VOTRE PORTE-MONNAIE AU RAYON X 23/06/2009 à 18h24

Patrick, libraire de quartier pour 2300 euros par mois

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89


Patrick, libraire à Paris (Audrey Cerdan/Rue89).

Libraire, c’est une passion mais aussi un commerce et pour Patrick, dont Eco89 passe les revenus au rayon X, c’est surtout un bouffe-temps. En plongeant dans les comptes de la librairie Nordest, dans le Xe arrondissement de Paris, on découvre les vicissitudes du métier :

« Aux stagiaires qui me disent “je veux devenir libraire par amour du livre”, je réponds que c’est pas le sujet, la librairie risque de vous dégoûter du livre si vous n’êtes pas totalement engagé. »

Cet ancien vidéaste et animateur socio-culturel installé depuis 1995 dans cette petite rue commerçante proche de la gare du Nord a appris sur le tard ce métier « très sédentaire » après une première vie « assez nomade ». Il a d’abord été employé dans une librairie puis directeur d’une autre située en face de son actuelle adresse, avant de dépoussiérer son local assez petit, trop petit pour contenir autant.

« A l’époque, la rue était vide de commerces, on me décourageait de m’y installer. Heureusement que je connaissais le quartier et les clients. Mais on n’est pas aux Abbesses ou à Mouffetard : bizarrement, dans un quartier où les librairies sont nombreuses, cela profite à toutes. Alors que dans mon quartier, pas très dynamique culturellement et commercialement, c’est difficile de retenir les gens, ils vont faire leurs courses ailleurs. »

Le Virgin Barbès, « aspirateur à clientèle »

Le libraire résiste en proposant une offre de qualité et un service rapide. Beaux-arts, sciences humaines, guides, BD... tout cela doit se frayer une place sur les étagères à côté des deux rayons principaux, le roman et les livres pour enfants. Il faut faire face à la concurrence du Virgin Barbès, cet « aspirateur à clientèle » ouvert en 2002 à cinq minutes de chez lui :

« Ils ont au moins 40 000 titres quand nous on en a 12 000, et tout le monde y va, même ceux qui disent qu’ils n’y vont pas. »

L’implantation de ce concurrent de taille ne lui a pourtant fait perdre que 5% de son chiffre d’affaires, un retard qu’il a comblé depuis.
Son offre est un mélange des best-sellers (« il faut pas être snob ») et des « choix du libraire » (« mais restons modestes : ce qu’on aime ne plait
pas à tous »).


La librairie de Patrick, à Paris (Audrey Cerdan/Rue89).

1

Les comptes de la librairie

Des ventes pour un montant variant de 22 700 à 96 000 euros selon les mois

Le chiffre d’affaires (sur l’année 2008) de la librairie est de 514 500 euros annuels (hors TVA). En quatorze ans, il a augmenté de 50% grâce à une belle progression les premières années, mais cela reste un peu inférieur aux prévisions qu’il avait fait au moment de se lancer.

Globalement, le livre est un marché assez stable, depuis 2000 « on oscille de plus ou moins 5% par an ». Sauf entre février et avril dernier où il a plus franchement accusé le coup de la crise (entre -5 et -10%).

La ventilation de ses recettes par rayon donne une bonne photo de sa librairie : en tête des ventes depuis des années les albums jeunesse (20% des ventes), suivis de la la bande dessinée, littérature française et la littérature étrangère (les deux totalisant 40% des ventes) et les sciences humaines. Les ventes fluctuent beaucoup selon les mois, de 96 608 euros pour le mois de décembre 2008 à 22 700 euros au mois d’août.

Malgré une TVA à 5,5%, la marge moyenne dégagée sur un livre est de 1,375 (c’est-à-dire qu’un livre acheté 1 est revendu 1,375), « c’est très bas par rapport aux fringues, qui margent à 3 et aux bars qui margent de 4 à 5 ».

C’est pour cela que Patrick fait plein de tentatives pour développer les produits sur lesquels les marges sont meilleures : les cartes postales, les disques, les carnets Moleskine... Produits sur lesquels les prix sont libres (contrairement aux livres). En étudiant sa politique de prix, il s’est d’ailleurs rendu compte que « si Fnac et Virgin sont imbattables sur les nouveautés, sur le classique, ils roulent le client : on est bien moins chers ».

Les dépenses : 513 000 euros

La comptabilité de la librairie est calculée au plus juste et la marge dégagée n’est que de 1500 euros annuels. Les salaires sont répartis ainsi : la rémunération nette du gérant s’élève à 30 000 euros annuels, celle des deux salariés à 56 000 euros, les charges sociales s’élèvent à 35 000. Les employés, aux 35 heures, touchent donc un salaire net de 1350 euros net par mois sur treize mois pour l’un et 1450 euros pour l’autre.

