Entretien 27/09/2007 à 10h23

En Birmanie, « la France peut faire beaucoup »

David Servenay | Ex-Rue89


Un manifestant saute sur le portrait brûlé de Than Shwe, jeudi matin à Rangoon (Chaiwat Subprasom/Reuters)

« Séparer l’eau du poisson » : au deuxième jour de la répression de l’armée birmane sur les manifestants, la formule de Mao pour mater une rébellion est plus que jamais d’actualité. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les militaires ont ciblé des articulations clés de l’opposition. D’abord dans deux monastères de Rangoon où, selon les témoignages rassemblés par les agences de presse, entre 70 et 150 moines ont été arrêtés. Certains personnalités en vue de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) ont également été visées : le porte parole du parti, Myint Thein, ainsi qu’un cadre de la LND, Hla Pe.

Dans la rue, des milliers de personnes bravent l’interdiction de rassemblement décrétée mardi par les forces de sécurité. Elles se sont rassemblées encore ce jeudi matin autour de la pagode Sule, théâtre de heurts violents mercredi. D’après plusieurs témoignages, notamment celui d’un diplomate français en poste sur place, les soldats ont fait usage de leurs armes. Des tirs à balle réelle qui auraient déjà fait plusieurs victimes : entre trois et cinq morts selon les témoignages reccueillis par des membres de l’opposition en exil basés à Bangkok (Thaïlande).

La diplomatie entre dans la crise, divisée entre l’Est et l’Ouest

Pendant ce temps-là, la crise birmane s’est invitée au Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est réuni mercredi après-midi à New-York. Les quinze membres du Conseil se sont mis d’accord sur une version minimale : pas de déclaration commune, mais la décision d’envoyer sur place l’envoyé spécial du secrétaire général, Ban Ki Moon. « Les membres du Conseil ont exprimé leur préoccupation vis-à-vis de la situation et ont appelé à la retenue, en particulier de la part du gouvernement birman », a déclaré l’ambassadeur français, Jean-Maurice Ripert, qui préside l’organisme en ce mois de septembre. Problème : l’envoyé spécial, Ibrahim Gambari, n’a pas encore de visa pour entrer dans le pays.

Pour l’instant, la Chine et la Russie -qui ont utilisé leur veto en janvier dernier pour contrer une résolution condamnant les violations des droits de l’homme du régime des généraux- restent sur une position prudente. Leur argument ? Les droits de l’homme n’ont aucun rapport avec les menaces à la paix et à la sécurité, seul domaine dans lequel le Conseil de sécurité a compétence.

Sarkozy appelle à un gel des investissements français

De passage à Paris, le Premier ministre du gouvernement birman en exil a tenté de convaincre Nicolas Sarkozy d’agir pour éviter un bain de sang. « La France peut faire beaucoup », nous a confié le docteur Sein Win, juste avant sa rencontre avec le Président. Par le biais de l’ONU, de l’Union européenne, mais aussi en son nom propre... (Voir la vidéo)

A la fin de cet entretien à l’Elysée, le président français a appelé à l’adoption « sans tarder » de sanctions contre la Birmanie. Plus surprenant, Nicolas Sarkozy s’est aussi dit favorable à un gel des investissements des entreprises françaises. « La France appelle l’ensemble de ses sociétés privées, Total par exemple, à faire preuve de la plus grande retenue s’agissant des investissements en Birmanie, en demandant qu’il n’y en ait pas de nouveaux », a-t-il déclaré.

Pour mémoire, rappelon que le géant prétrolier français exploite depuis quinze ans Yadana, le plus grand gisement gazier du pays.

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  • grabouillie
    • Posté à 10h52 le 27/09/2007
    • Internaute 17833

    Plutôt que d’imposer des sanctions économiques qui risquent également de fragiliser la population, pourquoi ne pas parler avec la Chine et la Russie ?

    Pour le moment ces deux puissances restent prudentes.....vis à vis de la Birmanie et de l’ONU.

    N’auraient ils pas l’un et l’autre intérêt à négocier une sortie honorable pour ces vieux dictateurs.... Ils pourraient alors conserver les avantages déjà acquis dans ce pays et de plus, y gagner en respectabilité, vis à vis des Birmans et du reste du monde. Le bain de sang plus ou moins prévisible serait écarté, et c’est cela qui compte. L’ONU et l’Europe n’ont aucun moyen réel. Les sanctions économiques....il faudra du temps et justement, il y a urgence absolue.

