Vie de bureau 19/06/2009 à 16h10

Merci d'arrêter de parler english au boulot, please

Rozenn Le Saint | Etudiante en journalisme


Photo de l’illustration : Patrick MacNee alais John Steed dans la série « Chapeau melon et bottes de cuir » (Allociné)

« Trend », « hot line », « back office », « hedge fund », « subprime » sont autant de mots anglais couramment employés dans certaines entreprises. Et cela a le don d’énerver certains salariés. Peut-on encore parler français au bureau ?

Jean-Loup Cuisinier, agent de maîtrise à Axa assistance, délégué CFTC et décoré chevalier des arts et des lettres l’an dernier, s’insurge :

« “Subprime” veut dire “prêt à haut risque”. Si on emploie seulement le terme anglais, la notion de risque n’apparaît pas, et cela perd de son sens. »

Cela fait dix ans qu’il lutte pour le droit de travailler dans sa langue d’origine, et « dix ans qu’on [le] traite de ringard ». Un brin franchouillard, Jean-Loup Cuisinier ? Pas du tout, il est même polyglotte et parle couramment l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le portugais et a des notions de russe et de japonais, pour avoir beaucoup voyagé et vécu quelques années à l’étranger.

Les irradiés d’Epinal : un problème de traduction

Le point de départ de son combat ? L’affaire des irradiés de l’hôpital Jean-Monnet d’Epinal, ces 5 500 patients qui ont reçu des surdoses de rayons en passant des radios. Il affirme :

« C’est la plus grave erreur recensée due à une mauvaise compréhension de l’anglais en France. La formation sur le logiciel en anglais des radiologues avait été faite en anglais. Ils pensaient avoir compris, mais ont mal utilisé l’appareil.

On n’ose pas souvent dire qu’on n’a pas compris, c’est dur d’avouer une faiblesse, alors que c’est évident qu’on comprend moins bien dans une autre langue que sa langue maternelle. »

Alors depuis, Jean-Loup Cuisinier se bat pour le respect de la loi Toubon du 4 août 1994, qui rend obligatoire l’emploi du français dans les entreprises, notamment pour « tout document comportant des dispositions nécessaires au salarié pour l’exécution de son travail ».

Ne pas confondre « first » et « third »

Ne pas la respecter est source d’incompréhensions quotidiennes, de fatigue supplémentaire et finalement, d’erreurs qui auraient pu être évitées. Il rappelle l’histoire de la collision de deux Boeing en 1977 à Tenerife, la catastrophe aérienne la plus meurtrière de l’aviation civile :

« Le pilote hispanophone a confondu “first” et “third” : c’est à cause d’une incompréhension linguistique que la catastrophe a eu lieu. »

L’utilisation de l’anglais systématiquement est aussi facteur de discrimination. « A présent, une personne n’est pas embauchée ou reconnue au travail pour ses compétences, mais pour sa capacité à parler anglais », dénonce Jean-Loup Cuisinier.

Europ Assistance condamné pour un logiciel de compta non traduit

Et depuis quelques années, des salariés se rebiffent contre l’anglais imposé au bureau. En 2006, les salariés de la GEMS (General Electric Medical Systems) des Yvelines ont gagné leur procès et ont obtenu que les documents techniques rédigés à l’étranger soit traduits en français.

En avril, Europ Assistance a été condamnée à traduire un nouveau logiciel de comptabilité, de l’anglais au français. Mais Muriel Tardito, déléguée syndicale CFTC à Europ Assistance, dénonce le comportement de la direction :

« Europ Assistance a été condamnée à traduire le logiciel, et en fait, elle a décidé de ne plus le mettre à disposition du tout.... Si on veut que le jugement soit strictement respecté, nous allons devoir retourner en justice. »

Aux tribunaux, Jean-Loup Cuisinier préfère la négociation quand elle est possible, et le travail de pédagogie. Il y a quatre ans, il a obtenu la création d’une commission de terminologie à Axa Assistance. Il s’occupe de traduire les anglicismes en bon français, pour faciliter la compréhension des salariés.

Comment traduire « roll over market » ?

Par exemple, un « tchat » est remplacé par le mot québécois « clavardage » et un « e-mail », par « courriel ». Jean-Loup Cuisinier raconte :

« J’ai dû traduire le terme “roll over market”. Je suis allé voir les commerciaux pour bien comprendre ce que cela signifiait, et c’est devenu “marché complémentaire au contrat collectif”. »

C’est plus clair maintenant ? Jean-Loup Cuisinier y veille, en tout cas, et sa commission de terminologie fait même des envieux. Les salariés d’Axa France sont en négociation pour qu’elle existe dans toute les branches de la société d’assurance.

Franck Grandmaison, délégué syndical UDPA-Unsa d’Axa, témoigne :

« La communication faite aux salariés par les ressources humaines et la direction ne se fait pas toujours en anglais, mais est pleine d’anglicismes. La direction se dédouane avec la formation en anglais de trente heures qu’elle propose aux salariés, mais ce n’est pas suffisant pour se faire comprendre.“*

Photo de l’illustration : Patrick MacNee alais John Steed dans la série ‘Chapeau melon et bottes de cuir’ (Allociné)

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  • la champenoise
    • Posté à 17h00 le 19/06/2009
    • Internaute 27942

    Il n’est pas anormal de parler français en France. C’est un nouveau snobisme que de prétendre communiquer en anglais dans les entreprises françaises, au prétexte qu’elles travaillent dans le monde entier.