Les achats : s’élèvent à 338 000 et le reste des dépenses se répartit comme suit :

  • les frais généraux incluant le loyer, le téléphone, les assurances, les coursiers, la comptable : 47 000 euros,
  • les impôts : 5 000 euros,
  • les amortissements : 2 000 euros

La marge nette est si mineure (1 500 euros) qu’elle n’est pas versée aux actionnaires mais mise de coté.


Patrick, libraire à Paris (Audrey Cerdan/Rue89).

2

Revenus de Patrick : 2 300 euros net, « un taux horaire nul »

Le salaire de Patrick, fixé en assemblée générale avec les actionnaires minoritaires (des amis et écrivains) n’a pas bougé depuis cinq ans. Il a opté pour la forme juridique qui lui semblait la plus simple, un traitement incluant toutes les charges dont l’assurance chômage et les cotisations retraite (dispositif Madelin), plutôt que pour le statut de travailleurs indépendant.

Si on peut considérer que le salaire de Patrick (sur 13 mois) n’est pas ridicule, en revanche, rapporté à ses 70 heures par semaine, cela fait un « taux horaire nul », souligne l’intéressé. Il faut être présent à toutes les heures d’ouverture de la librairie (60 heures par semaine) et aussi s’occuper du courrier, de la compta, des commandes, de l’association des librairies indépendantes Initiales...

Bref, « pas le temps d’avoir d’autres revenus », comme d’écrire dans des revues, comme le font certains de ses collègues.

3

Ses dépenses fixes : 1 666 euros

« J’en bave », confie-t-il sans se plaindre. C’est tout simple : entre le remboursement de son appartement acheté l’an dernier avec son amie (Patrick rembourse 1 000 euros par mois), les pensions versées à ses deux fils étudiants (au moins 600 euros par mois, souvent davantage) et les impôts (66 euros), il doit faire attention à tout.

« Heureusement que ma compagne prend en charge les grosses dépenses comme la voiture, les factures... », souligne-t-il. Etant tout le temps à la librairie, il n’a pas besoin de téléphone portable, c’est toujours ça d’économisé.

Patrick dispose donc d’environ 700 euros pour ses dépenses courantes, alimentation, loisirs, et il n’épargne pas. Il ne se souvient pas s’être acheté un vêtement en dehors des soldes depuis des années, limite les sorties au restaurant à une par mois et les vacances à une semaine par ci par là « à prix cassés ».

Il profite volontiers des invitations au cinéma, au musée, au théâtre que lui font passer les éditeurs, amis clients, ce qui lui permet d’avoir un budget culture réduit par rapport à sa consommation.

« Je lis 100% gratuitement, ce n’est pas négligeable vu que c’est mon premier poste de consommation culturelle. »

Aujourd’hui, il met régulièrement en balance ses contraintes et son plaisir :

« Pour l’instant, ça penche toujours du coté plaisir, c’est bon signe. »

Photos : Patrick, à la librairie Nordest à Paris, en juin 2009 (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • MissJava
    MissJava
    Lectrice
    • Posté à 11h34 le 24/06/2009
    • Internaute 83656
      Lectrice

    Attention, cette rémunération pour un libraire reste exceptionnelle. Beaucoup ne peuvent les cinq premières années d’activités se dégager un SMIC.
    La concurrence des grands centres de distribution (Fnac, Cultura...), la méconnaissance du public quant au prix unique du livre et le faible taux de remise accordée par les éditeurs (25 à 28% pour une nouvelle petite librairie indépendante, 40 à 45 % imposés par la grande distribution) génèrent bien souvent la précarité.

    Tout livre disponible sur internet, l’est également chez votre libraire par la commande (le service, le conseil et le sourire sont offerts).

    Mon libraire a affiché au dessus de sa caisse : « Si la culture coûte cher, essayez l’ignorance. »

  • Camille
    Camille
    Mauvais genre
    • Posté à 18h59 le 23/06/2009
    • Internaute 48427
      Mauvais genre

    Oui, d’ailleurs, n’ai je pas vu passer récemment un article qui disait que les divorces étaient moindres en période de crise ?

    • Tyrian
      Tyrian répond à Camille
      Informaticien
      • Posté à 19h34 le 23/06/2009
      • Internaute 61861
        Informaticien

      Je confirme qu’il y a eu un tel article, c’est assez logique. Un divorce pouvant déjà être ruineux pour les 2, si en plus les 2 sont interdépendant financièrement...
      On apprend à mettre de l’eau dans son vin.

