A débattre 25/09/2007 à 19h26

Sarkozy est-il favorable à l'euthanasie ?

Zineb Dryef | Journaliste Rue89


L’annonce parue dans le carnet de Libé.

Une curiosité dans l’avis de décès de Maïa Simon, publié lundi 25 septembre dans Libération. Une citation de Nicolas Sarkozy extraite de la page 94 du best-seller de Yasmina Reza précède l’annonce : « La vie n’appartient pas à celui qui se tient à côté du lit mais à celui qui souffre. »

La citation originale est « Il y a quand même un moment où il faut dire qu’il y a des limites à la souffrance. La vie ça n’appartient pas à celui qui regarde à côté du lit. Ça appartient à celui qui souffre. »

En demandant à ce que cette phrase soit publiée à cette occasion, la comédienne interpelle ainsi, post mortem, le président sur un sujet sur lequel il n’a pas toujours été clair.

En effet, Nicolas Sarkozy a, durant sa campagne, maintenu le flou sur sa position. En mars 2007, Nicolas Sarkozy se prononçait pour « le respect de la vie, dans la mesure où la souffrance ne rend pas la vie impossible. Il y a des limites à la souffrance humaine. »

Le président estimait que le flou juridique n’était pas, dans ce cas, à remettre en cause : « Je ne pense pas que cette question se règle par une loi. Comment voulez-vous qu’un texte recense tous les cas de fin de vie ? (...) Je veux que l’on fasse confiance au dialogue. C’est au patient, à sa famille et au corps médical de trouver la solution la plus adaptée. Je pense qu’il faut donc laisser une zone de liberté. »

Cette « zone de liberté », pourtant, a pu conduire à des situations difficiles. Cette absence de législation avait ainsi valu à la mère de Vincent Humbert d’être poursuivie pour avoir aidé son fils en grande souffrance à mourir. Aujourd’hui encore, elle lutte au sein de l’association Faut qu’on s’active pour dépénaliser l’euthanasie.

Du côté de l’UMP, le débat divise. Il en est pourtant une qui a un avis tranché sur le sujet : Christine Boutin. La consultante famille du Vatican raconte sur son blog l’un de ses entretiens avec Nicolas Sarkozy :

« Devant la cinquantaine de participants, Nicolas s’est adressé à moi et a dit sur un ton sérieux mais teinté d’humour : ’Tu sais, Christine, comme je t’aime : ne t’inquiète pas et ne va pas croire que je souhaite abréger la vie des personnes handicapées ou des personnes âgées ! ’. Il faisait allusion aux inquiétudes, que je lui avais relayées, suscitées par son discours à la Mutualité sur les souffrances de la fin de vie et sa digression sur la nécessité d’y remédier. Par cette interpellation devant ses proches de la Commission exécutive, qui ont ri à son trait d’humour, Nicolas m’a ainsi signifié plus sérieusement, ainsi qu’à tous ceux qui s’en étaient émus, qu’il avait compris l’avertissement que je lui avais donné de ne pas franchir ’la ligne blanche’ de l’euthanasie. »
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  • Anonyme

    Le mot : « curiosité » pour ouvrir votre article, n’est peut-être pas le mieux choisi.

    • Zineb Dryef
      Zineb Dryef
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 19h41 le 25/09/2007
        rédacteur
      • Journaliste 24
        Journaliste

      Parce que vous trouvez ça habituel une déclaration d’homme politique précédant un avis de décès ?

      • Anonyme répond à Zineb Dryef

        Les citations : ce n’est pas vraiment extra-ordinaire dans le contexte des avis de décès. Et même des citations de politiques.
        Mais ici, votre article est pleinement justifié. En l’espèce, la citation n’illustre pas. Elle est retournée contre son auteur-Président. Ainsi sont respectées les volontés de la défunte qui souhaitait être entendue encore après sa mort.
        Ma seule réticence : ce mot « curiosité ». Ca va plus loin et autrement. Mais ce n’est qu’un avis qui, encore une fois, ne porte pas sur le fond de l’article.

         
        • Anonyme

          La citation d’un ex premier ministre dont la maman a choisi son heure, aurait tout aussi bien pu faire l’affaire. Mourrir dans la dignitée, ça ne vous interpelle pas ?

