Témoignage 18/06/2009 à 17h14

CDI viré en période d'essai, j'ai décidé de me battre

Periodedessai | Demandeur d'emploi

Après deux mois de période d’essai, mon employeur m’a brutalement remercié. Je considère qu’il s’agit d’un abus et n’ai pas l’intention de me laisser faire. La jurisprudence est explicite, je réclame plusieurs mois de salaire au titre des dommages et intérêts. De nombreux salariés sont dans ce cas : s’ils étaient informés, ils pourraient massivement se retourner contre leurs ex-employeurs.

J’ai été embauché en janvier au poste de responsable commercial, en CDI, dans une société de formation spécialisée dans le droit, avec une période d’essai de trois mois. Bien intégré, félicité par l’équipe dirigeante, j’ai rapidement pris ma place dans l’entreprise.

Humilié et réduit au silence

En pleine crise, le chiffre d’affaires n’était pas au rendez-vous. C’était déjà le cas avant mon arrivée. Verdict : fin de période d’essai au bout de deux mois et demi, dans le but de « réorganiser le service ».

La décision a été brutale, on m’a demandé de partir le jour même. Je n’ai pas été remplacé à ce jour.

Financièrement, pour l’entreprise, l’année 2009 risque d’être moins mauvaise sans responsable commercial qu’avec. La mise en place d’un tel poste met six à douze mois avant d’être rentable. La vision à court terme est poussée par la pression du chiffre.

La période d’essai n’a qu’un seul but : apprécier les capacités professionnelle du salarié. Toute rupture pour d’autres motifs doit être traitée comme un licenciement.

Une simple variable d’ajustement

Lorsqu’un employeur décide de rompre une période d’essai, le salarié, humilié et réduit au silence, se retrouve piégé, pensant que la période peut effectivement être rompue sans motif.

Qui n’a pas déjà entendu ou vécu dans son entreprise, en période de crise, « on arrête toutes les périodes d’essai » ? On assiste clairement à des ruptures dans le but de faire des économies, réorganiser ou tout simplement pour ne pas recourir au CDD.

La raison est simple : un CDI interrompu au bout de la période d’essai de trois mois coûte 10% moins cher qu’un CDD de même durée, en raison de la prime de précarité de 10%.

Les employeurs diront qu’ils ont le « droit » d’interrompre la période d’essai sans motifs. Sur le site du ministère du Travail, on peut simplement lire qu’elle « peut, sauf abus, être rompue librement sous réserve du respect d’un délai de prévenance ».

Une bombe à retardement

Pourtant, en 2007, la Cour de cassation a condamné deux fois, en octobre et en novembre, des employeurs ayant rompu des périodes d’essai pour des motifs économiques.

Lorsqu’un employeur réduit la masse salariale de son entreprise pour faire des économies en interrompant des périodes d’essai, cela suppose de respecter les règles du licenciement économique, ce qui n’est jamais le cas.

Dans un de ces arrêts de la Cour de cassation, un salarié a obtenu 35 000 euros de dommages et intérêts après une période d’essai interrompue pour des raisons économiques.

Il n’existe pas de statistiques précises sur les périodes d’essai interrompues, mais si tout le monde faisait valoir ses droits, cela pourrait représenter des sommes astronomiques.

Saisir les prud’hommes

Ce serait un juste retour des choses, qui devrait inciter les patrons à ne pas appuyer leur stratégie d’entreprise sur le dos des salariés.

Pour l’instant, les entreprises sont tranquilles. On ne parle pas de ces ruptures, on ne fait pas valoir ses droits. Dans mon entreprise, le responsable syndical s’est vite désintéressé du problème.

Pour ma part, j’ai saisi le conseil des prud’hommes en vue d’obtenir réparation de mon préjudice. Je demande six mois de salaire de dommages et intérêts, soit 35 000 euros.

  • 37505 visites
  • 89 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Pas lolo
    Pas lolo
    fasciné
    • Posté à 18h38 le 18/06/2009
    • Internaute 29635
      fasciné

    Je ne vois pas trop de différences avec ce qui se pratiquait il y a pas loin de vingt ans en ce qui concerne les textes.
    Ce qui est clair c’est, non pas que l’employeur doit te prévenir deux semaines à l’avance mais qu’il te doit deux semaines de préavis.
    Il peut très bien te demander de quitter la boutique le jour même, tant qu’il te paye tes quinze jours de rab.
    Ce n’est que hors période d’essai qu’il te doit un délai entre la remise de lettre de convocation à entretien préalable à licenciement. Enfin, ce qu’il me semble.

    Pour les 35000 roros. Faudrait quand même pas trop rêver. Les prudhommes ne sont pas forcément défavorables au salarié, mais c’est quand même pas la justice américaine /jackpot.
    Le tarif standard pour un licenciement sans cause réelle ou sérieuse, ce qui revient à dire sans que la cause réelle ait été exposée, ou que la procédure de licenciement n’a pas été suivie à la lettre, est de six mois de salaires.

    Enfin, bonne chance.

    PS EDIT :
    Je n’avais pas lu les liens en annexe. Hat tip à l’auteur si c’est lui qui les a collés, ou à celui qui les a ajoutés. C’est de la vrai matière informative sur un article et je félicite celui qui l’a placée là.