    • pablico
      pablico répond à la champenoise
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h42 le 19/06/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Le plus marrant, c’est de faire une réunion en anglais, alors que tous les participants sont français... (ce n’est ni une galéjade, ni une ironie.. cela existe)

      • A déménagé le 27-01-2012
        • Posté à 18h58 le 19/06/2009
        • Internaute 19993
          nc

        Tant qu’à faire dans le ridicule, ils pourraient imposer l’ouzbek ancien quand même…

         
        • pablico
          pablico répond à A déménagé le 27-01-2012
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 19h25 le 19/06/2009
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          le plus amusant, c’est qu’à un moment donné quelqu’un a levé le doigt, pour dire que tous les participants étaient français (en anglais) et le « speaker » a répondu en anglais : désolé mais la présentation est écrite en anglais... : -D le tout avec un accent français à découper au couteau.

          ce qui est jouissif, c’est que les participants ont vécu un moment d’humour ridicule.

        1 autres commentaires
  • Jaydi
    Jaydi
    Sûr de ne pas être certain
    • Posté à 17h16 le 19/06/2009
    • Internaute 79502
      Sûr de ne pas être certain

    Quand je vois les mots « disque dur », « clavardage » ou « courriel » il est vrai que je me dis que la langue française est sauvée, et que le sens est beaucoup plus clair.
    Et je ne parle pas de la traduction de « roll over market »...

    Autant je suis contre le mélange des langues, autant il ne faut pas essayer de traduire tout à outrance. Si des mots existent déjà en Anglais et pas en Français, pourquoi se priver d’utiliser les premiers ?

    Ah et puis ça sert à quoi de « sauver » une langue ? Surtout quand l’utilisateur moyen n’utilise que 500 mots au grand maximum pour communiquer dans sa vie de tous les jours.

    • einna
      einna répond à Jaydi
      • Posté à 17h45 le 19/06/2009
      • Internaute 6227

      A quoi ça sert de sauver une langue ? peut être à ce que chacun garde les repères langagiers avec lesquels il s’est construit et a forgé une représentation du monde qui l’entoure. Pour exemple, notre vocabulaire français pour décrire la neige se compose de quelques mots tandis que chez les inuits, il en existe plus d’une vingtaine.
      Nous nous sommes construits dans un mode de mots et si nous devons changer les mots, nous devrons aussi changer la structure de la phrase et donc perdre dans les nuances. En français, il suffit parfois de changer l’accentuation d’une syllabe pour modifier l’effet de l’énonciation ; si nous introduisons dans nos phrases de nouveaux vocables, comment en jouer.
      Bien sûr la langue évolue, et c’est nécessaire mais pourquoi faudrait-il obligatoirement passer à l’anglais ? Un mot ça se crée et ensuite, pour le faire passer dans la langue, il est important qu’il puisse se décliner comme tout mot. Avec « roll over market », ça devient difficile , imaginez un « quand va t-on “roll-over marketer” celà ? » ou : depuis la dernière « roll-over marketation »....

      Dans certains milieux professionnels, il y a des termes, du vocabulaire qui détermine l’appartenance ou non au « club » en particulier au niveau des nouvelles technologies. C’est aussi un code langagier qui marque une certaine notion de « caste » et introduit une différence sociétale.

      Et puis au niveau de la langue, il me semble nécessaire qu’elle sonne sinon nous perdrions les :

      Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
      D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
      Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
      Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

      Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
      Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
      Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
      Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

      Est-elle brune, blonde ou rousse ? — Je l’ignore.
      Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
      Comme ceux des aimés que la Vie exila.

      Son regard est pareil au regard des statues,
      Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
      L’inflexion des voix chères qui se sont tues

      et ça ce serait regrettable.

    • pablico
      pablico répond à Jaydi
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 18h57 le 19/06/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Quand on voit sa langue s’émailler de mot étrangers multiples, on peut accepter, mais quand on la voit s’émailler que de mots anglais, cela veut dire, que notre pays ne pèse rien...que nos cocorico ne sont pris au sérieux que par nous.

      qui dit jardinerie au lieu de « garden center “(qui devrait s’écrire garden centre en vrai anglais) ?

      arrêtons là les exemples..

      • Xa_chan
        Xa_chan répond à pablico
        (nippon ni mauvais)
        • Posté à 07h32 le 20/06/2009
        • Internaute 23695
          (nippon ni mauvais)

        heu, jamais entendu parler de « garden center », à part dans les pays anglophones. J’ai toujours dit, et tous ceux que je connais autour de moi, « jardinerie ».

        Mais bon, il faut dire que je suis un bouseux, je viens d’une ville d’à peine 35.000 habitants...

      • Jaydi
        Jaydi répond à pablico
        Sûr de ne pas être certain
        • Posté à 12h35 le 20/06/2009
        • Internaute 79502
          Sûr de ne pas être certain

        Je suis entièrement d’accord, notre pays ne pèse rien. Ou pour le moins sa langue ne parvient pas à s’imposer.
        Il ne faut pas se leurrer, le Français va disparaître à l’international et tout ce que nous pouvons faire c’est l’accepter.

        Mais il ne faudrait pas oublier que des mots français sont utilisés aussi dans d’autres langues, et cela ne choque personne que je sache. Je persiste à dire que derrière cette défense du Français, il y a un côté bien nationaliste.
        Combien de fois entend-on que le Français est la plus langue du monde ?
        Pourquoi croyez-vous que les Français sont des piètres utilisateurs de langues étrangères ?
        Combien de Français ne font pas l’effort de comprendre les étrangers qui ont du mal à parler notre langue ?

        J’irais même jusqu’à dire que la défense de notre langue est peut-être ce qui l’a fragilisée : à force de refuser l’innovation et la simplification, le Français s’est replié sur lui-même.

