09/07/2009 à 14h46

Recycler son téléphone n'a encore rien d'un geste naturel

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

22 millions d’appareils sont mis en circulation

chaque année en France. Moins d’un million sont recyclés.


Des téléphones recyclés par Eco-system Recycling Co à Honjo au Japon (Yuriko Nakao/Reuters).

Avez-vous déjà cherché à faire recycler votre téléphone portable ? Moi oui, et ça n’a rien d’une sinécure. L’Association française des opérateurs mobiles (AFOM) a beau avoir diffusé l’an dernier des spots radio nous disant que « le bon geste, c’est de rapporter le téléphone avec sa batterie dans un point de vente, tout simplement », sur le terrain, il faut être motivé pour faire le « bon geste ».

J’entre dans la boutique de mon opérateur et la vendeuse commence par me dire que s’il marche encore, j’ai intérêt à revendre mon portable, dont je pourrais tirer sur ebay, selon elle, une centaine d’euros. Quant à celui qui ne fonctionne plus, pour me le reprendre, elle me demande une pièce d’identité, dont elle saisit toutes les informations. Une bizarrerie inexpliquée, d’autant que le téléphone est identifié par son numéro IMEI, sa carte d’identité. Et quand je veux savoir comment il sera valorisé, elle me dit qu’une « boîte vient les chercher et s’en occupe ». Pas de quoi me donner envie de sortir de mes tiroirs ceux qui y sommeillent depuis des années.

Un quart le donnent à un proche

Combien de mobiles ne sont ainsi pas recyclés alors qu’ils pourraient l’être ? Sachant qu’il s’est vendu 22 millions de téléphones portables en 2008, que parmi eux 2,6 millions correspondent à de nouvelles cartes sim, et que les trois opérateurs en ont collectés 500 000 dans leur réseau de boutiques (ce qui représenterait la moitié du total de la collecte), cela fait au bas mot 18 millions de téléphones non valorisés. Chez The Phone House, on affiche le chiffre de 800 appareils récupérés chaque mois.

Enfin, pas tout à fait puisque selon les chiffres recueillis par un sondage TNS Sofrès pour l’AFOM en 2008 sur les Français et le téléphone mobile, 27% des gens qui changent de téléphone portable le donnent à un proche, quand 42% le conservent, 6% le jettent et 9% le recyclent. Les 16% restants correspondent aux appareils perdus, volés, rendus à l’employeur ou à l’opérateur, revendus ou cassés.

Une filière pas rentable mais qui crée quelques emplois d’insertion

Aux Ateliers du Bocage, entreprise d’insertion émanant du réseau Emmaüs et premier recycleur de téléphones mobiles en France, on nous explique que 35 personnes vivent du traitement de 30 000 téléphones par mois. Les téléphones réparables sont reconditionnés (équipés d’une batterie et d’un chargeur neufs), puis revendus dans une des trois boutiques spécifiques entre 10 et 50 euros.

Les autres sont démantelés, les matières séparées (du plastique à 63%, du cuivre à 15%, de la céramique à 6%, un peu de fer, de nickel et de zinc). Quand la matière n’est pas uniforme, comme c’est souvent le cas pour le plastique, l’atelier doit payer pour leur reconditionnement. Au final, explique Zakaria El Heffni, responsable de l’activité recyclage,

« la vente des circuits imprimés où se trouve le cuivre, matière première la plus chère, permet de couvrir les frais du reste. Cette filière n’est pas rentable mais permet de faire travailler des gens ».

Depuis 2005 et la réglementation sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), les producteurs sont responsables des collectes. Rien d’extraordinaire donc à ce qu’ils le fassent, on se demande juste pourquoi cela est aussi peu efficace. Pour se justifier, les opérateurs font valoir que si recycler son téléphone n’est pas encore un geste naturel, c’est parce que la communication n’est pas organisée par les pouvoirs publics contrairement aux ampoules et aux piles.

Un nouveau service vient de se lancer : la société MonExTel qui s’occupe de reverser à l’association de votre choix la valeur résiduelle de son ancien mobile.

Chez Bouygues Télécom, dix fois moins qu’avant

La responsable environnement et développement durable remarque que l’opérateur bleu faisait de la collecte dès 2005 avant même la réglementation, par le biais d’une remise commerciale de 5 à 15 euros sur la facture ou l’achat d’un nouveau mobile ou accessoire. Ce dispositif incitatif, qui permettait de collecter 10 000 appareils par mois, n’a pas été jugé satisfaisant car il fallait envoyer les téléphones en Angleterre pour les recycler, ce qui générait beaucoup d’émissions de CO2.

