Enquête 11/06/2009 à 13h17

Caisses de congés payés du BTP : un trésor de 777 millions

David Servenay | Ex-Rue89

Jean Arthuis a déterré un trésor caché : les artisans réclament une réforme, les géants du bâtiment font le gros dos.


’Chantier interdit au public’ (Mzelle Biscotte/Flickr).

Une fois n’est pas coutume, rendons hommage au Sénat et à son opiniâtre président de la commission des finances, le centriste Jean Arthuis. L’ancien expert comptable a plongé son nez dans les comptes des caisses de congés payés du BTP. Il a trouvé un trésor de 777 millions d’euros...

Le magot endormi du paritarisme

Il aura fallu quelques coups de semonce pour que l’Union des caisses de France (UCF) consente à lever le voile sur son fonctionnement. Après la longue enquête menée par Rue89, puis la grogne des entreprises, voici que les parlementaires et le gouvernement s’intéressent à ce magot endormi du paritarisme. Ce qu’ils découvrent est étonnant.

Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, les caisses de congés payés du bâtiment gèrent l’argent des vacances des ouvriers du BTP depuis 1937. Le principe est simple : les employeurs versent à ces associations l’équivalent des congés payés (plus les congés intempéries et le risque accident du travail), qui est restitué au bout d’un an aux salariés des entreprises cotisantes.

Ce système pose plusieurs problèmes :

  • il coûte cher, car il prive la trésorerie des entreprises de l’argent des congés (20% de la masse salariale) pendant un an ;
  • il est peu fiable : les coûts de gestion des caisses varie de 15 à 75 euros par dossier, selon les régions ;
  • il alimente des dérives car les organisations patronales s’en servent pour prélever, parfois indûment, leurs cotisations ;
  • il est très opaque : nul ne connaissait jusqu’à maintenant l’état de leurs comptes.

Il y a un an, nous avions interrogé Claudine Metz, directrice de l’UCF, organisme qui coiffe les 31 caisses régionales et celle des travaux publics :

« Les cotisations, disait-elle, couvrent exactement le coût des congés payés, tel qu’ils sont payés par les caisses avec un certain nombre d’avantages, notamment une prime de vacances de 30%. » (Voir la vidéo)

Depuis, l’Union des caisses de France a placardisé Claudine Metz, remplacée par Pierre-Yves Tanguy, apparatchik du BTP, ex-secrétaire général de la Fédération française du bâtiment (FFB). Sa mission ? Faire le ménage, mais sans bruit. L’UCF a lancé en 2008 une procédure d’audit confié à KMPG.

« La gestion et la destination des excédents de résultat financier demeurent opaques »

A force de batailler, Jean Arthuis a pu obtenir quelques éléments de cet audit. Il les a présentés la semaine dernière à la commission des finances du Sénat. Rue89 s’est procuré le texte de cette intervention. Qu’y apprend-t-on ?

  • Sur l’exercice 2007-2008, les caisses ont prélevé 6,09 milliards d’euros de cotisations et versé 6,01 milliards de congés payés.
  • Les intempéries ont coûté 72 millions d’euros et le risque accident du travail 40 millions.
  • Le niveau des « réserves » atteint 777 millions d’euros, dont 243 millions de « réserve statutaire » et 534 millions de « fonds disponibles ».
  • Les placements financiers réalisés ont rapporté 134 millions d’intérêts, y compris dans quelques paradis fiscaux anglo-normands...
  • Les caisses ont versé aux organisations patronales des cotisations, « facultatives » précise Jean Arthuis, à hauteur de 63,6 millions d’euros pour la FFB et 6,5 millions d’euros pour la Capeb.
  • « Ces 32 caisses emploient 920 collaborateurs en équivalent temps plein et effectuent 4 millions de paiements par an auprès des 1,6 million de salariés répartis entre 210 000 entreprises, dont plus de 70% de moins de dix salariés. »

Dans sa présentation aux sénateurs, Jean Arthuis met en cause la « gestion et la destination des excédents de résultat financier [qui] demeurent opaques ». Tout comme le « patrimoine immobilier » qui n’est pas chiffré. L’absence de publicité des comptes, ajoute le représentant de la Mayenne, pose « le problème de la gouvernance des caisses et du déficit d’information auprès des employeurs et des salariés ».

Les caisses du BTP, une affaire UIMM bis ?

Dans ce constat accablant pour les patrons du BTP, véritables gestionnaires des caisses puisque les salariés n’y sont pas représentés, Jean Arthuis cite à deux reprises l’audit réalisé l’an dernier sur les caisses de congés payés :

  • « Elles sont devenues inutiles, coûtent cher, sont génératrices de complexité, n’évoluent pas. »
  • « L’hétérogénéité des pratiques au sein des caisses, l’indépendance recherchée par certaines d’entre-elles ainsi que l’insuffisance de coordination et de contrôle de la part de l’UCF ne permettent pas le fonctionnement de l’ensemble des caisses en véritable réseau. Cette situation génère un risque supplémentaire d’image d’inefficacité et constitue un frein à la transparence et à l’opportunité d’établir des comptes combinés au niveau du réseau. »

En clair, ce système particulièrement opaque est à réformer d’urgence. Commentaire lapidaire de Jean Arthuis :

« Il va falloir que la FFB, comme l’UIMM, revoie sa procédure de gouvernance. »

Le sénateur de la Mayenne ne prononce pas le terme de « caisse noire », mais il s’interroge sur la présence de « produits toxiques » dans les réserves de certaines caisses régionales qui, en plaçant leurs économies dans des « fonds de fonds » ou dans certains paradis fiscaux, vont sans doute perdre beaucoup de plumes :

« J’attends les comptes arrêtés au 31 mars 2009. »

Rififi chez les patrons : les petits râlent, les gros se taisent

Laurence Parisot, d’habitude si prompte à commenter les dérives du paritarisme, n’a jamais rien dit sur les caisses de congés payés du BTP. Il faut dire que la branche du bâtiment est, derrière l’UIMM, le second bailleur de fonds du Medef. Le président de la FFB occupe traditionnellement le poste de trésorier du Mouvement.