      • groucho2613
        groucho2613 répond à pablico
        Expert es Qualité
        • Posté à 15h40 le 23/06/2009
        • Internaute 65920
          Expert es Qualité

        Ben ça dépend de ce que vous appelez « vrai anglais ».

        En anglais américain, on écrit center, et en anglais britannique, centre, en gardant l’orthographe d’origine française du mot !

        Il s’agit en fait d’un retour des choses, étant donné l’influence énorne qu’a eu le français sur l’anglais, il suffit de le comparer à des langues voisines (allemand, néerlandais) our s’en rendre compte.

  • groucho2613
    groucho2613
    Expert es Qualité
    • Posté à 17h51 le 19/06/2009
    • Internaute 65920
      Expert es Qualité

    Tout à fait d’accord, mais il ne faut pas tomber dans le travers inverse, je travaillais dans une filiale d’un grand groupe français à l’étranger, et le nombre de documents reçus en français sans plus d’explication m’a toujours surpris.

  • eresi
    eresi
    ...
    • Posté à 18h35 le 19/06/2009
    • Internaute 74342
      ...

    Je suis tout-à-fait d’accord. Je trouve que l’omniprésence de l’anglais dans la vie quotidienne est de plus en plus difficile à supporter. Je ne trouve pas ça ringard du tout de défendre la place du français dans notre pays et dans les institutions internationales. Je trouve les efforts des canadiens pour traduire les anglicismes très positifs. Dommage qu’on n’ait pas le même engouement chez nous. Il ne faut pas oublier que la création de nouveaux mots a à plusieurs reprises été un succès (« logiciel », « ordinateur »...).

    Utiliser les mots « module » et « pilote » pour « plug-in » et « driver » ne me semble pas tiré pas les cheveux du tout.

    Aujourd’hui, les étudiants qui sortent les mieux classés des écoles d’ingénieurs ou de commerce françaises ne sont pas les meilleurs étudiants dans leur discipline mais les meilleurs en anglais. Ce qui n’est pas le cas dans les pays anglophones... À ce jeu là, on part avec un handicap sérieux dans la compétition internationale.

    Voilà l’intérêt de défendre notre langue.

    • psych0Dad
      psych0Dad répond à eresi
      sociopathe
      • Posté à 19h00 le 19/06/2009
      • Internaute 81504
        sociopathe

      Aujourd’hui, les étudiants qui sortent les mieux classés des écoles d’ingénieurs ou de commerce françaises ne sont pas les meilleurs étudiants dans leur discipline mais les meilleurs en anglais.

      Et vous avez des faits pour etayer cette affirmation qui me semble a premiere vue bien fantaisiste ?

      • eresi
        eresi répond à psych0Dad
        ...
        • Posté à 19h06 le 19/06/2009
        • Internaute 74342
          ...

        Et vous avez des faits pour etayer cette affirmation qui me semble a premiere vue bien fantaisiste ?

        Mon rang à la fin de mes études d’ingénieur, mes relevés de notes pendant mes cinq ans d’études d’études supérieures qui montrent bien que c’est l’anglais qui m’a sauvé la mise à plusieurs reprises. Et très sincèrement, je n’étais et ne suis toujours pas le seul étudiant à tenir ce discours.

         
        • psych0Dad
          psych0Dad répond à eresi
          sociopathe
          • Posté à 19h27 le 19/06/2009
          • Internaute 81504
            sociopathe

          On passe de l’Anglais facteur determinant dans le classement a l’Anglais qui « m’a sauve la mise ». Je crois que vous avez un peu exagere. Je suis diplome depuis un moment mais je ne crois pas que les chose aient tant change que cela. Si l’Anglais permettait de faire la difference entre deux etudiants tres bons dans toutes les autres matieres, ou aidait ceux qui avaient un peu de mal a remonter leur moyenne d’un chouillat, je ne crois pas que comme vous le pretendiez les meilleurs en Anglais se retrouvent propulses aux premieres place. Ce sont les matieres scientifiques qui priment, et de loin.

          • eresi
            eresi répond à psych0Dad
            ...
            • Posté à 20h42 le 19/06/2009
            • Internaute 74342
              ...

            Bien sûr qu’il faut connaître quelque chose à sa discipline pour réussir. Mais l’expression « sauvé la mise » est mal choisie. J’ai terminé dans le premier quart de ma promo, et c’est dû à l’anglais. Je suis passé devant beaucoup de monde au classement grâce à l’anglais. Derrière, il y a avait du monde qui était techniquement meilleur que moi.

            D’expérience, je ne crois pas que les matières scientifiques priment « et de loin ». Au cours de mes études, plusieurs ingénieurs en poste (quatre entreprises différentes), dont un qui était mon maître de stage, m’ont dit que les seules choses apprises à l’école qui leur servaient dans leur travail étaient l’anglais et la communication. Pour le reste, un peu de statistiques par-ci, quelque plans d’expérience par-là, le tout saupoudré d’un dessin technique de temps en temps et voilà. Le gros du travail, c’était de prendre des décisions pour garder les indicateurs au vert. Le travail technique n’était pas fait par des ingénieurs.

            Je crois que les écoles ont bien compris ça. Après le bac, les examens d’anglais ont été les seuls que j’ai passés sans documents autorisés. Pour les matières scientifiques, les cours et les TD étaient autorisés pendant les épreuves.

            D’ailleurs, une école ne peut plus délivrer un diplôme d’ingé si l’étudiant n’a pas 750 au TOEIC (je crois bien que c’est une obligation légale désormais, mais je ne suis pas sûr à 100%). Ça montre bien la place accordée à l’anglais, pour les autres matières, on peut être mauvais et les compenser, mais pas l’anglais. Et ça correspond bien à la demande des entreprises. Pourtant, elles doivent bien toujours avoir besoin de gens bon en technique non ?

