Nonfiction.fr 01/07/2009 à 10h46

En Italie, le livre qui ose comparer Berlusconi à Mussolini

Antoine Aubert | Nonfiction.fr


Silvio Berlusconi a presque gagné la guerre. Le constat est rude pour Massimo Giannini.

A 46 ans, le vice-directeur du quotidien italien La Repubblica, reste un irréductible : les changements provoqués par l’arrivée au pouvoir de l’entrepreneur milanais sont selon lui une catastrophe pour son pays.

C’est dans ce contexte que « Lo Statista : Il ventennio berlusconiano tra fascismo e populismo », (« L’Homme d’Etat : les 20 ans au pouvoir de Berlusconi, entre fascisme et populisme »), écrit il y a quelques mois par Giannini, a eu un retentissement médiatique important et du succès chez les lecteurs.

Réfléchi et argumenté, l’ouvrage émet cinq thèses :

  • Berlusconi est désormais un vrai homme d’Etat et plus seulement un aventurier venu à la politique pour défendre ses intérêts.
  • Son arrivée au pouvoir entraîne la démocratie italienne vers un totalitarisme post-idéologique.
  • L’entrepreneur milanais doit être plus que jamais pris au sérieux : derrière son style tapageur, il met en pratique des idées qui transforment l’Italie, et ce avec l’accord total de la population.
  • Il y a de nombreux points communs entre le berlusconisme et le fascisme.
  • L’opposition n’a rien compris au fonctionnement de son adversaire et a largement contribué à toutes ses victoires.D

Tous deux sont des tribuns hors paris, virils, maîtrisant la psychologie des masses


Berlusconi fasciste ? Il ne se passe sans doute pas un jour sans que Berlusconi et Mussolini soient comparés dans les médias. Giannini évoque ici la vingtaine d’années que les deux hommes auront passées à la tête de l’Italie.

En clair, un « ministère Berlusconi » a bel et bien succédé au « ministère Mussolini ». Pour le journaliste, les deux hommes se ressemblent : des tribuns hors pair, virils, maîtrisant la psychologie des masses.

Giannini prend le soin de rappeler que l’Italie des années 2000 n’est pas une dictature :

« Les partis de l’opposition sont vivants [et que] les journaux et les médias conservent [malgré tout] leurs fonctions critiques à l’encontre du gouvernement et de la majorité » (p. 70-71).

Mais il y a dans le berlusconisme la même volonté d’une « révolution conservatrice » ou « modernisation réactionnaire ».

Dans l’Italie d’aujourd’hui, « la vérité des faits ne compte plus »

Peut-on dire pour autant que Berlusconi est fasciste ? Giannini va (trop ?) loin en affirmant que « Mussolini était un homme politique avec des défauts calamiteux, mais n’était ni affairiste ni pirate ; intellectuellement, il valait ô combien plus que l’entrepreneur immobilier » (p. 106).

Mais où sont les arguments ? Seule la conclusion du chapitre « Berlusconi il fascista » frappe le lecteur : aujourd’hui, en Italie, « la vérité des faits ne compte plus » :

« Il importe peu de savoir si le président de Conseil de mon pays a corrompu ou non un magistrat ou s’il a payé ou non témoins pour échapper à une condamnation pour corruption. » (p. 125)

Un constat édifiant qui ne signifie pourtant pas que Berlusconi soit une chemise noire. Le Cavaliere reste néanmoins omnipotent en Italie. Les hommes du chef du gouvernement sont placés aux postes-clefs, et « le Conseil des ministres s’apparente à un conseil d’administration » (p. 43).

Au final, le gouvernement Berlusconi maltraite tout, notamment les institutions. Le Parlement se retrouve ainsi bâillonné via un recours accru aux décrets-lois. Pour Giannini, il n’y a aucun doute possible : un « régime » s’est mis en place, loué quotidiennement par les journaux télévisés.

En face, la gauche ne sait plus présenter de programme crédible

Mais le plus inquiétant se situe du côté des partis de gauche. Passée aujourd’hui dans l’opposition, elle ne sait pas se débarrasser de ses rivalités internes. Les derniers revers électoraux ne sont pas analysés.