Ces derniers temps, Jean Lardin est plus prolixe. Le président de la Capeb a compris l’urgence de la réforme à mener, après avoir vu quelques documents résumant l’audit de KPMG :

« Je n’ai pas l’intime conviction que ce système soit clair, net et précis. Quand vous avez une mine d’or comme ça, il faudrait être fou pour noyer les galeries ! »

La mine d’or, c’est une série davantages qui fait vivre les organisations patronales depuis des décennies. Pour Jean Lardin, personne n’a intérêt à remettre en cause cette vache à lait :

  • « Les caisses de congés payés ont financé les locaux de la FFB et maintenant, elle les loue aux caisses. »
  • « L’essentiel des partis politiques étaient financés par des activités liées aux grands secteurs de notre pays : la grande distribution, le bâtiment... »
  • « La Fédération nationale des travaux publics a sa propre caisse et l’audit n’en dit rien. Comment fait Bouygues par exemple ? Je n’en sais rien. »

Sur les cotisations patronales un peu trop facilement perçues, le président de la Capeb propose de certifier la procédure par un document où l’entreprise est clairement informé qu’elle cotise à l’une ou l’autre des organisations (FFB ou Capeb). Quant à l’UCF, elle est toujours aussi peu loquace :

« L’Union des caisses de France ne souhaite pas commenter l’actualité du réseau. »

Photo : ’Chantier interdit au public’ (Mzelle Biscotte/Flickr).

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  • 44 réactions
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  • BobCat
    BobCat
    observateur
    • Posté à 18h56 le 11/06/2009
    • Internaute 71310
      observateur

    Inéluctablement et de façon « décomplexée » comme dit souvent le guide suprême à l’Elysée, la France se mue en République bananière !

    Et les français s’en accommodent très bien, la preuve, à chaque éléction, c’est toujours les tenants de la doctrine du « chacun pour soi, ne te mêle pas de mes oignons », qui récolte la majorité des voix !

    Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes !

    • padiran
      padiran répond à BobCat
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 19h16 le 11/06/2009
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      La France en est restée, sur le plan mental, à la monarchie, c’est à dire que celui qui possède un titre, une fonction ou le rang de notable n’est que peu contesté.
      Que l’on soit Président de la République, d’une association de pétanque ou notaire à trifouillie les oies, il faut vraiment mettre la barre très haute dans le délit pour qu’un citoyen ose dire « heu... ». Celui qui le fait le premier est soupçonné de folie ou pire de gauchisme.

       
      • chapolin
        chapolin répond à padiran
        scoresdownload.com
        • Posté à 21h58 le 11/06/2009
        • Internaute 41320
          scoresdownload.com

        Oui on est très prout prout en France.

      1 autres commentaires
  • fidal
    fidal
    guide de tourisme
    • Posté à 14h14 le 11/06/2009
    • Internaute 50600
      guide de tourisme

    BEURK

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 14h22 le 11/06/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Quand ARTHUIS propose des réformes çà fait flipper.

    Le seul moyen pour les ouvriers du BTP de faire des réformes qui obligent à déclarer tous les travailleurs, à les payer correctement y compris le salaire différé assurant les protections sociales, c’est de destituer les patrons, de destituer les législateurs, les exécuteurs, et de tout faire eux-même.
    L’administration, c’est comme le chantier, on bosse mieux quand y’a pas le patron.

    Et puis çà permetrait de faire une première maison à tous ceux qui n’en ont pas, au lieu de faire des troisième, dixième, maisons aux gros pleins de soupe. Ou des bâtiments pourris pour les gros pleins de soupe qui les loueront 2/3 de smic à des smicards.

    Y’a-t-il des gens pour mettre en oeuvre le projet socialiste ?

    Ah ben non, ce serait trop méchant, à bas la violence, on a qu’à prier pour que les patrons se moralisent. On devrait les y inciter avec des gros chèques.

  • Hlebon
    Hlebon
    étudiant en droit
    • Posté à 14h36 le 11/06/2009
    • Internaute 42634
      étudiant en droit

    Arthuis est un élu qui aime bien tout ce qui est finances publiques...

    Il a découvert un joli pactole.

    A voir ce qu’il faut en faire et ce qu’il va proposer, Jeannot est tout de même d’avis de supprimer les cotisations sociales, il n’a donc pas que des bonnes idées.

    • sarkophage_xyz-
      sarkophage_xyz- répond à Hlebon
      • Posté à 14h46 le 11/06/2009
      • Internaute 24987

      Ca oui, il est bien capable de règler le problème en supprimant les congés payés.

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 14h57 le 11/06/2009
    • Internaute 9562
      alchimiste

    En tant qu’ultra neuneu sur ces questions, j’ai compris ce que j’ai lu. Chapeau !

    En tant qu’ultra neuneu... Si la sécu gère une caisse de solidarité, il y a un trou, si c’est le patronat, il y a un trésor. Alors j’ai peur d’avoir des idées de neuneu. Heureusement, Autist reading m’a rebranché deux ou trois neurones (ya encore du boulot).

    J’ai quand même une idée de neuneu : Si, au lieu de persécuter les crève-la-faim, la justice mettait un peu plus la pression sur le patronat, on pourrait peut-être proposer aux éventuels gestionnaires ultra-compétents qui se seraient éventuellement compromis dans quelque éventuelle infraction de voir leurs éventuelles condamnations commuées en Travaux d’Interêt Général pour la sécu ?

    Si on attrapait ceux qui ont volé des subventions publiques pour aboutir à des licenciements massifs ultra rentables, on pourrait peut être obliger ces gens pas neuneus du tout à bosser gratos pour la sécu jusqu’à ce que le déficit en soit résorbé ? Ils seraient motivés.

    Oh, ne me traitez pas de rêveur gauchiste... Je sais bien...

  • fidal
    fidal
    guide de tourisme
    • Posté à 16h30 le 11/06/2009
    • Internaute 50600
      guide de tourisme

    J arrive

    • GROS CON DE PATRON
      GROS CON DE PATRON répond à fidal
      RACKETE
      • Posté à 16h45 le 11/06/2009
      • Internaute 82485
        RACKETE

      Du racket....... avec la crise virtuel,J’ai demandé un délai de paiement pour les congés payés car gros soucis financier et pas de trésorerie.

      J’ai reçu en retour une assignation au tribunal de commerce de Caen.....Je ne vous parle pas des huissiers et des lettres recommandées.

      Aucun dialogue possible il préfère mettre trois personne au chômage ....

      Quand allons nous nous révolter nous petit artisan de ses racketteurs.

      Agissons comme les agriculteurs, arrivons en force et bloquons leurs palais de marbre avec bureaux climatisés construits et payée avec notre sueur et notre argent.

      L’union fait la force mais pas avec la FFB ou la CAPEB qui sont parties prenante.

      Signé d’un petit patron avec un état d’esprit d’ouvrier

  • Turlough
    • Posté à 16h43 le 11/06/2009
    • Internaute 17471

    Intéressant.

