Entretien 03/07/2009 à 14h52

Bénabar : sur Internet, « on ne devrait pas conduire bourré »


Agacé par une vidéo de Kazados.tv reprise sur Rue89, le chanteur Bénabar est venu s’expliquer à la rédaction. Entretien.


Bénabar à la rédaction de Rue89 (Yann Guégan/Rue89)

Bénabar utilise beaucoup Internet : il s’y informe (« je n’achète plus la presse »), il télécharge de la musique (légalement), il flâne sur Deezer. Internet, c’est formidable, mais bon, il faut le dire, certains jours, Internet l’afflige.

Et notamment ce qu’il appelle les « paparazzades » : des petits événements, des bouts de phrases qu’il prononce. Détachées de leur contexte, elles filent sur la Toile, tissant en quelques minutes des légendes, générant des commentaires anonymes et souvent insultants.

La façon dont la musique est copiée à tout-va est également un truc qui le navre. Il juge qu’il faut avoir le courage de le dire, et de placer sur Internet quelques feux rouges et autres limitations de vitesse :

« Je suis libertaire, mais bon, je suis pour un code de la route. Ça fait peut-être père de famille bourgeois de dire ça, mais je pense qu’on ne devrait pas conduire bourré. »

Sur Mitterrand et Hadopi, « je réponds en bâclant un peu, en bottant en touche... »

Il est venu le dire sans ambage à Rue89, jeudi soir, dans un entretien qu’il a voulu par écrit. Le déclencheur de cette rencontre, c’est une vidéo de trois minutes et demi que nous avons glissée, la veille au soir, dans notre rubrique Zapnet.

Elle a été tournée par une journaliste du site Kazados.tv lors de la conférence de presse du festival Solidays. On y voit Bénabar commenter sans aménité l’arrivée auto-annoncée de Frédéric Mitterrand au gouvernement (« j’ai été affligé de la façon dont il a parlé, j’ai trouvé cela d’une suffisance... ») et défendre la loi Hadopi (« Internet fait partie des choses qu’il faut surveiller de très près... »). (Voir la vidéo)

Bénabar est tombé sur cette vidéo en cherchant son nom dans Google Actualités (« je sais, c’est du masochisme, on tombe rarement sur “gros génie” »). Il a été agacé par sa diffusion par Rue89 et par le titre que nous avons choisi : « Bénabar et la suffisance de Frédéric Mitterrand » :

« Je participe à une conférence de presse de Solidays, donc un événement de soutien à l’association Solidarité Sida. On parle du sida en Afrique, de l’absence de médicaments, et puis il y a deux questions, l’une sur Frédéric Mitterrand, l’autre sur Hadopi.

Je réponds en bâclant un peu, en bottant en touche... et ce sont ces deux réponses, seulement ces deux là, qui sont retenues.

Moi, j’en ai un peu marre. je ne pratique pas la langue de bois, je trouve désespérant d’avoir à rester dans le discours consensuel... dès qu’on emet un avis qui sort un peu lot, c’est tout de suite une affaire. »

« La plupart de mes copains chanteurs ne parlent pas de politique »

On lui fait remarquer que les médias, sans attendre Internet, s’intéressent depuis toujours à ce qui sort du lot. Bénabar en convient, mais le Web cristallise selon lui ces petites phrases :

« Quand tu vois ce qui ressort sur Google, c’est “Bénabar Mitterrand Sarkozy Polémique”. On parle une demi-heure de Solidarité Sida, et c’est le mot “suffisance” qui va ressortir. Et vous faites tous de la pub là-dessus. Et on se fait ensuite insulter par des gens anonymes.

Franchement, je ne vois pas l’issue. A part ne plus rien dire, ce que je vais peut-être finir par faire, ou d’avoir une armée d’attachés de presse et d’avocats, comme aux Etats-Unis.

La plupart de mes copains chanteurs ne parlent jamais de politique, je commence à penser qu’ils ont raison. »

« Si je parle sur Hadopi, je passe pour le gros chanteur cupide »

Le sujet du moment le plus délicat, pour lui, c’est la loi Hadopi. Il commence à nous en parler, puis il hésite : « Allez j’arrête, je vais encore me faire insulter. » Puis il se relance. Selon lui, c’est le sujet piégé par excellence :

« Hadopi, j’en dis un mot, je passe tout de suite pour l’horrible gros chanteur cupide qui défend ses intérêts et les intérêts des maisons de disques.

Pourquoi les sites d’information ne parlent-ils jamais des autres lobbys, comme Google ou les fournisseurs d’accès ?

J’ai conscience qu’il y a des zones d’ombre dans cette loi. Mais il faut bien quelque chose pour réguler Internet. C’est affligeant de passer pour un mec de droite que de dire cela ! Réguler, c’est de gauche ! »

« Celle qui se fait virer chez Sony, c’est la standardiste, pas Madonna »

La violence du débat, lui fait-on remarquer alors, vient en partie du discours culpabilisateur : des gens qui partagent des oeuvres culturelles sont traités de voleurs, de pirates. Il nous arrête :

« Moi je n’ai jamais traité personne de voleur ! Je suis bien conscient qu’un père de famille qui galère à cause de la crise, il ne va pas emmerder ses fils parce qu’ils téléchargent.

