A la Une 01/10/2007 à 18h19

L'esclavage n'est plus un « point fort » du programme en primaire


L’Education nationale est-elle frappée de schizophrénie en matière d’enseignement de l’esclavage ? En avril, les profs d’histoire-géographie du secondaire recevaient une note pour préparer la journée commémorative de l’esclavage, le 10 mai. Une nouveauté introduite par la loi Taubira, et présentée à l’époque comme un symbole fort. Or, au mois d’avril également, le ministère publiait un arrêté visant à la refonte des programmes scolaires en primaire, qui rétrogradait de facto la place que l’on accorde à l’esclavage dans les manuels.

La traite négrière n’était, initialement, pas le seul point d’histoire concerné : dans son arrêté daté du 4 avril, la direction générale de l’enseignement scolaire a en fait supprimé parmi la liste des points fort estampillés comme tel dans les programmes du cycle III, non seulement l’esclavage, mais aussi la Shoah. Tollé.

Il faut laisser passer l’été pour découvrir la suite de ce feuilleton très discret : en septembre, la commission chargée de remanier les programmes fait marche arrière. L’extermination des juifs pendant la Seconde guerre mondiale fait son retour dans la liste des points forts. Mais pas l’esclavage.

« Simplification hautement symbolique »

Introduite dans les programmes par la loi de 2002, la question est souvent enseignée en niveau CM1. La référence à la période figure toujours dans les programmes d’histoire moderne. Mais plus dans la liste des points forts essentiels de l’enseignement primaire. Une liste officielle qui permet aux enseignants de vérifier le niveau des connaissances qu’ils peuvent exiger de chaque élève. François Durpaire, historien et président de l’Institut des Diasporas noires francophones y voit une « simplification hautement symbolique ». Enseignant l’histoire à l’université de Cergy Pontoise, il parle de « cacophonie » et a décidé de médiatiser le problème :

« Au moment où l’on demande aux enseignants de faire toute sa place à l’esclavage à l’école, on l’exclue des grandes questions à faire mémoriser aux élèves. C’est un signe qui est donné. Or il faut veiller à ce qu’on retiendra des programmes au bout du compte. »

L’historien François Durpaire entend ne pas céder à une certaine « paranoïa » mais souligne l’importance de ne pas édulcorer l’Histoire telle qu’elle est racontée aux élèves :

Au ministère, on a mis plusieurs jours à s’assurer de quoi il s’agissait, minimisant d’abord la portée de ces listes de points forts. Puis on a fait valoir qu’il ne s’agit que d’un souci de simplification pour abréger les textes officiels. Avant de confirmer que des modifications étaient bien en cours dans les programmes, et notamment cette suppression du terme « esclavage » dans la liste des points forts, même si « le temps des découvertes, qui correspond à la période, est bien maintenu ». « Mais c’est une question essentielle, et il faut s’interroger sur la meilleure manière de parler d’un tel sujet. Un document complémentaire doit venir expliciter les façons les plus opportunes d’aborder la question », fait valoir le Bureau des écoles, qui gère les programmes du primaire.

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  • Anonyme

    C’est dingue que cette question fasse encore l’objet d’un révisionnisme rampant ! ! ! Plus de 150 ans après les faits !

    Merde !

    • Anonyme

      Je cite :

      « L’extermination des juifs pendant la Seconde guerre mondiale fait son retour dans la liste des points forts. Mais pas l’esclavage. “

      Serait ce une question de couleur ou de religion ? deux catastrophes pour cette humanité mais deux traitements différents dans les livres d’histoires ? y aurait il une différence de traitement entre l’histoire juive et l’histoire africaine ?
      Ceci laisse l’impression d’une communauté vaut plus que l’autre, si cela est le cas ce sera le début de grands problèmes et il faudra pas jeter la pierre à ceux qui se sentent exclus...

      • Borderie
        • Posté à 13h40 le 02/10/2007
        • Internaute 14126

        C’est cette différence de traitement qui a toujours fait problème, et pas seulement concernant l’esclavage. J’ai en mémoire le violent rejet exprimé (il y a une dizaine d’années) par un certain homme politique israélien éminent contre le terme de « génocide » employé par des membres de la communauté arménienne (pour qualifier les massacres de 1917). On peut citer ce personnage, puisqu’il a été élu récemment à la tête de l’état d’Israël ...

      • Anonyme

        La réponse à « pourquoi les Juifs et pas les Noirs ? » c’est relativement simple :
        Sarkozy est de « ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale. »
        Discours à Nice le 30/03/07.
        Pour résumer donc la nouvelle doctrine en matière d’histoire de France :
        - La traite des noirs et l’esclavage n’a pas existé
        - l’holocauste des juifs : c’est nos amis Allemands . (De moins en moins amis d’ailleurs depuis l’avènement de NS) .

