A débattre 28/09/2007 à 10h26

Darcos veut préserver le week-end... à l'inverse de Sarkozy

Julien Martin | Ex-Rue89


Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy à Blois le 4 septembre (Philippe Wojazer/Reuters).

Le ministre de l’Education vient de sonner le glas de l’école le samedi matin. Objectif affiché par Xavier Darcos, jeudi soir sur TF1 : « Il y a une diversité énorme qui ne permet pas aux familles de se retrouver pendant le week-end. » Objectif louable, mais qui vient en contradiction frontale avec une promesse du Président.

Devant un parterre de patrons, Nicolas Sarkozy fustigeait, le 30 août dernier, les blocages qui empêchaient l’ouverture des magasins le dimanche. A l’occasion de l’Université d’été du Medef, il déclarait, particulièrement en verve :

« Je pense qu’il faut changer les choses comme l’ouverture des magasins le dimanche. Evidemment, c’est une étrange idée que de vouloir permettre aux gens de faire des courses et des achats en famille, le jour où, ne travaillant pas, ils ont du temps disponible pour le faire. Pour ceux qui voyagent de temps en temps, ils voient bien que cela se passe dans tous les pays d’Europe.

“Il est étrange de faire en sorte que sur les Champs-Elysées un trottoir soit zone touristique, donc avec la possibilité d’ouvrir le dimanche, et l’autre non, donc sans possibilité d’ouvrir le dimanche... Il fallait l’inventer, nous l’avons fait ! 78 millions de touristes trouvent donc la moitié des Champs-Élysées fermée. Qui peut accepter cela ? ‘

Nouvelle cacophonie en vue au sein du gouvernement ? En tout cas, entre impératifs pédagogiques et économiques, il faudra choisir.

A moins que...

A moins que l’on ne soit en face de deux perspectives économiques. En effet, supprimer trois heures de cours le samedi matin, dans les écoles primaires puis les collèges, pourrait permettre d’économiser des postes d’enseignants. Utile, surtout quand le budget 2008 prévoit la suppression de 11 200 postes dans l’Education nationale.

Les week-ends familiaux ne seront donc pas forcément préservés, mais les économies, elles, devraient bel et bien être au rendez-vous.

  • 8470 visites
  • 238 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Anonyme

    Je trouve cet article sans aucune logique. Les cours du samedi doivent être supprimés, c’est une évidence. Le travail le dimanche ne s’adresse, quant à lui, pas spécialement aux pères et mères de famille mais plutôt aux gens qui n’ont rien de bien intéressant à faire le week end.

    Et de toute façon, si un père de famille veut travailler le dimanche pour pouvoir offrir plus à ses enfants je trouve ça mieux que devoir se limiter et passer tous les week end à ne rien faire.

    En tout cas, je ne vois pas de lien comme décrit dans cette article. Laissez la liberté aux gens de faire comme bon leur semble, chacun est différent, chacun doit pouvoir faire comme bon lui semble. Quand on voit des gens manifester pour pouvoir travailler le dimanche et que de l’autre côté les syndicats de ces mêmes entreprises font tout pour les en empêcher, pour qui se prennent-ils ?

    Encore une fois, si ce n’est trop demandé, prenons exemple sur ce qui se passe autour de nous, c’est à dire, réaménageons les plages scolaires et laissons travailler les gens. On pourrait par exemple imaginer une ouverture des magasins les dimanches jusqu’à 16/17h. Tout le monde n’a pas la possibilité de faire ses courses + shopping en semaine ! Moi quand je rentre chez moi vers 19h30, après une journée de travail et de trasport je n’ai vraiment pas envie d’aller faire les courses.

    • Anonyme

      vous passez de la suppression des cours le samedi matin à faire l’apologie de l’ouverture des magasins le dimanche. le sujet est l’école le samedi. donc on parle de cela.

      • Anonyme

        vous n’avez pas lu l’article qui aborde le sujet également.
        mais peut-être ne lisez vous que ce qui va dans le sens de votre idéologie

         
        • Anonyme

          J’ai dû relire l’article. Le lien entre la question scolaire et certaines considérations de la sphère économique ne m’a pas frappé. Il est vrai que je suis fatigué.

          Serait-il possible de parler du problème scolaire avant tout ?
          On devrait penser à lui en priorité sauf si l’on attache peu d’importance à nos besoins éducatifs et scolaires. Je comprends bien que certains groupes à l’intérieur de notre société puissent prétendre avoir droit au chapitre, les conjoint(e)s divorcé(e)s espérant un week-end plus long, les professionels du ski et des boules de neige, le clergé et le catéchisme traditionel, que sais-je encore. Mais on parle d’école et du droit gravé dans le marbre à recevoir une bonne éducation.

