25/06/2009 à 13h21

Les drogues, ce sont les anciens dealers qui en parlent le mieux

Brian O Dea | Ancien dealer



Brian O’Dea (DR)

Le Canadien Brian O’Dea a été, dans les années 70, un gros trafiquant de cannabis, puis de cocaïne. Après avoir dirigé une entreprise de transports de 120 personnes, il se retire des affaires en 1986 et ne fera que deux ans de prison. Il est aujourd’hui producteur de films à Toronto.

Alors que le débat sur la dépénalisation bat son plein aux Etats-Unis, il a accepté de rédiger cette tribune pour Rue89. Envoyez-lui vos questions dans les commentaires, nous les lui transmettrons.

« Les révolutions les plus importantes ont pour point commun de détrôner l’arrogance humaine, faisant tomber d’un piédestal après l’autre nos certitudes... » Stephen Jay Gould

Le président Obama a récemment annoncé que son administration mettrait un terme à la « préemption », une pratique qui permettait à l’administration fédérale de passer outre les lois des Etats fédérés sur l’environnement, la santé, la sécurité, etc.

Cela inclut les étranges lois sur les drogues qui ont engendré un conflit entre les fédéraux et divers Etats au sujet de la distribution de marijuana médicale, et qui ont provoqué des raids de la DEA (la police fédérale des stupéfiants, ndlt) sur les dispensaires, en violation de la loi locale et des droits des citoyens qui avaient voté ces lois.

Même la Cour suprême ne veut plus entendre parler d’une remise en cause de la loi californienne, vieille de dix ans, qui autorise l’usage de la marijuana pour des raisons médicales, prenant ainsi le parti de l’Etat. Plus que jamais, nous avons une vraie possibilité de changement, un changement absolument nécessaire pour que l’on ne traite plus les plus faibles d’entre nous par la répression.


« Kate Moss » (Philippe Sergent/Flickr).

La question des drogues n’est pas une question de bien ou de mal

Il y a plus de vingt ans, je fumais, sniffais et prenais du poppers et je buvais chaque jour. J’attendais toujours le moment propice pour arrêter ; ce n’était jamais le bon. Je n’étais, comme on dit, pas bien dans ma peau. Tout ceci aboutit à ce que je me retrouve KO sur la moquette d’un copain : une overdose de cocaïne, dont je faillis ne pas sortir vivant.

C’était à la veille de mon quarantième anniversaire, il y a presque vingt-et-un ans. Tu parles d’une crise de la quarantaine ! Depuis ce jour, j’ai trouvé une autre façon de vivre. Comme l’a dit Nietzsche, l’émancipation naît du mal et de la douleur. En tous cas, pour moi, ce fut le cas.

Une telle « émancipation » ne peut jamais avoir lieu aux conditions de quelqu’un d’autre. La douleur que j’ai ressentie était assez violente pour que ma vie change.

L’usage ou l’excès de drogues passe souvent pour une question de bien et de mal, une question morale, mais c’est faux : c’est une question d’aise ou de malaise.

Je n’ai jamais rencontré qui que ce soit qui ait renoncé à la drogue pour des raisons d’illégalité. En ce moment même, la mère, le père, le frère, la sœur, le fils, la fille, l’oncle, la tante, le cousin, la grand-mère ou le grand père de n’importe qui prend des drogues. Légal, illégal, peu importe. Il n’y a aucune frontière dans nos couches sociales que la drogue n’ait traversée. Elle pénètre tout. L’être humain se défonce depuis qu’il est un être humain. Il est absurde de penser que l’on peut mettre un terme à ce comportement en légiférant.

Du problème « moral » au problème économique



Jaquette de « High » de Brian O’Dea (DR).

La prohibition de l’alcool nous a été servie au XXe siècle à travers l’outrage moral, « la fausse morale », et ça s’est terminé par un double scotch au saloon du coin. Pas de demi-mesure, là. Nous n’avons pas légalisé la possession d’alcool, ce qui a ensuite poussé les consommateurs à trouver des moyens illégaux de s’en procurer. Puis nous avons légalisé « de haut en bas », en régulant sa distribution, en taxant ses ventes.

C’est presque ce qui arrive aujourd’hui avec la marijuana. Presque. Il semble qu’elle en prenne le chemin, achetée et payée par besoin économique. Cela veut-il dire que ce qui était autrefois une question morale est devenu une question économique ? Oui. Cela signifie-t-il que la morale a un prix ? Ou que ce n’était en fait pas vraiment une question morale à l’origine, ce que notre détresse financière a mis au jour ?

L’alcool responsable de plus de violences que toutes les autres drogues réunies

« Mais quand même pas l’héroïne, les méta-amphétamines ou le crack ? » C’est comme ça que se poursuit la conversation en général, n’est-ce pas ? « Pas les drogues dures. » Je me demande comment on en est arrivé à la classification de « drogue dure ».

Il y a des chances pour que celui qui a pondu cette classification soit aussi celui qui ne veut pas que vous sachiez que 95% des gens emprisonnés pour des violences ont commis ces actes sous l’emprise de la deuxième drogue la plus répandue sur la planète. La drogue qui annonce le hockey, le foot et tous ces événements sportifs pour les jeunes à la télé ; la drogue dont on voit les logos sur les tee-shirts portés par nos enfants ; la drogue dont les entreprises qui la possèdent sponsorisent un « Partenariat pour une amérique sans drogue »... Vous voyez de quoi je parle ? Oui, de l’alcool.

L’alcool est responsable de plus de violence domestique et de carnages routiers que toutes les autres drogues réunies. Mais l’industrie de l’alcool a acheté et payé son acceptabilité culturelle et sa respectabilité, et pense, au fond de son âme sombre, qu’elle n’a rien à voir avec l’herbe et le crack.

Tout ce que je peux dire, c’est que toutes les substances psychotropes que j’ai utilisées sont un raccourci trompeur vers la lumière. Par des années de conditionnement publicitaire, on m’a appris qu’une pilule peut me faire grandir et qu’une autre me rapetisse, et que ces petites pilules bleues... hum, mieux vaut en rester là.

