Tribune 22/06/2009 à 11h58

Police partout, profs nulle part

Bernard Girard | Enseignant blogueur

Dans sa proposition de loi sur « la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public », loi dont la discussion publique est prévue pour les jours qui viennent, Estrosi s’auto-congratule :

« A l’exception de certains syndicats de magistrats et certains avocats (...) l’ensemble des personnes entendues par votre rapporteur se sont félicitées du dépôt de la présente proposition de loi. »

C’est un gros mensonge par omission : pour être honnête, Estrosi aurait dû préciser que, sur les quarante personnes auditionnées par ses soins, dix-sept représentent les syndicats de police, trois la préfecture de police, quatre le ministère de l’Intérieur, un le ministère de la Défense, cinq sont magistrats, deux avocats, sans oublier l’inénarrable Alain Bauer, président de l’Observatoire national de la délinquance.

Un loi sur l’école élaborée sans les représentants du monde éducatif

Quoiqu’une large partie du texte touche aux établissements scolaires et aux enseignants, on relève l’absence totale des enseignants et des représentants du monde éducatif : pour légiférer sur l’école, Estrosi n’a pas jugé nécessaire de prendre l’opinion des premiers concernés, sans doute jugés peu crédibles sur le sujet.

Dans le cours de la discussion, Sandrine Mazetier, députée PS, a justement fait observer à ce sujet :

« Si l’on entend véritablement “sanctuariser” les établissements scolaires, le mieux est d’associer la communauté éducative à l’élaboration des mesures tendant à prévenir les violences. »

L’Education nationale avait néanmoins délégué devant la commission deux fidèles serviteurs, en la personne du recteur de l’académie de Créteil, très en cour auprès de son ministre de tutelle, mais aussi de la proviseure du lycée de Gagny.

Le fait que son établissement ait été victime il y quelques semaines d’un très médiatique incident est sans doute un gage de compétence pour Estrosi. Une de ses seules interventions a consisté à souligner « l’importance des équipements anti-intrusions dont doivent pouvoir se doter les établissements », omettant quand même au passage de signaler que le lycée qu’elle dirige était déjà sous vidéo-surveillance lorsqu’une agression s’y est produite.

Pour le recteur d’académie, c’est « l’absence de sanction immédiate des jeunes très rapidement relâchés après leur interpellation [qui] mine l’autorité de l’école et la confiance des enseignants ». Dans la bouche de ce haut fonctionnaire de l’éducation, on n’a rien entendu qui fasse référence, même de loin, à l’éducation...

Avec un débat sur les violences scolaires phagocyté par la police, l’expertise, l’expérience et les compétences du terrain sont tenues pour quantité négligeable, ce qui permet aux intervenants de se livrer aux affabulations les plus ridicules sans risquer le démenti.

Les accents dignes de saint Jérôme effrayé par les hordes barbares à l’assaut de l’Occident, se retrouvent dans le tableau apocalytique d’Estrosi dénonçant « les invasions d’établissements scolaires avec des armes ».

Avant d’être une cause de délinquance, l’absentéisme est la conséquence de l’échec scolaire

Alain Bauer s’inquiète, lui, de « l’absentéisme scolaire dans le secondaire qui contribue au développement des bandes territoriales par une occupation quasi continue des territoires » (sic), manifestant par là une affligeante méconnaissance du sujet : outre que l’absentéisme reste en France, contrairement à la Grande-Bretagne par exemple, à un niveau relativement bas (2 à 3% au collège, 5 à 6% au lycée), il faut comprendre qu’avant d’être une cause de délinquance, l’absentéisme est d’abord la conséquence de l’échec scolaire.

La qualification pénale du phénomène ne peut conduire qu’à son aggravation, comme le montre, justement, l’exemple de la Grande-Bretagne. Cette ignorance de la réalité quotidienne des établissements, jointe à une bonne dose de mauvaise foi, conduit à un grossier amalgame entre incivilités et délinquance : pour Estrosi, « les actes d’incivilité, les insultes ne sauraient être tolérées, car d’une part elles entretiennent un climat exécrable, peu propice à l’enseignement et d’autre part le silence de l’autorité en pareil cas ne peut être perçu que comme un encouragement à la commission d’actes de violence plus graves encore ».

Avec des informations prises exclusivement dans les commissariats plutôt qu’auprès des établissements scolaires, Estrosi n’est pas intellectuellement équipé pour admettre que les insultes à l’école ne sont jamais « tolérées » ni passées sous « silence » mais que les enseignants, du moins pour la majorité d’entre eux, ne sont sans doute pas disposés à considérer leurs élèves comme des délinquants en puissance ni à se considérer comme des auxilaires de police.

Vers la criminalisation de l’action politique et des revendications sociales

Pas davantage que celles qui l’ont précédée, cette nouvelle loi, de façade, de circonstance -Estrosi en attend, comme récompense, une nomination au gouvernement- n’est évidemment pas en mesure d’apporter une solution aux problèmes de l’école.

Ce n’est pas son objectif : on devrait d’ailleurs s’intéresser de plus près à l’article 431-23 du texte en question qui prévoit une peine de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende pour tentative d’intrusion « si le délit est commis en réunion, c’est-à-dire par au moins deux personnes. »

Les lycéens qui font le mur au cours d’une manifestation lycéenne, comme les parents d’élèves qui occupent l’école pour protester contre la fermeture d’une classe, sont évidemment concernés. Avec la loi sur les bandes, c’est en réalité la criminalisation de l’action politique et des revendications sociales qui se trouve renforcée.

  • 13567 visites
  • 41 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 13h00 le 22/06/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    une question bête se pose en voyant la répression.

    Comment élèvent-ils leurs enfants ?

    devant une bêtise :

    -grosse punition dans explication ?
    - punition et grosse explication ? .
    - punition , grosse explication, et apprendre à l’enfant à réfléchir ?

    apprenons aux enfants à réfléchir, à analyser leurs actes et leur pensées, un peu de « philosophie » de base, juste pour apprendre qu’on peu s’explorer, se découvrir, et se mettre en question, soi-même.

    Armons les ! , mais avec de l’intelligence, du bon sens et de la logique.

    la baudruche de l’insécurité se dégonflera beaucoup.

