01/07/2009 à 11h29

Josiane Balasko en hérisson, ça trompe énormément

Arnaud Aubron | Les Inrocks (et ex-Rue89)

Evidemment, nous aurions pu vous proposer de gloser sur « Whatever works », de Woody Allen. Mais d’abord c’était un peu attendu, et puis neuf mois à peine après un « Vicky, Cristina Barcelona » quelque peu attendu lui aussi, nous avons décidé d’aller chercher ailleurs (si toutefois Woody Allen vous passionne, ne ratez pas son interview sur le site des Inrocks).

C’est là qu’intervient « le Hérisson ». A ma droite, Renée, concierge dans un immeuble cossu du VIIe arrrondissement, « veuve, petite, laide, grassouillette, des oignons aux pieds et une haleine de mammouth »... A ma gauche, Paloma, 11 ans, belle à croquer et en révolte contre « la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte ». Sauf que ma première est, entre autres, férue de Kant et que ma deuxième projette de se suicider pour son anniversaire. (Voir la vidéo)

Vous l’aurez compris, « Le Hérisson » est donc l’histoire de la rencontre (pleine de bons sentiements) de ces deux personnages respectivement campés par Josiane Balasko (qui ne joue pas la petite fille) et Garance Le Guillermic. Une sorte d’hymne à la France d’en bas, pas si rustre et si généreuse...

Mais c’est aussi -surtout- l’adaptation du carton de l’année 2007 en librairie, « L’élégance du hérisson », de Muriel Barbery. Et pour en rajouter dans le bon sentiment, alors que des cadors du cinéma lorgnaient l’adaptation du best-seller, c’est à une jeune inconnue, Mona Achache, qui faisait le siège de Gallimard, que l’auteure confia son oeuvre.

Alors pourquoi choisir ce film ? Parce qu’à en croire ceux qui l’ont lu, le livre était (et c’est inattendu cette fois) une vraie réussite littéraire et que nous nous sommes dit que malgré ses apparents handicaps de départ (on frôle l’overdose de bons sentiments), il en serait peut-être de même du film. Une sorte de hérisson cinématographique quoi.

Voilà, il ne vous reste plus qu’à ouvrir les hostilités (si possible après avoir vu le film), vous avez jusqu’à lundi pour nous donner votre avis.

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  • Davnat
    Davnat
    Du bois
    • Posté à 11h39 le 01/07/2009
    • Internaute 72596
      Du bois

    Pour le film, je ne sais pas, je ne l’ai pas vu. Mais le livre, je l’ai lu et parler de « réussite littéraire » à son endroit, ça frise l’escroquerie intellectuelle.

    • Maud
      Maud répond à Davnat
      • Posté à 11h57 le 01/07/2009
      • Internaute 4353

      Même avis sur le livre, et c’est pour ça que je n’irai pas voir le film. Ça fleure bon le poujadisme (il y a une petite diatribe sur les normaliens qui sont payés à être médiocres intellectuellement sans percevoir ce qu’ils coûtent en petits matins gris au vrai peuple travailleur) tout en étant bourré de préjugés bourgeois (la concierge qui a un esprit raffiné, ça se traduit dans cette « réussite littéraire » par le fait qu’elle achète des rougets et du parmesan au marché dans le 7ème arrondissement au lieu d’acheter des produits de pauvre, on croirait le sketch de Bigard sur les pauvres mais ce n’est même pas fait pour être ironique), ça se regarde écrire...
      C’est un peu décevant parce qu’effectivement, les deux premiers chapitres sont très drôles, mais ça s’essouffle vite.

      • madtibo
        madtibo répond à Maud
        informaticien syndicaliste
        • Posté à 14h07 le 01/07/2009
        • Internaute 82311
          informaticien syndicaliste

        C’est vrai que c’est bobo de manger des rougets au parmesan, les pauvres ça peut pas se permettre !

        Mais c’est quoi un pauvre ?
        A mon sens, le livre n’est pas sur un parti pris politique (droite, gauche, etc.) il est sur une réalité sociale : le culte de l’argent à détrôner celui de la culture. Mais certains pauvres en argent sont riches de culture.

        Les pauvres en culture et en argent ne vont que rarement au marché et ne lisent pas de livres. Ceci est une réalité nullement poujadiste.