    • Caesar SAUZE
      • Posté à 20h12 le 02/10/2007
      • Internaute 18161

      Le double effet « kiss-cool » de cet article consiste à promouvoir un peu plus l’action des identitaires,communautaristes,et toutes sortes de contrepouvoirs quelconque..C’est tellement gros,que l’on dirait du mauvais « LIBE »,de sa période Agence TASS « seventies »…Amusons-nous à en relever les ingrédients : « schizophrénie », « paranoïa »,« simplification », « cacophonie »,et la phrase la plus odieuse d’entre toutes : « …l’extermination des juifs pendant la seconde guerre mondiale… ».Cette dernière étant traitée comme un fait divers de l’Histoire – çà nous rappelle quelqu’un…Mais tout de suite après,exercice de trapèze réussi,le laconique : « …mais pas l’esclavage.. ».L’esclavageuuh ? ...Parlons-en,effectivement,le MRAP(Mouvement du Rapprochement entre les Peuples)a intenté un procés à Olivier Pétré-GRENOUILLEAU ,professeur à l’institut d’étude politique de Paris et spécialiste de l’histoire du-dit phénomène.Il étudie depuis 1990 les traites négrières et plus particulièrement la traite négrière de Nantes.Manque de bol pour le MRAP,et chiffres à l’appuis,les chinois arrivent en tête,suivis des arabes,les africains eux-mêmes,et notre beau pays arrive en 7 et 8ème position,derrière les anglais,hollandais et tout l’hémisphère Nord de notre bonne vieille GROSS-MAMA-GAIA ,chère à nos « zécologisses » panthéistes lacaniens…Hé ouais,le brave GRENOUILLEAU est un maniaque du chiffre écrit,certifié et reconnu…Alors,pour faire passer la loi-suppositoire de TAUBIRA,aussi sur que le ratissage de ses « dreadlocks » compliquées,il fallait être NUMBER ONE…Donc procès gagné,hélas,par les doux révisos cités plus haut,et SURTOUT,le retrait immédiat du bouquin…Les preuves disparaissent comme dans du bon FEYDAU,et nous voilà transposé dans le MAMMOUTH,qui lui « appliquera » à la lettre cette fameuse version tronquée du roboratif « devoireûûh-de-mémoireûûh »…L’objectif de ce nouvel appendice nihiliste autoproclamée fut de mettre à genoux,sur une action de repentance TOUTE la classe politique ainsi que ses institutions du style : « filez-nous la corde,on saura où vous pendre… »…Au passage,je vous signale que nous ne sommes plus dans « la théorie du complot »,mais dans « le complot des théories ».Et Chloê LEPRINCE,journaliste émérite de Rue89,n’a pas demandée son reste pour bouffer à la table des révisos,qui certainement ne sont pas du genre à mélanger l’« antisémitisme » planquée sous le matelas de l’affaire avec un « antisionisme » BCBG,n’est-il pas ? ...Que l’abattage « mécanique »39-45 de prés de 10 millions de gens d’une obédience autre que ce fameux « enseignant » F.DURPAIRE (du repaire ? ...)gêne les thèses moisies issues de l’Institut des Diasporas Noires Francophones( !),on les comprend…Il est fort dommage que Rue89 pose des stratagèmes(« machinaé »,en grec…)aussi grossiers…Sans « édulcorer »(dixit le prof’…)l’Histoire,il n’est pas utile non plus de se tirer une balle dans la tête…Finalement,les « gros sabots » sont toujours de mises.Triste République qui n’en finit pas de crever,le string idéologique de ce pays ne tient plus qu’à la minceur de sa ficelle.Certainement,ce qui me rend optimiste.bye....ouuuuh,je viens de voir un article sur le meeuuuchant CELINE,à l’horizon.On persiste dans le domaine de la caricature ? ...bien,bien,bien...Parfois,c’est fatiguant d’avoir toujours raison.

  • Suzanna
    • Posté à 20h32 le 01/10/2007
    • Internaute 17779

    Pourquoi s’étonner ? Il ne faut pas contrarier les efforts de TF1 pour fournir du temps de cerveau disponible à Coca Cola, Mac Do etc.. ?
    L’histoire est dangereuse pour les pouvoirs en place : elle forme des regards critiques ! Ne vous êtes vous pas rendu compte depuis déjà 10/15 ans que, sous prétexte de ne pas surcharger les enfants, on évacue d’une manière ou d’une autre toute réflexion réelle...

    • Anonyme répond à Suzanna

      Je serais cureiux de lire le résultats des réflexions « réelles » d’enfants de CM1 sur un tel sujet !

      Seraient-elles autre chose qu’infantile ?

      • Anonyme

        Bien sûr, c’est bien connu, l’enfant est un con.

         
        • Anonyme

          A lire votre réponse, il a trouvé son maître !

