Decryptage 01/07/2009 à 18h35

« Hostocomparateur » : les cliniques privées défient l'hôpital

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89


Capture d’écran de l’Hostocomparateur

Les cliniques privées déclenchent les hostilités face à l’hôpital public. La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) lance l’ « hostocomparateur » pour « balayer l’idée que le secteur privé serait plus cher pour la collectivité que le public ».

Avec des couleurs vives et un design accrocheur, le site présente le coût comparatif de 50 interventions classiques, de A comme « accouchement par voie basse » à T comme « troubles vasculaires périphériques » avec à chaque fois en rouge l’économie pour la sécu : 398,64 euros dans le premier cas, 1 299,63 euros dans le dernier.

S’exprimant au nom de l’intérêt général, les cliniciens lancent dans le même temps une pétition et mettent en avant le fait que « Si l’hôpital baissait ses prix, la collectivité économiserait 1,36 milliard d’euros par an ».
Le président de la Fédération de l’hospitalisation privée, Jean-Loup Durousset, défend ainsi son projet :

« Depuis la mise en place de la tarification à l’activité dite T2A en 2004, on nous a parlé de la convergence tarifaire. Elle a été repoussée à 2018...

Pour nous, il y a un problème d’équité de traitement entre les acteurs. Nous aussi, nous remplissons des missions de service public (le secteur privé compte 134 services d’urgence et 65 services de réanimation, plusieurs unités de néonatalogie), si on a les mêmes devoirs, on doit avoir les mêmes droits. »

Il met en avant un prix globalement 37% supérieur dans le public que dans le privé, selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) réalisé en 2006.

Les hospitaliers furieux par la méthode utilisée

Un discours qui fait bondir la Fédération hospitalière de France. Pour cette dernière, « on ne peut comparer que ce qui est comparable » : où sont les tarifs incluant l’impact de l’accueil des plus précaires, de la permanence des soins et de la recherche ?

La FHF, qui organise mardi une conférence de presse pour contre-attaquer, a dores et déjà cinq critiques principales à formuler :

  • seulement 50 actes sont choisis sur 2 100 au total, et ce sont les actes les plus courants dans les cliniques. Or l’hôpital est le seul à accueillir ce qui est rare et aléatoire, il « fait par définition tout ce que les autres ne font pas, car c’est trop cher », répète la FHF.
  • des erreurs factuelles ont été relevées au moins sur deux cas : les cliniques oublient d’intégrer honoraires médicaux sur les soins paliatifs et accouchements avec complication, assure la FHF.
  • les cliniques privées se sont bien gardées d’ajouter les dépassements honoraires des médecins libéraux et les suppléments chambres seuls qui coûtent cher... mais aux mutuelle.
  • les prestations d’imagerie et de biologie très souvent réalisées en dehors et facturées à la Sécu seraient exclues du calcul, ce que contestent les cliniques.
  • Enfin, la compareraison acte par acte n’a pas de sens alors que cliniques comme hôpitaux sont des structures globales, incluant services d’urgences et menant des actions de prévention.

Les cliniques renvoient l’hôpital à ses propres contradictions, rappelant que « lui aussi a ses consultations privées avec dépassement d’honoraires », et jure s’être basé sur le journal officiel pour relever ses tarifs.

A vous de comparer et de nous envoyer vos impressions !

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  • copain.dabord
    copain.dabord
    retraite
    • Posté à 18h58 le 01/07/2009
    • Internaute 66528
      retraite

    une clinique privee par definition doit faire des benefices et reverser des dividendes a ses actionnaires
    au chu de caen il y a une profusions de directeurs et autres cadres superieurs si vous y ajoutez les
    depenses somptuaires de son directeur mis en examens je ne suis pas etonne
    fa

  • jexiste
    jexiste
    si, si
    • Posté à 19h07 le 01/07/2009
    • Internaute 53099
      si, si

    Du déficit des hôpitaux publics :

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  • Sonne
    Sonne
    le passé éclaire le présent
    • Posté à 19h40 le 01/07/2009
    • Internaute 55089
      le passé éclaire le présent

    « seulement 50 actes sont choisis sur 2 100 au total, et ce sont les actes les plus courants dans les cliniques. Or l’hôpital est le seul à accueillir ce qui est rare et aléatoire, il “ fait par définition tout ce que les autres ne font pas, car c’est trop cher ”, répète la FHF. “

    Entièrement d’accord avec ça ! Et pour aller à l’encontre de pas mal d’idées reçues sur l’hosto, je peux rajouter qu’étant suivie pour une maladie rare en CHRU justement, je ne peux que louer tout le service, qui fait un boulot formidable, avec le sens de l’accueil et un excellent suivi.
    Je ne pourrai pas bénéficier d’un tel service dans une clinique privée.

    • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      • Posté à 20h24 le 01/07/2009
      • Internaute 71957
        nc

      « Je ne pourrai pas bénéficier d’un tel service dans une clinique privée. »

      Ah bon ? Qu’est ce qui vous permet de dire ça ? Vous avez essayé ? Vous connaissez quelqu’un qui l’a fait ?

      • A.V.
        • Posté à 21h34 le 01/07/2009
        • Internaute 24685

        Tu comptes dans ton entourage personnel des praticiens en milieu hospitalier ou privé ? ... Moi, oui. Et c’est sans appel. Combien de temps dure un bloc en clinique, comparé à l’hôpital ? Combien de membres de staff présents pour opérer ? Durée moyenne d’un séjour ? Je connais des chir et des anesthésistes qui pourraient multiplier leurs revenus par trois en opérant en clinique, et qui ne le font pas parce qu’ils n’ont pas envie de travailler dans des conditions pourries et de se taper procès sur procès à cause des plaintes des patients pour erreur médicale.

      • Sonne
        Sonne répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        le passé éclaire le présent
        • Posté à 21h41 le 01/07/2009
        • Internaute 55089
          le passé éclaire le présent

        Ben c’est très simple : il n’y a pas de praticien soignant cette maladie avec l’infrastructure qui va avec dans ma région... Et la recherche se fait en milieu hospitalier. Enfin, pourquoi irai-je chercher dans une clinique privée ce que je trouve à l’hôpital public ? Etant contre la privatisation à tout crin, je suis cohérente dans mes choix, même par défaut.

      • Emma T.
        Emma T. répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        Camille est sur SeXpress
        • Posté à 23h32 le 01/07/2009
        • Internaute 40366
          Camille est sur SeXpress

        J’ai testé très attentivement les deux, Hulk et je peux vous dire qu’effectivement, dès que c’est un peu compliqué ou simplement un peu rare, les cliniques ne savent pas de quoi on parle... (je n’ai pas dit les médecins, j’ai dit : les cliniques. Nuance.)

        Les médecins les plus honnêtes conseillent des services plus pointus des CHU, les autres se la ferment « prudemment » en priant contre d’éventuelles complications.

        En revanche pour la grosse cavalerie programmée et au forfait, pas de problème, les cliniques sont confortables, c’est vrai. (Ce qui est important aussi d’ailleurs)

        [ Tiens au fait un exemple de dépassement en clinique pour une PTH (Hors mutuelle et même une très bonne mutuelle) :
        + 800€ pour le chir
        + 500€ pour l’anesthésiste ]

        Les soins palliatifs peuvent être également plus confortables pour un « lit sécu » moins cher en clinique, pardi : il n’y a quasiment plus de soins. Quand il n’y a plus que l’hôtellerie et une seule infirmière de nuit pour trois étages, c’est sûr, ça fait baisser les coûts.

        Mais en réa-néonat et soins intensifs, il faut faire fissa, très vite et très bien, avec une infirmière pour 5 patients, direction CHU : la journée sécu est beaucoup beaucoup plus chère mais nettement plus efficace aussi pour commencer sa vie.

        Enfin moi, je ne prendrais pas le pari. ; -)))

        Donc le mieux pour comparer, ce serait par exemple de comparer le prix de journée Clinique et CHU pour l’accueil d’un Grand Brûlé.

        Par exemple. Vous m’aidez à chercher Hulk ?

         
        • Raslacouette
          Raslacouette répond à Emma T.
          • Posté à 23h41 le 01/07/2009
          • Internaute 59636

          Contente de te lire ici Emma : limpidité, efficacité, j’adore ! :)

          Des bises, tiens !

          • Emma T.
            Emma T. répond à Raslacouette
            Camille est sur SeXpress
            • Posté à 00h07 le 02/07/2009
            • Internaute 40366
              Camille est sur SeXpress

             ; -)) Bise itou Raslacouette, on est jamais trop nombreux pour expliquer l’incomparable ...

            Tiens au fait, aucune référence au prix de journée en Hôpital militaire ou j’ai mal lu ?

            • Raslacouette
              Raslacouette répond à Emma T.
              • Posté à 00h16 le 02/07/2009
              • Internaute 59636

              C’est vrai, on les oublie un peu eux. Pourtant, ils prennent soin de l’élite politicienne ! Je zieuterai demain.