    Vous me répondrez qu’il ne faut pas laisser filer les tortionnaires.....ils sont déjà quasi en fin de vie et si pour sauver un peuple.....

    • Anonyme répond à grabouillie

      Le plus sûr moyen (et l’un des seuls) pour que le peuple l’emporte sur le régime serait que l’armée se joigne au peuple. Si cela arrivait alors il n’y aurait plus lieu de négocier une sortie honorable pour dictateurs, et ils pourraient être jugé pour les crimes qu’ils ont commis.
      De plus, si les militaires ne se joignent pas à la rue, c’est que le pouvoir jouïe malgré tout d’une certaine légitimité (à défaut d’une légitimité certaine) : les militaires sont des citoyens birmans comme les autres, ils ont de la famille, des amis, ect. Si vraiment tout le peuple birman souhaitait la fin du régime, alors les 400 000 militaires et les 2 millions de miliciens se joindraient aux manifestations, ce qui est le propre d’une révolution..Je pense.
      Moi je dis ça parce que je préfère être péssimiste, je serais moins déçu si ça n’aboutie pas..

    • Anonyme répond à grabouillie

      Je suis d’accord avec vous pour dire que des sanctions économiques sont d’une efficacité discutable et lente.
      Par contre, un embargo sur les produits gaziers et les pierres précieuses (et sur l’opium, mais c’est plus dur à mettre en oeuvre ...) nuirait réellement à la junte, et pas vraiment au peuple puisque les retombées pour ce dernier sont quasi-nulles.

      Question bonus : comment expliquez vous le soudain intérêt des médias pour cette crise ?

      • Anonyme

        Assez simplement je répondrais que la crise n’éxistait pas. La junte, les éxactions, les privations, les famines, ect, éxistaient déja, mais, objectivement, les médias sont loin de parler de tous les régimes dictariaux, massacres, ect.
        Non ce qu’il leur faut c’est du « spectacles » ! Un peuple qui meure sans rien dire, un régime de tyrans qui tue sans faire de vagues, ce n’est pas très palpitant. Tandis qu’une manifestation à grande échelle ! ! Des moines bouddhistes qui plus est ! ! ! Voila qui peut intérrésser l’audimat.
        D’autant plus que le derniers soulevement birman s’est soldé par l’un des seul massacre comparable à tien’n’men en nombre de victimes. Le minimum est tout de même de s’y intérréssé, à défaut de pouvir l’empêcher..

         
        • Alice77
          • Posté à 10h54 le 04/10/2007
          • Internaute 11594

          Il faut forcer Total à arrêter son exploitation des ressources minières en utilisant les ressources humaines birmanes. Qu’ils arrêtent de mentir serait pas mal non plus. Et puis au passage, comme l’essence des avions Airbus est peut-être de la Total, pourrait-on faire un pack des deux affaires et juger tout ce monde intéressés unqiuement par le pouvoir et l’argent, la merde donc nous expliqua Freud, devant des juges indépendants pas patronnés par la Rachidatique ?
          A bas le gouvernement ! A bas Sarko ! Vive les cultures du monde !
          Pascale Mir

        1 autres commentaires
    • Anonyme répond à grabouillie

      Quelque soit le système totalitaire, le combattre ce n’est pas de le dédouaner à l’aidant à se renforcer...
      Dans le cas de la Birmanie, discuter avec une junte qui démontre sa surdité, imperméable à toutes les résolutions de l’ONU, aux condamnations des ONG internationales, aux sanctions de l’OIT, aux recommandations de l’ASEAN... Il n’y a rien à faire. Certes, la Russie et la Chine dispose d’un droit de véto... Or parlons sérieusement des sanctions économiques, et observons que pour le cas de l’Apartheid en Afrique du Sud ça a bien marché.

      Des sanctions économiques, efficaces, seraient celles prises par la communauté internationale, mais si elles sont « impossibles » (du fait d’un véto) alors il s’agit au minimum que chaque état juge à son niveau de la pertinence d’une politique de sanctions unilatérales...

      L’urgence absolue c’est que la France, qui figure parmi les états qui ont massivement investis (le premier)en Birmanie en collaborant avec la junte au nom du sacro-saint principe de « l’engagement constructif », reconnaisse l’échec de cette politique et en tire les conséquences.

