19/06/2009 à 11h24

Vente du Royal Monceau : procès pour commission impayée

Laurent Léger | Journaliste

Une vente secouée de moult rebondissements, une incroyable fête où la jet set avait été invitée à le démolir pierre par pierre, des travaux monumentaux confiés au designer Philippe Starck, et maintenant une procédure judiciaire au tribunal de commerce : le palace parisien Royal Monceau vit une renaissance animée.

Jeudi 25 juin sont convoqués devant les juges consulaires une société foncière dirigée par la femme de l’ex-président de la Société Générale et les investisseurs du Qatar repreneurs de l’hôtel par un intermédiaire qui leur réclame 9 millions d’euros.

Comme toute opération immobilière d’envergure, la vente du palace né dans les années 1920 à deux pas de l’Arc de Triomphe, fleuron de l’hôtellerie de luxe avant de perdre son lustre, a donné lieu à commissions plus ou moins discrètes versées à des intermédiaires « arrangeurs d’affaires ».

L’un d’entre eux assure avoir joué un rôle crucial dans ce dossier passablement embrouillé dans lequel apparaissent, en 2006 et 2007, les vendeurs syrien Osmane Aïdi et Xavier Guerrand-Hermès, propriétaires de l’hôtel, et différents acheteurs : d’abord la société Hoche Investissement, puis le dandy millionnaire Alexandre Allard, soutenu par un fonds du Qatar, Barwa Real Estate.

Une opération qui, au fil des mois, s’est complexifiée par des défections de soutiens bancaires, des rachats de sociétés, des retournements d’alliances et des jeux de poker menteur, ainsi que par des procédures engagées dans tous les sens devant les tribunaux par les plus gros cabinets d’avocats de Paris.

Mais l’intermédiaire Pierre Reynaud, qui connaît sur le bout des doigts le monde des juridictions consulaires et assure être copain des uns et des autres, se trouve fort marri.

Selon lui, une société ayant servi de faux nez des investisseurs du Qatar dans le palace, Centuria, présidée par Nicole Bouton, la femme de l’ancien patron de la Société Générale, lui devrait 9 millions d’euros pour bons et loyaux services. Reynaud, représenté pat Me Florence Gaudilliere, ne s’est pas gêné pour assigner tout le monde la semaine prochaine au tribunal de commerce.

Selon un avocat intervenu dans l’affaire, Pierre Reynaud se trompe et ne peut réclamer une commission pour l’opération dans laquelle il ne serait pas, explique-t-il, intervenu directement. « Le vendeur a traité avec le groupe Allard, et non pas avec les Qatari. Reynaud ne peut donc assigner ces derniers ! »

Mais l’homme d’affaires assure avoir toutes les preuves et compte sur l’audience du jeudi 25 pour les étaler sur la place publique.

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  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 12h05 le 19/06/2009
    • Internaute 5710

    Vous voyez que Bouton ne gagnait pas tant que ça, puisque sa femme était obligée de travailler.

    • spaham
      spaham répond à A déménagé le 9-8
      PPCQA
      • Posté à 12h24 le 19/06/2009
      • Internaute 60591
        PPCQA

      oui, à tel point qu’ils ont dû emprunter de l’argent à leur bonne pour prendre le taxi.

      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 13h09 le 19/06/2009
        • Internaute 5710

        Même pas... ils ont fait la manche pour pouvoir repartir en Velib....
        C’est triste, hein, une vie de labeur pour en arriver là....

  • marre.du.pipe.hole
    • Posté à 13h11 le 19/06/2009
    • Internaute 20543

    Mr et MMe Bouton sont dans un bâteau .
    Poussé par moult (ex) copains , Mr Bouton prend son « golden » , pour ne pas tomber à l’eau .

    MMe Bouton , reste seule sur le bâteau , mais depuis son « parachute » , Mr Bouton la dirige , afin qu’elle ne se perde pas.

    Grâce à ce sauvetage Mr et MMe , se feront de nouveaux amis et la vie repartira comme avant ...

    Elle est pas belle la vie ! !

  • Alexad
    • Posté à 14h05 le 19/06/2009
    • Internaute 8145

    Déjà en 1998 !

    « DE NOUVELLES CRITIQUES EMISES PAR LA COMMISSION D’ENQUETE PARLEMENTAIRE SUR LES TRIBUNAUX DE COMMERCE. UN MOIS APRES AVOIR REMIS SON RAPPORT, CETTE COMMISSION SIGNALE AUJOURD’HUI A LA JUSTICE, LES FAITS LES PLUS GRAVES CONSTATES LORS DE SON ENQUETE... PREMIER TRIBUNAL DE COMMERCE VISE : CELUI DE PARIS... Façade du “ROYAL MONCEAU”, hôtel de luxe au coeur d’un dossier embarassant. Le propriétaire du groupe, malgré 2 milliards de dettes n’a même pas eu à céder son entreprise et a pu continuer son activité. La commission d’enquête. ITW ARNAUD MONTEBOURG, député PS, rapporteur de la commission d’enquête : “Nous constatons que les disfonctionnements sont généralisés et qu’à l’intérieur de ces disfonctionnements peuvent se loger la malhonneteté, la cupidité, le désir de réaliser des affaires avec le pouvoir juridictionnel qui est conféré dans le cadre d’un service public”. Façade du tribunal de commerce de Paris Courrier envoyé au parquet fronton d’un tribunal de commerce de province »

  • comptebloqué 27 juillet 2009
    • Posté à 14h08 le 19/06/2009
    • Internaute 24906
      .

    Le patron du Royal Monceau n’ a t-il pas financé Bakchich.info ?

  • vinzoseerys
    vinzoseerys
    Mâle Sain en Perpétuelle (...)
    • Posté à 14h28 le 19/06/2009
    • Internaute 66816
      Mâle Sain en Perpétuelle (...)

    Mais serait-on en France, les rois des commissions occultes ? Ou bien devenons-nous des experts en rapports surfacturés (de préférence aux dirigeants des pays de l’Opep) ?
    On a, pour commencer, un triste exemple de notre cher Koukouchner in bed à Bongo pour près d’un million d’euros, et ça ne s’arrête plus... (jusqu’à supputer que les attentats de Karachi seraient dû à des ardoises non règlées). On est en plein dedans là ! ! !

  • Pictulo
    • Posté à 16h56 le 19/06/2009
    • Internaute 23785

    Aïe, encore une affaire de commissions non versées ? Il va falloir réfléchir avant de prendre le bus...