Enquête 01/10/2007 à 02h17

Un téléfilm provoque la colère des Ben Barka

David Servenay | Ex-Rue89

La famille de l’opposant marocain assassiné en 1965 conteste la version des faits qui y est présentée.


Manifestation pour Ben Barka en 2002 à Rabat (Joelle Vassort/Reuters)

Tout le monde connaît le début de l’histoire, mais personne n’a jamais eu le mot de la fin. Depuis quarante-deux ans, l’affaire Ben Barka est un enjeu primordial des relations franco-marocaines. Pour l’avoir un peu sous-estimé, l’équipe du téléfilm « l’Affaire Ben Barka » et France Télévisions risquent de s’en mordre les doigts. Bachir Ben Barka, fils de l’opposant, dénonce en effet un film contraire à « la vérité historique » et s’apprête à saisir la justice.

Bachir Ben Barka est en effet ressorti « très ému » , pour ne pas dire en colère d’une projection privée au cinéma Harlequin. Il refusa même de parler à Jean-Pierre Sinapi, le réalisateur, pourtant assis à quelques rangs de lui. Comme tout le monde, Bachir Ben Barka n’a rien à reprocher à sa mise en scène soignée, aux acteurs formidables d’émotion ou à la qualité des décors. Mais le scénario lui reste en travers de la gorge. Un scénario truffé, selon lui, de contre-vérités. A tel point qu’il la considère comme une « offense » faite à la mémoire de son père. Il s’en explique.(Voir la vidéo)

Après quelques jours de réflexion, la famille Ben Barka s’est donc décidée à agir, judiciairement, pour ne pas laisser s’installer une version un peu trop complaisante à l’égard d’Hassan II et de la monarchie.

Rappel des faits

Le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka est abordé devant la brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain, par deux policiers français. Il monte dans une 403 de la PJ et disparaît. On ne reverra jamais le principal opposant au roi du Maroc Hassan II. Après des années d’enquête, de révélations et de témoignages, ce qui s’est passé après l’enlèvement est (presque) connu.

« Escorté » par deux inspecteurs de la Mondaine et le chef d’escale d’Orly Antoine Lopez, un correspondant habituel du SDECE (les services secrets français), Ben Barka est livré à Fontenay-le-Vicomte, dans la villa de Georges Boucheseiche, truand notoire et barbouze occasionnelle.

A partir de là, plusieurs hypothèses. Selon les uns, le chef de la gauche marocaine aurait été torturé par Boucheseiche et sa bande. D’autres prétendent que c’est le colonel Dlimi, patron de la sûreté marocaine, puis le ministre de l’Intérieur, le général Oufkir, qui l’auraient brutalisé et tué. Par erreur, ajoute certains. Seule certitude, après la mort, les protagonistes n’ont qu’une hâte : se débarrasser du corps.

Longtemps, les acteurs de l’affaire -Lopez en tête- ont prétendu que Mehdi Ben Barka avait été enterré près de la villa de Fontenay. Au début des années 90, plusieurs anciens prisonniers politiques ont affirmé que la tête de l’opposant avait été présentée au roi Hassan II, puis enterrée au PF3, une prison secrète du régime à Rabat.

En 2001, coup de tonnerre : Stephen Smith signe un grand papier dans Le Monde, révélant un témoignage inédit, celui d’Ahmed Boukhari. Cet ancien agent secret du « cab 1 » (le cabinet 1 des services marocains) aurait assisté à la scène finale : la plongée dans un bain d’acide d’un cadavre (transporté depuis la France) qu’il fallait absolument faire disparaître. Le tout sous le contrôle du colonel Martin, chef de poste de la CIA au royaume chérifien.

Cette dernière hypothèse a l’immense avantage de mettre fin aux spéculations de toutes sortes. Problème : ce « témoin » n’a jamais accepté de se rendre dans le bureau du juge français qui instruit toujours le dossier. Quant à la cuve d’acide, son existence n’a jamais été prouvée.

Manipulation des services marocains ?

