a débattre 24/05/2007 à 23h00

Le « gène de Dieu », révélation ou hérésie ?



Représentation d’un brin d’ADN



Le gène de Dieu existe-t-il ? L’hebdomadaire La Vie évoque l’existence de plusieurs études affirmant que l’attrait pour la religion serait en grande partie déterminée par les gènes. dans un dossier consacré cette semaine aux « secrets de la foi ». Toutes n’ont pas été publiées dans des revues scientifiques, ce qui n’a pas découragé le journal, qui décrit notamment la plus surprenante, l’histoire du gène VMAT2, baptisé « gène de Dieu ».

Dans une étude publiée aux éditions Doubleday en 2004, le biologiste moléculaire Dean Hamer a comparé le patrimoine génétique de mille volontaires, après leur avoir soumis un questionnaire chargé d’évaluer leur sentiment religieux. De là, il aurait isolé un gène, le fameux VMAT2, susceptible de déclencher selon lui de véritables vocations ecclésiastiques. Cependant, aucune revue scientifique n’a voulu publier les conclusions de Dean Hamer... et c’est tant mieux, car aujourd’hui le créateur du VMAT2 reconnait que la foi mobilise probablement des milliers d’autres gènes.

La deuxième étude, menée en 2005 par la psychologue américaine Laura Koening, tentait de sonder sur la base d’un questionnaire soumis à six cents personnes (dont une centaine de vrais jumeaux) l’importance donnée à la religion par ces sujets pendant leur enfance et dans la période adulte.

Selon la chercheuse, c’est à l’âge adulte que l’attitude adoptée face à la religion est plus souvent similaire entre des vrais jumeaux qu’entre les autres. La chercheuse en déduit qu’il existe des bases génétiques à la religiosité, qui s’affirment au fil de la vie des individus, s’ils parviennent à s’affranchir des influences de leur éducation. Là encore, les limites de la méthode utilisée et la faible quantité de personnes interrogées n’ont pas permis d’accréditer la thèse génétique.

Mais il en faut plus que cela au magazine catholique pour abandonner son hypothèse génétique sur les secrets de la foi. « La Vie » publie donc une interview de Mario Beauregard, chercheur en neurosciences cognitives à l’université de Montréal, auteur de la thèse du « cerveau spirituel ». Celui-ci affirme qu’après avoir scanné le cerveau de carmélites en prière, il aurait obtenu la preuve que ces cerveaux ont la capacité de se mettre en relation avec une « réalité extérieure ». Les voies du Seigneur ne seraient, finalement, pas si impénétrables.

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  • Anonyme

    Comme l’avait affirmé Hubble en 1929, la vitesse d’éloignement des galaxies les unes / aux autres (une mesure de l’expansion de l’univers) est proportionnelle à leur distance : V = H×d.

    Si on considère l’expansion de la Bêtise Humaine, répond elle au même type de loi ? !

    Approche :

    Si on considère que le Poids est égale à la Masse X par l’accélération d’un champs gravitationnel g : P=Mg (P et g vecteurs)

    Peut-on considérer que la Bêtise Humaine : BH, est le produit d’une Masse de Neurones : MN, par l’intensité du champs de crédulité dans lequel elle baigne, soit :

    BH= MNxC (BH et C vecteurs) ? ? ?

    • Anonyme

      Mais quel CON ce mec ! ! !

  • Anonyme

    « Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine... mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue. » EINSTEIN.

    Dont le courage n’était pas discutable et qui était loin d’être anonyme.

  • Anonyme

    Après le conformisme ecclésiastique voila le conformisme anti-ecclésiastique. L’homme, cela est certainn’aime pas les avis contraires et est toujours sur d’avoir raison. On nous sort les thèses les plus farfelues à propos de tout, au pire même les plus récalcitrants feraient une moue dubitative, mais dès qu’on parle de religion, les maitres de l’irreligiosité ambiante crient à la bétise. décidément la bétise humaine n’a vraiment pas de limites.

  • Anonyme

    Comme tu dis !

  • Anonyme

    bien observé.
    ADS.

