A débattre 01/10/2007 à 12h09

La science peut-elle être la réponse au défi écologique ?

Mathieu Eisinger | Documentariste

Depuis le début du mois de septembre et jusqu’à fin décembre, chercheurs et citoyens discutent à Paris de l’avenir de la recherche et réfléchissent ensemble à ce que pourrait être un fonctionnement démocratique de la science. Alors que le Grenelle de l’environnement vient de livrer ses premières propositions, Sciences citoyennes s’est interrogé sur le thème : « Sauver la planète par la technoscience ou se libérer des mythes technologiques ? (OGM, Nanotechnologies, fusion nucléaire, hydrogène...) » .

Les intervenants craignaient en effet que cette question ne trouve pas sa place dans les conclusions qu’adoptera le Grenelle de l’environnement et qu’en conséquence, les solutions proposées ne restent que technologiques. Benjamin Dessus, économiste spécialisé dans les questions d’énergie, illustre cette logique à propos des émissions de CO2 :

« On ne pense qu’à la technologie : fission nucléaire, hydrogène, enfouissement du CO2, photovoltaïque. Pourquoi ne favorise-t-on pas les solutions d’économie d’énergie ? Parce que ce sont des solutions sociales, éducatives. Pour notre société d’aujourd’hui, la solution doit être technique ou elle n’est pas. Le pire est que ces solutions techniques ne résolvent même pas le problème. »

La volonté de trouver une solution technique étant trop forte, la science risque rapidement de se suffire à elle-même. Plus besoin de remplir d’objectifs de société, la solution technique devient une réussite pour elle-même.

Une analyse qui pose la question du processus de décision dans le choix des thèmes de recherche. De ce point de vue, l’organisation du Grenelle de l’environnement est indubitablement à saluer : réunir de nombreux partenaires venant d’univers différents pour discuter des choix à faire est essentiel. Les citoyens devraient en effet être consultés en amont et leur avis entendu au moment de définir les grandes orientations de la recherche scientifique, estime Jacques Testart, biologiste de renom et président de Sciences citoyennes :

Lors de la dernière conférence du cycle, il sera d’ailleurs question des « conférences citoyen » et de leur mode de fonctionnement (tirage au sort des citoyens, informations contradictoires, délibération longue…).

« Malheureusement, déplore Testart, la science n’est pas considérée comme un enjeu politique, regardez les trois journées ’Vive la Politique’ organisées par Libération à Grenoble, il y avait tous les thèmes, sauf la science. C’est significatif. »

Résultat, à défaut d’être choisis par les citoyens, les thèmes de la recherche scientifique sont de plus en plus choisis par le monde économique. « Les fonds publics sont alloués sous condition que des industriels participent au financement », explique Christian Vélot, chercheur en génétique moléculaire à l’université d’Orsay. « Si aucune entreprise ne voit d’intérêt immédiat à votre recherche, vous n’aurez pas de crédits publics. La recherche fondamentale n’existe plus, seule la recherche appliquée a droit de cité » :

Pour Jacques Testart, « la science est passée de la compréhension du monde à son contrôle ».

► Le site des Sciences citoyennes

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  • Anonyme

    Instructif, succint et salutaire ce petit document et les deux points de vue sur la place de la sciences dans nos société contemeporaines. La sciences semble ainsi l’art de vouloir changer le monde et l’art cette sciences inexacte de vouloir chager soi même ! Voilà le paradoxe actuel qui pose le changement climatique au monde de chacun.

  • Anonyme

    Avant de parler de ’’réponse au défi écologique’’, il faudrait au moins réfléchir et surtout se mettre d’accord sur le défi que nous voulons.
    Evidemment, je ne parle pas d’une enième convertaztion à la Royal ou à la Borloo mais une réponse philosophique et humaniste.
    On parle du développement de la Chine (aujourd’hui Rue 89) et de ses conséquences a priori désastreuse sur l’environnement.
    Avant de nous pencher sur nos questions bien françaises : alors oui la science... ? mais quelle science ? Qui en responsable ? Quelle systémie pour l’environnement ? Quels process de validation et de concertation ? Comment répartir les subventions ? Comment intégrer fonds privés et monde scientifique ? Le rôle des 24 000 acteurs de la chaine où l’information se dispersent ? Oui mais bon ? Et pourquoi pas ? Et si ? Et si Et si ? et bla bla bla... Penchons nous sur un axe à respecter par chacun et non pas que la France, que l’Europe, que l’Occident (qui n’a guère de leçon à donner en la matière d’ailleurs).
    Le ’’défi écologique’’, plus évidence que défi, doit donc étendre sa dimension planétaire avant d’apporter des réponses.
    Rien ne sert de courir (ndlr : dans ce sens) et d’y aller de sa mesurette (bilan carbone) si l’on écoute pas les désiderata de développement des Chinois ou des Indiens, pour ne citer qu’eux.
    C’est surement la peur ou la course au profit qui suscitent un tel écart mais bon.
    En bref, changeons, eduquons, encourageons,discutons (sans dispersion), sensibilisons, choquont, menaçons,...