            • Raslacouette
              Raslacouette répond à Emma T.
              • Posté à 14h05 le 02/07/2009
              • Internaute 59636

              Juste trouvé ça :

              « Les hôpitaux militaires fonctionnent selon un principe de tarification au prix de journée, le prix de journée facturé ne pouvant être supérieur à celui de l’hôpital de référence le plus proche. On remarquera que globalement, ces prix de journée sont inférieurs à ceux pratiqués dans le secteur civil, même s’ils n’intègrent pas toujours l’ensemble des coûts de la prestation. »

              Lien

        4 autres commentaires
      • la champenoise
        • Posté à 09h56 le 02/07/2009
        • Internaute 27942

        Moi je connais et peut l’affirmer ;
        L’un de mes neveux atteint de S.L.A. - maladie génétique qui peu à peu l’a fait devenir entièrement paralysé, avec trachéotomie, assistance respiratoire, nourri par sonde gastrique - a rencontré un autre problème de santé. Une clinique privée -l’une des première de France - l’a pris en charge mais devant les problèmes éventuels (je dis bien éventuels) l’a tout simplement transféré à l’hôpital public.
        Ayant été moi-même hospitalisée dans cette clinique, je peux dire que j’y ai été très bien soignée mais, quand il s’agit de cas lourds, il n’y a plus personne.

    • DocBB
      DocBB répond à Sonne
      • Posté à 04h33 le 02/07/2009
      • Internaute 8705

      Heureusement que les cas grevas ne sont pas mis ! ce serait encore plus terrible car la différence est terrible :
      GHS n° 5830 Clinique 729,66 euros Hôpital public 3702,39 euros

      allez donc jetter un coup d’oeil sur les tarifs officiels d’hospitalisation privé et public, vous comprendrez vite comment on pourrait eviter de gaspiller de l’argent ! Lien évidemment les honoraires des médecins sont compris dans le public et pas dans le tarif privé, mais quand bien même on y re-intègre la part secu de l’acte ! petite explication : ce sont évidemment les mêmes malades : les mêmes diagnostics et les mêmes actes mènent aux mêmes lignes tarifaires (GHS /GHM) mais après les tarifs sont évidement tres favorables au public ! borne basse : durée d’hospit en nuitées en dessous de laquelle le tarif bas (EXB) s’applique (forfait) Borne haute : durée limite en nuitée du tarif du GHS au dela s’applique un prix de journée (EXH) si on compare les deux tarifs on verra non seulement des différences enormes en Euros mais encore que les bornes ne sont pas les mêmes en privé et en public .il existe encore des coeficient correcteurs geographiques et techniques qui font que ce tarif n’est pas celui de chaque etablissement mais c’est la base on comprend que la FHP demande la convergence au plus vite. Pour ceux qui n’auraient pas le courage de lire : un petit exemple bien lumineux ; le simple séjour d’un nouveau né sans problème significatif GHS n° 5830 (c’est juste le pediâtre qui passe tous les jours...) Clinique 729,66 euros Hôpital public 3702,39 euros et ne dites pas qu’il est plus grave, plus paooovre, plus... non il est juste à l’hôpital

    • DocBB
      DocBB répond à Sonne
      • Posté à 07h39 le 02/07/2009
      • Internaute 8705

      ce ne sont pas des actes mais des situations tarifées ne pas confondre voicci les tarifs officiels Lien
      et pour comprendre il faut savoir que pour aboutir à ces lignes tarifaires appelées GHS il faut
      1) des diagnostics : la ou les maladies, les complications, les maladies associées
      2) des actes : mais il n’y en a pas nécessairement et tous les actes ne sont pas « classants » c’est à dire qu’ils ne forcent pas le tarif vers une lige tarifaire spécifique

      il y a 17000 diagnosctics possibles, envirion 8000 actes et environ 1000 lignes de tarifs (GHS)

      le « groupeur » ou l’algorythme de groupage est le même pour les cliniques et les hôpitaux et est paru au JO : en clair si vous vous présentez , malade, à l’entrée d’une clinique ou d’un hôpital en face, votre cas unique donne lieu à deux tarifs selon que vous changiez de trottoir.

    • Dan75
      Dan75 répond à Sonne
      citoyen
      • Posté à 14h26 le 02/07/2009
      • Internaute 84413
        citoyen

      « Je ne pourrai pas bénéficier d’un tel service dans une clinique privée. » Qu’en savez-vous, si vous n’avez pas essayé ? Il faut oser comparer, c’est comme cela que l’on se rend véritablement compte. Au moins cet hostocomparateur le fait sur les prix. La qualité c’est à chacun d’en juger et à la sécu de fixer ses critères mais partir a priori sur l’idée que c’est bien là et mal ailleurs c’est un manichéisme un peu désolant !