L’héroïne, la cocaïne, les méta-amphétamines, l’alcool taxé et contrôlé par l’Etat, ainsi que le tueur numéro un, le tabac, sont tous des substances auxquelles il est terrible d’être accro. Son ultime et actuel coût est bien trop souvent la vie elle-même. Et, tout au long de ce chemin vers la mort, les prix augmentent. Ce n’est pas une question morale, ni de bien et de mal, et il est temps de cesser de la traiter comme telle. L’industrie de la répression n’a jamais travaillé pour quelqu’un d’autre que le monde de la finance et les politiques (qui, eux-mêmes, sont partie prenante de la finance). Ces gens ont dépensé une fortune nous convaincre -avec succès- de cette illusion, mais il est temps de se réveiller maintenant.

Une seule solution, la légalisation

Il reste une solution, si simple qu’elle en est presque inquiétante, une solution mise en place par d’autres, qui, jusqu’à aujourd’hui, ont montré plus de courage que nous. Si nous sommes aussi valeureux et libres et courageux que nous sommes prompts à le déclarer, alors il est temps de mettre un terme à ce qui n’a jamais fonctionné. On ne peut tout simplement pas continuer de la même façon et espérer obtenir d’autres résultats.

Quand on pense à la légalisation de la drogue, nombre d’entre nous pensent aux Pays-Bas. Et aux critiques formulées quant à son sens général par des juristes avec une hâche, et un siège auquel s’accrocher. Accusations illégitimes que celles-ci. Les Pays-Bas ont pris des demi-mesures seulement, et les demi-mesures ne nous apportent rien. Il nous suffit de jeter un œil, par delà les frontières hollandaises, au Portugal, pays dont la générosité et le courage à l’encontre des plus faibles de ses citoyens devrait nous faire honte et nous mener vers une action juste.

Jusqu’en 2001, le Portugal était plongé dans une crise sanitaire aux proportions alarmantes, une crise due à l’addiction à la drogue. Ensuite, la possession de stupéfiants a été légalisée. Et maintenant, nous y voilà, huit ans après que « la possession personnelle a été décriminalisée, l’usage de drogues parmi les jeunes Portugais a chuté et le taux de nouvelles infections par le virus HIV dues au partage des seringues usagées a été considérablement réduit, tandis que le nombre de personnes cherchant à se désintoxiquer a plus que doublé... » (Time Magazine, 26 avril 2009).

Et devinez quoi ? Les vannes ne se sont pas ouvertes ; la population ne s’est pas transformée en un troupeau de junkies, comme certains législateurs auraient aimé qu’on croie que ça arriverait. Mes amis, nous devons commencer à élire des gens au Sénat, au Congrès et à tous les niveaux du pouvoir partout dans le monde qui ont une plus grande foi en nous qui votons pour eux et les révoquons,. Nous sommes au fond d’un trou profond et nous devons immédiatement arrêter de creuser. Il est temps de s’immiscer dans les privilèges et le pouvoir et de subvertir la façon de penser dominante ; il est temps de rappeler à nos élus que nous attendons d’eux des actes qui produisent de vrais et honnêtes résultats. Il est temps de revoir complètement notre approche de la question de l’usage ou de l’abus de drogues.

Pour finir, cette parole émanant de Washington, de Gil Kerlikowske, pas moins, le nouveau tsar de la drogue de la Maison-Blanche :

« Quelle que que soit la façon dont vous expliquez aux gens qu’il s’agit d’une “guerre à la drogue” ou d’une “guerre contre un produit, ils considèrent que c’est une guerre contre eux. Nous ne sommes pas en guerre contre les gens de ce pays.”

M. Kerlikowske, il n’y a qu’une manière de prouver aux plus petits d’entre nous que leur vie comptent autant que n’importe laquelle de nos vies : c’est de légaliser et réguler toutes les drogues, et de le faire maintenant. Comme l’a dit notre grand président, le temps du changement est arrivé.

Photo : “Kate Moss” (Philippe Sergent/Flickr).

Traduit de l’anglais par Marie-Sophie Keller.

Aller plus loin
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  • ysengrimus
    • Posté à 13h28 le 25/06/2009
    • Internaute 12674

    Superbe. Vraiment fort utile. Sauf que, comme dans LE PARRAIN, ils en parlent avec recul, ce qui est aussi une coche de retard historique. Il faut aussi prendre le témoignage des consommateurs directs contemporains...

    Lien

    pour le poul du temps...
    Paul Laurendeau

    • flixp
      flixp répond à ysengrimus
      Aboyeur
      • Posté à 14h16 le 25/06/2009
      • Internaute 34063
        Aboyeur

      « prendre le témoignage des consommateurs directs contemporains »

      oui en effet.

      Lienenvoyé par Lien.

  • poupouille
    • Posté à 13h31 le 25/06/2009
    • Internaute 57238
      ...

    wahou, en voilà un témoignage intelligent, respect monsieur.

    • MathGon
      MathGon répond à poupouille
      Apprenti Futur Chercheur en (...)
      • Posté à 13h52 le 25/06/2009
      • Expert 41978
        Apprenti Futur Chercheur en (...)

      Respect aussi pour le choix de la photo de FlickR portant pour titre « Kate Moss »

      Lien

  • virginie78
    virginie78
    Éteignez votre TV et apprenez à (...)
    • Posté à 13h42 le 25/06/2009
    • Internaute 25883
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)

    Dans mon entourage, j’ai une personne qui m’a expliqué que heureusement que la répression routière existait car il sans elle, il roulerait trop vite tous les jours et mettrait en danger lui même et les autres.
    Quand on entent çà, on comprend pourquoi on veut absolument interdire la drogue., mdr

    je me demande comment l’humain d’aujourd’hui est éduqué par ses parents et grandit pour avoir tant peur de la liberté et du libre-arbitre.

    je trouve cette situation , le refus du libre-arbitre, épouvantable et fait prisonnier tous les autres qui ont une conscience et savent décider par eux même de leur vie !