    Le défi écologique passe donc, à mon humble sens par la/les science(s)....humaine(s).

    Un humain, ou ce qu’il en reste.

    • Mathieu Eisinger
      Mathieu Eisinger
      Auteur(e) de l'article Documentariste
      • Posté à 18h17 le 01/10/2007
      • Internaute 12515
        Documentariste

      Je suis tout à fait d’accord quand vous dites : « En bref, changeons, eduquons, encourageons,discutons (sans dispersion), sensibilisons, choquont, menaçons,... ».Mon article essayait de montrer que notre société ne pense souvent qu’en terme de science « dure » par opposition aux sciences humaines justement.

    • Anonyme

      Sciences humaines, oui, comme moyen. Pas comme réponse. En l’occurence, si les Chinois et les Indiens (et demain les Africains) prennent la tête de la pollution industrielle (avant même d’avoir 2 voitures par famille), comment les convaincre de faire les investissements nécessaires pour, rapidement, polluer moins(d’autant plus rapidement que leur production par tête augmente très vite).

      Mais sans la physique et la chimie, il n’y aura pas de progrés technique, autrement pas ces systèmes dépolluants dans lesquels il faut investir.

      Peut-être est-ce cet ensemble : sciences humaines, mathématiques, physiques, chimiques, qu’il faut appeler humanisme.

    • elendil3t
      • Posté à 06h07 le 02/10/2007
      • Internaute 18060

      Désolée mais je trouve votre commentaire vraiment peu clair

  • Anonyme

    Merci Mathieu Eisinger pour cet article qui fait état de la problématique posée par Sciences citoyennes (pour l’amour du français, j’aurais préféré « sciences civiles » ou « civiques », car cette « citoyenne » comme adjectif fait vraiment tâche) : « Sauver la planète par la technoscience ou se libérer des mythes technologiques ? »

    La question est vraiment bien posée, c’est tout le point à débattre.
    Sans verser dans la technophobie ou le romantisme à l’eau de pluie, il me semble en effet que nos sociétés occidentales se sont bâties sur une représentation prométhéenne (on dit souvent « cartésienne ») de la technique et de la science, c’est-à-dire sur la croyance implicite qu’avec le progrès des sciences et des techniques, « tout devient possible » (pour reprendre un slogan de marabout blanc).

    Cette certitude-là a orienté toute l’ingénierie moderne sur le principe suivant : lorsqu’il y a un obstacle, LA solution existe, elle consiste à détruire l’obstacle (éradiquer un microbe, tuer les mauvaises herbes ou les insectes parasites), à le percer (tunnel) ou à le ponter, à inverser le cours des fleuves, à défier les lois de la pesanteur, etc.

    Aussi l’aventure des techniques est particulièrement grisante, elle donne le sentiment aux hommes (devrais-je dire aux mâles ?) d’une domestication souveraine, d’une maîtrise absolue et d’un pouvoir « sur » dont les gadgets amusent les grands enfants.

    Or, d’autres voix se sont déjà élevées contre ce fantasme technocratique, non seulement désastreux pour ce qu’il est convenu d’appeler l’environnement, et qui est notre niche (au sens écologique du terme), mais aussi ravageur dans la santé mentale de ceux qui y succombent : je pense aux travaux très divers d’une Isabelle Stengers, ou d’un Miguel Benasayag, d’un Philippe Pignarre ou d’un Bruno Latour. Même Michel Serres et François Dagognet ont défendu des positions autant contre la technophobie que contre la technolâtrie.
    À suivre de près, en « off » du Grenelle de l’environnement...

  • Eric citoyen
    Eric citoyen
    « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
    • Posté à 12h59 le 01/10/2007
    • Internaute 5352
      « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

    Bonjour à toutes et tous,

    La science , après nous avoir bien détruit notre environnement.

    Nous propose maintenant de le réparer, J’ai bien compris ?

    En combien de génération ?

    On se fout de nous !

    Bises.

    Eric Bloggeur

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    • Anonyme répond à Eric citoyen

      Ne confondons pas tout : la science n’a pas détruit l’environnement. C’est l’utilisation des avancées et connaissances scientifiques par et pour les industriels qui a détruit l’environnement.
      Il convient de séparer ce qui est purement de la science de ce qui est de l’innovation technologique ou l’utilisation de la science. C’est nécessaire si l’on veut 1-sauver la recherche fondamentale 2-éviter que la science ne serve de justification malhonnête à des utilisations technologique douteuses et n’ayant pour seul objectif que l’apport de bénéfices financiers.

