23/06/2009 à 11h53

Ex-citadins et néo-paysans, mais loin d'être des rêveurs baba-cool

Le Ravi"


Effet de la sinistrose politico-sociale qui plombe un peu l’ambiance en ville ? Les rats des villes semblent de plus en plus envier ceux des champs. Et des citadins se tournent vers l’agriculture, autour de projets mariant maraîchage bio en vente directe et activités associatives...

« On a une vieille bicoque, on la retape tranquillement, on fait pousser des chèvres,
on fabrique des bijoux, on peut pas dire qu’on s’crève, l’travail, c’est pas pour nous. » Si « Le Déserteur » de Renaud (1983), n’a pas perdu de sa saveur, l’idéal hippie semble, lui, avoir vécu.

« Le Retour à la terre », pour reprendre le titre d’une série BD de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri, connaît pourtant depuis quelques années le même engouement que dans les années 70. Marie Pons, animatrice de l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural des Bouches-du-Rhône (Adear 13), se réjouit :

« Agriculteur devient un nouveau métier après une expérience professionnelle. Les gens ont envie de travailler dehors, de produire. L’agriculture bénéficie d’un regard plus positif. »

Chaque année, la structure fondée par des membres de la Confédération paysanne accompagne 35 projets d’installation (elle s’adresse aussi à des ouvriers agricoles et de « jeunes diplômés »). La majorité pour du maraîchage en vente directe, dont un tiers labellisé bio.

« Le réalisme du projet est très important »

Peu de « gens qui rêvent » ou qui « planent », assure de son côté Max Lefèvre, directeur adjoint de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural de Paca (Safer).

Cette SA à but non lucratif et d’intérêt public sous tutelle ministérielle soutient une centaine d’installations par an via ses acquisitions foncières.

Les nouveaux agriculteurs sont donc aussi raisonnables que leurs productions :

« Ils partagent des choses communes avec la génération de 68 - retrouver un sens à son quotidien, autonomie de la ferme, relocalisation de l’activité -, mais le projet est différent, très, très ouvert. La tendance est aux collectifs ville-campagne, avec comme idée : “venez participer, aidez-nous.” »

Autres nouveautés : les projets à 4, 6 ou 11 personnes. « Le partage des tâches permet de prendre des vacances. Mais le réalisme économique reste fondamental », analyse Philippe Cacciabue, gérant de la foncière Terre de liens.

Fondée il y a six ans, l’association, qui comprend également une fondation, acquiert des terres (par donation ou en faisant appel à de l’épargne citoyenne) pour les mettre à disposition d’agriculteurs écologiquement responsables.

« Une solution radicale pour un choix évident »

En Paca, elle a lancé une souscription au profit d’Agricollectif (la part est à 100 euros, réévaluée chaque année en fonction de l’inflation), un projet de maraîchage bio en Amap, avec gîte et pension équestre sur 10 hectares.

Situé dans le Val de Chalvagne (Alpes-de-Haute-Provence), il est porté par trois trentenaires : une monitrice d’équitation de Grasse, un libraire bruxellois et un concepteur de logiciels niçois.

Des écolos un peu jardiniers. Jérémy Bemon, l’informaticien, raconte :

« J’ai souffert pendant longtemps de me sentir dans une vie dans laquelle je ne me sentais pas. Je veux m’épanouir en travaillant avec mes mains, mon corps. Je souhaite offrir une production saine et changer un système qui n’apporte pas de réponse aux problèmes économiques et écologiques en devenant acteur. »

Mais pas question pour le trio de se refermer. Né d’un projet associatif, Agricollectif
le reste. « Les activités seront en lien avec la terre et le vivant : participer aux travaux des champs, culture, etc. Avec comme principe l’autogestion », poursuit le Niçois.

Pour apporter les premiers fonds et acheter l’habitation, « par sécurité », il a vendu son appartement. Et résume : « C’est une solution radicale pour un choix évident. »

Si l’appel à épargne citoyenne réunit les 100 000 euros manquants d’ici le 20 juin, le gîte et la pension équestre ouvriront cet été.

« Ça marchera », assure Sylvain Musseri. A 33 ans, le jovial cofondateur de l’Equitable café (Marseille) et chroniqueur culinaire du Ravi, le mensuel régional qui a bon goût, part s’installer en location à côté de Forqualquier avec compagne et enfants.

« En ville, je m’éparpille et dis tout le temps “non” à mon fils »

D’ici deux ans, il espère monter un projet similaire à Agricollectif.