Fin 2007, Bouygues Télécom a donc décidé de travailler avec les Ateliers du bocage, mais ne propose plus d’offre incitative à ses clients. Le résultat est bien maigre : 1000 appareils collectés par mois.

Chez Orange : des « offres écocitoyennes » mais des contraintes

L’opérateur historique se veut à la pointe. D’une part parce qu’il vient de lancer l’offre « un chèque de 40 euros » aux clients qui gardent leur mobile (plus 5 euros versés au WWF) à l’occasion de leur réengagement : le client qui se fiche d’avoir le modèle dernier cri pourra gagner de l’argent... mais à condition de se réengager pour un à deux ans et de perdre des points de fidélité accumulés. Ceux qui veulent se sentir libres préféreront carrément ne pas se réengager.

Orange s’est mis récemment sur le marché de l’occasion, via son site intitulé « les réflexes verts » : on s’amuse à calculer le prix de revente théorique de son mobile, prix affiné ensuite selon son état réel. L’intérêt est que ce service est ouvert à tous, qu’on soit client Orange ou pas... sauf que, lorsque j’ai testé le site, il n’a pas reconnu le modèle (pourtant récent) que je lui ai soumis. Et que, même si cela fonctionnait, le chèque cadeau récupéré (jusqu’à 70 euros) ne sera valable qu’en boutique Orange et pas transformable en cash.

Chez SFR, des collaborateurs mobilisés

L’opérateur rouge a aussi cet avantage de recycler les téléphones de tous les opérateurs, via des bornes installées dans ses boutiques depuis 2003. Plus de 100 000 téléphones y ont été récupérés en 2008, qui s’ajoutent aux 61 000 récupérés via une collecte interne. Ces derniers sont confiés aux Ateliers du Bocage et les autres à la société Regenersis. Les bénéfices dégagés de la revente de pièces ou d’appareils remis en état vont à des associations (moitié à La Voix de l’enfant et moitié à Fondaterra). « On pourrait en faire un bénéfice mais on a décidé d’en faire une opération blanche », se vante SFR.

Si les mentalités évoluent, ce n’est que doucement. L’enquête TNS/Sofrès pour l’AFOM dit qu’entre 2008 et l’année d’avant, le pourcentage de ceux qui recyclent a augmenté de deux points et ceux qui le jettent baissé d’autant, ce qui nous mettrait au final dans la moyenne européenne.

Mis à jour le 8/09/2009 avec ajout du service MonExTel.

Photo : des téléphones recyclés par Eco-system Recycling Co à Honjo au Japon (Yuriko Nakao/Reuters).

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  • Jenrage
    Jenrage
    Consent manufacturer
    • Posté à 15h14 le 09/07/2009
    • Internaute 49239
      Consent manufacturer

    Très bien le recyclage ...
    Moi ce que je fais, c’est que je n’ai pas portable, au niveau recyclage c’est le top ;)

  • HK
    HK
    Anthro-politologue (...)
    • Posté à 15h30 le 09/07/2009
    • Internaute 34668
      Anthro-politologue (...)

    En Belgique, absence totale de gestion à ce niveau là.
    Tout au plus, on peut le ramener chez un revendeur..à condition d’en racheter un.

    Et les pouvoirs publiques qui trainent..

  • kawouede
    • Posté à 15h34 le 09/07/2009
    • Internaute 27995

    Eh oui y a encore du boulot

    Mais la première chose à faire peut-être, pour notre société, et notamment dans les grandes villes à commencer par Paris, c’est de rendre effectif le simple tri des déchets ménagers.

    Actuellement, un habitant de l’Ile-de-France (région capitale) peut trier la totalité de ses déchets, au final ce n’est que 16% qui seront effectivement recyclés (chiffres de l’ordif, chercher ce nom). Le reste passe à l’incinérateur, que les dirigeants des collectivités territoriales, bien conseillés par les groupes de pression industriels, ont construit en nombre et de façon planifiée dans les années précédentes.

    Résultat : la décision de mieux recycler nos déchets est à la fois individuelle et POLITIQUE. Rendez-vous aux régionales 2010 pour faire avancer le schmilblick : lisez bien les programmes !

  • kawouede
    • Posté à 15h36 le 09/07/2009
    • Internaute 27995

    (mon message avait été publié deux fois, alors je le recycle)

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h01 le 09/07/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Cette filière n’est pas rentable mais permet de faire travailler des gens
    Chouette mentalité... ça explique bien des choses : D

    Pour les téléphones, enfin pour le seul et unique que j’ai jamais recyclé, vu que les autres ont disparu dans la nature (enfin je les ai pas jeté dans un buisson, je les ai perdu : D), j’ai fait comme avec tous les matos électroniques et informatiques que je balance, j’ai filé ça à leur déchetterie spécial DEEE.
    Bien chiant qu’ils viennent pas le chercher eux mêmes avec les encombrants, mais bon hormis les écrans et les onduleurs c’est pas trop lourd à trimballer.

