26/06/2009 à 12h05

Le Crédit Suisse épinglé pour ses placements imbitables

Laurent Léger | Journaliste

Les banquiers du Crédit Suisse ont-ils cru avoir trouvé la martingale pour fourguer à leurs riches clients des placements toujours plus prometteurs en temps de crise ?

Une épargnante française mécontente des pertes subies a saisi la Fédération bancaire française pour obtenir une médiation dans son litige contre la banque, estimant que l’information qui lui avait été délivrée était loin de correspondre aux standards en la matière. Il faut le voir pour le croire : la notice d’explication du placement en question est tout bonnement incompréhensible !


2009_06_26_Banque_Document.jpg

Le titre du placement vendu depuis 2008 par le Crédit Suisse, notamment dans son établissement de l’avenue Kléber, à Paris, est déjà tout un programme : le « Callable Yield Note Multi Indice à un an Euro 11,5% ». On est pas dans l’agence à guichets du coin, mais tout de même...

Un extrait de la note de présentation de deux pages éditée par la banque suscite à l’évidence l’incompréhension, à moins d’être un expert :

« Si aucun des 4 sous-jacents n’a atteint ou dépassé sa barrière (observation continue) pendant la durée de vie du Note, ce dernier sera remboursé à 100% par coupure à l’échéance, même si un ou plusieurs des sous-jacents clôturaient en dessous de leur niveau initial à la date du fixing final ».

Les éventuels courageux ou spécialistes pourront décrypter les « avantages » et les « inconvénients » du placement sur le fac-similé ci-joint. Une notule qui devrait à priori pouvoir être lue par tout client potentiel...

Un avocat, Me Richard, réunit donc actuellement les dossiers de plusieurs clients ayant subi des pertes. Pour lui, la crise n’est pas la seule responsable du trou de ses clients, au contraire. Le produit proposé par la banque, il le juge « totalement incompréhensible ».

Un avis que le médiateur de la Fédération bancaire française, saisi par l’une de ses clientes, n’est pas loin de partager. Le médiateur a analysé le produit, pointant en termes choisis - on est quand même dans une fédération bancaire... - le manque d’information délivré selon lui aux souscripteurs et le caractère inapproprié d’avoir conseillé le produit à la cliente.

« Compte tenu de la relative complexité du produit considéré » (...) et « dans le doute sur les explications spécifiques qui ont pu être données à une cliente peu familière de cette technique », écrit-il dans une « Proposition de règlement amiable entre Madame C. Grunwald et le Crédit Suisse ».

Il rejette néanmoins le défaut de conseil reproché à la banque par la plaignante et suggère le remboursement d’environ la moitié des pertes, ce qui ne semble pas suffire à satisfaire cette dernière.

Plusieurs dossiers sont actuellement ouverts contre la banque qui, sollicitée par Rue89, n’a pas donné suite à notre demande d’explications.

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  • Laclairette
    Laclairette
    informaticienne
    • Posté à 12h39 le 26/06/2009
    • Internaute 50518
      informaticienne

    « Le Crédit Suisse épinglé pour ses placements imbitables »

    euh... c’est quoi ce titre ?

    • WeWillWin
      WeWillWin répond à Laclairette
      Indécise
      • Posté à 12h45 le 26/06/2009
      • Internaute 74281
        Indécise

      Ben oui, il est pas épinglé pour l’instant. Alors c’est quoi ce titre ?

      • Arnaud Aubron
        Arnaud Aubron répond à WeWillWin
        Les Inrocks (et ex-Rue89)
        • Posté à 13h10 le 26/06/2009
        • Internaute 77
          Les Inrocks (et ex-Rue89)

        Bah tout dépend ce que vous entendez par « épinglé », qui n’a pas vraiment de définition légale. Si la FBF demande de rembourser la moitié des pertes parce qu’il y a des problèmes reconnus dans le produit proposé, pour moi il a bien été « épinglé ». Mais ça se discute j’en conviens.