    • shillom
      shillom répond à virginie78
      • Posté à 14h49 le 25/06/2009
      • Internaute 22134

      Une grosse nuance par rapport à la sécurité routière : la drogue ne nuit qu’à la santé de celui qui en prend, pas à celle des autres, alors qu’un accident provoqué sur une route implique rarement le seul conducteur du véhicule responsable... Sans même aller jusqu’à dire que des accidents ont lieu sans vitesse excessive, et sont quasi toujours involontaires alors que la prise de drogue est volontaire.

      • Sacha25
        Sacha25 répond à shillom
        • Posté à 13h37 le 26/06/2009
        • Internaute 24877

        C’est oublier un peu facilement les victimes d’actes commis par des individus sous emprise de drogues (médicaments, drogues .....)

         
        • shillom
          shillom répond à Sacha25
          • Posté à 15h34 le 26/06/2009
          • Internaute 22134

          Moui et on peut aussi reprocher aux parents de drogués d’avoir eu des enfants ! Voire aux obstétriciens de ne pas avoir lu sur le visae du nouveau né sa future tendance à l’insurrection pacifiste.

          Pour moi, les actes d’agression n’ont rien à voir avec l’emprise de la drogue, mais plutôt avec l’emprise de la connerie. Ce qui est dommage vu que la connerie, on peut pas faire grand chose contre, et ça dure 24/24 ; comme disait l’autre, quand on est con on est con, vieux con caduc ou con débutant :)

        1 autres commentaires
    • cyberprimate
      cyberprimate répond à virginie78
      Crêmier
      • Posté à 16h20 le 25/06/2009
      • Internaute 52904
        Crêmier

      Virginie, votre argument est aussi celui utilisé par tous ceux aux USA et ailleurs qui veulent légaliser les armes à feu…

    • effervescence
      effervescence répond à virginie78
      étudiante
      • Posté à 13h55 le 26/06/2009
      • Internaute 83893
        étudiante

      Pour illustrer ton commentaire, il suffit de comparer la France et l’Allemagne.
      87,9 tués sur la route par million d’habitants en France.
      64,8 pour l’Allemagne, alors qu’aucune limitation de vitesse n’est instaurée sur l’autoroute.
      Paradoxal n’est-ce pas ?
      Les Allemands seraient-ils des pilotes ou seraient-ils mieux éduqués ?

      Tout ça pour dire que je ne crois pas du tout à l’interdiction, mais à l’éducation.
      Mais apparamment, ce n’est pas l’option choisie par notre gouvernement qui réduit sans cesse le nombre de postes dans l’éducation nationale ...

  • Françaisehélas
    • Posté à 13h50 le 25/06/2009
    • Internaute 28448

    Oh, très bien, on donne la parole à un dealer ! C’est lui qui en parle le mieux ? Peut-être.
    Est-ce pour autant juste ?

    Que l’alcool soit la deuxième drogue la plus courue. C’est vrai ? (est-ce vrai ? d’où provient le chiffre ?) Très bien. Et ensuite ? Le fait qu’une des drogues soit légale justifie t elle que les autres le deviennent ?
    C’est nier toutes les vies brisées par ces produits. Il est vrai que ce personnage prêche pour son clocher.

    C’est vrai, la consommation de drogue peut avoir beaucoup à voir avec un mal-être. Du moins, on le soupçonne.
    Mais il faut prendre en compte dans ce raisonnement la poursuite de la consommation, qui continue, par addiction, même si le mal-être a disparu.
    Les alcooliques vous parleront de toute la difficulté de sortir d’une addiction dont on trouve la cause à chaque coin de rue, en consommation libre et légale. La difficulté de sortir de l’alcoolisme fait que certains alcooliques guéris, comme certains fumeurs guéris, disent qu’ils resteront malades toute leur vie, et qu’ils devront vivre avec cette addiction et ce désir permanent de reprendre.
    Ce fait vient -il de la tentation permanente du à un accès libre à la drogue ?
    Et dans ce cas, a t-on le droit de faire subir cela à des milliers d’individus, en permanence, qui, sortis de cures de désintoxication, devront subir, à chaque coin de rue, la tentation ?

    C’est vrai, ce sont les dealers qui parlent le mieux de la légalisation des drogues. Et que pourraient-ils dirent d’autre ? Pourquoi ne pas interroger plutôt un alcoolique sevré, un fumeur sevré, un héroïnomane qui se bat pour en sortir ?

    • poupouille
      poupouille répond à Françaisehélas
      ...
      • Posté à 14h09 le 25/06/2009
      • Internaute 57238
        ...

      Mais vous n’avez pas lu l’article.... « La douleur que j’ai ressentie était assez violente pour que ma vie change. »
      Et puis vous ne dites que des conneries.

    • whitenigga
      whitenigga répond à Françaisehélas
      trololo !
      • Posté à 14h16 le 25/06/2009
      • Internaute 83781
        trololo !

      pour un toxico (qu’elle que soit l’addiction), la tentation a la sortie d’une cure est de toute facon partout. Bien entendu, la tentation pour les drogues légales, mais également illégales.
      Un consommateur de drogues prohibées a des réseaux, des connaissances, sait où aller et a quelle heure pour trouver son bonheur...on peut tabler que dans le cadre d’une légalisation, la tentation serait plus forte, mais en l’état actuel des choses, dire que le sevrage est facilité par l’illégalité de ces produits n’est pas tout a fait juste.
      Je pense qu’il s’agit surtout en fin de compte d’éducation. Envoyer des flics parler de drogues au parents et élèves dans les collèges et lycées n’est pas la solution (surtout qu’on peut y voir des interventions pour le moins....grotesques).
      Par contre faire intervenir un ancien toxicomane ou des travailleurs sociaux me paraitrai plus juste...

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à Françaisehélas
      In enculo cum vibro
      • Posté à 14h21 le 25/06/2009
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Les drogues (pharmacopée) sont le médicament qui nous permettent d’accepter un monde de merde, une vie de merde.

      Comme les religions, d’où la remarque de Marx sur religion=opium.