    (vœux pieux, car c’est le fond de commerce électoral, commercial, de beaucoup de monde)

  • micke
    micke
    utopiste
    • Posté à 21h15 le 22/06/2009
    • Internaute 13094
      utopiste

    « La police est un mal nécessaire dans toute société structurée »

    mon potos boze avait écrit ça ya longtemps déjà, un très beau texte

    « On oppose souvent au discours anti-flic de base la vision d’une police nécessaire et utile, qui serait composée de mauvais éléments, mais qui dans l’ensemble remplirait une mission nécessaire, de “ service publique ” pourrait-on dire.

    En affirmant que la police est nécessaire, on affirme aussi que la police se doit d’être là. Dans ces conditions, pourquoi ne serait-elle pas partout ?

    Si la notion de nécessité ne peut être remise en question, il est par contre indispensable d’aller au-delà de cette simple constatation, qui impose et légitime comme un fait naturel cette “ police partout ” (justice nulle part). Nécessité d’accord, mais d’où vient-elle ?

    Il est utile de rappeler - contre l’argumentaire “ naturaliste ” d’une police forcément nécessaire, tombée du ciel - que la plupart des sociétés que le capitalisme n’avait pas eu le temps d’investir n’avaient pas de police. Tout comme l’Etat ou l’institution judiciaire, la police n’est pas la garante de tout ordre social. Bon nombre de sociétés politiquement très au point s’en passait. Ne veut pas dire que ces systèmes étaient forcément géniaux.

    Bon nombre de mes contemporains, tendance de gauche, avec qui j’ai des affinités, ne comprennent pas le questionnement et la contestation de la fonction policière. Ils ont tendance à revendiquer pour la police un rôle de maintien de l’ordre qui justifierait son existence (même si ça les fait chier de l’admettre ; c’est plus fort qu’eux, c’est intégré en eux). Le postulat est intéressant : la police serait donc garante de la pacification des rapports sociaux. Ainsi, si je ne tue pas mon voisin, si je n’agresse pas les petites vieilles, c’est parce que je sais que la police existe, et qu’elle serait capable de me punir. Cela semble absurde. Et je postule à mon tour que cette proposition semblerait absurde à quiconque l’adopterait pour lui-même. Si je ne tue pas mon voisin, c’est que j’ai intégré le fait que cet acte m’exclurait de l’ensemble relationnel et social auquel j’appartiens et auquel je tiens. La police n’y peut pas grand-chose, ne faisant pas partie d’un ensemble que j’identifie comme étant mien. D’où vient cet attachement à l’ensemble auquel j’appartiens ? Me lancer dans cette explication m’amènerait à prendre en considération une psychologie personnelle, et ce n’est pas l’objet de cette discussion.

    Est-ce la police et la peur de représailles qu’elle incarne qui garantie la paix sociale ? Je ne le pense pas. Preuve en est que plus la police se déploie, plus les prisons se remplissent, ce qui est tout à fait contraire à l’effet auquel on pourrait s’attendre en postulant son rôle pacificateur.

    Il ne s’agit donc pas de questionner la violence policière, ses pratiques quotidiennes, et encore moins de s’attacher à la définition de ce qu’est un bon flic, un mauvais flic. Il faut dépasser cette approche en considérant la police comme intégrée dans un système qui la dépasse : la police, c’est une institution, l’incarnation de lois, un rapport étroit avec l’administration judiciaire, l’Etat, un rapport de force entre mouvements sociaux contradictoires, une symbolique, etc.

    Ce n’est pas l’objet de régler une bonne fois pour toute cette question en des formules forcément lapidaires. Une remarque pourtant : la question de la délinquance en “col blanc” (la délinquance de celles et ceux qui sont placés “ haut ” dans la hiérarchie sociale)... et notamment les moyens coercitifs dérisoires que l’Etat met en oeuvre pour lutter contre elle. Une délinquance qui en terme de répercussion sociale est autrement plus néfaste que la délinquance du casseur de bagnoles ou du dealer de shit : fraude fiscale, détournements, pollution sauvage, magouilles politico-financières, trafic d’arme, de drogue - à grande échelle, la liste est longue. Le relatif désintérêt - l’incapacité voulue ? - de la police pour ce type de délinquance pose question.

    On voit donc bien que l’argument des “méchants” policier qu’il faudrait éradiquer pour que la police fonctionne correctement ne tient pas. On utilise souvent ce genre de petit traitement dialectique quand il s’agit en fait de masquer un rapport de force illégitime ou une situation de manipulation de l’auditoire. On recouvre de cette façon une réalité par la subtile mise en avant d’un “dysfonctionnement”. Alors que la question posée devrait justement se résoudre dans l’observation du processus même et de ses logiques internes. Par exemple, pour identifier la collusion entre partis politique et milieu d’affaire, on utilise le mot “corruption” qui permet de jeter l’opprobre sur quelques figures médiatisées un temps. Quelques figures données en pâture aux médias (Tibéri, Emmanuelli, Longuet, Tapis... ils s’en sortiront bien rassurez vous). On use ainsi d’un stratagème qui permet d’éviter d’avoir à parler des mécanismes habituels qui lient politique et milieu d’affaire dans un rapport étroit de dépendance, pour tout ce qui concerne les affaires de la vie publique.

    Il est amusant de repérer ce petit stratagème utilisé fréquemment par les médias (“ escalade ”, “ dérapage ”, “ dysfonctionnement ”, “ défaillance ”). C’est un moyen simple de repérer les nœuds de vipères, des petites affaires où si l’on mettait son nez, on découvrirait de bien banales et vilaines choses. »

    • Puskas
      Puskas répond à micke
      pas loin d'ici mais en même (...)
      • Posté à 13h25 le 23/06/2009
      • Internaute 69948
        pas loin d'ici mais en même (...)

