a la une 18/06/2009 à 18h12

Ces si chers concours aux grandes écoles

Rozenn Le Saint | Etudiante en journalisme

Pour les étudiants qui préparent les concours d’entrée aux grandes écoles, le tour de France a déjà débuté. A peine ont-ils passé les écrits à Strasbourg qu’ils remontent en selle pour se présenter aux oraux à Paris, en passant par Toulouse. Et ce tour de France coûte cher.

Tenter sa chance à l’entrée des grandes écoles publiques, symbole de la méritocratie à la française, n’est pas à la portée de toutes les bourses, entre frais d’inscription aux concours, de déplacement et d’hôtel. Plusieurs établissements l’ont compris et tentent d’alléger les coûts en se regroupant pour organiser un concours commun.

Le concours Mines Ponts : 255 euros pour neuf écoles

L’Ecole nationale des ponts et chaussées a été pionnière en ce domaine, puisque depuis 1959, elle s’est lié à plusieurs écoles d’ingénieurs pour créer un concours commun. Cette année, huit écoles sont ainsi associées au concours Mines Ponts. Daniel Le Jeune est le secrétaire générale adjoint du concours Mines Ponts :

« Ce sont les mêmes candidats qui passent tous ces concours. Ça leur simplifie la vie et nous permet de faire des économies d’échelle sur la location de salle, la surveillance et la correction des copies. D’ailleurs, le concours Mines Ponts doit être le moins cher. C’est 20 euros pour les boursiers et 255 euros pour les autres, mais pour neuf écoles, cela coûte donc à peine 30 euros par établissement. »

L’Insa : 100 euros pour déposer un dossier

Les cinq Insa (Institut national des sciences appliquées de Lyon, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse) ont aussi une procédure d’entrée commune.

Néanmoins, sans même savoir si son dossier a une chance d’être sélectionné pour être convoqué aux examens oraux, un candidat à l’Insa doit payer 100 euros, 50 s’il est étranger et 30 s’il est boursier. Christine Boccingher, directrice du service commun d’admission aux Insa justifie :

« Certains candidats payent pour des étapes du concours qu’ils n’ont pas eu la chance de franchir mais permettent aux autres de bénéficier de davantage de prestations, comme par exemple, les commissions d’entretiens qui se déplacent à l’étranger. »

IEP de province : 180 euros pour six écoles

Depuis l’an dernier, six des huit Instituts d’Etudes Politiques de province (Aix-en-Provence, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse) se sont aussi regroupés pour organiser un concours commun d’entrée en première année. Erik Neveu, directeur de Sciences Po Rennes, justifie la démarche :

« L’idée était de démocratiser, d’alléger les charges. Cela revient à très cher pour les candidats de faire l’équivalent du tournoi ATP à travers toute la France pour passer les concours. Nous avons fait le calcul, la simple existence du concours commun fait économiser entre 300 et 500 euros à chaque candidat qui passerait dans tous les cas trois concours d’IEP de province. »

Les frais d’inscription sont de 180 euros et 60 euros pour les boursiers. Erik Neveu explique :

« On pourrait rendre gratuite l’inscription des boursiers sans que cela engendre des grosses pertes, puisque dans les candidats, à peine 15% sont boursiers. Le prix est déjà divisé par trois pour eux et il faut bien payer les frais d’organisation. »

Et combien les IEP font-ils de bénéfices grâce aux concours ? Le directeur de l’IEP de Rennes lâche seulement :

« Un petit bénéfice, c’est tout ce que je dirai. Mais pour notre défense, les dotations globales de fonctionnement que l’Etat verse aux IEP n’ont évolué que de 3% depuis 1996, alors qu’à l’époque, le diplôme était donné au bout de trois ans d’étude, contre cinq maintenant. Nous devons financer deux années d’études supplémentaires avec quasiment le même budget. »

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  • lapinot
    lapinot
    chômiste
    • Posté à 18h56 le 21/06/2009
    • Internaute 77334
      chômiste

    personnellement j’ai du mal à plaindre la future « élite » de la nation, qui sont pour la plupart déjà issu de milieux favorisés...
    Par contre, le jour ou la droite aura réussi à tuer le bac et à imposer des concours d’entrée à l’université, bonjour les dégats : frais de déplacement + souvent nuit à l’hotel, voir plusieurs nuits, le tout dans 3 ou 4 universités dans toutes la France.... m’enfin, puisque l’objectif c’est plus ou moins de contraindre les jeunes des milieux populaires à faire des études courtes dans les métiers où on manque de main d’oeuvre... y aura toujours un CFA près de chez vous pour vous accueillir à la sortie du bahut ; -)

    • DocteurSka
      DocteurSka répond à lapinot
      Etudiant
      • Posté à 19h19 le 21/06/2009
      • Internaute 73623
        Etudiant

      Si ils sont pour la plupart déjà issus de milieux favorisés c’est aussi à cause du coût et du temps nécessaire pour préparer et passer ces concours.
      Ça rebute ceux qui n’ont pas de famille pour appuyer dans cette démarche ou de revenus suffisants (parce que au prix des concours vous pouvez rajouter les cours supplémentaires, les livres, une à trois années de prépa pour commerce/ingénieur).