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 19h04 le 23/06/2009
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Très intéressant !
    J’avais appris il y a peu qu’effectivement un libraire émargeait peu dans l’année (ici 1500 €), c’est pas énorme. Mais, grâce au prix unique du livre, j’imagine que ça a permit de garder un vrai réseau de librairie en France, contrairement aux disques.
    Bah oui, faut le dire, n’achetez plus vos livres sur amaz*n, vous comprenez maintenant pourquoi... Ok, sauf pour les personnes vivant loin de tout, avec mille contraintes et sans voiture, ok, je peux comprendre, sauf que ce site ne livre pas partout hehe...

    • Tyrian
      Tyrian répond à Contestatairieux
      Informaticien
      • Posté à 19h40 le 23/06/2009
      • Internaute 61861
        Informaticien

      Je ne vois pas pourquoi on ne doit pas acheter sur Amazon. Pour protéger des emplois ? Hum vous voyagez toujours à cheval pour cette raison, histoire de maintenir les emplois de maréchaux ferrant ?

      C’est le service qui importe. S’il est de qualité pourquoi pas, mais Amazon me fournit un excellent service, et fait vivre des librairies qui plus est. Hé oui, renseignez-vous, Amazon se base en grande partie sur un réseau de librairie pour fournir les livres. Donc ce que vous dîtes est contre productif pour des libraires que vous prétendez défendre...

      De plus vous vous réjouissez que des personnes ne peuvent finalement avoir accès aux livres, car Amazon ne pourraient leur livrer les ouvrages... Sympathique : /

      • Jeff29
        Jeff29 répond à Tyrian
        libraire
        • Posté à 23h18 le 23/06/2009
        • Internaute 83619
          libraire

        D’abord la bise à Patrick qui fait partie de ces libraires que je connais et qui ne font pas des comptes d’apothicaire ou d’informaticien pour simplement dire qu’ils aiment le métier qu’ils ont voulu exercer.

        En ce qui concerne Amazon, qui pratique la politique de la terre brûlée (quand il n’y aura plus qu’eux, vous irez la chercher où la diversité culturelle ?), bien sûr que des libraires se laissent abuser par le market place, donnant ainsi les adresses de leurs clients à une multinationale qui n’attend que ça, bien sûr que les frais de ports gratuits qu’un libraire de quartier ne peut faire au risque de couler sa boîte vont demain encore mettre d’autres libraires sur la paille.

        Alors Amazon pour tout le monde, déjà que la moitié de la population française est habillée en Quechua, demain, l’autre moitié de la population française aura le droit de partir en vacances avec uniquement Marc Levy sans savoir que Pierre Michon existe, que Lucien Suel sort un magnifique livre en septembre, que Marie-Hélène Lafon aussi et que « La patience des buffles sous la pluie » de David Thomas est un livre que je vous recommande de mettre dans vos valises pour l’été.

        Je parle de gens que vous ne trouverez pas sur Amazon, mais chez votre libraire de quartier, il y a des chances qu’ils existent, qu’ils aient raison d’écrire et qu’ils faut que vous lisiez.

         
        • Korchkidu
          Korchkidu répond à Jeff29
          Grand patron de 0,4 personnes
          • Posté à 23h39 le 23/06/2009
          • Internaute 69594
            Grand patron de 0,4 personnes

          Désolé mais votre argument de la diversité culturelle ne tient pas la route une seconde pour quiconque a déjà acheté sur Amazon. A de nombreuses reprises, des livres que je ne trouvais dans aucune librarie (ni même à la fnac) était en vente chez Amazon... Et oui, le choix est beaucoup plus grand chez eux...En tout cas dans la catégorie de livres qui m’intéressent.

          K.

          • Jeff29
            Jeff29 répond à Korchkidu
            libraire
            • Posté à 00h20 le 25/06/2009
            • Internaute 83619
              libraire

            Tous les livres disponibles sont aussi en vente chez moi. Vous faites comme chez Amazon, vous me les commandez et je pense que vous serez livré plus rapidement qu’avec Amazon.

            CQFD

            PS : Merde de chien noir, c’est un drôle de pseudo !

            • LG240
              LG240 répond à Jeff29
              • Posté à 01h28 le 25/06/2009
              • Internaute 23978

              Je doute que cet argument tienne pour les ouvrages épuisés (qu’on peut trouver d’occasion sur amazon) ou pour les livres en langues étrangères ; -(

        • I.P
          I.P répond à Jeff29
          Flat4
          • Posté à 00h30 le 24/06/2009
          • Internaute 25391
            Flat4


          sans savoir que Pierre Michon existe, que Lucien Suel sort un magnifique livre en septembre, que Marie-Hélène Lafon aussi et que « La patience des buffles sous la pluie » de David Thomas est un livre que je vous recommande de mettre dans vos valises pour l’été.
          Je parle de gens que vous ne trouverez pas sur Amazon, mais chez votre libraire de quartier,

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          Vous disiez ?