      • Anonyme

        et c’est la science qui nous a fait prendre conscience de la dégradation.
        La science est un outil. A nous de bien nous en servir.

      • Eric citoyen
        Eric citoyen
        « Casse ta tv » c'est ta seule (...)
        • Posté à 17h57 le 01/10/2007
        • Internaute 5352
          « Casse ta tv » c'est ta seule (...)

        Confondre ?

        La cause et les effets ? « pas mon genre ! »

        Je vous trouve bien gentil.

        Mais vous avez le droit de l’être , à titre perso je ne possède pas un millième de votre mansuétude.

        - Comme c’est facile de détruire et après de proposer « et encore pas sûr » des solutions.-

        C’est à pleurer !

        Il est clair que mon avis n’est pas partagé mais cela je ne peux rien y faire...

        Cordialement.

        Eric bloggeur citoyen - résistant

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    • Mr. Useless
      Mr. Useless répond à Eric citoyen
      observateur désabusé
      • Posté à 17h21 le 02/10/2007
      • Internaute 8481
        observateur désabusé

      Je pense que diaboliser la science, c’est faire l’autruche. Sans science on ne serait pas en train de parler ici.

      L’Homme invente une voiture. Formidable ! Remets dans le contexte et fais toi une idée du progrès humain en termes de communication. Maintenant qui est responsable de l’abus de voiture ?

      un autre point : Vu la progression des choses, même une politique de raison ne sera pas suffisante (à mon grand dam). Donc sans une solution scientifique il ne te reste plus qu’à faire disparaitre deux tiers de la population humaine. Personnellement je vote pour la science sur ce coup-là.

      La solution est surement dans une conjonction de raison et d’une solution scientifique, mais le problème majeur est surement que la science progresse plus vite que l’esprit humain.

  • Anonyme

    Il est amusant de constater aujourd’hui (et le témoignage de Jacques Testart en est une bonne preuve) que la démocratie participative était une excellente idée....

    Ceci étant, je considère que le problème écologique dont on parle depuis longtemps, mais qui voit un peu plus le jour aujourd’hui avec le grenelle de l’environnement, n’est qu’un régulateur économique et rien d’autre.

    La pollution a un coût, et jusque là ne risquait pas de mettre à mal l’économie mondiale. Le mouvement se renverse, et risque effectivement de nous coûter très cher si aucune décision sérieuse n’est prise relativement rapidement. Vous remarquerez que Bush fait un tout petit pas en avant....que la France (alors que le mouvement écolo est déjà vieux), se bouge aujourd’hui avec le Grenelle. Je ne pense pas que cela soit une prise de conscience de nos politiques, simplement une analyse économique mondiale.

    Prenons un exemple différent : la voiture occasionnait énormément d’accidents, qui avaient un coût économique réel. En même temps, ces accidents généraient des ventes de voitures (de la production), des réparations (du boulot pour les garages) et de la recherche médicale permanente (grands blessés, handicapes...). Si l’équilibre est bon, l’argent est généré, tout va bien. Si ces mêmes accidents coûtent plus chers en recherche médicale qu’en « commerce », alors là il faut y mettre un frein. Ce qui a été fait avec les radars, flicages..... Ce n’est pas pour sauver des vies mais refaire de l’économie.

    Le problème est le même avec l’écologie. Tant que nous salissons la planète et que cela fait tourner l’économie, tout va bien. Demain, cette pollution risque d’enrayer sérieusement cette même économie (manque de matières premières de toutes sortes, dégâts climatiques,.....) il va de soi que nos gentils politiques commencent à réfléchir aux futur....mais toujours au grand toujours dans l’idée d’une consommation génératrice de profit.

    Tout sera bon, avec un minimum de précaution…….
    Après la pollution, l’application d’approches scientifiques sérieuses ou hasardeuses ? Un autre danger...... ?

    • Anonyme

      Quand la dernière rivière sera polluée, que le dernier poisson sera mort, et que le dernier arbre aura rendu l’âme, l’homme se rendra compte que l’argent n’est pas comestible.

  • Anonyme

    Bonjour Mathieu

    je ne me souviens plus si je t’avais conseillé de lire Y. Illicth, Undertstand Risk in Informed Society et Democracy by Disclosure the Rise of technopopulism.
    Je ne m’en souviens plus mais je conseille cet autheur et ces 2 livres à tes lecteurs

    ttt

  • Anonyme

    le commerce, la croissance ... les solutions techniques, technologiques sont forcément privilégiées... un gros gateau à se partager.
    Apprendre à avoir un comportement économe en énergie, c’est beaucoup moins vendeur...

