Wed, 07/08/2009 - 17:22

Un café a-t-il le droit de refuser de me vendre un café ?

Comme souvent en droit, les avocats vous diront qu’il n’y a pas de réponse claire, nette et précise. En revanche, la question soulevée par Victoria est appelé le « refus de vente », un point précis du code de la consommation (article L122-1, p27,28). Il interdit la pratique « qui consiste à refuser au consomateur la vente d’un produit » sauf « motif légitime » (tel le « refus d’un pharmacien de délivrer un médicament qui ne peut être vendu sans ordonnance »).


(Sarah Masson)

L’Union des métiers et des industries de l’hôtelerie (UMIH), est « contre le refus de vente » :

Mais « cela dépend des circonstances, on peut accepter de ne pas vendre d’alcool à des personnes en dessous de l’âge légal ou en état d’ébriété par exemple. »

On aura compris que le café n’entre pas dans ces « motifs légitimes ». Emmanuel Asmar, avocat au barreau de Paris, confirme : « Aucun texte de loi n’autorise les cafetiers à agir de la sorte, ce sont des usages. »

Pour mieux se rendre compte de la situation, Rue89 est allé dans un café populaire de la place Clichy, habitué de cette pratique. Paris comme Cannes, hauts lieux touristiques, où il semble que ces pratiques se multiplient.

L’Entracte, célèbre pour ses apparitions dans plusieurs films dont « Chouchou » avec Gad Elmaleh, est un petit troquet parisien typique où l’on croise habituellement artistes, étudiants ou comédiens venus jouer au théâtre de l’Européen attenant.

A partir de 15 heures, il vous faut déjà passer au petit rouge. Une affichette l’annonce sur le percolateur : « A partir de 15 h, plus de chaud » (voir la photo). La clientèle, plutôt jeune et étudiante, appréciera.

D’ailleurs, à 15h15, un jeune homme entre et commande un cappuccino. Refusé. La raison ?

« On ne fait pas restaurant ! Vu la taille du bistrot, on ne peut pas se permettre de servir des cafés après une certaine heure, ce n’est pas assez rentable. On le fait le matin pour dépanner », répond Jacques Taïr, le gérant.

Qu’on se le dise, l’Entracte café ne sert donc pas de café après 15 heures. Le jeune homme, surpris, tourne les talons. Bien sûr, « il y en a certains qui font une drôle de tête », convient le patron mais, manifestement, le bistrot n’est pas perdant. « Les gens stationnent pendant des heures et ne prennent qu’un café. Depuis qu’on a pris cette décision, on gagne de l’argent. » On ne sait pas exactement comment, puisqu’à part une personne installée au bar, le bistrot est désert.

C’est illégal ? Mais « cela se fait de plus en plus à Paris. Si vous voulez prendre un café, il faut aller dans les grands bistrots ». Difficile d’argumenter avec certains serveurs ou patrons de cafés parisiens. « C’est comme ça », répondent-ils.

Pour d’autres, au contraire, c’est parce qu’ils sont restaurateurs qu’ils ne veulent pas servir de cafés, aux heures de repas (voir le forum sur le sujet). Les tables doivent rester libres pour accueillir de « vrais » clients. On peut soupçonner en effet les patrons de café d’avoir une préférence pour ces clients plus rémunérateurs. Maître Asmar précise :

« C’est un problème économique, un café coûte environ 1,50 euro, tandis qu’un verre d’alcool est deux ou trois fois plus cher. »

Surtout à des heures de forte consommation (l’apéritif par exemple) :

« Ce ne sont pas des consommateurs “ intéressants ”, surtout s’ils prennent un café avec une carafe d’eau, ils vont occuper un emplacement au détriment de clients qui consommeraient plus... »

Que faire lorsque vous êtes face à un mur, vous refusant, certes parfois poliment, votre dose de caféine à la suite de votre dure journée de travail ? Si vous êtes courageux, faites appel à un huissier, qui pourrait constater le refus de vente :

« Si la faute est constatée par un auxiliaire de justice, la cafetier a de fortes chances d’être sanctionné », explique Maître Asmar.

Il paraît même qu’il existe des brasseries où l’on vous oblige à partir lorsque vous avez fini de consommer. Peut-être l’objet d’une future question-réponse d’Eco89.