Mais il faut arrêter avec la démagogie ambiante, la loi Hadopi n’était pas liberticide : celui qui télécharge illégalement reçoit d’abord un mail, puis une lettre...

Quand on parle de ces questions sur Internet, on ne parle que des intérêts de Madonna. Mais pendant ce temps, celle qui se fait virer chez Sony, c’est la standardiste. Je ne vois pas pourquoi quelqu’un qui se retrouve au chômage chez Warner ou Sony, c’est moins grave que chez Dunlop ou Michelin !

Certes, qu’il y ait des abus, je suis d’accord. Quand je vois que mon disque est en vente à 18 euros chez Virgin, je pète un plomb. Mes places de concert sont parmi les moins chères (30 euros tarif normal, 25 euros tarif réduit).

Je suis le seul con à parler de cela, je vais encore me faire insulter. Ça ne vous choque pas les insultes anonymes, vous ? Il faut s’attaquer à cette question, l’anonymat, c’est sérieux. Internet est l’endroit où peuvent vivre le plus tranquillement tous les corbeaux du monde. Ce qu’on y voit parfois, c’est honteux. »

« Si les gens pensent se faire arnaquer, qu’ils regardent leur facture de mobile »

Nous faisons remarquer au chanteur qu’Internet n’est pas une zone de non-droit, qu’il est possible d’engager des poursuites en diffamation.

Tout cela est très théorique, répond-il : « Le problème, c’est la masse », celle des des commentaires, notamment, qu’il faudra selon lui « évidemment » modérer a priori. « Aujourd’hui, le moindre mec complètement dingue peut tenir des propos antisémites » :

« Si j’évoque Hadopi, on dit “encore ce Bénabar, ce bobo richissime”, alors que tout ce que je défends, c’est juste que “tout travail mérite salaire”. Si les gens pensent qu’ils se font arnaquer, qu’ils regardent leurs factures de téléphone portable ! »

« La gratuité c’est une fausse valeur, un mensonge »

Bénabar cite iTunes, la boutique de musique en ligne d’Apple, comme un début de modèle. Ses albums s’y vendent 9,90 euros. Ce qui est loin d’être abusif, selon lui, par comparaison à d’autres pratiques. Les gens « saignés » par les SMS de la la Nouvelle Star, sur M6, par exemple. Il poursuit :

« La gratuité, c’est une fausse valeur, un mensonge. Il n’y a pas de gratuité : il y a juste de l’argent dont la circulation change. Le paiement se déplace.

Vous avez repris une de mes petites phrases avec de la pub au début de la vidéo. Dans la masse des gens qui verront cette pub, il y en aura qui achèteront le produit vanté. De l’argent sera donc déboursé. Vous serez rémunérés... »

Contre le bouclier fiscal : « Et putain, les impôts, j’en paie ! »

Ne peut-on pas imaginer un système différent, dans lequel les artistes se rémunèreraient grâce à leurs concerts, par exemple ? Bénabar admet qu’il pourrait vivre uniquement de ses concerts « en ce moment ». Mais il ne doit pas selon lui servir de modèle :

« Quand on parle d’Internet, on me prend moi et Madonna en exemple. Et pourquoi pas Charles Aznavour, qui pourrait vivre, lui, sans disques et sans concerts ?

Mais ce sont ceux qui rapportent, dans les maisons de disques, qui permettent aux autres musiciens de se développer. Si j’ai pu faire mon premier album, c’est parce que la maison de disques [Sony Music, ndlr] avait Britney Spears. »

Sur scène, Bénabar ne parle « jamais » de ses convictions politiques (« je n’ai pas le droit d’emmerder les gens aux concerts avec ça, sous prétexte que j’ai un micro »). Il est de gauche, contre le bouclier fiscal, pour l’impôt sur la fortune : « Les impôts, ce n’est pas qu’une histoire d’argent mais, de valeurs. Et putain, les impôts, j’en paie ! »

« Les artistes disent qu’ils adorent Obama, pas pour qui ils votent »

Il a voté Ségolène Royal en 2007, l’a dit. Est-il pour autant un chanteur engagé ?

« Moi, ma conviction, c’est qu’on peut être chanteur et avoir comme tout le monde des opinions, sans
forcément être militant et ne parler que de ça. Ce n’est pas scandaleux de dire pour qui on vote.

C’est bizarre, en France, tous les artistes peuvent dire qu’ils adorent Obama, mais surtout pas pour qui ils ont voté ! »

On lui fait remarquer qu’il a, jusqu’à présent, moins l’image du « chanteur de gauche » que celle du « gendre idéal ». Il ne le prend pas mal. Mais ce qui le hérisse, plus que ce ce genre d’étiquette, c’est d’être encapsulé dans des déclarations :

« Le problème, à mon avis, c’est la dictature du “t’as dis ça”. Tu ne peux plus douter, bafouiller, réfléchir. »

Pascal Riché et François Krug

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  • Joe Liqueur
    Joe Liqueur
    Journaliste
    • Posté à 10h42 le 04/07/2009
    • Journaliste 46793
      Journaliste

    Il me semble que Bénabar oublie une chose : à moins de ne poster que depuis des cybercafés, internet n’est pas si anonyme que ça.

