A la Une 13/06/2009 à 22h13

Généreux et ouvert, Emmaüs ? Des compagnons se rebiffent


L’association Emmaus entame avec son salon à la Porte de Versailles, ce week-end, à Paris, sa soixantième année d’existence. Mais alors qu’on commémore l’ouverture de la première communauté par l’abbé Pierre sur les bords de Marne et l’hiver 54, des polémiques affeurent, notamment sur le Net. Par exemple au sujet du statut des compagnons dans les 115 communautés.
Ces derniers ne sont pas considérés comme salariés et même pas elligibles au Revenu de solidarité active (RSA) si cher à Martin Hirsch, pourtant ancien président d’Emmaüs France. C’est ce que dénonçait fin mai dans un e-mail à Rue89 un dénommé « Georges », qui écrit sous pseudo et fut sept ans compagnon d’Emmaüs.

Après un premier tour de la question sur le Net, Georges, notre riverain, se révèle être aussi remonté que prolixe sur la Toile, où il dénonce inlassablement ce qu’il décrit comme un dumping sur les droits sociaux et le droit du travail.

Peu d’infos précises en revanche, mais beaucoup de confusion sur cette question du statut et trois principales polémiques. Eléments de réponse.

1

Pourquoi les compagnons n’ont-ils pas de contrat de travail ?

C’est vrai : même s’ils travaillent pour et au sein de leur communauté, en particulier à l’enlèvement des meubles chez les particuliers encombrés, les compagnons ne sont pas payés. Ils touchent au mieux ce qu’on appelle toujours « un pécule » dans la maison. Lequel peut varier d’une communauté à l’autre, mais dépasse rarement quarante euros.

Illégal ? C’est ce que dénoncent certains (ex-)compagnons, comme Dominic Dickson. Durant deux mois, ce dernier fut compagnon à Saint-Agnant en Charente, jusqu’en janvier. En mars, il racontait dans Sud-Ouest qu’il avait décidé d’aller en justice pour faire valoir ses droits. Des droits de salariés, aux yeux de ce paysagiste qui réclame un contrat de travail.

Chez Emmaüs France, on se retranche derrière une vieille jurisprudence toujours d’actualité. Il s’agit d’un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation qui remonte au 9 mai 2001. Cet arrêt dit « Miralles-Baron » consacre l’absence de « lien de subordination », nécessaire à l’établissement d’un contrat de travail.

Pourtant, les compagnons sont de plus en plus nombreux à revendiquer mieux. Christophe Deltombe, président d’Emmaüs France, a répondu sur ce point à Rue89 :

« Les compagnons sont accueillis, pas embauchés. Pour garantir cet accueil inconditionnel et respecter notre refus des subventions, nous nous bornons à faire vivre les communautés du travail de récupération. S’ils étaient salariés, il faudrait faire entrer la notion de rendement.

Mais ils ont tout de même des droits : ils sont logés, nourris, ont ce pécule et l’accès à des équipements culturels ou des ordinateurs pour avoir un minimum de développement hors vie professionnelle. Ils ont aussi accès à la sécu et à des cotisations retraite. »

2

Pourquoi pas de RSA ?

C’est sur ce point que « Georges » altertait Rue89 en mai, soulignant que l’Assemblée nationale avait applaudi, debout, l’inscription dans la loi d’un statut des communautés d’hébergement à visée solidaire, à l’occasion du vote de la loi RSA, en septembre 2008. En vain, selon lui.

En réalité, les deux enjeux sont distincts même si le statut des communautés a été acté au passage du RSA. Emmaüs réclamait la chose depuis longtemps. Mais pas pour que les compagnons aient d’office accès au RMI (puis maintenant au RSA).