      La loi de 1905 a décidé de ne pas interdire les religions, de les autoriser toutes en en subventionnant aucune, en retirant le monopole au chrétiens.
      Tout en n’interdisant pas les effets, on s’est attaqué aux causes en créant l’Instruction Publique et le Droit Syndical.

      Ne pas interdire les drogues, les autoriser toutes en en subventionnant aucune, retirer le monopole à l’alcool.
      Tout en n’interdisant pas les effets, on s’attaquerait aux causes en recréant l’Instruction Publique et le Droit Syndical, déconstruits sans cesse depuis 1905 par les callotins infiltrés à tous les niveaux de l’Etat.

      On veut le bonheur, le vrai, on en a plein le cul des ersatz chimiques ou post-mortem !

      • shillom
        • Posté à 15h21 le 25/06/2009
        • Internaute 22134

        Absolument, si le monde était exempt de toute la pourriture qui nous pousse à nous opposer, nous n’aurions pas besoin de drogues pour nous sentir mieux. Nous voir absorber tout ça arrange bien nos dirigeants hypocrites. Et pour les puritains qui pensent que la drogue c’est mal, il y a les antidépresseurs et les calmants, dont les français sont friands, ainsi que plus belle la vie et cie.

        Que ceux qui pensent que l’Etat lutte réellement contre les trafics de drogue osent dire le contraire !

      • Sacha25
        • Posté à 14h08 le 26/06/2009
        • Internaute 24877

        Les drogues permettent d’accéder à un « paradis artificiel ».

        Et là, on a tout dit

        C’est tout un système de vie qui est en jeu, dans lequel les substances chimiques ne sont qu’un élément. Et il convient de « s’attaquer » à tout l’environnement et notamment psychologique.

        C’est ce que tentent de faire les religions avec les dégâts que l’on peut observer du fait qu’elles tentent d’imposer un choix unique, celui qui a « réussi » à l’inventeur de la religion et qui doit de ce fait, pense-t-il, réussir à tous. C’est ce qu’on appelle le charisme

        Il y d’autres façons d’accepter ce monde de merde, c’est ne pas le créer, ne pas se le laisser imposer

    • nestor38
      nestor38 répond à Françaisehélas
      inséré ?
      • Posté à 14h25 le 25/06/2009
      • Internaute 60788
        inséré ?

      Comment ça il prêche pour son clocher ? à aucun moment il dit que ces substances sont bénéfiques, il dit juste que le fait qu’elles soient illégales n’empêche personne de se droguer.
      Je rajouterais que la prohibition est de plus dangereuse, elle isole le consommateur, le rend dépendant de son dealer, le pousse à prendre des produits encore plus nocifs que la drogue elle-même (coupée avec tout ce qui passe), le pousse à trouver de l’argent par tous les moyens (prostitution, vol, deale, etc.), bref fait en sorte que la personne toxico ait encore plus de difficultés à s’en sortir, alors que la légalisation peut permettre de mettre en parallèle un réseau d’aide qui permettrait à une personne voulant décrocher de trouver des paliers, des interlocuteurs et ce d’autant plus facilement qu’il n’est plus vu comme délinquant...

      L’idée aussi est que la légalisation permet de réduire le trafic (en cassant les prix, la rareté et les circuits illégaux de distribution).

      De plus il y a un problème autre : de quel droit considérons-nous qu’une personne n’a pas le droit de se détruire ? Selon quel principe : celui de la joie et de la santé obligatoire ? Bien sûr, il faut proposer, offrir des aides à des personnes en souffrance, mais offrir son aide n’est pas penser et juger ce qui est bon à la place de la personne (et là j’écris pour ceux qui en situation de toxicomanie, parce qu’on peut avoir un usage récréatif de toutes les drogues.)
      Lire sur ce sujet Bergeret, un psychanalyste à qui on confiait des personnes en injonction thérapeutique qui au cours de la première prise de contact disait au « patient » qu’il avait le choix de se droguer ou non, de suivre une thérapie ou non, etc.

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Françaisehélas
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 15h11 le 25/06/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      « Pourquoi ne pas interroger plutôt un alcoolique sevré, un fumeur sevré, un héroïnomane qui se bat pour en sortir ? “

      L’un n’empêche pas l’autre, vous avez raison. Si un riverain a envie de témoigner, je serais ravi de passer une tribune. Sinon j’essaierai de mon côté. Merci du conseil.

      • Françaisehélas
        • Posté à 15h18 le 25/06/2009
        • Internaute 28448

        Pour l’héroïnomane, je n’en connais pas.
        Par contre, vous pourriez essayer d’entrer en contact avec un des utilisateurs du forum Atoute. Ce sont eux, qui m’ont éclairés en particulier sur la problématique de l’alcool. Certains témoignages sont très intérressants.
        (Maintenant, attention, leur charte est stricte... il faut obligatoirement contacter un modérateur pour demander un témoignage d’un forumeur... )

    • olivier p
      olivier p répond à Françaisehélas
      face à la mer
      • Posté à 16h05 le 25/06/2009
      • Internaute 625
        face à la mer

      Les dealers sont beaucoup à être contre la légalisation, comme nombre de consommateurs. Ben oui, c’est plus logique.
      Penser le contraire c’est comme dire que les voleurs sont pour les alarmes contre le vol ! Par contre, il me semble que nombre de voleurs sont pour un emploi convenable, voire un emploi tout simplement.
      Certains usagers actuels, beaucoup d’ex (comme pour les fumeurs et les alcooléens), sont contre la légalisation ou une mesure préalable au changement, la décriminalisation. Là aussi, il faut analyser les intérêts et les discours de chacun, il existe des études ethnographiques sur ces questions.