En discussion avec cinq familles, le « futur paysan », comme le Marseillais d’origine aime à se présenter, réfute tout rapprochement avec les « babas » des glorieuses années :

« On va utiliser leur expérience, mais le contexte est différent. Je veux une vie ouverte, associative, un projet intergénérationnel, qui n’est pas aujourd’hui partagé par tout le monde, avec des gens qui travaillent sur place et d’autres à l’extérieur. »

Titulaire d’un brevet de technicien agricole, le trentenaire a baroudé, remplacé des amis
agriculteurs l’été, jardiné, fabriqué des liqueurs... Il y a dix ans, il avait déjà un projet collectif de ferme-auberge. Il sourit :

« En ville, je m’éparpille et je dis tout le temps “non” à mon fils. J’ai besoin de sortir pieds nu et d’entendre les oiseaux. »

Au chômage depuis son départ en février de l’Equitable café, après avoir « beaucoup gueulé », Sylvain Musseri espère « éveiller les consciences » :

« Il y a des techniques de production qui demandent un minimum d’intervention et d’arrosage. C’est bon pour la terre et je veux montrer qu’on peut gagner sa vie sans travailler tout le temps. »

Lors de son premier rendez-vous au Pôle emploi, l’agent l’a sermonné : « On n’est pas là pour financer votre rêve ! » Passionné, Sylvain Musserie rigole : « Je vais faire de l’agriculture feignante ! » Finalement, il reste quand même quelque chose des idéaux des années 70...

Cet article est l’un des volets de l’enquête « Tous en campagne ! » du numéro de juin du Ravi, actuellement en vente chez les marchands de journaux en Paca.

Publié initialement sur
Le Ravi
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  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 13h33 le 23/06/2009
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    C’est super !
    Je ne sais pas si le journaliste vient juste de découvrir que le lait était fourni par les vaches et non pas par des arbres donnant des briques, ou que les rables de lapin étaient raccordés à une tête avec des grandes oreilles, mais ça sent le citadin qui débarque avec son spray anti lisier dans la poche.

    Vivre de l’agriculture est un des métiers les plus difficiles avec celui de marin pêcheur.

    Découvrir que les agriculteus peuvent bosser en coopérative, c’est la réinvention de la roue au pays des GAEC.

    Si tu veux être hors circuit du servage organisé par le Crédit Patate , déjà va falloir se lever de bonne heure et suer longtemps après que les poules seront couchées.

    Projet baba cool , qui vivotera qqs temps en vendant des carottes élevées sous la mère pour bobos citadins qui viendront montrer des tranches de jambon sur pattes à leur mômes , en dégustant une galette saucisse au son du biniou koz.

    Une moisson à l’ancienne pour clore la journée , après ramassage de tomates et courgettes bio sulfatées , et retour avec le bronzage agricole sur marcel.

    (Je suis de mauvaise foi ? Et alors ! !)

    • dodu
      dodu répond à Charles Mouloud
      Slow burn
      • Posté à 13h42 le 23/06/2009
      • Internaute 67365
        Slow burn

      De mauvaise foi...ooohhhhhhhh ! qui pourrait le croire . Non effectivement le retour à la terre est très dur et beaucoup y laissent des plumes , mais heureusement tous les impétrants n’arrivent pas avec la gu...enfarinée , il y a de plus en plus de projets bien ficelés et qui marchent . Mais le travail est très prenant , c’est certain , et il faut mieux avoir bien calculer son coup et savoir à quoi on s’attend .

      • Adéménagé le 3 janvier 2011
        Adéménagé le 3 janvier 2011 répond à dodu
        menuisier
        • Posté à 14h14 le 23/06/2009
        • Internaute 29846
          menuisier

        Et ne pas compter prendre de vacance avant un bon bout de temps, voir ses revenus disponibles pour les loisirs disparaitre ou quasi, à partir d’avril/mai jusqu’à fin septembre c’est 12/13 heures de travail quotidien minimum.
        Ne pas oublier de rajouter les manifs à la préfecture ou dans les centrales d’achat.

        J’en connais et je n’exagère pas.

         
        • DBL8
          DBL8 répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
          Retraité
          • Posté à 19h43 le 23/06/2009
          • Internaute 19562
            Retraité

          Tout à fait en accord avec vous !
          Cet article m’a fais bondir de mon siège lorsque j’ai commencé à le lire.

          Je connais des personnes qui vivent de cette manière, ce n’est pas du tout de tout repos MAIS, quel bel vie ils ont ! Difficile mais belle.

          Mais voilà, ce n’est pas une vie de bras cassés, il faut bosser & dur pour avoir cette vie. Pas de transport mais tous les ours il faut aller chercher ses légumes, couper son bois, dégager le chemin, faire des réserves pour l’hiver, ect...
          RIEN à voir avec la société de consommation actuelle que l’on nous dit indispensable, donc en grande partie « inutile ».

          Aller vivre, quelques semaines OU mois, dans ses communautés avant de nous pondre de tels articles.

          Au fait, je vous ai envoyé un article qui ferai une bonne suite RÉELLE à celui-ci. Consultez-le sur ses blogues.

          Lien
          Lien

          L’article s’appelle :
          Saigneur d’hier & d’aujourd’hui.

          Édite : je viens d’enlever une phrase qui allait trop loin pour qualifier l’auteur. S’cuse.

          • plesn
            plesn répond à DBL8
            procrastinateur
            • Posté à 04h24 le 24/06/2009
            • Internaute 76573
              procrastinateur

            J’aimerais prendre un peu la pillule rouge et me débrancher de la Matrice où je suis tenu en perfusion alimentaire, d’eau, d’électricité, et par les chiottes...