    • A déménagé le 8-10-2011
      • Posté à 16h34 le 01/07/2009
      • Internaute 13512
        nc

      Marrant ça, la bande annonce du film me donne justement envie de lire le livre avant d’aller le voir ...

  • Ryuu
    Ryuu
    Informaticien parisien
    • Posté à 11h59 le 01/07/2009
    • Internaute 28569
      Informaticien parisien

    J’avais acheté le livre, suite au buzz monstrueux qu’il avait généré... je l’ai lu en deux heures, et une fois digéré, il m’a laissé un arrière-goût bizarre. Pas mauvais, mais avec son lot de défauts (scénaristiques, pour la plupart). Un peu comme une pizza trop sucrée : il y a un truc qui va pas. Pas de quoi mériter le prix des libraires, en tout cas (a moins que les libraires soient tous dans des gares : c’est en effet un bon roman de gare).

    Je n’irai pas voir le film, c’est quasiment une évidence. Mais je ne peux que saluer le choix de Balasko en interprête : à part le côté grande gueule en trop, elle est surement la plus apte des actrices connues pour jouer ce rôle.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 12h02 le 01/07/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    La bronzée fait du ski .. zophrene .

  • Chuck Norris
    • Posté à 13h01 le 01/07/2009
    • Internaute 32284

    Je rejoins les avis sur le livre : je n’ai toujours pas compris pourquoi il a été encensé.
    Je viens de le finir, et ça a été dur : avalanche de bons sentiments et situations somme toute convenues, trame narrative très légère (si ce n’est absente), citations et références « gratuites » toutes les cinq pages sans rien apporter à la narration...

    Même si ce film est « très librement inspiré » du roman, je n’irai certainement pas le voir. Et je suis déçu pour Mme Balasko si le film est aussi « plat » que le livre, malgré une idée de départ très intéressante...

  • Don
    Don
    • Posté à 14h06 le 01/07/2009
    • Internaute 899

    Il semblerait, d’après un petit sondage totalement non scientifique effectué dans mon entourage, que ce livre serait plus apprécié par le lectorat féminin que masculin.

  • Originelle
    • Posté à 14h21 le 01/07/2009
    • Internaute 84328

    Belle occasion pour m’inscrire comme riveraine !
    Je suis d’accord avec les avis plutôt réservés sur le livre : je l’ai trouvé quelconque et je n’en garde pas beaucoup de souvenirs.
    Cependant le film vaut pour une seule raison : c’est Balasko. Balasko qui ne fait pas du Balasko mais qui se révèle, comme elle le fait trop rarement, une véritable actrice, avec une épaisseur que je ne lui connaissais pas jusque là. Elle dresse un très beau portrait de femme, même si le scénario ne fait pas de miracles (j’en reviens à mon opinion sur le livre). La femme qu’elle joue pourrait faire n’importe quoi, Balasko lui donne une existence pleine et complètement en dehors des clichés cinématographiques sur le « genre ». D’ailleurs c’est quand elle ne fait rien, par exemple quand elle est simplement assise, que je l’ai trouvée bouleversante.
    Ce n’est pas un film d’après le livre, ce n’est pas un film de la réalisatrice, ce n’est pas un film sur un sujet, c’est un film avec, sur, pour et de Balasko !

    • siegfried
      siegfried répond à Originelle
      • Posté à 14h32 le 01/07/2009
      • Internaute 28908

      Vous êtes l’attachée de presse du film ? :)

      • Numerosix
        Numerosix répond à siegfried
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 14h37 le 01/07/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        Non , juste de Balasko :)

        Mon Dieu , ni en bien , ni en mal , s’il y a une personnalité qui m’indiffère totalement , c’est bien celle de Balasko ..

         
        • Originelle
          Originelle répond à Numerosix
          • Posté à 14h40 le 01/07/2009
          • Internaute 84328

          Vous faites comme vous voulez, mais moi, quand je vais voir un film, s’il y a bien une chose qui ne m’indiffère pas, c’est le jeu des actrices ou des acteurs. Et je n’ai pas parlé d’autre chose parce que je ne connais absolument pas la « personnalité » de Balasko !

        • firenze1
          firenze1 répond à Numerosix
          écrivaillon
          • Posté à 14h45 le 01/07/2009
          • Internaute 39895
            écrivaillon

          Parce qu’il y a quelqu’un qui s’intéresse à ce qui vous indiffère ou pas depuis votre bureau, dans votre journal de coiffeurs, au lieu de travailler réellement ?