En prétendant « tout savoir, ou à peu près » comme le dit le réalisateur Jean-Pierre Sinapi, ce film ne se risque-t-il donc pas de faire le jeu de certains protagonistes de l’affaire ? Voir d’être lui-même victime d’une manipulation des services marocains ? (Voir la vidéo)


Autre problème soulevé par ce film de deux fois 90 minutes -un format exceptionnel en télé avec un budget non moins exceptionnel de plus de 5 millions d’euros-, le feu vert donné par les plus hautes autorités marocaines. Après un début de tournage en France, l’équipe s’est rendue au Maroc pour y tourner quelques scènes cruciales. Mais, comme l’explique Jean-Pierre Sinapi, il a fallu l’intervention personnelle d’André Azoulay, conseiller personnel du roi Mohamed VI, pour pouvoir tourner. Autrement dit, le fils du probable commanditaire de l’enlèvement de Mehdi Ben Barka a pu lire et apprécier le scénario avant tout le monde....

Lorsque les journalistes se font insistant sur ce point, Jean-Pierre Sinapi s’agace et interrompt l’entretien... (Voir la vidéo)


Lundi dernier, Jean-Pierre Sinapi a été convoqué par le juge Ramaël, très intéressé par les déclarations du réalisateur assurant que « les faits évoqués sont vrais » . Sur procès-verbal, Sinapi est moins affirmatif. Il avoue même qu’il ne connaît pas bien l’affaire.

Les juristes ont donc trouvé une formule -affichée au générique de fin- dont ils croient qu’elle pourra dédouaner les auteurs :

« L’affaire Ben Barka n’a jamais été élucidée. Cette oeuvre est le regard personnel des auteurs et du réalisateur.

“De ce fait, l’hypothèse développée dans ce film sur la disparition du leader marocain relève de la fiction, même si elle s’appuie sur des faits historiques.”

France 2, après avoir annoncé à la rentrée une diffusion imminente, n’avance plus aucune date.

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  • Pierre-Henri Brochard
    Pierre-Henri Brochard
    dubitatif ...
    • Posté à 06h17 le 01/10/2007
    • Internaute 17814
      dubitatif ...

    Comment lire et interprèter des faits des années 60 avec la vision déformée par les années passées ?
    Le contexte de l’époque,les enjeux géo-politiques liés à la période post coloniale est largement à prendre en considération.
    Certes, la disparition de Monsieur Ben Barka est un fait tragique pour ses proches.La vérité sur cet homme, ennemi intérieur de la France et du Maroc,devait rester,et doit rester un secret d’Etats.
    Il est aisé de se fabriquer des « héros » romantiques, pour alimenter l’imagerie révolutionnaire des jeunes gens en mal de vivre, affichant tour à tour les affiches rouges des Manoukian ou des Guévara...
    Tout ne doit pas être livré au public.
    Il en va de l’intérèt supérieur des nations.
    L’ordre mérite quelques sacrifices, afin de permettre au plus grand nombre de vivre dans la paix.

    Pierre-Henri Brochard (au service de la Patrie)

    • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

      hé hé c’est exactement ce que disait Pinochet ! cacher la vérité c’est considérer les autres comme des enfants a qui papa -qui vient de faire une très grosse bétise- ne peux pas tout dire.

      note : manouchian n’est pas mort dans un maquis gauchiste en amérique du sud, mais fusillé par les nazis. Faut pas trop pousser mémé dans les orties quand même. Vous voyez les nazis dire « les résistants sont des romantiques, nous sommes au service de la patrie, les assassinats que nous faisons doivent rester secrets » ? et bien c’est exactement ce qu’ils ont fait.

    • Christophe67
      • Posté à 10h16 le 01/10/2007
      • Internaute 6656

      Bonjour,

      Si je comprends et partage la première partie de votre réaction, la seconde m’a laissé perplexe.

      En effet, et je vous rejoins sur ce point, il n’est pas simple de faire sortir « la vérité » sur des faits qui ont plus de quarante ans, et dont un grand nombre de personnes, moi en premier, ont du mal, faute de l’avoir vécue, à ce faire une idée de l’environnement politique de l’époque.

      Je n’ais pas compris votre transition sur les « héros romantique » pour les jeunes. A moins que vous souhaitiez parler de « héros romanesque » ? Mais dans ce cas, le roman n’est-il pas un bonne façon de ne pas tout livrer au public ?