          L’enfant est un enfant, et c’est pour ça qu’au CM1, on lui a pprend à lire, à écrire, à compter, un peu d’histoire, de géographie et de sciences naturelles, pas comment résoudre des équations du 3me degré. Ca vient plus tard.

          D’ailleurs, si on s’occupait plus de ces connaissances de base, il y en aurait moins qui arriveraient illettrés, ou tout comme, en 6me. Et si, depuis quelques années, on avait continué de faire ça, on ne verrait pas des adultes confondre l’infinitf et le participe passé, ni d’autres, sous prétexte qu’ils « sont des littéraires », ne pas connaître l’existence du nombre Pi, que ni relève pourtant que de la culture générale.

          Pas d’accord ?

          • RoadRunner
            • Posté à 23h21 le 01/10/2007
            • Internaute 10478

            Je suis moins gêné par la confusion entre le participe passé et l’infinitif que par l’ignorance de l’esclavage.

            • Anonyme répond à RoadRunner

              Je suis (et beaucoup d’autres) informé des 2. Il n’y a là aucun choix. Et je ne crois pas que ma génération avait plus de capacités que celles d’aujourd’hui. Les hussards noirs de l’époque ne faisaient pas perdre leur temps aux enfants de 8 ans à réfléchir sur des sujets qui les dépassent, mais ça ne les empéchait pas de les en informer.

          • Anonyme

            Pas d’accord, non : il est incohérent d’enseigner la découverte des Amériques et en même temps d’ignorer l’esclavage. Soit on supprime les deux, soit on enseigne les deux. Ou alors on décide d’enseigner la multiplication sans la division.

          • Anonyme

            Ca va de mal en 3,1416.
            « Les gens qui pensent en rond ont les idées courbes. »
            Un enfant est un enfant, un chat est un chat...
            La totaulogie est une figure de style ainsi définie :
            Vice logique consistant à présenter comme ayant un sens, une proposition dont le prédicat ne dit rien de plus que le sujet.

            Monsieur de 21h59, vous êtes donc un tautologue.
            « Nos tautologues sont comme des maîtres qui tirent brusquement sur la laisse du chien : il ne faut pas que la pensée prenne trop de champ » disait Roland Barthes.

            Plus de 20 ans de travail d’enseignant avec des élèves dits « en difficulté » me donne assez d’ assurance tenir ce propos et vous signifier que oui,même avant 9 ans les enfants sont capables de comprendre que - au même âge - dans de nombreux endroits du monde, comme c’était le cas dans nos mines à la fin du XIXème , leurs égaux en humanité sont réduits à l’escavage et à l’illétrisme et que, plus qu’une question d’histoire, c’est une question d’actualité.

            A toi donc, écriveur de 21h59 , » qui a été enfant, comme nous tous. Pour qu’il le reste, un peu. »

      • Anonyme

        Moi je ne sous estime jamais les réponses ou plutot les questions d’un enfant à une question sérieuse...On est parfois bien désarmés pour répondre
        pourquoi mépriser les enfants c’est quoi cette atitude infantile...

      • Anonyme

        Je serais curieux de lire le résultats des réflexions « réelles » d’enfants de CM1 sur un tel sujet !

        Seraient-elles autre chose qu’infantile ?

        C’est idiot de tenir des propos pareil c’est des de début de notre vie que nous commençons à réfléchir jusqu’à la fin ! Je ne comprends pas comment on peut tenir des propos pareil ! ! ! !

    • Anonyme répond à Suzanna

      ce qu’on enseigne, ce qu’on enseigne pas.... vaste thème de réflexion...

      On également disparu des programmes depuis quelques années :
      - la commune ( deux lignes dans le programme de 4ème, comme ça on oublie qui a pour la première fois aboli la peine de mort en 1871.
      - la révolution russe (qui n’est plus qu’une des « péripétie » de la première guerre mondiale)en fin d’année... ). On n’étudie plus que le stalinisme.... et la conclusion est immédiate : communisme = stalinisme.
      - La crise de 29.
      Comme ça, la montée des totalitarismes dans les années 30 devient une histoire de fous sanguinaires racistes, absolument pas relié aux situations économiques et surtout qui ne peut pas se reproduire....

      Les peuples heureux ne doivent donc pas avoir d’histoire ?

      Souvenir : « Madame, en fait quand on ne connait pas l’histoire, on ne peut pas comprendre le monde d’aujourd’hui ! »
      Elle était en 5ème....

      Serions nous moins malins qu’une élève de 5ème ?