    • Anonyme

      Le seul changement possible est le changement du modèle économique. La grande conscience des peuples me laisse dubitatif.....je n’y crois pas trop, ou il faudra des lustres pour éduquer les populations....

  • Anonyme

    « la science est passée de la compréhension du monde à son contrôle ». Voilà comment l’homme est devenu ce monstre destructeur (conscient ou inconscient). Voilà aussi comment Big Brother n’est plus un mythe mais devient une réalité affligeante, regardez ce que viennent d’inventer les Pays Bas et leur surveillance sonore qui va faire tâche dans toute l’Europe.

  • galactic_cluster
    • Posté à 15h54 le 01/10/2007
    • Internaute 16628

    Bonjour l’article manipulateur ! ! !

    Les soit-disant chercheurs de cet article ne font plus de recherche depuis longtemps ... Ils passent tout leur temps à se balader autour du monde de conférence en conférence et piquent des crises si par hasard on a oublié de les inviter quelque part !

    Quand on voit Vélot dire que « La recherche fondamentale n’existe plus » on ne peut que le traiter de clown . Ce mec est trop vieux pour faire de la recherche fondamentale et du coup comme il n’y a plus accès , il dit que ça n’existe pas . Pitoyable ...

    • Mathieu Eisinger
      Mathieu Eisinger répond à galactic_cluster
      Auteur(e) de l'article Documentariste
      • Posté à 16h16 le 01/10/2007
      • Internaute 12515
        Documentariste

      Christian Vélot est chercheur en biologie moléculaire, il travaille toujours. il étudie « le catabolisme carboné chez l’Aspergillus Nidulans » à l’institut de géntique et microbiologie. Il enseigne aussi.Jacques Testart n’est plus chercheur en effet. Il n’en garde pas moins de nombreux contacts avec la recherche et a vécu durant sa cariière les changements d’optique de la science (passer de la compréhension au contrôle de la nature).Il parle de recherche fondamentale en biologie principalement. Il reste en effet encore quelques matières « privilégiées » que sont les mathématiques et la physique théorique où la recherche fondamentale existe encore.Mais je ne suis pas certain que mon commentaire puisse vous faire changer d’avis :)

      • galactic_cluster
        • Posté à 16h41 le 01/10/2007
        • Internaute 16628

        Je suis désolé de vous imposer la lecture du Figaro mais non, la recherche fondamentale n’est certainement pas morte ;)

        Lien
        _l_union_europeenne_parie_sur_la_recherche_fondamentale.html

         
        • Anonyme répond à galactic_cluster

          Si la recherche « fondamentale » est aussi vivante que votre lien (archi-mort), ça promet : -)
          Désolé.

          • galactic_cluster
            • Posté à 17h26 le 01/10/2007
            • Internaute 16628

            Il faut coller les 2 parties du lien !

            Certains forums de presse ne souhaitent pas que l’on fasse des liens directement depuis un commentaire . Je ne connaissais la politique de rue89 a ce sujet, et dans le doute , j’ai mis le lien sous une forme « texte »

            Le lien ci-dessous marche

            Lien

            • Anonyme répond à galactic_cluster

              Merci pour le lien

              L’article auquel vous renvoyez annonce en substance : « Doté de 7,5 milliards d’euros de 2007 à 2013, l’ERC (Conseil européen de la recherche) va distribuer deux types de financements. Dès cette année, 200 bourses d’1,5 million d’euros chacune seront accordées à de jeunes chercheurs, docteurs depuis moins de neuf ans. À partir de 2008, de 200 à 500 allo­cations de 2,5 millions d’euros seront distribuées à d’autres chercheurs, sans limite d’âge. »
              Je comprends que vous soyez sensible à la question de l’âge - qui me semble accessoire en l’occurrence. Ce que semblent avoir oublié les gouvernements de droite que nous avons eus en France ces dernières années, c’est qu’effectivement la recherche (fondamentale ou pas) a un coût.
              Cette banalité redevient du coup d’une actualité cinglante pour nos jeunes arrogants (et vieux philistins) de l’UMP. On ne peut pas d’un côté faire des paquets fiscaux aux clients des avocats d’affaires, et de l’autre financer de la recherche.
              Sur l’exemple particulier de la recherche en pharmacopée, le constat d’échec de l’industrie pharmaceutique, prospère s’il en est, vaut leçon. Je renvoie les lecteurs au livre - désormais classique - de Philippe Pignarre, Le grand secret de l’industrie pharmaceutique (2003), 2004.

              Le pauvre article dont vous vous réjouissez, certes prometteur (ça promet toujours), ne répond d’ailleurs pas dut tout à la question posée en cette période de « Grenelle de l’environnement », - c’en est une diversion. Un sophiste voudrait nooyer le poisson, il ne ferait pas mieux.
              Cordialement.