Le président d’Emmaüs France se défend d’avoir interdit aux compagnons le rouage du Revenu de solidarité active :

« Il y a eu une consultation dans les communautés en mars, et ce sont eux qui ont décidé à 90% de refuser le RSA, par peur d’entrer dans l’assistanat. »

Plutôt pour « préserver notre fonctionnement à part, loin de la logique d’assistanat », dit Christophe Deltombe qui argue que la durée moyenne de séjour s’élève à dix-huit mois, pour un nombre très minime de compagnons à vie.

Les résultats de cette consultation, « Georges » les dénonçait, justement, lorsqu’il écornait par e-mail « le refus manifesté par certains “ mandarins ” d’Emmaüs, qui ont pris la mauvaise habitude de se placer au-dessus des lois de la République dans leurs fiefs communautaires, considérés par eux comme des espaces extra-territoriaux, comme un lieu protégé par une espèce d“immunité humanitaire.”

3

Pourquoi si peu de femmes ?

Du temps de l’abbé Pierre, toutes les communautés étaient exclusivement masculines. Depuis peu, Emmaüs France commence à s’ouvrir aux femmes... mais modérément. On ne compte ainsi pas plus d’une quinzaine de communautés mixtes, aujourd’hui, contre cent communautés masculines.

Pourquoi cette portion congrue ? Il y a bien des difficultés liées aux locaux, mais c’est surtout culturel, reconnait le patron d’Emmaüs France qui jure qu’il aimerait faire davantage dans ce dossier :

“On rentre tout doucement dans la mixité mais il faut bien dire qu’il y a une certaine frilosité des compagnons eux-mêmes à voir arriver des femmes. Il faut les convaincre en leur montrant que, quand ça existe, ça marche.”

Attention toutefois : sur le terrain, des femmes se plaignent encore régulièrement d’une grande fermeture de la part de la hiérarchie d’Emmaüs.

  • 36974 visites
  • 142 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Raslacouette
    • Posté à 22h52 le 13/06/2009
    • Internaute 59636

    Hou la...

    Un peu de lecture : Lien

  • Utilisateur désinscrit à sa demande 2
    • Posté à 02h32 le 14/06/2009
    • Internaute 71957
      nc

    C’est sidérant de lire des conneries pareilles... Et même un tout petit peu monstrueux...

    • Numerosix
      Numerosix répond à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 07h04 le 14/06/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      voire complètement dégueulasse..

       
      • Raslacouette
        Raslacouette répond à Numerosix
        • Posté à 08h54 le 14/06/2009
        • Internaute 59636

        Merci les gars, j’attendais une réaction masculine pour qualifier les propos de b££muse. « Monstrueux » et « dégueulasse » sont appropriés.

        • compte supprimé 23
          • Posté à 10h52 le 14/06/2009
          • Internaute 59139
            ...

          Vous m’enlevez les mots de la bouche Hulk , Numerosix et Raslacouette !

          • Crr
            • Posté à 11h09 le 14/06/2009
            • Internaute 13934

            Balkany, sors de ce pseudo !

          • Raslacouette
            • Posté à 13h03 le 14/06/2009
            • Internaute 59636

            Des mots plus crus m’avaient même traversé l’esprit hier soir à la lecture de ce post...

            (Des bises cs23 ! ;))

            Edit : Wouah ! 14 votes inutiles en 1 heure. Des jalou(ses)x de bises ? Allez, je vous file une dizaine de gros poutoux pour la peine ! :))

            • compte supprimé 23
              • Posté à 19h08 le 14/06/2009
              • Internaute 59139
                ...

              les adeptes du « marcher droit », du penser droit , n’aiment pas les bises ... à moins que ça soit les couettes ; o)
              ça fait chipie les couettes , et « à l’école des honnetes hommes » on ne tolère pas les chipies !
              Faute de coups de triques , 14 bonnes âmes se sont dévouées , à coup de paires de boules rouges , pour te remettre dans le Droit Chemin ^^

              Des bises Raslacouette ; o)

              Aller les apotres , mangez des fibres !
              Quelques verres de pinard espagnol bien rapeux et acide à un euro cinquante le litre fera aussi trés bien l’affaire !