         
        • A déménagé le 19-12-2011
          • Posté à 13h25 le 26/06/2009
          • Internaute 48453

          Le choix du mot « imbitable », particulièrement familier pour ne pas dire plus, me paraît aussi hautement discutable.

          • Bee
            Bee répond à A déménagé le 19-12-2011
            butineur
            • Posté à 14h58 le 26/06/2009
            • Internaute 40789
              butineur

            Je suis bien d’accord...

            Je ne suis pas particulièrement prude ou maniaque mais tout de même, peut-on utiliser un peu la richesse écrite de la langue française plutôt que de recourir à des familiarités déjà particulièrement vulgaires lorsque dites oralement ?
            Surtout pour le choix d’un titre balancé en énorme sur la page de garde de rue89.

            Vous auriez pu utiliser par exemple au choix :
            abscons
            obscur
            impénétrable
            nébuleux
            sibyllin
            hermétique
            incompréhensible
            inintelligible
            énigmatique
            abstrait

            • palmer
              palmer répond à Bee
              passant
              • Posté à 15h41 le 26/06/2009
              • Internaute 51482
                passant

              Imbitables c’est sympa. oui y a plein d’équivalents mais ces termes galvaudés sont usés comme les gloussements de michel djaxonne ; certains sont même par trop imbitables alors qu’imbitable est inimitable ; tellement que certains dicos ne connaissent pas encore.

              Puis c’est quand même plus sympa de passer sa journée avec la découverte d’un mot qu’avec des pleurnicheries imbitables pour un marchand de disques qui meurt comme un humain ordinaire.

          • macjack
            macjack répond à A déménagé le 19-12-2011
            bûcheron
            • Posté à 11h23 le 27/06/2009
            • Internaute 45039
              bûcheron

            C’est indubitable !

            • sefero49
              sefero49 répond à macjack
              Soldat mugissant
              • Posté à 17h24 le 27/06/2009
              • Internaute 12260
                Soldat mugissant

              Oui...
              et est il bien utile de « débiter » des synonymes pour s’en convaincre ? ? ?

          • pseudoo
            pseudoo répond à A déménagé le 19-12-2011
            citoyen lambda
            • Posté à 10h27 le 29/06/2009
            • Internaute 51588
              citoyen lambda

            Cela vient du verbe biter, qui veut dire comprendre. Cela n’a rien à voir avec une bite !
            Avec avec ces pères la pudeur, tous ces tartuffes, on va bientôt supprimer tous les mots obscènes comme le mot concupiscent ou pire encore, le mot suspect.

            • A déménagé le 19-12-2011
              • Posté à 14h49 le 29/06/2009
              • Internaute 48453

              Merci pour ces étymologies mais je n’ai jamais envisagé que ces 2 mots puissent avoir une racine commune. Il n’empêche que le mot « imbitable » reste extrêmement familier, ce qui est d’autant plus choquant dans un titre placé en une d’un journal.

        7 autres commentaires
    • AE35
      AE35 répond à Laclairette
      • Posté à 11h02 le 27/06/2009
      • Internaute 14197

      Je suis bien d’accord avec vous.

      1 / « Epinglé » ? Pas de condamnation pour le moment ni de rappel à l’ordre de la part des autorités compétentes en la matière (AMF et Commission Bancaire). Faudrait donc que l’on m’explique l’épinglette en question.

      2 / « Imbitable » ? Connaît pas ! j’imagine que ce fait d’avoir une constitution physique dans laquelle on ne peut y introduire une « bite » [désolé] ? Accolé au terme « placement »... non je ne vois pas le sens ni le signifiant.

      Bref, la qualité des articles de Rue89 baisse en ce moment... : -(

  • Lurker
    Lurker
    Neant
    • Posté à 12h41 le 26/06/2009
    • Internaute 43564
      Neant

    « Une épargnante française mécontente des pertes subies » « la notice d’explication du placement en question est tout bonnement incompréhensible ! »

    Donc si je comprends bien, encore une fois on a affaire a une personne qui, ayant perdu de l’argent placé (c’est le risque) en signant un contrat qu’elle n’a pas lu et / ou pas compris, vient pleurer.