              • galactic_cluster
                • Posté à 18h12 le 01/10/2007
                • Internaute 16628

                Ces bourses aux jeunes chercheurs sont distribuées par la CE et pas spécifiquement par la France ;)

                Je n’accorde , pour ma part , que peu de crédit aux annonces du gouvernement actuel .

                Les jeunes chercheurs français travaillent déjà dans tous les pays du monde . Le critère de choix c’est le projet auquel on souhaite participer , le lieu de la recherche est secondaire .

                Cordialement

                • Mathieu Eisinger
                  Mathieu Eisinger répond à galactic_cluster
                  Auteur(e) de l'article Documentariste
                  • Posté à 20h02 le 01/10/2007
                  • Internaute 12515
                    Documentariste

                  Vous parlez des fonds pour la recherche au niveau européen. Personne ne dit « la recherche n’existe plus ». Les interviewés dénoncent la prédominance de la recheche appliquée. Pour eux, lorsque le but n’est QUE de trouver des innovations (recherche appliquée), la recherche se trompe de chemin. Ils approuvent toutes les découvertes qui peuvent découler de la recherche appliquée (vaccins..). Il rappellent aussi que la plupart des découvertes se sont faites par hasard voire par erreur. Il faut des deux (recherche appliquée et fondamentale). La thermodynamique a amélioré le moteur à vapeur mais là n’était pas son but premier.La technologie et la science ont marché côte à côte depuis très longtemps, le rapprochement est récent. Il faut y réflechir en tout cas.Je vous conseille la lecture (un peu longue, je m’en excuse) de ceci : Lien (A partir de la page 3) intervention de M Levy-Leblond. Une description de l’histoire de la relation science-technologie.

        5 autres commentaires
    • pikasso02
      • Posté à 16h57 le 01/10/2007
      • Internaute 10134

      Cher galactic_cluster, pensez-vous vraiment que le chercheur doive être jeune pour TROUVER ? Permettez que je ne pense pas comme vous ! L’âge n’a rien à voir dans la recherche.
      Pensez-vous que Picasso était moins créatif , vieux que jeune ? Mais je vais m’adresser à Christian Velot pour ce qui suit.
      Je vous laisse dans votre galaxie. Salut !

      • galactic_cluster
        • Posté à 17h11 le 01/10/2007
        • Internaute 16628

        Apres 40 ans on ne fait plus de recherche fondamentale ... Mais Que vient faire Picasso dans l’histoire ? ? ?

        Le problème dans les forums publics ; c’est de voir des gens comme vous dire dire n’importe quoi sur n’importe quel sujet ...

         
        • pikasso02
          • Posté à 17h22 le 01/10/2007
          • Internaute 10134

          Les lecteurs jugeront si ce que je dis sur ce forum et d’autres forums est du « n’importe quoi ».
          Concernant Picasso, Je vous renvoie au message adressé à MM Testart et Velot. Nous verrons s’ils pensent comme vous.

          Lien

          • galactic_cluster
            • Posté à 17h51 le 01/10/2007
            • Internaute 16628

            L’art n’a rien a voir avec la recherche scientifique et c’est votre mélange que je trouve absurde . Vous faites des tas de posts sur des tas de sujets , vous ne pouvez pas vous prétendre expert en tout !

            Ps : j’aime bien votre blog en tout cas

            • pikasso02
              • Posté à 20h52 le 01/10/2007
              • Internaute 10134

              « L’art n’a rien à voir avec la recherche scientifique ». C’est vous qui le dites ! Picasso, ne pensait pas comme vous. Picasso savait qu’il n’était qu’un homme et pas un dieu, comme certains historiens aiment à l’écrire et à le faire croire aux crédules. C’est lui qui a parlé de science de l’art, ce n’est pas moi ! Je ne suis expert qu’en Picasso, mais suis le seul à le savoir. Je parle des oeuvres de Picasso, pas du personnage. Je ne peux être expert en tout ! Vous avez parfaitement raison ! Je participe avec mes moyens. Peut-être devrais-je me taire ! Mais il faut bien que je parle d’une façon ou d’une autre de ma thèse sur Picasso. Merci d’apprécier mon blog.
              PS : j’aurais préféré que vous me disiez que ma thèse vous semblait plausible ! Sans rancune !

              • asozial
                asozial répond à pikasso02
                Bobo reprazent - aus Berlin.
                • Posté à 23h46 le 01/10/2007
                • Internaute 2273
                  Bobo reprazent - aus Berlin.

                dans son bouquin ’zen and the art of motorcycle maintenance’ robert pirsig parle du rôle de l’esthétique dans la découverte scientifique selon henri poincaré (le mathématicien) - la démarche scientifique idéale demandant en effet d’être exhaustif dans les démonstrations et contre-démonstrations, statistiquement il est impossible de parvenir à la solution d’un problème sinon par une compréhension ’esthétique’ de la solution comme telle - indépendamment de la démonstration.

                art et science se rejoignent comme branches de la philosophie.