  • chinchilla1967
    • Posté à 10h47 le 04/07/2009
    • Internaute 50756
      plate

    Faut tous déménager dans les BRIC, notre occident est foutu ! ! !

  • Crainquebille
    • Posté à 11h07 le 04/07/2009
    • Internaute 64055

    « La gratuité, c’est une fausse valeur, un mensonge. Il n’y a pas de gratuité : il y a juste de l’argent dont la circulation change. Le paiement se déplace. »

    Si, si, ça existe, et c’est une valeur fondamentale de toute société. Ça existe tellement, qu’on la pratique tous les jours, entre amis, dans sa famille, et même à l’occasion avec des inconnus. Je crois pas que sans gratuité il soit possible de vivre.

    Ça existe tellement que l’art a pu être un exemple par excellence du don. Maintenant, les « artistes » sentent leurs activités d’un point de vue mercantile, même malgré eux, c’est devenu presque une évidence : je prétend avoir du talent, donc tu paies ; le talent, qui était une qualité d’être, est devenu un bien à rentabiliser. L’individu n’est plus ce qu’il fait, il a du talent, et il le vend. Cette base idéologique, n’en déplaise à Bénabar, est cent pour cent libérale.

    Dans l’ensemble les propos de ce chanteur se présentent d’une manière un peu moins caricaturale que ce que l’on a entendu sur ces sujets, mais cela reste des propos de quelqu’un qui ne semble pas avoir une idée très claire du sujet (ex : Hadopi pas liberticide alors que ce projet consistait à s’assoir sur les droits des individus, faire entendre qu’Internet serait une zone de non droit, alors que ce n’est évidemment pas le cas).

  • mick69
    • Posté à 11h39 le 04/07/2009
    • Internaute 2907

    Sur la gratuité, il ne faudrait pas être hypocrite :

    Le jour où un artiste au RMI écrit un album (musique, BD...) qui plait à 100.000 personnes, il a une très forte envie que ça lui rapporte 100.000€ pour compenser les années de galère, et non qu’un crétin avec un ipod à 300€ et des Nike à 150€ vienne lui faire l’apologie de la gratuité

    • Lictor
      Lictor répond à mick69
      informaticien
      • Posté à 11h53 le 04/07/2009
      • Internaute 68450
        informaticien

      C’est effectivement une approche droite libérale du problème...

      On a des dizaine de milliers d’artistes au RMI, qui triment comme des ânes en rêvant un jour de devenir riches. Sachant qu’au mieux ils seront une centaine à le devenir. Mais comme l’espoir fait vivre, on maintient à peu de frais un cohorte d’artistes qui feront rentrer de l’argent. Rappelons que la France est la première destination touristique mondiale et que c’est en partie grâce à ses festivals, à sa musique dans les cafés et sur les places de village. Rappelons que le tourisme rapporte plus en France que l’automobile.

      L’approche de gauche, ça serait d’avoir des dizaines de millier d’artistes qui écrivent leur albums dans des conditions décentes. C’est à dire en cumulant activité scénique et intermittence à un niveau comparable à un cadre moyen, en touchant une avance sur recette, en ayant le coût du studio en partie pris en charge par la collectivité, en bénéficiant d’une résidence d’artiste...
      Le tout pouvant être financé sans problème par une licence globale, qui à 10€ par mois rapporterait un peu plus de 2 milliards d’euros par an...
      Evidemment, le défaut insupportable de cette approche, c’est que le 1% d’artistes ayant réussi ne pourrait par rouler sur les millions et devrait se contenter de vivre dans la quasi-misère avec un revenu comparable à un cadre dirigeant dans une grosse PME...

      • mick69
        mick69 répond à Lictor
        • Posté à 12h21 le 04/07/2009
        • Internaute 2907

        Déjà, si la gauche se concentrait sur les besoins fondamentaux (éducation, santé, logement, revenu, retraite) elle n’aurait pas tant besoin de subventionner la culture/divertissement, ce nouvel opium du peuple.

    • Crainquebille
      Crainquebille répond à mick69
      • Posté à 14h25 le 04/07/2009
      • Internaute 64055

      Prendre un exemple de non gratuité pour critiquer la gratuité... amusant.

  • viva zebda
    viva zebda
    Ni maître, ni croquettes
    • Posté à 12h11 le 04/07/2009
    • Internaute 25029
      Ni maître, ni croquettes

    voici l’avis d’un artiste trouvé sur Jamendo.com

    Lien

    « La loi HADOPI peut tout perturber, surtout pour les nouveaux talents…
    L’ultime but pour un artiste est de partager sa musique et d’être écouté par tous.
    Aujourd’hui, alors que la France vient d’adopter un texte de loi visant à pénaliser les téléchargements illégaux et malgré la mise en vente de l’album NOBODY’S INNOCENT sur iTunes et autres boutiques légales, l’artiste REEAD a choisi de l’offrir gratuitement à l’ensemble de ses contacts via FACEBOOK, et désormais également sur Jamendo :
    “ L’album est offert depuis le 8 mai dernier et en l’espace de 48h, nous avons constaté plus de 1000 téléchargements, soit 10 fois plus que le nombre de full albums téléchargés sur les plateformes payantes en plusieurs mois, j’en suis très content… les auditeurs aussi vu le grand nombre de messages de remerciements reçus ”.
    “ Malheureusement, plutôt que choisir de repenser la manière dont on consomme la musique à l’heure actuelle, les sociétés préfèrent défendre le droit de propriété au détriment des droits et libertés fondamentaux, J’ai envie de changer les choses, en tout cas en ce qui concerne ma musique, je fais confiance aux auditeurs, s’ils aiment, ils achèteront ce qui suivra, et si ce n’est pas le cas, c’est qu’il faudra encore faire mieux par la suite”.