      Par contre je ne suis pas d’accords avec vos trois dernières affirmations.
      C’est sur la base de ces quelques dogmes que les pires atrocités ont été perpétrées, et continuent de l’être.
      Pour ma part, je mettrais l’intéret des peuples au dessus de celui des nations, et la nation comme un simple choix des peuples.
      Je pense aussi que, si l’ordre est utile, le désordre peut aussi l’être. A ce tire je ne considère pas l’ordre comme un objecttif ultime.
      Je compte enfin sur le travail des historiens pour livrer à leur public les détails de l’Histoire. Il semble de plus que pour cette histoire là, les juges aient aussi leur mot à dire.

      Christophe (sans vocation particulière)

      • Anonyme répond à Christophe67

        l’ordre n’est qu’un état temporaire du désordre.
        l’anarchie étant la plus haute conception de l’ordre.

         
        • Pierre-Henri Brochard
          Pierre-Henri Brochard
          dubitatif ...
          • Posté à 12h17 le 01/10/2007
          • Internaute 17814
            dubitatif ...

          Blabla d’adolescent boutonneux, trop paresseux pour réflechir et qui n’a pas pris le temps de lire Bakounine...Ne restent que des phrases toutes faites sorties des dictionnaires de citation...
          L’anarchie....haute conception de l’ordre ?
          Pourquoi pas ? Mais il faudra que l’espèce humaine intègre suffisament de sagesse et de morale, ce qui n’est pas encore , loin s’en faut , le cas.
          Dans l’attente d’un monde « fait de paix et de miel », il faut encadrer le peuple et le protéger de son immaturité.

          • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

            Vous avez raison ! ! !

            Il faut protéger le peuple immature de son immaturité !

            Par exemple, les esprits éclairés doivent réparer rapidement cette erreur d’avoir élu Sarkozy en organisant au plus vite un coup d’état ! Pour sauver la France, organisons un petit complot !

            Ensuite, il faudra instaurer le nouvel ordre et commencer par nous séparer de nos membres gangrénés par l’UMP.

            Il faut d’urgence exiler ces dangereux penseurs que sont Didier Barbelivien, Johnny (ah zut, c’est déja fait) et Arnault Klarsfeld !

            Les Guéant et Guainot, eux sont trop dangereux => au Goulag de Saint-Saturnin-lès-Apt où ils seront rééduqués en tressant du macramé 18 heures par jour... ou dans le camp de concentration du Larzac à traire des brebis prendant 15 heures par jour !

        2 autres commentaires
      • Pierre-Henri Brochard
        Pierre-Henri Brochard répond à Christophe67
        dubitatif ...
        • Posté à 12h35 le 01/10/2007
        • Internaute 17814
          dubitatif ...

        Bien sûr , il y a les dictactures, qui ne sont que des prises d’otages des peuples.
        Il faut savoir garder la mesure d’un ordre suffisament contenant pour être efficace à la bonne marche de la nation , et suffisament rassurant pour permettre la liberté des citoyens , dans les limites d’un cadre protecteur.
        Il est nécessaire pour celà de rétablir une police plus proche du peuple , à la fois sévère et paternelle, compréhensive et juste .
        Parfois , il est vrai , il est nécessaire de se séparer de membres gangrènés, avant que l’infection ne gagne l’ensemble du corps-nation.
        Il faut pour celà des serviteurs fidèles à la Patrie.Et tout ne doit pas être dit et su, car l’ensemmble des citoyens n’a pas la maturité suffisante pour intégrer la notion d’« intérèt supérieur de l’Etat ».

         
        • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

          Houlà là !

          Police Paternelle ! ! ! !

          Désolé, mais un père, j’en ai déja un et j’ai pas besoin qu’on me rajoute un père fouettard. Si vous avez des problèmes dans votre relation au père, allez voir un psy. Les citoyens sont censés être des ADULTES. Ils peuvent et doivent exercer leur libre arbitre sans avoir besoin de consulter Papa.

          L’ordre et la sécurité sont des droits fondamentaux, pour permettre à chacun de s’épanouir dans le respect des autres.

          Cela ne va pas au dela.

          Vous parlez de membres gangrénés ? Mais la nation n’est pas un corps ! Cette déshumanisation des individus, ramenés à la simple catégorie de « membres » est ignoble ! Il ne s’agit pas de cellules d’un corps mais d’individus pensant indépendament les uns des autre.