      • Anonyme

        Je me souviendrai toute ma vie de ce jour de printemps de 1981, où notre institutrice de CM1 nous parla d’Adolf Hitler, de la Seconde Guerre mondiale, et nous expliqua ce qu’étaient les chambres à gaz, et à quoi elles servaient. Comme tous les petits garçons, j’étais passionné par les récits de guerre, et je ne me rendais pas bien compte de ce qu’étaient des morts sur un champ de bataille. Mais je me souviens de l’horreur que j’ai éprouvée en apprenant que des hommes en avaient exterminé d’autres, par millions, froidement, méthodiquement, pour la seule raison qu’ils n’étaient pas comme eux.
        J’ai su par la suite que ce cours avait été improvisé, car il ne figurait pas au programme. C’était l’époque de la diffusion d’« Holocauste », et des enfants d’une autre classe avaient demandé à leur institutrice si ce que racontait la série était vrai.
        Faudra-t-il que les maîtres d’école fassent d’autres cours improvisés ?

        Thomas GREDAT

  • Anonyme

    Je serais curieux de lire les réflexions réelles d’enfants de l’âge du CM1 sur un tel sujet !

    Y a-t-il une chance pour qu’elles soient autre chose qu’infantiles ?

    • Anonyme

      Lisez l’intervention de Thomas Gredat juste au dessus, cela vous donnera un premier élément de réponse.
      Ensuite, à partir de quel âge, à votre avis, doit-on commencer à aider un enfant à apprendre à réfléchir par lui-même ?

      Otto Naumme

  • Vingtras
    Vingtras
    Membre des 47%
    • Posté à 20h46 le 01/10/2007
    • Internaute 8509
      Membre des 47%

    Encore une petite mesquinerie de la droite bien rance...

    L’histoire est subversive car elle enseigne que les régimes politiques changent, et leur propagande avec. À museler donc, comme les bourrelets et les lettres adultérines.

  • Anonyme

    Avec 2 heures de cours de moins par semaine, il va bien falloir dégraisser le programme.

    Comme objectif, quelques compétences suffiront.

    Quant au(x) savoir(s)vaut mieux pas trop en donner.

  • Anonyme

    Vous le savez maintenant, l’extrême droite est au pouvoir, il faut vous le dire en germanique ?

    • vintage
      • Posté à 16h24 le 02/10/2007
      • Internaute 7477

      Die Gallier werden verrueckt !

  • Anonyme

    Bonjour,

    Originaire de Martinique, je fus soldat durant 25 ans. S’agissant de l’esclavage, ma réponse tient dans ce lien : Lien

    Cordialement.
    Adjudant-chef (er) Lucien Fulbert Yoyotte
    Paris 17

  • Anonyme

    ca fait belle lurette que l’Histoire est édulcorée et arrangée à la sauce du vainqueur et du survivant.

    l’ennemi est toujours méchant, l’autre est toujours ennemi ou allié, notre côté est toujours le meilleur, le plus beau, le gentil quoi ...

    etc etc

    en fin de compte, ce que je note c’est que les gouvernements successifs et les français par extension (on a plus ou moins voté pour ces gouvernants je rappelle) sont des grands lâches et que dès qu’il s’agit d’aborder honnêtement son Histoire, c’est toujours avec un voile devant les yeux qu’on le fait.

  • Anonyme

    Question : pourquoi n’en a-ton pas parlé ? Le sujet est-il si gênant ?
    J’ai l’impression qu’on n’est pas au clair avec ça. On veut bien que nos enfants sachent ce qu’ont fait nos ancêtres, mais le retenir absolument n’est pas une obligation, et le terme « esclavage » est... aboli. C’est vrai : quel gros mot ! Il ne doit pas parvenir aux chastes oreilles de nos chères têtes blondes !
    D’accord pour ne pas se repentir à propos de tout et n’importe quoi. Mais pourquoi tant de mystère ? Aurions-nous honte ?
    Vite ! Que l’on confie une mission à Henri Salvador !

    Thomas GREDAT

    • Anonyme

      Ce qu’on oublie toujours de dire, c’est que l’esclavage existe depuis qu’il y a de hommes. Les Indiens d’Amérique, dont on fait si grand cas lorsqu’on cerche des victimes à encenser, le pratiquaient tout à fait normalement (comme, certaines tribus, le meutre rituel et le cannibalisme). Les Assyriens, les Grecs, les Romains, les Juifs de l’Ancien Testament... personne ne manque à l’appel.

      Ce qu’on oublie toujours de dire, c’est que ce sont les sociétés occidentales qui l’ont aboli (la France dès 1794, juste après les Danois et les Anglais, aboli, rétabli, puis aboli de nouveau), mais qu’il existe toujours dans plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient, dont la Maurétanie.

      Mais, on ne sait pourquoi, on n’entend jamais vitupérer sur l’esclavagisme contemporain ceux qui sont acharnés à salir la mémoire de ceux qui l’ont aboli, après l’avoir pratiqué. Ignorance, imbécilité ou lâcheté ?

      • Anonyme

        Vous oubliez l’empire du Mali qui l’avait abolie en 1222 ;)
        (cf la charte du Menden)

      • Anonyme

        Manden*
        désolé pour la faute...