  • Anonyme

    Ces génes, quel sans gêne !
    Vous vous sentez un peu mystique, envoûté par les espaces infinis qui bercent les milliards de soleils de vos nuits oniriques. Poésie ? Que nenni ! Génétique ! Après le gène de l’alcoolisme, de la criminalité juvénile, de l’homosexualité, de la pédophilie, voici venu le temps du gène ultime, le gène du Créateur du Ciel et de la Terre. Nous sommes tous égaux devant Dieu, mais certains plus que d’autres. Je crois, mais j’ai le gène, suis-je méritant ou soumis à mes chromosomes ? Je crois, mais sans le gène, c’est grave Docteur ? Je ne crois pas, ce gène me gêne, mais je me soigne. Je voudrais croire, mais sans le gène, qui me croira ?
    Avec ce type de méthode (recherche de gènes en fonction d’un type de comportement), on trouvera toujours quelque chose : un gène pour les lève-tôt, un gène pour les couche-tard. Un gène paresseux pour les fainéants, un gène frénétique pour les petits nerveux. Un pour ceux qui mangent Bio, un pour ceux qui votent au centre, un gène pour les peintres et un pour les pêcheurs (de poisson, ça va sans dire).
    Chacun est libre de croire ce qui lui plaît.
    Quant à moi, je ne cois pas un mot de toutes ces histoires mais j’envie les pauvres d’esprit pouvant y croire (tiens, mon gène BRAssEnS vient de se réveiller...).

    • Anonyme

      Très justement remarqué, j’ai fait un commentaire aussi signé ADS.
      Bonne continuation.

  • gwenelpicaro
    gwenelpicaro
    inconnue
    • Posté à 18h21 le 24/05/2007
    • Internaute 3260
      inconnue

    a quand une rgm, une religion genetiquement modifiée ? ? ?

  • Anonyme

    Le problème de ces études, c’est que j’ai l’impression qu’il y a confusion entre corrélation et relation de cause à effet.
    Avoir plus souvent le fameux VMAT2 (ou un autre) chez les personnes se déclarant plus religieuses ne montre pas une cause à effet. Ou alors il faut qu’on m’explique où est la causalité dans la relation : plus il y a de cigognes en Alsace, plus il y a de naissances de bébés humains.

    Je m’interrogerais juste sur une chose. Les religieux veulent expliquer la foi par les gènes ? Alors, pour eux, ceux qui n’ont pas les gènes qui conviennent sont-ils condamnés à l’enfer ? Et ceux qui les ont, sont-ils les élus ? Ca sent l’eugénisme, non ?

    • Anonyme

      Lol, cher ami, j’allais dire exactement le contraire : dans un régime stalinien, maoïste... disons athée quoi : celui qui a le gène est fusillé ? Envoyé en Sibérie ?

      Et si la recherche se peaufine, croyez-vous qu’on trouvera le gène qui dit « Allah est grand » ? Parce que dans notre civilisation compulsivement islamophobe, on pourra parer au plus pressé et le modifier pour qu’il lise Philippe Val.

      Allez, chacun voit midi à sa porte. Salut. (Ah la science : parfois elle me fait penser à Sarkonike avec un zeste de Polpot) Je me demande : Raël, il a des gènes ?

      Anne.

  • rgveda
    • Posté à 18h26 le 24/05/2007
    • Internaute 3276

    Et alors ce gène, il est acquis ou inné ? ;)

  • mabu
    • Posté à 18h27 le 24/05/2007
    • Internaute 2265

    S’agit-il d’un gène exclusivement catholique et à la rigueur protestant, ou concerne-t-il tous les dieux ? Et cela ajouté au gène de l’homosexualité, à celui de la criminalité, etc. chers à Sarkozy, quelle perspective...

  • Ded Zep Line
    Ded Zep Line
    La manipulation des élites est (...)
    • Posté à 18h30 le 24/05/2007
    • Internaute 2027
      La manipulation des élites est (...)

    Je suis si fatigué de parler de Dieu...

    Pourquoi user sa salive sur des histoires sans fin...
    Dieu existe t’il ?
    Dois-je croire en l’homéopathie ?
    L’astrologue est-il un charlatan ?

    Comment convaincre l’autre de l’impossibilité d’une île ?

    Alors le gène de Dieu hein .....
    Et si l’on parlait tout bonnement du gène de la CREDULITE ?