Photo : au café L’Entracte (Sarah Masson)

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  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h16 le 03/07/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Pas le droit de vendre un café une fois à l’intérieur peut être, mais ils ont le droit de foutre qui ils veulent à la porte.
    C’est peut être pas légal, mais vu les débris qu’ils se récoltent, il est tout à fait compréhensible qu’ils puissent faire le tri.

    Et l’autre cas où ils ont le droit de dire fuck off, c’est quand ils viennent de nettoyer la machine à café. Plus d’chaud !

    • JEANJISSKAN
      JEANJISSKAN répond à Keldan
      • Posté à 18h18 le 08/07/2009
      • Internaute 22003

      Toi Keldan t’es le roi du commerce !
      tu serais pas le patron de « l’entr’acte »
       »« C’est peut être pas légal, mais vu les débris qu’ils se récoltent, il est tout à fait compréhensible qu’ils puissent faire le tri. » »
      trop classe !
      tu devrais postuler pour être « moniteur » à l’école hotelière !

    • rol8329
      rol8329 répond à Keldan
      • Posté à 22h49 le 08/07/2009
      • Internaute 23885

      C’est rien par rapport aux débris que doivent se farcir les clients. Par ailleurs, s’ils étaient moins c..., ils augmenteraient le prix du café pour qu’il devienne rentable au lieu d’espérer vendre un produit de remplacement. Au fouquets, par exemple, le petit noir est a 8€. Je pense que certains cafetiers parisiens n’hesiteraient pas a vendre l’air que respirent leurs clients s’ils le pouvaient. Vive la province : Paris est définitivement une ville de vieux ou de touriste, un lieu ringard qui vit sur sa réputation (pour combien de temps ?).

      • sylvainxy
        sylvainxy répond à rol8329
        • Posté à 06h06 le 09/07/2009
        • Internaute 15987

        C’est sur le café que la marge est la plus importante....

    • freedom
      freedom répond à Keldan
      quand le sage montre la lune, l (...)
      • Posté à 09h51 le 09/07/2009
      • Internaute 9166
        quand le sage montre la lune, l (...)

      « Et l’autre cas où ils ont le droit de dire fuck off, c’est quand ils viennent de nettoyer la machine à café. Plus d’chaud ! »

      Ca c’est l’autre excuse qu’ils donnent pour ne pas servir de café. Mais rentrez, mangez et demandez un café, là O miracle l’excuse du nettoyage de la machine n’a plus lieu d’être.

      C’est très très souvent que le soir vers 19 heures les restaurateurs refusent de servir un café. Donc moi maintenant j’ai trouvé la solution, je vais chez « malongo café ». Café très bon, sympatique ambiance, et là au moins c’est café à volonté.

      • shillom
        shillom répond à freedom
        • Posté à 10h31 le 09/07/2009
        • Internaute 22134

        Je discutais récemment de cette histoire de refus de servir un café avec un ami propriétaire d’un bar. Il rejoignait clairement l’article : pour lui c’est un problème économique (cf l’article). Les histoires de nettoyage de machine ne lui semblaient pas plausibles car selon lui ça prend 2 minutes de nettoyer le percolateur, pas des heures.

  • Teh_lucky_strike
    Teh_lucky_strike
    Etudiant
    • Posté à 15h40 le 03/07/2009
    • Internaute 84497
      Etudiant

    Réponse ici.

    Lien

    « Le refus de vente

    Le refus est interdit, sauf “ motif légitime ” (Code de la consommation, Art. L. 122-1). Les tribunaux ont défini la notion de “ motif légitime”

    • Rensk
      Rensk répond à Teh_lucky_strike
      • Posté à 18h15 le 08/07/2009
      • Internaute 65029

      J’ai été voir d’autres pages ou il est dit :

      le cafetier ne peut pas vous imposer de renouveler les consommations toutes les heures, pas plus qu’il ne peut vous imposer de prendre en terrasse autre chose qu’un simple café

      Lien

      Là c’est très précis alors les avocats déroutés ! ? ! ?