        2 autres commentaires
  • Hell_n
    Hell_n
    Ingénieur
    • Posté à 14h37 le 01/07/2009
    • Internaute 57296
      Ingénieur

    Je rejoins avec surprise la plupart des avis présents pour l’instant : j’ai tant attendu de ce bouquin que je suis tombée des nues devant les quelques citations et l’absence de réflexion poussée. Cette dame est, il me semble prof de philo, et je m’attendais du coup à un ouvrage un peu à la E-E Schmitt : un bon vieux bouquin qui vous fait réfléchir et vous remettre en question. Là j’ai vu une amorce d’intrigue et plouf le bouquin s’est achevé comme ça, sans que l’histoire n’ait, à mes yeux, réellement commencé.

    Mais bon j’espère avoir raté quelque chose, vu le succès qu’il a remporté autour de moi. Alors j’irai voir le film et je compte sur cette réalisatrice pour nous montrer ce qu’elle peut faire !

  • Ela
    Ela
    exrégionalisée à Paris
    • Posté à 15h04 le 01/07/2009
    • Internaute 83023
      exrégionalisée à Paris

    Ca me fait marrer de lire vos commentaires du style : « avec le buzz autour du livre, j’ai couru l’acheter et j’ai été déçu(e) ».
    Quand on aime lire, on achète un livre parce l’on a envie de le lire pas pour « faire bien » ou pour être à la mode.
    Sincèrement, j’ai apprécié ce livre sans que cela soit pour autant ZE livre. En + je trouve que, comme d’habitude, Josiane BALASKO est très bien dans son rôle. C’est une très bonne actrice que l’on aime ou non sa personnalité notamment par rapport aux « gourdasses » new generation qui jouent comme des sacs.
    Et bienvenue à « Originelle » qui a été très bien accueillie par nos riverains !

    • Ryuu
      Ryuu répond à Ela
      Informaticien parisien
      • Posté à 15h07 le 01/07/2009
      • Internaute 28569
        Informaticien parisien

      « Ca me fait marrer de lire vos commentaires du style : “ avec le buzz autour du livre, j’ai couru l’acheter et j’ai été déçu(e) ”.
       »

      Vous reformulez ma pensée. Personellement, c’etait plutot « un livre ayant reçu un prix et dont toutes les critiques que j’ai entendues étaient bonnes doit être bon. » Je n’avais pas spécialement envie de le lire, j’avais juste trois heures à perdre dans un train (il m’en aura occupé deux, c’est déjà pas mal).

    • Gudule
      Gudule répond à Ela
      • Posté à 15h53 le 01/07/2009
      • Internaute 9720

      C’est pas forcément pour être à la mode qu’on achète un livre qui marche.
      Il suffit d’en entendre parler en bien autour de soi.
      Il suffit que des personnes qu’on aime bien aiment le livre en question...

      « Millenium », ça vous dit quelque chose ?
      Dur de lire un autre livre après ça, ils paraissent fades et mal écrits...

      • dijou
        dijou répond à Gudule
        Esclave d'une SSII
        • Posté à 16h24 le 01/07/2009
        • Internaute 803
          Esclave d'une SSII

        « “ Millenium ”, ça vous dit quelque chose ?
        Dur de lire un autre livre après ça, ils paraissent fades et mal écrits… »

        Essayez, au hasard ; « voyage au bout de la nuit », rien que ça et si vous ne jetez pas millenium à la poubelle, là où est sa place, après l’avoir lu ,hé ben je vois pas trop ce qui peut vous sauver vos gouts en matière littéraire :)
        Sinon plutôt d’accord avec vous sur les opportunités de lecture, les bouquins hyper médiatisés ne peuvent pas être forcément tous mauvais.
        Et sans rancune sur Millenium, de toute façon c’est un jugement tout personnel..

         
        • Gudule
          Gudule répond à dijou
          • Posté à 16h32 le 01/07/2009
          • Internaute 9720

          Voyage...déjà lu il y a bien longtemps.

          J’ai lu Millenium après, et je le garde sur mes étagères.

          « hé ben je vois pas trop ce qui peut vous sauver vos gouts en matière littéraire :) »

          Mes goûts en matière littéraires ne vous regardent pas et je ne vous ai pas attendu pour lire, merci.
          Le :) ou même :))))) en fin de phrase, là ,ça ne change rien au côté un tantinet agressif et condescendant du ton
          o_o ^^ ;) ; D
          N’est-il pas ?