      Il me semble que la dépénalisation n’est pas une demi-mesure ou une solution, c’est un préalable. Tout comme l’autoproduction (non pas individuelle mais en association loi 1901). L’un des nombreux problèmes en matière de drogues en France, c’est que non seulement le droit des usagers n’est pas harmonisé de manière cohérentes pour les produits psychoactifs, mais c’est que le débat public n’est pas possible. Par la loi et les dissuasions sociales. Comment peut-on changer ou évaluer une politique dès lors que les usagers actuels (ou passés) n’ont aucun intérêts à prendre la parole, parce que rien ne les protège. Un ex-alcoolique peut prendre la parole, faire l’apologie de l’alcool est plus compliqué avec ce qui reste de la loi évin, mais exprimer un plaisir à boire raisonnablement du bon vin ou un bon whisky est encore plus complexe ! C’est pourquoi, le statut de l’usager n’est pas satisfaisant. Nombre de personnes qui ont expérimenté le cannabis y ont renoncé par elle-mêmes. C’est vrai aussi au cours de la vie, ou l’inverse parce qu’il n’y a pas de règles du fait que les jeunes drogués d’hier sont ceux qui sont les nouveaux retraités ou ont plus de 45 ans ! Mais nombre de leurs parents sont encore vivants ! Il n’est dont pas possible de dire que l’on a pris du plaisir mais que ... voilà, c’est fini ; ou au contraire que si c’était dépénalisé, ces personnes reprendraient à fumer !

      Il me semble évident que pour construire une alternative à la politique actuelle, le préalable c’est le droit d’en parler sans se retrouver sous le coup de la loi, puisque le fait même de dire que l’on connaît « quelqu’un qui “... tombe sous le coup de la loi française pour complicité de trafic de stupéfiant (usage et détention ou cession, c’est du trafic dans la loi). Ou alors il faut être chercheur scientifique, mais là le problème c’est le niveau zéro (c’est presque une provocation) de la recherche d’un point de vue qualitatif et quantitatif...

      c’est bien pourquoi la revendication d’une dépénalisation s’adjoint automatiquement les droits des citoyens et de leur liberté d’expression. Le droit commun suffit amplement pour ce qui concerne les violences sur autrui, la mise en danger, l’ivresse publique ou les excès de mercantilismes...La légalisation n’est pas en soi une stratégie de changement.

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Françaisehélas
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 16h53 le 25/06/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ francaise helas :

      Il est TELLEMENT évident que la légalisation est la seule solution que je me lasse d’en parler.

      Lien

      Heureusement, ce sera sans doute choses faite dans deux ans. Pas parce qu’on aura compris, mais parce qu’on aura plus peur de ne pas le faire que de le faire. What fools these mortals be !

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      Pierre JC Allard

      • Françaisehélas
        • Posté à 17h01 le 25/06/2009
        • Internaute 28448

        hé bien, monsieur, si c’était si évident, on n’en parlerait plus... ; -)

         
        • pierrejcallard
          pierrejcallard répond à Françaisehélas
          http://www.nouvellesociete.org
          • Posté à 17h30 le 25/06/2009
          • Internaute 3366
            http://www.nouvellesociete.org

          Ne voyez-vous pas dans la société beaucoup d’autre évidences qu’on feint de ne pas voir ? Voyez la misère dans un monde en crise de surproduction.

          Lien

          PJCA

        1 autres commentaires
    • polinotte
      polinotte répond à Françaisehélas
      Etudiante
      • Posté à 13h39 le 26/06/2009
      • Internaute 80143
        Etudiante

      Perso je trouve dégueulasse qu’on puisse trouver des MacDo, des supermarchés, des épiceries et des boulangeries à chaque coin de rue....je trouve ça vraiment difficile car je sors de 5 années de boulimie-anorexie...nan mais ho ! ! ! ! ! !
      Ca vous arrive de faire confiance à l’être humain des fois ou bien ! ! ! ? ? ? ? Vous n’êtes pas leur mère, ni leur père...si vous voulez les aider, allez-y, en les aidant à réfléchir sur leur situation, sur ce que la drogue/l’alcool/le tabac leur apporte, et ce qu’elle leur ôte....mais pas la peine d’oeuvrer pour la destruction de tous les marchands de tabac, et des rayons vins dans les supermarchés ni de leur dicter ce qu’ils doivent faire ! ! ! L’Histoire ne vous a pas assez montré que ça aurait l’effet inverse de celui escompté ? ? ! !
      Vous infantilisez complètement les gens qui tombent là-dedans, et vous êtes très méprisant par ailleurs...
      Faut sortir de cette morale à deux balles, ça ne va plus là...L’être humain a besoin/envie de défonce parfois, il faut l’admettre...c’est comme les putes, pourquoi on s’échine à les cacher et à les persécuter....quand admettra-t-on que l’être humain

  • penabranca
    • Posté à 13h51 le 25/06/2009
    • Internaute 62583

    La masse d’argent que génère la prohibition fausse le débat sur la nocivité sanitaire et social de l’usage de drogues.
    J’ai bien peur que cela dure encore longtemps car les pipelines à fric sont les plus difficiles à fermer.

    • Françaisehélas
      • Posté à 15h30 le 25/06/2009
      • Internaute 28448

      Je dirais qu’il nous manque une vraie étude approfondie de l’évolution de la consommation, et des répercussions de la libéralisation, dans les pays qui sont passés à la libéralisation.

      De la façon dont elle est menée actuelllement, il est évident, et tout le monde peut le voir, que la répréssion ne sert pas à grand chose. Par contre, la libéralisation ne servirait peut-être pas à grand chose non plus ?

      Détruire les liens entre finance, politique, et réseau de drogues, serait peut-être plus efficace que la libéralisation ? C’est une question ouverte, je n’ai pas ici d’argument pour ou contre.

      • penabranca
        • Posté à 16h16 le 25/06/2009
        • Internaute 62583

        Il n’y a pas à ma connaissance de pays qui soit passé à la libéralisation. Les Pays-Bas souvent cités ne pratique qu’une tolérance dépénalisée mais pas à proprement parlé de libéralisation.
        Je me souviens d’une étude menée aux pays bas pour évaluer les effets du cannabis sur les conducteurs automobile. Ils bloquaient une autoroute la nuit et faisaient rouler des personnes sous l’emprise du pétard. Il me semble bien que les conclusions étaient plutôt positives, à savoir une concentration accrue, moins de vitesse, et en aucun cas une baisse significative des réflexes. On peut comprendre que de tels résultats ne soient pas claironnés par les défenseurs du tout pinard.