            Je suis entrain de me renseigner sur les solutions urbaines (ventes directes, AMAP de la région, etc...) mais je me dis de plus en plus que j’aimerais (après ma thèse...) faire une expérience de « vraie vie » pour voir ce que ça en coute et apprendre les techniques rudimentaires d’une existence moins « séparée par le Spectacle »....
            Plus généralement, dans l’idéal, je suis en quète d’un « mode dégradé » permettant plus d’autonomie et de liberté face au système.

            Auriez vous des liens, des endroits où se renseigner (forums, etc..., communautées, sites de communautés... ?), des références et livres intéressants de gens ayant pratiqués ces expériences... ?

            De par ma formation, je suis aussi très curieux des techniques qui y sont utilisées (toilettes sèches, mais je suis sûr qu’il y’en a plein d’autres...) et ce de manière non aliénante. J’aimerais bien trouver des guides (livres,sites ?) là dessus... !

            • DBL8
              DBL8 répond à plesn
              Retraité
              • Posté à 07h49 le 24/06/2009
              • Internaute 19562
                Retraité

              En général, les personnes qui ont abandonnés notre style de vie n’ont pas pris d’exemple OU informations dans ailleurs que par le bouche à oreille.
              Il faudrait que vous alliez vive quelques semaines dans ses communautés pour en savoir plus.
              D’ailleurs, ils sont très accueillants pour qui ne vient pas QUE pour faire blabla. En clair n’a pas les deux bras cassés avec les mains au fond des poches. ce qui ne doit pas être votre cas puisque vous voulez en connaitre plus sur leurs modes de vies.
              A+.

        • dodu
          dodu répond à Adéménagé le 3 janvier 2011
          Slow burn
          • Posté à 19h54 le 23/06/2009
          • Internaute 67365
            Slow burn

          Oui , moi aussi c’est bien pour cela que je parle de projets bien ficelés , mais c’est vrai que c’est très dur (en particulier pour les éleveurs ) à moins qu’ils ne se regroupent ou ne demandent à des retraités de les remplacer par ci , par la .

        4 autres commentaires
      • Lohiel
        Lohiel répond à dodu
        http://twitter.com/Lohiel
        • Posté à 14h55 le 23/06/2009
        • Internaute 38391
          http://twitter.com/Lohiel

        oui, effectivement, c’est n’importe quoi cet article... je suis dans le milieu, pour pouvoir nourrir en bio une famille tout au long de l’année, il y a énormément de travail... et un travail dur... le « journaliste » il a trouvé trois clampins qui rêvassent et il en fait une « tendance »...

        en fait, il y a des centaines de milliers de gens qui s’y mettent, en ce moment, pas du tout dans cet esprit-là, parce que sinon tu passes pas une saison (ce qui est beaucoup plus facile par contre, c’est le concept du jardin sauvage « refuge du vivant »... ça je fais aussi, c’est indispensable pour que la biodiversité ait des espaces de repli en attendant des jours meilleurs... mais ce n’est pas du potager bio ni surtout du maraîchage)

        cela dit, c’est le seul avenir possible, vu qu’il est maintenant démontré que les pesticides sont à l’origine de l’explosion des cancers, de l’alzheimer...couplé à l’agro-industrie qui fait partie des tueurs du climat ils détruisent le sol, les oiseaux, la biodiversité et donc, à terme...toute possibilité de vie sur terre...

        et puis le non-trafiqué c’est tellement meilleur et plus nutritif...

        donc, vu que les politiques sont en retard et les journalistes (qui les suivent) encore plus, ce sont les « simples gens » qui se retroussent les manches...

         
        • Camille Hérin
          Camille Hérin répond à Lohiel
          Dilettante
          • Posté à 16h45 le 23/06/2009
          • Internaute 54351
            Dilettante

          Un texte de 1976 intéressant sur le retour à la terre, suivi d’un autre du même auteur, 26 ans après.
          Critique du travail marginal et de sa place dans la société spectaculaire marchande :
          Lien

        • dodu
          dodu répond à Lohiel
          Slow burn
          • Posté à 20h02 le 23/06/2009
          • Internaute 67365
            Slow burn

          cela dit, c’est le seul avenir possible, vu qu’il est maintenant démontré que les pesticides sont à l’origine de l’explosion des cancers, de l’alzheimer…couplé à l’agro-industrie qui fait partie des tueurs du climat ils détruisent le sol, les oiseaux, la biodiversité et donc, à terme…toute possibilité de vie sur terre…
          Vous prêchez une convaincue ; mais je reconnais que je fais partie des gens privilégiés qui ont la possibilité de se fournir en bio (amap , fournisseurs de volailles...), ce qui fait du bien à la santé de tous et réapprend le goût des bonnes choses...ce n’est pas toujours simple pour les citadins et je ne sais pas si on peux faire confiance aux rayons bio des hyper marché .

        2 autres commentaires
      • antonh
        antonh répond à dodu
        curieux
        • Posté à 01h04 le 24/06/2009
        • Internaute 50096
          curieux

        anecdote de ce jour : la femme d’un copain fait une enquete pour le groupement d’agriculteurs biologique de mon coin sur le maraichage.
        y’a de tout, ça va des gens en bio sur 4 hectares avec un projet ficelé jusqu’à l’écoulement de la production jusqu’à l’ancien cadre ou prof qui plaque tout le appelle le groupement lorsqu’il faut planter les poireaux pour connaitres l’espacement entre les lignes...
        quand on ne connait pas le métier (meme si ça s’apprend), vaut mieux connaitre un réseau d’entraide au minimum...