      Enfin soyons sérieux : les sanctions économiques aggraveraient-elles la situation de millions d’individus qui vivent à l’agonie ? N’est-ce pas plutôt une fois de plus un argument fallacieux que de croire que les sanctions heurteraient les plus pauvres, quand ceux-ci vivent cachés dans la forêt ? Vraiment, en Birmanie comme ici, y’a bien que les riches qui ont des problèmes d’argent.

    • Anonyme répond à grabouillie

      A mon sens, la raison principale du refus de la Chine et de la Russie d’intervenir porte sur le fond des pouvoirs de l’ONU. Ils ont certes des intérêts économiques en Birmanie mais je ne crois pas que ces intérêts soient véritablement mis en danger par une hypothétique arrivée au pouvoir des démocrates : leurs investissements présents dans le pays leur confère une expertise qui fera d’eux les premiers partenaires recherchés en cas de changement de pouvoir.
      La raison est donc plutôt selon moi que la Chine et la Russie ne souhaitent pas légitimer une démarche internationale relevant de l’ingérence dans le fonctionnement interne d’un pays non démocratique. Ces deux pays ne sont pas (ou guère) démocratiques et se mettraient en danger s’ils entérinaient une résolution internationale.

  • Anonyme

    Sarkozy devrait envoyer Céciia et Guéant régler la crise...

    • Anonyme

      ...reponse d’un sale petit #@%*+ qui, pendant que des moines se font tirer dessus en Birmanie, nous fait part de ses petites aigreurs de celui-qui-l’a–eu-dans-le-fion-en-mai.
      J’ai honte pour lui.

      • Anonyme

        Sans doute suis-je ce sal petit #@%*+ qui l’a eut dans le fion en mai dernier, cela dit je l’invente pas la Cécilia super-émissaire-plénipotenciaire-héroïne de son mari et de tout un peuple (ça va sans dire).
        Et pardonnez ma mauvaise langue chronique, mais je trouve ça admirable que Sarko découvre l’éxistence de la Birmanie pile poils au moment ou le monde entier à les yeux rivés sur ce pays. Pourtant c’est pas son style de s’emparer de l’actualité comme ça...

    • Anonyme

      tout à fait d’accord. Et, on pourrait aussi demander un rapport sur Kouchner expliquant que les dictateurs sont sympas avec leur peuple.

    • Anonyme

      Sur un sujet aussi dramatique, il n’y a pas d’humour à faire. J’aime bien l’humour, et on peut rire de tout, mais quand le sang coule, il faut savoir se tenir convenablement.

      Mon-Al

      • Yémanja
        Yémanja
        Dans l'eau
        • Posté à 21h26 le 27/09/2007
        • Internaute 15640
          Dans l'eau

        Ce n’est malheureusement pas de l’humour... mais la réalité du rapport honteux de Kouchner commandité et payé par TOTAL.
        Comment un ministre peut on être objectif quand on a couvert la construction du gazoduc et tous les maux qui en ont découlé (quasi esclavage des Karens, corruption de militaires, destruction de la forêt et des écosystèmes, déplacements forcés des village...) le tout sous la bénédiction rémunérée du couple Kouchner / Ockrent

         
        • Anonyme répond à Yémanja

          Est il possible d’avoir une copie de ce rapport a 25000 ou 50000 euros, sur internet bien sur ! !

          Un tel rapport redigé pour « dedouaner » une société partiellement privée doit etre en ligne, les Francais ont le droit et lke devoir de savoir ce que contient le torchon du MSF (Ministre Sous Fillon) bien sur

          Art 35 constitution 1793

        1 autres commentaires
    • Alice77
      • Posté à 10h49 le 04/10/2007
      • Internaute 11594

      Oui, ainsi que Louis Sarkozy, l’aîné, (y’a de la bonne beu là-bas chouchou) et pourquoi pas la nounou des enfants Sarko, pendant qu’on y est ? Et le médecin de Sissilia ? Et Bébéar, ce sous-homme qui nous pompe l’air tous les soirs sur FC dans A voix nue. Surtout pas Kouchner, on sait ce que cela lui rapporte.
      Pascale Mir

  • G2G
    G2G
    • Posté à 10h55 le 27/09/2007
    • Internaute 17663

    Oui, la France peut faire beaucoup, notemment par le biais de ses médias. Continuons à en parler, à témoigner de notre attention. Peut-etre meme pourrons nous contraindre Bernard Kouchner à réagir, à s’expliquer sur ses prises de positions. Je souhaite, pour ma part, au vu de la teneur odieuse de son fameux rapport, que la crise Birmane se transforme en Kouchner Gate.
    Pour mémoire, voici l’examen critique fait par les journalistes du Monde du fameux rapport Kouchner :
    Lien

    • Anonyme répond à G2G

      je peux te répondre oufff ! je sais que 9+6 font 96 ! lool
      merci pour ton comm avec l’article du Monde (de l’époque)

    • Anonyme répond à G2G

      et 2 + 8 font 28 !