      • glandais
        glandais répond à DocteurSka
        • Posté à 19h45 le 21/06/2009
        • Internaute 25498

        Quand on est pris en prépa, on ne pense pas à ce genre de chose... Le concours est le bout du tunnel, il y a autre chose à penser avant !
        Ensuite, il reste 3 ans à financer, nombreux sont ceux qui travaillent aussi en école d’ingé... Et c’est pas avec les stages qu’ils peuvent se financer ! Et je sais de quoi je parle, orphelin ayant « payé » mon diplôme d’ingé comme un grand :) Tout ça pour gagner autant que mon frère plaquiste, ça valait le coup !

         
        • Pas lolo
          Pas lolo répond à glandais
          fasciné
          • Posté à 19h56 le 21/06/2009
          • Internaute 29635
            fasciné

          « Tout ça pour gagner autant que mon frère plaquiste, ça valait le coup ! “
          Bosse comme plaquiste et arrête de nous gonfler.

          • milou83
            milou83 répond à Pas lolo
            neant
            • Posté à 22h38 le 21/06/2009
            • Internaute 69244
              neant

            c’est excatement ça ,l’ambiguité de notre societé.
            des gosses de 12 ans touche 150 euros par jour ,pour surveillé la flicalles.........................................

        • KIKI21000
          KIKI21000 répond à glandais
          retraité
          • Posté à 06h15 le 22/06/2009
          • Internaute 53190
            retraité

          Pour les connaissances que vous avez acquis, ça vaut le coup. Rien n’interdit à un ingénieur de faire plaquiste, les savoirs servent toujours, mais la responsabilité sera à la hauteur du salaire.

        3 autres commentaires
  • vil2
    vil2
    Presse
    • Posté à 19h06 le 21/06/2009
    • Internaute 68295
      Presse

    tout à fait, ajoutez le TGV, l’hotel et la restauration, il faut être déjà bien riche pour se permettre tout ça. Pas étonnant que les plus riches soient favorisés

  • corcom
    corcom
    étudiant
    • Posté à 19h10 le 21/06/2009
    • Internaute 83355
      étudiant

    « C’est 20 euros pour les boursiers et 255 euros pour les autres... » Il fait bon être boursier dans ce pays. Ce sont toujours les classes moyennes qui trinquent.

    • Pseudo
      Pseudo répond à corcom
      Enfin libre : -)
      • Posté à 19h18 le 21/06/2009
      • Internaute 25947
        Enfin libre : -)

      Pas vraiment d’accord. Ou alors tout dépend de ce que vous appelez classe moyenne. Dans les prépas, on rencontre quand même nettement plus d’étudiants issus de la classe moyenne que de jeunes issus de milieu défavorisé.

      Enfin surtout pour ce qui concerne les écoles d’ingénieur qui sont relativement accessibles.

      En ce qui concerne les écoles de commerce, c’est un autre problème...

      • corcom
        corcom répond à Pseudo
        étudiant
        • Posté à 20h40 le 21/06/2009
        • Internaute 83355
          étudiant

        Je ne conteste pas le fait que les enfants issus des classes moyennes soient plus représentés dans les grandes écoles et dans les prépas. C’est un vaste problème, mais ce n’était pas l’objet de mon intervention.
        Je constate simplement qu’une fois que les revenus de vos parents dépassent un certain seuil, vous n’avez pas accès à la moindre bourse et vous êtes alors généreusement taxé.
        Les étudiants boursiers que je connais ont des bourses qui leur permettent de payer leur loyer, manger, etc... Ils ne payent presque aucun frais d’inscription et ont certains autres avantages financiers. Je peux alors vous assurer qu’il restera à leurs parents plus d’argent à la fin du mois qu’aux miens, tous les deux fonctionnaires, qui doivent supporter tous les frais.
        Lorsque vous entendrez les revendications des syndicats étudiants, vous constaterez que ça ne concerne toujours que la revalorisation des bourses, la diminution des droits d’inscription pour les boursiers, etc...
        Il n’y a pas que des démunis et des favorisés, il y a aussi ceux qui sont entre les deux, peut être une majorité d’ailleurs, que l’on a parfois tendance à oublier.

         
        • kevangel
          kevangel répond à corcom
          Chercheur
          • Posté à 21h28 le 21/06/2009
          • Expert 24356
            Chercheur

          Il sont de la chance si les bourses permettent de tout payer. Parce que l’échelon maximum (les étudiants les plus pauvres) c’est moins de 400€ par mois pour tout payer (avec des loyers de 500€ pour un studio, faites le calcul), même si vous faîtes une école à Paris (et c’est là où sont les meilleures écoles). Il vaut donc mieux être dans la classe moyenne que boursier, je vous le dis.

          • corcom
            corcom répond à kevangel
            étudiant
            • Posté à 21h58 le 21/06/2009
            • Internaute 83355
              étudiant

            500€ ? A part Paris, un studio est entre 300 et 350 euros. Vous soustrayez les ALS et vous arrivez à 150 euros mensuels.