    Il me semble qu’il manque l’essentiel pour la compréhension de cet article :

    Comme dans le spectacle, la caisse de congés permet de centraliser les congés payés pour des salariés qui souvent travaillent pour plusieurs employeurs dans la même année. Le fait qu’elle soie gérée que par les employeur n’est pas très sain, mais malheureusement logique : les congés payés ne sont payés que par l’employeur à la différence des caisses paritaires pour lesquelles les cotisations viennent de la part patronale et de la part salariale (d’où la différence entre le salaire brut et le salaire net). D’où mon étonnement par rapport à l’expression « paritarisme » employée dans l’article, pour faire du « paritarisme »... il faut être une paire, ce qu’est pas le cas pour les caisses de congé.

    PS : Dans le spectacle la caisse des congés semble tout aussi opaque.

    • David Servenay
      David Servenay répond à Turlough
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 16h53 le 11/06/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Formellement, Turlough, vous avez raison : la gestion des caisses n’est pas paritaire, puisque exclusivement aux mains des (gros) employeurs. Aucun artisan indépendant dans les AG des caisses.

      Par contre, je ne suis pas d’accord lorsque vous dites que les congés payés sont une cotisation « patronale ». C’est de l’argent de l’entreprise pour ses salariés.

      Enfin, ce que vous dites sur le turn-over au sein de cette branche professionnelle est faux.

      Le raisonnement qui prévalait à l’époque de la création des caisses (1936-37) d’ouvriers nomades est complètement éculé. Au contraire, le turn-over dans le BTP est l’un des plus faibles du monde salarié (voir chiffre de la Dares), notamment parce qu’il s’agit de métiers « en tension » où les ouvriers qualifiés ont plutôt l’embarras du choix pour trouver du boulot.

      • Malened
        Malened répond à David Servenay
        • Posté à 17h19 le 11/06/2009
        • Internaute 34755

        Il n’empêche (et je suis d’accord avec les termes de votre réponse à Turlough) que la même opacité prévaut à la Caisse des Congés Spectacles, alimentée par tous les employeurs d’intermittents (spectacle et audio visuel). L’obligation nous est faite de leur verser les cotisations, y compris pour des gens en cours de professionnalisation (dont bon nombre ne deviendront jamais professionnels) ou des artistes étrangers « de passage » qui jamais ne demanderont ce à quoi ils ont droit.
        Pour l’employeur, c’est 14,70% du brut (non abattu), pour le salarié 10%. Impossible de savoir où passe la différence, ni à quoi elle sert... Et en plus, si l’employeur a des soucis de trésorerie, les salariés sont pénalisés et ne perçoivent pas la totalité de leurs congés tant que l’employeur en question n’a pas régularisé...
        Nous aussi on aimerait savoir ce que devient ce « trésor » dont on ignore même le montant...

      • Turlough
        • Posté à 20h32 le 11/06/2009
        • Internaute 17471

        La « cotisation patronale » ou « part patronale » est pourtant le terme officiel, celui qui est mentionné sur les fiches de paye et probablement dans le Code du Travail. Un contrat de travail est établi sur la base du salaire brut. Toute cotisation payée par l’employeur au delà du salaire brut s’appelle « cotisation patronale » ou « part patronale ». Le salarié paye aussi de son côté, c’est la part salariale, la différence entre le salaire brut (celui qui est mentionné au contrat) et le salaire net (l’argent effectivement versé au salarié). La part salariale est retenue par le patron qui la verse en sus de ses propres cotisations aux différentes caisses. Ce système est assez compliqué mais date d’une époque où cotiser à une caisse voulait dire quelque chose, même pour le salarié... qui était souvent fier de participer à la solidarité professionnelle, puis inter-professionnelle quand les caisses ont fusionné.

        Dans le cas des congés payés il s’agit d’une cotisation patronale uniquement.

        J’imagine assez bien que le fonctionnement des caisses de congés implique un droit de vote plus important aux plus gros payeurs, un peu comme dans une co-propriété où le propriétaire du 5 pièces n’a pas le même poids au niveau des votes que le propriétaire d’un studio. Évidemment avec un tel système les petites entreprises n’ont aucune change d’avoir droit au chapitre.

        Maintenant il est clair que ce genre de caisse ne pourrait se justifier que seulement pour les salariés qui sont embauchés / débauchés « au chantier », ce qui semble être maintenant une pratique minoritaire du moins d’après les statistiques que vous citez, et qui bien entendu ne prennent pas en compte le travail dissimulé ; autre plaie béante du secteur.

         
        • frfrbo
          frfrbo répond à Turlough
          artisan
          • Posté à 23h04 le 14/06/2009
          • Internaute 65977
            artisan

          Vous dites : « Dans le cas des congés payés il s’agit d’une cotisation patronale uniquement. »

          « Cotisation » n’est pas le bon terme pour les congés payés. Les congés payés sont un droit qui fait passer la paire (salaire, temps de travail) dans un état (même salaire, temps de travail réduit + congés = temps de travail initial).

          Autrement dit, le patron paye pareil mais le salarié a droit - et le devoir - de se reposer en posant des congés.

          Le mot « cotisation » n’existe que dans le bâtiment ou le spectacle lorsqu’il y a une caisse pour les congés. Mais à la base, ce n’est pas une « cotisation ».

        1 autres commentaires
      • framboise.
        framboise. répond à David Servenay
        incognitotte
        • Posté à 19h02 le 11/06/2009
        • Internaute 80729
          incognitotte

        Mon compagnon peintre décorateur a coulé à cause à cause d’avoir employé !
        (peintre décorateur)
        Je connais !

    • minimir43
      minimir43 répond à Turlough
      ex-controleur
      • Posté à 17h23 le 12/06/2009
      • Internaute 55788
        ex-controleur

      La paire c’est le travail fourni et son paiement.

      Lorsque le travail est accompli le code du travail, le contrat, prévoient un salaire dont font partie les congés...Précisément 2,5 jours de congés par mois de travail.

      La gestion paritaire serait ici la gestion d’un bien qui appartient au salariè (1er concerné) car le congé est acquis en même temps que le salaire et à l’employeur (2e concerné) qui ne l’a pas encore versé.
      Hors des caisse de congé certaines entreprises provisionnent un compte pour les congés futur. C’est prévu en bonne comptabilité !

      Les caisses ont été créée pour les salariés à employeurs multiples dans une même année...

    • minimir43
      minimir43 répond à Turlough
      ex-controleur
      • Posté à 17h53 le 12/06/2009
      • Internaute 55788
        ex-controleur

      La paire c’est le travail fourni et son paiement.

      Lorsque le travail est accompli le code du travail, le contrat, prévoient un salaire dont font partie les congés...Précisément 2,5 jours de congés par mois de travail.

      La gestion paritaire serait ici la gestion d’un bien qui appartient au salariè (1er concerné) car le congé est acquis en même temps que le salaire et à l’employeur (2e concerné) qui ne l’a pas encore versé.
      Hors des caisse de congé certaines entreprises provisionnent un compte pour les congés futur. C’est prévu en bonne comptabilité !