      Ce discours est sympa Micke... sur le papier...
      Tu crois vraiment que la police est apparue avec le « capitalisme » ? Je ne connais pas vraiment l’Histoire de la police, mais cela m’étonnerait fort qu’une civilisation (en nombre d’individus important) puisse s’en passer... Tu écris que le sentiment personnel de ne pas faire de mal à son voisin est le plus important pour ne pas être exclu des relations sociales.
      Oui mais avant que la police existe (ou son ancêtre) c’est la communauté entière qui jugeait les fauteurs de trouble, non ? Plus la Cité ou la civilisation a augmenté en terme de population, plus le jugement des « méchants » a dû être délégué et confié à certaines personnes (par faute de temps). Bon c’est passé par le pouvoir et l’Eglise par chez nous, ça fausse notre vision.
      Tu sais en soi il y a beaucoup de gens qui sont incapables de faire du mal (même dans la pire situation), mais il y en a ils aiment ça ou du moins ils acceptent d’être mal considérés par le reste de la Communauté après avoir cherché à satisfaire un besoin égoïste. Tu veux les laisser faire ?

      Enfin bon moi je dis ça je dis rin, je n’y connais pas grandchose.

      Par rapport à la Police, le seul truc que je sais c’est que je préfère largement les GARDIENS DE LA PAIX aux FORCES de l’ORDRE.

       
      • micke
        micke répond à Puskas
        utopiste
        • Posté à 15h39 le 23/06/2009
        • Internaute 13094
          utopiste

        ah non ce n’est pas moi qui écris ce texte

        par contre oui je suis autant convaincu que la fonction première de la police et la raison pour laquelle elle est apparue en premier lieu donc, c’est pour protéger la propriété privée. protéger les riches des pauvres, protéger ceux qui ont le pouvoir de ceux qui n’ont rien (on en revient aux cols blans qui ne sont jamais inquiétés)

        de même la racine de ces comportements à réprimer se trouve dans les fondations d’un système basé sur la propriété privée et qui fait la promotion du désir de posséder. ceci engendre forcément jalousie, colère et frustration, ce qui chez certains s’exprime finalement en actes anti-sociaux bêtes et méchants.

        il est évidemment hors de question d’accepter la violence, par contre questionner son origine, le pourquoi du comment, n’est jamais inutile...

      1 autres commentaires
  • ledan
    • Posté à 13h20 le 23/06/2009
    • Internaute 31235

    « La police est un mal nécessaire dans toute société structurée »
    La police est nécessaire pour maintenir l’ordre dominant, l’éducation est nécessaire pour le faire progresser. Quand on choisit la police plutôt que l’éducation on fait le choix d’un ordre arrêté, d’une société figée... ça ne dure jamais 1000 ans !

  • virginie78
    virginie78
    Éteignez votre TV et apprenez à (...)
    • Posté à 12h22 le 22/06/2009
    • Internaute 25883
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)

    on confond souvent bande de jeunes qui trainent ici et là et bande organisée par des malfrats.
    Les hommes qui ont sortis un jour de l’artilerie lourde n’avaient rien à voir avec les p’ti jeunes qui glandent dehors. C’était des bandis, des vrais et la police n’a pas assuré durant leur transfert. Point.

    Cela dit pour les bandes de jeunes,
    un, les réintégrer dans un circuit scolaire me parait mieux au lieux de supprimer les profs !
    un gamin avec un projet et des moyens de réaliser un projet n’ira pas glander dehors.

    remplacer les profs par des keufs n’est pas une solution à long terme. juste une provocation dans les zones sensibles.

    Donner les moyens aux familles de s’occuper de leurs enfants ne me parait pas idiot. Les lois ou les principes économiques visant à faire travailler les adultes, donc les parents pklus , plus tard, le WE me parait complètement à l’encontre ed la dynamique diminuer la délinquance juvénile.

    je le vois bien, je suis mère célibataire, je passe 3 heures par jour dans le train pour travailler. Ces 3 heures quand je suis dans le train, je ne suis pas à la maison. Donc mon gamin est seul toutes les fins d’aprem’
    Sa scolarité n’a pas été brillante.

    Il n’y a pas de miracle.

    recréer un projet sociale et redonnant la place de la famille, du père, de la mère, aider les familles mono-parentales,
    redonner la place du prof dans les écoles, le recrédibiliser au lieu de le détruire comme on le fait en ce moment.

    Un policier aussi bon soit-il ne participe pas à l’éducation d’un jeune, ie à sa construction sociale.
    le policier arrive souvent quand c’est trop tard, quand le jeune a déjà dérapé.

    Moi je voudrai une société où on arrête de péjorer le jeune où on redonne un sens à la famille et où l’école redevient un espace publique où chacun aura sa place.

    Et que diable, arrêtons de criminaliser les jeunes, ce sont nos enfants, crotte !

  • supprimé à la demande du riverain 21 juillet
    • Posté à 12h41 le 22/06/2009
    • Internaute 77978
      ...

    Alain Bauer s’inquiète pour l’école ?
    Moi, je m’inquiète que ce mec s’en mêle, de ce qui se passe à l’école.

    L’absentéisme conséquence de l’échec scolaire, ben, on sait bien ce qu’il faut faire pour lutter contre l’échec scolaire : plus de profs, des classes à 25 maximum, des RASED, des pions, des matières en plus des fondamentales comme arts cinématographiques, musique, etc ....

  • spouny_boy
    spouny_boy
    Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)
    • Posté à 12h44 le 22/06/2009
    • Internaute 52117
      Lynchez moi j'aime ça ! ! Mais (...)

    Une seul méthode pour civilisé les jeune désabusé, le respect et l’autorité « parentale ».
    Remettons le droit à se prendre une claque si on fait une connerie, avec un peu plus de plomb dans la tête (pas comme le pauvre gamin qui s’est prix une balle) on s’en sort mieux. J’ai 26 ans et une quinzaine de tartes dans la gueule de toute mon enfance (on peu pas parlé d’enfant battu ^^) et heureusement que elle était la ces tartes quand je faisait une connerie grosse comme moi.
    Les gosses intouchable ni par leur parent ni par les pro, par contre les flic peuvent interpeller un gamin de 6ans, elle est ou la logique, on veux que les parents ne servent à rien ?
    Ce gouvernent va se retrouver face à une situation de chaos total lorsque toutes ses méthodes se seront avéré inefficace et dangereuse. J’avoue que le film Banlieue 13 (loin d’être un grand film) pourrai se révéler d’anticipation très réaliste (malheureusement).

    PEACE

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h50 le 22/06/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Désolé pour ceux qui n’auraient pas compris....