    Quand donc les gens arreteront de signer des choses dont ils ne comprennent pas un mot ? (j’ai la réponse, quand ces personnes seront moins vénales) (c’est pas demain la veille).

    • Ellington
      Ellington répond à Lurker
      • Posté à 17h33 le 26/06/2009
      • Internaute 27898

      Soit elle ne l’a pas lue, elle ne doit pas se plaindre,

      Soit elle l’a lue, n’a rien compris et signé quand même et alors elle est vraiment très c...

  • WeWillWin
    WeWillWin
    Indécise
    • Posté à 14h20 le 26/06/2009
    • Internaute 74281
      Indécise

    Faut-il plaindre les gens qui placent leur argent en rêvant à des revenus faciles ?

  • JP_JP
    • Posté à 12h47 le 26/06/2009
    • Internaute 18274

    Malgré la crise, je n’ai pas perdu 1 euro sur mes placements en actions, obligations, ...
    vous savez pourquoi ? je n’en ai pas !
    Une action achetée = 1 emploi supprimé.
    moralité
    bien fait

  • jide
    jide
    http://jide.romandie.com
    • Posté à 13h13 le 26/06/2009
    • Internaute 22641
      http://jide.romandie.com

    Ho !
    Un Gros Requin a bouffé les éconocroques d’un plus petit que lui !
    Et le petit poisson n’est pas content ?
    Et si l’argent promis avait été gagné, qui (l’)aurait perdu ?
    Comme ces boursicoteurs qui voulait être remboursé de leur pertes par l’Etat après le crack d’octobre dernier...

    Tous les même : ce sont les plus malins quand ça gagne (tu parles, palper de blé sans rien glander) mais des que ça vire au vinaigre, on joue les chochottes effarouchées.

    Lien

  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 14h22 le 26/06/2009
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    Une directive européenne, la Mifid, impose aux banques et consorts de fournir des informations claires à leurs clients, et ce en fonction du degré de connaissance des marchés financiers du client. Cette directive est en application depuis 2007.
    Elle impose même qu’un produit financier trop complexe ne puisse être vendu à quelqu’un n’ayant pas les bases pour le comprendre.
    Si le Crédit Suisse à vendu son produit en 2008, alors ils peuvent être épinglés.
    Mr Léger, je suis surpris que vous n’ayez pas mentioné cette réglementation, qui va clairement être au coeur des débats sur ce litige.
    Même si le siège en suisse du Crédit Suisse n’a pas à respecter cette réglementation, une filliale en France devra la respecter, prouver qu’ils ont :
    - Classifié leur cliente (ils ont du lui faire remplir un formulaire détaillé de sa connaissance et sa compréhension des marchés), ou par défaut attribué le plus bas niveau (tel que le veut la réglementation).
    - Classifié le produit vendu en fonction de sa complexité.

    • A déménagé le 02-02-2012-2
      A déménagé le 02-02-2012-2 répond à Hatamoto
      non connue
      • Posté à 14h28 le 26/06/2009
      • Internaute 82025
        non connue

      C’est très intéressant, ce que vous dites là.
      Dans le même esprit, est-ce à dire que l’Etat français, à travers le PMU et la Française des Jeux, devrait faire remplir un questionnaire aux parieurs pour s’assurer qu’ils ont bien compris que leur espérance de gain n’est que de 60% leur mise ?

      • Hatamoto
        Hatamoto répond à A déménagé le 02-02-2012-2
        Vendeur de temps de cerveau (...)
        • Posté à 14h36 le 26/06/2009
        • Internaute 29766
          Vendeur de temps de cerveau (...)

        Le truc c’est que le PMU c’est un « jeu de hazard ».
        La banque c’est sensé être « sérieux » ... et pas un « jeu de hazard ».
        Vous avez déjà vu une banque vendre un produit financier et vous dire que c’est super génial, et comme le loto ?