  • Alt-Z
    Alt-Z
    Désolé
    • Posté à 19h46 le 01/07/2009
    • Internaute 34267
      Désolé

    « balayer l’idée que le secteur privé serait plus cher pour la collectivité que le public »

    Pour la collectivité, je sais pas. Pour nous, oui.

  • affreuxjojo
    • Posté à 19h47 le 01/07/2009
    • Internaute 29421

    Ce comparatif n’inclus pas les enveloppes d’argent liquide demandées par des cliniques privées pour certaines opérations. C’est difficile à comptabiliser le travail au noir, surtout quand il s’apparente à du racket.

    • Jean-Luc LUMEN
      Jean-Luc LUMEN répond à affreuxjojo
      en invalidité
      • Posté à 20h50 le 01/07/2009
      • Internaute 47198
        en invalidité

      Et si par malheur vous refusez le racket, le chirurgien vous laissera un petit bout de fil a coudre non soluble qui engendrera des plaies purulentes pendant des dizaines d’années ou jusqu’à votre mort.

      Je conseil à toutes personnes ayant des problèmes d’infections chroniques suite à une opération, d’aller faire une échographie avec photos, loin de chez soi, surtout sans préciser que cela est survenue ou est en rapport à une opération.

    • Raslacouette
      • Posté à 21h33 le 01/07/2009
      • Internaute 59636

      Ce procédé s’effectue hélas, aussi dans le public...

      Il ne s’agit probablement pas d’une pratique courante, mais pour être opérée, à coup sûr par un éminent neuro-chir de ma région, il faut lui filer une enveloppe. Sinon, il ne peut assurer qu’il sera aux commandes du bistouri, un interne peut prendre sa place...

      L’amie passée entre les mains de ce ponte l’a vu débarqué à peine émergée de son anesthésie générale et de l’intervention pour lui réclamer son dû. Et elle est infirmière...

      • Éric  Perrin
        Éric Perrin répond à Raslacouette
        Ginkonaute
        • Posté à 21h45 le 01/07/2009
        • Internaute 51185
          Ginkonaute

        Je confirme et malheureusement ce sont des pratiques courantes et proprement dégueulasses !

    • DocBB
      DocBB répond à affreuxjojo
      • Posté à 11h28 le 03/07/2009
      • Internaute 8705

      Tout d’abord, il faut relativiser le poids des dépassements d’honoraires dans le secteur privé (470 millions d’euros en 2005) puisqu’il ne représente moins de 0,3% du budget annuel des dépenses de santé (206 milliards d’euros en 2008) des Français.

      Ensuite, les dépassements d’honoraires sont la conséquence du blocage des revenus des professions médicales libérales depuis plusieurs années. Le gouvernement a décidé de s’en préoccuper et toute clarification de cette situation ne peut profiter qu’à toutes les parties.

      Et en dernier les gros dépasseurs sont les médecins de l’hôpital qui jouent du secteur privé, et de la peur de se faire opérer « par un autre » , sous entendu un interne en aprentissage ou une diplômé étrange, pour racketter bien plus lourdement qu’en clinique.

  • layote
    • Posté à 20h14 le 01/07/2009
    • Internaute 17790

    Les cliniques oublient de dire que la grossesse compliquée ou à risque est systématiquement orientée à l’hopital.Sans parler des transferts post op des cliniques à l’hopital pour réanimation, des honoraires de laboset radios et praticiens facturés à part.Trop facile....Mais je suppose que c’est avec la bénédiction de Roselyne et Nicolas bien décidés privatiser aussi lasanté.Reste que ceux qui ne peuvent assumer les dépassements d’honoraires devront marchander ou aller se faire soigner dans les pays de l’EST comme c’est déjà le cas pour la prothése dentaire.
    Triste France...

  • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
    • Posté à 20h26 le 01/07/2009
    • Internaute 71957
      nc

    C’est évident que le privé c’est moins cher, tout compris, même en générant des profits. Le privé applique des principes de bonne gestion et d’optimisation de l’utilisation des moyens que le public a beaucoup plus de mal à appliquer, pour des raisons de manque de compétences managériales et de résistances culturelles.

    C’est vrai dans tous les domaines ouverts à la concurrence...

    • Jean-Luc LUMEN
      • Posté à 20h40 le 01/07/2009
      • Internaute 47198
        en invalidité

      « C’est vrai dans tous les domaines ouverts à la concurrence… »....déloyale.

    • guyome
      • Posté à 21h07 le 01/07/2009
      • Internaute 11884

      « Le privé applique des principes de bonne gestion et d’optimisation de l’utilisation des moyens que le public a beaucoup plus de mal à appliquer, pour des raisons de manque de compétences managériales et de résistances culturelles. »

      Les managers des hôpitaux public sont plus cons ? Ce que vous appelez « résistances culturelles », c’est l’identité du service publique. Oui, les gens ont éthiques et des valeurs.