      Lien

    • Anonyme répond à G2G

      Tout le monde sait bien que ce Kouchner est un blaireau (lui et TOUS ses prédecesseurs, de droite ou de gauche...) !
      Mais ce n’est pas le probleme.
      Dans cette affaire birmane, on ne doit pas gaspiller de l’énergie à faire de la politique hexagonale.
      C’est l’engagement personnel qui va compter, maintenant, tout de suite.
      C’est pourquoi il serait bon que la petite fixette de certains internautes sur Sarko, Cecilia et Kouchner ne leur fasse pas perdre de temps.
      Au boulot ! ...

  • Anonyme

    Pour mémoire, rappelons que le géant prétrolier français TOTAL exploite depuis quinze ans Yadana, le plus grand gisement gazier du pays.

    Comment faire SVP quand on a les mains dans le capitalisme dictatorial de pillage et d exploitation ?

  • Anonyme

    Les birmans se sont montres habiles a s attirer les faveurs de la CHine de la Russie et de l Inde pour se faire legitimer, armer, renflouer, equiper etc...

    Il faudrait que ces 3 pays ainsi que l ASEAN puissent tous ensemble leur mettre la pression. Sinon on peut etre sur qu ils vont faire un carton plein sur la rue.
    Ces militaires sont vraiment barjots.

    Mais aucun des 3 grands ne voudra remettre en cause leurs petits avantages. Il ne reste plus qu a prier..
    grande lecon de courage de ces bonzes qui maintiennent quotidiennement debout ce peuple qu on cherche a briser.

    COurage !

  • hft0
    • Posté à 11h19 le 27/09/2007
    • Internaute 11091

    Comme c’est bien de demander maintenant la fin des investissements des gros groupes français qui s’en sont mis plein les poches quand l’actualité parle de la Birmanie ... Ce Sarko me débecte avec son opportunisme à tout va

    • Anonyme répond à hft0

      et oui, ce n’est pas sarko qui fait l’actualité, mais l’actualité qui fait sarko.. : -((

    • mingalabar
      mingalabar répond à hft0
      • Posté à 19h05 le 27/09/2007
      • Internaute 17840

      Arretez d’avoir tous la mémoire aussi courte.
      Qu’on fait les gouvernements precédents ? ... lors de la première répression sanglante ? ... RIEN. Qu’on fait tous les gouvernements du Monde lorsque la Chine a envahis le Tibet ? ... RIEN et le Dafour ? ...et le RWUANDA et...et...et... ILs sont si nombreux toux ces pauvres gens qui souffrent et meurent pendant que nous parlons et que tous nos gouvernements débatent à l’infini jusqu’à l’oubli de la cause.

  • Anonyme

    La plus grosse société francaise qu’est Total en Birmanie n’investirait plus depuis 10 ans deja dans ce pays... A confirmer...

    • Yémanja
      Yémanja
      Dans l'eau
      • Posté à 21h30 le 27/09/2007
      • Internaute 15640
        Dans l'eau

      Normal les travaux sont terminés et donc les investissements arrêtés...
      Plus la peine, ils déjà sont ailleurs : Angola, Nigéria, Iran... que des démocraties et des pays progressistes.

  • Anonyme

    Combien de manifestants ?

    Quelques milliers ?

    On ne renverse pas un régime avec quelques milliers de personne, que ce régime soit démocratique ou pas.

    Certes c’est moralement dérangeant qu’il puisse avoir des morts, mais il y a eu combien de mort civil en Irak qui ont été faits sous le nom de la démocratie ?

    Si l’ensemble du peuple se soulève, il est probable que l’armée les rejoindra, et que le régime sera renversé.

    • Anonyme

      Merci, c’est sympa d’expliquer aux Birmans comment ils faut qu’ils s’y prennent pour se libérer. J’espère que certains d’entre eux vous lisent. Ils vont enfin savoir ce qu’ils ont à faire.