    PS2 : Pareil, je n’avais pas percuté que votre salaire de base était de 6000€ bruts. Vous êtes sure que vous n’aviez pas d’objectifs court terme. Pour un commercial à ce niveau de salaire de base, je suis un peu étonné. A moins que vous incluiez une part variable dans votre évaluation de votre salaire ?

  • barbz
    barbz
    licencié
    • Posté à 00h52 le 19/06/2009
    • Internaute 83131
      licencié

    Bonsoir,

    Merci pour ce témoignage très éclairant qui fait echo à ce que j’ai vécu aujourd’hui. Depuis 29 jours, je travaille à Pizza hut, en tant qu’employé polyvalent. L’entreprise m’a fait savoir aujourd’hui (donc après 29 jours de travail) qu’elle mettait fin à ma période d’essai, période d’essai qui était d’un mois.
    Durant tout le mois, j’ai eu l’impression de faire correctement mon travail, ponctualité irréprochable, délai de livraison correct, bonne relation avec les collègues... Certes une absence de deux jours, mais justifié par un certificat d’arrêt de travail. Durant mon (presque) mois de travail, je n’ai jamais été convoqué par mon employeur pour échanger autour de mon intégration à l’entreprise, c’est pourquoi j’ai appris avec une grande surprise cette rupture unilatérale de ma période d’essai. Je me suis donc penché sur mon contrat de travail, signé assez rapidement et sans faire attention à tous les détails, et j’ai pu y lire à l’article 2 la mention suivante : « Le présent contrat ne deviendra effectif qu’à l’issue d’une période d’essai d’un mois, non renouvelable, et des résultats de la visite médicale d’embauche. Pendant cette période, chacune des parties pourra rompre le présent contrat sans préavis, ni indemnité d’aucune sorte ». J’en ai donc conclu que le droit, ou du moins le contrat signé, était clair et donnait raison à mon employeur.
    Toutefois, à la lecture de votre témoignage, et au regard de la philosophie du droit, je suis convaincu de vivre une injustice. En effet, je n’ai pas été licencié, comme le veut le principe de la période d’essai, parce qu’il est apparu qu’après un mois je ne suis pas capable d’assurer les taches liées à mon contrat, mais parce que je suis victime d’une technique de gestion flexible et ultraproductiviste du personnel. Nous sommes le 18 Juin, et bientôt arriveront les vacances d’été, les commandes de pizza se feront alors plus rares, et les employés toujours aussi nombreux, il faut donc réduire les effectifs, après un mois de mai bien chargé, durant lequel final de league des champions et fin du championnat de France ont permis une consommation importante de pizzas !
    Je ne compte pas en rester là, mais je ne sais pas comment m’y prendre pour combattre mon employeur, je ne sais pas si j’ai le droit en ma faveur, ou plus exactement comment pourrais-je le faire parler en ma faveur ? Qu’en pensez-vous ? Comment dois-je procéder pour obtenir justice et faire admettre que j’ai été victime d’un licenciement pour des motifs économiques ( recherche de productivité maximale) ?
    Merci de me répondre
    Amicalement,

    • Periodedessai
      Periodedessai répond à barbz
      Auteur(e) de l'article Demandeur d'emploi
      • Posté à 09h37 le 19/06/2009
      • Internaute 83095
        Demandeur d'emploi

      Bonjour,
      Merci pour votre témoignage.
      C’est parce que j’ai souvent constaté ce comportement que j’ai décidé de m’exprimer sur le sujet.
      J’ai toujours refusé de me comporter ainsi avec mes équipes et les rares fois ou j’ai mis fin à une période d’essai c’était pour des raisons professionnelles, avec une recherche d’un remplacement à la clef.
      Il faut faire savoir que cela existe, et se défendre le cas échéant.
      J’ai lu ici ou là de cinglantes remarques insinuant que ce témoignage est de « l’anti patron » primaire.
      Etre patron ça s’apprend, et la relation salarié employeur doit être balisée.
      Lorsqu’on vient de trouver un job soit on s’y sent bien, on est félicité, compétent et reconnu, soit on est rapidement recadré, alerté sur ce qui ne va pas, et on peut réagir en recherchant un autre poste ou en faisant des efforts.
      Cela s’appelle du management et ce n’est pas une option.
      Une bonne façon de prouver que la période d’essai a été rompue pour des raisons économiques est de faire constater que le poste n’a pas été remplacé et qu’aucune annonce n’a été passée.

      Il faut se faire représenter par un avocat et passer à autre chose, l’objectif, le mien en tout cas, étant de retrouver le plus rapidement possible un poste et de ne pas ruminer cet échec.
      Bon courage !
      Lien

    • Sorsha
      Sorsha répond à barbz
      étudiante
      • Posté à 14h52 le 19/06/2009
      • Internaute 51236
        étudiante

      Tiens c’est marrant, j’ai une amie qui a eu un CDI à Quick l’année dernière, et pareil : licenciée sans prévenir le 29e jour, parce que l’été arrivait et qu’ils n’auraient plus assez de clients... De quoi être bien dégoûtée, mais visiblement c’est une pratique courante !

      Mon frère lui, s’est fait viré il y a peu de sa période d’essai chez SFR (au bout de huit jours, sans prévenir) parce qu’ils se sont soudain rendus compte qu’il avait un pied-bot... Soi-disant que c’était un détail qu’ils n’avaient pas vu à l’entretien et ils avaient peur que mon frère ne « tienne pas le coup » à cause de ça... Est-ce bien légal ça aussi ?