      « C’est vrai dans tous les domaines ouverts à la concurrence »

      Pour qu’il y ait concurrence, il faut qu’il y ait marcher et marchandise. La maladie est un produit ? Les malades, une demande ? Faut-il aussi que les hôpitaux fassent de la pub pour augmenter la demande, rendre les gens malade ?

      Harent disait qu’il y a totalitarisme quand l’homme est superflu. Vous avez oublier l’être humain deux fois en cinq lignes.

      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        • Posté à 21h51 le 01/07/2009
        • Internaute 71957
          nc

        Pff, quel baratin...

        1) Ne pas être compétent dans une discipline ne signifie pas être plus con que celui qui est compétent. Ca veut juste dire qu’on ne maîtrise pas cette discipline là.

        2) Les résistances culturelles, l’identité du service public, ça n’a rien à voir avec l’éthique et les valeurs, qui sont partagées par les médecins et infirmiers où qu’ils pratiquent. Les résistances culturelles, c’est le conservatisme en vigueur partout dans la fonction publique qui refuse tout changement qui modifie les bonnes vieilles habitudes. C’est aussi cela qui fait un système sclérosé, peu performant et onéreux.

        3) Il y a concurrence dès lors qu’un service est proposé par plusieurs fournisseurs de service, et que le bénéficiaire de ce service a le droit de choisir. Ca existe même s’il n’y a pas de flux financier d’ailleurs. Il y a donc concurrence entre les cliniques et l’hôpital, ainsi qu’entre les cliniques entre elles, et bien entendu entre les hôpitaux entre eux.

        4) Ne racontez pas n’importe quoi. Le système de santé est lourdement régulé. Ce n’est pas la loi de la jungle et on ne peut pas y faire n’importe quoi.

        5) Quant à votre stupide dernière phrase, évitez donc de tenter de manipuler des concepts que vous avez manifestement mal digérés.

         
        • guyome
          • Posté à 22h26 le 01/07/2009
          • Internaute 11884

          1)Rien ne justifie que les directeurs d’hôpitaux n’aient pas les mêmes compétences en gestion que ceux des cliniques. Quel est votre contre argument ?

          2)Pure Idéologie. Le service publique, c’est choisir la primoté de l’intérêt général, il s’agit bien de valeurs, même si l’on est pas d’accord. Le reste sur la sclérose, c’est du blabla.

          3)Si les Hôpitaux et les cliniques sont en concurrences, c’est bien pour avoir quelques choses, non ? Vous les présentez d’ailleurs, comme des prestataires de services qui, s’il y a concurrence, cherchent avoir plus de clients. In fine, il n’y a plus de malades, mais consommateurs de médicaments. Faut-il augmenter la consommation de médicaments ou de soins médicaux pour rentabiliser les cliniques et hôpitaux ?

          4) J’ai pas dis que les hôpitaux devaient faire de la pub. Je l’ai pris comme un argument par l’absurde de votre idéologie qui consiste à tout traduire en terme de concurrence et de marché quand il n’y a ni l’un ni l’autre.

          5)C’est juste des insultes et cela reprend le point précédent quand on est plus capable de percevoir la souffrance des gens ( et que l’on ne dit plus patient, mais client ) on a oublié l’être humain pour une idéologie.

        • Autist Reading -
          • Posté à 15h13 le 02/07/2009
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          Sans l’Hôpital Public et la Sécu à 100% pour tous, le Serment d’Hippocrate n’est qu’un barratin.

          Les gouvernements refusent d’augmenter les cotisations et les impôts qui permettraient de s’occuper de tout le monde comme tu t’occupes de tes mômes.
          Du coup les banques privées sont pleines de fric au point de concurrencer l’Intérêt Général, pendant que l’Intérêt Général se meurt.

          T’as pas lu ton Jean-Marc SYLVESTRE ?

        • Cirdec
          Cirdec répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
          Cadre qui commence à comprendre (...)
          • Posté à 15h34 le 02/07/2009
          • Internaute 8798
            Cadre qui commence à comprendre (...)

          Comment raconter un tombereau de lieux communs : utiliser le figaro autrement qu’entre deux fesses :

          « c’est le conservatisme en vigueur partout dans la fonction publique qui refuse tout changement qui modifie les bonnes vieilles habitudes. C’est aussi cela qui fait un système sclérosé, peu performant et onéreux. »

          Sachant que la droite des gros cons a été au pouvoir entre 93 et 97, puis depuis 2001 (12 ans sur 16, pas mal, pas mal), avec comme seul mot d’ordre « réformons, réformons, optimisons, gérons mieux », on peut en déduire trois choses au choix : soit ce ne sont que des paroles en l’air, soit ces réformes ne fonctionnent pas et sont, par conséquent, mauvaises, soit elles fonctionnent mais ne changent rien, auquel cas c’est que finalement, c’était pas si mal que ca avant.