      Les caisses ont été créées pour les salariés à employeurs multiples dans une même année... comme vous l’écrivez !
      Il existe des caisses de congé pour les dockers, etc...

  • esox
    esox
    là bas
    • Posté à 18h14 le 11/06/2009
    • Internaute 35307
      là bas

    Encore une association ! !
    En France il y a presque autant d’associations que d’habitants.
    chacune a un fonctionnement dont l’opacité s’amplifie proportionnellement à sa taille.
    L’association la plus opaque n’a jamais été inquiété pourtant elle regroupe en son sein plus de 2000 banques ayant pignon sur rue.
    Elle se nomme « a banque à qui parler » vous connaissez ?
    Au sommet nous avons une confédération : association 1901
    En dessous des fédérations : association 1901 et la plus grosse la FCMCEE association de Droit Local Alsacien Mosellan que bien sur, tout le monde connait.
    En dessous des fédérations les 2000 banques CCM pratiquement la moitié d’entre elles ont un statut de société coopératives régi par la Loi de 47 sur les coopératives et l’autre moitié a un statut d’association coopérative de Droit Local Alsacien Mosellan tout à fait spécial.
    En ce qui concerne les comptes :
    toutes les CCM sont vérifiées comptablement par un réviseur aux compte de la maison. Les comptes sont ensuite approuvés à mains levé en assemblée (ou assis debout) à défaut d’être vérifié par un organisme indépendant.
    Et tout ça ça brasse des milliards, a des filiales dans les paradis fiscaux, et gère une bonne partie des comptes de la Sécu.
    A se demander comment que ça se fait que cette dernière est déficitaire....
    Si ça se trouve elle ne l’est pas déficitaire, mais les fonds sont placés au Liechtenstein où la banque sourde à qui parler a une filiale...

  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 18h17 le 11/06/2009
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Et Bongo, il filait aussi des liquidités à l’UIMM et aux BTP... ? !

    N’importe comment, comme l’OMS vient de passer au niveau 6, on ne passera pas l’hiver. Alors profitons de cet été en allant occuper les yachts avant que Sarko ne s’y invite... ! !

    Lien

  • aa77
    aa77
    Bâti
    • Posté à 23h11 le 11/06/2009
    • Internaute 49074
      Bâti

    Je suis intéressé de savoir si des recours par les petits artisans contre cette institution existent (j’en suis un) ?

    Si la structure est sous forme d’association loi 1901, tout adhérent a droit d’accès aux informations, dans le cas contraire peut-on logiquement s’en désolidariser ?

    A signaler que certaines professions ont été enlevées du joug de cette institution récemment en catimini, je trouve qu’il n y a pas eu suffisamment de publicité autour de cet événement, de peur de contaminer le reste de la profession.

    les CDD de +1 an ne sont pas obligés de cotiser à la caisse de congés payés, tout est flou !

    • Jean-Luc LUMEN
      Jean-Luc LUMEN répond à aa77
      en invalidité
      • Posté à 23h16 le 11/06/2009
      • Internaute 47198
        en invalidité

      Vous rêvez ?

    • David Servenay
      David Servenay répond à aa77
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 10h36 le 12/06/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Oui, aa77, il existe des recours pour les artisans, notamment devant les tribunaux administratifs. En particulier pour contester le statut associatif et le fonctionnement des caisses.

      Pour résumer, même en étant adhérent et cotisant aux caisses, les entrepreneurs n’ont pas accès à leurs comptes.

      Si vous voulez des détails sur la récente réforme du périmètre des caisses, lisez ici :

      Lien

  • Jean-Luc LUMEN
    Jean-Luc LUMEN
    en invalidité
    • Posté à 23h15 le 11/06/2009
    • Internaute 47198
      en invalidité

    Sans commentaires

    Sauf un,
    Les fabricants de légions d’honneur vont devoir faire des heures sup. Vue tous les escrocs/magouilleurs/ de hauts vols qu’il va falloir honorer.

    Vol un œuf = 2 ans de bagne (avec un délibéré de couloir)
    Vol 777 millions € = une pluie de légions d’honneur, + parachutes en or massif + retraites endiamantées 1000 carats + immunité à vie ainsi qu’à toute la famille pour 10-20 générations

    Amen mes frères……….en Suisses.

  • Jean-Luc LUMEN
    Jean-Luc LUMEN
    en invalidité
    • Posté à 23h25 le 11/06/2009
    • Internaute 47198
      en invalidité

    Pour ceux qui n’auront toujours rien compris au système 3/3

    1/3 pour leurs poches
    1/3 pour les poches des ……
    1/3 pour les congés payés

  • olympe blogueuse
    olympe blogueuse
    blogueuse
    • Posté à 23h26 le 11/06/2009
    • Internaute 41479
      blogueuse

    que les caisses de congés payés encaissent les cotisations accidents du travail ? je ne crois pas non

  • armi11
    armi11
    Hôtelier
    • Posté à 06h39 le 12/06/2009
    • Internaute 55530
      Hôtelier

    Faudrait peut-être privatiser les caisses de congés pour les rendre efficaces ?

  • Louis Auda
    Louis Auda
    Retraité du BTP
    • Posté à 11h10 le 12/06/2009
    • Internaute 32946
      Retraité du BTP

    Je ne comprends pas pourquoi aujourd(hui non me dit que je ne suis pas autorisé à publier des commentaires ?

  • minimir43
    minimir43
    ex-controleur
    • Posté à 17h03 le 12/06/2009
    • Internaute 55788
      ex-controleur

    Bonjour,

    Monsieur ARTHUIS met le doigt d’une façon un peu plus précise sur le scandale des Caisses de Congés du BTP.
    Il faut être bien convaincu que cet argent, que tous les capitaux dont disposent les Caisses de congés payés du bâtiment appartiennent aux salariés du bâtiment et des TP et à personne d’autre.
    Cet argent appartient aux salariés de notre branche.
    En effet lorsqu’un salarié, quelque soit son activité accompli un temps de travail, il a simultanément acquis un droit à congés. Ainsi pour un mois ou 150 heures de travail il a acquis 2,5 jours de congé payé. La valeur du congé est due en contrepartie du travail effectué. Cette somme est acquise, elle est de droit. L’employeur est tenu de la verser immédiatement si le travailleur quitte l’entreprise. Ainsi les travailleurs par Intérim perçoivent les congés immédiatement au terme de leur mission. A ce titre le bulletin de salaire fait apparaître une majoration congés équivalent à 10 % du salaire brut.