    • Anonyme répond à Ded Zep Line

      Lol et pourquoi pas celui de la PROPAGANDE ? Ou de la graine de dictateur ? Pourquoi ne pas découper Berlusconi (le cerveau, je veux dire) et celui du nôtre( populiste) et comparer ? Dieu ! Pourquoi tout de suite les grands mots ? Commençons petit ! Comme dit Descartes.

  • Anonyme

    si l’on retrouve un cheveu de Jésus sur le linceul. Peut-on avoir l’adn de dieu ?
    Auquel cas un test de paternité s’impose

  • Anonyme

    si l’on retrouve un cheveu de Jésus sur le linceul. Peut-on avoir l’adn de dieu ?
    Auquel cas un test de paternité s’impose

  • Clarence
    • Posté à 18h57 le 24/05/2007
    • Internaute 2860

    C’est en lisant le compte-rendu de recherches pareilles qu’on regrette de ne pas posséder le gène de la crédulité en les études les plus crétines auxquelles procèdent certains psychologues.

    En tout cas, les études en question me semblent des candidats crédibles aux IgNobel, ces prix Nobel « pour de faux » décernés chaque année aux études ou aux expériences les plus imbéciles.
    Le palmarés à cette adresse : Lien .

    Question à l’hebdomadaire La Vie : Si Dieu existe, pourquoi tous les êtres humains n’expriment-ils pas le gène VMAT2 ? ...

  • Anonyme

    Purée ! ! j’ai un pote, dont les parents sont de culture plutôt catholique, qui vient de se convertir à l’Islam... Ca voudrait dire que c’est le bordel dans ses gènes ? boaf j’m’en tape en fait.
    Comment mettre religions et sciences en parallèles alors qu’elles se sont toujours contredits (si ce n’est punis pour hérésie. Hé non la terre n’est pas plate ! théorie de l’évolution....).
    Ces études ne seraient-elles pas commanditées et effectuées par des groupes-laboratoires aux opinions bien prononcées ?
    Vraiment aucun intéret cette étude, à en discréditer la communauté scientifique hélas.
    Stouve

  • Agniola
    Agniola
    Conseil en Stratégie Saint (...)
    • Posté à 18h58 le 24/05/2007
    • Internaute 3047
      Conseil en Stratégie Saint (...)

    Moi aussi, j’ai trouvé un gène.. celui de la « bêtise humaine ».. il est universel celui-là :)

  • Anonyme

    Il ne reste plus, sans doute, qu’à démontrer son étroite corrélation fonctionnelle avec les gènes de la misère, et ceux de l’ignorance par défaut de système éducatif. Ou encore l’intéressante évolution des effets de ce gène au cours de l’histoire... existait-il à l’époque des dynasties égyptiennes, ou de la Rome panthéiste..une forme archaïque de ce gène qui aurait davantage influencé le cerveau humain à croire dans des demi-dieux par exemple... un demi-gène en quelque sorte ? ? ?
    La revue Nature avait publié il y a quelques années des travaux validant la thèse de l’efficacité homéopathique (des principes thérapeutiques sans trace de matière) : on avait intitulé ça ’la mémoire de l’eau’.. ; résultats : commniqué d’excuses, mea culpa général d la rédaction, démissions... Sans commentaire.

  • a.guillaume
    • Posté à 19h14 le 24/05/2007
    • Internaute 886

    oui,c’est même gênant

  • Anonyme

    Hélas, trois fois hélas...J’ai un grave problème, mes analyses génétiques (je les ai moi-même réalisées dans ma salle de bains) m’ont scientifiquement prouvées que :
    je n’ai pas de gènes d’Adam (Dieu n’existe donc pas)
    je ne suis pas crédule
    j’ai le gène de la raison
    j’ai le gène du libre arbitre
    j’ai le gène du peyolt (moi aussi, quand j’en absorbe, je suis en contact avec « une réalité extérieure »)

    Accessoirement ce gène est-il recessif et dominant ? Je pencherais pour la première hypothèse, vu le déclin de la religiosité en général. Mais comme Dieu est omnipotent, quand ses troupes deviennent trop maigres, Bing ! ! , Il retransforme ce gène récessif en dominant pour regonfler le nombre de ses supporters d’où la variation de la foi au cours de l’Histoire. Parfois, lui aussi, se trompe et met deux fois le même gène dans une même personne d’où les intégristes.
    CQFD
    Sistheleus

  • Anonyme

    D’abord, merci à Nathalie Bensahel pour cet instant d’humour !
    Ensuite j’ai tenté d’imaginer comment Mario Beauregard avait mené ses éxpériences.
    Pour « scanner le cerveau de carmélites en prière », le dispositif doit-être très particulier.