    Mais il y va de la sécurité du Territoire et de l’accomplissement citoyen d’une jeunesse en voie de déshérance, à cause des profs !

    Désolé aussi de remettre en boucle des images (pour mémoire)

  • Gudule
    • Posté à 13h04 le 22/06/2009
    • Internaute 9720

    Vous trouvez pas qu’il fout de plus en plus les jetons ce gouvernement ?

    • barbouille
      barbouille répond à Gudule
      surfeuse
      • Posté à 13h13 le 22/06/2009
      • Internaute 62861
        surfeuse

      « Avec la loi sur les bandes, c’est en réalité la criminalisation de l’action politique et des revendications sociales qui se trouve renforcée. »

      celle-ci fait vachement peur !

  • Jaydi
    Jaydi
    Sûr de ne pas être certain
    • Posté à 13h11 le 22/06/2009
    • Internaute 79502
      Sûr de ne pas être certain

    Il est vrai que la manière dont les sbires (pour ne pas dire autre chose) de Nicolas Sarkozy confondent respect et peur est affligeante.

    Il est vrai que notre président lui-même en portant plainte à tout bout de champ montre bien qu’à défaut d’inspirer le respect, il tente d’instaurer un climat de peur vis-à-vis de lui.

    L’image d’Yvon montre bien finalement la réalité qu’on veut nous imposer : à défaut de vous intégrer/aider/faire respecter on veut vous montrer que vous ne devez être que des soumis. Comme ces gens de la cour du président justement.
    Comme quoi tout se rejoint.

    Voila aussi pourquoi cette crise superficielle de l’économie et des finances est bonne pour nos gouvernants car les Français au pied du mur on peur de tout et peuvent accepter n’importe quoi.
    Ceci dit, je formule une très grande réserve quant à la capacités des prochains gouvernants à supprimer toutes ces lois liberticides et absurdes.

  • bloozmarch
    bloozmarch
    indocile heureux
    • Posté à 13h13 le 22/06/2009
    • Internaute 15731
      indocile heureux

    Comme pour sa non-appartenance à Occident : « Hou ! le menteur ! »

  • franc parleur
    franc parleur
    anarchieevangelique.wordpress. (...)
    • Posté à 13h16 le 22/06/2009
    • Internaute 75335
      anarchieevangelique.wordpress. (...)

    LETTRE AUX DÉSOBÉISSEURS
    Chers Professeurs des écoles,
    Il est inacceptable que vous soyez punis par le Ministre et la hiérarchie de l’Education Nationale alors que, par votre décision intelligente et responsable, vous n’avez pas voulu être complice de la nouvelle forme de maltraitance constituée par le temps de soutien après la classe, dit aide personnalisée, qui doit être consacré obligatoirement aux apprentissages dits fondamentaux (français, calcul, mathématique).

    Mieux que quiconque, vous savez en effet que, à la fin du temps scolaire, lesenfants en difficulté sont épuisés, enfermés dans leurs peurs, échecs, blocages et inhibitions, dans leur anxiété, leurs angoisses … surtout lorsqu’ils se projettent dans le retour à la maison alors que leur milieu familial est en souffrance. Beaucoup le sont déjà au début de l’après-midi ou même, pour les plus fragiles, vulnérables et démunis, dès la fin de la matinée comme le montre l’observation des enfants accueillis dans les écoles de ZEP.

    Seuls les enfants qui vivent au quotidien dans la sécurité affective, sans déficits de sommeil et sans comportements « perturbés » et/ou « perturbateurs », peuvent être suffisamment vigilants, attentifs, réceptifs et disponibles au cours de l’après-midi pour capter et traiter les messages du maître, et ainsi se réaliser pleinement comme élèves.

    Et encore, pas tous les jours selon les fluctuations de leurs équilibres physiologiques, émotionnels, affectifs, sociaux et cognitifs. Tous ont envie de changer de « planète » à 16h.30. La très grande majorité des enseignants … également.

    Votre refus d’enfermer après la classe les élèves en difficulté dans des situations d’apprentissage formel qui vont aggraver leurs difficultés, est une prise de responsabilité humaniste et civique qui vous honore. Elle montre la voie pour que les enfants en difficulté ne soient pas encore plus épuisés, démotivés … et finalement, au fil des jours, psychologiquement et intellectuellement détruits par la journée la plus longue du monde (six heures de temps contraint).

    « L’addition » quotidienne de l’aide personnalisée aux enfants en difficulté scolaire augmente encore la durée de la journée scolaire la plus longue du monde … en particulier pour ceux qui peinent à mobiliser leurs ressources intellectuelles afin de comprendre et d’apprendre, et aussi pour les enseignants eux-mêmes. Comment peut-on penser qu’une aide après la classe, fût-elle personnalisée, puisse être utile ou efficace pour les élèves dont la fatigue, le manque de vigilance et d’attention, et l’absence de motivation sont évidents à 16h.00, souvent dès le début de l’après-midi ou même à la fin de la matinée (c’est évident dans les écoles des ZEP) quand ils sont « installés » dans l’échec scolaire ?

    Les dégâts viennent s’ajouter aux dégâts générés par l’accroissement de la pression intellectuelle et relationnelle avec le poids augmenté au quotidien de la fréquence et de la durée des apprentissages dits fondamentaux, dans le cadre combiné d’une semaine ramené arbitrairement à quatre jours (il faut faire en quatre jours ce qui était fait en quatre jours et demi) et de nouveaux programmes imbéciles. Il n’y a plus de temps de décompression et de respiration au cours de la journée alors qu’il est indispensable pour que tous les enfants, surtout ceux qui sont en difficulté, puissent récupérer au moins un peu de leurs fatigues psychologiques et intellectuelles, et restaurer peu ou prou leurs capacités d’attention, de concentration intellectuelle et de traitement de l’information. Il n’y a plus assez de temps pour que les enfants puissent libérer leurs émotions, leurs sensibilités, capacités et intelligences cachées, ainsi que la richesse de leur imaginaire, pourtant évidentes lorsqu’il s’engagent dans les arts plastiques, le chant choral, la narration, la découverte de la nature, les particularités de la vie végétale et animale, l’histoire captivante de nos ancêtres et du monde, les modes de vie dans les différentes cultures humaines … Les enfants apprennent aussi bien le français, ou mieux, au cours de ces temps de diversification et de découverte que dans les situations d’apprentissage formel et explicite de la langue. Bien évidemment, les enseignants le savent. Les Professeurs des écoles ont donc raison de proposer l’un ou l’autre de ces champs de découverte et de plaisir au cours de la demi-heure d’aide personnalisée, alors que leurs élèves sont « intellectuellement plus que saturés ».