          • Jeff29
            Jeff29 répond à I.P
            libraire
            • Posté à 23h59 le 24/06/2009
            • Internaute 83619
              libraire

            Et combien de temps pour vous faire livrer ? ? ?

            • I.P
              I.P répond à Jeff29
              Flat4
              • Posté à 08h54 le 25/06/2009
              • Internaute 25391
                Flat4

              Sur la plupart des livres il y a marqué :

              « Recevez votre article au plus tard le vendredi 26 juin, si vous commandez d’ici 7 heures et choisissez la livraison Éclair. »

        • Tyrian
          Tyrian répond à Jeff29
          Informaticien
          • Posté à 08h07 le 24/06/2009
          • Internaute 61861
            Informaticien

          Si Amazon pratiquait la terre brûlée, il n’y aurait pas de market place, il ne ferait pas office d’intermédiaire. Ils n’ont pas besoins des libraires, mais la situation actuelle est gagnant/gagnant pour les 2. En quoi leur politique est-elle nuisible aux librairies en question ? Vous ne dîtes rien à ce sujet. Le coup des adresses ? Amazon ne fait pas de pub postale, tout au plus par email, donc sans effet. Démontrez moi qu’Amazon est le grand méchant.

          Je n’ai jamais dit Amazon pour tout le monde, chacun fais ses choix. Je n’ai pas lâcher de commentaires « N’allez pas acheter en librairie, mort aux libraires ! » comme l’a fait celui à qui je répondais.

          Pour l’instant, j’ai toujours trouvé tout ce que je voulais sur Amazon. Et les conseils que le site me fournit sont efficaces. Niveau choix, ça bat forcément n’importe quelle librairie solitaire, puisque cela représente un réseau de librairie. Il y a même des librairie spécialisée dont je doute de la survie à l’heure actuelle sans l’infrastructure qu’offre Amazon pour vendre sur le net.

          • Jeff29
            Jeff29 répond à Tyrian
            libraire
            • Posté à 00h17 le 25/06/2009
            • Internaute 83619
              libraire

            Ils ont besoin des libraires pour tout le stock qu’ils n’ont pas (le stock c’est ce qui coûte cher et moins ils en ont, mieux ils se portent, surtout si d’autres le supportent pour eux et qu’ils se servent de 10 à 15% de commission sur le libraire ! ! !)

            Je ne dis pas qu’ Amazon est le grand méchant. Ils profitent d’un système, ils sont même capable de vous livrer un livre à 1€ sans frais de port ! ! !

            Je suis totalement d’accord avec vous. Demain, des petites librairies vont mourir, avec des magnifiques libraires, car ils n’ont pas les moyens de grands groupes qui investissent (pour l’instant à perte, mais ils ont le temps et l’argent) sur l’idée que dans cinq ou dix ans, ils seront les seuls.

            On trouve tout sur Amazon, même ce dont vous n’avez pas besoin.

            Cela me rappelle une histoire que m’a raconté un client qui s’étonnait que le réparateur de cycles de son village avait fermé.
            - Je ne comprends pas, comment ça se fait. J’ai acheté un vélo chez Décathlon, et quand j’ai eu un problème avec le dérailleur, ben il était fermé.

            Ben oui, maintenant, il lui fallait prendre sa voiture et y mettre le vélo pour se faire dépanner. Mais sans doute suis-je un vieux réac de libraire qui est très heureux que mes clients trouvent un livre chez moi, puissent l’ouvrir, le lire à n’importe quelle page, et même me demander un conseil. Et tout cela lui prend cinq minutes, pas 48 heures au mieux avant de le recevoir, il aura même eu un sourire, une poignée de main, même une bise si la fille est jolie.

            Bref, un peu d’humanité...

            Vous comprenez ?

            • Tyrian
              Tyrian répond à Jeff29
              Informaticien
              • Posté à 09h45 le 25/06/2009
              • Internaute 61861
                Informaticien

              Je ne suis pas contre votre aspect humain, c’est effectivement votre avantage, tant mieux pour vous si vous l’avez compris. Ce n’est pas le cas de tous vos collègues déjà.

              Ensuite encore une fois, chacun fait ses choix. Amazon a toujours été très efficace, avec en prime un excellent contact humain (j’ai déjà du les contacter pour un problème, la qualité du service et du relationnel m’a surpris). Ce n’est pas parce que c’est une grosse boîte que c’est forcément mauvais.