          À l’heure où l’on parle de lacunes de l’institution scolaire de long en large, ou Canal + commet un documentaire inquiétant (mais fort discutable …) sur certaines défaillances, ou un hebdo comme le Nouvel Obs fait sa couverture avec la faillite de l’école et ses « 40 % d’illettrisme » SANS expliquer quelle définition de l’illettrisme ils ont choisie. À l’heure où l’on entend cela, où l’on ponte (à tort ou à raison) des manques chez les élèves, et où le Président avance l’idée que l’on puisse réduire la durée d’école (je ne sais plus quand mais je l’ai entendu) …… on pourrait s’attendre à d’autres discours.

          Des spécialistes étudient les problèmes autour de ces questions de la durée et des rythmes scolaires. Les parents le savent-ils ? Pourquoi ne met-on pas en avant ce que des gens compétents peuvent nous dire ?

          (Ils ont quant même travaillé ces professionnels. Pourquoi se moquer de leur travail ?)

          Depuis dix ans ou plus, une médecine appelée chronobiologie a vu le jour. Son objet est d’étudier les rythmes scolaires et ses rapports avec la santé des élèves et leurs performances. Pourquoi oublie-t-on ces études ?

          La méthode envisagée par l’actuel ministre me semble bien mauvaise.

          • Claude PELLETIER
            Claude PELLETIER
            Retraité dans son jardin
            • Posté à 13h10 le 30/09/2007
            • Internaute 10710
              Retraité dans son jardin

            Il y a peut-être du tirage entre Le Président et certaines ministres …ou pas. On peut supposer des connivences non affichées entre la modification de la semaine scolaire et l’ouverture des magasins. Mais la raison d’être d’une généralisation de la semaine de quatre jours répond au besoin d’accumuler de la popularité même si cela se fait au détriment des intérêts des écoliers. On peut croire que ce changement sera tout bénéfice pour son jeune écolier et la vie de sa propre famille en énumérant toutes sortes d’arguments mais on risque fort d’oublier un élément primordial.

            Comment prévoir l’effet de ces changements sur les apprentissages scolaires ? Certains groupes à l’intérieur de notre société peuvent prétendre avoir droit au chapitre et avancer des justifications ; les conjoint(e)s divorcé(e)s espérent légitimement un week-end plus long, les professionels du ski et des boules de neige soutiendront un calendrier différencié pour remplir les stations de sports d’hiver, le clergé rappellera son droit à la traditionnelle journée de catéchisme, et que sais-je encore.

            Mais il faudrait se préoccuper de l’école et du droit des enfants à recevoir une bonne éducation et dans les meilleurs conditions !

            À l’heure où l’on parle de lacunes scolaires de long en large, ou Canal + commet un documentaire inquiétant (mais fort discutable …) sur les défaillances de l’insitution scolaire, ou un hebdo comme le Nouvel Obs fait sa couverture avec la faillite de l’école et ses « 40 % d’illettrisme » SANS expliquer quelle définition de l’illettrisme leur a servi pour avancer ce 40 %. À l’heure où l’on entend cela, et où le Président avance l’idée que l’on puisse réduire la durée scolaire (je ne sais plus quand mais je l’ai entendu) …… on pourrait s’attendre à d’autres discours.

            Les chronobiologistes, des spécialistes, étudient ces questions des rythmes scolaires et leur impact sur les apprentissages. L’organisation de la journée de travail en enant compte des périodes de chute d’attention, la semaine et le découpage des vacances enfavorisant les solutions plus efficaces « en terme d’enseignement ».

            Pourquoi ne met-on pas en avant ce que des gens compétents peuvent nous dire ? Et pourquoi tourner le dos à ces études ?

            • FabiendeMénilmontant
              FabiendeMénilmontant répond à Claude PELLETIER
              journaleux - blogueur
              • Posté à 15h19 le 30/09/2007
              • Internaute 14145
                journaleux - blogueur

              Ce qui est marrant, Claude, c’est que des professionnels du tourisme ont déjà commencé à faire savoir qu’ils n’étaient pas content. Car à qui va « profiter » cette mesure ? ni aux enseignants, ni aux enfants, mais globalement aux familles… qui n’ont pas les moyens de se barrer en ouiquende régulièrement si on n’augmente pas leur pouvoir d’achat.

              CQFD…

              Bien entendu, les enseignants ne sont pas très contents, car eux continueront à bosser et devront, en 24h au lieu de 27, inculquer davantage de choses, comme l’écologie/développement durable, le civisme (il faut augmenter les programmes qu’il paraît), etc…

              Au détriment de quelles matières, si l’on ne peut toucher ni au Français ni aux Maths ? Les petits frenchies seront-ils un jour aussi incultes que les amerloques qui, au cours des émeutes de novembre 2005 nous plaçaient Toulouse dans le nord de l’Hexagone ?