      • Anonyme

        Cher 00h38

        Quand on engage le débat sur la place de + de 300 d’histoire de France dans l’Histoire de France, il y en a toujours quelques uns pour montrer le doigt. L’esclavage a été pratiqué ailleurs et de tout temps jusqu’à aujourd’hui, nous en convenons tous. La question est pourquoi en sait-on plus sur le fait esclavagiste dans l’Antiquité gréco-romaine que sur le fait esclavagiste à l’ère moderne en France ? Ou plus précisément, quelle a été la réalité de l’esclavage des Noirs en France entre le XVI et XIXeme siècle ?

        Quant à l’internaute qui parle « de cracher sur ceux qui n’ont pas de négriers dans leurs ancêtres » en matière d’histoire, je répondrai que l’histoire en tant que mémoire collective n’est pas une affaire individuelle et personnelle. Une bonne partie des Catholiques contemporains ne sentent pas responsables du massacre de la Saint-Barthélémy ; une bonne partie des Français ne se sentent pas responsable de la rafle du Vél d’Hiv etc.

        La France de Louis XIV et de Colbert a bâti sa puissance économique et géopolitique de l’esclavage et il n’est pas illégitime de restaurer cette réalité. Sans s’apitoyer, ni cracher sur quiconque, en faisant honnêtement et totalement oeuvre d’Histoire.

      • Anonyme

        « Mais, on ne sait pourquoi, on n’entend jamais vitupérer sur l’esclavagisme contemporain ceux qui sont acharnés à salir la mémoire de ceux qui l’ont aboli, après l’avoir pratiqué. »

        De quels abolitionnistes salit-on la mémoire au juste ? Celles des esclaves marrons qui ont multiplié les révoltes contre le joug de leurs maîtres(anonymes ailleurs que dans la mémoire de leurs descendants)et ont contribué à ce que des voix en France s’émeuvent du sort des premiers Noirs (pas citoyens ceux-là mais appartenant à la société française) de France ? Celle de Victor SCHOELCHER et la Société des Amis des Noirs, les seuls dont on retienne le nom et l’action ?
        Vous vous moquez de qui en affirmant une telle énormité ?

        « “Mais, on ne sait pourquoi, on n’entend jamais vitupérer sur l’esclavagisme contemporain ceux qui sont acharnés à salir la mémoire de ceux qui l’ont aboli, après l’avoir pratiqué. Ignorance, imbécilité ou lâcheté ?” Surtout aucun rapport. Encore un argument de mauvaise foi et bien subjectif. Le conflits liés aux religions n’ont jamais cessé de faire rage et encore à l’heure actuelle : faut-il jeter la pierre à l’historien spécialiste des Guerres de religions au XVeme siècle ?

        Cessez de mélanger démarche historique et réglement de comptes interpersonnels et on aura un peu élevé le niveau du débat.

  • Pharisien
    Pharisien
    Pas bien situé
    • Posté à 05h49 le 02/10/2007
    • Internaute 10799
      Pas bien situé

    « ... Pas d’accord, non : il est incohérent d’enseigner la découverte des Amériques et en même temps d’ignorer l’esclavage. Soit on supprime les deux, soit on enseigne les deux. Ou alors on décide d’enseigner la multiplication sans la division. »

    L’esclavage ne se réduit pas à la traite transatlantique, il existait avant et persiste encore aujourd’hui dans certaines parties du monde. Pour donner des leçon, il vaut mieux savoir de quoi l’on parle.

    « ... On veut bien que nos enfants sachent ce qu’ont fait nos ancêtres, mais le retenir absolument n’est pas une obligation, et le terme “esclavage” est... aboli... »

    Mêler vos ancêtres à cette affaire, cela vous regarde, mais n’impliquez pas les autres qui n’ont pas de négriers dans leur généalogie.

    • Anonyme répond à Pharisien

      Vos ancêtres sont aussi les miens, Pharisien. J’ai dit « nos ancêtres ». Et savez-vous vraiment si vous n’avez pas de négriers dans votre généalogie ? Pour ma part, je n’en sais rien, et la question n’est pas là. Vous m’avez l’air intelligent, vous ne pouvez donc qu’avoir compris que je parlais de notre passé collectif de peuple français. Ni vous ni moi ne sommes responsables de l’esclavage qui se pratiquait entre le XVIème et le XIXème siècle en France. Mais il fait partie de notre histoire. Vous refusez d’en porter la culpabilité, et vous avez raison. Vous vous en prenez à ceux qui refusent qu’on en minimise l’importance dans notre histoire, et vous avez tort.

      Thomas GREDAT

  • Romain Jammes
    • Posté à 08h37 le 02/10/2007
    • Internaute 15567

    C’est bien drôle en effet ^^ Déjà qu’on oublie de dire que l’esclavage a en aprtie été abolit pour des raisons purement économiques alors bientot on va même plus savoir ce que c’est ^^

    Y a baleine sous gravier quoi ^^

    NB : C’est quoi l’esclavage ?