          Quand à votre attitude qui consiste à cacher les pourritures commises par ceux qui se croient « plus matures » que les autres et ne sont souvent que des malades mentaux, elle contribue justement à empêcher la majorité d’accéder à la maturité en question en les cantonnant dans la position de moutons bêlants vouant leur destinées à un supposé « Père de la Nation » car incapable de comprendre qu’elles sont composées d’adultes capables de reflêchir..

          En gros : les français de 1940 !

          Regardez de quoi sont capables les citoyens qui s’organisent : renverser le pouvoir de l’apartheid en Afrique du Sud, rédiger la déclaration des droits de l’homme, ou produire le système d’exploitation libre GNU/Linux !

        • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

          Et qui décide qui est un membre gangréné ? Vous bien sur je suppose. Nul doute que de Gaulle (en 40) était un membre gangrené. Lech Waleza était un membre gangrené. Salvador Allende était un membre gangrené. Soljenitsine était un membre gangrené. Par contre de Gaulle (dans les années 60) était un membre sain. Hassan II était un membre sain. Pinochet était un membre sain. Staline était un membre sain.

          Et pourquoi en démocratie fait-on élire nos dirigeants par des citoyens sans maturité suffisante ? Remarquez vous devez avoir raison. 53% au moins de concitoyens n’avez sans doute aucune maturité en Mai dernier.

        • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

          Je m’etonne encore qu’on laisse passer ce genre de trucs. C’est tout simplement Staline dans le texte.

        • Alain-91
          • Posté à 17h36 le 01/10/2007
          • Internaute 12596

          > Il est nécessaire pour celà de rétablir une police plus proche du
          > peuple , à la fois sévère et paternelle, compréhensive et juste .

          Définir la mission de la police par « sévère et paternelle, compréhensive et juste » est la porte ouverte à tout arbitraire, il n’y a rien à espérer avec une telle base, mais plutôt tout à craindre. Il faut d’abord en définir la composition et la durée et permanence de la mission de ses membres, et aussi lui fixer une mission clairement affirmée, suite et conformément à un large débat au sein de la population, pour justement éviter tout dérive comme on en a déjà vu tant . Dont l’enlèvement de nombre d’oppposants politiques de régimes « amis », du moins amis de nos dirigeants de l’époque.

          Rappellons que la mort, l’asssassinat en fait de Malik Oussekine fait partie de l’aspect « sévère » de la mission de la police.

          Si le qualificatif « démocratique » peut prendre une valeur, ce n’est certainement pas avec une police qui n’a pas de comptes à rendre et qui n’a d’autre mission que « sévère et paternelle, compréhensive et juste ».

          Alain

        • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

          les commentaires de ce monsieur ont un petit air de « Maréchal, nous voilà ! »
          Marie-France

        5 autres commentaires
    • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

      Votre opinion n’engage que vous.

      Comment définisez vous « l’intérêt supérieur » de la patrie ?

      Qui le décide ? Croyez vous qu’il existe sur terre des hommes providentiels suffisement « supérieurs » pour qu’on puisse les laisser décider des choses aussi graves sans le moindre contre pouvoir ? Moi pas. Je ne crois pas à cette légende et pas plus en ce qui concerne Sarkozy, De Gaulle ou Napoléon, que Che Gevara ou Lénine. Mes références sont plutôt celles d’hommes qui ont sû jouer le rôle de catalyseur de débat dans la société civile et obtenir des résultats, non pas « malgré » le peuple, par la contrainte, la violence ou la tricherie, mais avec le peuple,par des actions exemplaires et ouvertes au regard de tous : Gandhi ou Mandela.

      Comment garantir que votre « despote éclairé » agit réellement en fonction d’un supposé intérêt supérieur ?

      Qui contrôle ? Quel contre pouvoir pour limiter les excès de ce genre d’actions ?

      Je pense qu’en ce moment même, la répression en Birmanie est justifiée par les autorités militaires de ce pays par « l’intérêt supérieur de la nation ».

      Bref : votre histoire d’intérêt supérieur, c’est de la grosse connerie !

      En 1994, au Rwanda, c’est au nom de « l’intérêt supérieur » que François Mitterrand a compromis la France dans un soutient absurde aux auteurs d’un monstrueux génocide.

      Je ne vois pas en quoi nos intérêts en ont été promus !