                • Anonyme répond à asozial

                  En termes plus simples, Marcel Dassault disait : « Pourqu’un produit soit bon, il faut qu’il soit beau ».

                • pikasso02
                  pikasso02 répond à asozial
                  • Posté à 10h39 le 02/10/2007
                  • Internaute 10134

                  Bonjour asozial (aus Berlin)
                  Ne mélangeons pas tout !
                  Je voudrais savoir si des personnes sont d’accord avec le « produit » de mon blog consacré à Picasso. Le mimétisme est une fonction que nous possédons tous. Si Picasso et de nombreux peintres du passé reconnus comme géniaux aujourd’hui ont utilisé cette fonction de mimétisme pour créer des oeuvres nouvelles, je pense que la science pourra alors s’en préoccuper. Je n’ai fait qu’un constat avec dessins à l’appui. Je ne suis pas scientifique, mais dessinateur. Si Picasso a parlé de « science de l’art », c’est qu’il devait lui-même être étonné de réussir autant d’oeuvres qui « fonctionnent ». Vous permettrez que je m’étonne qu’aucune personne spécialiste de Picasso n’aie pensé à ce jour que Picasso puisse avoir eu recours à un « système » pour élaborer ses oeuvres. Ne me dites pas que vous aussi, vous croyez au don ! Que Picasso est Dieu ! Que la magie a opéré ! ATTENTION je ne prétends pas que le système que j’envisage, peut TOUT, mais s’il participe, alors c’est là que je crois que la science peut avoir son mot à dire. Mais il faut pour cela, que nous soyons tous d’accord sur cette structure commune et ces signes que nous retrouvons dans la majorité de ses oeuvres, comme j’essaie de vous le montrer dans mon blog.

    • Anonyme répond à galactic_cluster

      Réaction typiquement mesquine et inutile qui vise à discréditer l’auteur et les intervenants de l’article. Attaque personnelle et ragots en tous genres. Jusqu’à dire que Vélot est trop vieux pour exercer son métier, le comble du ridicule pour ce genre de métier. Plus imbécile tu meurs !

  • Anonyme

    à raison de 1 mn par sujet de refléxion il nous faudrait 900 ans pour remettre en cause tout nos modes de vie non viable pour l’environnement. n’est il pas trop tard pour agir, quand on sait que l’humanité est en « jeu » ?

    quand il sera trop tard, l’ere d’un nouveau terrorisme agira sur nos consiences, et nous serons toujours dans l’incapacité d’agir ?

    alors ou allons nous ? les scientifiques se posent la question, les politiques refusent de voir que l’on est déja au pied du mur. les écologistes de salon pondent des mesurettes.

    • Anonyme

      et vous, vous faites quoi ?

    • Anonyme

      A 1 mn de reflexion par sujet, vous êtes au moins aussi fort que mon patron : pourquoi ne créez vous pas une entreprise ?

  • Stiffun
    • Posté à 16h30 le 01/10/2007
    • Internaute 6210

    Voici mes propositions, censuré par la charte de modération du site du grenelle, la modération est elle vraiment possible quand on parle de sauvegarde de l’humanité…

    Premier lieu, je propose l’ouverture d’un emploi de la fonction publique, contrôleur de l’avancement des travaux de développement durable, sur le territoire, dans les entreprises et chez les particuliers.

    D’autre part :
    Recul et non diffusion de tous les sports mécaniques, produisant des gaz à effets de serre.

    Interdiction de tous les loisirs, 4x4, motocross, quad, jetsky, yachting, aviation, domaine skiable.

    Pour les chasseurs, passer de l’arme à feu à l’arc et a l’arbalète.
    Pour les pêcheurs, subventionner la pêche à la voile et supprimer les chaluts.

    La fermeture des zoos, des cirques, d’élevages d’animaux exotiques qui nuise à la biodiversité, privilégier les espèces indigènes dans leur environnement naturel.

    Agriculture arrêt des cultures uniques sur de grande surface, retour au semence traditionnelle sur de petite surface entourées de bocages et d’espace naturels sauvages pour préserver la biodiversité. Révisions des canaux d’irrigations, Récupération d’eau sous serre, privilégier l’arrosage goutte à goutte.

    Sylviculture arrêt des coupes rases, implanté des forêts jardinées d’espèces indigènes.
    Réintroduction de toutes les espèces animales disparues y compris loups du gévaudan.

    Pour les entreprises investir dans le photovoltaïque, contrôle des déchets (poids et polluant).

    Pour les propriétaires, contraindre les épargnants a investir dans le solaire, la récup d’eau, et l’isolation.