            L’anglais est désormais un facteur déterminant. Je ne pense pas être complètement dans le faux en disant qu’un étudiant bon en anglais est considéré comme meilleur qu’un bon en technique. Mais je me trompe peut-être, en tous cas je le souhaite : -)

            • psych0Dad
              psych0Dad répond à eresi
              sociopathe
              • Posté à 21h58 le 19/06/2009
              • Internaute 81504
                sociopathe

              « Au cours de mes études, plusieurs ingénieurs en poste (quatre entreprises différentes), dont un qui était mon maître de stage, m’ont dit que les seules choses apprises à l’école qui leur servaient dans leur travail étaient l’anglais et la communication. Pour le reste, un peu de statistiques par-ci, quelque plans d’expérience par-là, le tout saupoudré d’un dessin technique de temps en temps et voilà. Le gros du travail, c’était de prendre des décisions pour garder les indicateurs au vert. Le travail technique n’était pas fait par des ingénieurs. »

              Malheureusement je vous crois car c’est representatif de ce que j’ai constate moi aussi durant mes etudes. C’est pour cela d’ailleurs que j’ai debute ma carriere directement a l’etranger, ou les ingenieurs font le metier d’ingenieur, pas celui de « manager », « technico-commercial » ou (mon prefere) « gestionnaire de centre de profits ».

              Et puis accessoirement je travaille en Anglais : -)

            • barbouille
              barbouille répond à eresi
              surfeuse
              • Posté à 14h16 le 20/06/2009
              • Internaute 62861
                surfeuse

              Comme quoi la france n’est pas prète à pondre de vrais ingénieurs.
              Si l’anglais prime, c’est pathétique.

              • Autre raleur
                • Posté à 17h25 le 20/06/2009
                • Internaute 39310

                Eh ouais. Les écoles d’ingénieurs captent une bonne partie des jeunes les plus prometteurs en sciences pour leur faire faire autre chose. C’est bien les grandes écoles.... (Je caricature un brin, mais pas tant que ça : quelle proportion d’ingénieurs poursuit par une thèse ? quelle proportion d’ingénieurs a essentiellement un (bon) niveau bac + 2 en science ?). Bon, il reste les écoles normales supérieurs et les irréductibles férus de sciences qui en feront quel que soit leur parcours...

        5 autres commentaires
    • Tabarnac
      Tabarnac répond à eresi
      Cycliste alcoolique
      • Posté à 12h53 le 20/06/2009
      • Internaute 81795
        Cycliste alcoolique

      Aujourd’hui, les étudiants qui sortent les mieux classés des écoles d’ingénieurs ou de commerce françaises ne sont pas les meilleurs étudiants dans leur discipline mais les meilleurs en anglais.

      Pas tout a fait vrai ! En tout cas, pour les ecoles d’ingenieur ou on laisse peu de place a l’anglais. On fait plus d’anglais en 3ieme qu’en ecole d’ingenieur. Les eleves sortant des ecoles sont des veritables billes en Anglais, incapables de s’exprimer dans des situations reelles (j’ai souvent des stagiaires eleves ingenieurs venant de France). Ils sont par contre tres bien formes pour le reste et c’est pourquoi j’en fait souvent venir a Montreal.

      Cheers

      • Anaximandre
        Anaximandre répond à Tabarnac
        Sous la voûte étoilée
        • Posté à 02h20 le 21/06/2009
        • Internaute 61809
          Sous la voûte étoilée

        Tabarnac,

        Tout à fait d’accord. J’ai au cours de ma carriére travaillé en Grande Bretagne, de retour en France, je constate que lors de réunions mélant des ingénieurs anglophones et francophones, ces derniers ne comprennent pas grand chose dès qu’on sort d’un échange purement technique.
        Plus grave encore, l’arrogance congénitale de l’ingénieur français associée à un niveau d’anglais médiocre conduit à des erreurs difficilement rattrapables.
        Il suffit de lire les synthèses rédigées en anglais par des ingénieurs français pour s’en convaincre. Exemple : J’ai eu entre les mains la semaine dernière un texte rédigé par un ingénieur issu d’une grande école (donc supposé par essence bon en anglais) truffé de fautes de conjugaison, de syntaxe, et de faux-amis.
        Le fameux TOEIC ne vaut pour moi absolument rien, puisqu’uniquement écrit. Prenez un 950 TOEIC et lâchez-le dans un pub de Manchester ou de Newcastle, pour voir.

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 18h42 le 19/06/2009
    • Internaute 81504
      sociopathe

    Sauf que « subprime » ne veut pas dire « prime a risque » comme monsieur le chevalier des arts et des lettres le pretend. Le mot « prime » veut dire « premier choix » (synonyme de qualite). Par exemple pour les meilleurs morceaux du boeuf, les plus prises, on parlera de « prime cut ». « Subprime » signifie « en dessous de prime ». C’est du deuxieme choix, une qualite moindre. La qualite en question c’est celle de l’emprunteur. Les prets subprimes ne sont pas forcement comme on peut souvent le lire dans la presse francaise des prets a taux variables mais simpement des prets accordes a des gens mal notes par les trois organismes qui aux Etats-Unis enregistrent l’utilisation que chacun fait du credit et les differents incidents de paiement.
    Defendre le francais c’est bien mais si c’est pour proposer des traductions inexactes je ne vois pas l’interet.