        La libéralisation ne résout pas la problématique du particulier qui, pour des raisons éminements personnelles, à recours à une drogue, par contre elle permet un dialogue « carte sur table » avec lui pour tenter de l’aider. Ce n’est pas le cas quand la société transforme un toxicoman en criminel.

        Pour ce qui est de détruire les liens entre l’argent des prohibitions et ceux que vous citez, je n’y crois pas plus qu’à la suppression des paradis fiscaux pour moraliser le capitalisme...lol
        Vous demandez aux pyromans de faire les pompiers.

         
        • Françaisehélas
          • Posté à 16h33 le 25/06/2009
          • Internaute 28448

          Il fut un temps, dans ma grande naïveté, où j’y ai cru. Mon pseudo était Heidi (Heidi, la vie à la campâ-â-gneuh)

        • cardiolipine
          cardiolipine répond à penabranca
          Étudiant en médecine
          • Posté à 18h24 le 25/06/2009
          • Internaute 82705
            Étudiant en médecine

          Fantastique les conclusions positives : c’est absolument tout le contraire de ce qu’on voit en Fac de Médecine ! (Et je suis plus enclin à me laisser convaincre par un PU-PH que persuader par un riverain aussi sympathique soit-il.)

          • Lemmy_Nothor
            Lemmy_Nothor répond à cardiolipine
            - Gone fishing !
            • Posté à 19h36 le 25/06/2009
            • Internaute 12434
              - Gone fishing !

            Pour votre information, les compagnies d’assurances en Hollande ont déjà fait de nombreuses études sur le comportement routier des utilisateurs de cannabis.....avec des résultats fort positifs.

            Et moi même j’ai bien du rouler un bon million de kilomètres en fumant des pétards....et sans aucun incidents....de même que la nuit je vois mieux...

            We knew it gave people the munchies and made them giggle. Now researchers claim to have found a new property in cannabis - it helps us see in the dark.
            Scientists made their discovery after becoming intrigued by Moroccan fishermen who not only failed to lose their sense of direction after smoking generous amounts of local kif, a mixture of cannabis and tobacco, but seemed to navigate better on dark nights.
            « They attribute their ability to see to the consumption of kif that they spend entire hours smoking before getting into their barques, » one of the research team, drawn from the US, Spain and Morocco, reported.
            Jamaican fishermen have reportedly shown a similar reaction, suggesting that there may be something medically useful in cannabis apart from the pain-deadening properties already spotted by doctors treating cancer patients.
            Equipped with a machine for measuring night vision, the researchers headed for the Rif valley, the centre of Morocco’s flourishing cannabis trade. « High-grade sifted cannabis was mixed with tobacco in a 2 : 1 ratio and smoked as kif by subjects employing a traditional sebsi pipe, » the team write in the latest Journal of Ethnopharmacology.
            Three « kif-experienced » Moroccan volunteers were then invited to make « numerous inhalations ».
            The volunteers demonstrated « consistent improvements » in tests, leading the researchers to suggest that further studies should be conducted.
            The researchers admit that the results have turned the ancient wisdom of Persian and Arab scientists, who suggested that cannabis made vision fuzzier, on its head.

          • penabranca
            • Posté à 22h57 le 25/06/2009
            • Internaute 62583

            La médecine progresse. Il y n« y a pas si longtemps que cela, on enseignait en fac de médecine les vertus curatives du radium. En ampoule pour faire briller les cheveux...et j’en passe des meilleurs.

        • Arnaud Aubron
          Arnaud Aubron répond à penabranca
          Les Inrocks (et ex-Rue89)
          • Posté à 19h48 le 25/06/2009
          • Internaute 77
            Les Inrocks (et ex-Rue89)

          L’exemple actuel le plus abouti est le Portugal. Et comme cela fonctionne pas trop mal, on en parle très peu. D’ailleurs je crois que des équipes d’Obama se sont renseignées sur le sujet.

          Le problème est que les conventions de l’ONU interdisent toute expérience de légalisation. Ce qui clôt la question.

        • Martimerde-
          Martimerde- répond à penabranca
          • Posté à 21h36 le 25/06/2009
          • Internaute 37750

          Pour ceux qui n’y croient pas c’est une vraie étude, par contre il y a bien une certaine baisse des réflexes mais compensée dans les faits par une concentration et une prudence accrue, l’experience était tellement concluante qu’ils l’on poursuivie au milieu de la circulation réelle.

          Si ça en interesse c’est dans le livre « cannabis mythes et réalités » coécrit par une sociologue et un pharmacologue, c’est en fait une analyse complete d’un nombre gigantesque de recherches qu’elles soient en faveur ou contre le cannabis (eh oui le livre montre bien comment on manipule les gens a souhait et decortique les experiences scientifiques).

          Ya par exemple l’experience qui a amené les médiats à dire que le cannabis était mauvais pour le système imunitaire en metant en contact direct des globules blancs et de la fumée de cannabis ! Ou celle qui dit que le THC est cancérigène (en soi, pas la fumée) en injectanbt à des rats des dodes 200 fois superieures proportionnelement à ce qui est assimillable par le corp humain (à dose équivalente le paracétamol ou l’aspirine les aurait tué mais là y sont pas morts c’est même rassurant)...
          Bref que des perles et aussi tout sur les vrais risques, la dépendance...

          Je crois bien qu’on peut l’achetter en ligne.

        6 autres commentaires
  • Oister
    Oister
    Soldat inconnu.
    • Posté à 13h58 le 25/06/2009
    • Internaute 46248
      Soldat inconnu.

    Tiens, vous saviez que Bolloré, l’ami du « président des français » vend des feuilles pour rouler des joints ? Et que c’est un des premiers producteurs mondiaux ?
    Comme quoi lorsque l’on est puissant , on peut être cocainomane et faire croire que les tremblements sont des tics nerveux.
    Je ne dirais donc pas que la morale a un prix, je dirais que la morale est une idée à la con inventé par les puissants pour empêcher les pauvres d’être libres et occuper quelques philosophes en mal de mouches à sodomiser.