    Lorsque l’entreprise du bâtiment verse une cotisation congés à la Caisse des congés, elle ne paye que ce qui est du au travailleur en raison de l’accomplissement de son contrat. La cotisation est assise sur les salaires bruts qu’il a perçus.
    Au moment de la prise des congés seront données aux salariès les indemnités de congés en raison du travail accompli et du salaire correspondant comme parout.
    Les cotisations perçues par la Caisse, par les Caisses et dont disposent le Conseil de l’Union des caisses de France (UCF) sont donc bien des sommes qui appartiennent aux travailleurs de notre branche et à personne d’autres. Le report du paiement d’un droit acquis permet à la FFB de disposer de sommes qui ne lui appartiennent pas.
    Les Caisses de congés en disposent, octroient des avantages à ses administrateurs, fait des placements.
    L’opacité est si grande que les salariés ne peuvent connaitre les noms des administrateurs (essayez sur le site d’une caisse !).

    Pourtant la justice, la simple équité, voudrait que ce soit les salariés et eux seuls qui gèrent les Caisse de congés, qui administrent ce qui leur appartient, ce qu’ils ont acquis par leur travail. Le seul rôle des employeurs serait alors celui d’une cellule de contrôle pour faire valoir leurs droits quant aux modalités de perception des cotisations.
    Il en découlerait une gestion paritaire que le ministre du Travail doit mettre en place
    Nous serons alors loin de la présente situation.

    Bien à vous

    • DonQuichotte
      DonQuichotte répond à minimir43
      pdg PME à Laval
      • Posté à 18h59 le 13/06/2009
      • Internaute 31611
        pdg PME à Laval

      Vous vous contredisez minimir43, vous dites je cite « la simple équité, voudrait que ce soit les salariés et eux seuls qui gèrent les Caisse de congés » et ensuite un peu plus bas vous dites « Il en découlerait une gestion paritaire que le ministre du Travail doit mettre en place ».

      Comment parler de gestion « paritaire » si seuls les salariés seraient amenés à gérer les caisses ?

      Depuis quand le mot « paritaire » signifie « tout seul »

      De toute façon, je ne partage pas votre avis, car absolument rien ne dit que si les salariés se mettaient à gérer seuls les caisses, il n’y aurait aucune dérives. Il se pourrait même que ce fût pire.

      L’argent des congés n’appartient au salarié qu’au moment où il prend ses congés et avant il appartient à l’entreprise et à mon sens c’est la seule qui saura s’en servir utilement, sans risques, surtout par les temps qui courent où les trésoreries des entreprises ont tendance à s’assécher.
      Vaut-il mieux voir une entreprise passer un cap difficile car pas obligée d’avoir une partie de sa trésorerie confisquée par une caisse de congés (peu importe qui la gère) plutôt qu’elle dépose son bilan alors qu’elle a déjà versé quelques dizaines de milliers d’euros d’avance à sa caisse de congés ?
      Je vous laisse y réfléchir.

      • minimir43
        minimir43 répond à DonQuichotte
        ex-controleur
        • Posté à 11h26 le 14/06/2009
        • Internaute 55788
          ex-controleur

        Vous lisez mal et je ne me contredis pas.
        J’utilise le conditionnel que vous soulignez.
        Je dis que l’argent appartient aux salariés. C’est d’ailleurs parfois l’argument que fait valoir certains services contentieux des Caisses devant les tribunaux pour obliger à l’adhésion !
        Le congé non payé est une créance due au salarié. L’entreprise sans caisse porte cette créance en débit dans sa comptabilité si elle est bien gérée !
        Les cotisations versées ouvrent obligatoirement droit aux congés au prorata du montant versé et de ce qui est du !
        La caisse devient une protection contre le dépot de bilan ultérieur ! Les employeurs gestionnaires des caisses en ont dévoyé une partie de leur objet. Lors de leur création en 1937 elle était une sécurité pour l’entreprise, pour le salarié et pour la profession. C’était un outil de solidarité qui a disparu progressivement avec la mesure de suspension.
        Le principe de la sécurité sociale à disparu en raison de l’avidité, et de l’intérêt mal compris !

        Quant à la gestion paritaire, je vous signale que ce sont des salariés qui gérent dans toutes les entreprises un peu importantes !

        Il n’y a pas que des patrons intelligents et des salariés incompétents. Dois-je comprendre que le dépot de bilan que vous évoquez serait du à une gestion paritaire !

        Bonne réflexion !

         
        • frfrbo
          frfrbo répond à minimir43
          artisan
          • Posté à 23h16 le 14/06/2009
          • Internaute 65977
            artisan

          Vous dites : « Les cotisations versées ouvrent obligatoirement droit aux congés au prorata du montant versé et de ce qui est du ! La caisse devient une protection contre le dépot de bilan ultérieur !

          C’est complètement FAUX. La caisse n’est PAS une protection car elle ne reversera au salarié que la part que lui aura versé l’entreprise.

          C’est un autre organisme qui est chargé d’assurer la solidarité envers les salariés victimes de faillites : en cas de faillite, s’il reste de l’argent, il va aux salaires mais s’il n’y en a pas assez, c’est un cet organisme qui comble le trou, avec les cotisations solidaires des autres entreprises et leurs salariés.

          La caisse de congés payés du bâtiment ne joue strictement aucun rôle social ou solidaire, c’est juste un tiers financier : le patron passe par ce tiers pour payer les congés. Le problème est qu’on est obligé d’adhérer à cela alors que cela ne sert à rien !

          • minimir43
            minimir43 répond à frfrbo
            ex-controleur
            • Posté à 02h54 le 15/06/2009
            • Internaute 55788
              ex-controleur

            Soyons clair :
            frfrbo vous avez raison la caisse ne joue pratiquement aucun rôle solidaire aujourd’hui. Son principe a été dévoyé avec le temps par l’avidité des administrateurs qui jouent perso (en l’absence de gestion paritaire !). Cependant une légère solidarité existe entre les adhérents ; par exemple chacun cotise également, que les salariés fractionnent les congés ou non, qu’ils aient droit ou non à la prime de vacances, au supplément ancienneté, etc.
            La mesure de Suspension prévue statutairement, limite le paiement des congés au prorata des cotisations versées. Après mesure de sauvegarde ou liquidation judiciaire c’est l’AGS qui prend le relais et qui verse les salaires dus, y compris les congés.
            Si les caisses avaient appliquer son principe de création, elles feraient jouer la solidarité professionnelle qui n’existe pas aujourd’hui et garanti raient pour tous le versement des 5 semaines de congés. Au moins pour les congés des 1 600 000 salariés du BTP il n’ y aurait pas besoin d’ AGS...
            Bien après la mise en place des caisses de congés fut créée l’AGS, l’Association pour la Gestion de garantie des créances des Salariés... y compris ceux du BTP...
            Reste vrai que : « Les cotisations versées ouvrent obligatoirement droit aux congés au prorata du montant versé et de ce qui est du ! Pour le salarié les cotisations versées sont à la caisse (d’où son nom de CAISSE). Si ultérieurement un dépôt de bilan se produit, la caisse versera ce qui est acquis, elle est une protection ! “. En fin d’exercice les cotisations versées iront régler tout ou parti du congé et pas d’autres créances.
            La pression des salariés peut aussi obliger l’entreprise à se mettre à jour de ses cotisations. Les congés sont à la clé !