Si la naissance du Partito democratico a fait naître un peu d’espoir, celui-ci a été de courte durée : la gauche ne sait plus présenter de programme crédible pour pouvoir imaginer revenir aux affaires.

Pendant ce temps, Silvio Berlusconi poursuit sa route, avec en tête un dernier objectif : entrer dans l’Histoire, c’est-à-dire devenir le prochain président de la République italienne. Deux solutions se présentent à lui : un vote parlementaire avec les règles actuelles, ou un réforme présidentielle de la Constitution, où le chef de l’Etat serait élu directement par le peuple.

Une chose est sure, Berlusconi ne sera pas un président avec un pouvoir limité, comme le prévoit actuellement les institutions.

Le Cavaliere veut faire basculer son pays vers un régime présidentiel, « une République autocratique et a-fasciste [...]. L’homme d’Etat aurait alors terminé son chef-d’oeuvre » ((page 195)). Et il aurait alors définitivement gagné la guerre.

 ? Lo Statista : Il ventennio berlusconiano tra fascismo e populismo de Massimo Giannini - éd. Baldini Castoldi Dalai - 234p. - 17,50€.

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  • pKp
    pKp
    • Posté à 11h11 le 01/07/2009
    • Internaute 17597

    « tribuns hors pair, virils, maîtrisant la psychologie des masses. (...) des idées qui transforment (son pays), et ce avec l’accord total de la population. (...) Les hommes du chef du gouvernement sont placés aux postes-clefs (...) Le Parlement se retrouve ainsi bâillonné via un recours accru aux décrets-lois. (...) la gauche ne sait plus présenter de programme crédible pour pouvoir imaginer revenir aux affaires. »

    Tout cela est bien familier...de qui on parle, déjà ?

    • Jaydi
      Jaydi répond à pKp
      Sûr de ne pas être certain
      • Posté à 13h15 le 01/07/2009
      • Internaute 79502
        Sûr de ne pas être certain

      Il y a écrit viril...

  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 11h17 le 01/07/2009
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    C’est bizarre, cette comparaison entre Berlusconi et Mussolini me rappelle vaguement quelqu’un de très similaire en France.
    Mais le nôtre est déjà passé à l’étape supérieure. Il est déjà président, maintenant il se prend pour le roi.

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 11h15 le 01/07/2009
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    et donc M. Sarkozy c’est Pétain alors ?

    • Numerosix
      Numerosix répond à SuperAlAmAs-
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 11h32 le 01/07/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      N’importe quoi : Sarkozy s’inspire de l’œuvre de Jean Jaures, voyons ..

    • William Tel
      William Tel répond à SuperAlAmAs-
      à Lille
      • Posté à 11h38 le 01/07/2009
      • Internaute 24846
        à Lille

      C’est ce que suggère Badiou dans son livre De quoi Sarkozy est-il le nom ? Mais il le fait de manière un peu plus subtile.
      Cela dit, je ne pense pas que les comparaisons historiques suffisent à prendre la mesure de ces figures politiques qui incarnent une nouvelle forme d’auto-immunité de la démocratie contre elle-même.
      Sarkozy et Berlusconni sont formellement des « démocrates » car ils ont reçu le suffrage des citoyens, et qu’ils respectent globalement les institutions. Pourtant tout ce qu’ils mettent en oeuvre pour gouverner tend à restreindre l’exercice de la démocratie, dont ils cherchent à subvertir les valeurs.
      Ils sont tous deux, et avant tout, les représentants d’un pouvoir qui concurrence celui du peuple et de l’état, et qu’on nomme « économique », - par crainte sans doute d’identifier trop clairement de prodigieux intérêts privés, qui ne coïncident évidemment pas avec l’intérêt collectif, (que les partis de gauche, censés portés l’opposition, et donc une alternative politique, ont perdu de vue également...)

      • General Subverciòn
        General Subverciòn répond à William Tel
        viva Makhnovchtchina
        • Posté à 11h59 le 01/07/2009
        • Internaute 47117
          viva Makhnovchtchina

        Au niveau autisme,on pourrait le comparer à Kim Il Sung ou Ceaucescu puisque la référence se veut « de gauche »...le fascisme rougeâtre,si on le mélange au bleu UMP à forte dose,ça donne pas du violet mais bien une couleur caca.