              Je répète que je ne suis pas pour la mort des libraires, mais je ne pense pas que ce soit Amazon le grand ennemi, car lui se base sur un réseau de librairies. J’ai bien compris l’avantage qu’à ce réseaux pour Amazon, le problème de stock. C’est justement ce qui fait qu’Amazon va souhaiter le maintenir. De son côté Amazon offre une excellente vitrine internet à ce réseau, Internet qui va devenir d’ici quelques années le principale moyen d’achat de biens culturels. Encore une fois, c’est du gagnant/gagnant. Mais Amazon, lui n’est pas dépendant des librairies, ils ont les moyens de gérer les stocks. Pour les libraires, je ne suis pas sûr de l’inverse.

              Par contre en ennemis évident, il y a la Fnac, Virgin etc. Eux sont clairement des concurrents, qui n’ont aucuns intérêts à avoir des accords avec les libraires, et qui disposent de moyens supérieurs à Amazon.

              • Chrississ
                Chrississ répond à Tyrian
                Camelot
                • Posté à 12h45 le 25/06/2009
                • Internaute 64786
                  Camelot

                Juste pour info. La Fnac se lance également dans l’occasion par l’intermédiaire de libraires. Le modèle Amazon arrive sur fnac.com.....

                • Tyrian
                  Tyrian répond à Chrississ
                  Informaticien
                  • Posté à 19h16 le 25/06/2009
                  • Internaute 61861
                    Informaticien

                  Amazon ne se limite pas à l’occasion. Mais tant mieux pour les libraires si ça passe réellement pour eux.

        11 autres commentaires
  • A déménagé le 19-12-2011
    • Posté à 19h16 le 23/06/2009
    • Internaute 48453

    c’est très bas par rapport aux fringues, qui margent à 3 et aux bars qui margent de 4 à 5 ».==> comparaison un peu osée pour la raison suivante : on parle ici de la marge sur le coût d’achat.
    Une fois le livre acheté, il ne reste plus qu’à le vendre tel que. Contrairement à des fringues, un livre n’est pas périssable (ou moins) en fin de saison. Contrairement à la restauration, la main d’oeuvre est quasi nulle (pas de serveurs) et il n’y a pas de coût de transformation (cuisine, etc...)

    La seule chose qui est comparable quelle que soit l’activité est le résultat d’exploitation.

    Et puis, encore cette manie de vouloir justifier que l’on est pauvre. Quand en France arrivera-t-on à parler de fric dûment gagné sans en rougir ?

  • les_canards
    • Posté à 19h35 le 23/06/2009
    • Internaute 20527

    70 heures par semaine, c’est certes énorme. Mais ça fait deux fois les 35 heures normales. Et 2300 euros net, ça fait plus de deux fois le Smic net. Donc parler de taux horaire « nul », quand il est en fait légèrement au-dessus du Smic horaire, me semble légèrement abuser...

    • Tyrian
      Tyrian répond à les_canards
      Informaticien
      • Posté à 19h43 le 23/06/2009
      • Internaute 61861
        Informaticien

      Non, il faut voir que les 70 heures sont en une semaine, ce qui est beaucoup plus dur. En gros cela correspond à 35 heures au smic classique et 35 heure d’heure sup... Ce qui explose allègrement les 2300€ je pense. Et il faut bien voir que niveau temps libre, loisirs, c’est peanuts.

      • PsyKoPatocH
        PsyKoPatocH répond à Tyrian
        alcoolique pratiquant
        • Posté à 20h01 le 23/06/2009
        • Internaute 51567
          alcoolique pratiquant

        oui oui,

        les 35 premieres heures payées au smic,
        et les 35 suivante, dans la même semaine ! en heures sup payées au smic elles aussi ! ! !

        travailler plus ...comme disait l’autre.....quelle blague !

    • PsyKoPatocH
      PsyKoPatocH répond à les_canards
      alcoolique pratiquant
      • Posté à 19h54 le 23/06/2009
      • Internaute 51567
        alcoolique pratiquant

      ben non il abuse pas :

      Je gagne légèrement plus que le smic horaire et je peux t’assurer que c’est un salaire qui ne permet pas de vivre correctement,

      alors oui, il a raison, c’est nul comme salaire

      • les_canards
        • Posté à 10h20 le 24/06/2009
        • Internaute 20527

        « Nul », ça veut dire « égal à 0 ». Un Smic horaire est indécent, si vous voulez (et je suis d’accord), mais pas nul !

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à les_canards
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 22h28 le 23/06/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Nul non mais égal au Smic, c’est à dire qu’on peut difficilement faire moins !

      • Tyrian
        Tyrian répond à Sophie Verney-Caillat
        Informaticien
        • Posté à 08h08 le 24/06/2009
        • Internaute 61861
          Informaticien

        Non c’est largement inférieur au smic au final. Puisque normalement, à un smic classique, il devrait être payé en heures sups. Il n’a pas tort de dire que c’est nul.