              • Raslacouette
                • Posté à 19h31 le 14/06/2009
                • Internaute 59636

                 ;)) T’as raison, ça doit être les couettes ! Mais il faudra plus qu’une coupe de cheveux ou des boules rouges pour me remettre dans le droit chemin ! :)

                D’ailleurs, je te fais des supers bises, encore ma compte supprimé 23 !

        • Cydonia
          Cydonia répond à Raslacouette
          rebelle pacifique
          • Posté à 22h11 le 14/06/2009
          • Internaute 71402
            rebelle pacifique

          un pti peu réaliste quand mm...

          je ne m’inscris pas dans le système et bien franchement sans mes enfants j’aurais surement connu les ponts... ce tps précieux (à vos frais, mais sans aucun calcul de ma part à la base) m’a permis de m’épanouir et de trouver ma voie, chose qui aurait été impossible pour un homme dans le mm cas que moi.

          bon b€€muse n’ y met ptr pas la forme mais pfffff zut à la fin avec les suceptibilités dues à la forme, le fond ! le fond !

          • Raslacouette
            Raslacouette répond à Cydonia
            • Posté à 22h41 le 14/06/2009
            • Internaute 59636

            Réaliste ?

            Selon vous, une femme peut concevoir de « se faire faire des gamins » (sic) pour se sortir de la précarité ?

            Croyez-vous qu’on puisse envisager d’avoir des mômes en étant dans la misère pour espérer s’en sortir ? Ne pensez-vous pas qu’au contraire, envisager d’avoir des enfants est source d’angoisse de pouvoir les élever ?

            Les femmes qui élèvent seules leurs enfants ont des aides (encore heureux), mais cela empêche t-il de vivre difficilement ?

            « Travailleuses pauvres, chefs de famille monoparentales, retraitées, les Françaises sont de plus en plus exposées à la précarité. » selon un rapport de 2007.

            Ce n’est pas la forme des propos de b££muse qui sont révoltants, mais bien le fond.

  • Hououji_Fuu
    Hououji_Fuu
    Racaille Syndicale (oh yeah ! )
    • Posté à 10h34 le 14/06/2009
    • Internaute 27115
      Racaille Syndicale (oh yeah ! )

    Et on dit que le féminisme est dépassé et que les femmes sont maintenant considérées par les hommes comme leurs égales....

    Eh ben, on le voit, en effet, merci de nous faire part de votre vision sublime de la femme-utérus !

    Ah, c’est tellement facile d’être une femme... Tiens, mais si c’est comme ça, demandez à changer de sexe !

    Non ?

    Ah bon.

  • steed1
    steed1
    Franco-Breton
    • Posté à 11h11 le 14/06/2009
    • Internaute 29140
      Franco-Breton

    ha tient, on commence à voir le fond de la bétise, là ! une dent contre les femmes en général ?

  • siegfried
    • Posté à 15h32 le 14/06/2009
    • Internaute 28908

    mais oui bien sûr ......... qu’est-ce qu’il faut pas lire comme conneries

  • swingmachine
    swingmachine
    Smoking class hero
    • Posté à 17h04 le 14/06/2009
    • Internaute 82571
      Smoking class hero

    Dans votre raisonnement, vous avez oublié de spécifier que les femmes peuvent toujours se prostituer avant de tutoyer la mouise.... !

  • Eitel62
    Eitel62
    Elu local
    • Posté à 19h53 le 14/06/2009
    • Internaute 57043
      Elu local

    Hou ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! jaloux avouez que vous avez toujours rêvé d’être une femme,malheureusement pour vous,pauvre con, je vous plains ! ! ! ! !