              Fabien
              Lien

            • Anonyme répond à Claude PELLETIER

              Ce qui est marrant, Claude, c’est que des professionnels du tourisme ont déjà commencé à faire savoir qu’ils n’étaient pas contents. Car à qui va « profiter » cette mesure ? Ni enseignants, ni enfants, mais globalement aux familles… qui n’ont pas les moyens de se barrer en ouiquende régulièrement si on n’augmente pas leur pouvoir d’achat.

              CQFD…

              Bien entendu, les enseignants ne sont pas très contents, car eux continueront à bosser et devront, en 24h au lieu de 27, inculquer davantage de choses, comme l’écologie/développement durable, le civisme (il faut augmenter les programmes qu’il paraît), etc…

              Au détriment de quelles matières, si l’on ne peut toucher ni au Français ni aux Maths ? Les petits frenchies seront-ils un jour aussi incultes que les amerloques qui, au cours des émeutes de novembre 2005 nous plaçaient Toulouse dans le nord de l’Hexagone ?

              Fabien
              Lien

              • Claude PELLETIER
                Claude PELLETIER
                Retraité dans son jardin
                • Posté à 17h47 le 30/09/2007
                • Internaute 10710
                  Retraité dans son jardin

                @ FABIEN de MÉNIMONTANT

                … La plupart des enseignants que je connaissais faisaient beaucoup plus d’heures de travail que cela.

                En effet, dans ce métier, on n’arrive pas les mains dans les poches,
                on a travaillé en amont pour préparer ce que l’on va faire même si on sait tirer partie de l’imprévu, de l’enant qui apporte une limace ou un récit familial ;
                et on travaille en aval pour corrigerce qui prend du temps ; un temps variable en fonction de critères multiples, l’âge des élèves n’ayant pas d’importance ;
                sans compter les réunions dans l’établissement ou ailleurs.

                Beaucoup font quarante heures ou plus. La gestion de son travail par l’enseignant fait penser à celle des artisans et des professions libérales. On n’a pas d’heure. L’avantage est de pouvoir le faire chez soi et d’avoir un contact bien souvent gratifiant avec des enfants.

                Il me semble qu’avec le temps les horaires « français » et « maths » ont diminué. Il y a toujours eu des politiques pour faire les gros yeux, et puis, ni vu, ni connu, ils te diminuent les horaires de ceci de cela. Et toi, quelque temps plus tard, tu te rappelles seulement qu’ils ont pris l’air sévère. Ça m’agace. Je me demande si je ne vais pas finir par avoir des boutons…

                Là, en passant à la semaine des quatre jours, on se fiche royalement des élèves …… mais on voit bien que cela va se faire. Et ce sont les enfants les plus fragiles qui morfleront ! merci qui ?

        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 15h41 le 28/09/2007
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          J’ai dû relire l’article. Le lien entre la question scolaire et certaines considérations de la sphère économique ne m’a pas frappé. Il est vrai que je suis fatigué.

          Serait-il possible de parler du problème scolaire avant tout ?
          On devrait penser à lui en priorité sauf si l’on attache peu d’importance à nos besoins éducatifs et scolaires. Je comprends bien que certains groupes à l’intérieur de notre société puissent prétendre avoir droit au chapitre, les conjoint(e)s divorcé(e)s espérant un week-end plus long, les professionels du ski et des boules de neige, le clergé et le catéchisme traditionel, que sais-je encore. Mais on parle d’école et du droit gravé dans le marbre à recevoir une bonne éducation.

          À l’heure où l’on parle de lacunes de l’institution scolaire de long en large, ou Canal + commet un documentaire inquiétant (mais fort discutable …) sur certaines défaillances, ou un hebdo comme le Nouvel Obs fait sa couverture avec la faillite de l’école et ses « 40 % d’illettrisme » SANS expliquer quelle définition de l’illettrisme ils ont choisie. À l’heure où l’on entend cela, où l’on pointe (à tort ou à raison) des manques chez les élèves, et où le Président avance l’idée que l’on puisse réduire la durée d’école (je ne sais plus quand mais je l’ai entendu) …… on pourrait s’attendre à d’autres discours.

          Des spécialistes étudient les problèmes autour de ces questions de la durée et des rythmes scolaires. Les parents le savent-ils ? Pourquoi ne met-on pas en avant ce que des gens compétents peuvent nous dire ?

          ( Ils ont quant même travaillé ces professionnels. Pourquoi se moquer de leur travail ?)

          Depuis dix ans ou plus, une médecine appelée chronobiologie a vu le jour. Son objet est d’étudier les rythmes scolaires et ses rapports avec la santé des élèves et leurs performances. Pourquoi oublie-t-on ces études ?