    1 - capturer un troupeau de carmélites en état de marche (un seul spécimen ne suffirait pas à la démonstration)
    2 - les mettre dans de bonnes dispositions les conduisant à la prière (jeûne, encens à volonté, hosties aux herbes, bougies ou cierge pour les plus gourmandes, etc...)
    3 - s’arranger pour qu’elles ne soient pas toutes en prière en même temps (scanner à une place oblige)
    4 - dans quelle position faut-il les scanner ? debout, à genoux, à plat ventre... (dépend du modèle de scanner...) La prière dans la position du poirier est délicate pour l’observateur que l’on appelle dans ce cas un voyeur.
    5 - les fouiller afin qu’aucun objet métallique vienne perturber la séance(supprimer crucifix, médailles, bague...)
    6 - analyser les résultats en présence des sujets pour affiner les tendances...
    et là ! partie la plus délicates, engager le dialogue avec les carmélites !

  • Sucette_au_chanvre
    • Posté à 23h06 le 24/05/2007
    • Internaute 868

    Le séquençage de l’ADN, c’est une cuisine qu’on peut faire tant qu’on en est à identifier quelques nucléotides comme sur un bout de collier de perles.
    Mais de là à constituer un dictiionnaire de gènes, bernique.
    Les chercheurs qui ont « décrypté » l’ADN du virus du sida en on fait des migraines : plus on croit avoir identifié un gène de A à Z, voire ce que l’on croit être ce gène, plus on est déçu, comme si l’augmentation de la définition dûe à une merveilleuse optique rebasculait dans le flou au-delà du focus.
    On cuisine à la louche avec les OGM parce qu’on a repéré, grosso-merdo et par chance, que telle résistance tombait pile entre le gène qui fait des graines bleues, et celui qui donne des hallucinations au consommateurs (je donne un exemple !). Et quand je dis que c’est de la cuisine à la louche, c’est plutôt comme manipuler des bébés pandas avec une grue de chantier. Je sors ici un peu du sujet, mais si Monù£§*... ou Nov*µ... (no names !) nous assurent que leurs produits OGM sont parfaitement contrôlés et qu’ils savent très exactement ce qu’ils font, sortez les gousses d’aïl, balancez du sel sur l’épaule et changez de trottoir.

    Les généticiens qui ont abordé ces « identifications », à moins d’avoir une idée préconçue et de tout faire pour la démontrer comme on voit midi à sa porte, en viennent généralement à reconnaître que nous avons une façon soit trop verticale, soit trop horizontale, pour « lire » les gènes et ce qu’on croit être leur séquençage, qui montre souvent les propriétés d’une savonnette qu’on essaie d’atrapper. Les gènes limpides et carrés, même chez les paramécies ça court pas les rues, 89 ou autres.

    Alors le gène des croyants de tout poil, quel vaste canular ! La subjectivité du sujet est déjà telle qu’on ne pourrait se fier à des phénotypes (ce qui se voit), car impossible de les résumer à une religion et à de bien trop polymorphes dispositions :
    - se mettre à genoux
    - avaler des osties
    - des couleuvres
    - se tourner vers l’est pour prier
    - faire brûler de l’encens
    - allumer des candélabres à 9 branches
    - se séparer de son prépuce pour les mâles
    - porter le voile
    - la soutane
    - se raser le crâne
    - se laisser pousser la barbe
    - se croire élu
    ...

    Vous voyez : on ne lèvera jamais une armée suffisante d’enquêteurs porte-à-porte pour identifier un nombre satisfaisant de coincidences, sur une population pléthorique, qui n’auraient aucun lien démontrable avec un quelconque gène.