         
        • Jaydi
          Jaydi répond à Hatamoto
          Sûr de ne pas être certain
          • Posté à 15h53 le 26/06/2009
          • Internaute 79502
            Sûr de ne pas être certain

          L’emploi du mot hazard est-il volontaire ?
          Parce que dans ce cas là, je dirais que confier son argent à une banque dans de tels investissements relève aussi du hazard.

          • Ellington
            Ellington répond à Jaydi
            • Posté à 17h35 le 26/06/2009
            • Internaute 27898

            En français, il faut écrire « hasard ».

            Le mot anglais « hazard » signifie « danger ».

            Amusant lapsus ?

        2 autres commentaires
    • Hatamoto
      Hatamoto répond à Hatamoto
      Vendeur de temps de cerveau (...)
      • Posté à 14h32 le 26/06/2009
      • Internaute 29766
        Vendeur de temps de cerveau (...)

      Je vais faire une réponse globale à ceux qui minimisent l’action de la banque, ou qui disent en gros « fallait pas jouer ».
      Quand un escroc escroque une vielle en abusant de sa confiance, tout le monde reconnaitra que la vielle est une victime et que l’escroc est coupable.
      En quoi ce cas est différent ? la cliente de la banque à confiance en son banquier, le banquier abuse de sa confiance et lui soutire son argent.
      Parceque la banque sur ce genre d’opération c’est comme le casino : elle touche sa com, qu’elle gagne ou qu’elle perde.

      • chourave
        chourave répond à Hatamoto
        • Posté à 16h26 le 26/06/2009
        • Internaute 29660

        D’accord sauf qu’il y a fort a parier que la banque et ses conseillers n’en savaient guère plus et que c’est en tout honneteté qu’ils ont fourgués ce qui s’est avéré une mauvaise affaire.
        Il y a aussi fort à parier que ceux qui ont monté ce placement croyait eux aussi que c’était une bonne affaire d’après les données qu’ils avaient entre leurs mains.
        Donc dans ce genre d’affaire, même si tout le monde est honnete les consequences ne sont pas pour autant maitrisées. Il empeche que les risques encourus par les intermédiaires sont nuls mais pas ceux du client final.
        Ceci illustre parfaitement un comportement sytémique.

      • AE35
        AE35 répond à Hatamoto
        • Posté à 11h26 le 27/06/2009
        • Internaute 14197

        Non pas tout à fait. La comparaison n’est pas bonne pour deux raisons.

        1 / Certain produit, principalement en matière de placement financier, sont rémunérés pour l’établissement de crédit sur un pourcentage pris sur les performances. Pas de performance positive >> Pas de revenus pour la banque.

        2 / Si la cliente n’était pas en perte sur le produit, mais en gain, question : se serait-elle plainte également de ne pas avoir compris la documentation ?

        Cependant vous avez parfaitement raison avec la Directive MIF.
        Reste à connaitre le statut de l’agence Crédit Suisse à Paris (France).

        Deux possibilités :
        1 / Filiale française d’un EC Suisse avec numéro d’agrément >> Alors la directive MIF s’applique à ce cas d’espèce.
        2 / Bureau de représentation sans numéro d’agrément >> Alors la directive MIF ne s’applique pas et le bureau parisien du Crédit Suisse ne répond pas de ses actes ni devant l’AMF ni devant la Commission Bancaire mais uniquement devant la législation suisse.

        Après vérification sur leur site, il s’agit bien d’un Établissement de Crédit, donc avec agrément du CECEI. LA Directive MIF s’applique donc dans le cas d’espèce cité par l’article.