    “NOBODY’S INNOCENT” EN TELECHARGEMENT GRATUIT SUR JAMENDO PENDANT UN MOIS SEULEMENT !

    Lien
    Lien
    Blog de Reead : Lien

  • jean-du-cep
    • Posté à 12h27 le 04/07/2009
    • Internaute 12177

    Bénabar : sur Internet, « on ne devrait pas conduire bourré »

    A la lecture de votre titre, on pourrait croire que Bénabar s’exprime sur internet à propos des accidents de la route.
    Or, s’il parle d’accidents, c’est plutôt des accidents de parcours qu’une phrase prononcée sur un media peut subir avant de parvenir à son destinataire.
    Bref, le titre ne me semble pas évoquer le contenu de l’article : c’est exactement ce que dénonce Bénabar...

  • Vingtras
    Vingtras
    Membre des 47%
    • Posté à 12h42 le 04/07/2009
    • Internaute 8509
      Membre des 47%

    Une seule question à M. Benabar et aux autres artistes pro-HADOPI : comment allez-vous faire le tri entre les coupables et les innocents lorsque les fausses ip seront injectées massivement dans les circuits P2P ?

    Le reste n’est que littérature.

  • portnawak
    portnawak
    questcequifautpasentendre
    • Posté à 12h47 le 04/07/2009
    • Internaute 63669
      questcequifautpasentendre

    « Je suis libertaire » écoute le, lui !
    eh ben, il doute de rien le gendre idéal de la variété ...

    Un peut de descence monsieur bénabar, s’il vous plais.

    A moins que vous vouliez dire « libéral » ... peut -etre ?

  • GonzoStyle
    GonzoStyle
    Journaliste
    • Posté à 12h52 le 04/07/2009
    • Journaliste 65362
      Journaliste

    Eh oui mon cher Bénabar... 18 euros le CD, c’est du vol ! Et sur ces 18 euros, combien reviennent à l’artiste ?
    Oser se prétendre libertaire tout en défendant le prix des CD’s et Hadopi, faut le faire quand même ! De plus, M. Bénabar devrait se renseigner... Il n’est pas rare de trouver des disques, produits par des labels indépendants, à des prix compris entre 10 et 12 euros... Et c’est marrant car ces petits labels et groupes indépendants ne semblent pas trop souffrir du téléchargement... Est-ce parce que eux ne prennent pas leurs auditeurs pour des cons ?

    Alors finalement le constat est simple : soit on choisit des alternatives (labels indépendants, prix bas, autres sources de financements par les concerts et le merchandising, développement de stratégies internet...), soit on se range du côté de la major qui nous produit, on se prend pour Pascal Nègre et on culpabilise les gens qui téléchargent mais on l’assume... Il ne faut pas s’offusquer de se faire traiter de gros con de droite quand on en tient le discours !

    Quand à l’immonde manœuvre qui tend à rendre les personnes qui téléchargent responsables du licenciement de « la standardiste de chez Sony », ça c’est de la pure démagogie ! Le seul coupable, c’est le patron qui la vire parce qu’il a perdu quelques points de bénéfices ! Alors que de nombreux Français vivent des temps difficiles, victimes des dérapages du tout-libéral à outrance, pendant qu’une minorité de gens aisés profite des lois complaisantes d’un gouvernement bling-bling, la pilule a du mal à passer ! Bizarrement, c’est toujours aux plus faibles que l’on demande de se serrer la ceinture. Les puissants, les opulents, eux, peuvent se permettre les pires excès !

    Alors plutôt que de vanter Hadopi, pourquoi de ne pas chercher des solutions pour une culture (musicale et autre) populaire, plus juste et équitable pour tout le monde ? Qu’en pensez-vous M. le libertaire ?

  • virgule
    virgule
    empecheur de trourner en rond...
    • Posté à 14h24 le 04/07/2009
    • Internaute 84527
      empecheur de trourner en rond...

    Sur le prix des produits culturels il me semble que Bénabar a raison : Le problème du téléchargement prend source directement dans la politique de prix des entreprises.

    Au début du CDROM (il y a une vingtaine d’année), on considérait que ce support ne permettait plus la copie (par rapport aux disquettes). de ce fait les jeux vidéo devait devenir plus abordable

    Or rapidement et pour des versions analogues ou presque, on a retrouvé des titres au moins aussi chère que les versions disquettes (pour la petite histoire les CD sont moins couteux à produire).

    En conclusion, j’ai plutôt mal au derrière quand je vois des albums à 18€ et des jeux vidéo 60€.
    Je ne verserai aucunes larmes pour ces pleureurs aux poches pleines

  • cdh
    cdh
    • Posté à 14h29 le 04/07/2009
    • Internaute 38808

    ça lui sert à quoi d’avoir les mains dans les poches, sur la photo ?