          • nilocas Zarkosy
            nilocas Zarkosy répond à Gudule
            Âne à la retraite
            • Posté à 16h48 le 01/07/2009
            • Internaute 13422
              Âne à la retraite

            Si vous avez lu Le Voyage déjà il y a bien lontemps je vous conseille de le relire , et pendant que vous y êtes Mort à crédit ne vous fera pas de mal .
            Et puis tenez reprenez tout Ferdinand dans la Pleiade ,

            très bon pour les neurones .

          • dijou
            dijou répond à Gudule
            Esclave d'une SSII
            • Posté à 22h05 le 01/07/2009
            • Internaute 803
              Esclave d'une SSII

            heu non pas condescendant, pas eu l’impression, faut pas te braquer, j’ai juste dit que millenium est une grosse bouse mal traduite en plus , en tout cas perso quand je viens ici je range mon égo sur l’étagère , là où est le bouquin en question avec un marque page au milieu.

        3 autres commentaires
      • nilocas Zarkosy
        nilocas Zarkosy répond à Gudule
        Âne à la retraite
        • Posté à 16h40 le 01/07/2009
        • Internaute 13422
          Âne à la retraite

        Il faut comparer ce qui est comparable , comment mettre sur les plateaux de la balance le hérisson et les 3 Millenium ! ! !

        J’ai bien aimé le Hérisson que j’ai acheté aussitot sa sortie ( je n’ai pas attendu ce ’’ buz ’’ ) , et les 3 Millénium qui m’ont passionnés .

        Comparer Paloma à Lisbeth c’est complètement naze !

  • hycare
    hycare
    Gigoteuse d'univers
    • Posté à 15h08 le 01/07/2009
    • Internaute 8129
      Gigoteuse d'univers

    Je viens de lire l’article sans regarder la bande annonce.
    J’ai lu ce livre.
    Je viens de lire les commentaires.
    Bon, peut être que je suis trop « bon public » mais moi, j’ai aimé.
    Cela m’a fait rire.
    Tout en étant consciente que la situation des personnages n’est pas du tout probable.
    Je l’ai lu comme un roman distrayant et je ne le regrette pas.
    Je ne savais pas que l’auteure était prof de philo.
    Dans un certain sens cela me rassure, les philos peuvent donc être distrayants...

    Livre à lire, non distrayant, mais magnifiquement écrit : « La porte » de Magda Szabo :

    lien pour en savoir plus
    Lien

    • hycare
      hycare répond à hycare
      Gigoteuse d'univers
      • Posté à 16h01 le 01/07/2009
      • Internaute 8129
        Gigoteuse d'univers

      Oups ! j’ai oublié de préciser qu’il s’agit dune autre concierge, mais pas du tout du même acabit et qui plaira surement aux détracteurs de « l’élégance du hérisson »...

    • nilocas Zarkosy
      nilocas Zarkosy répond à hycare
      Âne à la retraite
      • Posté à 16h51 le 01/07/2009
      • Internaute 13422
        Âne à la retraite

      Moi aussi je l’ai aimé ce livre . non vous n’êtes pas un trop ’’ bon public’’ , mais pour certains il est de bon temps d’hurler avec les loups.

      • ninas
        ninas répond à nilocas Zarkosy
        retraitée
        • Posté à 17h24 le 01/07/2009
        • Internaute 65791
          retraitée

        Je vais me faire ma propre opinion alors critiquer avant d’avoir vu je sais pas faire et moi j’aime Balasko pour ses idées et sa révolte contre les injustices je vais me faire plaisir ne vous en déplaisent à vous ceux qui n’attendent pas mais c’est haro sur le baudet !

  • Julien83
    Julien83
    chroniqueur BD au Mague, (...)
    • Posté à 17h41 le 01/07/2009
    • Internaute 37797
      chroniqueur BD au Mague, (...)

    et voilà le cinéma français qui replonge dans l’ennuie... adaptation d’un bouquin de la littérature au succès ennuyeux... Il y a tellement à adapter ! et notamment du côté de la bande dessinée !
    Le meilleur film français en ce moment, c’est VERTIGE ! Voilà une grande innovation ! ! ! du spectaculaire, et de l’horreur ! Et surtout une actrice au grand talent qui crève l’écran comme la caméra : FANNY VALETTE ! ! ! Surveillez là bien ! ! ! Voilà enfin une très belle femme actrice dans le cinéma français ! Elle a eu SON Rôle via VERTIGE, elle n’a pas besoin d’un soit-disant « Tchao Pantin ».