        1 autres commentaires
      • toktomi
        toktomi répond à Zineb Dryef
        • Posté à 01h43 le 30/09/2007
        • Internaute 9821

        lut zineb.

        meme chez les morts il fait un tabac notre cancerologue eugeniste* (jplaisante* meme si jme méfie des dérives brutales ou sournoises).

        et donc maintenant oui c est habituel ce style rupturé.on s y fera vite en 5 ans :)

        de la com et des vrais sujets ; un taf pour nicolas.
        pas élu pour rien quoi...

        et puis il touche a tout,ça nous distrait ,et on peut rever pt etre que ca fera debat a l assemblee (et ailleurs)

  • Anonyme

    pourquoi il compte abreger ses souffrances Sarkozy ?
    ou les notres ?

    • Anonyme

      Il y aurait des limites à la souffrance humaine ?
      Alors, si les limites sont inacceptables, on propose d’y mettre fin en pratiquant l’euthanasie.
      Bon,je propose qu’on applique ce traitement à tous les laissés pour compte dans ce monde :
      les habitants en inde qui ont soif par manque d’eau potable,les sans logis qui pelent de froid l’hiver,les mendiants qui souffrent de malnutrition,bref tous les miséreux de ce monde qui souffrent de maux intolérables et malheuresement HUMAINS...
      Ne serait-il pas temps de plutôt tenter de donner réponse à la souffrance humaine que d’éliminer le problème en éliminant l’HOMME ?

  • philippe19
    philippe19
    c'est long 5 ans !
    • Posté à 20h00 le 25/09/2007
    • Internaute 1384
      c'est long 5 ans !

    Monsieur le Président de la République,
    Nous connaissons votre promptitude à vouloir régler les affaires courantes de la France. Mais ici, il s’agit de vie et de mort, de peur et de souffrance, de larmes et de solitude, alors prenons le temps d’emprunter la voie du milieu. La voie du milieu n’étant pas celle de la mollesse ou de l’incertitude, mais la voie éthiquement la plus juste. Prenons le temps. Le temps de l’agonie n’est pas le même.
    On ne règle pas le problème de l’euthanasie et des soins palliatifs avec une formule lapidaire de peu de profondeur. Monsieur le Président de la République, vous qui prônez l’ouverture, réunissez-nous, nous les médecins des soins palliatifs, nous qui sommes quotidiennement confrontés à la mort,à la douleur, à la souffrance, au désespoir. Mais de grâce, l’euthanasie n’a jamais été le traitement de la douleur ou de la souffrance. La phrase de Madame Reza emprunte des voies un peu rapides.

    • Anonyme répond à philippe19

      Vous nous dites (mais corriger moi sans égards si je me trompe), qu’un homme ou une femme, dans cet état difficilement imaginable pour qui ne l’a pas éprouvé, de souffrance causé par la maladie et/ou la perte (irrémédiable et continue)de ses « capacités » peut réclamer la mort sans vraiment la vouloir...et qu’en l’occurrence, « céder à ces réclamations » ne signifie pas que l’on agit « selon ses voeux ».

      Vous nous dîtes que « La vie ça n’appartient pas à celui qui regarde à côté du lit. Ça appartient à celui qui souffre. » (N.Sarkozy) ne veut rien dire, parce que celui qui souffre, lorsqu’il dit « je veux mourir », dit parfois ( ?), surtout ( ?) « je ne veux plus souffrir ».

      C’est à mon avis (et ce n’est que mon avis) TRES souvent le cas.
      Mais il y a des cas où ce n’est pas le cas : certaines personnes peuvent souffrir beaucoup moins que d’autres, être beaucoup moins « diminuées » que d’autres, et cependant considérer cet état (qu’elles soient en mesure de le dire encore, ou qu’elles aient envisagé cet état avant) comme étant absolument insupportable.

      Comment, en tant que Médecin(s) confronté(s) à ces souffrances, à ces demandes, à ces voeux, arrivez-vous à distinguer les uns des autres (ceux qui veulent vraiment mourir parce que leur état les désespère, et ceux qui veulent vraiment ne plus souffrir et qui sont désespérés) ?

      Quelle est cette voie du « milieu » que vous proposez ? Il n’y a guère de « milieu » entre ce qui est légal et ce qui ne l’est pas ! Il existe tout au plus des « arrangements » qui généralement n’arrange rien aux choses...Vous pourriez nous expliquer ?