    • viva zebda
      viva zebda répond à cdh
      Ni maître, ni croquettes
      • Posté à 16h02 le 04/07/2009
      • Internaute 25029
        Ni maître, ni croquettes

      deux possibilités.
      -il tâte ses couilles
      -il tâta son fric

  • ombrax
    ombrax
    IDF
    • Posté à 15h29 le 04/07/2009
    • Internaute 35027
      IDF

    Comme dit Siko, le prix des CD c’est de l’escroquerie. Les vinyls valaient 70F. Puis vint l’avènement des CD’s affichés 2 fois plus chers que les vinyls, alors qu’ils reviennent deux fois moins chers à fabriquer. Aujourd’hui, avec le téléchargement via internet les maisons de disques sont juste punies de leur rapacité...

  • viva zebda
    viva zebda
    Ni maître, ni croquettes
    • Posté à 15h58 le 04/07/2009
    • Internaute 25029
      Ni maître, ni croquettes

    venez sur Jamendo il y a plein de merveilles
    laissez tombez la ’sic des majors
    Lien

  • Wayldo
    • Posté à 18h16 le 04/07/2009
    • Internaute 75205

    Bénabar veut être rémunéré comme un artiste du 21 ° siècle alors que ses chansons sentent la naphtaline et devraient juste être vendues en feuillets-paroles et musique comme il y a un siècle.

  • mick69
    • Posté à 18h44 le 04/07/2009
    • Internaute 2907

    Derrière leur modernité, les sites comme Jamendo ont un gros point commun avec les majors : dans quelques années, les fondateurs auront fait fortune tandis que les artistes bossent pour des clopinettes : albums en telechargement gratuit ( !) et maigres revenus publicitaires

    C’est le modèle économique archi-connu de l’intermediaire qui rafle la mise en centralisant et donnant une visibilité à 20.000 micro-producteurs qui n’ont pas d’autre choix (car actuellement, la musique ne vaut rien pour cause de surproduction et aussi de piratage)

    Je n’ai rien contre les entreprises commerciales style Jamendo, mais j’aimerais qu’on sorte un peu de la démagogie naïve. Derrière le phénomène de la musique gratuite, absolument tout le monde gagne de l’argent sur le dos des musiciens, ce qui est un phénomène pas plus admirable que le fonctionnement des Majors.

  • euhmoins
    euhmoins
    Confortable
    • Posté à 21h27 le 04/07/2009
    • Internaute 84587
      Confortable

    À mon sens, le problem le plus grave porte sur la « Présomption de culpabilité ». C’est à l’internaute d’amener la preuve de son innocence, c’est très rassurant....

    De Wiki sur cec sujet :

    Selon l’article 1315 du code civil, la charge de la preuve est portée sur le demandeur. La loi Hadopi repose sur le droit civil pour appliquer les sanctions de coupure.

    Entre la version du 30 octobre 2008 et du 20 avril 2009, l’article L. 331-24 a été modifié à trois endroits pour remplacer « Lorsqu’elle est saisie de faits constituant un manquement à l’obligation définie à l’article L. 336-3 » par « Lorsqu’elle est saisie de faits susceptibles de constituer un manquement à l’obligation définie à l’article L. 336-3 ».

    Cette écriture permettra de sanctionner l’internaute sur des soupçons qu’un téléchargement a été fait à partir de sa ligne Internet et non sur des preuves. L’internaute sera obligé d’amener la preuve de l’absence de téléchargement à partir de sa connexion. Le texte propose par ailleurs l’installation de programmes mouchards pour amener cette preuve.

  • Sandek
    Sandek
    -////- ^^^^
    • Posté à 21h50 le 04/07/2009
    • Internaute 47260
      -////- ^^^^

    Le plus regrettable, c’est que tout ce qui ait été retenu de la table ronde sur le sida en Afrique concerne des affaires franco-françaises qui concernent si peu les africains.
    Heureusement lors de Solidays, il a quand même été question du sida, des artistes comme Bénabar en ont parlé, mais aussi des africains engagés dans la lutte. Interview Penda Touré, Centre SAS (Bouaké, Côte d’ivoire) : Lien

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 22h22 le 04/07/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Quand je vole chez Leclerc, les agriculteurs ne me fustigent pas.

    Si les artistes sont mal payés par les éditeurs, c’est parce que les éditeurs meskinent, les millions, ils les ont.
    Si les artistes sont mal payés par les organisateurs de spectacles, c’est parce que le statut intermittent est esclavagiste.

    La salopette à rayures était plus drôle que le Bénabar...

  • sup à la demande du riverain 28.09.09
    • Posté à 00h17 le 05/07/2009
    • Internaute 57826

    Hé !
    BEN
    t’as oublié
    ton code
    A
    BARres...

    ghhheu....ghheuu...ghheuu...(rire étouffé)

    • sup à la demande du riverain 28.09.09
      • Posté à 13h18 le 05/07/2009
      • Internaute 57826

      Allez Ben
      juste un petit effort
      je sais que tu peux le faire
      regardes
      je montes la BAr
      A
      six centimetres plus haut
      penses y : 6 milliards d’etres humains
      chaque centimetres equivaut a....
      prends ton élan
      et penses au sourire du dernier des pekins
      quand il lira ton Nom...
      sinon y a les pubs pour le LCL
      anciennement Credit Lyonnais
      Alors tu sautes ? ...