  • einna
    • Posté à 17h47 le 18/06/2009
    • Internaute 6227

    quels arguments pensez-vous faire valoir aux prudhommes, à part le non recrutement de quelqu’un sur le poste que vous occupiez pour mettre en avant l’argument économique ? A moins que votre ex employeur ne vous ait écrit les raisons de la suppression de votre emploi ?
    si tout est resté du côté de la parole, celà ne va pas être évident à plaider aux prudhommes.
    Pour le reste vous décrivez ce qui est malheureusement le lot de nombreux salariés virés juste avant la fin de leur essai, sans ménagement. Faites vous quand même aider par un spécialiste du droit du travail dans vos démarches.

    • -Candide-
      -Candide- répond à einna
      Jardinateur
      • Posté à 20h16 le 19/06/2009
      • Internaute 40778
        Jardinateur

      Question très pertinente einna.

      Si les parties (employeur ou employé) n’ont pas à fournir de motif dans le cadre de rupture en période d’essai, la notion de licenciement abusif peut s’appliquer (cf jurisprudence)

      Notre auteur, qui travaillait dans une société spécialisée dans le droit semble bien le savoir.
      Néanmoins, il lui est indispensable d’indiquer sur quel(s) point(s) il considère la rupture comme abusive afin d’invoquer la mauvaise foi de son employeur.

      La jurisprudence retient pléthore de cas de licenciements jugés abusifs
      - licenciement consécutif à un arrêt maladie, à une grossesse
      - etc.

      Sans expliciter clairement le fondement, on croit comprendre à la teneur de l’article que c’est sur la notion de « licenciement économique déguisé » que s’appuiera l’auteur.
      En fait, sa difficulté sera de démontrer que la rupture de sa période ne repose pas sur ses capacités professionnelles.

      - L’agument « CDI écourté en place du CDD pour gagner 10% » ne tient pas, car dans son cas (et il le dit lui-même clairement) :
      « La mise en place d’un tel poste met six à douze mois avant d’être rentable. »

      - L’auteur nous dit également que :
      « En pleine crise, le chiffre d’affaires n’était pas au rendez-vous. »
      Les juges devront donc essayer d’apprécier si ces mauvais résultats peuvent être imputés pour partie au nouveau responsable commercial ou si comme le dit l’auteur c’est uniquement conjoncturel et lié à la crise.
      Comme vous le dites Einna, le recrutement d’un nouveau responsable commercial serait un mauvais point pour notre auteur alors que si lors de son jugement le poste n’est toujours pas pourvu, cela jouerait plutôt en sa faveur.

      De plus, si le motif invoqué du licenciement est « dans le but de réorganiser le service », cela indique clairement que ses capacités professionnelles ne sont pas en cause.
      Mais on peut douter que cet argument ait été écrit noir sur blanc puisque l’employeur n’a pas lieu de se justifier.
      Un témoignage de quelqu’un de l’entreprise qui aurait pu entendre les propos et/ou qui puisse confirmer qu’une nouvelle organisation ait bien été mise en place serait donc plus que bienvenue..
      Dommage d’apprendre que le responsable syndical « s’est vite désintéressé du problème ». On aimerait savoir pourquoi.

      Pour l’employeur, la période d’essai est faite pour tester les capacités professionnelles d’un salarié, pas pour tester un type d’organisation et jeter les gens si cette organisation ne marche pas.

      Une remarque de base sur l’article initial :
      l’auteur nous dit :
      « Dans un de ces arrêts de la Cour de cassation, un salarié a obtenu 35 000 euros de dommages et intérêts après une période d’essai interrompue pour des raisons économiques. »
      Non, c’est inexact :
      La cour de cassation n’a fait que dire que les arguments de la défense (l’entreprise) contre un jugement établi en cours d’appel sont irrecevables. Le jugement est donc confirmé. Les 35.000 euros ne sont que l’évaluation du préjudice évalué par une cour d’appel dans un cas particulier.
      La jurisprudence porte sur la recevabilité des attendus (les arguments) de la cour d’appel, pas sur les montants.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 18h00 le 18/06/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Le but de ces périodes d’essai , au départ , c’était la réciprocité. C’est a dire qu’en période de plein emploi , il y a des lustres , ça permettait au salarié de se tirer du jour au lendemain d’une boite s’il découvrait qu’on se foutait de sa gueule...

    Par contre , bien pratique en période de chômage pour permettre aux Entreprises de faire n’importe quoi de dégueulasse ...

    Spirale infernale : il n’y aura jamais de reprises si les entrepreneurs continuent à jouer au con avec les salariés et tout le monde y perdra ..

    Et ils continuent à jouer au con . Ça s’accélère même ..

    Bon courage ..

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Numerosix
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 19h09 le 18/06/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Nous ignorons l’age et le CV de l’auteur de cette procédure...

      - Je suis cependant convaincu qu’il ne pourra faire valoir aucun droit, puisqu’il dit lui même que les objectifs n’étaient pas au rendez vous.

      * S’il s’agit d’un premier, voire d’un second poste de même nature dans un court vécu professionnel, il me semble que commencer cette vie professionnel en médiatisant un procès bizarre contre son premier employeur, lui fermera à l’avenir toutes les portes !