  • le pillier du 59
    le pillier du 59
    ( pillier actif et gourmand)
    • Posté à 10h03 le 04/07/2009
    • Internaute 36964
      ( pillier actif et gourmand)

    tout debis de boisson peut refuser de servir un client si celui ci est ivre ou géne sa clientéle

    • eedee
      eedee répond à le pillier du 59
      photographe et vidéaste
      • Posté à 19h00 le 07/07/2009
      • Internaute 59691
        photographe et vidéaste

      C’est vrai que le café ça saoule...

      • Gringo
        Gringo répond à eedee
        • Posté à 17h37 le 08/07/2009
        • Internaute 24805

        En même temps rien n’oblige à être sobre pour en commander un.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 17h30 le 08/07/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    faut aller au mc do a coté

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 17h37 le 08/07/2009
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Petit, petit, petit... commercant...

    Paris, ville des bistrotiers les plus désagréables au monde, vous salue...

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à guerzit-
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 19h06 le 08/07/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      doublon supprimé

      pjca

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à guerzit-
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 19h04 le 08/07/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Guerzit

      En effet... mais ça donne plus de prix au fait d’en trouver un sympa. Et puis on s’attache... Et puis c’est Paris. Oui, on peut aller au Macdo, mais ce n’est pas toujours du café... et ce n’est jamais vraiment Paris.

      Il y a tellement d’autres raisons de râler.

      Lien

      Pierre JC Allard

    • steed1
      steed1 répond à guerzit-
      Franco-Breton
      • Posté à 20h24 le 08/07/2009
      • Internaute 29140
        Franco-Breton

      parigot tête de veaux ! j’ai bien fait de me tirer de cette ville de merde.
      les cafetiers parisiens sont les plus gros c***ards à l’échelle de la planète ! pas étonnant qu’on ai une réputation de daube.

      (excusez pour les « merde », « C***ards » et « daube », mais quand je lis un truc sur cette profession à paris ça me fout hors de moi).

      • shillom
        shillom répond à steed1
        • Posté à 10h35 le 09/07/2009
        • Internaute 22134

        Oué c’est pas faux mais vu la masse de gogos prêts à payer le prix fort pour un café ou un verre, sans sourire ni mot aimable, notamment sur les lieux touristiques, c’est pas très étonnant.

        Par contre il existe des endroits sympas, avec des vrais tenanciers aimables et avenants, mais il faut prendre le temps de les trouver... et c’est très rarement sur des lieux touristiques.

      • Axis7
        Axis7 répond à steed1
        Attaché
        • Posté à 12h07 le 09/07/2009
        • Internaute 47590
          Attaché

        Rajoute les taxis dans la rubrique des professions les plus desagréables.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 17h42 le 08/07/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    les cafetiers ont tué la poule aux oeufs d’or

    d’abord en pratiquant les prix abusifs

    et si maintenant ils refusent de servir un café qui est le plus souvent à 2 euros, ce n’est pas étonnant si les cafés disparaissent

    • gesualdo1
      gesualdo1 répond à jyeden
      Zicos
      • Posté à 18h53 le 08/07/2009
      • Internaute 83677
        Zicos

      J’avais discuté avec un patron de café qui m’avait dit que le p’tit noir était son produit le plus rentable car il coûtait lui entre 10 et 15 centimes d’euros. Vous voyez la marge de benef’ ?
      Pas rentable le café ? Mon c.. oui !

      • Putt Bill
        Putt Bill répond à gesualdo1
        • Posté à 19h19 le 08/07/2009
        • Internaute 30603

        Personne n’a dit que le cawa n’était pas rentable, on a dit que c’était MOINS rentable qu’un apéro...
        Travailler pareil, gagner plus !

        Qui plus est, l’ Entr’act qui semble jouir d’une clientèle particulière, ajoute de la valeur à de la valeur déjà ajoutée ! ! !
        Bise nesse ize bizenaisse !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h47 le 08/07/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Franchement, c’est du foutage de gueule.

    Déjà, le café appartient au patron, donc il fait ce qu’il veut. Si on est pas content, on n’a qu’à s’acheter un café et y bosser toute la journée.

    Ho c’est terrible, les limonadiers veulent se faire du fric. Moi qui croyais que c’était un service public, je suis déçu...
    Vous voulez un autre secret : entre une personne qui squatte une table de quatre et quatre personnes, ils préfèrent souvent la deuxième option...
    Et entre un mec qui squatte trois heures avec un pauvre demi tout en profitant de la connexion wifi et une bande de poches qui éclusent pinte sur pinte, je vous laisse deviner ce qu’ils préfèrent...