  • rocheclaire
    rocheclaire
    retraitée
    • Posté à 08h24 le 15/06/2009
    • Internaute 50298
      retraitée

    « une femme peut ce faire faire un gamin voir 2/3 et avoir le droit aux aides de la caf et autres.. »

    Vraiment n’importe quoi ! un enfant ne vit pas d’amour et d’eau fraîche ! Alors même si il y a des aides, souvent, même la plus tard du temps le petit groupe familale (mono parentale) vit très chichement ! Les femmes subissent certainement autant la pauvreté que les hommes, si ce n’est plus.. ; Mais leur instinct de vie fait qu’elles essaient peut-être mieux des solutions de vie ! ! ! !

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 09h20 le 15/06/2009
    • Internaute 9562
      alchimiste

    (je ne comprends pas, je vous vote un naze mérité et vois votre moyenne remonter : c’est que vous avez touché le fond ?)

    Sur le fond... car c’est une bonne question que celle de la très rare mixité des communautés.

    Et c’est justement parce la situation d’une femme précarisée est très, très loin de s’améliorer avec un enfant !

    Par contre, la présence, ou la possibilité d’un enfant pose un problème dans le cas des communautés Emmaus, parce qu’il n’est pas possible d’exclure un enfant de ses droits sociaux, de la protection maternelle et infantile, de la vigilance des services sociaux. Les compagnons d’Emmaus renoncent à beaucoup de leurs droits sociaux, et aux dispositifs d’insertion normaux, on ne peut appliquer cet assujettissement à une personne, homme ou femme, qui aurait une famille à charge

  • skalpa
    skalpa
    actif et militant ?
    • Posté à 22h51 le 13/06/2009
    • Internaute 7181
      actif et militant ?

    Les limites du caritatif ?

    Lien

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 06h33 le 14/06/2009
    • Internaute 81504
      sociopathe

    Bof c’est un peu le destin de toutes les actions collectives, aussi genereuses soient-elles. A partir du moment ou ca prend de l’ampleur il y a toujours quelques malins pour tirer la couverture a eux. Au sommet chez Emmaus ce n’est surement pas un « pecule » qu’ils touchent.

    Petite histoire vraie. Une bandes de journalistes / dessinateurs de gauche lancent un journal satirique. Ca commence a marcher et puis un des potes de la bande commence a assumer de plus en plus de responsabilites au point de s’auto promouvoir redacteur en chef. Tensions, cission. Une partie de la redaction suit le jeune ambitieux pour relancer un autre journal defunt depuis 10 ans. Le nouveau redac’ chef en devient actionnaire. Sa notoriete et son compte en banque en profitent largement.

    Cet ambitieux c’est Philippe Val, qui sera probablement bientot PDG de France Inter. Il y en a surement quelques uns qui ont participe aux debuts de « La Grosse Bertha » qui rament toujours et qui ont mal au cul.

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 23h25 le 13/06/2009
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Cela fait des années que le feu couve sous les cendres de l’abbé Pierre.

    Entrer chez Emmaus, c’est abandonner ses droits sociaux, pour nourrir la compagnie des apôtres.
    ( sous prétexte de « marcher dignement sans rien devoir à la socièté...)

    Dès que que tu entres chez Pierrot, , bézef le RMI, tu bosses gratos, t’as le droit à un petit pécule, et pieds et poings liés, tu dis merci pour le toit et la nourriture.

    En tant que travailleur social , j’ai souvent interpellé les tutelles , la réponse fut toujours la même : “ c’est un statut spécial, c’est comme ça !”
    Et vas y demander à un gueux de porter plainte !

    Il était courru d’avance qu’après la mort de l’icône, des langues commenceraient à se délier.

    Il serait intéressant aussi, hein Martin Hirsch, d’aller regarder les comptes des communautés et de voir de près le train de vie de certains de ses dirigeants.

    Des fortunes personnelles se sont constituées grâce aux petites mains des plus démunis.

    Caritatifs et désintéressés...tu parles. (pour les soutiers , oui )
    L’Abbé était un intouchable....

    Un petit compte rendu de la cour des comptes , svp ? .

    Une enquête de fond(s) des pouvoirs publics et des médias ?