      Il se plaint de la prétendue brutalité de son « remerciement »...
      S’il était en Angleterre, dont on vante le système, il pourrait se brosser !

      • expat
        expat répond à Yvon le Zébulon
        • Posté à 21h19 le 18/06/2009
        • Internaute 25627

        Ce genre de vision n’est guere utile a la communaute, si personne ne se defend contre les abus, ils deviennent simplement la norme, au contraire si les dirigeants prennent des decisions stupides (et ils ne s’en privent pas) ils devraient au moins ne pas fait payer les autres, apres tout ils ne gardent leurs poste que parce qu’ils coutent cher a engager et a licencier.

        Ne revez pas tant de la Grande-Bretagne, le bon temps ou on pouvait licencier n’importe qui pour nimporte quelle raison dans les 2 premieres annees et malheureusement passe (en plus emesi elle n’es pas enorme il existe une indenite de licenciement). Par contre vos pouvez rever de la Suisse ou vous pouvez licencier n’importe qui n’importe quand a condition de resepecter les 2 mois de preavis legal et ca ne coute rien (ca n’a jamais rend la Suisse plus competitive sur le marche international, car curieusement malgre les bas salaires et l’absence de droits les prix de revient on toujours ete eleves !

        J’allais oublier, la rancune patronale est aussi courte que la politique patronale a long terme, en fait se defendre probablement augmente les chances de ne pas trainer au chomage en donnant du battant !

      • LE_DENTISTE
        LE_DENTISTE répond à Yvon le Zébulon
        le_dentiste
        • Posté à 09h08 le 19/06/2009
        • Internaute 45576
          le_dentiste

        ...« S’il était en Angleterre, dont on vante le système »...

        Ce n’est pas qu’on le vante, mais plutôt qu’il s’évente...

      • econome
        econome répond à Yvon le Zébulon
        journaliste
        • Posté à 11h39 le 19/06/2009
        • Journaliste 70396
          journaliste

        Vu son salaire (apparemment 35 000 euros = 6 mois de salaire), je doute que ce soit un premier poste....

    • I.P
      I.P répond à Numerosix
      Flat4
      • Posté à 19h17 le 18/06/2009
      • Internaute 25391
        Flat4


      Spirale infernale : il n’y aura jamais de reprises si les entrepreneurs continuent à jouer au con avec les salariés et tout le monde y perdra ..

      Mais vous n’avez rien suivi !
      Pour en finir avec la crise les chômeurs doivent devenir entrepreneurs pour rentrer dans le monde merveilleux de la micro-entreprise sans retraite décente, sans arrets de travail et sans indemnités de chômage s’il se casse la figure.
      Comme ça il pourra devenir riche à millions (enfin surtout trimer comme un fou pour rien gagner)... et surtout ne plus rien coûter à l’état au lieu de toucher son indemnité de sale feignasse de chômeur (de gauche).

      • la blatte
        la blatte répond à I.P
        Eleveur d'idées, empathovore (...)
        • Posté à 13h40 le 19/06/2009
        • Internaute 80755
          Eleveur d'idées, empathovore (...)

        Ah, on parle de moi ? ^^
        Pas près de remonter une boite dans notre joli pays !

    • Raslacouette
      Raslacouette répond à Numerosix
      • Posté à 20h01 le 18/06/2009
      • Internaute 59636

      « Par contre , bien pratique en période de chômage pour permettre aux Entreprises de faire n’importe quoi de dégueulasse … “

      Dans tous les cas, la période d’essai est un enfumage au bénéfice de l’employeur.

      Si le salarié décide de ne pas poursuivre à l’échéance de cette période, il n’a pas le droit aux indemnités ASSEDIC. Un refus de CDI ne permet pas de bénéficier d’allocation chômage.

      En clair :

      - Si vous ne convenez pas à l’employeur, il peut vous virer comme un malpropre (c’est le cas de l’auteur).

      - Si l’employeur ne vous convient pas... Vous restez quand même.

  • Ech-picard
    Ech-picard
    au fond de sa campagne.
    • Posté à 18h15 le 18/06/2009
    • Internaute 280
      au fond de sa campagne.

    « Dans mon entreprise, le responsable syndical s’est vite désintéressé du problème. “

    Question : Étais tu syndiqué ?

    • Periodedessai
      Periodedessai répond à Ech-picard
      Auteur(e) de l'article Demandeur d'emploi
      • Posté à 18h22 le 18/06/2009
      • Internaute 83095
        Demandeur d'emploi

      Non, pas syndiqué. Cela dit, il est rare de se syndiquer quand on arrive dans une entreprise....

      J’ai fait un blog pour continuer les discussions dans le temps.
      Lien

      • VIEUX SACHEM
        VIEUX SACHEM répond à Periodedessai
        ch'ti
        • Posté à 18h43 le 18/06/2009
        • Internaute 40129
          ch'ti

        Avez-vous contacté un avocat avant de prendre la décision d’attaquer aux Prud’hommes ? J’ai été Conseiller Prud’homme pendant treize ans (il y a une vingtaine d’années car je suis retraité), et je pense que votre cas ne peut aboutir qu’en Appel ou même en Cassation, avec donc des frais importants à engager.
        Le conseil d’un avocat spécialiste est de ce fait indispensable.