  • Nysos
    Nysos
    informaticien
    • Posté à 14h20 le 23/06/2009
    • Internaute 61865
      informaticien

    « rêveurs baba-cool »...

    Le mouvement Baba-Cool voulait changer la société en donnant l’exemple d’un autre mode de vie, le tout baigné dans patchwork de cultures...

    À défaut d’avoir réussi dans leur entreprise, les Baba-Cool avaient compris la seule possibilité de changer la société et avaient pour cette raison des années-lumières d’avance sur les syndicats, les politiques et autre rêveurs...

    Car si tu veux changer quelque chose, commence par changer toi-même et pas par exiger un changement chez les autres...

    Pour cette vérité toute simple, je trouve que les Baba-Cool méritent mieux que d’être traité de rêveur...

    (même si les inspirations de tout bords - bouddhisme par ex. - pouvaient aboutir à des mélanges plus que douteux... J’en sais quelque chose, j’ai grandis au milieu de Baba-Cool)

  • Cyril.
    Cyril.
    Coopération et Agroécologie
    • Posté à 13h51 le 23/06/2009
    • Internaute 79073
      Coopération et Agroécologie

    Ce que j’en pense, c’est qu’on devrait avoir le droit de pouvoir vivre dignement, sans luxe, en travaillant peu, collectivement, en respectant la nature, et en faisant qqch d’utile (produire des aliments, par exemple).

    Donc j’approuve cette initiative comme toutes les autres de ce style. Et j’espère que ça durera pour eux, et que d’autres se lanceront !

  • Pictulo
    • Posté à 13h59 le 23/06/2009
    • Internaute 23785

    Dand « Le retour à la terre » de Larcenet et Ferri, le héros ne quitte pas Juvisy pour s’installer comme agriculteur. Il s’installe à la campagne mais continue de bosser en télétravail pour ses éditeurs.
    Il est vrai qu’aujourd’hui, une bonne connexion adsl permet de bosser depuis n’importe quel bled et que, au final le centre du monde c’est partout.
    J’ai fait la même expérience il y a 10 ans et je ne le regrette pas. Me « poser » en milieu rural m’a permis de dégager beaucoup plus de temps pour mes clients, de sorte que mes revenus ont augmenté. Au départ ma femme et moi voulions « élever nos mômes dans un endroit peinard », et au final l’opération s’avère juteuse même sur le plan professionnel.
    Outre l’agriculture très bien décrite dans ce papier, il y a une foule d’activités que l’on peut développer depuis « le trou du cul du monde », tout en admirant le chant du soleil et le lever des oiseaux (ou le contraire).

  • Artemisia.G
    Artemisia.G
    Lulucarabine
    • Posté à 14h10 le 23/06/2009
    • Internaute 39119
      Lulucarabine

    Je ne demande qu’à croire que ces néo-paysans sont plus raisonnables et plus réalistes que leurs prédécesseurs soixanthuitards mais je ne trouve pas que l’article nous le démontre vraiment. Je n’ai pas compris en quoi les projets présentés tiennent vraiment la route. Je veux dire, les idées sont bonnes, originales, certes, mais en quoi sont-elles pragmatiques et viables ?

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à Artemisia.G
      sans
      • Posté à 21h13 le 23/06/2009
      • Internaute 30050
        sans

      Pour raisonnable, pragmatique et viable, faudrait-il en premier éviter le jetable (opposé du « durable ») créant des montagnes d’immondices qui servent de terrain de jeux à des êtres humain comme nous ( ?) !
      De plus en plus d’emballage pour un même produit, la solution faire payer au poids les déchets comme il se fait déjà et par cela créer un nouveau Marché se nourrissant de la cause (développement durable des emballages ?), au lieu de limiter à la source de ce surcout consumériste.

  • Naradamuni
    Naradamuni
    sans
    • Posté à 14h14 le 23/06/2009
    • Internaute 30050
      sans

    « Il y a des techniques de production qui demandent un minimum d’intervention et d’arrosage. C’est bon pour la terre et je veux montrer qu’on peut gagner sa vie sans travailler tout le temps. »

    « Je vais faire de l’agriculture feignante ! » Finalement, il reste quand même quelque chose des idéaux des années 70…

    Vous trouvez fastidieuse la méthode traditionnelle de culture de la pomme de terre. Et bien tenter l’expérience Lien
    pour voir ! ! !