          Tu te gaétanise, hulk. Et pas qu’un peu. C’est l’intoxication à la mougeoote qui fait cet effet là ?

        3 autres commentaires
    • Hernand Berri
      • Posté à 21h11 le 01/07/2009
      • Internaute 83521
        étudiant

      La France se caractérise justement par l’interchangeabilité de son personnel politique et économique : les mêmes qui dirigent le pays ont ou ont eu d’importantes responsabilités dans le privé. Il faut cesser de croire qu’il y a un écart dans le haut du panier entre public et privé, les incompétents à la gestion des fonds publics sont les mêmes que vous applaudissez pour leur gestion privée.
      Il n’y a pas d’acte « magique » qui accompagne le passage du public au privé, ou inversement, et les compétences restent les mêmes.
      L’affirmation « le privé c’est moins cher » tient véritablement de la pensée magique et mériterait qu’on s’interroge sur la démarcation entre public et privé. Par contre, une affirmation qui fait sens serait « le privé ponctionne moins l’argent public que le public ». Ca paraît évident mais vu les aides diverses que verse l’Etat pour « soutenir » le privé (sous forme de réduction du coût de la main d’oeuvre, sous forme de clientélisme comme le BTP ou l’armement), on peut se demander parfois si le privé est si... privé que ça (inversement, certains espaces publics semblent se privatiser, et ce n’est pas les criminels Balkany qui me contrediront).
      Pour en revenir à la bonne gestion du privé, vous vouliez sûrement dire qu’en considérant les patients comme des clients et le personnel comme des fournisseurs, ça fonctionnait mieux ? Ca reste, malheureusement, à prouver, et quand bien même, quand on ne voit plus l’humain en l’homme (ou la femme hein), j’ai toujours le sentiment qu’on peut faire face aux pires dérives.
      Et enfin, dernière confusion de notre apprenti libéral : privé ne signifie pas concurrence (d’ailleurs public ne signifie pas absence de concurrence, il suffit de voir les lycées publics en France). On peut dire que Bouygues, SFR et Orange sont des entreprises privées, mais leur entente sur les prix leur permet de maintenir un coût de l’appel sur téléphone portable exorbitant en France. Un monopole public aurait très bien pu assurer plus efficacement la distribution et fixer un tarif plus raisonnable. La SNCF qui en vient à s’ouvrir à la concurrence (idTGV) augmente ses tarifs de manière excessive et au détriment des usagers (évidemment). EDF, monopole public, devient monopole privé (certes obligé d’entretenir à grand frais un concurrent qui n’a qu’à payer sa publicité).
      Bref, dire moins de conneries, penser plus fort : le chemin est long, courage.

      • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
        • Posté à 22h00 le 01/07/2009
        • Internaute 71957
          nc

        Je cite : « Pour en revenir à la bonne gestion du privé, vous vouliez sûrement dire qu’en considérant les patients comme des clients et le personnel comme des fournisseurs, ça fonctionnait mieux ? »

        Désolé, ce genre de propos réducteurs que tous les gauchistes ont à la bouche dès qu’on aborde le sujet, c’est cela qui fait qu’on ne peut pas discuter. C’est parfaitement débile.

        La bonne gestion, les bonnes pratiques managériales, appliquées à l’hôpital, ça n’implique pas qu’on définisse le malade comme un client, le médecin comme un fournisseur, et que l’objectif de l’hôpital soit de générer du profit.
        Tant que vous autres gauchos de base n’aurez pas compris ça, vous serez incapables de comprendre même de quoi on parle, et donc encore moins de participer au débat sur la bonne façon de manager l’hôpital.

        Vous savez ce qui fait la différence entre une ONG performante et une ONG inefficace ? C’est la façon dont elle est managée. Croyez-vous que la croix rouge, que médecins sans frontières, etc... ne sont pas managées ? Et croyez-vous vraiment que le fait que médecins sans frontières est managée signifie qu’ils considèrent la victime du bout du monde comme un « client » ?

        Franchement, je suis atterré par la persistance de la totale méconnaissance et incompréhension qu’on trouve chez bien des gens de la réalité du fonctionnement des organisations. Ce qui ne les empêche pas d’avoir de avis très tranchés et définitifs.

        L’idéologie ne devrait pas être un substitut à l’éducation...

         
        • Raslacouette
          • Posté à 22h06 le 01/07/2009
          • Internaute 59636

          Bon Hulk... Je suis infirmière et j’ai bossé à l’hôpital, puis en clinique.