    • nada
      nada répond à Ech-picard
      • Posté à 18h37 le 18/06/2009
      • Internaute 25026

      quel syndicat ?

    • Kereven
      Kereven répond à Ech-picard
      • Posté à 18h44 le 18/06/2009
      • Internaute 29900

      Syndiqué ou pas.... C’est pareil.
      J’ai été viré après deux ans syndiqué, et pourtant mon syndicat a refusé de m’aider. Mon avocat m’a juste fait gagner un an de salaire brut. Il a fallu que je porte plainte contre mon syndicat pour obtenir le remboursement de mes cottisations, qui depassaient allègrement les 1%, le syndicat ayant considéré qu’étant célibataire je devais payer plus.
      Dans ce cas, il faut voir un avocat, les syndicats ne servent à rien. Même la contestation, ils ne sont pas capables de l’organiser.

      Par contre, pour un salarié qui démissionne, il faut TOUJOURS argumenter sa demission, expliquer les raisons qui poussent à partir, car c’est la lettre de démission (ou de rupture) qui est le document de travail de prud’hommes.S’il n’y a aucune justification, il n’y a aucune poursuite possible.

      En 4 ans, j’ai déjà gagné 2 procès au prud’hommes, le 3eme est en cours. Plus j’assigne et plus vite je retrouve du boulot (puisque je change de boite et donc améliore mes connaissances), mais en plus cela me rend riche.

      Il faut prendre le fric où il est, dans les entreprises.

      • romi45
        romi45 répond à Kereven
        découvre l'information
        • Posté à 08h59 le 19/06/2009
        • Internaute 20205
          découvre l'information

        « En 4 ans, j’ai déjà gagné 2 procès au prud’hommes, le 3eme est en cours. Plus j’assigne et plus vite je retrouve du boulot (puisque je change de boite et donc améliore mes connaissances), mais en plus cela me rend riche. »

        Cela fonctionne si le metier que l’on exerce n’est pas une niche ou tous le monde se connait.

        cdlt

         
        • Periodedessai
          Periodedessai répond à romi45
          Auteur(e) de l'article Demandeur d'emploi
          • Posté à 09h41 le 19/06/2009
          • Internaute 83095
            Demandeur d'emploi

          Votre propos me semble dévier de mon intention.
          L’idée n’est pas de pousser les entreprises à la faute pour s’enrichir, ni d’en faire un modèle économique.
          Je gagne ma vie avec mon savoir-faire, mon travail et de gros efforts, pas en profitant d’un système.
          Je ne veut en aucun cas que l’on assimile mes propos à ce que vous décriver comme une « combine »
          Cdlt

        1 autres commentaires
    • nada
      nada répond à Ech-picard
      • Posté à 19h02 le 18/06/2009
      • Internaute 25026

      Que dans son entreprise le syndicat ne s’intérresse pas à lui, cest une honte ! J’ai adhérer à la CNT par convictions et par amour ! et depuis, je ne regrette rien. Les syndicats ne doivent pas devenir les lêche-burnes du pouvoir ; Jamais d’entente, jamais ! , jamais !

      • obey-
        obey- répond à nada
         : -\
        • Posté à 19h08 le 18/06/2009
        • Internaute 66286
           : -\

        J’ai en effet constate (personnellement) que la CNT se bougeait plus que les autres.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 19h01 le 18/06/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    J’avoue ne pas comprendre. Période d’ESSAI » veut bien dire ce que ça veut dire !

    [ période d’ESSAI ], sinon pourquoi prononcer ou écrire ce mot ?

    ° Comment prouver que le motif réel de votre licenciement ne serait pas lié au constat simple que vous ne convenez pas au poste.
    - Difficile, à mon avis !

    • LE_DENTISTE
      LE_DENTISTE répond à Yvon le Zébulon
      le_dentiste
      • Posté à 09h17 le 19/06/2009
      • Internaute 45576
        le_dentiste

      et s’ils sont plusieurs dans le meme cas simultanément ?
      En période de crise, rompre plusieurs périodes d essais en meme temps, et à un moment ou les finances sont justes.... c’est effectivement discutable. Tout réside dans l obtention de preuves allant dans ce sens.

    • Strelok
      Strelok répond à Yvon le Zébulon
      Humain
      • Posté à 12h39 le 20/06/2009
      • Internaute 51074
        Humain

      Parfaitement d’accord. Une période d’essai, c’est comme son nom l’indique une période pendant lesquelles l’employeur et le salarié s’essaient mutuellement. Si d’un côté ça ne colle pas, on met fin à la relation. Et le salarié est au courant que pendant la période d’essai il peut se faire lourder du jour au lendemain (enfin il y a surement une procédure à respecter tout de même pour le faire), c’est comme ça. Il peut aussi quitter son job s’il ne lui convient pas, alors qu’une fois la période d’essai, s’il ne respecte pas le préavis, il peut devoir payer des dommages et intérêts à son employeur.

      S’il faut avoir un motif réel et sérieux qui puisse être prouvé, bref s’il faut une faute grave ou un motif économique, quel est la différence entre la période d’essai et le CDI direct, du coup ?

      Est-ce que ça n’est jamais venu à l’idée de personne, que s’il n’y avait pas de période d’essai, des tas d’employeurs hésiteraient fortement avant de s’engager dans un CDI, sachant qu’une fois signé, ils sont bloqués avec le salarié, période d’essai ou pas ? Et que donc ça ferait moins d’emplois ?