    En imposant sans concertation la semaine de quatre jours, l’augmentation délirante du poids des « fondamentaux » et le soutien accordé après la classe aux enfants en difficulté, le Ministre et la hiérarchie de l’Education Nationale déshumanisent l’école, accroissent les inégalités et injustices sociales, en conduisant un nombre croissant d’enfants à s’enkyster dans « le désamour » pour l’école et son rejet, et ainsi plus ou moins progressivement dans la marginalité sociale.

    Ce « système » aberrant et « concentrationnaire » stigmatise les familles qui cumulent les difficultés personnelles, morales, familiales, sociales et culturelles. C’est une honte pour notre pays… en principe l’un des berceaux des Droits de l’Homme. Les étrangers que je rencontre ne comprennent pas ce « système ».

    On n’aurait pas agi autrement si on avait voulu pérenniser une école à plusieurs vitesses dans laquelle les plus fragiles, vulnérables et démunis ne peuvent même pas passer la première vitesse, et s’engager avec confiance dans le désir de comprendre et d’apprendre faute de pouvoir enclencher les vitesses supérieures qui permettent d’accéder aux différents niveaux des savoirs et des connaissances.

    Aucun pays au monde n’a institué une journée scolaire aussi pénalisante pour les enfants en difficulté dans le cadre d’une semaine qui n’en est pas une : deux jours scolaires (lundi et mardi), un jour non scolaire (mercredi : peut-on encore le justifier par la catéchèse, prévue le jeudi il y a trente ans ?), deux jours scolaires (jeudi et vendredi), et deux jours de week-end. Dans ce cadre, tout le monde sait que le lundi est un jour très perturbé et perturbant (beaucoup d’enfants sont somnolents, en tout cas non vigilants et/ou agités).

    Quelle illusion et/ou quel manque d’honnêteté de penser qu’une demi-heure supplémentaire d’aide personnalisée après la classe, notamment le lundi, puisse faciliter la maîtrise du français, du calcul et des mathématiques en situation d’apprentissage formel. Tous les enseignants savent que c’est une mission impossible.

    .

    Le tribunal incontournable de Histoire retiendra que l’actuel Ministre de l’Education Nationale, ses conseillers patachons et idéologues, et sa hiérarchie vassalisée ont institué un système de maltraitance, de stigmatisation, de culpabilité et d’exclusion implicite qui déshonore notre pays et notre nation.

    .

    Il n’y a jamais eu autant d’Inspecteurs d’Académie révoqués qu’en 2008-2009 alors que leur « ’faute » a été d’entendre et d’essayer de comprendre la décision et le désarroi des enseignants, notamment ceux que l’on dit « désobéisseurs ». Les informations qui « remontent du terrain » montrent toutes qu’il n’y a jamais eu autant d’enfants épuisés et déboussolés, et aussi d’enseignants exténués, stressés, démoralisés et culpabilisés par les échecs persistants des élèves les plus fragiles, vulnérables et démunis. Les lettres qu’ils adressent à leurs édiles, souvent le ou la maire, sont pathétiques et souvent bouleversantes.

    La porte est béante pour la consommation accrue de somnifères, calmants, psychotropes … des enfants, de leurs parents inquiets ou désespérés et de leurs maîtres … qui perdent confiance dans leurs ompétences. Faut-il préciser que les Français sont déjà les plus grands consommateurs de ces molécules !

    Par leur refus, les « désobéisseurs » sauvegardent la dignité de l’école. Merci.

    Le présent courriel peut être diffusé sans retenue.

    Avec toute ma solidarité

    Hubert Montagner

    Le 5 mai 2009

    (Professeur des Universités en retraite Ancien Directeur de Recherche à l’INSERM Ancien Directeur de l’Unité de recherche « Enfance Inadaptée de l’INSERM)

  • sarkophage_xyz-
    • Posté à 13h30 le 22/06/2009
    • Internaute 24987

    Est ce de la naiveté ou déja on a du mal à regarder la réalité en face ?
    -Ces faits ne sont pas une erreur.
    -Ils n’élèvent pas leurs gosses comme ils veulent éduquer les votre.
    Ceci se situe dans un programme d’asservissement de masse. En deux ans de sarkoscisme seulement, les postes de surveillants, d’enseignants, d’infirmières, d’assistant d’éducation sont supprimés ou précarisés. Pour les remplacer, flics, caméras, portiques. Vous y rajoutez la mainmise sur les médias et l’ambiance du marché du travail et vous aurez une idée de ce que sera la société française dans 15ans.
    Je vous passe la foultitude de décrèts des dernières années dont la plupart ne sont duent qu’à la propagande car des lois non appliquées par les mêmes existaient, mais le surplus est purement liberticide. Le premier pas dans la lutte contre le sarkoscisme est d’en parler.
    Parlez en autour de vous : collègues, amis, voisins. Dénoncez les actions de notre dictateur, honnissez ceux qui le défendent.

  • haiker
    • Posté à 14h20 le 22/06/2009
    • Internaute 29253

    Ah, la bonne vieille répression, le bon vieux serrage de vis.
    Y’a pas à dire , y’a que ça de vrai.
    Le fait qu’on la pratique depuis si longtemps *et* qu’on doive encore et encore la renforcer et serrer la vis étant la preuve définitive que cela marche parfaitement.

    Logique imparable.