      • SuperAlAmAs-
        SuperAlAmAs- répond à William Tel
        Don Quichotte
        • Posté à 12h00 le 01/07/2009
        • Internaute 65608
          Don Quichotte

        à partit du moment où influence, secret et réseau il y a : démocratie il n’y a plus...
        Ce sont des PDG pas des présidents, exactement : je pense qu’ils appliquent une logique libérale de contrôle total et sont en train, tchou tchouuuuuuuu, surtout ces deux là, de vendre l’europe à l’empire...
        Mais merde : on a coupé la tête des Rois, pour voter pour des Empereurs...
        Il n’y a pas de choix...
        Sego-Sarko : vous appellez ca un choix...
        Pas de démocratie au pays des traitres comme Dominique FMI : sarko aura du lui dire : « écartes toi, laisses moi la place et sabotes Sego et je te donnes le FMI »...
        Si les français ne sortent pas dans la rue sérieusement et ne gèllent pas le pays pour défendre ses valeurs à la française : ils, nous, seronts bientôt tous des clones de l’empire...
        Je ne comprend plus le spriorités d’un peuple qui a inventé la liberté d’expression et qui à fait la révolution plus d’une fois et pour moins que ca...
         ? ? ?

      • screugneugneux
        screugneugneux répond à William Tel
        râleur-NRV
        • Posté à 12h21 le 01/07/2009
        • Internaute 43534
          râleur-NRV

        tout a chacun est libre, dans le cadre des libertés qu’on lui accorde....

        « Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres... »

        Le « despotisme éclairé » semble séduire en ce début de millénaire, dommage qu’il soit pratiqué par des trous du cul illuminés

    • Oudinot
      Oudinot répond à SuperAlAmAs-
      llanoddr yffr â gastell caedidd (...)
      • Posté à 12h27 le 01/07/2009
      • Internaute 24903
        llanoddr yffr â gastell caedidd (...)

      Non c’est mussolini ou hitler aussi. c’est pareil il est aussi dangereux que ces deux personnes.

      • mauser
        mauser répond à Oudinot
        • Posté à 15h58 le 01/07/2009
        • Internaute 4683

        Désolé bien plus nocifs ils savent jusqu’à aller trop loin

  • TheMogwai
    TheMogwai
    Ingénieur
    • Posté à 11h25 le 01/07/2009
    • Internaute 67392
      Ingénieur

    heureusement que c’est précisé plusieurs fois dans l’article il s’agit bien de l’Italie .... et puis ce qui est rassurant aussi c’est tous ces noms qui se finissent en I ..... à ça près on aurait pu confondre ..... et donc s’inquiéter !

    Mais là non ! C’est une belle journée alors ?

  • Le requin rouge
    • Posté à 11h28 le 01/07/2009
    • Internaute 28023

    c’est curieux comme certains détails évoquent le même sentiment coté français !

  • chabouc
    • Posté à 11h29 le 01/07/2009
    • Internaute 38100

    Berlusconi a été reelu alors que les italiens l’avait deja « pratiqué ».
    Faut pas se plaindre après !
    Il a bien raison, le peuple (et ses représentants) n’existe plus, tout comme la France et son clone de Berlusconi, en tete à chaques élections.
    Tous des veaux disait De gaulle

    • flixp
      flixp répond à chabouc
      Aboyeur
      • Posté à 12h10 le 01/07/2009
      • Internaute 34063
        Aboyeur

      « Berlusconi a été reelu alors que les italiens l’avait deja “ pratiqué ”. »

      Ha et nous ne perdons rien pour attendre

    • mauser
      mauser répond à chabouc
      • Posté à 16h01 le 01/07/2009
      • Internaute 4683

      Il se trompait ce sont les opposant les têtes de listes qui sont des nullités n’insultez pas les veaux qui eux sont des animaux utiles et attachants . En plus délicieux dans l’assiéte

  • sabrina
    sabrina
    NounouOgg ascendant Vimaire
    • Posté à 11h31 le 01/07/2009
    • Internaute 24259
      NounouOgg ascendant Vimaire

    « la vérité des faits ne compte plus »

    « un recours accru aux décrets-lois »

    « En face, la gauche ne sait plus présenter de programme crédible »

    Parle t’on que de l’Italie ?