      A vous lire, il semblerait que si l’armée ne se range pas du côté de la population, cela voudrait dire qu’il ne s’agit pas d’une « vraie » révolte populaire digne d’aboutir !

      On peut dire cela de toutes les dictatures de la planète : Si la population continue de se faire littéralement violer et violenter par ses dirigeants, c’est qu’après tout elle est assez consentante...

      Sauf qu’au delà d’être odieux et de ne constituer qu’une tentative minable de dédouanement des responsabilités des autres nations dans l’évolution des évennements, c’est aussi complètement faux.

      C’est une trivialité, mais toutes les dictatures militaires fonctionnent sur un pricipe simple : faire en sorte d’être soutenus par l’armée. Et cela se base sur l’octroi d’un certain nombre d’avantages aux militaires qui deviennent ainsi la principale ressource des familles et de la population toute entière, prise ainsi en tenaille entre son désir de liberté et sa simple sécurité alimentaire.

      Ce système se plante en général la gueule le jour où la condition de militaire devient trop inconfortable : en raison d’une guerre particulièrement pénible à mener par exemple. C’est ce qui a provoqué la révolution des oeillets au Portugal.

      Mais en attendant... la population peut continuer de souffrir pendant longtemps.

      Visiblement, vous vous en foutez...

      • Anonyme

        Qui est plus légitime que le peuple birman d’être à même de prendre les bonnes décisions ?

        Sans nier le drame, peut on aujourd’hui affirmer que la majorité du peuple de Birmanie est prêt à changer de régime ?

        La seule chose que peuvent faire les autres pays c’est peut être de ne plus vendre d’armes.

        Malheureusement l’histoire montre que l’intervention d’un pays tiers dans un renversement de régime n’est jamais neutre, et que le pays (ou les pays) qui est intervenu avait toujours des raisons pour le faire.

        Il y a un exemple qui n’est pas si ancien et qui concerne l’Irak et GB senior après la guerre du Koweit.

        Personne ne peut être insensible à la souffrance, mais c’est très facile avec nos yeux d’occidentaux de vouloir jouer au shérif, car les personnes qui souffrent sont les locaux, mais pas nous avec nos grands principes de régisseur du monde.

  • Anonyme

    Mais où est donc passé Kouchner si prompt d’habitude à donner son avis ?

    La dernière fois qu’on a entendu parler de lui, c’était à New-York pour deux bourdes sur l’Iran. Remis à sa place (laquelle d’ailleurs ?) par Le Nain sur l’utilisation du mot guerre à propos de pression sur l’Iran puis sur sa possible visite à Téhéran, BK aurait-il appris à se taire ?

    Où alors il la ferme par solidarité envers la société TOTAL qui, elle par contre, communique à tout va pour démontrer que les bienfaits de sa présence en Birmanie et l’absence de tout contact avec l’armée birmane. Il faut dire qu’en 2002, BK Conseil avait pondu un rapport commandé par le groupe pétrolier sur l’utilisation du travail forcé.

    Le rapport qui dédouanait complètement TOTAL a rapporté 25 000 € à son auteur.

    D’après l’AFP (mercredi 26/09 à 15h), BK serait toujours à New-York, d’où il a annoncé que le Conseil de sécurité de l’ONU dont la France assure la présidence allait se réunir pour des consultations sur la Birmanie.

    Au moment où on annonce les premières victimes de la répression de l’armée birmane, quel courage politique !

    image détournée : Lien

    Posté par Citizen lambda à 00 : 00

    • pikasso02
      • Posté à 15h23 le 27/09/2007
      • Internaute 10134

      Qui êtes-vous ? Vous, tous ceux qui critiquez Bernard Kouchner. Cet homme n’a-t-il pas tout fait dans le passé pour aider les hommes ? Qui êtes-vous donc, « courageuX anonymeS » à vous abbattre sur lui ? Allons, un peu de retenue ! Et posez de bonnes questions au lieu de vous comporter en perroquets fouteurs de merde. Merci.

      • Anonyme répond à pikasso02

        Pas la peine de donner dans l’insulte.
        Je ne juge pas ce qu’a fait Kouchner dans le passé. Mais ce qu’il fait depuis qu’il peut influer sur la politique de son pays. J’ai l’impression que son sens humanitaire s’est sérieusement dilué dans l’exercice du pouvoir. Ce qui est choquant quand on connaît les actions qu’il a menées du temps de MSF. Son rapport pour Total en est une bonne illustration. Allez donc le lire sur le site de Total. C’est édifiant.