        Donc, et selon mon analyse :
        - soit le produit a été vendu sans que la cliente n’ait signé le questionnaire MIF, et dans ce cas la responsabilité de l’Etablissement de Crédit peut être engagée
        - soit le produit a été vendu en contradiction avec le questionnaire MIF rempli par la cliente, et dans ce cas la responsabilité de l’EC est également engagée
        - soit - et il ne faut pas l’oublier - la client à « menti » en remplissant son questionnaire MIF et dit qu’elle acceptait une prise de risque et/ ou qu’elle acceptait une part de prise de risque dans sa gestion de produit financier. Et dans ce cas la responsabilité de la cliente serait totale.

        On ne peut pas dire que l’on accepte du risque que s’il n’existe pas, et le refuser lorsqu’il s’avère !

    • les_canards
      les_canards répond à Hatamoto
      • Posté à 10h46 le 27/06/2009
      • Internaute 20527

      Crédit Suisse fait exclusivement de la banque privée. On peut supposer que Madame avait donc un joli petit capital de départ, probablement un conseiller fiscal attitré, et n’était pas censée être novice en la matière. Or pour quelqu’un qui s’y connaît ne serait-ce qu’un peu, le passage cité n’a rien d’incompréhensible...

  • fredinlondon
    • Posté à 13h57 le 26/06/2009
    • Internaute 74573
      OM

    Ce type de produit n’est pas particulierement compliqué, en depit de son nom est un peu barbare, pour peu qu’il soit expliqué convenablement.
    C’est par contre une autre question de savoir si il est approprié de vendre ce type de produit qui s’adresse a des investisseurs experimentés à un particulier.

    Credit Suisse, de meme que les autres banques d’investissement, ne sont pas des enfants de coeur mais sont des professionnels, ce qui signifie qu’ils font tres attention en general a bien expliquer ce qu’ils vendent (dans le but essentiellement de couvrir leurs arrieres certes :)) afin que ce type de situation ne se produise pas.

    Dans ce type de situation, il est fort probable que
    1. la cliente aie compris intellectuellement le fonctionnement du produit - mais pas realisé le risque qui y etait lié
    2. elle ne soit pas entierement de bonne foi et cherche juste à refaire ses pertes
    3. credit suisse paye ce qu’elle demande quelle que soit la somme afin d’eviter une publicité negative beaucoup plus couteuse.

    Je suis d’accord avec les commentaires precedents : quand est ce que les gens feront preuve de bon sens et arreteront d’acheter des choses qu’ils ne comprennent pas juste car ils revent d’avoir plus de rendement ? C’est ce type de « reve » qui fait prosperer les banques et la francaise des jeux.

    • chourave
      chourave répond à fredinlondon
      • Posté à 16h35 le 26/06/2009
      • Internaute 29660

      Pourriez vous m’expliquer en quoi un type de produit est plus ou moins adapté à un client.
      Quand on parle d’une voiture ou d’un logement je vois, en ce qui concerne un placement j’ai beaucoup de mal.
      Est-ce que les institut financiers ne font pas plutot de l’obscurantisme pour reporter sur des clients une responsabilité qui est la leur un peu comme « Windows » vous signals que vous n’avez pas d’antivirus pour pallier aux failles de leur système qu’ils ne veulent pas assumer.

      • les_canards
        les_canards répond à chourave
        • Posté à 10h48 le 27/06/2009
        • Internaute 20527

        Exemple (bête) de produit plus ou moins adapté : un investissement « quitte ou double » (soit +15% soit -10%) peut être adapté à quelqu’un qui n’y investit qu’une petite part de ses actifs et a par ailleurs une situation financière solide. Pas au « père de famille » qui place l’argent mis de côté pour faire face aux études de ses enfants !

    • Rat Debile
      Rat Debile répond à fredinlondon
      trader pas plus malin que les (...)
      • Posté à 05h55 le 29/06/2009
      • Internaute 81327
        trader pas plus malin que les (...)

      Tous ces produits dits « structurés » sont des grands classiques dans les banques d’investissement, ceux sont ce que l ’on appelle les produits exotiques. Actuellement, Credit Suisse n’est pas le seul qui soit sous le coup d’attaques de clients, sur la complexité des produits.