  • mioumiou
    • Posté à 11h44 le 01/07/2009
    • Internaute 34943

    Pour résumer, la gauche l’a bien profond dans le baba.

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à mioumiou
      Bonne
      • Posté à 12h06 le 01/07/2009
      • Internaute 30028
        Bonne

      C’est tristement la règle du jeux . !
      Quand on est con ,on est CON _c’est bien connu _

      Attendre ...le peuple ne fait que cela ,pendant
      que d’autres se rincent le gosier ...avant de partir
      se faire dorer la pillule .

      « Madoff n’est pas un escroc ,
      Madoff est le système . »

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 12h14 le 01/07/2009
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    Ne pas oublier, amis riverains, le côté laboratoire politique de l’Italie .

  • Guyhope
    Guyhope
    EtudiantANTILRU
    • Posté à 12h22 le 01/07/2009
    • Internaute 84320
      EtudiantANTILRU

    Mais il y a dans le berlusconisme la même volonté d’une « révolution conservatrice » ou « modernisation réactionnaire ».

    –> Le fascisme ce n’est absolument pas çela ; Mussolini n’était ni conservaeur, ni réactionnaire ; dans les années 1920 c’est une idéologie totalement novatrice qu’il propose. Le fascisme c’était la modernité des années 1920, et encore plus des années 1930 : il proposait des solutions alternatives à la crise des démocraties libérales.
    Voir MILZA,Pierre, Les fascismes, Seuil

    • Oudinot
      Oudinot répond à Guyhope
      llanoddr yffr â gastell caedidd (...)
      • Posté à 12h29 le 01/07/2009
      • Internaute 24903
        llanoddr yffr â gastell caedidd (...)

      Cela est vrai mais après il a vite changé. Et puis le régime fasciste était violent...

    • XavXav
      XavXav répond à Guyhope
      • Posté à 12h58 le 01/07/2009
      • Internaute 28444

      C’est exactement ce que je comprends de l’article, au contraire de vous.

      « révolution conservatrice » : c’est le mouvement de droite US, qui prône l’innovation sociale, mais de droite. Comme le fascisme en son temps...

      Ensuite, les solutions alternatives en 1930, ce n’était pas pour remplacer les démocraties parlementaires, mais pour lutter contre le bolchévisme, qui nous manque aujourd’hui pour reproduire l’explication.

    • AdorableMonique
      AdorableMonique répond à Guyhope
      exceptionnelle
      • Posté à 18h36 le 01/07/2009
      • Internaute 84000
        exceptionnelle

      des lacunes...
      Mussolini a été socialiste avant tout ....
      Le fascisme est le fils du socialisme .....
      eh oui ...

      Nous sommes socialistes, nous sommes les ennemis du système économique capitaliste actuel d’oppression des économiquement faibles, avec ses salaires injustes, avec son évaluation inconvenante de l’être humain par sa richesse et sa propriété au lieu de la responsabilité et la performance, et nous sommes tous déterminés à détruire ce système coûte que coûte.

      c’est de qui ça ? ? ? ! ! !

      Vous avez été sélectionné tout en ayant de graves lacunes...
      la preuve que la sélection , c’est relatif ....cela dépend d’où ça vient ...

      Berlusconi a toujours été de droite, il ne peut pas être un tantinet fasciste....

      eh oui .. c’est dur à lire ... mais c’est vrai ...
      Revoyez les classiques avant d’affirmer des choses...

      • jojo1er
        jojo1er répond à AdorableMonique
        27 mars 2010 - No Sarkozy Day
        • Posté à 13h25 le 02/07/2009
        • Internaute 10521
          27 mars 2010 - No Sarkozy Day

        Ne pas confondre capitalisme d’état et socialisme.

        Tout ça n’empêche pas non plus Nabolèon de citer Jaurès, vous conviendrez pourtant qu’il n’est pas véritablement socialiste.

        Jojo1er, ...si on se mets à se fier aux paroles des politiques....