    Après, je sais pas trop ce qu’ils en font, peut être qu’ils mettent ça dans un bloc de béton qu’ils jettent au fond de la Seine, ou alors qu’ils donnent ça à un orphelinat de Pakistanais qui fait le tri : D

    Par contre, il ne viendrait pas à l’idée de ramener mes déchets électroniques à un vendeur. Déjà il faudrait que je me rappelle où j’ai acheté le truc et que ce soit pas de l’autre côté de la France, il faudrait aussi que je l’ai acheté (pas du vol, juste de la récup...) et que la boutique soit encore ouverte (les chinois de Montgallet sont bien connus pour être éphémère)

  • RaoulTC
    RaoulTC
    Barbu-e, évidemment.
    • Posté à 16h02 le 09/07/2009
    • Internaute 69193
      Barbu-e, évidemment.

    Ben nous on recycle en famille. On garde un telephone qui fonctionne en plus au cas ou l’autre tomberait en panne (c’est de tellement bonne qualité ces trucs-là ...), ou on le donne aux enfants (sans carte sim ...) et ils en sont ravis ; ou encore on le file à un pote qui n’aura plus qu’à ce payer une carte ... les solutions ne manquent pas.
    Avec ce système, nous n’avons jamais jeté un telephone.

    Quand au recyclage que proposent les opérateurs, au risque d’être polémique, cela me déplais fortement : ils en feraient commerce alors que je leur donne (et qu’ils me l’ont vendu ?) ...

    Pourquoi ne pas mettre en place un système de location ou un système de consigne ? Pourquoi le client devrait-il toujours être bon perdant ?

    • framboise92
      framboise92 répond à RaoulTC
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 16h24 le 09/07/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Bonne idée !
      Mais faudrait ne pas se déplacer comme pour les modems de numericable, par exemple !

      • RaoulTC
        RaoulTC répond à framboise92
        Barbu-e, évidemment.
        • Posté à 21h00 le 09/07/2009
        • Internaute 69193
          Barbu-e, évidemment.

        Je suis un grand nostalgique du système de consigne (et pour cause, je l’ai à peine connu). Maintenant, poubelle verte, jaune et l’autre, là ... euh ... bleue. C’est débile ! Je n’accepte pas de payer un truc qui sert à que dalle et de le « jeter » pour des types patibulaires qui en font commerce (après avoir gasoilé les routes avec leurs saloperies de camions). Et pire : qui sont ces gripesous ? ? Chez nous c’est véolia ... Qui transporte sur 150 km les déchets pour recyclage ... Débile !

        Et ils veulent qu’on « recycle » (entendre plutôt « leur rendre » gentiment) les téléphones ?

        Avec une consigne (verre, plastique, phone), on se sentirait déjà mieux avec les notions de pollutions. Y’a encore des pays dans lesquels ce système perdure ... Vilains traditionalistes où écolos ? ?

  • Momotte
    Momotte
    Consultant GreenIT
    • Posté à 16h03 le 09/07/2009
    • Internaute 84946
      Consultant GreenIT

    Le recyclage des téléphones portables ne se développe pas en France, en partie faute d’incitations financières suffisantes. En ce sens, JL BORLOO a récemment évoqué le principe d’une consigne, au moment de l’achat des téléphones portables. Une somme de 2 à 5 euros serait prélevée. Cette somme serait restituée au client qui ramènerait son vieux téléphone.

    En parallèle de nouveaux modèles économiques apparaissent ; ainsi la startup MonExTel.com lancera courant juillet une offre de reprise de téléphones portables dont la valeur sera reversée au profit d’associations caritatives (modèle proche de celui de Veosearch avec le moteur de recherche Google).

    Les choses bougent donc, espérons que ces initiatives ne se limiteront pas uniquement aux téléphones portables mais plus généralement aux équipements électroniques.

  • corbeau deciitre
    corbeau deciitre
    Educateur spécialisé
    • Posté à 16h11 le 09/07/2009
    • Internaute 71752
      Educateur spécialisé

    Dans quelle poubelle faut il le jeter : La verte ou la jaune ?

  • shillom
    • Posté à 16h35 le 09/07/2009
    • Internaute 22134

    Comme pour tous les dispositifs électroniques ou l’électro-ménager en général, les mentalités ne sont pas encore au recyclage... Bien souvent, on voit à Paris des fours, des frigos, des unités centrales de PC, etc. qui fleurissent sur les trottoirs. Après il y a de la récup, ça peut rendre service, mais c’est un signe des usages...