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à Charles Mouloud
      journaleux - blogueur
      • Posté à 23h44 le 13/06/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Bras gauche,

      le maintien dans le droit au RSA est subordonné à l’inscription à l’ANPE… donc à la recherche active d’emploi, ce qui me semble incompatible avec une activité chez Emmaüs.

      en revanche, du temps du RMI, j’avoue ne pas comprendre en quo les compagnons n’étaient pas éligibles ! le RMI est un statut, auquel on ajoute une allocation différentielle, en fonction des sommes déclarées sur le trimestre précédent par le demandeur. si la personne déclare avoir perçu trois cents euros e trois mois, elle doit pouvoir avoir un droit à 300€/mois, additionné des 50 et quelques parce qu’elle n’est ni locataire ni sous-locataire, comme si elle vit en foyer, non ?

      • Charles Mouloud
        Charles Mouloud répond à FabiendeMénilmontant
        Bras gauche de la Vénus de (...)
        • Posté à 00h09 le 14/06/2009
        • Internaute 12542
          Bras gauche de la Vénus de (...)

        Ok avec toi Fabien. (sauf que , tu peux également être en « réinsertion et percevoir le RSA....normalement ...)

        Combien de personnes ai je vues avoir un mal fou à faire reconnaitre leurs droits après un passage chez Emmaüs ?

        Lorsque je lis que ce sont les compagnons eux même qui auraient “votés” la reconduction de leur soumission aux règles d’Emmaüs, je me marre jaune !
        La règle n° 1 étant , si tu n’es pas content , tu te barres !
        Tu parles d’un choix pour un SDF !

         
        • FabiendeMénilmontant
          FabiendeMénilmontant répond à Charles Mouloud
          journaleux - blogueur
          • Posté à 00h54 le 14/06/2009
          • Internaute 14145
            journaleux - blogueur

          j’ai parlé, bras gauche, de « maintien » dans les droits au RSA… pas d’entrée dans les droits.

          car entrer est quasi toujours possible, quitte à attendre un trimestre.

          le problème, dans les situations bancales, c’est de pouvoir conserver une situation stable (fût-elle mauvaise).

          OR, il me semble beaucoup plus facile de conserver le statut de RMiste que celui de « bénéficiaire du RSA ». d’autant que, dans le décret d’application du RSA, les sanctions peuvent aussi venir du CG. dans ce cas elles sont pécuniaires. donc dissuasives. donc la personne la moins motivée baisse les bras… et s’exclut d’elle-même. déjà que la prise en charge précédente n’était pas géniale, je me demande comment ça va rouler désormais. il faut contrôler (suivre) les allocataires percevant moins de 500€ au total, en théorie !

          le doute m’habite.

          • Charles Mouloud
            Charles Mouloud répond à FabiendeMénilmontant
            Bras gauche de la Vénus de (...)
            • Posté à 01h12 le 14/06/2009
            • Internaute 12542
              Bras gauche de la Vénus de (...)

            Je ne suis pas au fait des conditions d’applications du RSA au plus près des réalités et des situations spécifiques, ne travaillant plus dans ce secteur professionnel.
            Donc , le doute m’habite itou.
            Caro ? tu es là ? :)

            • FabiendeMénilmontant
              FabiendeMénilmontant répond à Charles Mouloud
              journaleux - blogueur
              • Posté à 02h00 le 14/06/2009
              • Internaute 14145
                journaleux - blogueur

              Outre avoir vu des employés, j’ai bien entendu épluché le JO et ai pas mal décortiqué le site de Martin Hirsch (qui au demeurant est plus vrai dans les chiffres que les écrits gouvernementaux).

              C’est pourquoi je puis dès maintenant dire qu’il sera -si les contrôles sont bien faits et le suivi effectué selon les critères du décret- très facile soit de sortir un foyer du dispositif, soit de dissuader un individu d’y rester.

              Du temps du RMI, l’entrée était plus restrictive, la sortie plus difficile.

              La suspension, c’est kif kif, il me semble).