  • Chauff
    Chauff
    Etudiant
    • Posté à 18h58 le 19/06/2009
    • Internaute 82996
      Etudiant

    Je trouve que l’article mélange deux choses très différentes, de façon pas très claire :

    - l’utilisation de l’anglais comme langue « officielle ». C’est sur que si la personne ne le maîtrise pas complètement, ça peut causer des problèmes, des souffrances, voire des drames.

    - le jargon, qui est souvent très anglicisé : les Inconnus avaient d’ailleurs fait un excellent sketch dessus. Et ça, le jargon technique, il faut l’apprendre. Pour ma part, « marché complémentaire au contrat collectif » ou « roll over market », je ne comprends ni l’un ni l’autre.

    Bref, une énorme différence entre parler uniquement anglais, et utiliser des termes branchouilles de franglais, surtout en marketing. Pardon, en mercatique ;)

  • watashi_baka
    • Posté à 19h03 le 19/06/2009
    • Internaute 47330
      ...

    Je vais aller un peu a contre de sens de la majorité,
    Les fan du Français partout sont un peu trop susceptible a mon gout,
    J’aurais bien aimé pouvoir rédigé ma thèse en Anglais histoire d’être un peu plus visible a l’international, mais une thèse en Anglais peut mener a l’annulation du diplôme par un tribunal administratif.

    A l’étranger actuellement je suis bien content que les réunions se fassent en Anglais des qu’il y a au moins un allophone,
    Pour pousser le vice plus loin même si le pays n’est pas anglophone c’est pratique d’avoir un assureur où un médecin parlant l’anglais a tout les coins de rue, dans la vie pro c’est aussi pratique de pouvoir s’adressé en Anglais a un fournisseur.

    En ce qui concerne la documentation technique, l’anglais scientifique et technique c’est quand même pas bien compliqué, et si il y a des coopération internationale l’anglais est le plus petit dénominateurs commun, si vous voulez que ça change mettez vous à l’Espéranto. D’expérience c’est plutôt déplaisant de se faire envoyer un logiciel en Italien car écrit par un coopérateur transalpin qui a préféré utilisé sa langue.

    Après par contre l’enseignement de l’anglais en France est a ch…
    Ayant étudié en Belgique et en France, je doit dire que les cours de langue que je prend actuellement a l’étranger me font plus penser au cours de Néerlandais en Belgique qu’au cours d’Anglais en France, et bizarrement l’apprentissage d’une Langue se fait beaucoup mieux en parlant comme si on était au restaurant où au Magasin qu’en commentant Shakespeare

    • eresi
      eresi répond à watashi_baka
      ...
      • Posté à 19h21 le 19/06/2009
      • Internaute 74342
        ...

      « Après par contre l’enseignement de l’anglais en France est a ch… »

      Personnellement, je me suis toujours contenter de faire ce que le prof d’anglais donnait à faire et ça m’a permis d’avoir 945 au TOEIC. Je crois que l’enseignement de l’anglais est plutôt bon en France.

      « l’apprentissage d’une Langue se fait beaucoup mieux en parlant comme si on était au restaurant où au Magasin qu’en commentant Shakespeare »

      Tout à fait d’accord. Mais en onze ans de cours d’anglais, je n’ai vu aucun prof d’anglais faire étudier des textes littéraires. L’enseignement était plutôt basé sur des discussions « quotidiennes ». Dans les filières techniques, les profs axaient leurs cours sur le vocabulaire technique.

      Je trouve qu’on fait trop souvent un procès aux profs. Alors que, personnellement, mon expérience m’a plutôt fait côtoyer des élèves peu motivés par l’apprentissage des langues d’un côté mais n’hésitant pas à truffer leurs paroles en français d’anglicismes de l’autre...

      • Grenouille verte
        Grenouille verte répond à eresi
        Sur un nénuphar
        • Posté à 20h33 le 19/06/2009
        • Internaute 82274
          Sur un nénuphar

        « Je crois que l’enseignement de l’anglais est plutôt bon en France. »

        Cela doit beaucoup dépendre des filières... Au collège, j’ai appris les bases de la grammaire et l’anglais utile dans la vie de tous les jours. Au lycée, c’était déjà un peu plus littéraire : je me souviens d’une prof qui nous avait donné un poème de Byron à traduire. J’étais pourtant dans une filière scientifique.
        En prépa, il y avait un peu trop de thème et de version à mon goût. Heureusement, les colles (3 élèves par prof pendant 1h toute les 2 ou 3 semaines) permettaient d’améliorer son aisance à l’oral.

        En école, j’ai été heureux de pourvoir partir un semestre aux Pays Bas. Nous étions 20 à 30% d’élèves étrangers dans l’université que j’ai fréquenté et dont les cours étaient en anglais. Je crois qu’il devait y avoir en proportion à peu près 10 fois moins d’élèves étrangers : pas facile de suivre des cours en français...

        Je pense qu’il y a, en France, beaucoup à faire dans l’enseignement de l’anglais et dans l’utilisation de l’anglais dans l’enseignement.

      • Tabarnac
        Tabarnac répond à eresi
        Cycliste alcoolique
        • Posté à 13h06 le 20/06/2009
        • Internaute 81795
          Cycliste alcoolique

        En France on nous enseigne tres bien la grammaire. Par contre notre oreille est tres peu habitue a entendre de l’Anglais et notre comprehension orale est vraiment mauvaise (le doublage en Francais des films anglophones ...). Notre expression orale aussi est tres mauvaise.
        Travaillant dans une universite Anglophone, je vois nettement la difference entre les etudiants Allemands, Hollandais,danois, finois, suedois etc.. d’un cote, et Francais, Espagnol, Japonais, Chinois de l’ autre....
        La recherche qui demande beaucoup de communication entre labos, impose de fait l’=Anglais. Mon directeur de labo lorsque j’etais au CNRS ne savait pas un mot d’Anglais. Personnellement, je trouve ca inadmissible.