    Super documentaire qui démontre la sagesse et la logique de la permaculture. Ce reportage à été fait en Autriche et malgré le froid, la beauté, la diversité et l’abondance sont au rendez-vous.
    Lien

    Agriculture du non-agir... agriculture sauvage ou une non-culture ! Soit plutôt que des battre contre la nature, ui faire confiance et uniquement canaliser et s’adapter à son énergie...
    Lien

    Expérimentation excellente depuis un an... en petite surface.
    Aucun arrosage jusqu’à ce jour , BRF plus engrais purins de consoude, ortie, prêle et fougère aigle

    Les pommes de terre sont en fleur et les tomates rougissent

    • Enki
      Enki répond à Naradamuni
      alchimiste
      • Posté à 14h54 le 23/06/2009
      • Internaute 9562
        alchimiste

      Yeah !
      Je troque un surplus de tuteurs en bambous que je fais chez ma mère contre un excédent éventuel de consoude pour soigner le pêcher de mon beauf... Bon, si je comprends bien, il y a des chances que tu fasses tes haricots sur maïs et tu dois te passer de tuteurs aussi...

      • Naradamuni
        Naradamuni répond à Enki
        sans
        • Posté à 20h39 le 23/06/2009
        • Internaute 30050
          sans

        Pour les tuteurs bambous preneur car pas évident à trouver ; pour les épinards de malabar (bazeille) il viendrait bien !
        Par contre plus que le maïs pour les haricots qu’utilisent encore les anciens, j’explore avec les graines en billes d’argile ce qui fait que pousse ce qui veut où il veut/peut (jardin sauvage sur butte BRF. pour éviter que l’herbe pousse dans les allée carton caillou et genêt d’espagne (èfficace ainsi que la fougère pou éloigner les gastéropodes)

        Pour la consoude, l’espace est fournit mais toujours dans la diversité pas de culture de ceci ou cela en nombre, jardin sauvage !

        Les pêchers, tout ce qui est produits par l’arbre retourne au sol de l’arbre (même les organes« malades ») puis pulvérisation de décoction de prêle pour aider la bestiole à se renforcer ses tissus.
        La consoude stimule la production de verdure mais n’a que très peu d’impact au renforcement des tissus du végétal, elle stimule sa vitalité pourrait-on dire !

        Troquons alors...
        Yeah !

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 14h41 le 23/06/2009
    • Internaute 9562
      alchimiste

    Pourquoi revenir toujours aux prémices des seventies, comme si c’était une période de référence, alors que c’est une tendance de fond ?

    Paniers AMAP, Systèmes d’Echanges Locaux, foires de troc de boutures, citronniers d’appartement, balcons potagers, tour à pommes de terre, lombricompostage domestique, jardinage en carré au lieu des géraniums, apéro au pickles cornichons-carottes-petits oignons maisons accompagné de ses mini-tomates sur pied, etc...

    C’est une tendance lourde, et s’il y a une période de référence, c’est peut-être plutôt la dernière guerre, où il faisait bon avoir un cousin à la campagne. Ceci parce que, comme alors, il s’agit de faire face à une pénurie.
    Une pénurie de bon sens, où ce que l’on mange pousse dans la terre, et le plus près possible, où le contenu de son assiette a une histoire faite d’hommes et de saisons.

    Ce n’est pas une régression, le progrès intègre une meilleure connaissance des sciences naturelles. Tels les principes du microbiologiste Fukuoka, ou la phytosociologie que Grand-Maman pratiquait comme Monsieur Jourdain la prose, mais dont l’agriculture productiviste a fait abstraction.

    Ce n’est pas une réelle alternative non plus, les aventures qui s’affranchissent du pragmatisme économique sont rares, et l’accès à la terre exige d’être conforme et de se soumettre à l’autorité des SAFER.

    Les hippies des années soixante-dix ne faisaient pas de dossier de reconversion professionnelle, ni de business-plan.
    Le jardinier redécouvre la grelinette, outil simplissime pour ameublir la terre sans la retourner, ça coute 100 euros, une grelinette du commerce !

    La néo-paysannerie ne s’est pas affranchie de ce qui a tué les sols : L’économie de marché.

  • casp
    casp
    Artiste
    • Posté à 16h01 le 23/06/2009
    • Internaute 51445
      Artiste

    Bah moi je crois que je vais tenter le coup aussi.
    Puis ce que la politique me decois ; puisceque je vis dans un monde irresponsable incapable de se prendre en main.
    Puisceque je ne crois pas dans la révolution violente qui ne ferai qu’accélerer le retour de la bête. Déjà de plus en plus présente en europe.

    Je vais faire un ptit rêve de Baba comme vous dites. Sauf que je n’aurai pas de projet economique, ce sera uniquement pour ma consommation, en espérant devenir petit a petit autonome au maximum. Pour le reste je compte travailler par internet étant webdesigner et graphiste , c’est tout à fait faisable. (à conditions que je trouve suffisament de clients.)
    Dans tous les cas c’est mieux que rien. Les villes sont incapables de faire leur révolution structurelle pour devenir des organismes en équilibre, alors autant les quitter. L’histoire nous montre que l’exode ville-campagne et vice versa à suivis des cycles au cours de l’histoire.. Il est temps d’inverser le cycle.

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à casp
      sans
      • Posté à 20h52 le 23/06/2009
      • Internaute 30050
        sans

      Sauf que je n’aurai pas de projet economique, ce sera uniquement pour ma consommation, en espérant devenir petit a petit autonome au maximum.
      Élément essentiel !
      Faire confiance à la nature elle donne le suffisant !
      Ce n’est pas de « développement durable » que nous avons besoin mais d’une « conception durable ».