    Une-victime-éhontée-du-gène-qui-fait-réagir-à-cet-article

    PS Je ne voudrais pas faire croire que le séquençage est identique à la localisation d’un gène : pour ce dernier, il suffit de l’identifer entre deux gènes qu’on peut par exemple rendre visuels dans une boîte de petri or so. Le séquençage signifie l’identification de chaque nucléotide SUPPOSE exprimer ledit gène et en faire partie. Le jour où on saura faire en labo ce genre de choses, on pourra peut-être recauser des OGM.

  • Garp
    Garp
    citoyen d'en bas
    • Posté à 21h14 le 24/05/2007
    • Internaute 5083
      citoyen d'en bas

    Voui, voui ...
    Alors reprenons calmement : Dieu crée l’homme ( à son image, n’oublions pas !) et lui colle donc, à l’insu de son plein gré, un gène qui le prédispose à l’extase mystique . Ensuite, que se passe-t-il donc pour que ce gène s’exprime - ou pas ? That is the question ! Mais, n’oubliez pas que Dieu nous a créé A SON IMAGE : tout puissant comme il est, il ne s’est tout de même pas planté dans les dosages de gènes : ça la ficherait mal pour un omniscient , donc il possède EGALEMENT ce gène ! Dieu croit donc en lui , cqfd ...
    Pas con !

  • Anonyme

    Affirmer qu’il existe un gène de la croyance est absurde, puis que la foi est un choix de la volonté, fondé sur le témoignage des apôtres et l’expérience des miracles et des signes de Dieu.
    Les théories défendues par ce farfelu pourraient peut être se comprendre si la prédestination calviniste ou janséniste existait, ce qui n’est pas le cas dans la foi catholique.

  • Anonyme

    Du temps de Molière on diait : « c’est les poumons » ;
    maintenant on dit c’est les gènes.....

    Délinquant ?
    Le gène !
    suicidaire
    Le gène !
    Religieux
    Le gène !
    Homosexuel
    Le gène vous dis je !
    Chomeur
    Le gène voyons.
    Sarkozyste
    Le gène évidemment ! ! ! ! ! ! !
    ........

    On en rirait si ce n’était si grave.

    Matbart

  • manu2005
    manu2005
    Afghanistan,Lybie, la france (...)
    • Posté à 21h27 le 24/05/2007
    • Internaute 1805
      Afghanistan,Lybie, la france (...)

    Moi, tout ça , ça me gène...
    où est, alors, le libre arbitre ?
    Dieu serait-il responsable que je ne crois pas en lui ?
    Mon dieu !
    Pourquoi les as-tu créés ?
    Enfin, ça fait toujours rigoler.
    Quoique, quand on voit certains, ça fout aussi un peu les jetons.
    Ce que c’est que d’avoir peur de mourir quand même !
    Parce que sinon, la vie est belle et on n’a pas vraiment besoin de dieu, juste d’un peu d’humanité.
    Tiens, d’ailleurs ce gène là, qu’est-ce qu’il est devenu au fait, lui ?

    • Sucette_au_chanvre
      • Posté à 22h52 le 24/05/2007
      • Internaute 868

      Pour l’état de grâce et le libre-arbitre, je ferais bien une référence à « La voie lactée » de Luis Bunuel (flute les codes ASCII ne marchent pas pour faire le tilde sur le n). Bunuel entre son anti-cléricalisme et un indécrottable penchant pour un fétichisme des bondieuseries, iconoclaste et icoonophile. Une volonté destructrice du mythe et une irrépressible envie de les montrer non sans affect.

    • Anonyme répond à manu2005

      C’est le seul qu’on ne trouve pas !

  • Christophec
    Christophec
    Psycho Sociologue
    • Posté à 21h28 le 24/05/2007
    • Internaute 1450
      Psycho Sociologue

    Inné et acquis ?

    Nombre d’expériences sur les jumeaux confondent l’origine génétique et les enjeux d’éducation.

    Ainsi si deux jumeaux homozygotes ont le même patrimoine génétique (ce qui est très fascinant et assez rare), ils ont aussi très souvent la même famille, le même milieu socio culturel, la même éducation etc... (ce qui est plus banal et moins fascinant)

    L’alcoolisme est prédominant chez les adultes qui furent enfants d’alcoolique(s), c’est un fait observé.

