPhone.
Enfin une application un peu « sexe » qui avait passé la censure Apple ! Le fait fit grand bruit dans la presse en ligne, et beaucoup de gens se réjouirent.
Camille, ne pouvant contenir sa joie, fila acheter sa dose de jus de pomme. A n’en pas douter, quand Apple (qui a répondu à nos questions par un silence assourdissant) su qu’un être aussi pervers avait mis la main sur son instrument sacré à cause d’une application qui avait échappé à sa vigilance, elle fut rapidement retirée à son tour.
La pureté de l’App Store et de ses millions d’utilisateurs (sauf celle de notre hôte au mauvais genre) fut restaurée. Camille, de son côté, a trouvé un peu amer le goût de cette pomme-là.
- Sur Rue89Une appli iPhone mondaine pour se déboucher les narines
- Sur Rue89iCône ou comment trouver le joint le plus près de chez vous
- Sur gutenberg.orgLe site du Projet Gutenberg
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Prisonnier dans le village (...)
Prisonnier dans le village (...)
Comme toutes les vermines immondes : le racisme, l’antisémitisme, les barbaries, les fascismes, les religions épouvantable à base de sacrifices humains, les dérives de l’islamisme ou les pires excès catholiques, le puritanisme protestant des premiers américains n’était que tapi dans l’ombre et il est train de ressortir en diffusion mondiale . .
Quelle misère, mon Dieu ..




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