          La méthode envisagée par l’actuel ministre me semble bien mauvaise.

          • Anonyme répond à Claude PELLETIER

            La chronobiologie, sur laquelle il est intéressant que vous attiriez notre attention, n’est pas plus une médecine que l’ancienne théorie « astrale » des biorythmes, - mais c’est de la biologie, autant dire une science instructive, en effet.

            De là à pouvoir servir à l’instruction publique, je veux dire à rythmer la vie de l’école, il me semble qu’il y a un fossé que les scientistes enjamberont allègrement. Vous croyez vraiment que les institutrices - pardon : les professeurs d’école attendent après la biologie ou la chronobiologie d’une part pour savoir à partir de quand les enfants baillent, et d’autre part comment réformer ce qui doit l’être ?

            Moi, non, je crois que nous n’en finissons pas en ces domaines de redécouvrir l’Amérique WASP ou le fil à couper le beurre, - signe d’activisme néo-positiviste en forme de névrose obsessionnelle (Taguieff parlait de « bougisme ») sur fond... d’angoisse. Or cette angoisse ne sera pas soluble dans le capitalisme néo-thatchérien, je vous en réponds !

            • Claude PELLETIER
              Claude PELLETIER
              Retraité dans son jardin
              • Posté à 17h40 le 28/09/2007
              • Internaute 10710
                Retraité dans son jardin

              @ ANONYME de 15H56 –> heure où notre cerveau a retrouvé tout son potentiel)

              Vous auriez pu pousser plus loin. Pourquoi la thérie astrale des biorythmes et pas l’astrologie dans ses ors et lumières ! Puis, sans avoir le mal de mer, vous vous raidissez sur votre gouvernail pour aborder aux rives scientistes ; là aussi, vous pouviez invoquer le Dieu Raison. Votre voyage abracadabrantesque se poursuit avec une pointe de wasp xéno et un clou de névrose de girofle.

              J’ai gardé pour la fin votre deuxième paragraphe. Vous vous trompez. Beaucoup d’enseignants —j’en ai connus— devinent que les choses sont complexes et que la prudence s’impose ; ils savent bien qu’eux, enseignants de base, n’ont pas les moyens dévaluation adaptés à cet enjeu, chacun des acteurs pouvant avoir des impressions mais pas plus.

              Au-delà de cet accord, les avis ne sont pas toujours convergents. Mais les enseignants parlent facileemnt d’essais réalisés ici et là (j’ai oublié le nom des écoles, ou de zones plus vastes où des expériences ont été menées dans les dix/quinze dernières années ; au passage, il serait bon que les décideurs d’aujourd’hui se saisissent des compte-rendus, des données accumulées par ces avancées ; et que ce qui a été expérimenté serve à quelque chose pour demain).

              La semaine de quatre jours avec suppression du samedi a été essayée, également celle de quatre jours et demi en décalant la demi-journée sur le mercredi. Il y en a eu d’autres dont j’ai oublié le détail mais qui n’étaient pas moins intéressantes que les deux premières. La seule limitation était de ne pas augmenter l’horaire journalier.

              Un groupe d’écoles (à Épinal me semble-t-il) avait développé un dispositif lié au constat d’une baisse d’attention récurrente [toujours après le déjeuner]. Au moment de la pause post-prandiale, l’élève baîlle, il lui est plus difficile de suivre un cours, l’esprit bat la campagne.

              Ces enseignants avaient réussi à trouver les moyens pour adapter l’enseignement à cette difficulté réelle et liée au rythme biologique journalier. La première heure de l’après-midi était consacrée à des activités scolaires moins intellectuelles, des ateliers ; les pouvoirs publics avaient investi des moyens pour que l’opération puisse fonctionner.

              J’ai connu beaucoup d’enseignants de l’école primaire qui respectaient cette première heure de l’après-midi et choisissaient une discipline moins intellectuelle en début d’après-déjeuner. Voilà une réponse à votre remarque sur les enseignants ignorant les rythmes biologiques de leurs élèves. À l’école on est plus attentifs que vous ne le pensez……

              Que dire de plus ? Je ne pense pas que la chrono-biologie soit une science exacte (attention, je ne suis pas un scientifique), par contre ceux qui se passeraient d’une approche scientifique de la santé scolaire ne traiteraient pas très bien les élèves.

              Pas de commentaire sur le reste.

              • Anonyme répond à Claude PELLETIER

                Cher Claude,

                Tout ce que vous dites de la nouvelle lune pédagogique me semble intéressant, et mérite d’être suivi avec curiosité. Après tout, la phylogénèse nous a habitués aux jeux d’ompbre et de lumière ; sans avoir inventé la photosynthèse, nous vivons d’elle, notre cerveau et chacune de nos cellules sont indirectement reliées à la lumière : le soleil est notre grand tambour battant, nous aussi sommes des lunes.