  • joma74fr
    joma74fr
    employé administratif
    • Posté à 11h12 le 05/07/2009
    • Internaute 61411
      employé administratif

    Je suis d’accord avec Bénabar sur 2 points :

    - d’autres industries verrouillent le pouvoir des utilisateurs/consommateurs : télécommunications (les FAI contrôlent internet en fonction de leurs propres intérêts, prix des SMS, prix des forfaits, abonnements internet, etc), automobile (dictature du diesel, réparation et entretien de l’automobile par l’utilisateur très difficile, etc).
    En revanche, ce n’est pas une raison pour permettre aux producteurs artistiques de faire de même.

    - le système des commentaires dans les structures de blog : très facile de se laisser emporter par l’agressivité quand on s’exprime dans l’anonymat. Le mépris, l’insulte dans les commentaires ne sont pas la gloire du Web.

    Ce que je retiens c’est qu’internet est un business de FAI (qui gagnent des marchés) et non de producteurs artistiques (qui perdent des marchés).
    Ce qu’il faudrait c’est une loi qui protège les intérêts des utilisateurs : les internautes et les artistes. Mais ce ne sont pas des intérêts économiques. C’est simplement de la liberté d’expression et de communication.

    J’ajoute qu’internet ce n’est pas seulement le Web. Internet, c’est :
    - les pages Web (http https) : les blogs, dailymotion, youtube, facebook, etc.
    - le transfert de fichiers sur Internet (FTP).
    - le courrier électronique (SMTP POP3 IMAP).
    - la discussion instantanée (IRC).
    - les forums de discussion Usenet (NNTP).
    - le pair-à-pair, Peer-to-Peer ou P2P : partage de fichiers, flux multimédia (streaming), voix sur ip (VoIP) entre plusieurs ordinateurs.
    - le paiement sécurisé.
    - etc.

    Pour finir, je respecte Bénabar pour sa volonté de s’exprimer malgré que les médias (sur internet y compris) ne retiennent que la petite phrase politiquement incorrecte.
    Personnellement si je faisais une conférence de presse sur un événement, je refuserais de m’exprimer sur autre chose que le sujet précis pour lequel je rencontrerais la presse. C’est trop facile de vendre du papier en exploitant des approximations naturelles d’une réponse.

  • corbeau deciitre
    corbeau deciitre
    Educateur spécialisé
    • Posté à 11h33 le 05/07/2009
    • Internaute 71752
      Educateur spécialisé

    « Je suis libertaire, mais bon, je suis pour un code de la route. Ça fait peut-être père de famille bourgeois de dire ça, mais je pense qu’on ne devrait pas conduire bourré. »

    Celle là elle sort au bac philo l’année prochaine ! c sur !

  • KRIS
    • Posté à 16h22 le 05/07/2009
    • Internaute 25496

    A RUE 89

    « On ne devrait pas conduire bourré »,
    Pourquoi vous choisissez cette accroche ?
    Signée par vous tous. En plus. Trop fort.

    Un titre comme ça, ici, chez vous, ou la bonne façon de bien penser, c’est de prendre soin d’afficher toujours soigneusement son petit esprit transgressif de bon aloi... Ca mange pas de pain et ça peut rapporter beaucoup de points rouges.
    Et avec tous ces bonus en prime, on gagne à être connus et reconnus en tout anonymat.

    Bref, un titre comme ça, c’est un bout de charogne jeté aux vautours.
    C’est tendre l’allumette aux commentateurs-inquisiteurs qui attendent frénétiquement dans l’ombre du bucher quotidien.

    Car la vérité de la Religion de la Rue grâce à vous est rétablie. Bien sûr qu’il faut rouler bourré et piquer toute la musique qu’on veut en restant le cul sur sa chaise devant son écran ;
    nan mais y manquerait pu que ça !

  • nobo
    nobo
    anonyme
    • Posté à 20h18 le 05/07/2009
    • Internaute 84642
      anonyme

    Les gens qui sont contre Hadopi ne sont sont pas contre la régulation d’internet mais contre cette manière de réguler (présomption d’innocence, logiciel espion obligatoire....)
    Autre chose : a mon avis l’une des très bonne chose qu’a permis le téléchargement illégal, c’est de permettre d’avoir accès a un contenu culturel pour lequel on aurait de toute manière pas verser un centime. Beaucoup des gens qui téléchargent n’ont pas baissé leur budget « culture », ils ont juste augmenté leur consommation. C’est une formidable révolution culturelle !
    Sinon pour l’anonymat, je vois pas le problème. Si certains en abusent, c’est dommage, mais il ne faut pas oublier ce qu’il permet en bien aussi...