    • kevangel
      kevangel répond à Oister
      Chercheur
      • Posté à 14h02 le 25/06/2009
      • Expert 24356
        Chercheur

      Vous croyez vraiment qu’un drogué est libre ? Je pense plutôt qu’il est aliéné par la société de consommation poussée à l’extrême. Il est totalement dépendant des multinationales du trafic de drogues et de ces milliardaires qui achètent des yachts de luxe avec leur argent.

      • shillom
        shillom répond à kevangel
        • Posté à 17h05 le 25/06/2009
        • Internaute 22134

        Parce-que vous pensez qu’un non drogué est libre ?
        D’ailleurs est-ce que ça existe un non drogué ? Est-ce que nous n’avons pas tous nos petites drogues, qu’elles soient chimiques, naturelles, musicales, vidéos, humaines....

        La drogue est partout dans nos habitudes.

      • vincelemat
        vincelemat répond à kevangel
        La V2 m'a coupé la tête
        • Posté à 20h49 le 25/06/2009
        • Internaute 47435
          La V2 m'a coupé la tête

        post inutile on.
        je t’ai nazé mais ta moyenne a augmentée comme ça m’arrive parfois.
        je me demande bien pourquoi ?
        post inutile off.

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Oister
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 19h49 le 25/06/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Ce n’est plus vrai. Bolloré a revendu ses parts dans OCB.

      • Martimerde-
        • Posté à 21h39 le 25/06/2009
        • Internaute 37750

        en tout cas sur les feuilles c’est clairement écrit bolloré en transparence !

  • kevangel
    kevangel
    Chercheur
    • Posté à 14h00 le 25/06/2009
    • Expert 24356
      Chercheur

    J’ai une petite question de statistique. Quand l’auteur nous dit que l’alcool est responsable de plus de violences que les autres drogues, est-ce qu’il a divisé les chiffres par le nombre de consommateurs ? Parce que sinon ca ne veut rien dire, vu qu’il y a 1000 fois plus de consommateurs d’alcool que de drogues. Sinon je peux aussi dire que les buveurs d’eau commettent plus de meurtres que les drogués, étant donné que tout le monde boit de l’eau !
    Par ailleurs, les consommateurs d’alcool sont rarement dépendants (une faible minorité des gens qui boivent de l’alcool sont alcooliques). Je ne suis pas sûr qu’on puisse en dire autant de l’héroïne ou la cocaïne, où le pourcentage de dépendants doit être bien majoriataire.

    • virginie78
      virginie78 répond à kevangel
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)
      • Posté à 14h03 le 25/06/2009
      • Internaute 25883
        Éteignez votre TV et apprenez à (...)

      vu que l’éthylène, dans le cerveau se transforme en produit morphinique, tu retrouves la même dépendance ....

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à kevangel
      - Gone fishing !
      • Posté à 14h22 le 25/06/2009
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Ayant consommé de l’héroine, de la morphine, de l’opium et de la cocaine durant 45 ans, et ayant de ce fait cotoyé toute une faune de consommateurs....il est totalement faux de penser que tous sont accros.

      Ceux qui deviennent accros, le deviennent non pas à cause du produit consommé,mais surtout à cause d’un certain etat d’esprit qui existe bien avant l’absorption de drogue....même sans drogue ils deviendraient accros.
      Un ludopathe, par exemple, ne consomme rien du tout....et pourtant !

      C’est cet recherche de dépendance qu’il faut soigner....interdire des produits ne résoud rien du tout.

      Du reste, si demain l’heroine était distribuée gratuitement ....le nombre d’accros ne changerait pas.....il se maintiendrai exactement au même nivau qu’il est présentement.
      Vous avez des doutes ? Quand l’héroine était légale ( fabriquée par Bayer ) le nombre de junkies ( en pourcentage ) était égal aux chiffres d’aujourd’hui. Ni plus ni moins. Tout ce qu’a crée l’illégallité, c’est de traiter les usagers en criminels, de les incarcérer, et d’augmenter les prix au centuple....sans compter toute cette partie de la population qui s’est enrichie sur leur dos : dealers, polices de toute sorte, politiciens pourris etc etc.

      • nestor38
        nestor38 répond à Lemmy_Nothor
        inséré ?
        • Posté à 14h35 le 25/06/2009
        • Internaute 60788
          inséré ?

        C’est aussi ce que disent de nombreux psychanalystes (Bergeret entre autres qui a beaucoup travailler sur le sujet), ou un autre livre appelé « Le toxicomane n’existe pas » que j’ai lu il y a longtemps... : en gros l’idée est que la société, les médias, les politiques focalisent souvent sur le produit, alors que le problème est la souffrance psychique et sociale qui peut mener à différentes conduites addictives (dont la prise de drogue, le travail ou autre), mais il faut voir la toxicomanie comme un symptôme d’une souffrance plus large et toujours lié à d’autres symptômes. Et que vouloir traiter ce symptôme sans voir le reste n’a aucun sens.

        Il faut casser le mythe de la personne qui va bien et qui un jour prenant un produit psychotrope tombe dans la drogue.

         
        • Lemmy_Nothor
          Lemmy_Nothor répond à nestor38
          - Gone fishing !
          • Posté à 14h44 le 25/06/2009
          • Internaute 12434
            - Gone fishing !

          Et il faut aussi faire une grande difference entre usage et abus.
          Celui qui a envie de faire de l’héro tous les jours, a un serieux problème.....mais c’est pas l’héro son problème, il est ailleurs.

        1 autres commentaires
      • compte supprimé 23
        • Posté à 23h30 le 25/06/2009
        • Internaute 59139
          ...

        Bonsoir Lemmy

        D’accord avec toi : il y a des produits et il y a des consommateurs ...

        Quand à soigner la recherche de dépendance , moi je veux bien , mais qu’est-ce que l’on nous propose en France comme « thérapies » ?
        Pour « soigner » la recherche de dépendance peut-être qu’il faudrait que les thérapeutes changent leurs visions des choses ...