      Ena

      PS : histoire d’alléger mon propos (et que cela n’enlève rien au sérieux de mes interrogations), vous avez drôlement bien fait de changer l’entre parenthèses qui suivait votre pseudo, les lecteurs (pour peu qu’ils n’aient pas trop de mémoire) ne vous fustigeront pas sur les sujets du genre « franchises médicales »...néanmoins, vos propos, révèlent quand même un peu « qui » vous êtes professionnellemnt...si, si, je vous assure !

      • philippe19
        philippe19
        c'est long 5 ans !
        • Posté à 22h05 le 25/09/2007
        • Internaute 1384
          c'est long 5 ans !

        CA de 20h36, je vous réponds. Et je crois effectivement que vous soulevez toute la difficulté des situations de fin de vie ou de perte d’autonomie sévère. Bien entendu, la vérité ne nous appartient surtout pas. Etre un professionnel des soins palliatifs nous mène à beaucoup d’humilité. comme vous le dites, il faut être certain que le désir de mourir ne soit pas un désir de ne plus avoir mal ou de ne plus souffrir. Ensuite, nous sommes confrontés à des personnes atteintes de pathologies toujours mortelles, parfois d’évolution lente et entrainant une grabatisation totale. Dans ces situations, qui ne sont pas rares, la loi n’a pas sa place. Ce qui se joue dans ces moments la, ce sont des instants singuliers très forts entre la personne malade et le médecin. Il n’est plus question de loi, de pouvoir, de connaissance. Il est question en fait de se rencontrer dans l’altérité. Elle est la ma voie du milieu. Jamais la fuite. Jamais la prise de pouvoir du professionnel qui possède les connaissances. Jamais le dogme du bien et du mal. Mais toujours une rencontre. Et, de cette rencontre, il en sortira toujours quelque chose qui sera de l’ordre de l’acceptable pour la personne malade. J’ai l’habitude de dire qu’en soins palliatifs, nous donnons de la vie au temps et non du temps à la vie. Je serais tout à fait incapable de pouvoir être plus précis, plus schématique. chaque accompagnement est unique. Encore une fois que ferions d’une loi ? et surtout que cela apporterait-il aux patients ? D’abord s’assurer que tout a été mis en oeuvre pour soulager les douleurs et souffrances de la personne. Ensuite accompagner, c’est à dire marcher à côté de et écouter de manière active pour peut-être agir,s’il le faut, en respectant totalement les souhaits de la personne.
        Merci d’avoir proposé ce sujet. Je pourrais être beaucoup plus long, mais ce n’est certainement pas le lieu.

         
        • Anonyme répond à philippe19

          Bonjour,

          Vous parlez d’unicité de rencontre avec le patient et vous parlez ensuite uniquement de la voie que vous choisissez en parlant de voie du milieu (la votre donc). Ou se situe ici la voie que le patient lui aura choisi ? A qui est ce de faire la traduction de ce qu’aura exprimer le patient :
          « je veux mourrir » = je veux arreter de souffrir
          « je veux mourrir » = je veux mourrir

          Je ne remettrai jamais en cause l’accompagnement du patient dans sa souffrance (qui a tant tarder a etre mis en place en France, et qui n’est a mon sens pas encore suffisamment developpée), ce que je n’arrive pas a saisir ici c’est ou se situe la voix du patient , de celui qui souhaite mourrir et a qui on ne l’accordera pas parce que la loi ne lui accorde pas ce droit...

          Le dialoque a du bon pour comprendre ce que souhaite effectivement le patient, mais finalement grace au dialogue et a l’unicité de la relation avec le patient, quand on en arrive a la conclusion que le patient veux mourrir VRAIMENT que fait on ? De quoi aurait on besoin pour acceder a cette demande (d’une loi, d’un accompagnement des soignants ?) ? Et pourquoi ne souhaite on pas pouvoir donner le choix aux patients, et finalement nous donner le choix (qui un jour ne se retrouvera pas patient)...

          A mon sens le dialogue n’a plus forcement sa place quand on en arrive a cette extremité, il faut juste, peut etre, etre capable d’entendre, et entendre vraiment, quelqu’un vous dire : Aider moi a mourrir.

          Que penser vous de ce qui se passe en Belgique ? Pays que l’on sait bien en avance sur la france quant a la gestion de la douleur et du handicape.