            • Kassandre
              Kassandre répond à corcom
              Etudiante jusqu'à plus soif
              • Posté à 00h32 le 22/06/2009
              • Internaute 78899
                Etudiante jusqu'à plus soif

              Entre 300 et 350 euros ? ! ? ! Donnez-moi vos adresses, qu’on en fasse profiter tout le monde !

              • corcom
                corcom répond à Kassandre
                étudiant
                • Posté à 02h06 le 22/06/2009
                • Internaute 83355
                  étudiant

                Je ne vois pas ce qu’il y a de surprenant. Pour ces prix là tu as un studio d’une vingtaine de mètres carré dans la plupart des villes (je connais surtout Nantes, Rennes et Reims).

                • Clad_fisher
                  Clad_fisher répond à corcom
                  étudiant
                  • Posté à 02h23 le 22/06/2009
                  • Internaute 67743
                    étudiant

                  C’est plus vers 450 à Lille...

        • A déménagé le 16-05-2012
          A déménagé le 16-05-2012 répond à corcom
          non connue
          • Posté à 06h52 le 22/06/2009
          • Internaute 3975
            non connue

          On fait les comptes ?

          1°/ Les APL sont conditionnées à ne pas avoir profité de certains avantages sociaux (mais ce cas de figure reste relativement rare)
          2°/ Même avec un loyer de 150€, il reste 250€ pour vivre (plus ce que vous donnent les parents, mais qui est négligeable à ce niveau).
          -> manger=200€/mois (et c’est pas la folie)
          -> loisir=0€
          -> transport=40€/mois (à condition de pas habiter trop loin de chez ses parents...)
          -> copies/livres=30€/mois
          -> santé=on serre les fesses

          Résultat des courses, pour peu qu’il y ait un coup dur, le boursier peut en arriver à sauter des repas pour des raisons financières. Est-ce votre cas ? J’en doute, ou alors vous vous débrouillez très mal. D’autant que vous pouvez vous endetter, pas lui. D’autre part, il n’y a pas de budget loisir (c’est à dire que tout loisir est à déduire du budget ci-dessus, pourtant incompressible, et d’ors et déjà en déficit). En définitve les parents n’ont rien eu à payer, mais si les votres vous laissaient vivre dans ces conditions, je ne pense pas que vos études seraient une charge si lourde, qu’ils finissent tous les mois à aller quémander la moindre autorisation de découvert, à ne plus oser sortir leur CB quand il y a trop de monde à la caisse etc...

          3°/Arrivent les concours, votre compte en banque a été lessivé par deux ans d’études. Les dépenses suivantes sont donc à prendre sur un compte au mieux vide :
          -> Coup du voyage à Paris= 100€ (bon là c’est vrai que ça dépend)
          -> Coup du séjour (mettons sur deux semaines)= 450 €
          -> Nourriture= 100€
          -> Transport sur place= 60€

          Conclusion : certains boursiers ratent des oraux pour des raisons financières (pas pour économies, mais parce qu’ils sont littéralement paralysés par l’absence de ressources dans leur entourage), finissent l’année en mauvaise santé, ont passé deux ans sans loisirs, sans avoir le droit à l’échec et se voient traités de priviligégiés par les personnes (en fait seulement les enfants) de la classe moyenne. Vous avez raisons, plutôt cool comme situation.

          En définitive, la situation est moins grave qu’il n’y parait, car certains boursiers profitent d’un internat de lycée, ce qui leur permet de vivre correctement avec leur seule bourse. Pour les autres c’est extrêmement difficile (cf budget ci-dessus) et leurs parents sont PAUVRES ! ! ! Comparer leurs revenus avec les votres est parfaitement indécent, puisque dans beaucoup de ces familles, à la fin du mois, il ne reste rien, voir moins (tant en capital qu’en liquide).

          Bref, arrêtez de fantasmer.

        6 autres commentaires
    • virginie78
      virginie78 répond à corcom
      Éteignez votre TV et apprenez à (...)
      • Posté à 08h34 le 22/06/2009
      • Internaute 25883
        Éteignez votre TV et apprenez à (...)

      mon fils sera très certainement boursier
      je ne trouve pas que c’est une chance d’avoir les fins de mois cauchemardesques, de devoir pleurer chez le banquier pour ne pas être fiché à la banque de France

      vous avez une drole conception ed la « chance » ou vous êtes maso, mais c’est malsain d’écrire ce genre ed connerie.

      Moi j’aimerai bien gagner plus pour payer une bonne école à mon gamin, mais ce n’est pas dans mes moyens !

      • corcom
        corcom répond à virginie78
        étudiant
        • Posté à 10h24 le 22/06/2009
        • Internaute 83355
          étudiant

        Quand vous aurez trois enfants, faisant simultanément des études longues, en moyenne 6 ans, dans trois villes différentes, dont un est en école de commerce, on en reparlera. Même avec des revenus corrects, vous vous en sortez très difficilement. Il n’y a pas que les faibles revenus à galérer pour payer les études des enfants.

         
        • Pseudo
          Pseudo répond à corcom
          Enfin libre : -)
          • Posté à 10h55 le 22/06/2009
          • Internaute 25947
            Enfin libre : -)

          Trois enfants faisant des études longues dans trois villes différentes, dont un en école de commerce, c’est effectivement très coûteux, même pour la classe moyenne.