  • ZonZon la MouChe
    ZonZon la MouChe
    ni dieu ni maître !
    • Posté à 17h23 le 09/07/2009
    • Internaute 53182
      ni dieu ni maître !

    Mon téléphone date de 1998. C’est un nokia 5120. Il marche du feu de dieu. 2 batteries en 11 ans.
    (c’était la minute du 3615 my life)

    • vermisseau
      vermisseau répond à ZonZon la MouChe
      étudiant ingénieur en (...)
      • Posté à 18h02 le 09/07/2009
      • Internaute 26276
        étudiant ingénieur en (...)

      c’est vrai que les nokia c’est du costaud
      pas comme les sony ericson ou les motorola...

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 17h27 le 09/07/2009
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Faut dire ; c’est chiant de recycler, hein ? Bon...

  • vermisseau
    vermisseau
    étudiant ingénieur en (...)
    • Posté à 17h57 le 09/07/2009
    • Internaute 26276
      étudiant ingénieur en (...)

    quand on veut partager sur facebook l’article ça écrit ça : « Recycler son téléphone n’a encore rien d’un geste naturel | Eco89
    Lien...
    En 1992, une vidéo kitsch essayait de convaincre les jeunes de ne pas pirater les logiciels via un rap de propagande. Devant son peu d’efficacité, le rappeur fait son retour… “
    ce n’est pas la première fois que lorsque je veux partager un article ça beugue... : (

    • zazachavez
      zazachavez répond à vermisseau
      • Posté à 18h18 le 09/07/2009
      • Internaute 83209

      De mon temps, c’était les industries qui polluaient.
      Aujourd’hui , les temps changent, c’est nous ! Quid de cette pollution (industries) ? elle a disparue ?
      Le système capitaliste me crée des besoins et ensuite l’état m’explique que c’est moi qui pollue ( ?) .
      J’en ai marre de la vague verte et son esprit« BO-BO ». Si ce que l’on fait de la vie de l’homme pollue alors changeons de vie.

      J’ai un téléphone portable, je me fais entuber par l’opérateur, je me prends les ondes qui vont me coller un cancer et quand le portable que j’ai acheté (moyennant 100 euros et dix ans de réengagement) ne fonctionne plus au bout d’un an, il faut que je prenne l’air de « j’ai la gale » pour le rapporter et le recycler... MAIS PUIS QUOI ENCORE ? ? ?

      J’en ai marre aussi de voir ma poubelle (déjà) remplie quand je rentre chez moi et que j’ai rangé mes courses.
      RAS LE BOL.
      LES PAYEURS NE SONT PAS LES POLLUEURS, CHANGEONS çA !
      On marche à l’envers,
      Le problème c’est que j’exagère à peine.
      Amis du soir, bonsoir.
       : -)

      • Tassin
        Tassin répond à zazachavez
        Inquiet
        • Posté à 13h49 le 10/07/2009
        • Internaute 70606
          Inquiet

        Si les industries polluent c’est bien parce que des consommateurs en achètent les produits. D’où le glissement dans la pensée commune de « les industries » à « nous ».

        Il y a aussi bien sur le côté « néolibéral » qui joue sur ce plan, à savoir la responsabilisation totale des individus.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à vermisseau
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 10h16 le 10/07/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      De mon coté, j’ai aussi partagé l’article sur facebook et ça a marché ...

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 18h04 le 09/07/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « ....Recycler son téléphone.... »

    ► Ils les fondent pour les transformer en pots de yaourts qui, reliés deux à deux par une ficelle tendue permettent de se téléphoner sans émission d’onde électro-magnétique.

    • Éric  Perrin
      Éric Perrin répond à Pierrrrre
      Ginkonaute
      • Posté à 21h57 le 09/07/2009
      • Internaute 51185
        Ginkonaute

      Mais Pierrrrre, vous savez que c’est presque drôle ce que vous venez d’écrire ? Persévérez !

      • RaoulTC
        RaoulTC répond à Éric Perrin
        Barbu-e, évidemment.
        • Posté à 17h31 le 10/07/2009
        • Internaute 69193
          Barbu-e, évidemment.

        Ouarf ouarf !

  • lincruste
    • Posté à 00h29 le 10/07/2009
    • Internaute 26552

    Le recyclage des téléphones ne serait pas un tel problème si les constructeurs ne les rendaient pas délibérément jetables.
    Mis à part les écrans LCD ou OLED et les batteries actuels, les industriels peuvent construire des appareils virtuellement inusables , qui pourraient fonctionner 20 ans de suite.
    Les soudures « salies » et les polymères dégradables font leur bonheur.
    Ce n’est évidemment pas une raison pour être aussi sales qu’eux : les containers à portables usés apparaissent ici et là, petit à petit.