  • all
    all
    • Posté à 08h47 le 02/10/2007
    • Internaute 9005

    Chloé Leprince, si vous résumez l’esclavage dans l’histoire de l’humanité à la traite des nègres c’est vous la schizophrène.

  • Anonyme

    quelle logique implacable ! on va en Afrique dire aux africains qu’ils ne sont pas assez dans l’histoire puis, on remanie les programmes et donc, logiquement, implacablement, on ne met plus en priorité l’esclavage : des gens qui n’étaient même pas dans l’histoire, pourquoi l’enseigner ?
    nous sommes vraiment à un tournant
    Lorsqu’on parle du rapprochement avec les USA, on devrait surtout se poser la question des croyances de cet homme, fondamentaliste ? scientologiste ? ? ?
    A vos livres d’histoire pour réviser la période de la résistance

  • Anonyme

    La leçon de Machiavel qui nous disai « Pour prévoir l’avenir il faut connaitre le passé » ne doit s’adresser qu’aux puissants je suppose ...
    Lorsque le peuple aura tout oublié de son histoire, il ne verra plus rien venir, prendra tout ce qu’on lui donne pour argent comptant.
    L’histoire est une science (humaine certes, mais une science de part les méthodes des chercheurs) et donc en soit un outil, notre gouvernement à bien compris son utilité.
    Aprés tout, notre président bien aimé ne fait que ce qu’il avait dit lors de sa campagne : fini le travail de mémoire.
    Aprés tout, ça n’est pas la première ni la dernière fois que les manuels d’histoire sont manipulés. On va s’insurger que certains faits « récents » (à l’échelle de l’histoire humaine) passent à la trappe, mais « l’oubli » ou la manipulation de faits anciens est tout aussi dramatique et dangereuse. (voir l’histoire des « invasions barbares » étudiés en primaire et au collège).
    Certes, des enfants de 10 ans ne peuvent pas tout comprendre, pour autant leur mentir pour « simplifier » n’est clairement pas la solution.
    Evincer l’esclavage des programmes scolaires n’a pas de sens. Comment expliquer alors aux enfants pourquoi en france il y à des « blancs » et des « noirs » ? Comment expliquer ensuite la colonisation ? On leur dira qu’on est allé en Afrique pour les sauver de la tyrannie et de l’ignorance, en leur apportant les bienfaits de la civilisation ? Comment expliquer la décolonisation ? En disant que les africains sont des ingrats qui ne nous remercient pas assez de leur avoir apporté la civilisation ?
    En fait je crois que j’ai les bonnes(mauvaises) réponses : ’(

  • Anonyme

    Ce genre de dispositif participe à donner très peu de crédit aux noirs de ce pays. J’ai lu plus haut que l’esclavage était l’histoire de l’Afrique. Faux ! L’esclavage c’est l’histoire de la France et de l’Afrique et plus généralement de l’humanité de même pour la Shoah.

    La connaissance de l« histoire est nécessaire pour ne plus commettre les mêmes erreurs que dans le passé. Une personne ne reconnaissant pas ses erreurs est condamné à les reproduire sans cesse.

    L’Afrique est liée à la France même si certains veulent occulter cela en traitant des ressortissants de ce continent comme des moins que rien. Les enfants de ce pays doivent comprendre AU MEME TITRE et de façon aussi claire l’esclavagisme, la colonisation, la Shoah, les premières et seconde Guerres Mondiales, la guerre d’Algérie etc. Tout cela fait partie de l’histoire de ce beau pays qu’est la France. Cela permettra de comprendre les incohérence de la politique actuelle du gouvernement en termes d’identité, d’immigration ou tout simplement de politique internationale.

    Nous nous devons de forcer nos politiques à enseigner l’histoire sans ommettre des passages car l’histoire est une chaîne. Oublier un maillon serait une erreur.

  • Anonyme

    Je suppose que ce n’est pas demain la veille qu’on parlera à nos rejetons des formes modernes d’esclavage ... (main d’oeuvre pour construire Dubai, par exemple)

    En attendant que l’état stoppe ces véléités malsaines sur les programmes d’histoire, c’est bien les Anciens qui devront transmettre ce qu’ils savent à leurs petit enfants...

    M.A. :

  • Anonyme

    Le mot va devenir tabou.A voir nos menagers délocaliser leurs productions vers les pays où la main d’oeuvre est traitée comme des esclaves et méprisée par leurs dirigeants .Il faut donner bonne conscience à tout ce monde réformiste et moderniste. Et puis le néolibéralisme s’est construit sur des massacres et génocides(Indiens) et une exploitation éhontée de l’homme par l’homme (immigration)et cela continue .