          Mais des familles en situation financière difficile avec trois enfants ’boursiers » faisant des études longues dans trois villes différentes, dont un en école de commerce, sincèrement je n’en connais aucune.

          Je veux bien vous accorder que c’est parfois difficile même pour la classe moyenne, mais de là à en conclure que c’est plus facile pour des élèves boursiers... Que vous galériez, je veux bien le croire, mais apparemment vos enfants poursuivent quand même leurs études.

        1 autres commentaires
    • fdc
      fdc répond à corcom
      • Posté à 09h53 le 22/06/2009
      • Internaute 28664

      D’un autre coté, les classes défavorisées n’ont pas la possibilité d’utiliser la fraude fiscale...

  • uyuy
    uyuy
    Toulousaine
    • Posté à 19h15 le 21/06/2009
    • Internaute 83212
      Toulousaine

    c’est clair, l’inscription pour les boursiers pourrait être gratuite, car mêmes si les coûts sont réduits, pour une famille modeste, ce n’est pas une somme négligeable...

  • taviv44
    taviv44
    Responsable d'Agence dans le BTP
    • Posté à 19h19 le 21/06/2009
    • Internaute 83356
      Responsable d'Agence dans le BTP

    « L’élite » serait elle proportionnelle au compte en banque des parents.... ? ! !

    • DocteurSka
      DocteurSka répond à taviv44
      Etudiant
      • Posté à 19h25 le 21/06/2009
      • Internaute 73623
        Etudiant

      Au « capital culturel » aussi.
      Un fils de prof est plus favorisé qu’un autre, à revenu égal. Parce qu’il aura eu l’occasion d’aller au théâtre, de s’intéresser à la littérature, parce qu’il aura été aidé par des parents qui connaissent bien le système éducatif et les différentes options post-bac...

      Et de manière générale ce qui favorise un fils de cadre, c’est aussi le fait que ce qui est évalué aux concours, c’est l’assimilation de la culture de la classe dominante : niveau de langage, culture générale classique, maitrise des langues étrangères...
      Toutes ces choses qui sont naturelles pour les plus favorisés, et qui ne le sont pas pour les strates « populaires ».

      • cunégonde
        cunégonde répond à DocteurSka
        • Posté à 21h51 le 21/06/2009
        • Internaute 23400

        En effet. Et comme un instit, un prof de collège-lycée ne gagne pas des masses, les candidats enfants de profs peuvent être boursiers, d’autant plus si la famille est monoparentale...
        On peut se trouver dans les deux catégories, un peu avantagé culturellement, mais financièment, la dèche.

         
        • C-dâv
          C-dâv répond à cunégonde
          • Posté à 08h48 le 22/06/2009
          • Internaute 23444

          ma conjointe et prof d’école,je suis postier,3000 euros à 2= juste le niveau
          pour payer le tarif maximum sans aucune aide ni facilité de payement pour la rentrée au collège.
          Donc je paye autant que les revenus trés supérieurs qui eux ne payent pas d’impôt par le biais d’exemptions diverses et dont les enfants peuvent être boursiers(si si j’ai des noms !) ! ! ! !
          classes moyennes=vaches à lait !

        1 autres commentaires
      • taviv44
        taviv44 répond à DocteurSka
        Responsable d'Agence dans le BTP
        • Posté à 20h40 le 21/06/2009
        • Internaute 83356
          Responsable d'Agence dans le BTP

        C’est bien vrais, que d’un âne .....on en fait un « Président ».... ?

        Et que d’un « descendant ».....Il se retrouve....pfuit..Fils de « Président »......Et l’histoire sans fin continue........

      • Autre raleur
        • Posté à 12h36 le 22/06/2009
        • Internaute 39310

        Il est plus facile de ne pas tuer la curiosité de vos enfants (en vrac) :
        - si vous êtes capables de répondre à ses questions ou de trouver les réponses à ses questions, mais aussi :
        - si vous avez du temps et de l’énergie à leur consacrer (ce qui est plus facile par exemple si vous avez de la liberté dans l’organisation de votre emploi du temps)
        - si vous avez du goût pour cela (s’efforcer de répondre à toutes les questions scientifiques/philosophiques ou autre de ses enfants de quelques années et plus simple à faire si vous aimez cela)
        - si vous avez conscience qu’il faut s’occuper très tôt de ses enfants (et que répondre à leur question et leur proposer de temps en temps matière à réflexion n’est pas leur mettre une pression insupportable !).

        J’ai dans l’idée que c’est aussi pour ces raisons qu’un enfant de prof est favorisé...

        Ce qu’il faudrait, ce n’est pas nécessairement plus de moyens au lycée ou à l’université mais peut-être beaucoup plus de moyens en maternelle...

  • Eolindel
    Eolindel
    Professeur agrégé en chimie, (...)
    • Posté à 19h50 le 21/06/2009
    • Expert 82468
      Professeur agrégé en chimie, (...)