    • Dominique-C
      Dominique-C répond à watashi_baka
      retraitée de l'Education (...)
      • Posté à 09h58 le 23/06/2009
      • Internaute 73647
        retraitée de l'Education (...)

      Sans vouloir être trop sévère avec votre naïveté (ni votre perception de ce qu’est une langue, ses divers niveaux... et son usage normé), je me permettrai tout de même de vous faire remarquer qu’il n’est pas si fréquent que cela dans le monde de trouver « à tous les coins de rue » un assureur (pourquoi, d’ailleurs, un assureur ?) ou un médecin parlant anglais. Cela, c’est le mythe. Par contre, vous avez raison de dire que l’anglais est le « plus petit dénominateur commun » (les linguistes disent « maximin » ce qui veut dire la langue parlée le moins mal par le maximum de gens). Mais avec comme conséquence que justement, elle est bien trop souvent une « sous-langue » rudimentaire ne répondant qu’à des besoins basiques.
      En ce qui concerne les fonctionnalités d’une langue étrangère correspondant à des besoins plus « cérébraux » ou intellectuels qu’une commande au restaurant ou des achats en magasin, elle requiert un véritable APPRENTISSAGE, c’est à dire une motivation de l’apprenant, bien plus qu’un -enseignement-. Car, tous les pédagogues le savent, le meilleur enseignement qui soit ne pourra jamais instiller une connaissance dans un individu qui ne participe pas activement, volontairement. Les autodidactes en sont la preuve éclatante : pour apprendre une langue, il faut surtout ne pas avoir de complexe, et faire l’éponge, absorber, lire, écouter... avant d’un jour, passer à une phase active. Mais cessons de grâce, d’accuser les enseignants et leurs méthodes (même si elles sont loin d’être parfaites !). On peut aussi apprendre une langue « sur le tas », en situation, au fur et à mesure des besoins. Mais ce qu’on ne peut pas faire à la place de l’apprenant, c’est lui injecter le désir. Or, le désir d’anglais n’est qu’utilitaire, et c’est sans doute là que réside le noeud du problème. En quoi le fait d’apprendre l’anglais nous apporte-t-il un véritable enrichissement personnel, un lien avec les autres ? C’est peut-être le fait d’être « incontournable », imposé par la « nécessité » qui, paradoxalement, nuit à son appropriation par tous et chacun.
      Quant à se mettre à l’espéranto... bien sûr, c’est une démarche intéressante, mais peut-on en attendre des fruits concrets, tant qu’elle reste limitée à quelques activistes aux idéaux généreux ? On est là dans un projet collectif sur le long terme, qui ne peut devenir fonctionnel qu’avec une reconnaissance officielle, incluant son évaluation, et son expérimentation à l’école. Certains y pensent, puisque Europe Ecologie le mentionnait dans son programme, comme un des moyens de promouvoir la diversité culturelle et le multilinguisme.

  • Grenouille verte
    Grenouille verte
    Sur un nénuphar
    • Posté à 19h12 le 19/06/2009
    • Internaute 82274
      Sur un nénuphar

    La loi Toubon rend « obligatoire l’emploi du français dans les entreprises, notamment pour “ tout document comportant des dispositions nécessaires au salarié pour l’exécution de son travail ” »

    C’est quelque chose que je découvre à mon plus grand étonnement. Dans mon entreprise, plus de 90 % des documents sur lesquels je travaille sont en anglais, tout comme ceux que je produis. Je vois mal comment il pourrait en être autrement parce que je ne peux pas imposer à un espagnol, un allemand ou un anglais d’apprendre le français, et j’ai besoin de communiquer avec eux. L’anglais est un outil très efficace car c’est la seule langue que tous mes interlocuteurs sont capables de comprendre, que cela me plaise ou non.

    Pour respecter la loi, il faudrait donc qu’un service traduction modifie tous les documents que je reçois, et que je rédige les miens dans les deux langues ?

    Ca ne m’empêche pas de préférer de très loin lire un roman en Français, mais c’est quelque chose que je fais par plaisir, pas parce que j’y trouve une quelconque utilité.

  • désenchantée
    • Posté à 19h05 le 19/06/2009
    • Internaute 43955
      aucune

    good article !

  • MystèreEtBouleDeGomme
    MystèreEtBouleDeGomme
    Webdesigner détestable.
    • Posté à 19h27 le 19/06/2009
    • Internaute 50889
      Webdesigner détestable.

    La faute de l’anglais plutôt que les idiots qui ne savent pas avouer qu’ils n’ont rien compris ? Ah bah oui. Certainement. Pas besoin de lire l’article jusqu’au bout.

    • nahera
      • Posté à 09h07 le 24/06/2009
      • Internaute 6180

      Quel mépris ! ! Allez dire ça aux irradiés d’Epinal : les manipulateurs pensaient avoir compris. Sans doute que si on avait pris la peine de leur donner un vrai mode d’emploi en français ils auraient vraiment compris.

  • marie 75
    • Posté à 19h40 le 19/06/2009
    • Internaute 3563

    arrêtez de parler anglais au nabot, il n’est pas bilingue !
    évitez de parler français, il est inculte !

  • a déménagé le 30 août 2010
    a déménagé le 30 août 2010
    commentjecomprendspas
    • Posté à 20h44 le 19/06/2009
    • Internaute 65511
      commentjecomprendspas

    Quoi de plus normal que de parler français en France. !

    Ce qui est le plus drole c’est que justement ceux qui ne parlent pas anglais ou très mal , bref les moins cultivés et les moins ouverts à l’extérieur qui utilisent le plus d’Anglicismes.