    Instaurer un label écologique (ABCDE) pour tout les produit de consommation.

    Moi personnellement je n’est pas attendu ni le grenelle les propositions des écologistes de salon pour penser à la sauvegarde de l’humanité. Je tente de réduire par 2 chaque année depuis 8 ans, mes consommations, quand je vois le comportement de mes compatriotes je les traite d’outranciers et de vivres sans penser aux conséquences de leur mode de vie.

    (Je pense qu’il est trop tard pour inverser les courbes, système économique oblige)

    A raison de 1 mn par sujet de réflexion il nous faudrait 900 ans pour remettre en cause tout nos modes de vie non viable pour l’environnement. n’est il pas trop tard pour agir, quand on sait que l’humanité est en « jeu » ?

    Quand il sera trop tard, l’ère d’un nouveau terrorisme agira sur nos consciences, et nous serons toujours dans l’incapacité d’agir ?

    Alors ou allons nous ? Les scientifiques se posent la question, les politiques refusent de voir que l’on est déjà au pied du mur. Les écologistes de salon pondent des mesurettes.

    • Anonyme répond à Stiffun

      Ah ! Stiffun, votre charte a été rabattue en moins de deux par des votes agaçés : cette unanimité contre vous me laisse penser que, malgré l’utopie de vos propositions, vous devez avoir largement raison de regarder plus loin.

    • Anonyme répond à Stiffun

      Derrière le caractère outrancier de vos propositions on ne peut qu’accorder du crédit à votre volontarisme. Hélas le monde à choisi l’autodestruction. J’ai bien peur que l’humanité entière soit contaminée par le recherche de son petit confort et de la croissance à tout prix. Dans ces conditions le ciel va lui tomber sur la tête. Jouer avec le climat et la biodiversité entrainera des conséquences catastrophiques et irréversibles. Les erreurs du type amiante ou nucléaire, à côté, seront des égratignures...

      • Anonyme

        Le volontarisme, c’est quand on s’engage. pas quand on brasse de l’air virtuel.

      • Anonyme

        L’autodestruction est une idée qui date de l’aube de l’humanité, qui revelle la barbarie dans laquelle elle baigne. Nous sommes en 2007 bon sang, vivra-t-on toujours sous des régimes de terreur, qui nous mets des oeuillaires vers un unique mode de vie (outrancier a mon gout). les erreurs illustrés par tes exemples sont des crimes contre l’humanité car on connait les conséquences depuis des années Amiante, Nucléaire, et Automobile...

    • Anonyme répond à Stiffun

      d’accord pour pas mal de ces mesures, apres pour ce qui est des zoos... mwé ptetre, pas si sur cependant.pour la chasse 100% ok, pour la pêche, je suppose que vous vouliez dire, la pêche commerciale... sinon, au niveau des bateaux de plaisance motorisés, c’est sur qu’ils pourraient payer une taxe monstrueuse sur le carburant, ce qui les inciterait a naviguer a la voile

      pour les sports polluants, justement, réduisons la seule émanation de co2 a ces sports la et interdisons plutot les grosses cylindrées pour aller au boulot... comme ca monsieur « pti zizi » ou madame « pouffe, la blondasse décolorée » ne nous intoxiqueront plus avec leurs porsches, ferrarri et 4x4 caniches.

      idem, limitons les nuisances des 2 roues motorisées qui franchement sont 10x plus bruyants que les 4 roues et qui sont conduits par des conducteurs irresponsables.

      faisons payer le transport en commun dans les impôts en contrepartie de leur gratuité, par contre, il faut ABSOLUMENT que les responsables politiques assurent dès lors un VRAI service de transports en commun (cad pas comme en IDF qui est une belle blague...)

      limitons la consommation d’énergie des appreils ménagers en interdisant les produits en dessous de C

      limitons la puissance des chaudières et interdisont les thermostats qui permettent de dépasser les 20°c en hiver

      détaxe de l’agriculture bio (ca coute la peau du cul de devenir agriculteur bio, donc forcement, c’est repercuté dans le prix final)

      détaxe des produits fabriqués en france pour inciter a acheter local (cf USA, chine etc etc)

      etc etc

      • Maquisard
        • Posté à 18h48 le 01/10/2007
        • Internaute 18028

        En gros vous parlez de « décroissance ».
        Je suis également très pessimiste au sujet d’une science prométhéenne qui « sauverait » la planète.
        D’abord parce qu’il est bien tard pour s’y mettre et que, même si on stoppait toute atteinte à l’environnement aujourd’hui, la dynamique destructrice continuerait à faire son oeuvre sur sa lancée durant des décennies.
        Ensuite parce que le système économique libéral n’a pas vocation à faire dans la philanthropie et encore moins dans la « gaïathropie » (je ne sais pas si ça se dit) et qu’il se passera encore trop de temps avant que l’écologie ne devienne une activité économique rentable.