         
        • Kereven
          Kereven répond à Tyrian
          • Posté à 11h47 le 24/06/2009
          • Internaute 29900

          vous êtes payée de vos heures supps ?
          Mis à part ceux qui pointent, et encore, personne ne touche sur les heures supps, ce qui constitue l’une des arnaques de la loi TEPA. Donc, qu’il fasse 35h ou 70h, c’est pareil et c’est la même chose pour tous les salariés, qui n’ont que très rarement le choix. Au final, il gagne bien sa vie (puisqu’en plus il s’achète un appart en IDF). Faut revenir sur terre question économie. 2300€ à Paris c’est un bon salaire (par rapport à la moyenne), ca fait donc un peu poujadiste de sa part de nous parler de salaire nul.

          • Tyrian
            Tyrian répond à Kereven
            Informaticien
            • Posté à 12h55 le 24/06/2009
            • Internaute 61861
              Informaticien

            Tout le monde ne fait pas arnaquer par ses patrons. Je ne connais personne qui se tapent réellement 70h au lieu de 35h sans gueuler. Ce que vous décrivez concerne réellement une minorité. C’est plutôt vous qui faîtes dans la démagogie là.

        2 autres commentaires
  • Kereven
    • Posté à 20h04 le 23/06/2009
    • Internaute 29900

    2300€/mois c’est ce que gagne un cadre qui fait 50h par semaine, mais n’est pas patron de sa boite et ne peut décider de son temps. Certes c’est pas facile de vivre avec ce salaire, encore que la plus grande majorité des français gagnent moins que cela.
    L’avantage de ce monsieur est que son boulot le passionne, ce qui, pour le même prix et plus souvent moins, n’est pas le cas de tout le monde.

  • Don_Lorenjy
    Don_Lorenjy
    Ecriveur à Annecy
    • Posté à 20h34 le 23/06/2009
    • Internaute 20427
      Ecriveur à Annecy

    « Pour l’instant, ça penche toujours du coté plaisir, c’est bon signe. »
    Oh que oui, c’est bon signe ! Surtout dans ces temps où l’ambition bling bling côtoie la misère la plus noire.

    D’accord, il travaille dans un domaine qui lui plaît, mais surtout il a compris le fond du truc : à partir du moment où la survie est assurée (OK, le montant de la survie varie d’un survivant à l’autre), il ne reste qu’une chose essentielle : aimer ce à quoi l’on consacre son temps.
    Une question demeure : son travail, ou sa compagne ?

  • Prolo du livre
    • Posté à 20h36 le 23/06/2009
    • Internaute 12784

    On parle là de patron de librairie ! Pas de libraire !

    D’abord, le monsieur étant, au minimum, gérant, il doit avoir un contrat de cadre, et donc non soumis aux 35 h, avec d’autres avantages (rtt, compte épargne retraite, etc.).

    Un libraire employé dans sa librairie ne gagnera pas plus de 1 000 neurones, et des cacahuètes en plus en cas d’heures sup, si le gérant/patron/pédégé le concède.

    Et la revente de sa librairie au moment de sa retraite lui assurera ses beaux jours.

    Attention donc à ne pas mélanger deux catégories professionnelles, les employés et les patrons !
    Ensuite, pour vraiment « passer un portefeuille aux rayons x », il faut aussi regarder les avantages indirects, ou différés.

    Après, sur le monde la librairie, les choses ne sont pas aussi idyllique que ce que l’on peut souvent voir dans les téléramistes & coe ; les employés, qualifiés généralement, font autant d’heures et gagnent bien moins au profit de gérants/propriétaires à la limite du boulangisme.

    • Secco
      Secco répond à Prolo du livre
      Touriste
      • Posté à 21h05 le 23/06/2009
      • Internaute 51642
        Touriste

      compte-épargne retraite systématique pour les cadres, il y en a qui planent !

      Statut cadre pour un gérant de librairie, avec des actionnaires, j’ai comme un doute.

      Concernant les avantages indirects, il me semble qu’ils sont assez bien répertoriés : lecture gratuite, invitations à des sorties culturelles, salaire « tout compris » (retraite, chômage, complémentaire). Mais il faut encore avoir du temps pour en profiter...

    • cunégonde
      • Posté à 21h09 le 23/06/2009
      • Internaute 23400

      Libraire, c’est peu cher payé et souvent précaire, surtout si on n’est pas patron.
      La librairie Mollat, à Bordeaux, par exemple, paie la plupart de ses employés au SMIC horaire, des CDD de 5 ans, en plus des stagiaires...

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Prolo du livre
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 22h27 le 23/06/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Il me semble que les avantages « indirects ou différés » sont évoqués dans l’article.
      Les heures sup chez lui sont pas rémunérées ni récupérées. Ses employés ne font pas les mêmes horaires...
      Et oui il s’agit du gérant et pas de l’employé, et alors ?