              En tout cas, je ne vois rien dans le sujet de Chloé qui puisse m’éclairer, alors qu’elle lance le truc…

              Il y a eu un peu de correction depuis la mise en ligne, mais je ne comprends pas non plus :
              « des polémiques affeurent, notamment sur le Net » ! Qui taxe quoi ?

              • Charles Mouloud
                Charles Mouloud répond à FabiendeMénilmontant
                Bras gauche de la Vénus de (...)
                • Posté à 02h02 le 14/06/2009
                • Internaute 12542
                  Bras gauche de la Vénus de (...)

                Purée, j’ai fait 4, 5 posts sérieux de rang...Je suis crevé !

                • FabiendeMénilmontant
                  FabiendeMénilmontant répond à Charles Mouloud
                  journaleux - blogueur
                  • Posté à 04h17 le 14/06/2009
                  • Internaute 14145
                    journaleux - blogueur

                  Désolé, vieux !

                  Va te reposer… promis : je serai peu là dimanche.
                  petites choses locales à régler ;)
                  @+
                  [si des choses semblables se passent par chez toi, merci de me le dire]

            • caro
              caro répond à Charles Mouloud
              délinquante avérée
              • Posté à 11h10 le 14/06/2009
              • Internaute 6484
                délinquante avérée

              hello, Charles Mouloud,
              Je ne suis pas bien au courant non plus du RSA, je m’occupais plus de formation que de contrats aidés.
              Je peux me tromper, mais il me semble que le « pécule » ne devrait plus exister, sauf qu’il y a des exceptions, comme pour les prisonniers. « Tout travail mérite salaire », dit-on, donc il y a déjà plusieurs années que tous ceux qui travaillaient contre un pécule (comme dans les CAT, par ex) sont devenus des salariés avec des contrats spécifiques, contrat de travail et fiche de paye inclus. Ce n’est donc pas « normal » que les compagnons d’Emmaüs ne soient pas alignés sur le droit commun. Bien sûr, qui dit « droit commun » dit cotisations sociales salariales et patronales. Les patrons en paient, très peu (un peu plus que 91 € pour un mi-temps au SMIC, merci les contrats aidés). C’en encore trop pour Emmaüs ?

              Les compagnons sont nourris et logés ? eh bien, on retire une somme de la fiche de paye. Ce serait la logique commune.

              Avant d’entrer dans la communauté, les futurs compagnons devraient bénéficier du RMI (du RSA maintenant), ce qui ne semble pas le cas. Ils passent apparemment directement de rien du tout au pécule, ils perdent ainsi pas mal d’argent. C’est l’insertion par un quasi esclavage (travail et pas de salaire) ?

          • nestor38
            nestor38 répond à FabiendeMénilmontant
            inséré ?
            • Posté à 16h14 le 15/06/2009
            • Internaute 60788
              inséré ?

            Pour le RSA, il y a deux parcours (pour ceux qui ont un salaire inférieur à 500€), un parcours emploi, où il faut s’inscrire au pôle emploi et où on est soumis aux règles du Pôle Emploi (dont le non refus des offres raisonnables d’emploi), et un parcours dit social avec suivi d’une assistante sociale, etc. et normalement le bénéficiaire peut passer de l’un à l’autre suivant la situation. Le référent peut envoyer une demande de radiation, et c’est une équipe pluridisciplinaire du conseil général (proche des anciennes CLI) qui statuera au final.
            Bref, tu peux rester dans le dispositif après inscription.
            Le problème que je vois est surtout pour ceux qui sont au milieu. Ceux qui sont dans une situation vraiment difficile, désocialisée, etc. ne devrait pas voir leur situation changée, ceux qui sont juste en transition dans le RSA non plus, c’est ceux qui sont entre deux qui devraient le plus morfler, c’est à dire ceux qui sont vus comme employables, mais qui ne connaissent pas assez les règles du jeu pour répondre à toutes les sollicitations et qui restent d’être radiés du Pôle Emploi, et suivant la politique du conseil général radié du même coup du RSA.