                La question revient au fond à se demander : quel est le meilleur rythme de travail scolaire, c’est-à-dire le plus propice à l’étude, à l’éducation, à l’apprentissage ?
                Pour ma part, je n’ai évidemment pas de réponse. Du moins pas de YAKA FAUKON : des expériences divergentes sont faites (il suffit de traverser les frontières, sur une même latitude évidemment), et aucune ne me paraît finalement tellement mieux que l’autre. Le dernier cri n’est pas un brevet ou un gage de valeur, fût-il poussé dans un laboratoire de biologie, ou professé par des psycho-pédagogues dans telle ou telle IUFM.

                Je maintiens une position sceptique - et ouverte (mais pas à tous les vents) - à ce propos, et je maintiens ce que j’ai dit précédemment : les maîtres et les maîtresses n’ont pas attendu les discours sur les « biorythmes » ou sur la « chronobiologie » (celle-ci est à ceux-là, ceux que l’astronomie est aux thèmes astraux) pour savoir qu’il y a une heure de flemme olympique en début d’après-midi (Borges l’appelait la plage de 13 heures à 16 hreues, en gros, « l’heure veule »), ou que le matin en début de classe, les esprits ne sont pas toujours en face des trous.

                Quant à la question du samedi, je ne crois pas que ce soit un jour néfaste pour l’école - ce en quoi le nouveau dogme me laisse incrédule.

                Cordialement.

                • Claude PELLETIER
                  Claude PELLETIER
                  Retraité dans son jardin
                  • Posté à 19h52 le 28/09/2007
                  • Internaute 10710
                    Retraité dans son jardin

                  Je vous remercie de suggérer un vocabulaire plus précis que le mien mais le rythme circadien restera quotidien pour beaucoup de monde. J’aime la poésie que vous faites jaillir de cette phylogénèse et votre sensibilité au spectacle des ombres et des lumières.

                  L’expérience d’Épinal dont je parlais dans mon post de 17H40 n’est pas toute jeune. Dix ou quinze ans ; ce serait trop récent pour vous ! Cette expérience devrait vous plaire vu qu’elle manifeste la prise en compte de la réalité. Et le désir d’améliorer les apprentissages scolaires ce qui n’est pas le cas des démarches ministérielles actuelles.

                  Oui, le samedi matin est caractérisé par plusieurs instituteurs/institutrices de ma connaissance comme la « meilleure journée » (propos entendu il y a très longtemps !)……… pour travailler. L’attention des élèves leur apparaissant comme plus forte !

            • Anonyme

              M’sieur Martin, vous n’avez rien compris. C’est quand même extraordinaire dans c’pays, on mélange tout …
              Moi, j’ai dit qu’il faut bosser l’dimanche : c’est pour que les gens travaillent plus pour gagner plus. Et puis ça permettra aux riches de dépenser les cadeaux du paquet fiscal sur les Champs élysées. Pendant c’temps-là, les pauvres, y z’iront conforter leur statut en dépensant plus (dépenser plus pour s’appauvrir plus).
              D’un aut’côté, j’ai dit à Darcos, tu va dire à la presse que les gamins, y vont plus bosser l’sam’di (silence avec agitation saccadée de la tête et regard par-dessus les paupières). Comme ça ils vont travailler moins pour qu’ l’état gagne plus : on aura moins d’ profs (on dégraisse le mammouth), alors moins d’heures de cours. C’est quand même une démarche pédagogique logique, ça !
              D’aut’ part, les parents, y verront leurs gamins tout l’ sam’di. Fatigués d’entendre les cris des mômes, ils attendront l’dimanche avec impatience pour aller bosser.
              C’est pas du social, ça ?

              Ambition USA

        • Claude PELLETIER
          Claude PELLETIER
          Retraité dans son jardin
          • Posté à 17h42 le 28/09/2007
          • Internaute 10710
            Retraité dans son jardin

          .
          J’ai dû relire l’article. Le lien entre la question scolaire et certaines considérations de la sphère économique ne m’a pas frappé. Il est vrai que je suis fatigué.

          Serait-il possible de parler du problème scolaire avant tout ?
          On devrait penser à lui en priorité sauf si l’on attache peu d’importance à nos besoins éducatifs et scolaires. Je comprends bien que certains groupes à l’intérieur de notre société puissent prétendre avoir droit au chapitre, les conjoint(e)s divorcé(e)s espérant un week-end plus long, les professionels du ski et des boules de neige, le clergé et le catéchisme traditionel, que sais-je encore. Mais on parle d’école et du droit gravé dans le marbre à recevoir une bonne éducation.