    Au mieux pour les sorties ce vendredi, c’est l’incontournable AGE DE GLACE 3 ! (il y a une expo à Paris, chez ArtLudik, de Peter de Seve, un des character designers de chez Blue Sky Studio , et dessinateur au New-Yorker entre autre) .
    Alors Balasko, elle va rester de glace fondue devant la caméra et sur l’écran.

  • superBOB
    • Posté à 17h43 le 01/07/2009
    • Internaute 18754

    Marrant comment il y en a qui se précipitent pour dauber sur un truc dès qu’il a du succès... Ils deviennent des caricatures d’eux-mêmes.

    Le livre était pas mal, sans plus, clairement pas un chef d’œuvre mais de là à le jeter à la poubelle...

    Mais on est pas censé parler du film plutôt que du bouquin ?

    Ce que je ne fais pas évidemment....
     :)

  • JDep
    • Posté à 17h59 le 01/07/2009
    • Internaute 40602

    Je vous conseille vivement le derner Woody. Bien meilleur que « Vicky », un régal hilarant.
    Quelle idée d’aller se taper un film tiré d’un livre aussi platement écrit ! Enfin, libre à vous...

  • soleil vert
    soleil vert
    cool à toulouse
    • Posté à 18h15 le 01/07/2009
    • Internaute 25662
      cool à toulouse

    moi j’ai aimé le livre et la bande annonce ne me déplaît pas ! !
    qu’est-ce qu’une réussite littéraire ? ? je ne sais pas. Si j’aime, ca me suffit. Après on peut approfondir si on veut.
    Des bourgeois comme dans le livre j’en connais et c’est à peine caricaturé. La concierge m’a séduite tout de suite et l’enfant itou. Elles ne rentrent pas dans le moule des clichés et c’est cela qui m’a plu. Il a fallu que ce soit un étranger « exotique » qui remarque la vérité derrière la façade...
    Je n’ai pas perdu mon temps en le lisant contrairement à ce que certains tentent de dire. Je l’ai lu avant le buzz et je comprends qu’il est buzzé.
    En ce qui me concerne je trouve qu’il est bien écrit et nous propose la vie dans un immeuble vécue et racontée de différents points de vue.
    J’ai vraiment passé un bon moment...

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 18h26 le 01/07/2009
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    J’ ai beaucoup aimé le livre, et je ne suis pas la seule

  • el toro
    el toro
    scénariste
    • Posté à 19h33 le 01/07/2009
    • Internaute 84354
      scénariste

    Si vous avez aimé « VERY BAD TRIP » je vous invite à visionner un court métrage tourné il y a quatre ans avec sebastien Thoen (Action discrète sur Canal +), les ressemblances sont trés troublantes ! ! !
    Lien

  • Oscar Lolas
    Oscar Lolas
    Concepteur
    • Posté à 02h34 le 02/07/2009
    • Internaute 83114
      Concepteur

    « Et pour en rajouter dans le bon sentiment, alors que des cadors du cinéma lorgnaient l’adaptation du best-seller, c’est à une jeune inconnue, Mona Achache, qui faisait le siège de Gallimard, que l’auteure confia son oeuvre. » Sic ! ! ! !

    C’est aussi simple que ca ? ? ? ? ?

  • Un compte supprime
    • Posté à 02h55 le 02/07/2009
    • Internaute 21837
      nc

    Lu le bouquin, j’en ai garde un plutot bon souvenir, rien d’exceptionnel mais dans la masse de conneries publiees annuellement par les editeurs banquiers, pas du Gary mais du Ajar, pourquoi pas...

    A la lecture des commentaires, je me demande : la rue deviendrait-elle snobe ?