          Merci
          OMGITM

        • Anonyme répond à philippe19

          à la lecture de la réaction de Philippe19, beaucoup d’interrogations me sont apparues.
          Tout d’abord, j’aimerais qu’on arrête avec les professionnels qui connaissent tout et les autres qui ne connaissent rien. Vos propos sont contradictoires. d’un coté le professionnel doit « prendre le pouvoir » et d’un autre il s’agit d’accompagner la personne en fin de vie. Comment est ce qu’un professionnel peut accompagner puisque vous définssez l’accompagnement comme l’action de marcher avec. Il est vrai que les médecins aujourd’hui ont tout le temps d’accompagner. Non, là il faut arrêter les conneries. Sérieusement.
          Enfin (et la je risque de choquer...), si on éradique la souffrance ne croyez vous pas qu’on éradique la vie ? comment connaître le plaisir si on n’expérimente jamais la douleur ?
          sinon, pour éviter la souffrance, je propose de plonger les personnes en fin de vie dans un coma artificiel...et de les conserver en prenant soin de les tourner régulièrement pour éviter les escarres.

      • sinclair
        • Posté à 22h38 le 25/09/2007
        • Internaute 2580

        Le sujet est douloureux. On touche a la représentation que l’on a de l’homme et de son pouvoir à disposer de lui même.

        La vie appartient a celui qui a cette vie. Notre vie nous appartient et n’est pas soumise a untel ou untel. Dans la mesure ou il n’y a plus d’espoir de vie a très court terme ou de vie « digne » les médecins doivent ainsi que la famille accèder au désir d’en finir avec la vie de celui ou celle qui souffre. Il n’y a là aucune voie du milieu, la légalité n’a plus cours non plus, car elle n’est que l’expression de la bienséance de la société de la religion du moment.

        Dans ces conditions extrêmes le droit a disposer de sa vie me semble irréfragable.

        Je trouve pitoyable que l’agitation d’un homme aille jusque là sans profondeur ni réflexion sur une phrase « bateau » érigée en pensée profonde. Il ne s’agit pas ici de zone de liberté des uns ou des autres, mais de conception du respect de l’autre et de ses décisions vis a vis de sa vie ou de sa mort.

         
        • philippe19
          philippe19 répond à sinclair
          c'est long 5 ans !
          • Posté à 08h44 le 26/09/2007
          • Internaute 1384
            c'est long 5 ans !

          Sainclair,
          vous me faites peur. Vous êtes de ceux ( ou de celles) qui ne voient la vie qu’en noir et blanc. Vous n’avez pas accès à l’arc-en-ciel.
          Vous parlez de vie « digne ». Pourquoi ces guillemets ? La dignité entre guillemets ? Serait-on moin digne parce que l’on est malade ou handicapé ? Ne serait-ce pas justement vos propos qui enlèvent la dignité ? Un Etre humain ne perd jamais sa dignité, ce sont les autres qui, par leurs attitudes, leurs propos, volent la dignité.
          Les médecins doivent... ! quelle simplification de la relation inter-humaine. Quel manque de réflexion sur le sens de la vie !
          Effectivement en tenant de tels propos, vous risquez bien de faire en sorte que la personne malade ne trouve plus aucun sens à sa vie.
          vous parlez de respect. Encore un mot employé à la va-vite. En quoi le fait de donner la mort, de dire que cette vie là n’a plus aucun sens, sauf celui de se terminer, en quoi y voyez vous une touche de respect ?
          Alors encore une fois, NON à la douleur, NON à la souffrance, NON à l’acharnement thérapeutique, mais aussi NON aux dogmes bien pensants et confortables qui sont souvent le fait de l’expression d’une peur et d’une crainte.
          Je vous propose de prendre contact avec un service de soins palliatifs, ou bien avec l’ASP et vous verrez que la voie du milieu entre abandon de la personne malade et euthanasie existe. Renseignez vous sur nos pratiques, sur notre conception de l’humain, sur ce que nous entendons par accompagnement de fin de vie. Réfléchissez, intéressez-vous au deuil. celui qui va mourir va perdre la vie, mais les proches vont perdre un être cher. La relation en soins palliatifs n’est pas focalisée sur un seul objet. cette relation entre dans une vision globale d’une situation dramatique.
          La mort est à la fois banale par sa répétition quotidienne, mais elle est un évenement unique pour ceux qui vivent cette situation. Alors toutes ces tentatives de vouloir régler les choses de manière uniforme et répétitive en énonçant des pseudo-vérités de café du commerce, sont un réel danger pour la prise en charge des personnes en soins palliatifs dans un objectif de qualité de vie.
          Je serais beaucoup plus satisfait de vous entendre vouloir mener un combat pour que la douleur et la souffrance soient enfin correctement prises en charge dans nos établissements. Pourquoi commencer à vouloir régler la mort, alors que trop souvent la qualité de vie n’est pas respectée ?
          Révoltez-vous pour que dans les établissements de soins, soient enfin appelés les professionnels qui savent traiter la douleur, qui savent traiter la souffrance, qui savent aussi gérer les situations dramatiques. C’est ma pratique quotidienne, c’est mon combat quotidien, c’est aussi ma souffrance et mon désespoir de voir que les principes de base ne sont pas appliqués, ou mal appliqués.