    Pourquoi essayer si souvent, et contre toute logique de nous faire croire que cette hérédité serait plus génétique (inscrite sous forme de cause quelque part dans le corp)que sociale (inscrite sous forme de cause dans une logique de reproduction, une relation spécifique à la soufrance ou à l’éducation) ?

    L’hypothèse qui me vient à l’esprit est celle de nous inciter à renoncer à la prévention.

    Et pour le domaine de la croyance en Dieu que Camus baptisait « Suicide philosophique », nous aurions l’hypergénétique comme « suicide de la science » au service du laisser tomber politique.

    S’il y a un Gène pour la Foi. Y en a-t-il un pour la mauvaise foi ?

  • Anonyme

    Il existe peut etre un gene de la croyance au surnaturel. On peut imaginer qu’au debut de l’humanite, partager une meme croyance mystique generait une organisation sociale benefique pour le groupe. Les groupes d’humains partageant la meme religion etait plus unis que les groupes « athes », et les individus « athes » etait ecartes du reste d’un groupe religieux.
    Donc le fait qu’une predisposition genetique a la croyance existe ne me parait pas impossible. Ca serait en accord avec une evolution darwinienne (meme si je doute qu’il y ait eu suffisament de temps depuis l’apparition du spirituel pour qu’un tri genetique puisse s’operer).

    Mais comme a chaque fois qu’un groupe religieux parle de science, c’est pour y trouver une preuve de l’existence de Dieu.
    Si un gene de la croyance religieuse existe, ca ne suggere pas que Dieu l’a mis dans notre ADN, au contraire, ca suggere plutot que l’invention des religions a represente un avantage biologique et evolutif.

    • Anonyme

      ce pourrait être séduisant comme explication s’il n’y avait qu’un dieu. Mais si le moindre dieu présent dans le monde colle sa marque de fabrique, attitude dénotant un manque de savoir vivre et de confiance en soi (un comble pour un dieu, ne pas croire en lui-même), je plains les animistes .

  • Anonyme

    IL existe
    Je l’ai croisé l’autre matin.
    Il m’a dit :
    « poussez-vous, vous me génez »

  • jpv
    jpv
    journaliste, paris
    • Posté à 22h02 le 24/05/2007
    • Journaliste 420
      journaliste, paris

    Juste une précision : tout ceci est loin d’être un scoop. Voici un compte-rendu d’un dossier paru voici deux ans et demi dans le magazine Ça m’intéresse.

    Lien

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 22h17 le 24/05/2007
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    La génétique est à la sociologie ce que la physique quantique est à l’astronomie : la recherche d’un infini toujours plus petit pour comprendre un infini toujours plus grand.

  • Anonyme

    il est intéressant de se rendre compte des différences d’interprétation liées à des résultats sur la génétique : dans différents pays anglo-saxons, le fait d’établir 1 caractéristique humaine (homsexualité par exemple) comme génétique renforce cet élément dans le sens ou il perd tout caractère moral ou culturel et devient juste un fait. Dans notre culture, le fait qu’une caractéristique humaines soit génétique revient presque à ce qu’elle en devienne une maladie et a au contraire tendance à l’affaiblir.

    • Anonyme

      Très intéressant. Comme quoi : il y en a qui ont le gène orwellien d’autres celui de la liberté.

  • Justin Chaumeur
    • Posté à 23h52 le 24/05/2007
    • Internaute 2617

    Le biologiste en question aurait du chercher le gêne de la masturbation délirante, il aurait eu moins loin a chercher.

  • Anonyme

    la religion c’est insidieux

  • Anonyme

    Ah...Misère ! Le problème est d’autant plus aigu, que le gène de Dieu dont l’existence est enfin révélé, mais dont nos aïeux avaient eu le pressentiment à travers la doctrine de la Prédestination,voisine avec le gène de la pédophilie dont l’évidence a été récemment mise en évidence par l’un des meilleurs spécialistes français de la question. D’où bien sûr les difficultés
    du Vatican quant aux moeurs de ses serviteurs !
    Puisse cette mise au point scientifique éclairer ceux qui douteraient encore de la nécessité d’objectiver impartialement ce type de problème !