        Je sais que le fatalisme n’est pas très constructif, mais pour moi l’alternative est simple : la décroissance pour tous (avec invention de nouveaux rapports entre les individus et entre les peuples) ou le mur.
        Je crains hélas qu’on finisse assez vite par se prendre le mur en pleine poire.

         
        • Anonyme répond à Maquisard

          Montrez l’exemple ! Economisez l’énergie. Eteignez votre ordinateur et tricotez vous un pull.

        1 autres commentaires
  • pikasso02
    • Posté à 17h18 le 01/10/2007
    • Internaute 10134

    Bonjour et merci de mettre l’accent sur la recherche.
    Je souhaiterais m’adresser à messieurs Testart et Velot.
    Que pensez-vous des propos de Picasso parlant de la SCIENCE de l’art ? Comme le dit C.Velot, « la recherche est un acte gratuit », comme la peinture ajoute-t-il je crois. Je m’intéresse en chercheur à cet acte gratuit, en travaillant sur le processus créatif de Picasso. Je rappelle qu’il fut le premier à parler de science de l’art, concernant son oeuvre.
    J’ai fait des trouvailles. Hélas ! Comme vous le dites à la fin, (je transforme les intervenants !), « les conservateurs, les historiens, les critiques sont les plus obscurantistes » concernant ce que nous trouvons de nouveau concernant Picasso. Ce n’est pas parce que Picasso était peintre, qu’il ne pouvait pas chercher en peignant ! Merci de ne pas répondre par une pirouette. Une chose est sûre, « La recherche fondamentale (en peinture) n’existe plus », comme vous le dites. Comment expliquer ce comportement anti scientifique des Français et des étrangers concernant Picasso et son oeuvre ?
    Si les Français ne se décident pas à envisager comme possible, l’hypothèse que je propose concernant le processus créatif chez Picasso, les Chinois s’y intéresseront un jour.
    Nous sommes loin des OGM ! Pas tant que ça !
    La création appartient à tous et dans tous les domaines.
    Oui, je me glisse partout où mon travail a un certain rapport avec les sujets traités.
    J’aimerais avoir votre avis sur cette science de l’art, telle que l’envisageait Picasso.
    Je vous remercie.

    Lien

    • Anonyme répond à pikasso02

      Combien vous proposent les Chinois pour cette étude ? Si ça vaut la peine, je vous rejoint comme assistant...

      Sans blaguer, je vous souhaite que les Chinois vous l’achète, mais s’ils le font, les connaissant un peu, ce sera pour en tirer beaucoup plus. C’est tout l’intérêt économique du capitalisme : quelqu’un achète une étude dont personne ne voulait et essaie de faire du fric avec.

      S’il se plante, c’est pour sa pomme.
      Dans le cas contraire, tant mieux pour lui.

  • Redab
    Redab
    Genève
    • Posté à 18h56 le 01/10/2007
    • Internaute 15769
      Genève

    « La volonté de trouver une solution technique étant trop forte, la science risque rapidement de se suffire à elle-même. Plus besoin de remplir d’objectifs de société, la solution technique devient une réussite pour elle-même ».
    Effectivement ne trouvez vous qu’il existe une énorme béance conceptuelle, particulièrement dans le monde francophone, entre les résultats scientifiques et la production technologique conséquente. Des directions de recherche s’enferment dans des recherches à objectifs visibles techniques et le plus immédiats possibles, par manque de recul non pas humain mais de connaissances conceptuelles entre le monde de la science « fondamentale » et celui de la technique.

    Actuellement il m’apparaît que seuls des chercheurs mûrs dans l’âge peuvent faire de la recherche fondamentale ; les jeunes sont pris dans un piège économique dans lequel ils ont pratiquement très peu de chances de sortir pour explorer leurs propres sensations scientifiques ; ils doivent se plier aux thèmes technologiques pour composer leur thèse avec pratiquement des diktats de paradigmes.

    Je vous remercie.

  • silversamourai
    silversamourai
    paranoia agent
    • Posté à 19h14 le 01/10/2007
    • Internaute 15954
      paranoia agent

    bonjour,il y a là deux domaines très différents : le monde politique ne s’est jamais préoccupé du long terme, depuis les temps anciens il s’est toujours agit de prendre(puis garder) le pouvoir sur les choses et ...les êtres.
    le monde scientifique s’est ingénié à inventer des outils de communication avec êtres et les choses, la mathématique, la chimie...dialoguent avec le monde chacun selon son mode, de même que les sciences humaines.
    il faudrait donc apprivoiser les hommes politiques pour leur apprendre à....parler ! ! !

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