        • Anonyme répond à sinclair

          tout à fait d’accord
          elle veut dire quoi cette phrase ?

        2 autres commentaires
    • Choucroute
      Choucroute répond à philippe19
      • Posté à 04h59 le 26/09/2007
      • Internaute 13844

      La phrase rapportée par Reza dans son bouquin est l’illustration de la stratégie communicante de Sarkozy. Il s’agit pour lui avant tout de créer un lien émotionnel avec les Français sur tous les sujets sociétaux sensibles mais évidemment en restant toujours au niveau du descriptif et sans prendre position sur le fond. En laissant par exemple échapper qu’il serait pour la peine de mort pour les assassins d’enfant, il utilise la même stratégie, mais se garde bien de proposer un texte de loi.Cette stratégie de communication est couramment utilisée par les démagogues (voir les déclarations de Lepen) Peu leur importe de solutionner les questions, bien au contraire ils faut que celles-ci demeurent pour alimenter leur fonds de commerce.

    • Anonyme répond à philippe19

      Médecin des soins palliatifs !
      Ah parlons-en des soins palliatifs !
      Et médecin en plus. Bac+8. Peut-être plus, je ne sais plus.
      C’est du propre ce que vous faites, j’aurais honte.
      On n’en veut pas de vos soins palliatifs. Je veux mourir, moi, vous comprenez ça. Il faut vous le dire en quelle langue.
      Je comprends bien que c’est votre gagne-pain, mais tout de même.

  • résiste
    • Posté à 20h00 le 25/09/2007
    • Internaute 9802

    c’est épouvantable : j’ai peur d’être d’accord avec lui ! Espérons qu’il écoutera madame Bénie ouioui et ne prononcera pas de nouveau discours sur cette nouvelle priorité à mettre à l’ordre du jour de son gouvernement. Il ne veut pas légiférer là-dessus : c’est peut-être pas une si bonne idée que ça. Même pas une toute petite commission ?

    • Choucroute
      Choucroute répond à résiste
      • Posté à 05h04 le 26/09/2007
      • Internaute 13844

      Sans polémique,renseignez-vous sur le système qui existe en Suisse. Il ne s’agit pas de légiférer sur l’euthanasie, il s’agit de permettre le choix de la fin de vie dans la dignité. Autoriser les citoyens d’un pays à choisir leur fin de vie ne signifie pas que l’on autorise d’autres à choisir à leur place.

  • Anonyme

    Il ne faut surtout pas oublier le cas de l’infirmière Malèvre, autrement nommée « la solution finale » et tant d’autres « soignants » dont on apprenait que parfois ils entretenaient des liens étroits de parenté avec les patients.

    Tous les patients discrètement euthanasiés étaient-ils en fin de vie ?

    En attendant, tout se passe dans le confort ouaté des couloirs d’hôpitaux ou d’hospice, contre ou avec la volonté de ces patients dont nous serons peut-être un jour et qui nous défendra ?

  • Anonyme

    ... « librement » inspiré par un certain Nicolas de Neuilly ...

    « Bien sûr que je réagis sur la question délicate de l’euthanasie car je sais que ce sujet préoccupe les français. Toutes les études le montre.
    Rester de marbre face à la mort et la souffrance, je m’y refuse ...
    Me taire alors que tous les sondages le prouvent, je m’y refuse ...
    Alors je vous le demande, qu’est ce que je dois faire ? Qu’est ce que je dois faire ?