  • Anonyme

    La France n’a rien fait depuis 20 ans en Birmanie et ne peut rien faire de plus maintenant.
    La junte militaire a eut le temps de s’approprier plus des trois quart des richesses du pays (pierres précieuses, chaines d’hôtels etc....) et elle défendra ses avantages coute que coute.
    La population est une des plus pauvre du monde et l’acces du pays est difficile (pas de voies terrestres etc...)
    Il n’y a pas encore si longtemps, on ne pouvait pas séjourner plus de 7 jours dans le pays ! ! ! !
    D’ailleurs la France n’a rien fait non plus depuis un an chez le voisin de la Birmanie - La Thaïlande - qui vit aussi depuis le 19 septembre 2006 sous la dictature militaire...
    Elle attend que les généraux se partagent la cagnote du pays avec la bénédiction du bon roi de Thaïlande...
    Qu’ils aient le temps de se positionner dans tous les rouages de la vie politique...
    Qu’ils se dotent d’une constitution sur mesure (ce qu’ils ont fait il y a un mois)...
    En puis quand il sera trop tard comme pour la Birmanie, elle versera des larmes de crocodiles...

  • Anonyme

    Mais y’en a marre de cette violence, l’Homme n’a t il pas envie de gouter au sentiment d’amour ? ! ! ! Nous devons montrer l’exemple, nous les nations « riches », montrer que la loi du talion est révolue et prouver que l’on est capable d’aimer notre prochain ! ! ! l’agressivité meurt d’elle même quand on a une personne en face est pleine d’amour.
    Ces moines qui sont plein de bons sentiments se font matraquer par un pouvoir quitche et triste à mourrir ! ! ! ...
    J’envoie plein de bons sentiments et plein d’amour à ce peuple pourpre et je vous invite à vous joindre à moi. L’amour est le plus fort.

    • Anonyme

      je pense que l’armée birmane adore envoyer de l’amour sous forme de petite balle de metal sur son peuple...

    • Anonyme

      mdr l’amour, arrête je vais mourir de rire

  • Anonyme

    ah mon avis, faudrait que la thailande envoie son armée pour libérer la birmanie, comme elle l’a fait au cambodge et que l’ONU soutienne la thailande (histoire que ces derniers agissent dans le droit international et ne soient pas tentés de coloniser ce pays en retour)

    et promettre la vie sauve et une relative protection pour ceux de l’armée qui se rendent maintenant, et abattre ceux qui ne veulent pas.

  • Anonyme

    Sein Win est arrivée en compagnie de Ségolène Royal au rassemblement devant l’amabasse de Birmanie : Lien

  • Anonyme

    Alors qu’on ne s’occupe plus des affrontements intercommunautaires et du gouvernement maoïsant du Népal pour cause de danger de conflit direct avec la Chine, le fusil de l’Axe du Mal semble cette fois braqué sur la Birmanie. Il y a quelques jours, les Etats-Unis d’Amérique et les Etats-Unis d’Europe (aussi appelée Union européenne) ont fermement demandé à l’O.N.-U. de sanctionner ce pays suite à la répression d’une manifestation religieuse à Rangoun.

    Le diplomate nigérian Ibrahim Gambari et (représentant de l’O.N.-U. dans la région) a constitué une délégation pour juger sur place de l’état des lieux. Les dirigeants birmans ont reçu l’ordre de « coopérer pleinement avec cette mission ». Le président « de France », Nikolas Sarközy, a appelé l’ensemble des entreprises françaises à « faire preuve de la plus grande retenue » dans leurs investissements là-bas et de ne pas en réaliser d’autres ; alors que ce marché est l’un des rares où nous ne soyons pas concurrencés par les Américains ! Quelle inconscience ! Il n’est pas inintéressant de constater par ailleurs que les relations franco-birmanes ne sont quasi-nulles ! Chose amusante à noter : les médias qui, il y a peu, ignoraient l’existence de ce pays nous gavent de son actualité. Ne serait-ce pas pour nous préparer à une nouvelle « révolution de couleur » non plus orange, comme en Ukraine, mais safran, de la couleur de la robe des bonzes ? Supposons que l’un d’entre eux s’immole par le feu, comme au Sud-Vietnam en 1963, et la boucle de haine médiatique aura trouvé sa nouvelle cible : la junte nationaliste des généraux birmans !