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 12h38 le 01/07/2009
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    Miroir, mon beau miroir...
    Sommes nous vraiment bien placés pour critiquer ?

    • inuit
      inuit répond à Atlantis
      grand nord
      • Posté à 17h01 le 01/07/2009
      • Internaute 82484
        grand nord

      bah oui... on ne peut mieux placé
      je ne crois pas qu’un suédois pourrait comprendre...

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 12h39 le 01/07/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    A quand la comparaison entre la fin de Mussolini et la fin de Berlusconi ?

    Il serait également intéressant de comparer l’idéal politique de Berlusconi et celui de Pinochet.

  • jmleray
    jmleray
    Traducteur-Interprète-Blogueur
    • Posté à 13h20 le 01/07/2009
    • Internaute 25117
      Traducteur-Interprète-Blogueur

    Berlusconi n’est pas fasciste, il est pire. Et ce n’est pas une phrase en l’air que je prononce, mais des mots étayés par l’analyse.
    Depuis presque 28 ans que je vis en Italie, j’ai eu le temps d’y réfléchir.
    Voici l’un de mes plus récents billets où il est question de Berlusconi : Lien
    JML

  • mick69
    • Posté à 13h30 le 01/07/2009
    • Internaute 2907

    Je ne connais pas l’Italie actuelle mais je suppose que, comme en France, la vulgarité et les magouilles du sommet donnent des ailes à tous les ripous et petits chefs du pays

  • brazz
    • Posté à 13h36 le 01/07/2009
    • Internaute 40271

    En fait, c’est un peu dépassé, le fait est qu’aujourd’hui c’est « L’économie contre la démocratie » et cela fait des années que ça a commencé à se mettre en place.
    Dans un monde devenu tout petit et dominé exclusivement par la finance transnationale, les chefs d’états n’ont plus le choix que d’acquiescer ou prendre des positions révolutionnaires d’opérette, également bouffons dans tous les cas.
    Heureusement ou malheureusement, les problèmes écologiques qu’ils n’ont su ni voulu régler à temps entraineront des catastrophes qui de loin en loin élimineront le problème, nous.
    Les autres qu’ils se demmerdent,s’ils peuvent !

  • G-Mike
    G-Mike
    terrien
    • Posté à 13h55 le 01/07/2009
    • Internaute 83084
      terrien

    voilà nos hommes politiques du futur ...
    Star system et populisme, la bonne recette empreinte d’humanité...
    courage....

  • G-Mike
    G-Mike
    terrien
    • Posté à 13h59 le 01/07/2009
    • Internaute 83084
      terrien

    Courage, car malheureusement la vision de BRAZZ a de fortes probabilités de s’averer.....

  • s3b
    s3b
    sofa surfeur
    • Posté à 14h00 le 01/07/2009
    • Internaute 67988
      sofa surfeur

    L’histoire ne se répète pas, elle rime ...

  • dijou
    dijou
    Esclave d'une SSII
    • Posté à 14h04 le 01/07/2009
    • Internaute 803
      Esclave d'une SSII

    On peut se poser la question quand même de savoir combien de temps ce système peut durer. Ils peuvent décréter toutes les lois qu’ils veulent mais ça ne règle aucun problème économique de fond puisqu’on sait par ailleurs que leurs lois les aggravent. Alors ? quand la pression fiscale directe ou indirecte sur les plus pauvres aura atteint ses limites, les emplois détruits, la recherche exsangue, l’éducation en berne , les soins même pas à minima..
    Bref quand une majorité de nos concitoyens se réveilleront qu’est ce qu’ils pourront bien encore leur vendre ?
    On va se taper 8 ans encore de Sarkozysme, comme les américains se sont tapé 8 ans de Bush, jusqu’à l’écœurement semble t-il.
    Une petite lueur d’espoir au bout du tunnel ?

  • Keno89
    Keno89
    Etudiant
    • Posté à 15h07 le 01/07/2009
    • Internaute 84144
      Etudiant

    « L’entrepreneur milanais doit être plus que jamais pris au sérieux : derrière son style tapageur, il met en pratique des idées qui transforment l’Italie, et ce avec l’accord total de la population. »

    Cette phrase veut tout dire. Il a l’appui de la population qui a voté pour lui et le soutient (49% d’opinion favorable selon le Canard Enchainé de ce matin), il fait tout ce qui lui semble judicieux de faire comme réformes, ancrer les idées qu’il veut, etc...