      Bref, vous n’êtes pas un vrai patriote ! Un patriote, c’est quelqu’un qui fait ce qu’il faut pour faire en sorte que son pays aille bien et fasse l’admiration du reste du monde. Votre patriotisme à vous conduit d’une part à l’autocratie ou au despotisme, car la démocratie ne peut pas bien fonctionner sans contre pouvoir, et d’autre part autorise des dirigeants irresponsables (car sans contrôle) à mettre la France dans des situations honteuse (en se servant grassement au passage).

      Au siècle dernier, auriez vous été dreyfusard ou antidreyfusard ?
      Je suis convaincu que la reconnaissance de l’innocence de Dreyfus a été bonne pour la France.

      • BILOU
        • Posté à 23h31 le 01/10/2007
        • Internaute 9373

        A Courageux Anonyme de 10h36, je trouve intéressant que vous compariez des personnalités telles que Napoléon, Che Guevara, De Gaulle, Mandela, Lénine et Gandhi pour illustrer votre propos. Chacun de ces hommes a marqué son époque, de par leurs choix, leurs convictions et leur personnalité ; ils sont comme une pièce de monnaie avec 2 faces que l’on regarde selon notre propre histoire, le prisme médiatique qui juge sans tenir compte de l’environnement de l’époque.
        Concernant l’article, je comprends le désarroi de la famille Ben Barka qui attend depuis 30 ans des explications qui ne viendront certainement jamais. Trop d’intérêts en jeu, il n’empêche que le réalisateur semble bien en mal de justifier certains de ses choix ou sa vision de cette page de l’Histoire. Certains ne veulent pas que les cadavres ressortent des placards, cela ferait mauvais genre surtout avec la traque aux terroristes.
        Pour info, un patriote défend des valeurs incarnées par son pays, encore faudrait-il que nous ne soyons pas intoxiqué par des infos orientées.

    • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

      « L’ordre mérite quelques sacrifices, afin de permettre au plus grand nombre de vivre dans la paix. »

      Amusante théorie qui sert habituellement d’excuse aux médiocres...

      • Pierre-Henri Brochard
        Pierre-Henri Brochard
        dubitatif ...
        • Posté à 12h57 le 01/10/2007
        • Internaute 17814
          dubitatif ...

        Les réponses des anonymes n’honorent par leurs posteurs.
        Réponde,argumentez,polémiquez, mais de gràce et ayez vos propos !
        Quand à la qualification de « médiocre », n’en avons sûrement pas la même definition.
        Si le sens de l’honneur,de la Patrie,les missions périlleuses, vous conduisent à « jouer » votre vie, pour protéger les donneurs de leçon....c’est une médiocrité dont souhaiterait s’enorgueillir bien des courageux anonymes..
        CQFD

         
        • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

          Je fais juste cette remarque par rapport aux gens que j’ai côtoyé tenant ce type de discours (la main sur le coeur ; toujours prêt a envoyer les autres au front sous prétexte de belle morale).

          Je ne critique pas les exécutants mais les décideurs ne vous mèprenez pas.

          Savoir mon nom vous avancera a quoi ? Je ne suis pas en quête de célébrité...

          Quant a la dévotion pour une cause, faut il encore que la cause soit JUSTE ! Désolé je n’obéis pas aveuglément...

        • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

          Etre fier d’être un barbouze, ça me dépasse... Non, la patrie ne doit pas passer avant les droits de l’homme et nul pour moi n’a le droit de considérer les autres comme des veaux et de tuer soit disant pour protéger les intérêts qu’ils ne comprennent pas. Vous voulez un empereur ? Qui décide qui on doit tuer ? Je croyais que les humains avaient le droit de penser sans risquer d’être tués ou torturer par des gens qui se croient supérieurs et osent justifier leurs actions en parlant d’honneur... L’honneur des criminels d’état, sans doute.

          • Pierre-Henri Brochard
            Pierre-Henri Brochard
            dubitatif ...
            • Posté à 17h24 le 03/10/2007
            • Internaute 17814
              dubitatif ...

            Oui , monsieur , fier et largement récompensé pour avoir servi mon pays,et vous permettre de vivre aujourd’hui votre petit confort de pseudo intellectuel de salon.
            Vous vivez , comme des millions de vos congénères dans un monde virtualisé par les médias qui vous servent depuis des décennies , l’illusion de votre libre arbitre.
            Croyez vous que c’est le peuple qui choisit ses dirigeants ?
            Foutaises ! Ce n’est qu’un leurre !
            La Vérité est ailleurs, bien derrière le théâtre que l’on vous montre.
            Notre monde est en guerre permanente, et pour gagner les guerres , il faut des soldats, de la sueur et du sang ...

            • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

              C’est justement le problème.
              Sont toujours récompensés par les puissants ceux qui servent leurs intérêt et qui bavent comme le FN devant l’idée de patrie, avec un étendard qui leur permet d’oublier qu’ils sont des humains comme tous les autres.
              Non, je ne suis pas naïf sur le fonctionnement du monde, j’ai passé pas mal de temps dans le reste du monde, y compris dans des pays du tiers monde, et je sais qu’en France comme ailleurs le peuple ne choisit pas réellement ses dirigeants.
              Ca ne m’empêche pas de détester ce système et de ne pas considérer les barbouzeries comme ce qu’elles sont : la perpétuation de la loi de la jungle.
              Alors oui, je revendique mon droit à mépriser ceux qui se croient supérieurs alors qu’ils ne font que reproduire la loi la plus basique, celle du plus fort.
              J’en ai vu les conséquences, j’ai vu les « dommages collatéraux » de ce que vous agitez comme un titre de gloire.
              Je remarque par ailleurs que vous n’avez répondu à aucun des commentateurs qui vous demande : qui, au nom de quoi, décide qui on doit tuer, quelle idée il faut faire disparaître ? Et pourquoi se considère-t-il supérieur aux autres ?

            • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

              On peut savoir comment et par qui vous avez été récompensé ? Et pour quel exploit ? Qu’appelez vous « avoir servit » le pays ?

              Cela nous éclairerait.

              Merci

        5 autres commentaires
      • Anonyme

        D’autant plus que l’histoire donne toujours tort à cette théorie.

        Partout où au nom de « l’ordre », on a sacrifié les contre-pouvoir démocratiques, l’ordre qui a régné au début a fini par laisser place à la corruption, au népotisme, et à une situation tellement pénible pour la population que des révoltes ont éclaté. Et l’ordre a finallement été, non seulement troublé, mais renversé.

        La seule chose qui garantit l’ordre sur le long terme, c’est une démocratie vivante et irriguée par les contre-pouvoir. C’est également le seul régime qui garantisse un fort niveau de développement (au sens du PNUD) et une véritable amélioration de la qualité de vie, garantie par une forte proportion de biens publics.

        Ceux qui consentent à ce que des apprentis despotes soi-disant « éclairés » sacrifient les principes démocratiques au nom de la « paix » sont les fossoyeurs de la civilisation.

        C’est un réflexe Petainiste de capitulation.

        IL NE PEUT PAS Y AVOIR DE PAIX SANS JUSTICE ! ET PAS DE VRAIE JUSTICE SANS DEMOCRATIE ET CONTRE-POUVOIRS CITOYENS.

    • Anonyme répond à Pierre-Henri Brochard

      Un ennemi intérieur de la France et du Maroc Mehdi Ben Barka ? J’espère M. Brochard que vous plaisantez ou que c’est de la provocation. Le combat pour la justice et la démocratie ne fait pas de vous un ennemi de votre pays mais bien le meilleur de ses amis. Hassan II était il un ami des marocains ? Pas du tout ! C’était leur pire ennemi. J’ai vu, de mes yeux vu, sa police bastonner des gamins de 10 ans, et un de mes amis tué par une « balle perdue » lors d’une manifestation en 1965. L’ennemi intérieur, M. Brochard, est alaouite. Et vos pseudo arguments anti romantiques sont des tremblements séniles voués aux poubelles de l’histoire.

  • Anonyme

    En résumé : « Mon film est historique puisqu’on sait “absolument tout à peu près” mais de toute façon si c’est faux c’est parce que j’ai voulu faire une fiction vous comprenez, avec des éléments vrais, mais pas forcément, de toute façon la CIA est dans le coup comme toujours ! »
    –-

    Il a bien raison de s’en aller le monsieur...