      L’ingéniosité l’optimisme propres à l’espèce humaine peuvent nous permettre de développer des systèmes alternatifs qui, au lieu de dégrader la terre, lui permettent de se régénérer. « Toutes les forces que nous voyons se répandre à travers la planète ont été créées par l’homme », commente l’explorateur Wade Davis de la « National Geographic Society ». « Et si l’humanité est la source du problème, elle peut aussi en devenir la solution. » Et l’entrepreneur social, auteur, journaliste et cinéaste Kenny Ausubel d’ajouter : « Avec les connaissances et technologies existantes ou susceptibles d’être développées à court terme, nous pourrions réduire de 90 % notre impact sur la planète. Ce serait un immense changement par rapport à la situation actuelle. »

      Qu’est-ce qui peut piloter un tel changement ? La nature détient-elle les solutions qui aideraient à restaurer les ressources de la planète, à protéger l’atmosphère et à perpétuer la vie sur terre ? « Je pense que ce sera le prochain grand mouvement social, comparable à celui des droits civils il y a 40 ans », dit Nadia Conners.
      Lien(le_dernier_virage)

  • sinclair
    • Posté à 16h11 le 23/06/2009
    • Internaute 2580

    Il y a effectivement depuis quelques années un retour de bobos des villes en mal de naturel. Les gites chambres d’hôtes avec jardin bio 3 poules un mouton fleurissent comme champignon a l’automne.

    La phraséologie fait frémir. Juste un exemple

    « Je veux une vie ouverte, associative, un projet intergénérationnel, qui n’est pas aujourd’hui partagé par tout le monde, avec des gens qui travaillent sur place et d’autres à l’extérieur »

    Ce qui ne veux rien dire sauf que l’on a affaire a des gens qui ne sont pas différent de la vague « Katmandou ». Car vivre du travail de la terre est ce qu’il y a de plus dur et de plus ingrat. Je leur souhaite de réussir mais j’ai trop vu de paysan quitter une terre cultivée par leurs ancêtres et de rêveurs se casser la figure.

    • piecam
      piecam répond à sinclair
      capenoule
      • Posté à 17h33 le 23/06/2009
      • Internaute 60079
        capenoule

      « Il y a effectivement depuis quelques années un retour de bobos des villes en mal de naturel. »

      Je signale une légère erreur de définition.
      Le bobo transfuge devenu campagnard change de nom, il s’appelle désormais un boubou : bourgeois-bouseux.

    • Marx_attracts
      Marx_attracts répond à sinclair
      Intermittent de la recherche
      • Posté à 13h44 le 24/06/2009
      • Internaute 67086
        Intermittent de la recherche

      C’est quoi un ’bobo’ ?

  • zénon denon 84
    • Posté à 16h39 le 23/06/2009
    • Internaute 30028
      Bonne

    C’est au pieds du mûr ,qu’on voit le maçon !

    D’un autre côté ...la roue ,elle est faite pour tourner .Non ?

  • tartampion
    tartampion
    citoyen lambda
    • Posté à 18h00 le 23/06/2009
    • Internaute 54062
      citoyen lambda

    Beaucoup de gens idéalisent la vie à la campagne,souvent la deception est grande.Et puis,il y a une difference entre passer un séjours d’une ou deux semaine à la campagne et y vivre à l’année.Personnellement ,j’ai vécue deux ans dans l’aveyron,le temps de m’apperçevoir que la vie à la campagne,ce n’était pas mon truc,que je ne m’y sentais pas à ma place.Si des gens veulent s’y installer,je ne les empecherais pas,mais j’avertis toujours que ça pourrait ne pas leur plaire autant que ça.Si ça leur plait tant mieux pour eux

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 18h58 le 23/06/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Lorsque les plans d’urbanismes de l’époque (pas si lointaine puisque post soixantuitarde) agréèerent le concept de déplacement des villes à la campagne, tous les surmulots des villes [ rats d’égouts ou dégoût ] prirent avec grand bonheur la clé des champs, pensant conter fleurette au rats et rates des champs.

    Aujourdhui, le surmulot prétentieux - estime que le rat des champs devrait lui laisse la place, et exige que ce dernier se débarrasse de ses derniers coqs chantants, ses clochettes à vache, ses bruits de tracteurs et ses ambiances festives bidon.
     : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : :
    Le rat des champs ne s’en laisse pas compter, mais chaque litige se voit, encombrant les tribunaux de querelles stériles.
    ° Le rat des Villes (dit rat d’égout) obtient généralement la tête du coq du village - tranformant alors cette campagne paisible en ville aseptisée où la vie redevient monotone et lassante pour tous.

    ¤ Je conseille aux rats des champs qui « émigreraient » en ville...
    ...de porter plainte contre les bruits de voitures, de tramways, de trains de banlieue, de deux roues et autres néons des villes...

    * Peut être arriveront-ils à transformer la ville en campagne..
    ...si bien sur leur requête est prise en compte comme nuisance par ces mêmes tribunaux qui leur ont ordonnés de tuer leur coq..
    - Gaulois !