      Parce que des abus, y en a des 2 cotés, faut pas l’oublier... les salariés ne sont pas tous des saints, les patrons non plus.

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 19h03 le 18/06/2009
    • Internaute 66286
       : -\

    La décision a été brutale, on m’a demandé de partir le jour même. Je n’ai pas été remplacé à ce jour.

    Ben pas grand chose a dire vu que vous n’avez pas ete remplace.

    C’est le jeu ma pov lucette.

    Je connaissais un mec (connu lors d’une periode de formation) qui attaquait systematiquement aux prudhommes les societes qu’ils quittaient .... et ca marchait (il avait 5 affaires sur le feu).

    Farid si tu nous ecoutes, tu dois etre millionnaire maintenant ;)

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 19h06 le 18/06/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « ....CDI viré en période d’essai, j’ai décidé de me battre.... »

    ► C’est bien,
    ainsi vous pourrez retrouver du boulot,
    en valorisant l’esprit de collaboration avec votre employeur, dont vous entourez votre approche du travail.

    • Dicko
      Dicko répond à Pierrrrre
      __
      • Posté à 20h15 le 18/06/2009
      • Internaute 73136
        __

      Je crois que l’idéal serais plutôt de trouver du travail avant d’entamer la procédure. Ce qui permettrait à la fois de retrouver du boulot et de faire respecter ses droits...
      Et puis, sait on jamais, peut être que son nouvel employeur comprendrait sa démarche contre un patron qui abuse du système.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 19h14 le 18/06/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « ....Je demande six mois de salaire de dommages et intérêts, soit 35 000 euros.... »

    ► Salaire donc de plus de 5000 euros net par mois, pour un coût mensuel pour l’entreprise de 10 000 euros net .

    Si vous les valez vraiment,
    vous retrouveriez facilement un travail à votre niveau,
    mais à mener ainsi des combats de syndicaliste procédurier,
    vous vous grillez définitivement pour tout poste à responsablilité.

    Il vous restera par contre possibilité de créer votre entreprise.. et dans ce cas, méfiez vous des collaborateurs que vous prendrez comme salariés.. qu’ils ne vous considèrent pas telle une vache à lait...

    • Dicko
      Dicko répond à Pierrrrre
      __
      • Posté à 20h23 le 18/06/2009
      • Internaute 73136
        __

      « ...vous vous grillez définitivement pour tout poste à responsabilité... »

      Lorsqu’on occupe un poste à responsabilité et que l’on embauche quelqu’un en s’engageant à le garder s’il convient, on se « grille » au moment où on le vire pour un autre motif.

      J’opine que Periodedessai ne commettra pas cette faute à l’avenir...

    • Network 23
      Network 23 répond à Pierrrrre
      identité perdue dans mes papiers (...)
      • Posté à 21h37 le 18/06/2009
      • Internaute 23367
        identité perdue dans mes papiers (...)

      Faire respecter le droit du travail, c’est être procédurier, bien sûr !

      Par contre, envoyer un môme en prison parce qu’il aurait, peut-être, éventuellement, sait-on jamais, envoyer une canette sur un keuf pendant une manif, c’est faire preuve d’une saine fermeté !

      Et nier à un demandeur d’asile son droit de porter recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), ou envoyer des Afghans en charter collectif en Afghanistan malgré condamnation préalable du Conseil d’Etat, c’est faire preuve d’un... excellent savoir-vivre, qui s’embarrasse pas des lois qui ne servent à rien.

    • econome
      econome répond à Pierrrrre
      journaliste
      • Posté à 11h46 le 19/06/2009
      • Journaliste 70396
        journaliste

      Ben heureusement que il y a des « procéduriers », sinon à quoi serviraient les règle du jeu (heu pardon les lois du code du travail).
      Je ne sais pas si ce cas en vaut le coût en particulier mais je trouve exaspérant qu’il y ait toujours des gens pour dire que ça ne sert à rien, qu’il faudrait mieux aller de l’avant, que ça va vous griller. Et merde, et le sentiment de justice alors ? Si vous vous faites agresser vous portez plainte, même si le type était masqué et qu’on ne le retrouvera sûrement jamais.
      Si tout le monde pense comme vous, c’est sûr qu’il va se « griller définitivement » (rien que ça...). Mais si tout le monde allait aux prud’hommes quand les entreprises abusent, il n’y aurait plus de problème car les entreprises sauraient qu’on ne va pas se laisser marcher sur les pieds.

  • Adibou
    • Posté à 19h33 le 18/06/2009
    • Internaute 19888

    Je crois que mon commentaire ne s’est pas affiché donc je le réécris :

    J’ai subi le même problème !
    Embauché fin octobre 2006 en CDI par DisneyLand Resort Paris, en tant que « vendeur boutique », j’en ai été licencié la veille de la fin de ma période d’essai de 45 jours.
    Arrivé comme d’habitude au travail, je commence mon service et 10 minutes après on vient me chercher pour me dire que le Senior Manager veut me parler. Me virer conviendrait mieux en fait. Il me dit que je ne serai pas conservé car ne disposant du « profil merchandising ».
    Parlant couramment 3 langues et comprenant l’italien, l’allemand et le portugais, moi petit étudiant en LEA option marketing, je ne correspondais pas à ce fameux profil...
    Las ! J’ai compris tout de suite que le prétexte était fallacieux mais je n’ai pas porté l’affaire devant les prud’hommes par manque de temps, l’urgence était pour moi à retrouver un job pour payer mon loyer.