    Il faut relativiser.. Comparer deux ans de prépa à deux ans de faculté n’est pas si au désavantage de la prépa, entre 2 fois 300€ d’inscription à la fac et rien du tout, sans compter qu’on peut très bien faire sa prépa sans aucun livre, c’est contrebalancé par des frais d’inscriptions qui peuvent être élevé, mais les ENS sont gratuites, pour CCP le cout d’inscription par école est très faible. Le plus cher dans l’histoire est plus le fait d’avoir à aller à Paris pendant environ un mois à 60€ minimum la nuit d’hôtel ! ! Pour es personnes ne pouvant pas se faire héberger sur Paris, c’est un frein bien plus important que le prix d’inscription au concours ! !

    De même, la possibilité de vivre en internat en prépa contre des chambres de CROUS de plus en plus difficiles à avoir, des classes préparatoires relativement nombreuses comparées aux universités etc...

    Le système des classes préparatoire étant inégalitaire par principe :
    - Une personne venant d’une classe défavorisée a moins de chance que les classes moyennes, supérieures ou issues du monde de l’enseignement.
    - Selon la prépa, les chances d’accès ne sont pas les mêmes : Je me rappelle pendant mes concours voir entendu des étudiants de Louis le Grand et consort se relater leurs exploits sur l’exercice numéro xx de tel correcteur à polytechnique ou aux mines ! Chose bien évidemment inconcevable pour les petites prépa qui n’ont pas 150 élèves par ans pour tester tout les exercices de certains jurys.
    - Idem, le niveau d’une classe dépend très fortement de son professeur à infrastructure égale
    - De même d’une année sur l’autre, le niveau de la classe peut changer, j’ai bien vu la différence entre mes deux deuxièmes années etc..

    Plutôt que de crier au loup en se mettant des œillères, on ferait mieux de se pencher sur l’inégalité de traitement entre les étudiants de la fac, des IUT et des classes préparatoires ou le cout par étudiant varie d’un facteur au moins deux en défaveur des étudiant en faculté.. ça, c’est un réel problème ! !

    De plus, un autre problème est de savoir pourquoi il y a tant de disparité entre les écoles : entre 45€ par école à centrale et 0€ pour les ENS, ça change la donne..

  • Clad_fisher
    Clad_fisher
    étudiant
    • Posté à 19h49 le 21/06/2009
    • Internaute 67743
      étudiant

    J’avais pas les moyens de faire le tour de France alors j’ai juste tenté le concours le plus proche (IEP Lille, habitant à roubaix) et que j’ai réussi. Mes parents sont éducateurs spécialisés. Il est évident que je rencontre des étudiants qui ne sont pas du tout du même milieu que le mien (beaucoup de noms et prénoms à particules...).

    Plus qu’une question de compte en banque, c’est une question d’éducation...

    • drella
      drella répond à Clad_fisher
      étudiante
      • Posté à 21h33 le 21/06/2009
      • Internaute 83382
        étudiante

      Je suis à science po lille moi aussi. Il y quelques élèves avec des noms à particules, mais je ne vois pas ce que vous entendez par un prénom à particule ? Ca n’existe pas !

      • Clad_fisher
        Clad_fisher répond à drella
        étudiant
        • Posté à 01h58 le 22/06/2009
        • Internaute 67743
          étudiant

        Ah oui pardon, je voulais parler de noms à particules et de prénoms composés...

        Sinon en allant sur le site de l’ENS :

        « Pour faciliter le séjour à Paris des candidats provinciaux admissibles, quelques chambres seront proposées à l’Internat de Montrouge situé 1 rue Maurice Arnoux 92 120 Montrouge.

        Les réservations nominatives de chambres devront être effectuées, obligatoirement en complétant le formulaire ci-dessous dans les meilleurs délais. Le prix de la nuitée est de 25 euros. »

        Ça gagnerait à être généralisé

  • Aust
    Aust
    Erasmus
    • Posté à 19h54 le 21/06/2009
    • Internaute 62018
      Erasmus

    Dans la même veine, des écoles de journalismes ont regroupés des épreuves. Mais pour celles-ci il faut encore payer les frais de scolarités souvent énormes derrière.

    Une autre situation souvent oublié et que je vis cette année, c’est dans le cas d’études Erasmus. Pour passer les concours, aucun aménagement prévu au niveau des dates. Il faut donc revenir en étant prévenu au dernier moment si l’on est convoqué et à diverses reprises. Quand à espérer une aide des Relations Internationales,ce n’est même pas la peine d’y penser. Chaque concours me coûte donc de 300 à 500€ au final avec le trajet, logement, nourriture...Voyagez qu’ils disaient...

  • Trente.Nerfs
    Trente.Nerfs
    chercheur en Île de France
    • Posté à 20h44 le 21/06/2009
    • Expert 14262
      chercheur en Île de France

    Il me semble que le problème des écoles d’ingénieurs reste bien moindre que celui des écoles à coûts de scolarité bien plus élevés (écoles de commerce par exemple), et que même pour les écoles d’ingé, le prix des concours reste peu important par rapport aux déplacements/hébergements... Bref, il faut cibler de toute façon.

    Je serais moi aussi bien plus inquiet de la généralisation des concours aux universités par exemple...