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 19h49 le 23/06/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    le dessin ne correspond pas au corps de l’article

    un peu de cohérence et de serieux tout de meme

    je n’aime pas non plus cette façon de classifier, ou de regrouper les gens en baba cool ou en bobos (qui était juste une classification pour étude de marché)
    et vous vous etes quoi ? concon ?

    par ailleurs je ne pense pas que ceux qui veulent « retourner à la terre » pense à une agriculture productiviste

    effectivement si on veut rembourser des emprunts importants la seule alternative et le productivisme
    et là, c’est le bagne

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à jyeden
      Bonne
      • Posté à 21h21 le 23/06/2009
      • Internaute 30028
        Bonne

      Et entre le bagne et la campagne ?
      Le moment est peut-etre venu de choisir ...

  • Marie-Hélène
    Marie-Hélène
    fout rien al païs
    • Posté à 22h05 le 23/06/2009
    • Internaute 74251
      fout rien al païs

    Quand on parle de retour à la campagne dans les journaux, on prend souvent comme exemple ces « bobos » qui ouvrent des chambres ou des boutiques d’artisanat d’art...
    Mais il y a ceux, et on en parle jamais, qui sont modestes, et qui se contentent faute de mieux de petits boulots mais qui profitent du chant des oiseaux eux-aussi et d’un petit bout de jardin. Ca fait moins chic mais aussi révélateur d’un ras le bol du style de vie citadin.
    Et il y a aussi, hélas, des gens qui s’installent à la campagne mais qui ont un style de vie toujours aussi débile : gros 4X4 pour parader, un jardin pas potager du tout, et une villa barricadée avec pitbull à l’intérieur, et à l’automne, au lieu d’écouter les oiseaux chanter, on va les flinguer avec un gros fusil et on se promène en treillis militaire....
    Et ces chambres d’hôtes, il y en a de partout maintenant, beaucoup qui ouvrent et aussi beaucoup qui ferment faute de clients...

  • àcourtdidées
    àcourtdidées
    retraité
    • Posté à 22h12 le 23/06/2009
    • Internaute 66874
      retraité

    On sait que la terre pourrait nourrir ses 6 et quelques milliards d’habitants.

    On ne s’improvise pas agriculteur, il faut un minimmum de formation et de terres. Si comme on l’a lu dans un commentaire des centaines de milliers pensent à un retour à la terre où vont-ils trouver les surfaces ? En virant les agriculteurs ?

    Les doux rêveurs dont il est question dans cet article sont des néophites bien nourris, qui imaginent une nature bienveillante et génreuse qui leur produira des récoltes de leur choix et pour leur satisfaction personnelle.
    Il faudrait demander aux paysans indiens, africains ou sud-américains s’ils partagent leur vision.

    Le jardin d’Eden est un mythe tenace, car réfléchissons un peu :
    la population mondiale aujourd’hui est de 6 et quelques milliards d’individus, la surface totale des terres cultivables est à peu près inchangée depuis plusieurs décennies, date à laquelle la population était très inférieure à celle d’aujourd’hui.
    C’est la science et la technique qui ont permis d’augmenter la production. Si l’espèce humaine n’avait pas toujours et en tout temps cherché à intervenir sur son environnement, elle aurait disparu depuis longtemps.

    Il serait dangereux de condamner le productivisme, il en faut aussi.

    • Naradamuni
      Naradamuni répond à àcourtdidées
      sans
      • Posté à 12h56 le 24/06/2009
      • Internaute 30050
        sans

      « Il serait dangereux de condamner le productivisme, il en faut aussi. »
      –Tout à fait, mais pas que, peut-être aussi !

      « on ne s’improvise pas agriculteur, il faut un minimmum de formation et de terres. Si comme on l’a lu dans un commentaire des centaines de milliers pensent à un retour à la terre où vont-ils trouver les surfaces ? En virant les agriculteurs ? »
      –Si vous vous intéressiez à ce sujet, vous sauriez que depuis quelques temps certains agriculteurs tentent des expériences pas encore suffisantes, il est vrai mais bien plus intéressantes et la surface, ils la trouvent.
      Lien

      Les doux rêveurs dont il est question dans cet article sont des néophites bien nourris, qui imaginent une nature bienveillante et génreuse qui leur produira des récoltes de leur choix et pour leur satisfaction personnelle.
      – Certains s’associent, font des potagers de quartier redécouvrent une autre approche de la nature et surtout plus respectueuse et gagnent surement bien moins que vous pour beaucoup mais préfère offrir leur savoir personnel pour la satisfaction de tous dans la joie et le rire d’apprendre tout les jours.

      Il faudrait demander aux paysans indiens, africains ou sud-américains s’ils partagent leur vision.
      Ceux qui se suicident suite à l’utilisation des techniques révolution vertes OGM, Agent Orange... ?
      Suicide collectif 1 500 paysans ogm coton bt monsanto 4131
      Lien

      Le jardin d’Eden est un mythe tenace, car réfléchissons un peu :
      la population mondiale aujourd’hui est de 6 et quelques milliards d’individus, la surface totale des terres cultivables est à peu près inchangée depuis plusieurs décennies, date à laquelle la population était très inférieure à celle d’aujourd’hui.
      – Pas pour les 6 milliards (« d’individus » dixit) et plusieurs décennies, date à laquelle la population était très inférieure à celle d’aujourd’hui, mais pour « la surface totale des terres cultivables est à peu près inchangée depuis plusieurs décennies, une source citée enlèverai un doute !