    La logique de ce licenciement était claire : Disney embauche des étudiants à mi-temps en CDI aux périodes fastes (Halloween, Noel) et les expédie durant leur période d’essai pour économiser primes de fin de contrat et de précarité.

    J’ai étrangement remarqué qu’une grande partie des « cast members » embauchés en même temps que moi avait subi le même sort, peu de temps avant la fin de leur période d’essai, et toujours sans motif réél.

    Alors, simple coïncidence ou douteuse gestion des ressources humaines ?

    • Photine
      Photine répond à Adibou
      • Posté à 20h37 le 18/06/2009
      • Internaute 11770

      Ce qui est dommage, c’est de ne pas avoir fait un contentieux après.

      D’ailleurs, vous devriez vérifier si vos possibilités de recours ne sont pas encore prescrites.

    • Eliott
      Eliott répond à Adibou
      • Posté à 20h52 le 18/06/2009
      • Internaute 24550

      Dans votre cas ce n’est pas contestable, on vous donne un motif qui se tient. Maintenant, il faudrait que les DP/CE démontrent que l’entreprise est coutumière du fait pour peut être aller sur la mauvaise foi de l’employeur.

      Tout seul dans votre coin vous avez aucune chance.

    • Pierrrrre
      Pierrrrre répond à Adibou
      → → → → → → → le marché autant (...)
      • Posté à 12h36 le 19/06/2009
      • Internaute 23078
        → → → → → → → le marché autant (...)

      « ....Alors, simple coïncidence ou douteuse gestion des ressources humaines ? ... »

      ► Votre analyse est certainement exacte...
      et la gestion humaine de l’entreprise que vous qualifiez de douteuse, est simplement opportuniste par rapport aux obligations imbéciles qui pèsent sur les employeurs.

      Plutôt que de vous en prendre à l’employeur, vous feriez mieux de vous interroger sur les comportements retors et obligatoires engendrés par un code du travail malsain.

      L’employeur savait pertinemment qu’il vous embauchait pour un temps donné,
      et il a simplement utilisé la méthode la moins coûteuse pour l’entreprise, ce qui est un signe de bonne gestion.

      Si l’employeur ne vous a pas prévenu, c’est qu’il ne pouvait le faire, vous imaginant de toutes les façons suffisamment au courant de ces comportements tordus que le code du travail oblige les entreprises à adopter.

      • Dicko
        Dicko répond à Pierrrrre
        __
        • Posté à 13h44 le 19/06/2009
        • Internaute 73136
          __

        « ...la gestion humaine de l’entreprise que vous qualifiez de douteuse, est simplement opportuniste par rapport aux obligations imbéciles qui pèsent sur les employeurs... »

        Je me demande bien à partir de quel moment vous qualifieriez une gestion humaine de douteuse...
        Le fait est que de plus en plus de cadres se plaignent de la gestion RH, et du comportement inhumain de leurs patrons.
        La question est de savoir quand est ce que cette gestion vous touchera directement ? ( Parce que je ne peux imaginer que vous soyez un employeur, qui ne pourrait pas être aussi méprisant des droits des salariés ).

         
        • Pierrrrre
          Pierrrrre répond à Dicko
          → → → → → → → le marché autant (...)
          • Posté à 17h16 le 19/06/2009
          • Internaute 23078
            → → → → → → → le marché autant (...)

          « de plus en plus de cadres se plaignent de la gestion RH, et du comportement inhumain de leurs patrons. »

          ► C’est une des conséquences directe d’un droit du travail imbécilement contraignant pour l’employeur :

          Celui-ci ne pouvant impunément débaucher en fonction des besoins de son entreprise,
          il est obligé de passer par des méthodes tordues et malsaines afin d’inviter les gens à la sortie :
          les pousser à l’erreur ou à la démission.

          Un travail doit se faire par un accord employé/employeur.. et générer un résultat gagnant/gagnant où employé et employeur trouvent leur compte.

          Obliger un employeur à garder un employé dont il veut se débarasser est générateur de relations et procédés malsains, et d’une inertie et frilosité qui sont contraires au dynamisme nécessaire pour le pays.

          • Dicko
            Dicko répond à Pierrrrre
            __
            • Posté à 19h03 le 19/06/2009
            • Internaute 73136
              __

            J’ai du mal à croire qu’il y ait encore des ultra libéraux qui osent ce genre de discours avec la crise du capitalisme actuelle.
            On ne vous refera pas, mais n’oubliez pas que la Loi est là pour protéger les plus faibles, pas les plus forts...

            • Pierrrrre
              Pierrrrre répond à Dicko
              → → → → → → → le marché autant (...)
              • Posté à 09h45 le 20/06/2009
              • Internaute 23078
                → → → → → → → le marché autant (...)

              « ... des ultra libéraux.... »

              ► « Ultra », c’est pour faire peur aux petits enfants ?