            • DonQuichotte
              DonQuichotte répond à minimir43
              pdg PME à Laval
              • Posté à 10h41 le 15/06/2009
              • Internaute 31611
                pdg PME à Laval

              Vous dites « Cependant une légère solidarité existe entre les adhérents ; par exemple chacun cotise également, que les salariés fractionnent les congés ou non, qu’ils aient droit ou non à la prime de vacances, au supplément ancienneté, etc. »
              Comment pouvez-vous dire que chacun cotise également alors qu’on relève des écarts de cotisation de 18.5% à 20.6% de la masse salariale d’une caisse à l’autre ? (sans parler des DOM où l’écart de cotisation est encore plus important et avoisine les 4%).

              Encore heureux qu’en cas de dépôt de bilan la caisse reverse bien aux salariés au prorata de ce que l’entreprise a cotisé !
              Mais la vraie protection sociale ne devrait elle pas être un versement complet aux salariés des droits aux congés qu’ils ont acquis quelques soient les défaillances de l’entreprise dans le paiement des cotisations ?
              A charge ensuite aux caisses de congés de tenter de récupérer la part des cotisations que l’entreprise n’aurait pas versé et alors le salarié aurait une vraie garantie de toucher immédiatement et en totalité ses droits aux congés acquis.
              Mais non, en réalité les caisses ne sont qu’un organisme de prélèvement qui prélève plus qu’il ne reverse, la différence justifiant le magot et l’apauvrissement des entreprises et in fine des salariés.

      • CRANE44
        CRANE44 répond à DonQuichotte
        salarié du BTP
        • Posté à 12h25 le 14/06/2009
        • Internaute 62201
          salarié du BTP

        L’argent versé versé par l’employeur à la caisse des congés est bien de l’argent que l’employeur doit au salarié, pas au bénéfice, pas à la masse salariale, pas à l’investissement, pas à l’actionnaire, pas à l’impôt. Il est normal et simple d’imaginer du fait de sa destination qu’il appartient aux salariés.

        Une gestion paritaire veut dire à part égal employeurs/ salariés. Le choix de l’utilisation serait donc en accord avec les deux parties.

        Avez-vous une gestion à risque ou subissez-vous la crise ?
        « Surtout par les temps qui courent où les trésoreries des entreprises ont tendance à s’assécher » ?

        Vous voudrez bien noter que par les temps qui courrent la trésorerie des salariés et de leur famille a tendance aussi à s’assécher et ce n’est en aucun cas eux qui ont alimenté la crise.

        La crise est venue du secteur non réglementé des marchés de l’argent, de la soi-disant autorégulation des marchés, du laisser faire n’importe quoi et du fait de profiter de la mondialisation des marchés pour pomper le seul bien du travailleur « sa force de travail “ !
        Merci de nous faire part du parfait civisme de l’employeur, mais pour l’instant les exemples démontrent le contraire, on peut le constater tous les jours !

        C’est à l’État, là aussi, de ne pas croire béatement aux dires non prouvés de certains économistes et de mettre en place les barrières nécessaires à prévenir les dérives.

        Les dérives dont nous souffrons ne sont pas le fait du salarié. Par contre, les solutions trouvées pour résoudre la crise sont et seront payées par les salariés avec le blocage des salaires, l’angoisse du licenciement, le chômages, impôts, taxes et prélèvements sur les salaires, la diminution des prestations sociales et leur coût augmenté avec, de plus, moins de fonctionnaires et moins de services...

        Ne vous en déplaise, le débat contradictoire enrichit la réflexion, les décisions prises paritairement ont le mérite de ne pas être unilatérales, pour le seul bénéfice de l’employeur.

        Comme pour la crise, Il faut analyser et mettre les barrières nécessaires pour prévenir les dérives, le paritarisme contribue en de nombreux endroits à ce fait. Il est un facteur d’équilibre et de justice.

      • CRANE44
        CRANE44 répond à DonQuichotte
        salarié du BTP
        • Posté à 12h26 le 14/06/2009
        • Internaute 62201
          salarié du BTP

        L’argent versé versé par l’employeur à la caisse des congés est bien de l’argent que l’employeur doit au salarié, pas au bénéfice, pas à la masse salariale, pas à l’investissement, pas à l’actionnaire, pas à l’impôt. Il est normal et simple d’imaginer du fait de sa destination qu’il appartient aux salariés.

        Une gestion paritaire veut dire à part égal employeurs/ salariés. Le choix de l’utilisation serait donc en accord avec les deux parties.

        Avez-vous une gestion à risque ou subissez-vous la crise ?
        « Surtout par les temps qui courent où les trésoreries des entreprises ont tendance à s’assécher » ?

        Vous voudrez bien noter que par les temps qui courrent la trésorerie des salariés et de leur famille a tendance aussi à s’assécher et ce n’est en aucun cas eux qui ont alimenté la crise.

        La crise est venue du secteur non réglementé des marchés de l’argent, de la soi-disant autorégulation des marchés, du laisser faire n’importe quoi et du fait de profiter de la mondialisation des marchés pour pomper le seul bien du travailleur « sa force de travail “ !
        Merci de nous faire part du parfait civisme de l’employeur, mais pour l’instant les exemples démontrent le contraire, on peut le constater tous les jours !

        C’est à l’État, là aussi, de ne pas croire béatement aux dires non prouvés de certains économistes et de mettre en place les barrières nécessaires à prévenir les dérives.

        Les dérives dont nous souffrons ne sont pas le fait du salarié. Par contre, les solutions trouvées pour résoudre la crise sont et seront payées par les salariés avec le blocage des salaires, l’angoisse du licenciement, le chômages, impôts, taxes et prélèvements sur les salaires, la diminution des prestations sociales et leur coût augmenté avec, de plus, moins de fonctionnaires et moins de services...

        Ne vous en déplaise, le débat contradictoire enrichit la réflexion, les décisions prises paritairement ont le mérite de ne pas être unilatérales, pour le seul bénéfice de l’employeur.