  • Hemenate
    • Posté à 01h53 le 25/05/2007
    • Internaute 856

    ATTENTION OPINION CONTRAIRE ; -)

    Bon alors moi aussi je ne suis pas du tout cette étude, qui n’a pas l’air vraiment sérieuse, et surtout ce n’est pas avec 1000 personnes qu’on isole un gène unique religieux…
    (caractériser le gène d’une chose précise est grotesque, c’est comme si on caractérisait un gène McDonalds contre un gène Quick...)

    Mais je vois dans les commentaires qu’il est politiquement correct de penser que les gènes n’ont aucune incidence sur la personnalité.

    Pourtant d’un point de vue physiologique-physique personne ne renâcle à admettre ce fait :
    Par exemple dans la famille d’un ami ils peuvent bouffer comme 4, ne pas faire de sport… ils restent tous maigres comme des clous.
    Dans une autre famille ils sont tous un peu fort...
    Bref dans des cas comme ceux ci personne ne remet en cause l’existence PARFOIS de particularismes physiques familiaux duent à la génétique.

    Pourquoi n’en serait-il pas de même au niveau « comportemental ».
    Bien sur, je ne parle pas de gène religieux ou de gène de la pédophilie ou autre connerie du genre, je parle de GRANDES TENDANCES.
    Par exemple : une prédisposition à la colère facile, on pourrait prendre le cas d’une personne dont le métabolisme produit fortement à la moindre occasion une dose importante d’adrénaline, dopamine ou de je-ne-sais-quel-neurotransmetteur qui agit sur le cerveau de ladite personne qui aura donc plus de mal qu’une autre à garder son calme.

    Autre exemple plus concret mais plus extrême : l’hyper-activité, on commence à reconnaître qu’il existe sûrement une prédisposition génétique au trouble biochimique de sérotonine et dopamine qui cause l’hyper-activité, et là cela ne choque personne...

    Bien sur je ne prétend pas qu’il est aujourd’hui possible ou qu’il sera même à long terme possible de réellement évaluer la propension génétique au calme ou à la colère d’une personne.
    Mais encore une fois je ne parle que de tendances, par exemple (pour faire un parrallèle avec le social) on sait que les enfants des classes sociales les moins biens lôties ont moins de chance de « réussite sociale » que les autres, pourtant cela ne veut pas dire qu’elles n’ont aucune chance de finir magistrat, comptable, etc… (pour reprendre les clichés)

    Bref si un jour il sera peut être possible de prévoir des tendances génétiques comportementales, il restera toujours le facteur primordial, principal et incalculable : le facteur social qui rend (heureusement) à jamais incalculable le comportement d’une personne isolée.

    De plus même si on pouvait prévoir ces tendances comportementales, devrait-on le faire ?

    En effet il est moralement très critiquable de décider de poser une pré-étiquette sur un nouveau-né.
    Et bien sur cela fait peur à chacun, de par les dérives qui pourraient facilement en résulter.
    Mais aussi par la peur de notre part d’inconnue, qui a envie qu’on lui révèle des prédispositions négatives gravées dans son génome ?

    BREF SELON MOI NIER TOUTE IMPLICATION, MEME INFIME, DE LA GENETIQUE DANS LE COMPORTEMENT EST AUSSI SIMPLISTE QUE DE PARLER DE GENE DE LA PEDOPHILIE.

    Un dernier exemple (exagéré) pour finir : La Trisomie
    Personne ne contredit le fait que les trisomiques ont des facultés intellectuelles moins dévellopées que la moyenne, et encore moins que la génétique en est la cause.
    L’idée est d’ailleurs d’autant plus facilement acceptée qu’il existe parrallélement des caractéristiques physiques reconnaissables (et surtout différenciables...).
    Pourquoi ne pas imaginer qu’à des niveaux génétiques infimes une partie des facultées intelletuelles de base soient codées génétiquement ? ? ? (un peu sous une forme de QI)
    Bien sur encore une fois cela ne veut rien dire, les facteurs de l’éducation, l’instruction... sont primordiaux.
    Mais pourquoi pas un potentiel intellectuel de base ? ? ?
    (Mais on en revient au problème moral)