          À l’heure où l’on parle de lacunes de l’institution scolaire de long en large, ou Canal + commet un documentaire inquiétant (mais fort discutable …) sur certaines défaillances, ou un hebdo comme le Nouvel Obs fait sa couverture avec la faillite de l’école et ses « 40 % d’illettrisme » SANS expliquer quelle définition de l’illettrisme ils ont choisie. À l’heure où l’on entend cela, où l’on pointe (à tort ou à raison) des manques chez les élèves, et où le Président avance l’idée que l’on puisse réduire la durée d’école (je ne sais plus quand mais je l’ai entendu) …… on pourrait s’attendre à d’autres discours.

          Des spécialistes étudient les problèmes autour de ces questions de la durée et des rythmes scolaires. Les parents le savent-ils ? Pourquoi ne met-on pas en avant ce que des gens compétents peuvent nous dire ?

          ( Ils ont quant même travaillé ces professionnels. Pourquoi se moquer de leur travail ?)

          Depuis dix ans ou plus, une médecine appelée chronobiologie a vu le jour. Son objet est d’étudier les rythmes scolaires et ses rapports avec la santé des élèves et leurs performances. Pourquoi oublie-t-on ces études ?

          La méthode envisagée par l’actuel ministre me semble bien mauvaise.

        12 autres commentaires
      • Anonyme

        Et si on supprimait l’école ? Pas seulement le samedi, le mercredi ou le jeudi, mais supprimer tout court ?

        Non, non, ce n’est pas une idée farfelue à la Illitch, mais une très très sérieuse proposition génétique que je compte faire à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, certes pas pour qu’il se fasse seppuku (on le recasera, va), mais parce que :
        1. ce nouveau dispositif révolutionnaire est une bonne façon de dégraisser le mammouth (coucou Claude, comment va ?).
        2. le cerveau de nos chères têtes blondes doit se reposer, et se consacrer à du temps disponible pour les les sketchs du JT.
        3. trop de cerveau, tue le cerveau (sur l’air poujadiste du « trop d’impôt tue l’impôt »).
        4. on n’a d’ailleurs plus besoin de cerveau pour faire les courses le dimanche : une moelle épinière suffit (avec la carte de crédit aussi).
        5. les enfants sont des assistés, à bas l’assistanat : il faut leur inculquer très tôt le goût de l’entreprise et le sens du réel.
        6. la natalité augmentera (plus les filles fréquentent l’école, moins elles font leur devoir de ménagère, et moins d’enfants : il faut s’aligner sur les pays à forte natalité, ce qui résoudra les retraites.)
        7. l’école donne des idées, on n’en n’a plus besoin : on a besoin de Croissance.

        Sus ! Voilà 7 bonnes raisons (j’en connais encore 36) qui justifient tout à fait le sujet.

         
        • Anonyme

          entierement d’accord avec vous ! l’école apprends à penser et qu’a dit notre Lagarde ? « il ne s’agit plus de penser mais de TRAVAILLER ! »

          • Anonyme

            TRAVAILLER LE DIMANCHE ET LAISSER LES ENFANTS SEULS LE WE A LA MAISON...çA C’EST BIEN PENSE...BRAVO SARKO ! T’AS DES IDEES DE GENIE PARFOIS !

        • Humtoks
          • Posté à 17h48 le 28/09/2007
          • Internaute 14641

          75 % des Franciliens sont pour l’ouverture le dimanche. (Sondage Ipsos, avril).

          88 % des Français ne sont pas prêts à travailler le dimanche (Sondage BVA, juin).

          Source : Lien, Anna Rousseau, 6 juillet 2006

          qui travaillera ?
          qui se promènera dans les beaux et pittoresques rayons des magasins ?

          et qui se remplira les poches ?

        • Anonyme

          EXCELLENT ! ! ! ! C’est le meilleur commentaire de la semaine. Il va d’ailleurs dans le même sens que l’épuisement économique des français, lesquels, en payant leurs produits de première nécessité de façon particulièrement aggravée seront bien obligés, un jour ou l’autre de réagir. Après les « coups de pied aux fesses » de 2002 et 2007 peut-être que la solution de supprimer l’école (encore une fois : EXCELLENT)fera réagir les boeufs français. Marc

      • Anonyme

        Je ne vois pas non plus le rapport entre l’ouverture des magasins le dimanche et l’école du samedi matin.

        Aurait-on une génération spontanée de journalistes
        (dans ce cas présent,je dirais pseudo journaliste)

        Entre les vrais et bons journalistes, et le n’importe quoi mon coeur balance.

      • Anonyme

        Mauvais article je trouve.