    Le hic, c’est si cette vis n’est pas sans fin, elle va inévitablement soit se bloquer à mort soit se briser, selon la qualité de sa structure.
    Je pari sur la rupture, pour une fois.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 14h20 le 22/06/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Merci M. Girard pour cet article sans ambiguité.
    Dans cette société qui fabrique à tour de bras des familles monoparentales et des parents chômeurs, on ne voit toujours pas l’ombre d’une solution « positive » de la part de ce gouvernement et en faveur des parents.
    Le PS avait au moins, grâce aux 35 heures, favorisé les échanges familiaux.
    Mais cette droite là, en confondant Education et dressage, ne fera qu’empirer la situation. Se rassurer en trafiquant les statistiques (un établissement qui déclare un domage voit sa note nationale diminuée, ce qui limite les plaintes) ou en cherchant des solutions technologiques n’y changera rien.

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      journaleux - blogueur
      • Posté à 14h59 le 22/06/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      « …en confondant Education et dressage… »
      toute l’ambiguïté du verbe « élever » !

      Eduquons, c’est pas une insulte, comme je le rappelais ici :
      Lien
      sur le manque d’enseignants à la rentrée prochaine dans certains établissements du 20e arrondissement, déjà difficiles.

      Elevons, on pense que c’est plus facile.

      Elevage, éducation… la différence. A quand un ministère e l’Elevage ?

      • kkadim
        kkadim répond à FabiendeMénilmontant
        service public rhone alpes
        • Posté à 18h30 le 22/06/2009
        • Internaute 24768
          service public rhone alpes

        et oui toute l’ambiguïté du mot « élever » : amener à un niveau supérieur, ou bien, pour le bétail, rendre rentable. pour « l’honnête homme » (celui du XIX°siécle ), la populace n’est que barbarie, souillure, animalité. l’ex élu de neuilly se place dans ce cadre. vous voulez savoir à quoi ressemble sa société : ouvrez un livre d’histoire, chapitre révolution industrielle, mais lisez les paragraphes sur la société, les théories de l’époque sur la délinquance, la pauvreté... vous serez surpris de constater, au délà du style, que les idées sont les mêmes. les libéraux n’ont fait aucun progrés en pratiquement deux siécles.

  • ninas
    ninas
    retraitée
    • Posté à 14h52 le 22/06/2009
    • Internaute 65791
      retraitée

    Vous vous attendiez à quoi d’autre c’est pour ça que vous l’avez élu pour faire la police et non pour que nos chers petits apprennent donc la police dans les écoles les profs dehors !

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 15h10 le 22/06/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Estrosi partout, justice et éducation nulle part... ! !

    Lien

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 15h25 le 22/06/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « .....se livrer aux affabulations les plus ridicules sans risquer le démenti. ..... »

    ► On pourrait croire à une auto critique de votre propre article,
    n’ayant pris la peine de l’assortir de l’expression de la position contradictoire que vous caricaturez sans risque d’être contredit.

  • Olif _archipolak
    Olif _archipolak
    varsolidaire a la bonne cause
    • Posté à 15h41 le 22/06/2009
    • Internaute 34150
      varsolidaire a la bonne cause

    Alors pour l’instant on a :
    - moins de profs
    - moins d’aides encadrants
    - moins d’aides a l’enseignement
    - en gros l’education se retrouve lyophilisé comme il faut pour faire une generation de TFI addicts (pro-UMP par defaut).

    a cela subsituer :
    - des flics a l’ecole
    - un preconisation de la repression en cas de ... dans tous les cas
    - d’autres, bien d’autres, encore d’autres joyeusetés liberticides au sein des etablissements scolaires.

    Ce qui va suivre (si on continue dans la lancée) :
    - installation de barreaux aux fenetres
    - creation de salles d’isolement pour eleves difficiles
    - uniforme et accessoires reglementés (menottes poignets chevilles)
    - attribution d’un matricule (pour eviter la discrimination)
    - renforcement des controles d’entree
    - grillages barbeles autour du sanctuaire de l’education
    - miradors, hauts parleurs, projecteurs
    - ...

    et voila le travail, plus besoin de profs d’ailleurs car les enfants sont deja dans le systeme prevu par notre bien aime president...
    D’education nationale, nous passerons a la nouvelle « education » carcérale cette fois ci...

    Affutez vos limes mes amis, ca va pas tarder !

  • YoshiL7
    • Posté à 15h52 le 22/06/2009
    • Internaute 29840

    Avez vous déjà vu Estrosi faire autre chose que s’auto-congratuler ? En attendant, on dit souvent « Ouvrir une prison, c’est fermer une école »... Pour Estrosi, c’est ouvrir des prisons au sein des écoles pour éviter de dire qu’il ferme ces dernières !

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 16h46 le 22/06/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Ooooh Oui ...Ils ont osé !

    Ils ont osé piquer l’idée de Ségolène Royal qui souhaitait ouvrir
    des structure militaires à l’attention des petits écoliers voyous...

    Mais en mieux, en encore bien mieux :
    EN INSTALLANT DIRECTEMENT LES MILITAIRES A L’ECOLE

    Certains protesteront et réclameront le retour au Karsher...
    - Mais ils n’ont encore rien vu.

    Ce seront les Curés qui seront appelés à seconder les galonnés et autres sous-galonnés dans l’application de ce plan destiné à remettre notre belle jeunesse dans le droit chemin....

    * Quel chemin ?
    Ca c’est une autre histoire, vu que les parents d’élèves et les personnels de l’Education Nationale (instits compris) n’auront rien à y voir.

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 17h15 le 22/06/2009
    • Internaute 37969
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    C’est un homme dangereux, cet estrosi ! Est-il allé à l’école ? Parce que vu son incompétence, j’ai des doutes.

  • huberte
    huberte
    prof
    • Posté à 17h16 le 22/06/2009
    • Internaute 51203
      prof

    « les insultes à l’école ne sont jamais “ tolérées ” ni passées sous “ silence ” »

    Ah ? Vous avez quel bahut en tête ?

    Parce que chez moi, on leur dit 40 fois :

    « Attention, hin, c’est la dernière fois ! »

    Donc oui, on nous force la main en nous incitant à aller porter plainte, puisque les chefs d’établissement ne font rien...

    Je serai quand même curieux de voir sur quoi vous vous appuyez pour écrire cela...

    • lancetre
      lancetre répond à huberte
      • Posté à 17h41 le 22/06/2009
      • Internaute 18658

      Merci pour votre témoignage, qui nous ramène à la réalité.