            Dur à voir pour le moment donc, mais effectivement cette plus grande place du Pôle Emploi, la rationalisation avec l’informatisation des dossiers (I-RSA) et la logique actuelle qui va vers plus de contrôle et de sanction peuvent laisser craindre le pire.

        7 autres commentaires
    • baxbrin
      baxbrin répond à Charles Mouloud
      Enseignant en IdF
      • Posté à 00h01 le 14/06/2009
      • Expert 40469
        Enseignant en IdF

      Désolé, mais vous êtes le second à prétendre que « l’élite » d’Emmaüs se fait des couilles en or.

      Alors de deux choses l’une : soit vous avez des noms et des chiffres, soit vous colportez une rumeur nauséabonde. C’est le moment de cracher de l’info, et précise. Vous ne pouvez pas parler de « fortunes » sans preuve.

      C’est d’autant plus important que si preuves il y a, oui, c’est grave et ça doit se diffuser !

      N’empêche que le principe d’Emmaüs qui se sert de la débrouille pour extirper des gens d’une extrême précarité (donc sans subvention) n’est pas forcément à jeter, vu la nullité du programme social actuel.

      Un seul exemple : comment faire pour avoir le RSA si on n’a même pas d’adresse ?

      Ce n’est sûrement pas le pied d’être un compagnon... mais si ça peut permettre de s’en sortir ?

      Faites un effort, les critiques : prouvez et étayez vos dires (en droit français, c’est l’accusateur qui doit prouver).

      • Charles Mouloud
        Charles Mouloud répond à baxbrin
        Bras gauche de la Vénus de (...)
        • Posté à 00h20 le 14/06/2009
        • Internaute 12542
          Bras gauche de la Vénus de (...)

        C’est vrai , je n’ai pas de preuves directes, sur les salaires des dirigeants, les travaux effectués chez eux par des compagnons qui en parlent, sur le prix des maisons , des véhicules ...etc...

        Mais, 30 ans de travail social m’ont fait voir qqs étrangetés.

        Les différences sont quand même criantes entre le train de vie des « cadres » et celui des compagnons...

        Certaines personnes en vivent très très bien.

        Et , en tant que simple citoyen , je n’ai pas les moyens d’enquêter plus à fond.

        Pour la seconde partie de votre question : « Un seul exemple : comment faire pour avoir le RSA si on n’a même pas d’adresse ? »

        Il exixte dans toutes les villes , des organismes habilités à servir de domiciliation.Des conventions sont passées avec les pouvoirs publics à cet effet.
        Cela peut être par exemple , la Croix Rouge ou des associations agréées.

         
        • jissé
          jissé répond à Charles Mouloud
          Ingé retraité
          • Posté à 01h19 le 14/06/2009
          • Internaute 23393
            Ingé retraité

          Bonne nuit Charles.

          Viens faire un tour à la communauté Emmaüs de Longjumeau (91) .

          Comme je le fais, environ deux fois/semaine depuis 8 ou 9 ans.

          Ca évitera de dire des sornettes. (formation ’pro’ de ceux qui le peuvent - permis P.L.), changement de centre et d’activités).
          Et aide de nombreux bénévoles.

          Ne pas confondre ’Centres’ (Hébergement) et ’boutiques’ Emmaüs (surtout des bénévoles).

          Discipline un peu ’militaire’, soit.
          Mais bon, il y a des compagnons qui n’ont pas tjrs été des enfants de choeur.

          Et bravo pour ceux de la communauté de Marseille mis en garde-à-vue mais refusant de dénoncer les ceusses des ’compagnons’ qui n’auraient pas un patronyme ’bien de chez nous’.

          Du genre ’Mouloud’.

          Afin de remplir le quota des ’CRA’ pas pour toucher le RSA.

          Cordialement, kénavo nocturne.