    Et bien je vais vous le dire : prendre une position courageuse sur une question délicate !
    Il ne doit plus y avoir de tabous dans ce pays !
    C’est la raison pour laquelle je me suis prononcé favorablement à la reconnaissance de l’église de scientologie en écartant le policier responsable de la lutte contre les sectes,
    C’est la raison pour laquelle je n’hésite pas à considérer que la délinquance au même titre que l’homosexualité sont des maladies génétiques,
    C’est la raison pour laquelle je n’hésite pas affirmer que le noir, le jaune ou tout autre bazané est un sous homme,
    C’est la raison pour laquelle j’entend donner aux ordres religieux toute la place qu’ils méritent dans notre beau pays,

    etc., etc., etc. »
    ––
    Désolé pour ces quelques lignes, mais ce guignol devient proprement insupportable ! ! !
    D’autant plus que lorsque l’on met bout à bout ses interventions, j’ai comme un frisson qui me parcours le dos ... pas vous ?

  • Anonyme

    ... « librement » inspiré par un certain Nicolas de Neuilly ...

    Bien sûr que je réagis sur la question délicate de l’euthanasie car je sais que ce sujet préoccupe les français.
    Rester de marbre face à la mort et la souffrance, je m’y refuse ...
    Me taire alors que tous les sondages le prouvent, je m’y refuse ...
    Alors je vous le demande, qu’est ce que je dois faire ?
    Prendre une position courageuse sur une question délicate. Il ne doit plus y avoir de tabous dans ce pays !
    C’est la raison pour laquelle je me suis prononcé favorablement à la reconnaissance de l’église de scientologie en écartant le policier responsable de la lutte contre les sectes,
    C’est la raison pour laquelle je n’hésite pas à considérer que la délinquance au même titre que l’homosexualité sont des maladies génétiques,
    C’est la raison pour laquelle je n’hésite pas affirmer que le noir, le jaune ou tout autre bazané est un sous homme,
    C’est la raison pour laquelle j’entend donner aux ordres religieux toute la place qu’ils méritent dans notre beau pays,
    etc., etc., etc.
    ––
    Désolé pour ces quelques lignes, mais ce guignol devient proprement insupportable ! ! !
    D’autant plus que lorsque l’on met bout à bout ses interventions, j’ai comme un frisson qui me parcours le dos ... pas vous ?

  • Anonyme

    juste un mot : culotté cet avis de deces ^^

    ca va peut etre faire bouger les chose et je pense que c’est le but, bravo madame !

  • Anonyme
  • Cyano_yan
    • Posté à 21h06 le 25/09/2007
    • Internaute 16460

    il me semble que Sarkozy n est pas le premier a avoir utilisé cette phrase ... de plus il ne serait pas capable d en produire la substance ... article et sujet mediocre

    • Anonyme répond à Cyano_yan

      Que vous trouviez l’article médiocre, bon d’accord (c’est votre avis, et je suis la première à émettre ce genre d’avis)...que vous trouviez le sujet...« médiocre »...là je m’étrangle et/ou je m’enflamme !
      Un avis de décès avec citation (creuse, effectivement) de Sarkozy, c’est de la révolution (révolte) post-mortem ! C’est une question posée !

      C’est surprenant, déstabilisant, incongru ...bouleversant...un tel avis de décès ! Et ce n’est pas « médocre “(Zut, à la fin) d’en faire le sujet d’un article !

      Ena

  • Anonyme

    sarko dit une chose et puis son contraire ! ! ! ...merçi Maia de rappeler cette citation...laissons les gens mourir dans la dignité ! ! ! ...l’euthanasie, un thème qui tourne toujours autour du pot ! ! ! ...rebelle

  • Anonyme

    sarko dit une chose et puis son contraire ! ! ! ...merçi à Maia de nous rappeler cette citation...l’euthanasie est un thème qui tourne toujours autour du pot ! ! ! ...laissons les gens mourir dignement ! ! ! ...la règlementer c’est éviter les dérives ! ! ! ...rebelle

  • Anonyme

    « La plus grande liberté est de pouvoir mourir de sa plus belle vie » Patrick Lowie

  • Anonyme

    « La vie n’appartient pas à celui qui est sans papier mais à celui qui les envoie en charter se faire tuer dans leur pays » - Sarkozy