    –-

    Prochain épisode : « Le mariage de De Gaulle avec Marilyn Monroe tel qu’il s’est exactement déroulé, mais je vous rappelle que je suis avant tout un artiste ! »

    –-

    Lien

  • Anonyme

    Mais vraiment ! C’est la malhonnêté intégrale, c’est quoi Sinapi ? Il fait son taf, voilà tout, qu’il ne se prétende pas artiste, metteur en scène de fictions. Il n’est qu’un irresponsable. Et il insulte les gens qui lui posent des questions embarrassantes ! Il a la panoplie complète du « beauf »

  • Anonyme

    Et oui...merci France-sarkovision...dèjà que TFcon lavait le cerveau plus blanc que blanc...une chance qu’il reste le web

    merci rue89

    olivier

  • Caesar SAUZE
    • Posté à 10h38 le 01/10/2007
    • Internaute 18161

    ...je ne sais pas,j’ai pas vu...Mais BEN était un « alter »,avant la lettre...Il voulait s’en prendre directement à l’Etat Français et à ses installations,comme un CHE-GUEVARA oriental...A l’époque,çà passait pas...auhourd’hui il aurait les louanges de la bobotronique sphère,les bénédictions de l’opposition,et certainement une chaire à l’Université de Vincennes...Depuis,canonisé par le PS et le PC,il a été transformé en martyre.Amen.

  • Anonyme

    Visiblement ce réalisateur est depassé par les évenements.

    bon alors si je résume, les autorités marocaines ont invité le film qui une fois sur place ne pouvait plus se tourner, sauf à aller demander l’autorisation au fils du commanditaire de l’assassinat ?

    France télévision...quel amateurisme !

  • Anonyme

    en reponse a « caesar » deux mots – au fou–

  • Anonyme

    Il ne faut pas oublier que l’enquête n’est pas close par les autorités judiciaires, qu’une commission rogatoire datant de 2006 invitait le Maroc à interroger 3 témoins clés ainsi qu’une enquête et des fouilles au PF3 (point fixe 3) où le corps de Ben Barka serait enterré ( ?).

    Faire une fiction en déclarant que l’on sait tout ou à peu près de l’histoire...... c’est bien gentil mais là, en l’occurrence la justice suit son cours, très mal, mais elle suit. C’est faire passer le message que l’affaire est définitivement réglée et close, ce qui est totalement faux.

    Si, pour tourner son film en partie au Maroc, il a été obligé de créer cette fin pour faire plaisir aux autorités marocaines, et bien, qu’il le dise clairement.

    Il s’octroie la liberté d’enterrer cette affaire au titre de la création de l imagination et de la liberté. Mais il sait parfaitement qu’un téléfilm basé sur l’Histoire, au nom de l’histoire laisse des traces. Elles sont fausses c’est dérangeant ! Je n’aime pas le mensonge, surtout lorsqu’il apparait au titre d’une œuvre qui ne se situe pas nettement entre le docu et la fiction. C’est cette ambivalence qui le fait paraître malhonnête.

  • Anonyme

    Comment Jean-Pierre Sinapi peut-il se qualifier de cinéaste ? Et comment le journaliste en face a pu lui laissez dire ça ? Il a réalisé Nationale 7... Tout le reste relevant du téléfilm... français.

    Un sujet aussi sensible que l’histoire Ben Barka méritait évidemment un cinéaste ! Une personne avec un regard artistique et qui aurait consulter la famille ! (C’est sûr il aurait fallu chercher un étranger : Anton Corbijn par exemple avec Control à l’affiche. Le cinéma hexagonal est aujourd’hui d’une telle faiblesse... et ne parlons pas des séries qui sont ds la plupart des cas de pâles copies de séries américaines).

    Après avoir écouté les deux interviews, la faute ne repose pas sur une personne (en l’occurence ici Jean-Pierre Sinapi) mais sur le système français (le plus aidé au Monde) où l’écriture de scénario ORIGINAL n’est pas soutenue...( Les vrais auteurs laissés dans la misère ou contraint de partir vers les Etats-Unis alors qu’on pourrait former de vrais pôles de scénaristes complémentaires) et on en arrive à de telles aberrations : des personnes qui partent en tournage avec des budgets colossaux (j’espère ds ce cas pas du service public ?) avec une épaisseur de feuillets ( et non un scripte ) sous le bras.

    Mesdames, Messieurs Les Diffuseurs, le CNC, les Assedic du Spectacle, il est peut-être temps de relever la tête ! (N’oublions pas la Femis aussi qui ouvre en ce moment son concours de formation continue au scénario sur des critères complètement techniques et non sur des idées originales. Aberrant ou affligeant ?)

    Prêts à répondre devant les principaux intéressés.