      Dans la quasi-totalité des établissements scolaires, en effet, les chefs d’établissement tolèrent l’intolérable :

      -élèves qui dorment sur les tables

      -élèves qui perturbent systématiquement les cours

      - « élèves » quui viennent en cours sans cahier, ni livre, ni stylo...Que viennent-ils donc faire ? A contrario, l’examen du contenu des cartables pourrait permettre de vérifier la présence du matériel indispensable à l’acquisition d’un savoir.Un cartable n’est pas (ne devrait pas être !) un sac à main !

      - élèves qui arrivent systématiquement en retard, sans excuse

      -élèves dépourvus de carnets de liaison

      - pages déchirées, ou taguées, dans les carnets de liaison

      - insultes, ricanements, envers tout adulte qui tente de les rappeler à l’ordre.

      Le Conseil de Discipline n’est convoqué que dans des cas extrêmes, lorsque le chef d’établissement ne peut vraiment plus faire autrement.Son efficacité est d’ailleurs limitée, puisque l’élève exclu d’un collège est systématiquement inscrit dans un autre.Il a « droit à l’éducation », ce pauvre petit apprenant qui terrorise les plus petits et insulte les surveillants comme les profs ! Il a droit au respect de ses droits !

      Le but de ce cirque invraisemblable, toléré depuis des années, est à mon avis de détruire l’Education Nationale de l’intérieur en vue de sa privatisation.

      Les trublions jouent le même rôle que les « casseurs » porteurs d’une carte de police dans les manifs.

      Ceux qui se prétendent de gauche et encouragent la destruction de l’Education Nationale par des trublions dont les attitudes sont de type fasciste (j’ai raison parce que je cogne plus fort) sont de parfaits crétins.

      • Puskas
        Puskas répond à lancetre
        pas loin d'ici mais en même (...)
        • Posté à 13h46 le 23/06/2009
        • Internaute 69948
          pas loin d'ici mais en même (...)

        « Dans la quasi-totalité des établissements scolaires, en effet, les chefs d’établissement tolèrent l’intolérable : “

        Heu tu as des chiffres pour étayer ceci ?
        Beaucoup ne signifie pas la quasi totalité.
        Arrêtons de généraliser svp !

        Dans un bahut tranquille de campagne, avec 200 élèves, on trouve des classes insupportables (pas de boulot, l’insolence en règle d’or ...)...
        Dans un bahut difficile de banlieue, il y a des classes respectueuses, travailleuses et avec d’excellents résultats...

        Après effectivement, les chefs d’établissement n’assument pas toujours... et ils craignent de virer un gamin ou une gamine (judicarisation en constante augmentation) mais ils écoutent ce que leur disent les profs, les profs principaux, les CPE, l’AS... Ses interlocuteurs ont rarement le même point de vue sur les gamins.
        Faut discerner les attaques personnelles des vrais jugements... Et oui il y a des vendettas de certains adultes sur des gamins qui ne demandent qu’à être aidés...

        Et c’est quoi cette volonté de casser les droits des fauteurs de trouble ? Ils sont irrécupérables ? A 13 ans vous aviez le même comportement que maintenant ? Depuis le landau vous êtes constant ?
        Souvent il y a des histoires glauques derrière leurs comportements, des incapacités à travailler sereinement hors du collège (une chambre pour 4 ou 5...), un manque d’affection et de considération familiales : le gamin se sent dévalorisé et juste bon pour l’échec scolaire... la violence est, selon lui, le seul moyen d’exister aux yeux des adultes qui ne l’aiment pas à sa juste valeur.

        Avant il y avait la sanction de l’envoi en internat, en pension pour les gamins qui faisaient n’importe quoi à l’école et en dehors... De nos jours, cela pourrait être une chance pour certains d’y aller... sans le côté militaire souhaité par SR, bien entendu.

         
        • lancetre
          lancetre répond à Puskas
          • Posté à 22h41 le 23/06/2009
          • Internaute 18658

          Des chiffres ? Secret défense !

          Depuis qu’un hebdomadaire, certes avec de douteuses intentiions, avait publié le nombre d’« incivilités » relevés dans chaque établissement scolaire, chiffres d’ailleurs très inférieurs à la réalité, puisque relevés par les chefs d’établissement,qui ont tout intérêt à prétendre que chez eux, tout va bien, l’Education Nationale, dans sa grande sagesse, a résolu la difficulté : on ne relève plus les incidents !

          Plus de relevé, plus de problème ! Cela dit tout !

          Par contre, si vous connaissez quelqu’un qui enseigne en collège, demandez-lui dans quel climat se déroulent ses cours, et quelle est l’attitude de son chef d’établissement.Quand la quasi-totalité des témoignages de personnes directement confrontées à des classes vont dans le même sens, c’est tout de même bien qu’il y a un problème.

          Refuser de le voir ne fera que l’amplifier.

          Si vous ne connaissez aucun prof, voyez le film de Jean-Claude Brisseau, De bruit et de fureur, ou l’excellentissime La journée de la jupe.
          Ou lisez quelqu’un des nombreux témoignages de profs écoeurés qui, à chaque rentrée, reviennent dans les librairies.

        1 autres commentaires
  • lancetre
    • Posté à 17h26 le 22/06/2009
    • Internaute 18658

    Le 18 mai dernier, dans une chronique consacrée à la violence scolaire, Bernard Girard éccrivait que dans les collèges et lycées,
    « on punit pour tout et pour rien ».
    Je lui avais demandé quelques exemples.
    Jamais il n’a répondu.
    Par contre, il a fait disparaitre cette phrase de son texte !
    Staline n’est pas mort : il survit dans les IUFM ! ! !

    Par ailleurs, je lui avais demandé quelques mots (et, une fois n’est pas coutume, je rejoignais Hulk) de solidarité (Hulk parle de compassion, nous ne sommes donc pas dans le même registre, ouf !) avec l’enseignante qui venait d’être poignardée pour avoir prétendu transmettre un savoir.
    Pas de réponse non plus.

    Pour les « chercheurs en sciences de l’éducation » qui ont accompagné durant trois années terribles la politique de Claude Allègre (Meirieu fut son bras droit, ne l’oublions jamais !), la chair à surin n’a rien à dire : elle est coupable, forcément coupable !