      C’est la science et la technique qui ont permis d’augmenter la production.
      – C’est une évidence, et après ! ; dirait le pêcheur Mexicain
      Lien

      Si l’espèce humaine n’avait pas toujours et en tout temps cherché à intervenir sur son environnement, elle aurait disparu depuis longtemps.
      – Le problème n’est il pas que l’ON confonde intervenir et appauvrir, détruire sans contenir et cela pour remplir des coffres forts dans des “Édens fiscaux”, quant à “elle aurait disparu depuis longtemps”, qu’en savez-vous ?
      Lien(le_dernier_virage)

      Il serai peut-être dangereux aussi, de condamner apriori les expériences de chacun !

      • àcourtdidées
        àcourtdidées répond à Naradamuni
        retraité
        • Posté à 21h01 le 24/06/2009
        • Internaute 66874
          retraité

        Je ne condamne rien ni personne...
        au contraire de vous.
        Pour votre information personnelle, j’ai exploité un domaine agricole pendant plus de 20 ans, je sais donc de quoi je parle.... au contraire de vous.
        Enfin, je ne me suis pas enrichi et ne m’en plaint pas.
        Vous parlez de rire et de bonne humeur, pratiquez-les vous-même, Monsieur le censeur.

  • sitoihien
    • Posté à 23h40 le 23/06/2009
    • Internaute 21237

    De nombreux-se-s ex-citadin-ne-s et néo-paysan-ne-s aimeraient vivre dans des écovillages.
    Lien

  • medicago
    medicago
    Plante cultivée
    • Posté à 06h03 le 24/06/2009
    • Internaute 58931
      Plante cultivée

    Le rêve, le vieux rêve de l’autonomie resurgit...
    Recréer son cocon, pour échapper au monde agressif, anonyme et dépendant de la ville ; c’était déjà le sens de l’étalement urbain qui défigure et dégrade nos campagnes depuis 50 ans. Les rurbains qui veulent vivre à la campagne et jouir des bénéfices de la vie en ville vont ils disparaître au profit de nouveaux ruraux, that is the question ? Mais il faut « investir » 150 à 200 000 € pour espérer tirer un SMIC d’une activité agricole qui est « une industrie » lourde qui n’est dépassée que par l’industrie nucléaire sans le rapport revenu/capital. Rêve donc, sympathique mais rêve qui tentera bien quelques uns dont certains persisteront et beaucoup reviendront...j’en suis bien revenu...
    La ville est vraisemblablement l’avenir de l’homme ; alors plutôt que tenter de repousser cette échéance en ayant les yeux vers un mythique age d’or rural, ne faudrait il pas réfléchir à comment rendre vivable (et même agréable) l’enfer de la ville en combattant les élucubrations mégalomaniaques des élus et urbanistes de tout poil qui disent vouloir faire entrer la nature en ville alors qu’ils déploient toute leur énergie pour faire entrer la ville dans la nature(l’équivalent d’1 département français est artificialisé en routes et lotissements divers tous les 7 ans)

    Au fait, medicago, c’est le nom latin de la luzerne...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 08h26 le 24/06/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Lorsqu’on « débarque » à la campagne pour prendre possession des clés du joli mas que l’on envisage de rénover avant l’hiver, on est très souvent déçu par la désinvolture des paysans du coin.

    ° On a beau leur expliquer que les chemins de terre deviennent boueux en temps de pluie, ils refusent de les cimenter...
    - Ils refusent aussi de reboucher les ornières provoquées par les énormes roues de leurs tracteurs, ce qui fait qu’on est coincé.

    * Et je ne parle même pas de l’odeur des poulaillers et des élevages de cochon et autres chèvres bêlantes, et génantes.

    # RIEN A FAIRE : Ces gens ne sont pas comme nous, les parigots !

    • tartampion
      tartampion répond à Yvon le Zébulon
      citoyen lambda
      • Posté à 08h38 le 24/06/2009
      • Internaute 54062
        citoyen lambda

      il n’y a pas que les parigots qui vivent en ville dans ce pays,il n’y a pas que paris comme ville importante,la plupart ne vivent pas à paris,mais trés souvent des villes comme toulouse, grenoble ,montpellier...qui finalement sont plutot assés agréables à vivre,et la campagne n’y est pas toujours trés loin.Je suis un citadin mais pas un parigot

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à tartampion
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 09h38 le 24/06/2009
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        J’ai utilisé le mot « parigot » comme une boutade, car je suis un citadin provincial tout comme vous, et je suis très heureux de vivre dans une cité à taille humaine qui n’étouffe pas l’individu.

        Mer, campagne, ou Montagne...de Montepellier, tout est proche !

        ° Seules les grandes mégapoles font abstraction de l’humain originel, préférant la version OGM de la qualité environnementale.