    ça, ça me rappelle certains avions pris entre Madrid et Paris ou les conseils de sécurité n’étaient donnés qu’en Anglais. Résultat au final, personne n’a rien compris...

    • eresi
      • Posté à 20h46 le 19/06/2009
      • Internaute 74342
        ...

      « c’est que justement ceux qui ne parlent pas anglais ou très mal , bref les moins cultivés et les moins ouverts à l’extérieur qui utilisent le plus d’Anglicismes. »

      C’est plutôt vrai...

  • smurf
    smurf
    Toulousain
    • Posté à 21h45 le 19/06/2009
    • Internaute 51105
      Toulousain

    Beaucoup de snobisme là-dedans ou une conformité à une mode peut-être pour faire bien. Cela dénote un inquiétant manque de personnalité chez certains chefs (heu pardon... certains managers)

    J’en entends tous les jours et souvent pour parler uniquement entre Français : manager, challenging, scope, benchmarking, wording.

    C’est un de mes préférés « wording ». J’ai déjà entendu des choses comme ça :
    « L’idée y est mais il faudrait changer le wording pour bien comprendre »

    Ah oui ? Et est-ce qu’il ne faudrait pas mieux parler en french pour que tout le monde comprenne ?

    Après, il ne faut pas être extrémiste. C’est bien de parler plusieurs langues (et pas seulement l’Anglais) pour s’ouvrir aux autres.

    • Stef _B
      Stef _B répond à smurf
      geek ?
      • Posté à 00h49 le 20/06/2009
      • Internaute 83223
        geek ?

      je suis tout à fait d’accord. Je travaille pour la branche française d’une assez grosse boite US. Un collègue, archi nul en anglais (et en français aussi), utilise sans cesse ces mots, souvent francisés :

      hider (pour cacher),
      pluger une réunion,
      le fameux « todo »,
      meeting ou call.
      costing (établir un devis)
      etc...

      Par contre, je ne connaissais pas le Wording !

      J’en ai plus que mare de l’entendre dire ces mots là mais étant un rang au dessous de lui (pas pas juste au dessus), je ne peux rien dire. Parfois, je fais celui qui ne comprend pas pour l’obliger à utiliser le mot français.

      Parler anglais oui. Parler un charabia, non !

      • Joseph G.
        Joseph G. répond à Stef _B
        • Posté à 11h30 le 21/06/2009
        • Internaute 39597

        Traducteur, je trouve insupportable cette manière d’utiliser des termes anglais à qui mieux mieux pour tenter parfois (c’est vrai en com’) de donner un lustre à une matière sans fond. Et pourtant, je suis amoureux de la langue anglaise, que je n’utilise que dans les pays anglophones ou pour renseigner les jolies touristes.
        Moi aussi, le « wording » est mon anglicisme « favori ». Je me souviens même d’une réunion dans laquelle on m’avait dit « c’est pas mal ton texte, mais faudrait changer le wording du dernier paragraphe ». Ce à quoi je répondis :
        « Bon, et ben je vais faire un petit pissing et on s’y stick ? »
        Tout le monde à rigolé, bien sûr... J’étais si drôle. Ah, Ah. Sacré toi.
        Mais rien n’a changé.
        On continue de se reworder le benmarch à who’s best best...

      • gloubs35
        gloubs35 répond à Stef _B
        sans doute sur écoute
        • Posté à 13h03 le 21/06/2009
        • Internaute 80981
          sans doute sur écoute

        c’est pas faux ! !

        « il faut plugger une conf call ASAP »
        au lieu de
        « Il faut programmer une réunion (ou un pont) téléphonique au plus vite »

        Il y a aussi les abréviations qui ne veulent rien dire, et en plus en anglais !

      • jeffouletofou
        jeffouletofou répond à Stef _B
        cddiste
        • Posté à 10h10 le 23/06/2009
        • Internaute 43444
          cddiste

        « J’en ai plus que mare de l’entendre dire ces mots là mais étant un rang au dessous de lui (pas pas juste au dessus), je ne peux rien dire »

        c’est la que l’on se rend compte qu’en france, il y a encore un paquet de victimes, de personnes qui ne s’assument pas sous pretexte qu’il ne faut rien dire à son N+1 

        LAMENTABLE et à pleurer.

        pauvre france.

         
        • Stef _B
          Stef _B répond à jeffouletofou
          geek ?
          • Posté à 10h59 le 24/06/2009
          • Internaute 83223
            geek ?

          qu’est-ce qui est lamentable ? le fait que des personnes ne s’assument pas ?

          et je dois faire quoi ? me prendre la tête avec lui à chaque fois qu’il me parle ?

          je préfère garder cela en réserve pour une vraie bonne raison...

          .

        1 autres commentaires
  • zorbeck
    • Posté à 21h54 le 19/06/2009
    • Internaute 9110

    Sans vouloir nier les problèmes repris ci-dessus, j’en tire une conclusion diamétralement opposée : tous ces problèmes évoqués sont pour moi le signe évident que l’apprentissage des langues dans le système éducatif français est en dessous de tout.

    Personnellement, je n’ai pas appris l’allemand, l’anglais et l’italien en France (heureusement), mais dans une école européenne où par exemple mes cours d’histoire, de géographie et même de géologie étaient donnés en allemand, par des profs allemands. Je suis devenu trilingue et je ne m’en porte pas plus mal.

    Mais je n’ai pas de mal à imaginer la levée de bouclier, à supposer que qqn se propose d’instaurer un système pareil en France : payer des étrangers, ici chez nous. à éduquer nos enfants dans une langue étrangère...