  • Anonyme

    Sans discuter sur le fond, euthanasie ou pas, il n’est pas admissible que pour avoir le droit de choisir de mourir dans la dignité, d’être obligé d’aller le faire dans un pays voisin. J’ai entendu sur la 5 que le « pack », chambre, accompagnement et nécessaire médicamenteux coutait 5000 euros. C’est cher pour le commun des mortels. Alors, pour bénéficier d’un suicide assisté, il faut être suffisamment riche. Que font les autres ? Doivent-ils compter sur leurs proches qui risquent la prison pour les aider, ou sur des médecins compréhensifs qui les aident en se cachant ? Il est en effet grand temps de prendre en main ce problème. Les soins palliatifs, Ok, mais ils sont trop peu nombreux et certains malades ne veulent pas être hospitalisés pour ne pas être tributaires des médecins et subir ce qu’ils refusent. Car lorsqu’on met les pieds dans un hopital, il ne reste plus qu’à subir, le libre arbitre n’est plus possible et il ne reste plus qu’à attendre la mort comme un légume. Et c’est pour çà que Maïa Simon est partie en Suisse, elle voulait être capable physiquement de partir avant d’être dégradée et de ne pouvoir voyager. Si la loi française l’autorisait, elle aurait attendu et peut-être aurait vécu quelque temps encore...
    Ce sujet me tient à coeur car je l’ai vécu dans mon entourage proche : mon père, farouche opposant à l’acharnement, a fait une crise cardiaque à 83 ans. Plongé dans un coma profond,il a été « branché » pendant 11 jours, les plus longs de mon existence et malgré mes demandes répétées, les médecins ont refusé de le laisser mourir tranquille. Il a fini par s’éteindre et je leur reprocherai toujours leur manque d’écoute et d’empathie pour la famille.

    Mon-Al

  • Anonyme

    Zarkozy ?
    Il a une politique qui est favorable à l’euthanasie du pays !

    Faut dire simplement et tranquillement la vérité aux Français mame’chabot !

    Je ne sais pas si il est oui ou non pour l’euthanasie, mais oui pour la peine de mort !

  • Servais-Jean
    • Posté à 01h36 le 26/09/2007
    • Internaute 4591
      43

    Ce petit texte donné comme étant de Sarkozy nous dit tout simplement que notre vie n’appartient qu’à nous même et j’ajouterai que c’est cela qui en fait sa valeur. Personne ne peut ni ne doit y toucher.
    Dans ce sens l’euthanasie n’existe pas en Suisse, le corps médical donne les moyens au demandeur et sort de la pièce où va se dérouler la fin du voyage.
    Cela peut se dérouler chez soi ou en clinique mais le geste final appartient à l’intéressé à sa famille ou a ses amis.
    La dignité d’un tel acte est infinie.

  • Anonyme

    comment convaincre la piétaille de s’euthanasier, au lieu de persister à vouloir toucher une retraite qui coûte cher à la société.
    une équation pour tout bon ministre de la santé et des affaires sociales. qui attendent un hiver ultra rigoureux, puisque la canicule
    ne daigne plus être au rendez-vous.

    • Anonyme

      tout le monde n’a pas le talent de Charles Mouloud pour ironiser sur les sujets les plus sensibles.
      Encore un effort,Ca de 03h14 !
      Mouloud , ON T’AIME !

  • Anonyme

    Merci Maïa Simon
    moi souffrir de plus en plus
    moi normal de temps en temps
    ce temps en temps se racourcit
    moi pas trouver ça normal
    que ceux qui ne souffrent pas
    se mêlent de ceux qui souffrent
    ou alors qu’ils fassent le necessaire dans la recherche
    moi en ait souvent marre de souffrir
    oui les maladies qui n’ont pas de traitement pour guérir ça existe
    vous le saviez
    excusez-moi
    quand la souffrance est là pour la vie
    plus rien n’a de sens
    il faut la tuer
    quoi ! contre la peine de mort !
    souffrez et vous verrez
    pas se taper sur les doigts
    non ! mais voir la vie quitter son corps
    t’as vu un psy ?
    oui ! je suis en train
    que va-t-il se passer pour ceux dans mon cas ?
    Sarkosy, zizi, fait ce qui doit être fait
    mais pour les futurs pré-souffrants
    moi pas bien
    moi besoin de vous le dire
    et moi et moi et moi

    • Anonyme

      Si moi tenir l’abruti
      qui a coché naze
      il se rendrait compte
      que la souffrance et l’eutha-naze-i
      sont amies
      et moi et moi et moi
      et toi qui sait un jour
      ne te le souhaitent pas
      d’être comme je suis
      quelle chance dois-tu te dire !
      vis ta vie comme tu es
      incolore inodore sans souffrance
      mais qui sait
      si tu souffres merci de m’excuser

  • Anonyme

    Chers internautes de rue89,

    Le problème n’est pas de savoir si je suis ou non favorable à l’euthanasie. Le problème est d’abord politique. Il faut que je plaise à la majeure partie d’entre vous, mais aussi aux membres de ma famille politique.