          Quand on aborde les ressources humaines dans ce domaine, je peux vous assurer que dans le privé, le terme « ressource » était parfaitement maîtrisé. Quant à « humaines »...

          Et bordel, on ne « manage » pas des équipes soignantes et on ne « gère » pas des patients. Point.

          • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
            • Posté à 22h08 le 01/07/2009
            • Internaute 71957
              nc

            Remarquez, à lire ce qu’on lit, ça n’a pas l’air grandiose non plus à l’hôpital sur ce plan, les 35 heures ont bien tendu tout le système.

            Et de toute façon, ce n’est pas en rapport avec mon point. Je parlais d’efficacité du service rendu (coût à qualité des soins égale). La façon dont le service est rendu est un vrai sujet aussi, mais c’est un autre problème.

        • Les Chats
          Les Chats répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
          En grève du zèle contre le (...)
          • Posté à 22h05 le 01/07/2009
          • Internaute 24526
            En grève du zèle contre le (...)

          En même temps quand tu dis ça tu n’as rien dit.
          Si le fait d’appeler un patient, patient et non client n’a pas d’importance sur la gestion il en a dans la façon d’être considéré.
          Pour moi client a une connotation commerciale et on sait très bien ce que cela veut dire et pour le coup la considération de la médecine et ses obligations n’ont plus les mêmes applications.

          • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
            • Posté à 22h13 le 01/07/2009
            • Internaute 71957
              nc

            Ben moi, la dernière fois que j’ai subi une intervention à la clinique privée, j’étais un patient, et pas un client. Et je n’ai pas eu le sentiment du tout d’être considéré comme juste un dossier à expédier au plus vite. Je vais aller subir cet été une petite opération dans un grand hôpital, je vous dirai après ce qu’il en a été. Si j’en crois ce qu’on me dit, on est beaucoup plus un numéro dans un environnement déshumanisé dans un grand hôpital. Mais je verrai bien.

            • compte sup. à la demande du riverain 25.08
              • Posté à 22h22 le 01/07/2009
              • Internaute 34833
                chat de garde

              Moi, le 31 aout, on me met une hanche en céramique, en clinique, vers mi-septembre, je pourrai vous en parler !

              • Mon-Al
                • Posté à 22h36 le 01/07/2009
                • Internaute 24219
                  roturière : -)

                Mon mari a bénéficié d’une prothèse d’épaule, opération délicate, qui a eu lieu dans une clinique de Lyon par un chirurgien mondialement connu, on vient de loin pour lui, il s’est occupé de personnages très connus ... bref un ponte ! !

                Lors de la consultation préalable, il nous a été remis un devis précis, sur lequels les DP étaient précisés, que nous avons fait suivre à la Secu et à la Mutuelle pour accord préalable ( et de plus hors département ). L’opération a eu lieu, tout s’est bien passé (merci) et tout a été pris en charge ... l’hospitalisation s’est très bien passée, le personnel était OK. Il faut bien sûr avoir une bonne mutuelle ... et dans notre petite ville, aucun chirurgien de cette valeur ne pratique cette intervention avec les statistiques de perfection de celui-ci.

                Dans ce cas, donc pas de possibilité de choix entre l’hopital public et la clinique ...

                • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                  • Posté à 22h42 le 01/07/2009
                  • Internaute 71957
                    nc

                  Il ne vous a pas demandé un dessous de table ?

                  Alors ça devait être une brelle. En effet, j’ai appris en lisant les commentaires des riverains de rue89 que tous les vrais pontes en chirurgie sont des ordures qui ne vous opèrent pas sans un dessous de table en liquide...

                  • Mon-Al
                    Mon-Al répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                    roturière : -)
                    • Posté à 22h55 le 01/07/2009
                    • Internaute 24219
                      roturière : -)

                    Non pas de dessous de table ! ! Et le traiter de « brelle » montre le niveau de votre honnêteté ... Ce médecin, comme je vous l’ai dit est mondialement connu, il forme des chirurgiens sur plusieurs continents ...

                    et je signale également que SI il nous avait demandé un dessous-de-table, et bien nous aurions payé ..

                    Pouvez-vous supposer qu’un praticien ne puisse pas être honnête ? ? ? J’ai travaillé 18 ans avec quatre médecins qui opéraient en clinique : je n’ai jamais entendu parler de « dessous-de-table » avec ceux-ci ...

                    Vous dévriez avoir honte de balancer des âneries pareilles ... mais je vous connais suffisamment maintenant pour comprendre que vous aimez provoquer ! !