        Cela n’a rien de contradictoire que d’ouvrir des commerces le dimanche et de ne pas avoir école le samedi.

        C’est un peu comme si l’on comparait l’extension des horaires de métro et la fermeture du tresor public le mardi matin.

         
        • Anonyme

          Il est vrai qu’il est difficile de repérer la contradiction qu’a voulu pointer Julien Martin, et qui peut-être celle-ci : « une porte doit être ouverte ou fermer ».
          Or, d’un côté M’sieur Darcos ferme les portes (de l’école), de l’autre M’sieur Sarkozy ouvre les portes (des magasins).
          La contradiction, de ce point de vue, est assez verbale : ce ne sont pas les mêmes portes, ni tout à fait le même jour.

          N’empêche, il y a une vérité discrète dans cette façon de tirer les cheveux : le sarkozysme, c’est une gestion consumériste du temps. Or l’école, c’est pas terrible pour la consommation (de services privés, ou de marchandises utiles pour faire tourner les compteurs de nos banques). Par dessus le marché (si j’ose dire), l’école - comme tous les services publics - n’est pas côtée en bourse, on y apprend à déconstruire la « valeur-travail » des néo-classiques, ce qui n’est pas propice au prêt-à-penser. Sans compter que l’école est un bien public, et que le bien public reste le cadet des soucis du président de l’arrêt public.

        • Anonyme

          Cela me semble pourtant simple.

          Les parents travaillant le dimanche, il est nécessaire de supprimer l’école le samedi, pour que parents et enfants se retrouvent ce jour-là. Il faut sauvegarder la vie familiale avant tout !

          Euh ! Donc les magasins seront fermés le samedi ?

        2 autres commentaires
      • Anonyme

        La suppression de l’école de samedi est bien évidemment en lien direct avec la relance de la consommation et l’ouverture des magasins le dimanche. Des weeks-ends complets de 2 jours devraient permettre aux ménages de plus consommer.Il est économiquement prouvé que l’on dépense plus d’argent quand on a le temps ! Les ménages qui peuvent se le permettre partiront en WE, les autres iront grossir les queues des caisses des hypermarchés et autres temples de la consommation de banlieue.

      • Anonyme

        rue 89 ! vous melangez tout ! et sur le sujet du samedi matin, fonce DARCOS ! ! ! ! ! !

         
        • Anonyme

          Ouais, Darcos, fonce ! Le mur est tout près...

          Otto Naumme

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        Mais non ! Il ne faut surtout pas segmenter les politiques par sujet et par ministère . Les familles, elles, subissent simultanément la totalité des décisions gouvernementales et il faut faire avec...Et si prise individuellement chaque mesure peut être, à la rigueur, supportable, prise ensemble cela ne va plus.

        Il parait (mais c’est à confirmer) qu’il y a quelqu’un que l’on appellerait un « premier ministre » dont le rôle est de coordonner les décisions des différents ministres. Si les décisions et les actions du gouvernement ne sont pas cohérentes, c’est à lui à y veiller. Remarquons que le calife peut toujours jouer le rôle de vizir, si celui-ci est défaillant.

        Après cette trop longue intro, oui, je dis qu’il y a une incohérence entre faire du Dimanche un jour de semaine banal, et supprimer l’école le Samedi.

    • Anonyme

      offrir plus à ses enfants ? mais de quoi parlez vous ? d’une virée à toys r us ? vous êtes bien parti(e) pour en faire des consommateurs de cofinoga, vous voilà bien ...

    • saintgui
      • Posté à 10h51 le 28/09/2007
      • Internaute 16732

      Moi je pense que c’est plutôt ta réponse qui n’a pas de logique. Tu assènes seulement tes vérités... mais ce ne sont pas des évidences comme tu souhaites le faire croire.

    • Anonyme

      Moi je suis hôtesse de caisse et J EN AI MARRE MARRE ET MARRE de voir les gens défiler dans le magasin dans lequel je suis OBLIGEE de bosser le samedi toute la journée et le dimanche matin.
      Vous n’avez pas envie de faire vos course après 19H30 ? Et bin moi j’ai envie d’avoir mes week end entiers !
      Et quand l’école sera fermée le samedi matin qui va payer la nourrice ? ? ? encore une fois les imbéciles qu’on forcent à bosser le week end.

      • Anonyme

        mais personne ne vous empêche de changer de métier

         
        • chanet
          • Posté à 12h16 le 28/09/2007
          • Internaute 17296

          « mais personne ne vous empêche de changer de métier » : facile comme remarque, vous avez déjà essayé ?

          C

        • Anonyme

          Ca, c’est intelligent comme remarque !

        • Anonyme

          Ca, c’est intelligent comme remarque !