  • Alain Pacifique
    Alain Pacifique
    enfin!! ça marche !
    • Posté à 05h11 le 20/06/2009
    • Internaute 24637
      enfin!! ça marche !

    je ne suis pas sûr que la traduction en francais de certains termes techniques soit toujours une aide à la comprehension. j’ai bossé dix ans dans l’informatique et les docs techniques traduites en francais étaient le plus souvent difficilement comprehensibles et souvent fausses. la VO était préférable.
    au sujet des pilotes de lignes, « Le pilote hispanophone a confondu “first” et “third” : c’est à cause d’une incompréhension linguistique que la catastrophe a eu lieu. »
    c’est peut être dû aussi à un problème de qualité de la transmission. j’imagine si les pilotes devaient parler la langue de chaque aéroport où ils se posent, ou l’inverse , les contrrôleurs aériens polyglottes. pas sûr que ce soit plus efficace.

    • nanouD
      nanouD répond à Alain Pacifique
      citoyenne
      • Posté à 15h05 le 21/06/2009
      • Internaute 71941
        citoyenne

      « j’ai bossé dix ans dans l’informatique et les docs techniques traduites en francais étaient le plus souvent difficilement comprehensibles et souvent fausses »

      ancienne traductrice technique, je connais bien le problème : seul un traducteur formé techniquement dans la matière à traduire est compétent.
      Il est m’arrivé de donner à traduire des documents à un indépendant... Incompréhensible, car le traducteur ne trouvait aucun sens aux mots qu’il traduisait et piochait au petit bonheur la chance dans son dictionnaire ! ! ! ...

      • Joseph G.
        Joseph G. répond à nanouD
        • Posté à 22h13 le 21/06/2009
        • Internaute 39597

        Moi aussi, je le connais le problème, dans le domaine historique cette fois. Exemple d’une traduction, éditée, d’un ouvrage traitant entre autres choses de la bataille de la Somme en 1916 : Il est fait mention d’une division britannique dans laquelle un officier trouve la mort à la tête du « 8e Camerounais ».
        A la lecture, je me gratte la tête : le Cameroun est une colonie allemande. Pas de troupes coloniales africaines dans l’armée britannique. En fait, le « Camerounais » n’était que la « traduction » de Cameronian, c’est à dire un régiment écossais tirant ses origines historiques du clan Cameron... Affligeant.

        Autre truc poilant, dans « Haute fidélité » de Nick Hornby, il est mentionné que l’un des héros est, je cite, « fan de rock indien ».. culture peu réputée pour ses riffs et ses roulements de grosse caisse. Le texte original ? je vous le donne en mille : « he was an indie rock fan » (soit : c’était un fan de rock indépendant (ou « indé »)). Mort de LOL..
        Oui, pour bien traduire un texte, il faut être absolument familier de la culture ou du sujet. C’est pourquoi, diplômé d’histoire, je ne traduis que des livres d’histoire...
        Et le vrai problème dans l’édition française, c’est que les relectures scientifiques sont manifestement faites par des gens connaissant bien mal le sujet...
        Pour de basses questions d’argent ? Ah non, pitié, pas de grossièretés...

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 07h57 le 20/06/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    comme le dit la champenoise c’est un nouveau snobisme

    il semble que la presse ai aussi fait son deuil du français et emploi quelquefois à mauvais escient des mots anglais

    par suivisme beaucoup emploie des mots dont ils ne comprennent pas vraiment le sens

    tout cela reflète l’époque

  • Tabarnac
    Tabarnac
    Cycliste alcoolique
    • Posté à 13h46 le 20/06/2009
    • Internaute 81795
      Cycliste alcoolique

    Je crois que la meilleure facon de defendre le Francais a l’international est de maitriser les autres langues. Sinon, on continuera a donner l’impression que le Francais est replie sur lui-meme, autosuffisant et pas ouvert sur les autres cultures... Je dis bien donner l’impression. Apres les reunions en Anglais entre Francais..hmm, ca peut etre ridicule. Quoique lorsque j’etais en France, il nous arrivait d’en faire, et ca avait l’avantage de faire progresser ceux qui avaient du mal a s’exprimer en Anglais. Lorsque la reunion devait etre en Anglais, car certains participants etaient non- francophone, on etait du coup plus a l’aise avec notre expression orale.

    • samivel51
      samivel51 répond à Tabarnac
      Jeune insolent
      • Posté à 14h29 le 02/11/2009
      • Internaute 28345
        Jeune insolent

      Oui. Je propose une conclusion à ce débat et à un autre (de rue89) sur l’orthographe : Les Francais devraient parler mieux le Francais et l’Anglais au lieu de masquer leurs lacunes en mélangeant les deux.

  • Joseph G.
    • Posté à 11h16 le 21/06/2009
    • Internaute 39597

    Non, rien...

  • Dominique52
    • Posté à 11h59 le 21/06/2009
    • Internaute 53166

    L’anglais est un prétexte, ce qui compte vraiment c’est d’être « chébran »

    Si le top des jargons c’était le javanais et bien il serait « in »

    Dans ma boite, on fait du « benchmarking » un « draft » précède un « shooting » on apprécie le « feedback » ressenti après « l’editing »

    Et bien sûr ça coute des Kilo euros, autre dégât de la branchitude :
    « vingt mille francs » ou « vingt Ka Effe » c’est le même nombre de phonème,
    en revanche « vingt ki lo eu ros » c’est 5 phonèmes et « vingt mille eu ros » ça n’en fait que 4 ! Bonjour le gain de « speed » ou quand le serpent est pris en flagrant délit de mordrage de queue.

    Je peux le dire en français ? ils me font chier !

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