    Et ce n’est pas ce petit hater de planqué de Giannini avec ses niaiseries de gauche qui va bien pouvoir changer quelque chose avec son torchon. La démocratie, c’est comme ça, le peuple a tranché en faveur de Berlusconi. Oui c’est peut-être (sans doute) un mec pas fréquentable, mais c’est comme ça.

  • mister magoo
    mister magoo
    petit chimiste
    • Posté à 16h03 le 01/07/2009
    • Internaute 84334
      petit chimiste

    petit nouveau sur le site,juste préciser à certain « ke l’Empire“pollue certainement, avec ses fusées par exemple........mais c’est pas la marmotte de chez milka qui est sortie d’un module spatiale en 69 pour gambader sur la lune ! les USA,c’est pas la civilisation maya.....si on peut sauver un ptit truc sorti du cortex des deux nabots lobotomisés c’est bien leur atlantisme ! ! ! la democratie,c’est avoir le choix...de virer un roitelet...c’est le pouvoir au plus grand nombre....pas le pouvoir au peuple ! ! !

  • Dubitator
    Dubitator
    Vieux
    • Posté à 16h05 le 01/07/2009
    • Internaute 81442
      Vieux

    On a les dirigeants qu’on mérite.

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 16h44 le 01/07/2009
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Ce qui est curieux dans cet article, c’est qu’on ne fait pas référence à une composante de taille : la Maffia.

    Si Berlu est au pouvoir, c’est qu’il ne gène pas la Maffia, ils s’évitent, se ménagent, se protègent...

    Peut-on dire que Berlu est un maffioso ?

    Pourquoi ce titre (« En Italie, le livre qui ose comparer Berlusconi à Mussolini » ), que l’on pourrait rapprocher d’autres tentatives d’aborder le sujet tabou : la Maffia ?

    Crainte de poursuites judiciaires ou menaces à peine voilées de la « Pieuvre » ?

    • spleenlancien
      spleenlancien répond à Waldeck
      Manant, de passage sous le (...)
      • Posté à 09h33 le 02/07/2009
      • Internaute 78672
        Manant, de passage sous le (...)

      C’est aussi, accessoirement, le pays du Pape ...

  • inuit
    inuit
    grand nord
    • Posté à 17h31 le 01/07/2009
    • Internaute 82484
      grand nord

    j’ai le sentiment que la France et l’Italie sont atypiques dans cette évolution de nos gouvernants, non ? populiste, une malhonnèteté à peine voilé, gloire au fric, maîtrise des médias, concentration des pouvoirs...
    la défiances des citoyens envers les politiques + l’échec de la gauche = citoyens désabusés : puisque les politiques ne peuvent rien faire pour nous, je me démerde tout seul, vive le système D !
    la présence au pouvoir de quelqu’un qui les conforte dans leurs manière de penser et d’être leur donne l’absolution
    le peuple vit avec sarko ou berlusconi comme berlusconi vit avec la mafia
    on attend d’être au bout du bout pour prendre un nouveau virage... le bon, espérons

  • François-Laforgue
    • Posté à 17h34 le 01/07/2009
    • Internaute 18194

    comme quoi l’auteur de l’article et du livre confirment le fameux point 5 :

    « L’opposition n’a rien compris au fonctionnement de son adversaire et a largement contribué à toutes ses victoires ».

    et puis la comparaison Mussolini-Berlusconi est aussi honteuse (même si l’on apprécie guère Berlusconi), si l’on songe aux Italiens assassinés dans les camps de concentration.
    Primo Levi était de Turin.

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 17h44 le 01/07/2009
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    Vous ne trouvez pas que ça ressemble à ce qui se passe chez nous !

    • AdorableMonique
      AdorableMonique répond à alberte
      exceptionnelle
      • Posté à 18h39 le 01/07/2009
      • Internaute 84000
        exceptionnelle

      ce qui se passe chez nous ....