    • Anonyme répond à Hemenate

      Que notre génome ait une influence sur nous, je veux bien l’admettre. Mais nos comportements sont souvent le fruit d’une histoire complexe : des évènements auxquels on a participé, des rencontres, des expériences malheureuses, des douleurs, des rires et des pleurs.
      Le problème est déjà d’attribuer un caractère complexe à 1 gène. N’oublions pas qu’un gène code en général pour une protéine (à quelques exceptions près, je vous l’accorde : ARNt et autres...). Donc le caractère en question dépendrait d’une protéine exprimée quelque pat (ou partout) dans notre organisme. Mais n’oublions pas non plus que nous possédons tous les mêmes gènes, à quelques mutations près. Donc quand on dit qu’un caractère est attribué à 1 gène, cela signfie le plus souvent au niveau biochimique qu’il existe une mutation conférant à la protéine une propriété différente par rapport aux individus qui ne possèdent pas cette mutation. c’est pour cela que l’on parle du gène de la mucoviscidose, ce qui est impropre car ce qui est responsable de cette maladie terrible, ce n’est pas le gène CFTR, c’est le fait que certains individus possèdent malheureusement un gène CFTR altéré codant pour une protéine CFTR non fonctionnelle.
      C’est un peu technique, mais il n’est jamais inutile de clarifier les choses.

      Pour en revenir au gène de Dieu, il faudrait admettre qu’une protéine codée par un gène (dont j’ai déjà oublié le nom) présente une modification biochimique qui entraîne une prédisposition à la... foi.

      C’est trop pour moi.

      Mais je suis prêt à en débattre avec calme et respect avec n’importe qui.

      Giacomo, enseignant-chercheur (je suis aussi l’auteur du commentaire « ces gènes, quel sans-gêne » posté plus haut.)

      • Hemenate
        • Posté à 18h01 le 25/05/2007
        • Internaute 856

        « Que notre génome ait une influence sur nous, je veux bien l’admettre. Mais nos comportements sont souvent le fruit d’une histoire complexe : des évènements auxquels on a participé, des rencontres, des expériences malheureuses, des douleurs, des rires et des pleurs »

        Totalement d’accord, c’est ce que je voulais dire : notre comportement est le fruit de mécanismes extrêmement complexe : éducation, expériences, aléas de la vie etc... mais une part (sûrement extrêmement faible) de génétique n’est pas forcément à exclure.

        Sinon quand je parlais de possible prédispositions génétiques, je ne pensais pas à un gène particulier (et donc pas à une nouvelle protéine issue d’une mutation), mais plutôt à un « ensemble génétique » qui aurait pour conséquence de plus grandes concentrations de certains neurotransmetteur chez certaines personnes que chez d’autres.

        Mais je vous avoue bien volontier que je parle de cela en théorie, mes connaissances génétiques sont très limitées.

  • Pupuce
    • Posté à 04h07 le 25/05/2007
    • Internaute 5040

    Si votre enfant a le gène de Dieu et celui de la pédophilie, il sera curé.

  • Anonyme

    Etudiante en biologie, j’en ait marre qu’on met les gènes à toutes les sauces. Biensur les gènes jouent un rôle important dans notre vie. C’est même au niveau des gènes que se fait la sélection naturelle (pour les curieux lire Le gène égoïste de Richard Dawkins). Mais dire qu’il existe un gène codant pour ceci ou pour cela c’est faire peu de cas de la complexité des intéractions entre ces même gènes qui serait à l’origine de comportement. Par ailleurs je pense que ce fameux gène n’est pas forcément le gène de la religion mais plutôt celui de la crédulité ! ! !
    Je pense que tout ce bruit médiadico politique autour des gènes cache de vrai problème de société que l’on ne sait pas résoudre ! ! !

  • Anonyme

    Ce sont les commentaires suscités par cet article qui me rassurent sur la santé mentale de mes concitoyens ! De plus, j’ai bien rigolé, ça fait du bien par les temps qui courrent........J’ai le gène de la poilade, seul remède que j’ai trouvé pour supporter le monde comme il va.
    Isatis MDR

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