    ( PS : Oublié de signer au début ! pacinojr@yahoo.fr )

    • Anonyme

      « Nationale 7 » réalisé en DV, je crois, pour Arte, relève plus du téléfilm que du long métrage. Mais la question n’est pas tellement là. J.P. Sinapi ne sera ni plus mauvais, ni meilleur qu’un autre, et le fait que ce soit un téléfilm ne signifie pas qu’il sera plus mauvais qu’un long. La différence ne se fait que sur les moyens. A moyens égaux le cinéma français vaut n’importe quel autre cinéma du monde.

      Dans la mécanique de création du téléfilm (et non plus du film) le réalisateur n’est de toute façon pas celui qu’il faudrait incriminer.
      En France le réalisateur auquel on rogne petit à petit le temps de tournage (21 jours en moyenne contre 8 à 9 semaines pour un long métrage) n’est le plus souvent qu’un « faiseur », qui n’a plus guère le temps de faire de la mise en scène (pas tjrs évident si on ne fait qu’une ou deux fois la prise), sinon d’apporter un point de vue.

      Derrière lui, le producteur n’est pas nécessairement non plus à blâmer, puisque la plupart du temps il ne veut bien que ce la chaîne qui commandite le film veut bien. Quiconque veut être honnête avec le système français reconnaîtra que chez nous le producteur n’est bien souvent qu’un « prestataire de service ». Depuis J.P Ramsay et la série « H », combien ont été, sont encore, capables d’investir en fonds propres pour développer un pilote de série ?
      Prestataire, il l’est d’autant plus qu’il travaille sur une enveloppe fermée (le montant octroyé par la chaîne), sur laquelle il lui faudra faire le film et faire sa marge.

      On comprendra donc bien que s’il y a des faiblesses c’est avant tout au niveau des chaînes qu’il convient de les chercher. C’est leur niveau d’exigence qui est en question. C’est aussi leur capacité à être audacieuse.
      On objectera qu’il ne leur est pas si commode d’être audacieuses quand leurs prises de risques se payent fréquemment par des taux d’audience calamiteux, que le marché ne tolère pas. Seulement il faut aussi s’interroger sur la hauteur et la qualité du risque. Adapter un concept étranger ne revient pas à installer un concept de toute pièce, comme le fait Canal avec ses fictions.

  • Anonyme

    Je rectifie Rachida Dati « ministre de la justice, la quelle “ je ne sais plus qui fait quoi dans ce gouvernement puisque N.Sarkozy est président, ministre,journaliste, sportif, admiratif ...

    • Anonyme

      ceux qui n’aiment pas Nicolas Sarkozy -que Dieu le conserve en sa Mansuétude- ne sont pas des gens remarquables. Ils finiront dans un bain d’acide ou passeront une nuit avec M. Brochard.

  • Anonyme

    Je me souviens de l’affaire Ben Barka, Markovick, Delon....., tout cela est du « travail » de voyous

  • Anonyme

    Il faudrait qu’un juge français questionne Azoulay, parce que s’il a lu le scénario et qu’il l’a trouvé crédible, c’est qu’il doit en savoir pas mal de choses celui-là.... ANDRE AZOULAY est Conseiller de Mohammed VI...(il l’était aussi de Hassan II pendant dix ans)
    Lien

  • Anonyme

    Quelle est l’utilité de cette soi-disant fiction (avec un budget énorme avec un scénario qui a reçu l’aval des plus hautes autorités marocaines) sur une histoire et un assassinat véridiques dont Hassan II et ses services avec d’autres services amis sont pointés du doit ?

    Pour distraire ou divertir ?

    Sinon que pour soutenir une des thèses officielles de la disparition de Ben Barka et blanchir Hassan II et surtout innocenter la monarchie qui est un continuum et qui est toujours là au pouvoir ? !

  • Anonyme

    Qu’en est-il du secret d’état qui pèserait encore sur ce dossier EN FRANCE ? Quand accepterons-nous de faire passer le devoir de savoir avant les relations diplomatiques ? Quels intêrets en France doivent-ils encore aujourd’hui être sauvegardés ? Jusqu’où la justice française peut-elle être indépendante ?

    Autant de questions que le film se garde bien de poser, même indirectement... Symbole pour symbole, une chappe de plomb aurait été plus évocatrice d’une vérité contemporaine.