      Pour avoir structuré ce genre de produits, l’idée est que le client prenne un risque, afin que la banque le rémunère plus qu’au taux monétaire. Ce qui se passe dans la réalité, c’est que vous avez un client qui cherche les plus gros coupons possibles, en prenant un risque qu’il ne voit pas ou minimise. Typiquement, vous lui dites que son capital est entièrement protégé tant que le CAC40 ne baisse pas de 30 % en un an, sinon il perd beaucoup (ça n’arrive jamais ça, cool , je fonce !)

      Là l’équipe d’ingénieur de la banque calcule vraiment le risque (en proba) et propose de gros intérêt pour compenser en moyenne ce risque , tout en empochant une marge au passage.
      Ensuite, la banque gère les risques de ce produit pour pouvoir payer les coupons au client.

      Le problème vient de la cupidité a la fois du client qui refuse de voir les risques, mais aussi des vendeurs des banques , qui la plupart du temps ne sont pas meilleurs que des VRP tupperware et devraient vendre des tapis car au moins ils comprennent ce que c’est, pas comme les produits qu’ils vendent.

      Enfin bon, on parle de produits qui n’ont plus le vent en poupe, car autant les clients on perdus de l’argent, mais les banques aussi, car les risques pris par les banques sont beaucoup plus gros que ceux déduits des modèles d’évaluation de risques, et vu le comportement des marchés entre octobre et décembre beaucoup de banques ont renoncés a vendre ce genre de produits suite à de nombreuses pertes en gestion.

  • gavroche dit gazouz
    gavroche dit gazouz
    ex-fumeur averti
    • Posté à 14h03 le 26/06/2009
    • Internaute 81775
      ex-fumeur averti

    impossible de telecharger le document ,que fait rue89

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 14h07 le 26/06/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    « ... et c’est pour ça que votre fille est muette. »
    Ah, ces spécialistes... J’ai remarqué qu’on dissimulait souvent l’incompétence et l’escroquerie par un vocabulaire spécifique et opaque.
    Les saignées ne sont plus effectuées par les mêmes praticiens, mais sont toujours justifiées par un discours aussi obscur...

  • 3teo
    3teo
    lamda d'en bas
    • Posté à 14h14 le 26/06/2009
    • Internaute 54151
      lamda d'en bas

    Entendu dans ma banque.Une cliente au banquier : ’ vous avez débité mon compte la semaine dernière, là , j’ai touché mon salaire, vous allez me le rebiter ? ’
    Quand on ne comprend pas (imbitable ?), fallait pas mettre ses doigts,non ? trop facile de s’y frotter pour porter plainte ensuite car non satisfaite !

    • Lurker
      Lurker répond à 3teo
      Neant
      • Posté à 14h30 le 26/06/2009
      • Internaute 43564
        Neant

      « Entendu dans ma banque », permettez moi d’en douter, c’est un sketch des Vamps.

      • petitfilou
        petitfilou répond à Lurker
        ingénieur
        • Posté à 17h26 le 26/06/2009
        • Internaute 81952
          ingénieur

        non pas des Vamps, mais d’une comique qui joue en solo sur scène : Mado la Niçoise !

  • sinclair
    • Posté à 14h18 le 26/06/2009
    • Internaute 2580

    Finalement tout ce qu’ils ont vu c’est 11.5%. Qui est imbitable ? grossierement ce n’est pas la banque mais le client .

    Ceci dit le lien de téléchargement du document ne marche pas dommage (enfin sauf erreur de ma part)

  • fouqs-
    fouqs-
    cadre du BTP
    • Posté à 16h57 le 26/06/2009
    • Internaute 28729
      cadre du BTP

    et revoila ses pov riches qui se font en...... on va surement faire voter ine loi qui interdit la sodomisation bancaire ahah ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

  • todomeda
    todomeda
    www.freshbulb.com
    • Posté à 16h59 le 26/06/2009
    • Internaute 83784
      www.freshbulb.com

    comme disent les banquiers, une BFI (banque de financement et d’investissement, c’est dans leurs salles des marchés que se font tous ces produits dits « exotiques ») c’est quelqu’un qui vend quelque chose qu’il n’a pas à un client qui n’en a pas besoin...