  • Anonyme

    Difficile de parler de l’esclavage. Il faut y aller avec beaucoup de précautions.
    Bien sûr tout le monde connait la traite des noirs de l’Afrique vers les Amériques, mais qui connait la traite saharienne de l’afrique noire vers le maghreb et le moyen-orient ? qui se souvient des bateaux négriers qui partaient de zanzibar vers l’Arabie ? plus proche de l’Europe, qui a la mémoire des razzias opérées par les barbaresques sur les cotes de l’Espagne de l’Italie, de la Grèce, et des cohortes d’esclaves européens vendus comme des animaux sur les marchés aux esclaves d’ Oran, Alger ou Tunis ?
    Y a t-il une bonne et une mauvaise mémoire ?

    • Anonyme

      « Y a t-il une bonne et une mauvaise mémoire ? »
      Non.

      Juste la nécessité de rétablir la réalité des faits passés sous silence mais qui participent de la mémoire , de la richesse économique et géopolitique, de l’identité nationales puisqu’il est bien ici question d’Histoire de FRANCE. Encore une fois, il ne sert à rien de décentrer le débat : l’enseignement de l’histoire de France en France.

      La traite des Noirs rationnalisée par Colbert en est une.

      Jusqu’à preuve du contraire, la France n’a pas pratiqué l’esclavage de ses contemporains européens (ou alors, on nous aurait menti sur ça aussi)

  • Anonyme

    Ceci est impenssable !

    Il faut que ces deux questions soient aussi bien traitées et surtout aussi bien retenues l’une que l’autre.

    Ces deux énormes erreures de l’humanité doivent être un souvenir, douloureux mais un souvenir quand même afin que personne ne puisse les reproduire.

    L’esclavage industriel deviendra !

    Non à l’esclavage et à l’extrermination de qui que ce soit noir, blanc, jaune, vert... nous avons tous les même droits. Et que nos erreurs ne doivent pas être oubliées et surtout pas reproduites !

  • Anonyme

    Cahier d’un retour au pays natal et Discours sur le colonialisme, de Aimé Césaire, qui avait été inscrits au programme de terminale littéraire (Bac), en 1994, ont été supprimés, suite aux pressions conjuguées d’un député de la droite colonialiste, Alain Griotteray, d’associations de parents d’élèves, et de certains professeurs de français - à mettre en parallèle avec les programmateurs obscurantistes dont il est question, quant à l’enseignement de l’histoire de l’esclavage.

    Outre les motivations politiques et idéologiques d’Alain Griotteray et sa clique de révisionnistes, le ministre d’alors, François Bayrou, qui avait d’abord refusé d’obtempérer pour les bonnes raisons, a fini par céder, en répondant à François Julliard (Canard enchaîné) que les oeuvres en question « n’étaient pas assez représentatives de la littérature française », cela dit en s’étant aligné sur les réticences de certains professeurs rebutés par ces oeuvres, à divers titres.

    En octobre 2005, un réponsable des programmes, à l’Education nationale, a répondu par la négative à une demande écrite de réintrocution de ces oeuvres en terminale littéraire, en invoquant des prétextes alambiqués et mesquins, tout en renvoyant Césaire (dont il reconnaît l’importance !)à la littérature francophone etc.

    Césaire a été amplement informé, récemment, de cette affaire.

    Rappelons que ce grand auteur martiniquais de langue française, et grand témoin historique du XXème siècle (il a été poête surréaliste - ami de Breton - communiste, démissionnaire du Parti en 1956, l’inventeur de la négritude, initiateur et rapporteur de la départementalisation des ex-colonies française aux Antilles. sans omettre son oeuvre théatrale, historique etc.

    Les deux oeuvres toujours censurées par l’Education nationale sont incontournables pour comprendre la signification « humaine » de l’esclavage, et les ravages incontestables de la colonisation européenne en Afrique.

    Qu’on ne s’étonne donc pas, le moins du monde, que les instances chargées, à l’Education nationale, de déterminer et sélectionner les thèmes à enseigner, fassent preuve de ce révisionnisme etc.

    Aimé Césaire est étudié et enseigné dans la majorité des grandes universites étrangères, en tant qu’auteur majeur, SAUF EN FRANCE.

    D’ailleurs, Françoise Vergès est obligée d’aller aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne pour y consulter les travaux et archives sans cesse actualisée (notamment sur la post-colonialité), alors que la France a un retard considérable en la matière.

    Une pétition va être lancée pour obtenir la réinscription des oeuvres pre-citées aux programme du Bac.

    JJ Lissac

  • Anonyme

    L’esclavage concerne avant tout l’histoire de l’Afrique noire, des pays musulmans et de l’Amérique.

    Du point de vue de l’histoire francaise, ce n’est pas un élément « fort », meme si ca reste tragique bien sur. La France ne s’est pas batie grace à l’esclavage, elle l’a plutot moins utilisé que le reste de la planète. Il faut l’enseigner, mais il est logique que d’autres eveements soient prioritaires.