      • Prolo du livre
        • Posté à 09h13 le 24/06/2009
        • Internaute 12784

        Je soulignais surtout que vous laissiez planer un doute, surtout au niveau du titre, sur un amalgame entre libraire et gérant d’une librairie, ces professions n’étant ni les mêmes, ni rémunérées de la même manière.

  • Claude2008
    • Posté à 22h28 le 23/06/2009
    • Internaute 61017
      ...

    Voila une offre d’emploi de la librairie Decitre de Lyon, publiée sur le site de l’universite de lyon 2 et sur leur propre site, ou comment embaucher des étudiants-vendeurs pour la rentrée des classes, à demi-tarif. Et encore ils ont amélioré leur offre, sûrement faute de candidats. En effet il y a quelques semaines ils recherchaient déjà de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur en leur proposant au préalable à un CDD (pour sept-oct ou jusqu’à décembre), un stage de 2 mois sur l’été ,histoire d’apprendre le métier et payé au minimum bien sûr soit moins de 400e, puis le smic pour le CDD de sept-oct. Voilà les nouveaux jobs d’été au rabais proposés à des étudiants tout en exigeant un bon niveau culturel de ceux-ci. Je suis écoeurée pour tous ces jeunes qu’on exploite au maximum.

    « Première entreprise de librairie indépendante en Rhône-Alpes, avec 8 magasins et 300 collaborateurs, Decitre a été reconnue “ Enseigne d´or du commerce de centre ville 2003 ‘, récompensant ainsi notre professionnalisme et notre créativité.
    A l’occasion de la préparation et la réalisation de la rentrée scolaire et universitaire, puis pour la période des fêtes de fin d’année, nous recrutons plusieurs vendeurs.
    Ces recrutements prennent la forme d’un stage, obligatoirement conventionné (pour les mois de juin et/ou juillet 2009), suivi d’un CDD d’une durée minimale d’1 mois.

    Votre mission :
    Avec nos équipes, vous assurez la satisfaction et la fidélisation de nos clients.
    - Durant votre stage, vous êtes formés aux spécificités du scolaire ’ et à notre outil informatique. Avec votre tuteur, vous êtes sur le terrain sur un rayon scolaire ‘papeterie’ ou ‘librairie’.
    - A l’issue de votre stage, vous poursuivez par un CDD.

    Horaires : 35h hebdomadaires
    Gratification durant les 2 mois de stage : 398,13 euros / mois
    Rémunération durant le CDD : 1347 euros bruts mensuels”

  • gafet
    gafet
    citoyen vigilant
    • Posté à 22h56 le 23/06/2009
    • Internaute 60395
      citoyen vigilant

    oui effectivement, il a un peu de mal à joindre les 2 bouts notre ami libraire, ce qui paraît un peu choquant par rapport certaines professions intellectuellement moins « prenantes » mais ô combien plus rémunératrices...

    je remarque cependant qu’il a acheté l’année dernière a priori à paris ou banlieue : or qd on connaît les tarifs en vigeur ds le coin, on se demande si une telle acquisition est ds son cas très pertinente, non ? c’est meme plutôt un provilège d’êter proprio ds cette région...

    par ailleurs après avoir jeté un oeil aux autres « rayons X », j’émets un gros gros doute sur le jeune sorti des IRA qui est chargé de mission du rectorat et à 31 ans touche 3300 € : ceci apparaît parfaitement impossible pour quiconque connaît un tant soit peu les grilles indiciaires de l’administration a fortiori du min. de l’éducation nationale, un des moins payeurs de l’adm°.

    Je crois que la sol° de cette énigme réside pt être dans son superbe titre de « chargé de mission » : chacun sait que l’on appelle ainsi ds l’adm° les personnes qui jouissent en général de l’appui d’un hiérarque quelconque...

    évidemment je peux me tromper et ne souhaite surtt pas nuire au chargé de mission en question, mais si l’auteur de l’article sur ledit chargé de mission pouvait apporter qqes précisons, cela serait pt êter bienvenu.Et je ferais alors éventuellement amende honorable.

  • Chrississ
    Chrississ
    Camelot
    • Posté à 23h17 le 23/06/2009
    • Internaute 64786
      Camelot

    Beau métier (c’est le mien, mais en occasion uniquement). Personnellement, je suis étonné du si faible recul du chiffre d’affaire dû à la crise... Tant mieux pour ce collègue. Mes -20, 30 % pour les 1ers mois de l’année font bien pâle figure face à ces - 5, 10 %. Ce libraire est bon. Je suis perfectible, sans aucun doute. Au boulot, donc ;)

    • cunégonde
      cunégonde répond à Chrississ
      • Posté à 23h41 le 23/06/2009
      • Internaute 23400

      vous êtes libraire où ?