        • Anonyme

          Personne ne vous empêche de changer de métier , remarque de con de la plus belle espèce ; est-ce que cette dame a le choix ; Pour qui vous prenez-vous , petit bourge qui rentre de son boulot à 19h30 et qui se croit insipensable à son entreprise ; le jour où ils vont vous virer malgré vos léchages de botte , vous ne viendrez pas chialer !

        • Anonyme

          tiens un troll de l’ump sur ce site.
          le genre « moumoutte dans la voiture », apéro
          et je me mets en jogging pour regarder téléfoot.
          Oups, non, pas téléfoot, puis que maintenant,
          on bosse (ou on achète) le dimanche.

          Et dire qu’il y a encore des couillons pour faire du jardinage, lire des livres, aller dans la forêt, raconter des histoires à ses enfants...

          • Anonyme

            Et oui, on peut aussi être de gauche et aimer les clichés. Bravo, cela prouve qu’il y a des beaufs partout.

            Quand à cette dame, il est triste effectivement qu’elle soit obligée de venir travailler le we.

        • Anonyme

          Facile venant d’une personne qui n’a pas de difficulté pour trouver de l’emploi. Maintenant quand on est derrière la caisse (et sans vouloir généraliser) je ne suis pas sûr que ce personnel est temps de faciliter que cela de faire autre chose, surtout si tous les magasins sont ouverts le dit dimanche ...

        • Anonyme

          Remarque facile et méprisante. Faut bien vivre, et on choisit pas toujours son métier par passion (malgré le discours libéral du « travaillez plus »). Des caissières de vocation, sans doute qu’il n’y en a pas des masses. Et faudrait en plus qu’elles la ferment et qu’elles bossent le dimanche. Merci pour elles.

        • Cirdec
          Cirdec
          Cadre qui commence à comprendre (...)
          • Posté à 15h09 le 28/09/2007
          • Internaute 8798
            Cadre qui commence à comprendre (...)

          A tous ceux qui ont répondu à cette charmante remarque :

          n’oubliez pas que c’est la droite décomplexée, celle qu’on reconnait à ce qu’elle ose tout.

          • php62
            php62 répond à Cirdec
            • Posté à 17h05 le 28/09/2007
            • Internaute 17438

            c’est du Audiard

        • Anonyme

          Comment peut-on écrire de telles idioties ; statistiquement dans ce pays le fils d’un médecin devient médecin et le fils d’un ouvrier devient ouvrier. Evidemment pourquoi cette dame ne deviendrait-elle pas rentière ? C’est si facile ! ! !

        • Anonyme

          Mais c’est vrai ça, il fallait y penser !
          Demain, 1 million d’hotesses de caisse vont changer de métier.
          Mais pour faire quoi au juste ?
          Merci de vous abstenir de ce genre de provocations qui n’apporte rien au débat de fond.

        • Anonyme

          Remarque imbécile.

          Cependant, je travaille en province, je finis souvent après 19h00 et à cette heure, les magasins sont fermés.

          Heureusement, j’aime les pates.

        • Anonyme

          la betise est vraiment la chose la mieux partagée au monde ! ! ! !
          Madame, par solidarité, je vous informe que je ne fais JAMAIS mes courses le dimanche !
          s il n’y avait plus de client, il n’y aurait plus d’ouverture
          mais, si on considere que faire des courses est une sortie(... culturelle ? ? ?) et bien,vous voilà bien mal barrée

        14 autres commentaires
      • Anonyme

        Ah bon, il n’y a pas que des volontaires qui travaillent le dimanche, vous ne voulez pas gâter vos enfants en gagnant plus et leurs payer une super nourrice encore plus performante, je croyais que les salariès du dimanche étaient épanouis, j’ai dû me tromper

      • Anonyme

        Je voudrais qu’on m’explique ou sarkozy à trouvé les 53% de Français qui ont voté pour lui.

        Personnellement je connais des ouvriers au smic ou qui bossent au black et des caissières qui ont voté pour sarko.

      • Anonyme

        BONNE REPONSE

      • Bebert Cassandre
        • Posté à 16h59 le 28/09/2007
        • Internaute 11910

        Pas les imbéciles chère Madame, les plus démunis, les plus nécessiteux. Le dimanche était naguère le jour du Seigneur, il est aujourd’hui le jour des seigneurs. Le dimanche les bourgeois font chauffer leur carte « Gold », les pauvres font chauffer leur carte « cofinoga ». Ils traînent leurs mouflets dans les grands surfaces parce qu’ils ne savent pas quoi faire d’eux, que Disneyland c’est trop cher, et que les bals à Nogent ne sont plus ceux qu’ils étaient . Il y a des cons aussi chez les pauvres.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 5