        ... et aussi que quand des parents amènent leurs ados voir un psy parce que ceux-ci fument du shit , qu’ils ne repartent pas avec une ordonnance pour des AD ou des anxios ! ! !

    • Qouyub
      Qouyub répond à kevangel
      NC
      • Posté à 14h52 le 25/06/2009
      • Internaute 65801
        NC

      Les consommateurs d’alcool rarement dépendants ? Tiens donc !

      L’alcool est fortement addictive, comme le montre le rapport de l’OFDT sur la médecine de ville, où 30% des personnes qui consultent ont une consommation d’alcool qui dépassent les niveaux des risques définis par l’OMS.
      Par ailleurs il suffit de passer régulièrement dans une rue, et d’observer les bars pour se rendre compte de la situation.

      30% n’est donc certainement pas une faible minorité, si on ajoute ces quelques chiffres :
      En moyenne, en France, chaque adulte de plus de 15 ans boit, en un an, 15,6 litres d’alcool pur...Ce qui fait de la France un des pays où la consommation d’alcool est la plus élevée. Le résultat est de 16000 morts par cancer dus à l’alcool en1995, l’alcool est également à l’origine de quelques accidents du travail ou de la vie courante puisque cela concerne quand même 1 personne sur 5.
      source : OFDT

      Je suis allé dans un hôpital, et je peux certifier que’un héroïnomane en phase T n’a rien à envier à un alcoolique en phase T.

      En considérant cela, je pense que c’est grave de minimiser une des premières causes de mortalité après le tabac et les accidents de la route.

      D’autre part la drogue la plus addictive est le tabac, toujours selon les études de la MILDT et de l’OFDT, viens ensuite la cocaïne ou l’héroïne (selon le fait qu’elle est fumée ou injectée). Fumée elle est moins addictive.

      Ensuite il faut préciser que l’alcool est neurotoxique, au même titre que la cocaïne, les amphétamines...
      Tandis que le cannabis, l’héroïne, et le LSD ne le sont pas.

      Enfin, la dépendance des personnes qui consomment des drogues est à peu près la même que ceux qui sont dépendants à l’alcool, soit moins de 30%, si on pense à l’héroïne et la cocaïne qui ne sont consommées que par moins de 3% de la population.

      calcul : 30% de 60 Millions de français = 18 000 000 de personnes (prévoir un peu moins) dont la consommation d’alcool est excessive.
      3% de 60 Millions d’habitants = 1 800 000 consomateurs de coacaine environ, dont 30% sont dépendants = 540 000 personnes

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à kevangel
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 19h56 le 25/06/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Dans nos sociétés, vous avez surement raison, il n’y a statistiquement qu’un faible pourcentage de dépendants à l’alcool. Parce que nous avons « apprivoisé » cette drogue.

      Pourtant, elle est médicalement reconnue comme l’une des plus addictives, au même titre que l’héroïne ou la cocaïne, mais loin devant la marijuana ou les champignons par exemple.

      Le principal problème des drogues ilicites (à mon sens) est qu’elles sont très souvent de piètre qualité (en raison du marché noir) et qu’il ne peut y avoir transmission du savoir d’une génération à l’autre. Les jeunes « se défoncent parce que personne ne leur explique comment consommer avec modération.

      On ne comprendrait pas (ou mal) qu’un parent apprenne à son enfant “à se droguer” comme il lui apprend qu’on boit un apéritif (pas dix) puis du vin à table etc, etc. Vous n’avez qu’à voir les dégâts que provoque l’alcool dans les sociétés où il n’est pas une tradition pour vous en convaincre.

      Reste évidemment un problème de taillen et là je n’ai pas de réponse, si la société domestique les drogues actuellement ilicites, est-ce que les jeunes ne chercheront pas d’autres drogues dans le seul but de transgresser, comme on le voit avec le crystal par exemple.

      • Charles Mouloud
        Charles Mouloud répond à Arnaud Aubron
        Bras gauche de la Vénus de (...)
        • Posté à 21h26 le 25/06/2009
        • Internaute 12542
          Bras gauche de la Vénus de (...)

        « On ne comprendrait pas (ou mal) qu’un parent apprenne à son enfant “à se droguer” comme il lui apprend qu’on boit un apéritif (pas dix) puis du vin à table “

        Pour ma part , j’ai essayé , et pour l’instant , ça ne marche pas trop mal, d’être pédagogue avec mes filles.
        Lorsque je me suis rendu à Amsterdam avec mes louloutes , j’ai pris soin d’aller choisir une herbe douce , car ma cadette voulait fumer.
        Tu commences pas avec du ‘tape dur’ !
        Oui , je suis un père indigne !
        Je n’ai jamais eu de tabou là dessus, ayant moi même consommé un peu de tout . ( et beaucoup trop d’alcool !)
        Je fais de même avec les vins , les éduquant dans leurs découvertes.
        Je sais que certains vont hurler en lisant ça , mais je peux les rassurer , mes fifilles ne sont pas toxicos , fument toutes les deux de l’herbe de temps en temps ,et se portent comme des fleurs !

         
        • Lemmy_Nothor
          Lemmy_Nothor répond à Charles Mouloud
          - Gone fishing !
          • Posté à 21h40 le 25/06/2009
          • Internaute 12434
            - Gone fishing !

          C’est la méthode Frank Zappa. Quand ses enfants furent en age de consommer, il leur a dit ceci : Vous pouvez faire que que vous voulez, mais uniquement à la maison . Résultat, ils se sont jamais interessés à la drogue.
          Et pourtant Zappa père était fortement anti drogue, mais vivant à Los Angeles, il savait fort bien que ses enfants seraient confrontés au problème tot ou tard.

          • Charles Mouloud
            Charles Mouloud répond à Lemmy_Nothor
            Bras gauche de la Vénus de (...)
            • Posté à 21h47 le 25/06/2009
            • Internaute 12542
              Bras gauche de la Vénus de (...)

            Salut Lemmy ..Et en plus elles sont branchées musique ! Quelle engeance !

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