    Ensuite, si la machine à café est éteinte, faut vraiment aimer faire chier le monde pour réclamer un café.
    Moi je veux un métro à 3h du matin, je vais vite aller chercher un huissier pour que la RATP ouvre ma ligne rien que pour moi.
    Non mieux ! Je veux que mon supermarché soit ouvert le dimanche à 22h, vite un avocat !

    Et si on tient absolument à boire un café, il suffit d’aller dans un autre café, parce que contrairement à ce qui est dit dans l’article, c’est loin d’être une pratique courante (du moins avant 22h). Il suffit d’aller dans un bistrot, un lieu pour boire.
    En plus ça se fait pas d’aller dans un resto ou une brasserie pour aller boire un verre à l’heure du repas.

    Et quelle idée d’aller les faire chier avec ça. En effet, « c’est comme ça ».
    C’est la réponse diplomatique standard, ça évite de s’emporter contre la cinquantaine de boulets qui doivent se coltiner chaque jour
    Toute la clique qui se plaint que c’est trop cher, que y’a pas assez d’alcool, qu’il n’y a pas la boisson qu’il veut, que la musique leur plait pas, que y’a pas le match à la télé, etc.

    Donc oui, un café a moralement le droit non seulement de refuser de me vendre un café, mais aussi de me laisser rentrer. Et comme je suis un garçon bien élevé, j’insiste pas et je vais ailleurs.

    • Itello
      Itello répond à Keldan
      a le bac
      • Posté à 18h08 le 08/07/2009
      • Internaute 47279
        a le bac

      Ce comportement permet de nous éclairer sur les abus d’une société capitaliste. Toujours plus de profits, quitte à en faire baver le client pour les avoir. C’est vrai que dans le cas d’un café, ça peut paraître insignifiant. Mais c’est une dérive comme une autre.

      Tu veux que ton supermarché n’ouvre qu’une heure par jour et que tu doives faire tes courses en courant pour être plus rentable à la minute ?
      Tu veux un métro toutes les deux heures avec des gens entassés à l’intérieur pour que la RATP puisse faire un maximum de bénéfices ?

      • Keldan
        Keldan répond à Itello
        Now future & karpe diem
        • Posté à 18h21 le 08/07/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Si le supermarché fait ça, je vais dans un autre.
        Et s’il n’y en a pas d’autre, faudra pas attendre longtemps pour qu’un type en ouvre un et se fasse un paquet de fric.
        L’offre suit la demande, surtout dans la distribution : besoin de supermarché pour pauvres : hop, Lidl ! Pour les bobos : hop, Naturalia ! Pour les bourges : hop, l’épicerie de Printemps !

        La RATP triche, car elle est en situation de monopole (difficile de faire autrement) et qu’elle doit assurer une mission de service public pour laquelle elle est subventionnée.

        Et ça change totalement par rapport aux bistrots, puisque il n’existe pas un seul et unique troquet, mais des milliers, chacun appliquant sa propre politique.
        Du café à 3h du matin, c’est vraiment pas compliqué d’en trouver à Paris.
        C’est comme les cafés avec un videur raciste. Si un type veut pas de blanc dans son bar, je vais pas insister pour satisfaire mon misérable ego.

         
        • Propergol
          Propergol répond à Keldan
          Chasseur de troll
          • Posté à 19h45 le 08/07/2009
          • Internaute 24265
            Chasseur de troll

          Vous ne répondez pas à l’argument comme quoi les cafés qui agissent ainsi n’ont absolument pas l’esprit commercial. Les cafés dénotent une baisse d’affluence globalement, mais très peu font tout pour que les clients entrent, s’y sentent bien, restent, reviennent.

          • Keldan
            Keldan répond à Propergol
            Now future & karpe diem
            • Posté à 11h11 le 09/07/2009
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            J’admets qu’il y a des bars dont on se demande comment ils parviennent à survivre vu la faible affluence et le peu d’effort qu’ils font pour y remédier.
            Sûrement que le patron a payé son prêt depuis longtemps, qu’il est seul à y bosser, parfois avec sa femme, et qu’il n’y fait aucun investissement depuis longtemps.
            J’en ai vu, surtout en Auvergne, pour qui continuer à tenir son troquet bien après l’age de la retraite et sans chercher à avoir plus de monde que la poignée d’habituer, leur permet de voir du monde et de rester entre potes, comme d’autres font vivre leur club de bridge ou leur association de tricot.