  • Minilouk
    • Posté à 11h16 le 02/07/2009
    • Internaute 17025

    Jugez sur pièce, extrait :

    « Apparemment, de temps en temps, les adultes prennent le temps de s’asseoir et de contempler le désastre qu’est leur vie. Alors ils se lamentent sans comprendre et, comme des mouches qui se cognent toujours à la même vitre, ils s’agitent sur l’engrenage qui les a conduits là où ils ne voulaient pas aller. Les plus intelligents en font même une religion : ah, la méprisable vacuité de l’existence bourgeoise ! Il y a des cyniques dans ce genre qui dînent à la table de papa : “Que sont nos rêves de jeunesse devenus ?” demandent-ils d’un air désabusé et satisfait. “Ils se sont envolés et la vie est une chienne”. Je déteste cette fausse lucidité de la maturité. La vérité, c’est qu’ils sont comme les autres, des gamins qui ne comprennent pas ce qui leur est arrivé et qui jouent aux gros durs alors qu’ils ont envie de pleurer.
    C’est pourtant simple à comprendre. Ce qui ne va pas, c’est que les enfants croient aux discours des adultes et que, devenus adultes, ils se vengent en trompant leur propres enfants. “La vie a un sens que les grandes personnes détiennent” est le mensonge universel auquel tout le monde est obligé de croire. Quand, à l’âge adulte, on comprend que c’est faux, il est trop tard. Le mystère reste intact mais toute l’énergie disponible a depuis longtemps été gaspillée en activités stupides. Il ne reste plus qu’à s’anesthésier comme on peut en tentant de se masquer le fait qu’on ne trouve aucun sens à sa vie et on tromper ses propres enfants pour tenter de mieux se convaincre soi-même.
    Parmi les personnes que la famille fréquente, toutes ont suivi la même voie : une jeunesse à essayer de rentabiliser son intelligence, à presser comme un citron le filon des études et à s’assurer une position d’élite et puis toute une vie à se demander avec ahurissement pourquoi de tels espoirs ont débouché sur une existence aussi vaine. Les gens croient poursuivre les étoiles et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal. Je me demande s’il ne serait pas plus simple d’enseigner dès le départ aux enfants que la vie est absurde. Cela ôterait quelques bons moments à l’enfance mais ça ferait gagner un temps considérable à l’adulte.

    Moi, j’ai douze ans, j’habite 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mes parents sont riches, ma famille est riche et ma sœur et moi sommes par conséquent virtuellement riches. [.....]
    Malgré cela, malgré toute cette chance et toute cette richesse, depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poisson. Comment es-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. [...] C’est comme ça. Je n’en suis pas spécialement fière parce que je n’y suis pour rien. Mais ce qui est certain, c’est que dans le bocal, je n’irai pas. C’est une gente que moi, aussi douée pour les études, aussi différente des autres et aussi supérieure à la plupart, la vie est déjà toute tracée et c’est triste à pleurer : personne ne semble avoir songé au fait que si l’existence est absurde, y réussir brillamment n’a pas plus de valeur que d’y échouer. C’est seulement plus confortable. Et encore : je crois que la lucidité rend le succès amer alors que la médiocrité espère toujours quelque chose.
    J’ai donc pris ma décision. Je vais bientôt quitter l’enfance et malgré ma certitude que la vie est une farce, je ne crois pas que je pourrai résister jusqu’au bout. Au fond, nous sommes programmés pour croire à ce qui n’existe pas, parce que nous sommes des êtres vivants qui ne veulent pas souffrir. Alors nous dépensons toute nos forces à nous convaincre qu’il y a des choses qui en valent la peine et que c’est pour ça que la vie a un sens. J’ai beau être très intelligente, je ne sais pas combien de temps encore je vais pouvoir lutter contre cette tendance biologique. Quand j’entrerai dans la course des adultes, est-ce que je serai encore capable de faire face au sentiment de l’absurdité ? Je ne crois pas. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, le 16 juin prochain, je me suiciderai. »

  • LaBelleLN
    LaBelleLN
    Terrienne en survie ...
    • Posté à 11h38 le 02/07/2009
    • Internaute 32372
      Terrienne en survie ...

    J’ai très envie de voir le film au vu de cette bande annonce mais je vais lire le livre avant ... et oui ... le livre c’est quand même plus complet ...
    Millenium, le film, était plutôt pas mal mais le livre tellement au dessus ! ...

  • Julien83
    Julien83
    chroniqueur BD au Mague, (...)
    • Posté à 11h52 le 02/07/2009
    • Internaute 37797
      chroniqueur BD au Mague, (...)