        Comme pour la crise, Il faut analyser et mettre les barrières nécessaires pour prévenir les dérives, le paritarisme contribue en de nombreux endroits à ce fait. Il est un facteur d’équilibre et de justice.

         
        • DonQuichotte
          DonQuichotte répond à CRANE44
          pdg PME à Laval
          • Posté à 17h58 le 14/06/2009
          • Internaute 31611
            pdg PME à Laval

          L’employeur a obligation de maintien du salaire (sans entrer dans le détail des calculs) au moment de la prise des congés du salarié.
          Avant le versement des congés au salarié, l’argent des congés appartient à l’employeur. Même si cela vous déplait.
          De plus, il n’y a pas dans le prélèvement des cotisation de congés que de l’argent destiné directement aux salariés car un peu moins de la moitié de cet argent est destiné aux URSSAF, caisses de retraite, sécu etc.
          Non ; le problème des caisses, c’est qu’elles sont gérées de manière totalement opaque par quelques gros employeurs, appartenant à la FFB et la Capeb et que les petits patrons du bâtiment qui représentent l’immense majorité des contributeurs aux caisses et qui n’ont absolument pas leur mot à dire.
          Ils ne peuvent même pas participer à l’Assemblée Générale de leur caisse ! C’est dire.
          Alors de là à avoir une gestion paritaire des caisses avec les salariés...
          Il faudrait d’abord que les caisses publient leurs comptes et que tous les employeurs du bâtiment puissent participer à sa gestion ou du moins puissent être représentés par le biais d’élections patronales.

          Le problème des dérives se produit souvent lorsque qu’une minorité non élue gèrent l’argent d’une majorité dans une opacité totale. Le fait que des salariés y participent ou non ne change rien à ce risque.
          Il y a quelques années la Cour des comptes dénonçait les dérives du CE d’EDF pourtant géré par des salariés.
          Je suis d’accord avec vous que les salariés ne sont en rien dans cette crise, mais pas plus que le patron d’une entreprise de maçonnerie de 10 salariés qui a du mal à joindre les 2 bouts et qui va peut-être devoir licencier plusieurs salariés alors qu’il a quelques dizaines de milliers d’Euros de trésorie confisquée par sa caisse de congés en prévision de congés qui seront payés dans un an à ses salariés et que sa caisse place tranquillement en attendant dans des paradis fiscaux.

        1 autres commentaires
  • nuaud michel
    nuaud michel
    retraité bâtiment et métaux
    • Posté à 06h54 le 13/06/2009
    • Internaute 58229
      retraité bâtiment et métaux

    Bonjour
    En temps que ancien du Bâtiment, 22ans. Je m’élève contre ce procès à l’égard des caisses de congés et en particulier ces petits Artisans que je connais bien et qui n’apprécient pas de voir l’extinction de leurs prérogatives, par le biais d’une caisse indépendante en assurant aux travailleurs de toutes les catégories (mis à part les intérimaires) à ces ouvriers, d’avoir des congés

    • nuaud michel
      nuaud michel répond à nuaud michel
      retraité bâtiment et métaux
      • Posté à 07h15 le 13/06/2009
      • Internaute 58229
        retraité bâtiment et métaux

      salut
      Il ne faut pas oublier que ces petites entreprises qui ont bien du mal déjà à payer leurs cotisations à la Caisse de Congé, s’il n’y étaient pas un peu obligé ne paieraient pas non plus les congés à leurs employés. Nous avons menés des actions en ce sens difficiles souvent pour les obligés à se mettre en règle et croyez moi ce n’est pas une sinécure à l’époque
      Quand au ministre, celui là même qui disait en parlant des difficultés de paiement des frais pour les personnes âgées. Il pointait du doigt si je ne me trompe la récupération des biens de ces personnes
      Laissons donc à ces travailleurs cet avantage qui leurs permet de malgré toutes leurs difficultés de leur assurer leur départ en vacances
      Je ne vois pas d’ailleurs ce qui leur ai reprochés de grave dans ce que je lis plus haut à part, une saisie une OPA sur de l’argent utilisé à bon escient et une prime allouée à des travailleurs de force bien gagnée
      minute

    • nuaud michel
      nuaud michel répond à nuaud michel
      retraité bâtiment et métaux
      • Posté à 07h15 le 13/06/2009
      • Internaute 58229
        retraité bâtiment et métaux

      salut
      Il ne faut pas oublier que ces petites entreprises qui ont bien du mal déjà à payer leurs cotisations à la Caisse de Congé, s’il n’y étaient pas un peu obligé ne paieraient pas non plus les congés à leurs employés. Nous avons menés des actions en ce sens difficiles souvent pour les obligés à se mettre en règle et croyez moi ce n’est pas une sinécure à l’époque
      Quand au ministre, celui là même qui disait en parlant des difficultés de paiement des frais pour les personnes âgées. Il pointait du doigt si je ne me trompe la récupération des biens de ces personnes
      Laissons donc à ces travailleurs cet avantage qui leurs permet de malgré toutes leurs difficultés de leur assurer leur départ en vacances
      Je ne vois pas d’ailleurs ce qui leur ai reprochés de grave dans ce que je lis plus haut à part, une saisie une OPA sur de l’argent utilisé à bon escient et une prime allouée à des travailleurs de force bien gagnée
      minute

      • DonQuichotte
        DonQuichotte répond à nuaud michel
        pdg PME à Laval
        • Posté à 18h32 le 13/06/2009
        • Internaute 31611
          pdg PME à Laval

        Vous défendez bien les caisses de congés !
        Vous sous-entendez que que si les caisses n’existaient pas, les salariés du bâtiment ne toucheraient pas toujours leurs congés car les entreprises ne seraient pas soumises aux cotisations des caisses.
        Ce qui signifient implicitement que dans les autres entreprises qui ne sont pas du bâtiment, et qui n’ont pas de caisses de congés, les salariés ne touchent pas forcément toujours leur congés selon la bonne volonté et/ou la bonne gestion de leur employeur ?

        Ou bien cela signifie que les patrons du bâtiment seraient plus voyous que les autres, et auraient la fâcheuse habitude de ne pas respecter la législation du travail concernant les droits de leurs salariés ?

        A ma connaissance, les salariés autre que du bâtiment n’ont jamais réclamé que soient créées des caisses de congés à l’instar du bâtiment.

        Rue89 et Jean Arthuis dénoncent le fait que les caisses prélèvent plus d’argent qu’elles n’en reversent aux salariés, qu’elles placent cet argent dans des paradis fiscaux, qu’elles coûtent cher aux entreprises en les privant de trésorerie 1 an à l’avance et tout cela dans une gestion très opaque.