            Enfin dans les cas cités dans l’article, il s’agit surtout de bistrots où l’affluence est telle qu’une table avec un café est une table perdue pour un repas ou un cocktail.
            Un café qui a besoin de monde ne refusera pas un café, car mieux vaut une table avec un café qu’une table avec rien du tout.

            Et honnêtement, plutôt que de se prendre la tête pour avoir un café dans une brasserie à la mode, il vaut nettement mieux se trouver un comptoir plus sympa où l’on aura son café sans soucis, même si c’est pas à la mode, et de s’en faire un spot habituel histoire de s’y sentir chez soi.

            Par contre, je ne suis pas d’accord quand tu dis qu’il y a que peu de rades qui cherchent à être des endroits conviviaux.
            Je ne compte plus le nombre de lieux qui sont cools, et tous les patrons ou gérants que je connais font tout pour que leur établissement soit des endroits où l’on a envie d’aller (certes, à 60 balais ils auront peut être moins le feu sacré : D).

            La baisse de fréquentation existe, à cause de la baisse du pouvoir d’achat, de l’interdiction de fumer ( ?) ou encore dans les lieux touristiques de la livre sterling qui ne vaut plus rien.
            Mais il y a suffisamment de monde pour que les estaminets qui se démènent soit toujours plein.
            Pour beaucoup, leur taverne c’est leur vie, et la fréquentation est non seulement synonyme de recette mais aussi de satisfaction personnelle. Sans compter que contrairement à ce qu’on s’imagine, la plupart des serveurs se font chier s’il n’y a personne et ils n’aiment pas ça.

            • freakfeatherfall
              freakfeatherfall répond à Keldan
              moonchild
              • Posté à 18h48 le 09/07/2009
              • Internaute 21024
                moonchild

              « Un café qui a besoin de monde ne refusera pas un café, car mieux vaut une table avec un café qu’une table avec rien du tout. »

              apparemment c’est pas le cas, d’après l’article...

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à freakfeatherfall
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 08h54 le 10/07/2009
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                Lorsqu’un Café restaurant est vide de clients ou que ceux ci se comptent sur les doigts d’une seule main, inutile d’y entrer !

                * C’est là une signature imparable d’un accueil imparfait.

                Deux grands Cafés près de chez moi, de « statut » quasi-égal au niveau du standing se trouvent cote à cote...

                - L’un est plein à craquer de clients...
                - L’autre est totalement vide !
                Cherchez l’erreur !

        4 autres commentaires
    • steed1
      steed1 répond à Keldan
      Franco-Breton
      • Posté à 20h25 le 08/07/2009
      • Internaute 29140
        Franco-Breton

      parisien sans doute ?

    • Guyd77
      Guyd77 répond à Keldan
      le passant qui passe
      • Posté à 20h57 le 08/07/2009
      • Internaute 36702
        le passant qui passe

      Voici ce qui me donne raison de ne pas avoir fréquenté de bistrots depuis plus de 30 ans.

      Quand je travaillais, j’allais prendre mon cawa dans un Segafredo (ou à la cafét’ d’entreprise).
      Il y a qq jours, rencontrant dans la rue une ancienne connaissance , nous sommes allé dans un StarBucks pour discuter à l’abri.

      La disparition des bistrotiers ne me gêne pas du tout. Surtout qu’une grande partie va se mettre la baisse de TVA dans la poche.

      • GrandMasterFanch
        GrandMasterFanch répond à Guyd77
        Passe partout
        • Posté à 22h16 le 08/07/2009
        • Internaute 84797
          Passe partout

        ... et vive la mort du petit commerce.

        pour moi tout ce qui fait le charme d’un bistrot c’est justement son caractère. On aime ou on aime pas. Les gens qui reviennent régulièrement dans un bistrot le font parce qu’ils s’y sentent à l’aise. Libre à chacun de se trouver son petit coin de bonheur.