    M.

  • Adibou
    • Posté à 20h55 le 21/06/2009
    • Internaute 19888

    C’est marrant que l’article ne mentionne pas les concours aux écoles de journalisme, exorbitants !

    Pour avoir tenté celui du CFJ (Centre de Formation des Journalistes) seul, cela m’a coûté presque 200€ !

    • Rozenn Le Saint
      Rozenn Le Saint répond à Adibou
      Auteur(e) de l'article Etudiante en journalisme
      • Posté à 10h49 le 22/06/2009
      • Internaute 68178
        Etudiante en journalisme

      Comme Adibou, vous avez été plusieurs à signaler que le budget « concours d’écoles de journalisme » n’est pas non plus négligeable (j’ai dépensé 1200 euros l’an dernier pour les passer), c’est vrai. Mais l’idée de l’article était de se pencher sur les concours des écoles PUBLIQUES, symboles de la méritocratie à la française (alors que certaines écoles de journalisme reconnues par la profession (ESJ Lille, CFJ Paris, IPJ Paris, école de journalisme de Toulouse) sont privées) et sur les moyens mis en place par certaines pour réduire les coûts.

  • l.oiseau.lyre
    l.oiseau.lyre
    citoyen du monde
    • Posté à 21h53 le 21/06/2009
    • Internaute 82626
      citoyen du monde

    Moi mes diplômes je les imprimes sur le net, c’est moins cher... Depuis hier, je suis chirurgien, demain j’imprime mon brevet de pilote... !
    Vous dites que je n’ai pas ni l’expérience ni la connaissance ? Qu’importe, en France on s’en fou pas mal, tout ce qui compte, c’est nos sacro-sains diplômes... ! Alors, à vos imprimantes ! ! !

    P.S : Jeudi soir, initiation à la réalisation de billets de 50, suivi d’une bouillabaisse, 15€ l’entrée... !

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 22h06 le 21/06/2009
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Il en va de même dans un domaine que je connais d’assez près, qui est celui des concours d’entrée dans les écoles d’éducateurs spécialisés.

    Il faut compter 80 euros pour s’inscrire et passer l’écrit, et même tarif pour l’oral après une première sélection.

    Lorsque l’on sait que , comme cette année à l’IRTS Rennes , il y avait plus de 800 personnes de sélectionnées (après l’écrit) pour environ 80 places à la rentrée ( Rennes et Lorient compris) , il ne faut pas s’étonner de voir les candidats devoir se présenter à plusieurs concours à la fois , sur l’ensemble du territoire.

    Il n’est pas rare que 4 ou 5 concours soient tentés la même année.

    Je fais passer les examens et les concours depuis plusieurs années, et il est à noter un rajeunissement des candidats.
    Il apparait que ceux qui peuvent se faire aider par leur famille, multiplient les chances de succès aux concours.

    Transports , nourriture, hébergement , il faut un sacré budget pour batailler dans cette course.

  • Clara
    • Posté à 22h13 le 21/06/2009
    • Internaute 6266

    Les mines, les IEP... et les concours de journalisme ?
    Une véritable honte à mon sens..
    Le PEMEP (ESJ, CFJ, IPJ) plus de 550 euros de frais d’inscriptions, le Cuej à Strasbourg oblige là aussi de le billet de train et le logement.. L’IFP, le CELSA et Sciences Pon sont moins onéreux mais tout de même entre 70 et 150 euros l’inscriptions...
    Il faut économiser pour avoir une chance d’intégrer une école digne de nom. Mais le plus terrible n’est pas là. Concours d’autant plus censitaires qu’ils ont fini par rentrer dans le très lucratif système qui s’est mis avec la floraison de nombreuses « prépas » aux concours.
    Les épreuves sont devenues absolument impossible à réussir pour le profane, elles ne font que sanctionner le travail fourni grâce à ces prépas pas une n’est publique et qui coutent entre 2200 et 6700 euros...Résultats : à part quelques « journalistes nés » (oui oui ça existe, Julien Martin et pierre Haski en font partie parait-il), impossible de ne pas en passer par un soutien financier de papa maman...ou par un prêt étudiant !
    Une véritable arnaque puisqu’au pire on n’en a aucune,au mieux on reste pigiste pendant deux ans ou on travaille pour une misère dans une rédaction stimulante mais pauvre comme celle de Rue 89 !
    Et on s’étonne que les jeunes journalistes soient précaires

  • intransigeante
    intransigeante
    agent administratif
    • Posté à 23h49 le 21/06/2009
    • Internaute 48817
      agent administratif

    dans le coût vous avez oublié de mentionner les billets de train,ma fille a fait « son tour de france “ et effectivement cela revient tres cher

  • loufock
    loufock
    étudiant
    • Posté à 00h25 le 22/06/2009
    • Internaute 64757
      étudiant

    Je suis moi même étudiant en classe préparatoire scientifique, j’ai du payé envrion 1000 euros de frais d’inscription au concours, on ajoute à cela deux ou trois aller retour paris province, plus quelques nuits d’hôtel. Quand je regarde le budget total, effectivement ça parait cher. Mais pour relativiser je divise ce cout sur 5 ans et là ça fait tout de suite moins mal.