    Respectons par contre le zy-va qui vient à l’école avec son MP 3, ou 4,et son cran d’arrêt : tu m’respectes, bouffon, ou tu vas voir ta caisse !

    Bernard Girard et ses amis pedagogols sont-ils plus bêtes que méchants ?

    Est-ce l’inverse ? Sont-ce des pervers qui ont des comptes à régler avec le savoir ?

    Ou bien stupidité et haine des profs sont-elles équilibrées dans leur complexe personnalité ? Je ne sais...

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à lancetre
      Auteur(e) de l'article Enseignant blogueur
      • Posté à 20h36 le 22/06/2009
      • Expert 31637
        Enseignant blogueur

      « On punit pour tout et pour rien » n’était pas une phrase de mon texte du 18/05 mais d’un commentaire et cette phrase n’a jamais été supprimée ; elle s’y trouve toujours, vous pouvez vous y reporter...
      Sur le fond : tous les établissements sont dotés d’un règlement scolaire. On n’a pas attendu Estrosi pour ça.
      Je vous signale une récente étude de l’OCDE touchant aux problèmes de l’indiscipline dans les établissements, « un phénomène mondial », comme le précise l’enquête. Michael Davidson, un des auteurs, voit un début de solution dans : « ...des classes plus petites, des enseignants plus expérimentés, une pédagogie structurée » toutes choses susceptibles d’améliorer le climat de la classe. Bref, tout le contraire de ce que fait la France, la France qui, au passage, n’a pas jugé bon de collaborer à cette enquête...

      • lancetre
        • Posté à 22h29 le 23/06/2009
        • Internaute 18658

        Sur le fond :

        Je vous demandais des exemples précis, tirés d’une réalité quotidienne, vécue, qui attesterait que vous êtes bien, comme vous le prétendez, ce que j’appelle un prof : quelqu’un qui, dix-huit heures par semaine, a devant lui des classes, de vrais élèves, à qui il doit transmettre un savoir.

        Vous me citez un rapport de l’OCDE ! ! !

        Et ce que vous appelez « règlement scolaire », tous les vrais profs l’appellent « règlement intérieur » et savent qu’il n’est pas appliqué.

        Cela ne fait que confirmer mes soupçons !

  • enozniwt
    • Posté à 19h34 le 22/06/2009
    • Internaute 38750

    « Estrosi n’est pas intellectuellement équipé pour admettre que les insultes à l’école ne sont jamais “ tolérées ”

    Estrosi est-i intellectuellement armé pour quoi que ce soit ? ? ?

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable
    • Posté à 20h13 le 22/06/2009
    • Internaute 53186
      inconsolable

    Pour paraphraser Sacha Guitry

    Ecoles : établissements où l’on apprend à des enfants ce qu’il leur est indispensable de savoir pour devenir des professeurs.

    Ecoles : établissements où l’on apprend à des enfants ce qu’il leur est indispensable de savoir pour devenir des policiers.

  • ferdy
    ferdy
    terrien
    • Posté à 07h14 le 23/06/2009
    • Internaute 82428
      terrien

    les profs donnent 18 heures de cours par semaine (beaucoup de boulot à la maison en plus).
    ne pourrait-on envisager qu’ils passent 2 heures de plus dans leur établissement pour d’autres activités que les cours (ateliers variés, groupes de discussions avec des élèves, concertation pédagogique) ?
    dans les quelques établissements français dans lesquels les profs font autre chose qu’enseigner leur discipline, il y a beaucoup moins de violence, car plus d’échanges.

  • Désinscrit le 15-6
    • Posté à 11h02 le 23/06/2009
    • Internaute 83404
      nc

    en esperant que l’image passe...

  • verlaine91
    verlaine91
    épris de liberté
    • Posté à 12h15 le 23/06/2009
    • Internaute 72245
      épris de liberté

    Avec un nom comme le sien : « Estrosi » il va s’attaquer aux « cagoulés » qui se font remarquer en Corse. A moins que................ !
    C’est comme pour les manifs, selon l’origine des contestataires on envoie les flics ou personne (enfin les RG sont toujours là)
    Allez pleure pas « Estrosi » tu l’auras ton ministère !
    Que ne ferait-on pas pour un maroquin ?
    Enfin cela n’augure rien de bon ! Mais les « Hauts » fonctionnaires de l’E.N (ceux qui ne servent à rien !) s’en contrefichent du moment que la paye et les honneurs sont là.
    Ils commencent à mettre au pas tous les subalternes(ispecteurs directeurs..) qui refusent de jouer le jeu du « Grognon » de l’Elysée.

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 19h45 le 23/06/2009
    • Internaute 9562
      alchimiste

    Comment éduquer à l’incivilité ?
    - En ouvrant l’école à la police.

    En abandonnant l’esprit de l’ordonnance de 48 qui faisait qu’on répondait à la délinquance des mineurs par l’éducation et non la répression.

    La citoyenneté en démocratie est un contrat.
    Je me soumets à la loi votée, parce que je vote.

    Quel est le sens de cette citoyenneté que l’on propose aux mineurs ? On leur impose un cadre, un héritage, une histoire, on les éduque à y agréer, c’est déja violent. Un mineur n’est pas un sous-citoyen, c’est un citoyen en apprentissage.
    Qu’attendre d’un citoyen qui devrait se soumettre à une loi qu’il ne vote pas, et en subir la répression ?
    - Qu’il s’en affranchisse.

    Comment éduquer à l’incivilité ?
    - En ouvrant l’école à la police.

  • spider-lily
    spider-lily
    AisfreetomM
    • Posté à 19h12 le 23/06/2009
    • Internaute 73788
      AisfreetomM

    pauvres gamins effectivement ! et pourtant l’école de la commune où je travaille est parfois victime de délit d’intrusion et de vols par des adolescents. du quartier. qui sont en attente d’une solution de scolarisation : exclus d’un endroit, pas encore acceptés dans un autre, ils traînent.. le manque de places en écoles spécialisées et la longueur des paperasses avant de trouver un placement pour ces jeunes en foyer, maison éducative... les fait rester sans activité à traîner toute la journée dans la cité. et pourtant ce ne sont pas de mauvais bougres, il nous sortent des « bonjour monsieur, bonjour madame » à tous les coups.