    • SuperAlAmAs-
      SuperAlAmAs- répond à Keldan
      Don Quichotte
      • Posté à 23h52 le 08/07/2009
      • Internaute 65608
        Don Quichotte

      j’ai tennu et travaillé dans plusieurs « café » ; il est évident qu’un bon commerçant ne refuse pas un café à un client même si cela comporte quelques contraintes, quand on choissit un métier : on l’assume et surtout dans l’hotelerie, ou l’accueil et les clients sont rois, surtout si on souhaite fidèliser, et on peut autant squatter avec du vin que du café...
      c’est très parisien ce genre de « comportement », ca n’existe pas dans des villes comme bruxelles ou rome par exemple...

      • Keldan
        Keldan répond à SuperAlAmAs-
        Now future & karpe diem
        • Posté à 11h16 le 09/07/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        A mon avis, ce n’est pas les contraintes qui posent problème, sinon ils ne vendraient pas du tout de café.
        Leur souci, c’est de rentabiliser au maximum les tables.

        C’est clair que c’est pas le genre d’établissement où l’on aura envie de passer du temps, mais malheureusement pour beaucoup de clients un café se limite à une commande qui tombe du ciel, un larbin qui dit « yes sir », être en vu si c’est un lieu à la mode, et peu importe l’environnement ou le personnel.

        J’ai jamais foutu les pieds à Rome mais je suis prêt à parier qu’on y trouve ce genre de rade. Inversement, Paris comporte un grand nombre de bistrot qui savent fidéliser leur clientèle.

         
        • SuperAlAmAs-
          SuperAlAmAs- répond à Keldan
          Don Quichotte
          • Posté à 15h49 le 09/07/2009
          • Internaute 65608
            Don Quichotte

          mais là, ca va, sarko à descendu la tva ils peuvent resservir du café ;)
          oui je comprend très bien, mais on peut autant s’attarder avec un café, qu’une eau ou autre...
          enfin, pour ma part je me vois mal refuser un café...
          au final cela n’est pas très grave, mais je pense que ce n’est pas très bon pour la clientèle...

          • Keldan
            Keldan répond à SuperAlAmAs-
            Now future & karpe diem
            • Posté à 16h43 le 09/07/2009
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Sauf que la baisse de TVA ne concerne que la bouffe, donc il y aura plus de clients (enfin ça reste à voir...) et plus de bénéfices à virer les gens qui boivent du café au bénéfice de ceux qui commande à manger ;)

            De toutes façons, on récolte la clientèle qu’on attire...

        2 autres commentaires
      • Ourse polaire
        Ourse polaire répond à SuperAlAmAs-
        que reste-t-il de ma banquise
        • Posté à 12h49 le 09/07/2009
        • Internaute 78763
          que reste-t-il de ma banquise

        non, celà arrive aussi dans les grandes villes de bord de mer touristiques et très féquentées de la cote Atlantique (la Rochelle, les Sables d’Olonne...)
        Essayez d’aller vous ballader après diner pour prendre un petit KF en terrasse et hop vous vous faîtes rembarrer illico presto. Mais ils s’en foutent, ils ont suffisamment de touristes pour remplir leurs places.

         
        • SuperAlAmAs-
          SuperAlAmAs- répond à Ourse polaire
          Don Quichotte
          • Posté à 15h51 le 09/07/2009
          • Internaute 65608
            Don Quichotte

          oui, je suppose que ce phénomène n’est pas uniquement « parisien », loin de moi cette idée, mais je trouve cela moyen comme comportement vis à vis du client, qu’il soit touriste ou pas...

        1 autres commentaires
    • karl_wax
      karl_wax répond à Keldan
      Parisien
      • Posté à 13h58 le 09/07/2009
      • Internaute 66382
        Parisien

      A Paris ville lumière, ou plutot pseudo « Disney muséum » décrépi pour touriste du troisième age, nous avons les patron de bar les plus c..
      du monde.

      Pas aimables, hautains, limite insultants, radins et toujours en train de
      pleurer.
      Bref, j’apprécie de voir leurs vitrines défoncées par les « casseurs » en fin de manif, j’apprécie de pisser sur leurs vitrines/terrasses apres la fermeture.

      Pour eux, marger a mort sur le café, te le servir en tirant une gueule de trois kilometres, t’autorise a peine, pov con de client que tu est, a devoir reclamer un petit verre d’eau..alors si en plus tu ne laisse pas de pourboire....pffff a mais non , ils ne peuvent pas voyager, ils gagnent a peine leur vie..les pauvres ! ! !