  • pseudoo
    pseudoo
    citoyen lambda
    • Posté à 11h02 le 06/07/2009
    • Internaute 51588
      citoyen lambda

    Il faudrait qu’il s’informe un peu plus sur la loi Hadopi notre ami Bénabar. On ne peut être de gauche et vouloir filtrer Internet comme le font les dictatures chinoises. A moins que Bénabar soit maoiste et rêve d’une révolution en France...
    De même, quand on est de gauche, on défend le droit et la présomption d’innocence. Et pas un organisme qui sanctionne sans preuve et sans possibilité d’appel.
    On ne condamne pas toute une famille parce que le petit dernier a téléchargé le dernier tube de Britney Spears.
    Et il ne faut pas confondre réglementation et pompe à fric. Aujourd’hui les maisons de disques veulent compenser la diminution de leur chiffres d’affaires en prenant un pourcentage sur les connexions internet.
    Les copies illégales ou non ont toujours existé. Autrefois, on enregistrait des morceaux à la radio, on enregistrait sur cassette un disque prêté par un ami.
    Aujourd’hui la technologie facilite ces copies. Mais il s’agit de mp3, donc d’un son dégueulasse. Rien à voir avec un cd. Et vendre cela 10 euros sur iTunes, c’est une belle arnaque.
    Et sur les 18 euros du CD vendu chez Virgin, Bénabar prend environ 5 euros. Sur 100.000 disques, cela fait un joli pactole.
    On comprend mieux pourquoi il veut que cela continue.
    Il n’y a pas que le fric dans la vie, Mr Bénabar !

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 11h45 le 06/07/2009
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Pov Bénabar. Il a l’air trop gentil. Et puis il s’y connait en musique. Mais il comprend pas que se faire entuber à 18 euros la bouse, ca fait mal...

    Et il cite le portable pour comparer, signe d’un extreme méthode intellectuelle. Moi j’aurais cité le rwanda. Ils sont plus malheureux que nous. Alors je me plains pas...

    Il se dit libertaire mais il réfélchit comme un sarkozyste. C’est trsè drôle

    • gasper
      gasper répond à guerzit-
       ? ? ? ?
      • Posté à 19h15 le 06/07/2009
      • Internaute 43887
         ? ? ? ?

      ne soyez pas si dur (mais restez drole :)) même Olivennes ne trouve plus ses mots a propos d’Hadopi, il faut comprendre que d’autres aussi cherchent les leurs...

  • anonyme2
    anonyme2
    dév
    • Posté à 12h02 le 06/07/2009
    • Internaute 61019
      dév

    encore une bonne dose de conneries chers artistes ! ! !

    la gratuité : on parle de gratuité certes ; mais nous ne sommes pas des demeurés et connaissons le travail et le salaire, nous aussi on bosse et surement dans des conditions pires que les votres ! !

    LA GRATUITé c’est pour l’auditeur lambda qui ne fait pas de tunes avec le travail d’autrui ! ! ! ! ! en aucun cas la gratuité totale (FAI, moteurs de recherche) ! !

    Que ton lobby es escrcos négocie avec le lobby FAI et le lobby Google
    Que sony arrête de faire des graveurs s’ils ne veulent être copiés ! !

    D’autre part même pour un auditeur ca n’est JAMAIS gratuit ! ! !
    nous avons payés des taxes AVANT ! ! !

    « Si les gens pensent qu’ils se font arnaquer, qu’ils regardent leurs factures de téléphone portable ! » »
    Crois-tu qu’on a besoin d’un artiste pour être au courant ? ? ? ?
    On l’a regarde tous les mois nous la facture ; car si elle explose nous aussi ! !
    Es tu au courant de cette p*t*n de 4ème licence qui court sans qu’on l’attrape depuis plusieurs années ? ! pour protéger les potes à sarko qui sont aussi les potes des majors ! ! !

    On la vit nous cette vie où on compte nos tunes chaque mois ! !

    les « paparazzades » dont tu semble parler n’ont rien à voir avec un moyen de communication en tant que tel ! !
    ce sont des journaleux qui le font pas nous et pas internet ! ! !

    « la loi Hadopi n’était pas liberticide : celui qui télécharge illégalement reçoit d’abord un mail, puis une lettre… »
    MAIS PUTIN ! !
    Le conseil Constitutionnel l’a dit et écrit ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
    LIBERTICIDE ! ! !
    TU NE SAIS PAS LIRE ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
    celui qui est accusé n’est pas forcément l’auteur : présomption d’innocence, renversement de la preuve........
    c’est quand même hallucinant de lire de telles inepties

    « Si j’ai pu faire mon premier album, c’est parce que la maison de disques [Sony Music, ndlr] avait Britney Spears. » »
    Si tu as pu c’est parceque ton public pense que tu as du talent d’abord
    enregostrer et faire la promo d’un album ne réclame plus du tout autant d’argent qu’avant GRACE au PC et au NET ! ! ! ! les jeunes l’ont compris avec myspace and co ! !
    Qui est sony ? ? ? ? ? l’inventeur des K7, un gros producteur de GRAVEUR ! ! ! l’inventeur des Blue RAY et graveur qui vont avec ; ; et les licences hors de prix qui vont avec ! ! !
    alors sony ? ? ? ils ont inventé le moyen de t’encu............ et t’en parles pas ? ? ? ?