    Un petit bilan sur 5 ans :
    Deux ans de classe préparatoire logé chez les parents (c’est l’avantage d’avoir un réseau de classe prépa qui couvre toute la france). Dans le pire des cas si on habite trop loin, on a droit à une place d’internat (si on compare par rapport aux prix de l’immobilier c’est pas très cher...). Au niveau des fournitures : à part trois livre de poche pour le français on a besoin d’aucun livre supplémentaire.
    Au final ça coute pas plus cher que d’être lycéen.

    Après pour les trois ans d’école : les écoles d’ingénieurs sont presque toutes publiques, les frais d’inscription s’élèvent en moyenne à 400€ par an.
    400+frais de concours divisé par 5, ça fait pour un diplôme en 5 ans une moyenne de 600€ par an. (dans le cas des écoles d’ingénieur)
    Pour les autres coûts il faut savoir que votre banquier si vous vous présentez à lui comme futur élève d’une « grande école » vous n’aurez pas trop de problème pour lui soutirer un emprunt.

    A mon avis cette polémique sur les frais d’inscription au concours, elle vient plus d’un sentiment de départ anti-grande école que du réel cout.
    C’est d’ailleurs un sentiment que je comprends pas : d’un coté on nous encense les universités américaines ou anglaise qui sont soit disant mieux classé que nos écoles dans les classements internationaux. D’un autre coté en France personne ne loue le fait que le cout des formations les plus prestigieuses est ridicule par rapport à celui des ces grandes universités étrangères.

    Pour finir, de toute façon il est claire, qu’on a plus de chance de réussir d’un point de vue académique, quand on nait dans une famille qui l’argent, qui a facilement accès à la culture que quand on vient d’un milieu défavorisé. Il y aura toujours des inégalités. Mais je trouve dommage qu’on ne souligne pas accès en France que le système des grandes écoles/prépa est mis en place pour essayer de gommer les inégalités. Le problème de la faible présence de gens venant de milieu défavorisé dans les grandes écoles ne vient pas du manque d’argent mais du manque d’accès à la culture et au déficit d’information concernant les études de ces milieux.

    • Clad_fisher
      Clad_fisher répond à loufock
      étudiant
      • Posté à 01h47 le 22/06/2009
      • Internaute 67743
        étudiant

      Merci !

    • Adibou
      Adibou répond à loufock
      • Posté à 01h57 le 22/06/2009
      • Internaute 19888

      Oui ou alors on peut ne pas se focaliser sur la différence d’acquis sociaux existant entre la France et admettons les Etats-Unis ou même la Grande Bretagne.
      Ce qui nous permettrait d’éviter de niveler par le bas nos exigences.

      Non nous n’avons pas « la chance » d’avoir un système éducatif qui soit relativement peu cher par rapport à celui de nos voisins, nous nous sommes battus pour lui !

      Il ne faut pas croire que ce système date de toute éternité et que l’édulcorer un peu serait plus juste pour nos voisins !
      Au contraire, la dualité Universités / Grandes Ecoles nuit à la mobilité sociale. Pire, elle favorise la reproduction sociale. Les plus riches se payent les meilleures écoles, les classes moyennes et populaires envoient leurs rejetons à la fac.

      C’est un brin caricatural mais c’est vrai.

      Quant à l’argument des emprunts pour financer de meilleures études, je ne crois que cela soit la panacée !
      Et d’ailleurs, sur quels critères se base-t-on pour hiérarchiser les formations universitaires ?
      Peut-être a-t-on plus besoin d’ingénieurs que d’historiens mais on parle là en termes de quantités et non en termes de besoin intrinsèques.

      Sans me lancer dans une tirade qui pourrait facilement faire des milliers de mots, toutes les formations universitaires ont leur importance et les voir appréciées par des banquiers me met mal à l’aise.

      Je pense que l’Etat devrait remédier à cette dualité néfaste en réinvestissant massivement dans l’Enseignement Supérieur public. Et je dis public car actuellement, il investit plus d’argent pour un étudiant en Grande Ecole que pour étudiant universitaire.
      Et en supprimant ces dernières.

      Vive l’Université publique.

    • Manu de la bas
      Manu de la bas répond à loufock
      Altermondialiste light
      • Posté à 08h02 le 22/06/2009
      • Internaute 44679
        Altermondialiste light

      Tcho !

      Après pour les trois ans d’école : les écoles d’ingénieurs sont presque toutes publiques, les frais d’inscription s’élèvent en moyenne à 400€ par an.
      400+frais de concours divisé par 5, ça fait pour un diplôme en 5 ans une moyenne de 600€ par an. (dans le cas des écoles d’ingénieur)

      Ce que tu dis me semble particulièrement faux ... Les écoles d’ingénieurs publiques (et peu chères) ne sont pas rares, mais les critères d’entrée sont particulièrement sélectifs. Concours et autres dossiers... en même temps c’est plutôt normal de sélectionner les meilleurs ... un peu comme pour un emploi.
      Après cette sélection ... il reste une grande majorité d’étudiants qui se redirigent selon leur moyens, vers les écoles d’ingé privées ! ! et la, le coût n’est absolument pas le même ! ! ! 5000 €/année d’étude, ça peut calmer rapidement ! ! !
      et effectivement, il vaut mieux être issu d’une famille plutôt favorisée pour pouvoir se payer des études sans difficultés, et d’un milieu social ouvert pour pouvoir atteindre ce niveau.