      Effectivement les bougnats, les Aveyronnais ont la classe, et du savoir vivre, un peuple tellement chaleureux, et surtout une grande notion du « service ».
      Ces gens devraient voyager plus souvent, au Japon par exemple, pour decouvrir ce qu’est l’amabilité et le désir de faire plaisir a ses clients..

      • Keldan
        Keldan répond à karl_wax
        Now future & karpe diem
        • Posté à 16h58 le 09/07/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Faut arrêter d’aller au Balto et autres Café du Stade. Il y a plein de rades très sympa, certes aussi cher que les autres, mais quitte à se faire niquer autant que ce soit avec le sourire et un service impécable : D

    • Sam_95
      Sam_95 répond à Keldan
      • Posté à 16h11 le 09/07/2009
      • Internaute 31903

      C’est vrai quand je vais chez le concessionnaire auto pour acheter une petite citadine, il refuse car il préfère vendre des monospaces, que quand on va chez le dentiste pour un détartrage, il me refait toute la bouche, que quand je vais acheter un four, je reviens avec un frigo...

      Puis ce qu’on paye dans le café, ce n’est pas la graine, c’est service, donc les 3 cl qui coutent 1,20€ au comptoir, passent à 2 € en salle (heureusement le tarif n’est pas proportionnel à la distance machine/table) , et 2,40 € en terrasse.

      Et dire que l’état à baisser la TVA pour ces gens là...

      • Keldan
        Keldan répond à Sam_95
        Now future & karpe diem
        • Posté à 16h49 le 09/07/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Quand tu vas chez le dentiste et que tu lui demande un truc pas cher, il te dit de revenir plus tard parce que là il est débordé, il a un golf à faire...

        Quant au concessionnaire, mets lui un client qui veut une Twingo et un qui veut une Mercedes, et tu verras de qui il s’occupe en premier...

        Et la question n’est pas de savoir si tu trouves ça dégueulasse ou pas, même s’il est clair que ce n’est pas très commerçant comme comportement.
        C’est juste que le patron d’un bar est maître à bord, qu’il est chez lui et qu’il fait ce qu’il veut.
        Un mec qui rentre dans ma maison et qui choisi la musique qu’il veut, il prend un coup de fusil.

  • Toupiket
    Toupiket
    curieux professionnel
    • Posté à 18h09 le 08/07/2009
    • Internaute 52413
      curieux professionnel

    Il faudrait organiser une sorte d’happening dans ces troquets, débouler à 100 ou 150, demander un café et ne pas partir tant qu’on n’est pas servi.

    Tout ça en foutant un joyeux bordel tout de même

    cette mentalité de « petits commerçants » m’exaspère ! ! Il ont un tiroir caisse à la place du cerveau et un porte monnaie à la place du coeur

    • ras-la-patience
      • Posté à 10h33 le 09/07/2009
      • Internaute 10027

      ça s’est déjà fait ! du temps de ma folle jeunesse un bistro place de l’odéon à Paris (encore !), j’ai un peu oublié pourquoi ; refus de servir qui ou quoi, obligation de renouveler les consos, ou quelque chose dans le genre, le bistro s’est retrouvé occupé des journées entières par des gens qui ne prenaient rien ! le patron a vite compris !

  • marabbeh
    marabbeh
    au comptoir du café du commerce
    • Posté à 18h11 le 08/07/2009
    • Internaute 20412
      au comptoir du café du commerce

    Moi j’aime bien le café au percolateur, dans un café. Et puis il arrive parfois de discuter au comptoir avec des gens qu’on ne connaît pas. Dommage...

    C’est amusant, cette affaire ressort au moment même où la TVA passe à 5,5%, alors que les cafetiers se sont engagés à baisser le prix du café...

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 18h13 le 08/07/2009
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    Rue89 va interdire l’accès au site à ces lecteurs qui ne cliquent pas sur les bannières publicitaires.
    Ca fera de la bande passante en plus pour les bons lecteurs.