    Il est possible qu’une bonne part de la population française approuve plus de liberté pour les familles et les malades afin de leur donner la possibilité d’une fin de vie choisie, pensée et réfléchie, ensembles, et en accord avec l’autorité médicale.

    Cependant, les membres de la majorité présidentielle sont, eux, opposés à ce principe.

    Ne pouvant déplaire à mes électeurs et mes soutiens politiques, je ne peux me positionner clairement, puisque j’ai pour principe de gouverner la France en fonction des sondages qui me sont favorables. Or là, je me trouve face à un dilemme qui ne me permet pas de trancher.

    Tout au plus, je pourrai envisager une modification de la loi qui n’apporterait pas grand-chose et brouillerait encore plus les situations, mais avec un bon et grand renfort de communication cela pourrait peut-être s’avérer positif pour moi.

    Mes amis à moi, s’ils se trouvaient dans une situation aussi dramatique, n’auraient aucun souci pour trouver très rapidement les bonnes solutions, dans les meilleures conditions possibles.

    NS

  • Anonyme

    Cette décision n’appartient pas au président de la République.
    Les médecins aux soins palliatifs doivent se mobiliser.
    Les personnes qui accompagnent les malades jusqu’au bout du chemin,devraient également être entendues.
    Méfions nous vraiment,le sujet est trop grave..
    Un gouvernement qui veut combler le déficit de la sécurité sociale....par tous les moyens,y compris par
    l’accès aux soins,dorénavant,uniquement pour les plus riches....devrait,en plus se prononcer pour ou contre l’euthanasie..
    J’en ai des frissons.

  • Anonyme

    En même temps, si Sarkozy commence à vouloir légiférer sur l’euthanasie, on peut commencer à craindre sérieusement pour notre peau... parce que quel bon moyen, en soulageant les gens en fin de vie, de soulager les caisses de retraite et d’assurance maladie ! A voir comment sont donnés les soins dans l’actuelle grande bretagne où les fumeurs cancéreux sont à peine soignés et où les artrosiques malades en attente d’opération restent cloués sur leur fauteuil des mois durant avant l’opération capable de les faire remarcher, il va falloir se méfier quand, à l’âge de la retraite, l’envie nous prendra de monter sur l’escabeau pour faire les carreaux. A la première fracture, comme les chevaux, on risque de vouloir « soulager notre souffrance » au nom de l’humanisme et de la compassion...

  • Anonyme

    La bonne question : pourquoi le Figaro refuse de publier cet avis de décés ?

  • Anonyme

    Quel est l’intérêt qu’il soit pour ou contre ? Est ce le problème ? C’est quoi l’euthanasie par rapport un malade qui souhaite abréger sa vie : un suicide ?
    La véritable question reste de savoir si nous sommes encore propriétaires de ce quelque chose qui nous appartient de moins en moins : notre libre arbitre.

  • merle-moqueur
    merle-moqueur
    GRRRRRRRRRRRR (...)
    • Posté à 11h52 le 28/09/2007
    • Internaute 17922
      GRRRRRRRRRRRR (...)

    impossible....il craint pour sa vie....

  • toktomi
    • Posté à 01h35 le 30/09/2007
    • Internaute 9821

    l est croyant not’ président ?

    mais l est politicien,aussi...

    combien de oui dans le pupitre électronique en 2012 a ce sujet « légaliser l euta nazi »

    moi chui pour mais suis agnostik ; les croyants diront « lui i vote pas,pas le droit st un mécréant... »

    mais ça régule humainement :
    combien de retraite ils nous économisent les dealers de tabac (chui gros fumeur,et nAAAAAn-pas-de-shit) ?
    Compte tenu du pourcentage important de jeunes fumeurs parmi les 18 ans, ce sont 160 000 morts qui seront à déplorer en 2025.
    in « Lien

    ça vaut bien une mort pas glauque pour service rendu a la dette de l etat.