      Une jeune femme de 29 ans a été aspergée hier d’un produit corrosif, dans une cité sensible de Grenoble

      Lien(gid)/918814

      voilà pour toi l’illuminée ...

  • gafet
    gafet
    citoyen vigilant
    • Posté à 20h04 le 01/07/2009
    • Internaute 60395
      citoyen vigilant

    ah, l’heureuse et pas si éloignée époque où certains regardaient en souriant l’évolution politique chez nos cousins transalpins, en ns disant « bah c est l’Italie » ...

    ajd’hui, on rit moins n’est ce pas - et au moins 3 des 5 thèses mentionnées dans l’article pour décrire berlusconiais peuvent parfaitement s’appliquer à son frère de lait qui sévit de ce côté des alpes.

  • offtheroadagain
    • Posté à 20h48 le 01/07/2009
    • Internaute 2942

    Copie presque conforme ! !
    Un régime qui muselle petit à petit tous les rouages institutionnels avec la bienveillance et le soutient des patrons de presse aveugles des dérives et atteintes aux libertés, qui finissent par les avilir et toucher leurs propres intérêts. Il y a une étrange similitude entre le populisme Berlusconien et l’autoritarisme Sarkozien, même si les parcours sont sensiblement différents. De la loge P2 aux relations mafieuses pour l’un, aux trahisons et alliances heureuses pour l’autre, tous deux sont d’habiles communicants aux mains pas toujours propres. Mais le plus affligeant est la piètre réaction et le peu de convictions que met l’opposition à combattre cette lente progression autocratique. Les faits sont sur la place publique malgré des médiats pour la plupart à la botte, et les révoltes et réactions qui se font de plus en plus timides, laissent le champ libre à une politique droitière de plus en plus décomplexée. Ce n’est pas encore du fascisme mais on en est pas loin, la mondialisation en marche en a toutes les formes.

  • TonyMo
    TonyMo
    hummm
    • Posté à 21h14 le 01/07/2009
    • Internaute 22269
      hummm

    la gauche ne sait plus présenter de programme crédible... Ho ! en Italie aussi ils sont nul, en France la gauche n’a même pas de programme.

  • Adibou
    • Posté à 00h02 le 02/07/2009
    • Internaute 19888

    « Mais le plus inquiétant se situe du côté des partis de gauche. Passée aujourd’hui dans l’opposition, elle ne sait pas se débarrasser de ses rivalités internes. Les derniers revers électoraux ne sont pas analysés. »

    Toute ressemblance avec des partis ou des personnes existants ou ayant existé en France, ne serait que pure coïncidence...

  • Riwal Ferry
    Riwal Ferry
    Blogueur
    • Posté à 13h46 le 02/07/2009
    • Internaute 37785
      Blogueur

    On peut eventuellement identifier, ici et la, des points de comparaison troublants entre Berlusconi et Mussolini. Mais l’exercice en lui-meme lui-meme est a mon avis parfaitement sterile et temoigne davantage d’un desarroi de la gauche (des deux cotes des Alpes) que d’une volonte de faire avancer les choses. Le fascisme est un phenomene vieux de plus de 80 ans, apparu dans un contexte bien particulier : si similitudes il y a, il semble que le seul benefice qu’il y ait a les ressasser soit de pouvoir traiter Berlusconi de « fasciste » en s’appuyant sur une « analyse objective », ce qui vaut condamnation depuis 1945.

    So what ? N’est-il pas temps de sortir des paradigmes du XXeme siecle et de regarder le « Berlusconisme » et, pourquoi pas, le « Sarkozysme », pour ce qu’ils sont, ici et maintenant ? Et, par suite, inventer des reponses du XXIeme siecle a cette nouvelle forme de pouvoir, qui conjugue hyper-personnalisation, populisme, obsessions autoritaristes, soumission aux pouvoirs de l’argent, controle des medias de masse sur fond, malgre tout, de democratie et de liberte d’expression ?

    L’invective, quelle qu’en soit la legitimite, ne menera la gauche democratique nulle part, sinon dans le giron rassurant de « fronts populaires » virtuels dont le peuple, en definitive, est absent.

  • beuhrète-
    • Posté à 21h05 le 04/07/2009
    • Internaute 75660

    je dois venir avec un croc de boucher ?