    Enfin, le fait de mettre en parallèle la Shoah et l’esclavage me parait extremement douteux, surtout ces temps-ci. Ces 2 évènements n’ont rien en commun, et certainement pas la même portée historique.

  • Anonyme

    comparer l’esclavage avec la shoah a toujours été et reste une aberration : le malheur des uns ne diminue pas le malheur des autres.
    l’esclavage constituait une tentative d’appropriation d’autrui à des fins économiques. La shoah a constitué une tentative de destruction systématique d’autrui. La nuance est de taille car il n’y a jamais eu de discours demandant le meutre de tous les noirs du continent africain.
    Il est compréhensible que l’histoire de l’esclavage soit réhabilitée à sa juste place, mais certainement pas en révisant l’histoire de la shoah

  • Anonyme

    « Aux humiliés l’humilité et la honte, aux puissants le soin de bâtir des grilles de lecture. A l’exacte opposée des manipulations affleure la dure réalité. Et elle a le cuir épais. La réalité est que vivre aujourd’hui dans nos quartiers c’est avoir plus de chance de vivre des situations d’abandon économique, de fragilisation psychologique, de discrimination à l’embauche, de précarité du logement, d’humiliations policières régulières, d’instruction bâclée, d’expérience carcérale, d’absence d’horizon, de repli individualiste cadenassé, de tentation à la débrouille illicite… c’est se rapprocher de la prison ou de la mort un peu plus vite que les autres… »

    Hamé, « Insécurité sous la plume d’un barbare », in La Rumeur Magazine numéro 1 (29 avril 2002)voir latélélibre(article +vidéo)

  • Anonyme

    « Aux humiliés l’humilité et la honte, aux puissants le soin de bâtir des grilles de lecture. A l’exacte opposée des manipulations affleure la dure réalité. Et elle a le cuir épais. La réalité est que vivre aujourd’hui dans nos quartiers c’est avoir plus de chance de vivre des situations d’abandon économique, de fragilisation psychologique, de discrimination à l’embauche, de précarité du logement, d’humiliations policières régulières, d’instruction bâclée, d’expérience carcérale, d’absence d’horizon, de repli individualiste cadenassé, de tentation à la débrouille illicite… c’est se rapprocher de la prison ou de la mort un peu plus vite que les autres… »

    Hamé, « Insécurité sous la plume d’un barbare », in La Rumeur Magazine numéro 1 (29 avril 2002)voir latélélibre(article +vidéo)

  • Anonyme

    Je vous donne mon point de vue, mais cela n’engage bien évidemment que moi.
    J’ai plus de quarante ans et l’esclavage n’a jamais été au programme scolaire lorsque j’étais à l’école.
    Le résultat en est très simple, je ne suis absolument pas sensibilisé à ce problème.
    J’en arrive même à me demander pourquoi il y a autant de bruit pour cela tout en reconnaissant que l’esclavage est bien entendu une chose ignoble mais qui fait partie de l’histoire de l’humanité au même titre que bien d’autres choses.
    J’ai fait tout de même quelques recherches sur le sujet et je n’arrive pas non plus à comprendre pourquoi il n’est fait mention nulle part que l’abolition de l’esclavage n’à été fait et reconnu officiellement que dans des pays occidentaux (France, Etats-Unis, etc.).
    Je ne comprends pas non plus pourquoi il n’est fait mention nulle part que le commerce de l’esclavage a été en grande partie tenu par les arabes.
    Je constate simplement que c’est encore et toujours le même problème : au nord les vilains méchants qui doivent faire repentance de ce qu’on fait leurs ancêtre (personnellement je ne me sent pas du tout responsable) et au sud, les pauvres exploités par les vilains qui vivent au nord.
    Il serait beaucoup plus judicieux de rétablir les vérités historiques et même celles qui sont déplaisante.
    Pour votre info, la plupart des personnes qui vont lire ce message sont sans le savoir des descendants d’esclave, en effet, la France faisait partie de l’empire romain dont le fonctionnement était basé sur l’esclavage, mais c’était il y a plus de 2000 ans.

    • Anonyme

      L’esclavage dont on parle ici est La traite négrière, soit le commerce triangulaire pratiqué par les pays européens pdt 400 ans. C’est uniquement de cet esclavage là dont on parle, car c’est celui qui concerne les antillais qui revendiquent ce devoir de mémoire. Comme la commémoration de la shoah ne concerne pas tous les génocides mais uniquement le génocide juif. Après cela n’empèche en rien de lutter contre le phénomène d’esclavage moderne, au même titre que commémorer la shoah ne veut pas dire oublier les autres génocides (arméniens, rwanda...).

      Autre chose : Les révoltes des esclaves dans les amériques ont toujours été le point de départ des abolitions et non un humanisme à réaction spontanée des pays colonisateurs...

      Et pour finir : Justement c’est bien ca le problème : c’est bien parce que vous n’avez pas vu cela à l’école, que vous ne pouvez pas l’appréhender...

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