  • hebus357
    hebus357
    étudiant
    • Posté à 18h16 le 08/07/2009
    • Internaute 84875
      étudiant

    j’apprécie énormément la perle suivante :

    ––––––-
    L’Union des métiers et des industries de l’hôtelerie (UMIH), est « contre le refus de vente » :

    Mais « cela dépend des circonstances, on peut accepter de ne pas vendre d’alcool à des personnes en dessous de l’âge légal ou en état d’ébriété par exemple. »
    –––––––

    c’est un art de jouer sur les mots, puisque ’’vendre de l’alcool en dessous de l’âge légal ce n’est pas juste une ’circonstance’ ou un choix du bistrotier, mais une OBLIGATION LEGALE ! en bref, ce n’est pas « on peut accepter de ne pas vendre’’ mais “il nous est interdit de” qu’on aurait dû lire...
    je me demande aussi ce que dit la loi sur la “complicité à la prise d’alcool excessive” . je sais que des patrons de bars se sont déjà retrouvé au tribunal pour avoir servi tellement d’alcool à leurs clients qu’ils en sont tombé en coma éthilique, mais après... ?

    Sinon, autant j’apprécie le café et ça m’agace prodigieusement quand je vois une machine briquée et éteinte dès 19h sous prétexte “qu’après vous ne pourrez pas dormir”, alors si la machine est éteinte dès 15h comme ici...

    ... autant je me suis aussi retrouvé devant l’excès inverse de personnes qui font durer leur café une heure alors que le nombre de place est limité et que, personnellement, j’aurais bien pris la formule du soir !

    • Keldan
      Keldan répond à hebus357
      Now future & karpe diem
      • Posté à 18h29 le 08/07/2009
      • Internaute 5164
        Now future & karpe diem

      Par rapport à la loi sur l’ébriété, c’est affiché en toute lettre dans tous les cafés, le long texte écrit en petit avec un titre en gras bien lisible, en général pas loin de l’écusson « licence IV » et que peu de monde a lu (moi, et plusieurs fois les jours où j’attends mes potes accoudé au zinc : D)

      L’exploitant a également l’obligation d’apposer une affiche reproduisant les principales dispositions du titre IV du Code de la Santé Publique concernant la répression de l’ivresse publique et la protection des mineurs contre l’alcoolisme.
      Cette affiche doit être placée dans la salle principale de l’établissement.
      Le débitant peut se procurer un exemplaire auprès de l’administration fiscale ou de la recette locale des douanes du lieu d’implantation du débit de boissons.
      À défaut d’affichage, il encourt une amende de 38 euros.

    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 18h51 le 08/07/2009
      • Internaute 5710

      La solution, c’est d’installer un parcmètre sur chaque table de bistrot. Non seulement ça ferait un complément de revenus aux bougnats dans la dèche, mais ça fluidifierait le service. Les lents de la déglutition seraient obligés de finir leur tasse debout.
      Bien sûr, ça faciliterait le travail des voleurs de tasses, mais il suffit de les consigner en plus du prix du café.

      Je résume pour les mous du bulbe ou les endormis qui n’auraient pas bu assez de petit noir :

      - café 2€
      - droit de stationnement assis : 4 € le 1/4 heure ( la table complète 4 personnes , hein, on ne fait pas le détail pour savoir si le consommateur est seul ou accompagné. Celui qui est tout seul n’a qu’à sous-louer son emplacement )
      - consigne 10 € (ça peut sembler cher, mais il faut que ce soit dissuasif pour les voleurs et pratique par rapport à la petite monnaie qui fait toujours défaut )...remarque : ça n’entre pas dans le prix de revient du café

      Donc, prix du café :
      de 6 € à 3 €, selon que vous étiez seul (ou égoïste, ou misanthrope ) ou avec le plein de colocataires.

      Comme quoi avec un peu d’astuce, on peut régler tous les problèmes.

      • Zatoichi
        • Posté à 08h52 le 09/07/2009
        • Internaute 11669

        Pourquoi s’emmerder a equiper les tables. Il suffit d’equiper la porte du troquet d’un portillon distributeur de tickets, et de faire payer au temps de presence dans l’etablissement.

        Evidemment, pour Robert de l’immeuble au dessus qui vient se faire son cafe-calva avant d’aller bosser, on peut prevoir une formule « abonnement » au forfait. D’autant que les commentaires avec le taulier sur les moeurs de Delanoe ou la jupette de Mauresmo, ca prend du temps.

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