              ––––––––

              « .... la crise du capitalisme actuelle.... »

              ► Il est vrai qu’une crise du socialisme, ça a quand même plus de gueule.. alors que là, sans les médias, on ne s’en rendrait même pas compte..
              Ah... rien ne vaut les soupes populaires des crises des pays socialistes.. surtout quand y’a plus de soupe à distribuer...

              –––––––

              « ..... la Loi est là pour protéger les plus faibles, pas les plus forts… »

              ► L’argument sectaire des gentils qu’il faut protéger des méchants..
              ..même argument dans les sectes,
              chez les fascistes,
              chez les islamistes,
              comme chez les socialistes ;

              ils ont besoin de méchants afin de justifier leur existence.
              Et quand les méchants n’existent pas, ils en inventent,
              jusqu’à porter tort aux gentils...

              Pour info, la loi est destinée à établir un cadre de vie destiné à rendre les relations entre les individus, les entreprises, lkes institutuions, plus rationnelles et moins conflictuelles.

              • Dicko
                Dicko répond à Pierrrrre
                __
                • Posté à 13h03 le 20/06/2009
                • Internaute 73136
                  __

                Revoyez votre histoire du droit mon cher...
                Mais j’ai bien compris que le mot faible ne signifiait rien pour vous.
                Demandez aux salariés de continental leur définition de ce mot.

                • Pierrrrre
                  Pierrrrre répond à Dicko
                  → → → → → → → le marché autant (...)
                  • Posté à 15h18 le 20/06/2009
                  • Internaute 23078
                    → → → → → → → le marché autant (...)

                  « ...le mot faible ne signifiait rien pour vous.... »
                  ► faible d’esprit ?
                  mais si, ça me parle.. la preuve...

        5 autres commentaires
  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 20h33 le 18/06/2009
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    Mon pauvre petit gars...

    Enfin bon, on a le droit de râler. Mais qu’un journal soit relayeur d’un râlage aussi immature professionelement... La semaine prochaine on aura kevina de 13 ans qui nous dira que « les garçons ils sont trop bêtes » ?

    Quand un employeur vire un salarié, c’est à l’employeur de prouver que le salarié est fautif. C’est dur dur et ça se prépare à l’avance avec envoi de recommandé, piégage en rêgle...
    En période d’essai c’est au salarié de prouver que l’entreprise est fautive. Et quand on y va fleur au fusil, sans rien, qu’une vague présomption de licenciement économique...
    Et un tribunal se base sur des faits, des documents, pas des présomptions, des généralités, des façons de faire.

    En bref, pour une rupture de période d’essai, le salarié doit prouver avec documents officiels qu’il s’est fait couillonner. Bon courage ! !

    Ce genre de post est une pub pour les avocats du travail ? Faut pas faire croire au salarié de base sans connaissance juridique qu’on peut gagner plein d’argent dés qu’on se fait baiser par son patron.

    • Eliott
      Eliott répond à azerty69
      • Posté à 20h48 le 18/06/2009
      • Internaute 24550

      Je suis d’accord sur votre remarque sur le n’importe quoi de l’article.

      Par contre une rupture de période d’essai demande un minimum de formalisme et avant de se positionner il faut un minimum d’élément.

      Pour les tribunaux non professionnels (prud’hommes) et professionnels les décisions ne sont pas toujours conformes aux droits et parfois il est impossible d’aller en cassation car les décisions sont tellement pas rendus en terme de droit et que la cassation est uniquement là pour juger sur la forme.

      Il y a une grosse part « loterie » dans la justice et souvent un dossier qui se tient peut être perdu tout comme un dossier vide peut être gagné.

      Il faut également savoir que la justice est de moins en moins favorable aux salariés et encore moins aux salariés cadres.

    • Diane67
      Diane67 répond à azerty69
      • Posté à 10h07 le 19/06/2009
      • Internaute 24216

      c’est sans doute crûment dit ,mais c’est loin d’être faux

  • Eliott
    • Posté à 20h36 le 18/06/2009
    • Internaute 24550

    Vous pouvez toujours aller aux prud’hommes, après il faut voir exactement votre dossier et les documents que vous avez.

    Il y a certains points à respecter concernant la rupture de la période d’essai, mais en général les employeurs les connaissent.

    Dans votre situation, il peut y avoir un préjudice important si par exemple vous avez été débauché par cette entreprise.

    Maintenant concernant les prud’hommes les décisions rendues dépendent énormément des prud’hommes (lieu), des juges et du collège.

    Il faut savoir que certains prud’hommes dans les collèges cadres n’hésitent pas à faire payer le salarié si ils estiment qu’il a tort.

    Je ne vois pas trop l’intérêt de votre article qui est plus du domaine du blog et je trouve que depuis quelques temps RUE89 fait de moins en moins dans l’information (entre un gérant d’entreprise qui se plaint de pas avoir le RSA et votre article je cherche de plus en plus l’info).

    • Photine
      Photine répond à Eliott
      • Posté à 20h40 le 18/06/2009
      • Internaute 11770

      « en général, les employeurs les connaissent »

      Oui, oui, vous connaissez bien les entreprises, vous.
      Généralement, les employeurs connaissent très mal le droit du travail, ne se donnent pas la peine de consulter un avocat et ne respectent pas les règles selon la logique du droit du plus fort.

      Etant donné que le salarié lui, doit effectivement aller aux prud hommes pour faire valoir ses droits.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2