                    • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
                      • Posté à 23h07 le 01/07/2009
                      • Internaute 71957
                        nc

                      Mais c’est pas moi ! ! ! !

                      Relisez ce fil, vous y verrez plein de gens qui expliquent que pour être opéré par un ponte, il FAUT verser un dessous de table.

                      Pas moi. Je sais bien que c’est l’exception.

                      Mais face à un tel unanimisme, je me suis obligé à être convaincu, et j’ai donc dû en déduire que votre ponte était une brelle puisqu’il n’avait pas demandé de dessous de table.

                    • jeebee
                      jeebee répond à Mon-Al
                      médecin
                      • Posté à 00h00 le 02/07/2009
                      • Internaute 83010
                        médecin

                      je crois que c’était du 2nd degré de la part de Hulk...

                      • Mon-Al
                        Mon-Al répond à jeebee
                        roturière : -)
                        • Posté à 00h16 le 02/07/2009
                        • Internaute 24219
                          roturière : -)

                        Oui, je le sais, il aime provoquer ... mais parfois il m’énerve quand même ! ! !

                        • Yvon le Zébulon
                          Yvon le Zébulon répond à Mon-Al
                          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                          • Posté à 16h18 le 02/07/2009
                          • Internaute 65781
                            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                          Hulk ne réussit ses provocs qu’avec les nanas...
                          et c’est même assez souvent à elles qu’elles sont destinées :

                          Curieusement, avec les mecs, ça prend pas !

                  • Raslacouette
                    • Posté à 22h55 le 01/07/2009
                    • Internaute 59636

                    Ho ça va hein, Hulk.

                    Personne n’a fait de généralités, c’est vous qui tombez dans des excès de mauvaise-foi là.

        • Hernand Berri
          • Posté à 08h00 le 02/07/2009
          • Internaute 83521
            étudiant

          Quelle idée que de venir mêler à des considérations managériales des considérations politiques. Vous vous contredisez en affirmant que le privé doit générer du profit puis en suggérant que la « bonne gestion » (supposée être en clinique, car la clinique c’est privé, et le privé c’est magique) n’implique pas de générer du profit. Il faut choisir ! , quel est le but de l’hôpital ? Être bien managé (c’est-à-dire avoir un budget équilibré), ou soigner des personnes (pas toujours très bons clients par ailleurs), ça mérite effectivement débat.
          On peut très bien être perçu comme un client et être bien traité, je ne vois pas où est le problème. Mais il ne faut pas nier que le vocabulaire du management insiste sur cet aspect (pour les transports, on devient des clients plus que des usagers, ça change des choses). L’allusion grossière aux ONG pour attendrir sur l’image du pauvre comme client c’est un peu nul. Mais de dire que tout est « managé », c’est-à-dire géré, est une tautologie, l’exemple des ONG n’est d’ailleurs pas le meilleur mais est intéressant : comment d’une mission à visée politique (transformer la société) elles sont devenues dans les années 90 fournisseurs d’expert (expert du pauvre) et susceptible d’être soumis à une « bonne » gestion.
          Mais je vois que vous n’avez pas critiqué les autres points que je présentais, avez-vous glissé dessus, découvert la justesse de mes propos ou restez-vous dans une logique d’attaque (pour le coup partisane, vous aimez Balkany non ?). Vous devriez cesser de confondre droite, privé, et « bon management ». Comme je l’ai déjà évoqué, les entrepreneurs français aiment l’argent public et ne se distinguent pas par leur gestion exemplaire : peu d’investissements structurels, visée de profit à court-terme, turn-over important (et en parallèle tentative de recréer du « lien » dans les équipes, ça en fait de l’argent dépensé en coach, consulting, et autres pour tenter de résoudre ce que ces-mêmes consultants ont mis en place).

        • Autist Reading -
          • Posté à 15h29 le 02/07/2009
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          L’idéologie est le produit de l’éducation.

          La pensée libre est le produit de l’instruction publique laïque.

          Les ONG sont financées par la charité bénévole, la République par l’impôt progressif.
          Evidemment que les ONG, comme les curés, réclament des Offices (voir Ancien Régime) pour les émoluments et traîtent les victimes comme des clients. S’ils les considéraient comme des frères, ils refuseraient de recevoir l’argent que les Etats refusent de dépenser pour assister les victimes.

        17 autres commentaires
    • dulconte
      dulconte répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      Mordu par un fachogarou
      • Posté à 21h33 le 01/07/2009
      • Internaute 250
        Mordu par un fachogarou

      Quand l’hôpital public est mis en pièce les bénéfices et le coûts des soins du privé explosent... explique moi ça....

      Et ne me dis pas que je raconte des conneries les exemples US et Argentine sont là pour te démontrer le contraire.

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