  • fredinlondon
    • Posté à 18h00 le 26/06/2009
    • Internaute 74573
      OM

    NB : il est dommage que l’article laisse penser a tort que credit suisse uniquement vend des produits incomprehensibles... alors que toutes les banques sans exception proposent ce type de produits.

    Cette histoire aurait pu servir de point de depart a un article de fond sur la pertinence des produits vendus par les banques a leurs clients, avec un developpement sur le scandale des collectivites locales et associations qui achetent aux banques des produits structurés de financement non adaptés a la gestion sans risque qu’on attend d’elles ... et épongent ensuite leurs pertes en augmentant les impots locaux :)

    Pour repondre a chourave, si vous voulez un placement sans aucun risque et qu’on vous propose un placement ou vous pouvez perdre X% de votre capital, ce n’est pas un placement adapté à ce que vous recherchez. Un retraité ne va pas rechercher la même chose qu’un celibataire de 30 ans.

    • chourave
      chourave répond à fredinlondon
      • Posté à 22h06 le 26/06/2009
      • Internaute 29660

      Je dois etre plus con que la moyenne en tout cas plus que la malheureuse épargnante snifff. Mais pour moi une seule chose compte dans un placement c’est qu’il rapporte au bout du temps que l’on s’est donné. Je ne vois pas ou la notion de risque intervient la dedans et encore moins la situation de retraité ou célibataire (c’est leur affaire). Vous me faites pensez a ces agents immobiliers qui vous demandent comment vous comptez financer votre achat en guise d’entrée en matière (de quoi je me mele).

      • les_canards
        les_canards répond à chourave
        • Posté à 10h50 le 27/06/2009
        • Internaute 20527

        Le principe d’un placement qui n’est pas un livret A (et même le livret A), c’est qu’on sait très rarement à coup sûr combien il rapporte. Pas de certitude = la notion de risque intervient complètement dans « la seule chose qui compte dans votre placement ».
        Ce qui est triste, c’est que vous n’êtes justement pas plus c... ni moins au courant que la moyenne, puisque plein de gens n’en ont pas conscience...

      • AE35
        AE35 répond à chourave
        • Posté à 11h40 le 27/06/2009
        • Internaute 14197

        Chourave,

        Un placement, quelqu’il soit, s’analyse toujours autour du risque. Risque pour le client souscripteur, risque pour le banquier placier, risque pour celui qui donne une garanti, lorsqu’il y en a une.

        Votre commentaire sur le fait que pour vous un placement doit TOUJOURS avoir un rendement positif montre que vous avez fait vous même votre propre analyse du risque et que la réponse est pour vous : « je n’accepte un placement qu’avec risque 0 ! ».

        Le choix est limité, mais en France les réponses existent et vous avez au choix :
        - livret A
        - LDD
        - Livret jeune
        - LEP
        - CEL et/ou PEL

        selon votre age et situation fiscale pour les comptes à éligibilité réglementée.

        Après, si le rendement garanti ne vous satisfait pas car trop faible (surtout en ce moment) vous pouvez toujours vous tourner vers les placements financiers et non plus monétaires comme les « livrets » en général.

        Et là, inévitablement il y a prise de risque.
        Risque de taux, risque de marché, risque systémique, risque opérationnel, risque de change, risque politique j’en passe et des meilleurs comme le risque d’illiquidité trop souvent ignoré par les non spécialistes.

        Le risque (et le principe) est très simple :
        - vous prenez le risque de voir votre épargne mieux rémunérée, mais vous prenez en même temps et inévitablement le risque de voir votre épargne non seulement moins rémunérée, mais même et y compris... disparaître !