      • Chrississ
        Chrississ répond à cunégonde
        Camelot
        • Posté à 00h09 le 24/06/2009
        • Internaute 64786
          Camelot

        A Nantes Loire Atlantique...

         
        • cunégonde
          cunégonde répond à Chrississ
          • Posté à 00h31 le 24/06/2009
          • Internaute 23400

          Je ne connais pas votre librairie alors, n’habitant pas Nantes ! dommage. Bon courage en tout cas.

          • Xa_chan
            Xa_chan répond à cunégonde
            (nippon ni mauvais)
            • Posté à 00h56 le 24/06/2009
            • Internaute 23695
              (nippon ni mauvais)

            Bon, en effet, bon courage, d’autant que j’adore les librairies d’occasion ! J’aime en effet ce parfum de vieux livre qui plane parfois dans ces échoppes, mais aussi j’aime la sensation de prendre un livre et de me dire « qu’est-ce que la personne qui l’a lu avant moi en a pensé ? Qu’est-ce que ce livre a traversé comme évènements ? »

            Ca crée une sorte de valeur ajoutée au livre, je trouve, cette patine du temps.

        2 autres commentaires
  • lebocksson
    • Posté à 23h26 le 23/06/2009
    • Internaute 15748

    Oui ! Travail sympa et reportage intéressant.
    J’ai une suggestion à faire à ECO89 :
    Pouvez-vous faire un papier sur le métier d’EDUCATRICE(EUR) SPECIALISE(E) ?
    Merci.

    • Marie-Sophie Keller
      Marie-Sophie Keller répond à lebocksson
      Ex-Rue89 mais toujours fan
      • Posté à 10h06 le 24/06/2009
      • Internaute 26936
        Ex-Rue89 mais toujours fan

      Bonjour
      ce serait avec le plus grand plaisir. En êtes-vous, vous-même ? Et seriez-vous partant ?

  • Korchkidu
    Korchkidu
    Grand patron de 0,4 personnes
    • Posté à 23h41 le 23/06/2009
    • Internaute 69594
      Grand patron de 0,4 personnes

    2300 euros par mois pour faire un métier qu’on aime, ça vaut la peine je trouve....

    K.

    • cunégonde
      cunégonde répond à Korchkidu
      • Posté à 23h54 le 23/06/2009
      • Internaute 23400

      ça vaut carrément la peine ! La principale raison d’exercer un métier, ça devrait toujours être la passion qu’il inspire ! Faut souvent s’accrocher pour en faire un gagne-pain, et là, même s’il galère avec son emprunt et tout, ce libraire se débrouille plutôt pas mal du tout !

      • pradoc
        pradoc répond à cunégonde
        Aucune
        • Posté à 01h41 le 24/06/2009
        • Internaute 61194
          Aucune

        Juste un petit détail, puisque je suis un habitant du quartier et que je connais cette librairie, elle est située Rue de Dunkerque et franchement dispose d’un bon stock.
        Dès l’entrée, on sent qu’un effort est fait pour proposer non pas un échantillon lambda, susceptible de plaire à tous, mais un tri.
        Les scolaires peuvent aussi aller, le fond est assez conséquent. On peut y aller s’offrir un Giono, aussi bien qu’un Sadegh Hedayat (un auteur perse oublié).

        Sinon, je recommande la librairie Vendredi, rue des Martyrs. Un haut-lieu de la résistance !

         
        • piecam
          piecam répond à pradoc
          capenoule
          • Posté à 09h21 le 24/06/2009
          • Internaute 60079
            capenoule

          Je connais aussi cette librairie. Quand je vais à Paris (le moins souvent possible) j’essaie d’y passer. L’ambiance est parfois assez familiale et toujours sympa.

          Pour les non-parisiens, elle fait partie d’un groupement de libraires indépendants. La liste et les adresses se trouvent là :
          Lien

          Peut-être, y en a-t-il une prés de chez vous.

          • Sophie Verney-Caillat
            Sophie Verney-Caillat répond à piecam
            Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
            • Posté à 15h08 le 24/06/2009
              rédacteur
            • Journaliste 50753
              Journaliste

            Le groupement de librairies est mentionné dans l’article. C’est un réseau intéressant en effet.

            • piecam
              piecam répond à Sophie Verney-Caillat
              capenoule
              • Posté à 16h30 le 24/06/2009
              • Internaute 60079
                capenoule

              Au temps pour moi.
              Je n’avais pas vu que c’était un lien.

        • cunégonde
          cunégonde répond à pradoc
          • Posté à 10h11 le 24/06/2009
          • Internaute 23400

          Merci pour ces renseignements pradoc et piecam. : -)
          Si je vais à Paris, j’irai y faire un tour, n’étant pas parisienne, mais bordelaise !

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