    « Quand je vois que mon disque est en vente à 18 euros chez Virgin, je pète un plomb. .... »
    Et alors t’es une pute maquée ? ? ?
    barre toi si t’es pas heureux, reprends ta liberté
    fais une part du boulot toi même ou embauche un jeune

    « ...Mes places de concert sont parmi les moins chères (30 euros tarif normal, 25 euros tarif réduit) »
    30€ le concert pas cher ? moè...
    et tu passes sous silence le doublement des prix des concerts !
    ainsi que la multiplication des supports et sources de revenus, pubs jeux, films, émissions tv et j’en oublie
    la durée des droits d’auteurs 70ans et 120ans de mémoire pour le cinéma ! ! !
    avec tentative de rajouter 20ans ! ! ! 150ans ? ? ? qui vit 150ans ? ? ? ? ?
    les enfants des artistes ? ? ? au taf comme moi

    « l’anonymat, c’est sérieux »
    oè et je compte bien le rester
    quand je parle dans la rue je ne sors pas ma carte d’identité ! ! ! ! !
    une fois que tout sera crypté tu feras quoi ? ? ?

    « “ Les impôts, ce n’est pas qu’une histoire d’argent mais, de valeurs. Et putain, les impôts, j’en paie !” “
    OUAIS moi aussi et il m’en reste beaucoup moins que toi pour vivre de manière digne !

    ‘la dictature du t’as dis ça’. ‘
    encore une utilisation abusive de la dictature
    le juge d’instruction t’en penses quoi ? ? ? ?

    tu n’as pas du beaucoup réfléchir à tout ça
    et surement jamais écouté des informaticiens pour hadopi

  • guillaume de paris
    • Posté à 12h51 le 06/07/2009
    • Internaute 84676
      parisien

    Hadopi ou la suffisance de Bénabar !

    Il est adorable ce chanteur, qui ne veut pas parler d’Hadopi - pour ne pas passer pour un chanteur cupide. Adorable : « je n’achète plus la presse » dit-il. Donc, si on suit son raisonnement : il faut payer pour écouter de la musique, mais on peut s’informer (base de la démocratie quand même) sans payer. Grâce à Internet.

    Et la presse en ligne, elle se finance comment ? Par des dons (cf. rue89) - autrement dit le mécénat, par la publicité, éventuellement des produits dérivés (accès aux archives...) etc. Et pourquoi cela ne marcherait-il pas pour la musique ?

    Pourquoi Internet devrait-il radicalement changer le modèle économique de la presse, pour le petit confort de M. Bénabar, et pas changer le modèle économique de la musique ? A moins que là aussi il s’agit du petit confort de M. Bénabar.

    Finalement il fait la meilleure démonstration de la cupidité des partisans d’Hadopi...

    • guerzit-
      guerzit- répond à guillaume de paris
      Incomprenant majeur
      • Posté à 16h24 le 06/07/2009
      • Internaute 28472
        Incomprenant majeur

      hahahaha ! Très juste.

    • eudemon
      eudemon répond à guillaume de paris
      Intello-riche
      • Posté à 16h54 le 06/07/2009
      • Internaute 73877
        Intello-riche

      C’est exactement le comportement de johnny et de florent pagny : je paye pas d’impôts mais je profite des subventions publiques que d’autres artistes pourraient avoir.

  • whitenigga
    whitenigga
    trololo !
    • Posté à 14h14 le 06/07/2009
    • Internaute 83781
      trololo !

    « On s’en fout on l’écoute pas,
    on a Orelsan et Gojira,
    on a qu’a DL du Keny Arkana,
    en torrent ou par filezilla,
    on f**k la que-fna, universal et cultura,
    on a qu’a dire et que lui et hadopi,
    on les aime et puis tant pis.... »

  • gasper
    gasper
     ? ? ? ?
    • Posté à 19h13 le 06/07/2009
    • Internaute 43887
       ? ? ? ?

    « Certes, qu’il y ait des abus, je suis d’accord. Quand je vois que mon disque est en vente à 18 euros chez Virgin, je pète un plomb. Mes places de concert sont parmi les moins chères (30 euros tarif normal, 25 euros tarif réduit). »

    à Bénabar,

    Des abus oui, il y en a eu, et il y en a encore. D’ailleurs, je m’étonne que vous ne mentionniez pas ceux de l’équipe chargée de la promotion de vos albums. Je m’explique : Une amie reçoit une invitation pour un « concert privé » que vous donniez en Gironde. Ravie, elle se présente au lieu donné et s’installe dans la salle ou se trouvent déjà quelques dizaines de personnes elles aussi conviées à la soirée. Tout le monde vous attend... puis la musique commence... pas de Benabar au piano (il y en a pourtant un dans la salle), c’est votre tout nouveau CD que l’on joue ! ! Chacun est invité a écouter attentivement, puis à donner son avis à la fin de l’écoute... vos intervenez personnellement dans cette dernière phase pour échanger de vives voix avec vos fans.

    Si le récit de cette soirée est exact, avouez qu’il y a de quoi se convaincre que l’industrie du disques prend vraiment ses clients pour des cons, même quand celle ci assure la promotion d’artistes spontanément opposés a ce type de pratiques. Alors bien sur, rien de grave, la soirée n’était pas payante, il s’agissait juste d’un teasing grossièrement surfait qui n’a pas couté trop cher aux personnes ayant fait le déplacement. C’est juste très décevant quand ça vient d’un artiste plutôt considéré comme étranger a ce type de pratiques. Pourtant, une invitation présentant plus honnêtement les choses, aurait, j’en suis sure, eu le même succès, la désillusion en moins...

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