    A la limite ce film là va tellement se planter pour tout l’été, qu’il aurait fallu le sortir plutôt en septembre voir pour octobre si ce n’est l’hivers.. voir carrément comme ça se passe desfois aux USA pour pas mal de films, le fameux « DIRECT TO DVD » !
    Voilà ce que mérite tout juste ce film, de sauter la case « écran cinéma » pour la case « DVD » !

  • Aristophile
    Aristophile
    Activiste
    • Posté à 16h27 le 02/07/2009
    • Internaute 73157
      Activiste

    A l’intention de DON et autres

    Un sonfage n’est JAMAIS scientifique

    C’est une des plus belles conneries qu’on ait inventés pour tromper les gogos et faire vendre du papier .

  • mamie 26
    mamie 26
    viticultrice drome
    • Posté à 19h01 le 02/07/2009
    • Internaute 24184
      viticultrice drome

    lire un livre ou voir un film c’est rencontrer...

    est-il interdit de rencontrer un fou de SF et un amoureux de

    celine et pourquoi l’un serait idiot et l’autre un maitre a penser

    on peut aimer le soleil et la pluie

    et s’enrichir de la performance de balasko sans demeriter

    tout en revant aux chasses du comte zaroff....

  • lally
    lally
    professeur
    • Posté à 22h50 le 02/07/2009
    • Expert 51226
      professeur

    J’ai moyennement aimé le livre de Muriel Barbery même si au démarrage, j’ai trouvé la rencontre plaisante entre la concierge et la petite fille.
    L’auteur semble s’être fait plaisir avec des citations pompeuses ce qui finit par faire oublier l’épaisseur et le charme de ses personnages.
    Ca m’a fait penser plutôt à un prétexte pour placer des références philosophiques et littéraires, parfois cinématographiques. Quelque part on a l’impression que l’auteur a cherché plus à impressionner l’éditeur par son savoir pour briller en société, ce qui m’avait paru un peu trop prétentieux et finit par peser lourdement dans la lecture. Un peu de références, c’est bien, trop ça devient indigeste et ça déconstruit totalement le rythme et l’intérêt du texte.
    Est-ce que le film échappe à cela ?
    Il faut l’espérer.

    J’hésite à aller le voir. J’aime bien Balasko mais j’ai un peu peur d’une certaine superficialité de traitement et au mieux beaucoup trop de classicisme.

    Ayant vu dernièrement « Je l’aimais » adapté de Gavalda réalisé par Zabou Breitmann, je n’ai pas retrouvé l’émotion que j’avais eue à la lecture. Et j’ai trouvé l’adaptation vraiment trop rigide et froide.

    Berry avait encore plus mal adapté Gavalda en transformant le personnage du jeune noble en dandy fringuant alors que dans le roman c’est un obèse gavé de balourdises et de truculence, contrastant au plus haut point avec sa condition d’héritier de grande famille.

    Donc je me méfie.
    Pour adapter un roman, il faut vraiment que le scénario et les acteurs soient justes. Pas de cabotinage non plus. Et dans cette adaptation j’ai peur que la petite cabotine trop et que Balasko ait du mal à sortir de son registre habituel.

  • pretatourner
    pretatourner
    producteur
    • Posté à 11h18 le 04/07/2009
    • Internaute 84557
      producteur

    Paloma voit. Elle filme tous ces êtres qui lui semblent manquer autant d’ouverture qu’un poisson dans un bocal.

    Renée Michel (Josiane Balasko) montre la carapace que la vie lui a forgée. Elle cache son goût pour la littérature, de crainte que son aspiration à l’élévation livresque ne soit perçue comme prétention par ses voisins bourgeois.

    Un nouveau voisin, japonais, voit Renée pour ce qu’elle est : l’amorce d’une citation qu’il complète lui donne une claire vision de ce qu’elle est :
    « Les familles heureuses se ressemblent toutes » « et chacune est malheureuse à sa façon »

    Renée veut renaître à la vie et à l’amour, quand la mort l’y arrache.

    Josiane BALASKO épouse son personnage. Elle nous fait vivre de belles émotions par la justesse de son jeu.
    Un grand talent.

    Lien

  • Dédédemontreuil
    • Posté à 08h47 le 05/07/2009
    • Internaute 22736

    Bon, mais... Et le film alors ? Personne ne parle du film... ?