    Cette stratégie rappelle celle employée il y a peu par les Américains pour justifier leurs attaques sur l’Irak et l’Afghanistan. S’il ne semble pas se dessiner d’intervention en Birmanie pour le moment, cette dernière a visiblement un rôle à jouer dans le plan mondial. Gorgée de forêts de teck, de rizières, de vallées herbeuses et de paysages escarpés, ses principales richesses sont naturelles. C’est un État-nation « à la française » caractérisé par une forte diversité culturelle, linguistique et ethnique. Peut-être que son caractère autarcique et rural est un agacement dont « Big Brother » se passerait bien, mais c’est bien mince vous ne trouvez pas ?

    La réalité est beaucoup plus simple : Les plus importants gisements de gaz naturel ont été découverts le long de la côte Ouest de la Birmanie. D’importants gisements de gaz naturel ont également été décelés le long de la côte occidentale. Ces découvertes pourraient rapporter à ce pays la somme de trois milliards de dollars par an. Ses partenaires sont pour l’instant l’Inde et la Corée du Sud (dans le cadre du projet Shwe Gas Development) bien que les principaux protecteurs de ces intérêts soient actuellement la Russie et la Chine. Pour finir, elle dispose aussi de réserves de pétroles et de pierres précieuses !

    Les moines bouddhistes souhaitent que ses richesses profitent à la population, c’est tout à leur honneur et ils sont dans leur rôle, et se croient soutenus en cela par la Communauté internationale. Mais cette dernière souhaite-elle sincèrement que de tels richesses géostratégiques profites aux travailleurs nationaux Birmans ?

    (K.H. source altermedia France)

    • Anonyme

      En voilà de bien bonnes. Vous travaillez pour TOTAL ?
      Certaines informations sont justes, seulement il y a aussi des contre-vérités qui sont révélatrices.
      Si il y a une révolution colorée qui se prépare, celà fait maintenant 17 ans qu’elle est de couleur jaune, un jaune paille, symbole de la Ligue Nationale pour la Démocratie.
      Non seulement dans le cas de la Birmanie nous sommes confrontés à un junte nationaliste de généraux birmans, mais qui plus est, elle est xénophobe, corrompue, et honnie par la population...

      Cette dictature militaire a tout de même, changer le nom du pays, et plus recemment sa capitale. Comme par hasard cette cité administrative est un bunker, protégé par des missiles en cas d’invasion... Mais en effet, il n’y a pour le moment aucune demande d’intervention militaire, ni de la part des démocrates birmans en exil, ni à l’intérieur.
      Un marché sur lequel nous ne serions pas en concurrence avec les USA ? Foutaise, que fait la compagnie américaine Unocal (28%) avec TOTAL(31%) sur le projet « Yadana » ?
      Le système « Big Brother » c’est pour le moment les généraux qui en sont les maitres d’oeuvre. Et ce n’est pas mince, mais plutôt épais comme un blindé.

  • Thucydide
    Thucydide
    Que survive la Démocratie en (...)
    • Posté à 21h52 le 27/09/2007
    • Internaute 6396
      Que survive la Démocratie en (...)

    Une dictature qui fait sans vergogne ce qu’elle veut depuis des décennies sans que personne s’y soit jamais intéressé...
    Et puis,voilà que subitement elle devient intolérable simplement parce que des moines ne pouvant plus être nourris par la population comme ils en avaient l’habitude, se sont rendu compte que les choses ne pouvaient durer et descendent dans la rue.

    Pauvres moines ! Ils se rendent compte du mal qu’ils ont laissé faire, ils tentent de corriger ce laisser-faire inexcusable, et voilà qu’ils servent de prétexte à un interventionnisme opportun dans la course effrénée aux matières premières.

    Après l’Afghanistan, l’Irak, le Darfour, l’Iran, et dans une moindre mesure le Golfe de Guinée, c’est au tour de la Birmanie. Kim-Jong-Il doit se féliciter tous les jours de n’avoir aucune richesse naturelle en Corée du Nord : il est toujours là, on traite poliment avec lui.

    Le plus à déplorer dans cette misérable affaire birmane, c’est que ce peuple écrasé, avili et asservi ne serait « libéré » que pour abandonner ses richesses et ses espoirs à ses prétendus « libérateurs ».