      Cela étant, la société est inégale et c’est pas nouveau, et il sera toujours plus difficile pour quelqu’un venant de milieu peu aisé de faire ce qu’il veut ! et c’est valable pour tout et pas seulement pour les études. Ce qui y parviennent vous diront surement qu’ils ont lutté de toutes leurs forces et donné le meilleur pour y parvenir ! Respect à ceux la, qui restent des cas beaucoup trop rares !
      Notez qu’il vaut mieux de toute façon subir ce système en France que de ne pas avoir le choix autre part !

      • loufock
        loufock répond à Manu de la bas
        étudiant
        • Posté à 12h51 le 22/06/2009
        • Internaute 64757
          étudiant

        A propos des écoles privés, à 5000€/année. Au niveau des écoles d’ingénieurs il faut savoir que les écoles privés à quelques exceptions près ont une réputation beaucoup moins bonne que les écoles publiques.
        Après la sélection du concours, si on a pas d’école publique (chose qui arrive environ à 35% d’élève environ (source : Lien ) soit on redouble la deuxième année, soit on va dans une école privé, soit à la fac. Et il faut savoir que vu de la prépa L3+master (en science du moins) c’est pas forcement un échec et c’est souvent même mieux qu’une école privé.

      • loufock
        loufock répond à Manu de la bas
        étudiant
        • Posté à 12h52 le 22/06/2009
        • Internaute 64757
          étudiant

        dsl doublon

      • Adibou
        Adibou répond à Manu de la bas
        • Posté à 18h20 le 22/06/2009
        • Internaute 19888

        Pour info : Grande Ecole ne veut pas dire « Grande Ecole d’Ingénieurs ».
        Il y a les Grandes Ecoles de Commerce, qui sont légions, privées et très chères. C’est plutôt à celles là que mon post faisait référence...

    • Colas Géranton
      • Posté à 09h00 le 22/06/2009
      • Internaute 50454

      Autant je suis d’accord avec presque l’intégralité du commentaire, autant c’est vraiment de la mauvaise fois que de prétendre que le système des grandes écoles soit mis en place pour permettre de réduire les inégalités sociales !
      C’est un système élitiste par nature, avec un nombre de place limités, qui cause donc une rude concurrence, où tous les avantages sont importants. Et l’argent est un de ceux-là, il est impossible de l’empêcher. Sans argent, avec tous les désavantages sociaux, on va dans des moins bons lycées, on ne peut pas se payer des cours privés, ni de prépas privées, etc.

      Comme par hasard, les filières où l’on retrouve le plus d’inégalités sociales sont celles qui sont sélectives ou élitistes ! (grandes écoles, puis classes prépa, puis fac de médecine).

      Alors je pense qu’il est totalement absurde de prétendre réduire les inégalités sociales avec un système de grandes écoles. Au contraire elles les perpétuent.
      La seule solution, c’est des universités bien financées et ouvertes à tous !

      • A déménagé le 27-01-2012
        • Posté à 10h31 le 22/06/2009
        • Internaute 19993
          nc

        C’est un système élitiste par nature, avec un nombre de place limités, qui cause donc une rude concurrence, où tous les avantages sont importants

        Êtes-vous passé par la case prépa + école d’ingé ?
        En 5 ans, je n’ai vu de rude concurrence uniquement aux concours… Le reste du temps c’est bien la solidarité qui prime : entre-aide pour les devoirs, aide financière en attendant le paiement tardif des bourses… solidarité qui me semblait beaucoup moins présente à la fac (grosse promo, pas de BDE…), mais ce n’est peut-être qu’une impression de ma part.

        L’argent est un avantage, comme partout, c’est évident.
        Mais en prépa si tu es bon, tu auras l’école que tu veux, que tu soit blanc et riche ou pauvre et noir.

  • Kassandre
    Kassandre
    Etudiante jusqu'à plus soif
    • Posté à 00h30 le 22/06/2009
    • Internaute 78899
      Etudiante jusqu'à plus soif

    Je passe cette année les concours d’entrée aux écoles de journalisme. Il y 12 formations reconnues et comme une grande partie des candidats qui décident de se lancer dans le tour de France des concours, j’en passe 8.

    J’ai calculé que cela me revenait environ à 1 000 € (voire plus), en comptant les frais d’inscription, de transport et de logement, alors que je dors dès que possible chez des amis sur place et choisis des hôtels vraiment pas chers.

    Je dis « merci papa-maman » et je sais que certaines personnes de mon entourage passent moins de concours que moi car elles ne peuvent pas assumer tous ces frais. J’ai donc statistiquement plus de chances qu’eux d’être admise, ce qui est absolument dégueulasse.

    Pourquoi les écoles n’organisent-elles pas des systèmes de logement commun (par exemple) pour les candidats ? Ou des accords avec la SNCF ?

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