        Je vous signale par ailleurs que si d’aventure une entreprise n’est pas à jour de ses cotisations à sa caisse de congés et qu’elle dépose son bilan, les salariés ne toucheront pas leur congés ! C’est inscrit dans les statuts des caisses de congés.
        Contrairement aux entreprises non affiliées à une caisse de congés où en cas de dépôt de bilan, le FGS (Fond de Garantie des Salaires) se substituera à l’employeur défaillant.

        Désolé, mais contrairement à vous je ne vois pas vraiment quels avantages en plus ont les salariés assujettis aux caisses de congés payés. Mais je comprend que le point de vue d’un employeur soit différent de celui d’un salarié qui a un bandeau devant les yeux et refuse d’analyser objectivement la situation des caisses et les dérives constatées.
        D’ailleurs il est important pour les caisses afin de pouvoir continuer d’exister d’avoir le soutien infaillible de ces chers salariés. Elles y sont assez bien arrivées jusque là en leur laissant croire que sans elles, ils risquent de voir disparaître leurs droits aux congés.

         
        • minimir43
          minimir43 répond à DonQuichotte
          ex-controleur
          • Posté à 12h02 le 14/06/2009
          • Internaute 55788
            ex-controleur

          Don quichotte
          Vous avez le droit d’être ignorant, pas de taxer les autres « d’yeux bandés ».
          Il existe des caisses pour les dockers, les salariés du spectacle et d’autres professions et dans presque tous les pays d’Europe.
          Les AGS fonctionnent y compris pour les salariés du BTP.
          Les caisses ont été lancées par un loi en 1936 en raison d’employeurs multiples dans certaines professions au cours de l’année ; il devrait y en avoir pour les salariés loués par les sociétés d’intérim !
          C’est bien parce que les salariés ne touchaient pas, ou partiellement, leur congé que les caisses ont été créées ! C’est aussi pour que le travail d’une année chez plusieurs employeurs permette la prise effective d’un congé correspondant en valeur et en durée !
          La prime de vacances de 30 % conventionnelle due aux salariés du BTP ne serait pas donnée souvent ; beaucoup de patrons ignorent même qu’elle existe...
          Cette ignorance, avec d’autres, fait qu’il ne comprennent pas une cotisation congé qui tient compte de cette prime, des cotisations sociales et des 5 semaines (outre les fractionnements ou cplt. anc. conventionnels, AT et autres).
          il n’est nullement inscrit dans les statuts des caisses qu’en cas de dépot de bilan les salariès ne toucheraient pas leur congé mais que la caisse ne payerait pas les congés au delà des cotisations reçues ! Les salariés seront alors payés par les AGS que vous évoquez vous-même !
          Le liquidateur doit obligatoirement faire jouer les AGS !
          Bien à vous.

          • DonQuichotte
            DonQuichotte répond à minimir43
            pdg PME à Laval
            • Posté à 20h00 le 14/06/2009
            • Internaute 31611
              pdg PME à Laval

            En 1947, date du décret instaurant les caisses de congés, il était courant pour les salariés du bâtiment de se voir licencier simplement pour fin de chantier.
            Situation totalement discriminatoire par rapport à d’autres salariés de l’industrie notamment du fait d’une mobilité et d’une précarité moindre.
            Alors oui, vous avez raison minimir43, les caisses étaient très sûrement une bonne chose à cette époque en permettant à tous les salariés du bâtiment de pouvoir prétendre à des congés quelques fut le nombre d’employeurs qu’ils aient eus et la durée de travail chez chacun d’eux durant l’année.
            Sauf que nous sommes en 2009 et que depuis les choses ont bien changés, sauf les caisses !
            En 1947, il n’y avait pas de CDD, pas de société de travail intérimaire et il fallait bien trouver une solution.
            Aujourd’hui, un salarié, il est soit en CDI, soit en CDD soit salarié d’une société d’intérim et quoiqu’il arrive il percevra ses congés dans n’importe laquelle situation qu’il se trouve. Que les caisses de congés existent ou non ne change rien.
            Dans l’industrie, il y a aussi des avantages conventionnels (primes d’ancienneté) que les employeurs n’oublient pas de verser car les salariés sont alors prompts à les dénoncer aidés en cela par les inspecteurs du travail et croyez-moi ils font très bien leur travail.
            Dire que beaucoup de patrons du bâtiment ignorent les avantages conventionnels et ont beaucoup d’autres ignorances, n’engage que vous.
            Savez-vous que si un salarié décède durant son activité salariée, ses ayants droits ne toucheront ses congés acquis qu’au mois d’Août suivant le décès à la condition expresse qu’ils en fassent la demande auprès de la caisse de congés dont il dépendait. Combien de congés n’ont alors jamais été réclamés ? Et où est passé l’argent ?

            Quant à l’AGS, le liquidateur doit effectivement s’adresser à l’AGS quand l’entreprise n’a pas les fonds pour payer les salaires dus et ensuite le liquidateur reverse aux salariés. (car l’AGS ne verse jamais directement au salarié)
            A mon sens, c’est donc la caisse de congés qui devrait saisir l’AGS pour ensuite verser les sommes dues aux salariés. Ce qui serait simple et logique.
            En pratique, le liquidateur ne s’occupe pas des congés puisque c’est aux caisses de le faire et il renvoie la balle vers la caisse de congés, qui comme vous le faites renvoie la balle vers le liquidateur et le salarié pendant ce temps regarde le match. C’est pour cette raison évidente que de nombreux salariés n’ont jamais réussi à toucher leurs congés après un dépôt de bilan. Encore une complexité instaurée par le régime des caisses de congés qui ne profite guère aux salariés.

        2 autres commentaires
      • frfrbo
        frfrbo répond à nuaud michel
        artisan
        • Posté à 23h30 le 14/06/2009
        • Internaute 65977
          artisan

        Votre analyse sera bientôt - quelques années faut pas rêver - complètement balayée par la cour européenne des droits de l’homme, puisque l’Etat français, lui, traîne la patte pour faire le ménage.

        Parce que si vous pensez en bon dictateur qu’il est utile et juste de venir s’ingérer dans la gestion des petites entreprises au motif que vous la présumez coupable de ne pas vouloir payer les congés de ses salariés, et bien non seulement vous êtes en dehors des clous de la Constitution Française qui prévoit justement qu’on ne puisse pas présumer quelqu’un coupable, mais aussi vous devez être condamné par la Cour Européenne des Droits de L’Homme parce que c’est une violation de la propriété privée.

        Maintenant, j’apprécierais que vous nous donniez votre sentiment sur le fait que cette association, quand on lui demande quelles sont les personnes qui la gère et quels sont ses comptes, on a aucune réponse.