    J’entends ici et là que malheureusement, on ne peut rien faire, et ceci cela.
    FAUX : ou alors, il ne s’est rien passé en Serbie, il ne s’est rien passé en Irak, il ne s’est rien passé à Mogadiscio.
    Il est vrai qu’il ne s’est rien passé ni en Tchétchénie, ni en Chine, et on se demande bien pourquoi ? ; -)

    • Anonyme répond à Thucydide

      Il n’y a a ma connaissance aucune richesse naturelle en Birmanie...

  • Anonyme

    Lors du festival de films des droits de l’Homme à Paris, au printemps, a été présenté le film « Total denial » de Milena Kanewa. Il s’agit du procès intenté à Total par des Birmans victimes de travail forcé : leur lutte, ce qu’ils reprochent à Total, la réaction de Total. Site internet : Lien

  • Anonyme

    NE PASD OUBLIER : nos tours operators et le tourisme de nos conges payes et retraites dans les palaces birman a 10 mois de salaire d’un pecheur la nuit.

    un gros gros gros poste de la compta junte.

  • Anonyme

    Les pays occidentaux peuvent faire pression sur la junte birmane, soutenue pas les Chinois. Il leur suffit de menacer de boycotter les JO de Beijing. Les Chinois, qui ont investi beaucoup en Birmanie via Singapour et qui possèdent un réseau de collecte de renseignements electronique dans le pays, investissent massivement dans les Jeux qui doivent être la vitrine du succès du pays et de son retour sur la scène mondiale. En ce moment, tout l’activité des ambassades et des consulats prend en compte cette priorité. Les JO, voilà un levier puissant...

    Jean François Ueberschlag, Strasbourg

    • Anonyme

      Faire pression sur la Chine.

      C’est bien une vision d’occidentale. Chaque fois qu’on a un problème (occident) avec la Chine on se prend un retour de manivelle, et ensuite nous devons faire nos excuses.

      Aujourd’hui la Chine représente une puissance économique monstrueuse, et les derniers déboires de Danone et de Mattel montrent que même si on a raison la logique économique fait qu’on s’excuse devant la Chine.

  • Anonyme

    Je suis étonné quil n’y ait pas un seul article dans Rue89 sur le rasemblement qui a eu lieu hier (jeudi) après-midi devant l’ambassade de Birmanie à Paris ? ! A l’appel de nombreuses associations, dont info-birmanie.org, la Ligue des Droits de l’homme, Reporters sans Frontières, Amnesty International, etc. et organisée par le Dr. Sein Win, cousin de Aung San Suu Kyi et premier ministre du gouvernment en exil, une centaine de personnes se sont rassemblées dont Jane Birkin et Ségolène Royal. Pour les photos, allez voir ici :
    Lien

    Pour la vidéo ici :
    Lien@2-3224,54-960464@51-947750,0.html

    Notez qu’il y aura une autre manif samedi à 14h sur l’esplanade des droits de l’homme au Trocadéro.

  • Anonyme

    Il y a 20 ans de cela (ou presque), il y a deja eut un bain de sang en Birmanie... Aujourd’hui les manifestations semblent se calmer mais rien na évolué ! Il y a toujours la dictature au pouvoir. Alors au lieu de parler de sanctions économiques et autres absurdités qui ne changerons en rien l’état de crise de ce pays esclave de la junte militaire, je pense qu’il vaudrai mieux partir en guerre contre ce discateur. De plus cela va dans le sens de la population donc aucune liberté « personnelle » de la france et autre pays allié de serai prise.
    Et il ne faut pas oublier que la birmanie possede les personnes necessaires a une reconstruction positive ; contrairement a l’Irak (je suis contre la guerre en Irak menée par les USA) ou il n’y avais et ou il n’y a toujours personne pour reconstruir le pays.
    Partons en guerre contre la dictature et n’oublions pas ce pays qui malheureusement se trouve loin des yeux de l’occident...

  • Anonyme

    je voudrais egalement rajouter que j’ai 19 ans et que je n’avais jamais entendu parler de ce pays avant... Ce qui prouve bien que les pays accidentaux sont de gros hypocrites... Aujourd’hui on dis ça et demain tous nos groupes financiers vont aller investir dans ce pays... Sans compter les touristes qui engraissent la junte avec ses hotels de luxe et autres palaces qui ne font profiter en rien le peuple birman.
    Arretons notre hypocrisie et passons a l’action ! Il faut aller jusqu’au bout de nos paroles !

    ps : Le courageux anonyme s’appel Edouard...