        Et d’un point de vue purement économique c’est tout à fait normal car il faut bien rémunéré en plus de l’épargne elle-même la prise de risque.
        Conclusion : rendement plus important certes, mais avec prise de risque en capital inévitable !

        Losqu’on n’y connait rien, en fait pour séparer le bon grain de l’ivraie, c’est très facile.
        Tout produit financier qui promet à la fois une rémunération de l’épargne à un taux plus élevé que les livrets réglementés AVEC en même temps une garantie en capital sont des arnaques car c’est tout bonnement impossible !

         
        • Photine
          Photine répond à AE35
          • Posté à 20h07 le 27/06/2009
          • Internaute 11770

          Vous n’êtes pas gentils, vous ne lui avez pas expliqué que, dans tous les cas, il risque de perdre.
          Quand l’inflation est plus élevée que le taux d’intérêt des placements non risqués.

          • AE35
            AE35 répond à Photine
            • Posté à 16h15 le 28/06/2009
            • Internaute 14197

            Oui vous avez raison Photine ; -)

            Je ne lui ai pas expliqué qu’effectivement lorsque le taux d’intérêt réel (Taux servi - inflation) était négatif, il ne risquait pas de perdre de l’argent, mais il perdait nécessairement de l’argent.
            Bon, en ce moment les taux d’intérêt sur les livrets réglementés - bien que faible - restent encore et pour le moment, positif ; -)

            Mais je ne lui ai pas expliqué non plus que de toute façon à n’utiliser que des produits d’épargne réglementée il prenait de toute façon un risque de taux (sauf avec le PEL), puisqu’il ne s’agit en aucun cas de contrat avec taux garanti sur la durée puisque ce sont les autorités qui fixent et peuvent changer les taux dans le temps.

        2 autres commentaires
  • affreuxjojo
    • Posté à 17h53 le 26/06/2009
    • Internaute 29421

    Prenez un guichet de banque.
    D’un côté du guichet un individu cravaté en costume trois pièce, brushing impeccable, un stylo a la main.
    De l’autre, un individu à la tenue douteuse. portant lunettes noires et moustache factice pointe une arme vers le premier.
    Devinette : lequel est un truand ?

    • AE35
      AE35 répond à affreuxjojo
      • Posté à 10h55 le 27/06/2009
      • Internaute 14197

      Il doit y avoir longtemps que vous n’avez pas mis les pieds dans une agence bancaire française !

  • janfev
    janfev
    salarié
    • Posté à 19h20 le 26/06/2009
    • Internaute 69633
      salarié

    Ben moi, j’ai bien aimé le titre ! et le contenu (sauf le à priori (a priori)) ! Il me semble que c’est dû à une traduction automatique, a priori...
    d’où le caractère imbitable.Si si, je suis d’accord ; et ce n’est pas vulgaire dans ce contexte.

  • les_canards
    • Posté à 10h43 le 27/06/2009
    • Internaute 20527

    Pour moi, cette dame n’a que ce qu’elle mérite. Si elle ne comprend pas aujourd’hui l’extrait cité (qui pour un spécialiste est très clair, soit dit en passant - elle n’avait qu’à prendre un avis extérieur), elle ne le comprenait pas davantage lorsqu’elle a souscrit le produit... tant pis pour elle si elle a fait la bêtise d’acheter quelque chose qu’elle savait ne pas comprendre, et doublement tant pis si elle s’est dit « pile je gagne, face je fais un procès pour défaut d’information » ! ! !

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 22h17 le 27/06/2009
    • Internaute 81504
      sociopathe

    C’est quand meme incroyable de voir les reactions du « public » de Rue89.

    Il y a un article sur Eco89 au sujet d’une carte de credit du CA et bien sur tout le monde villipende la mechante banque qui arnaque ses clients.

    Par contre, dans le cas de quelqu’un qui a investit aupres d’une banque Suisse (circonstance aggranvante) cette sale riche l’a bien merite.

    Moralite : il n’est pas acceptable de se faire plumer comme un pigeon quand on est riche. C’est un privilege reserve aux pauvres.