  • Hibou_Myope
    Hibou_Myope
    Criticologue
    • Posté à 17h09 le 05/07/2009
    • Internaute 84627
      Criticologue

    Contrairement aux autres commentateurs, j’ai vu le film...
    Bon, c’est vrai que ca peut paraitre étonnant comme procédé que de voir un film avant de répondre à la question : qu’en avez-vous pensé ?
    Mais bon, parfois, les procédures anciennes ont leur raison d’être...

    Je n’ai pas lu le livre, en partie à cause du buzz (ca m’irrite un peu quand on parle trop de certaines choses, réflexe idiot, mais on ne se refait pas...Quoique) mais surtout parce que dans mon entourage, on ne m’en a pas parlé vraiment en bien. Je ne peux donc pas comparer le livre et le fim qui porte dès l’ouverture la mention « librement inspiré du roman ».

    Je suis allé voir le film parce que la bande annonce a su me faire envie.

    Le film s’ouvre sur les vies parallèles d’une femme « viellie, usée, fatiguée » et d’une fille de 11 ans qui a décidé de se suicider pour son prochain anniversaire, dans moins de 6 mois. Comme les prisonniers, elle griffonne au mur chaque jour qui passe et la rapproche du jour fatidique. Ces deux personnes habitent le meme immeuble.
    La femme est concierge, assez revêche, mais a bon coeur : elle héberge en douce un clochard dans le local à poubelle de l’immeuble.
    Elle a une passion : la littérature, et qq petites manies : le thé et le chocolat noir.
    La fille, Paloma, est très intellectuelle, pointilleuse, d’une lucidité morose cad que ce qu’elle perçoit de manière assez claire du monde adulte la désenchante (au point de ne pas vouloir devenir adulte, et donc, de se suicider).
    D’une certaine manière, les points de vue de Paloma et de Renée, la concierge, se rejoignent.
    Mais, l’arrivée d’un nouveau personnage, un riche héritier japonais qui s’installe dans l’immeuble va modifier les caractères et projets des deux premiers.
    M.Ozu regarde la concierge, contrairement aux autres habitants de l’immeuble pour qui elle n’est qu’une fonction. Pour lui, elle est une personne. Il se rend compte qu’ils partagent une passion pour le roman russe et ils entament, à son initiative, une relation amicale.
    Paloma entre également en contact avec M.Ozu : il perfectionne le japonais de la brillante élève, il amène à modifier son point de vue sur les choses et les gens. Pour M.Ozu, il y a toujours qq chose de bon à prendre. Il faut aller au dela des apparences.

    La fin, assez brutale, est inattendue pour ceux, comme moi, qui ignorent la fin du livre (et peut etre meme pour eux). Je ne la révèle pas.

    Le film est très classique dans sa mise en scène. Le personnage de la concierge est intéressant. Mais je ne crois pas que la littérature puisse être vraiment une passion secrète : la concierge cache son amour des livres pour coller à son image de prolétaire (elle tient à coller aux stéréotypes de l’imaginaire des bourgeois). Que la concierge regarde la TV 24/24 ou lise tous les romans russes et japonais, en fait, j’imagine que les locataires d’un immeuble n’en ont cure, tant que le ménage est fait et que les paquets sont distribués.
    L’amour naissant entre le japonais et la concierge me parait très improbable... L’amour des livres ne suffit pas à rapprocher deux etres.
    Paloma est un personnage parfois fatigant parce que trop peu réaliste. Ses citations d’auteur, son phrasé sont parfois trop loin de ce qu’est une fille de cet âge.
    C’est le personnage le moins bien façonné, avec évidemment la famille et les autres locataires. Mais ces personnages-là ne sont de toute façon que des ombres...

    La morale du film : porter un regard attentif, attentionné aux autres permet d’en découvrir les facettes intéressantes, me plait. Mais l’intrigue ne tient pas trop : je ne crois pas au postulat du film.
    De plus, la mise en place, est bien trop longue. Pourquoi faire 50 scènes pour nous signifier ce qu’est une concierge ? Je crois que tout le monde le sait. Paloma filmant ses proches est moins une petite fille espiègle et attachante qu’une intello pointilleuse agaçante qui manque de maturité. La mise en place trop longue, ennuyeuse, diminue la sympathie qu’on pourrait avoir pour les personnages.

    Ce n’est pas un mauvais film, mais j’ai l’impression qu’on pouvait mieux faire avec à peu près les mêmes éléments... Cela dit, c’est l’impression qui ressort souvent des commentateurs du roman...