          Jissé

          • Charles Mouloud
            Charles Mouloud répond à jissé
            Bras gauche de la Vénus de (...)
            • Posté à 01h44 le 14/06/2009
            • Internaute 12542
              Bras gauche de la Vénus de (...)

            Ne pas confondre « Centres » (Hébergement) et « boutiques » Emmaüs (surtout des bénévoles).
            Je ne confusionne pas Jissé, je suis au fait des différents champs de leurs activités.( je ne vois pas quelles seraient mes « sornettes » )
            Compte tenu de mes posts sur ce fil , si je continue , j’y passe la nuit !
            Kénavo itou .

        • baxbrin
          baxbrin répond à Charles Mouloud
          Enseignant en IdF
          • Posté à 01h26 le 14/06/2009
          • Expert 40469
            Enseignant en IdF

          Merci de la sincérité de votre réponse

          Elle pose la question d’une certaine transparence chez Emmaüs, mais en même temps il apparaît qu’aucun statut légal ne correspond vraiment à leur travail. Les compagnons sont nourris et logés (+cotisations et retraites) contre une participation à des travaux de récup’.

          J’ai une formation de gestion ; certaines choses sont claires : l’activité d’Emmaüs ne peut pas être viable sur un modèle type entreprise (avec contrat de travail & co) et il peut de façon discutable générer des « fortunes “ .

          Ceci dit, j’ai croisé aussi des ‘étrangetés’ dans mon parcours associatif (dans le privé aussi).

          Finalement, la cupidité de certains arrive à faire son nid partout...

          Merde, que faire ?

        • mauser
          mauser répond à Charles Mouloud
          • Posté à 08h31 le 14/06/2009
          • Internaute 4683

          Et votre SDF ancien travailleur pauvre généralement vous croyez qu’il connait ses droits Je ne parle pas de les faires respecter.

        • Compte supprimé le 4 janvier 3
          • Posté à 19h05 le 14/06/2009
          • Internaute 41144

          « C’est vrai , je n’ai pas de preuves directes »

          Ni même indirectes, manifestement. Ce qui ne vous empêche pas de lancer des accusations gravissimes sans le moindre scrupule... C’est plus marrant de cracher sur ceux qui font que de faire soi-même, n’est-ce pas ?

          • Charles Mouloud
            Charles Mouloud répond à Compte supprimé le 4 janvier 3
            Bras gauche de la Vénus de (...)
            • Posté à 22h05 le 14/06/2009
            • Internaute 12542
              Bras gauche de la Vénus de (...)

            « C’est plus marrant de cracher sur ceux qui font que de faire soi-même, n’est-ce pas ? »
            C’est sûr , c’est pour ça certainement que je suis travailleur social, et que j’ai bossé quelques paires d’années auprès des SDF...
            Juste pour pouvoir critiquer !
            What else ?

        • dob
          dob répond à Charles Mouloud
          • Posté à 21h24 le 14/06/2009
          • Internaute 40886

          Les cadres profiteurs de l’assoc’ ?

          Dans beaucoup d’associations, les cadres touchent beaucoup moins que ce qu’ils toucheraient dans le privé, même s’ils touchent plus que leurs subordonnés. Et les associations l’acceptent, car c’est le meilleur voire le seul moyen d’attirer des gens compétents. Peu de personnes ayant des compétences de cadre (et c’est pas inné, quoiqu’en pensent tous les riverains gauchistes de Rue 89) sont prêtes à baisser leur salaire, les associations acceptent donc de les payer plus que les autres.

          Eh oui, tous ceux qui travaillent dans des associations ne sont pas des idéologues, la plupart des cadres qui y travaillent ont fait un compromis entre leur niveau de vie et leurs convictions.

        7 autres commentaires
      • tr4nz1t
        tr4nz1t répond à baxbrin
        • Posté à 04h10 le 14/06/2009
        • Internaute 36584

        il y a eu des reportage sur cette question à la télé et même avant que l’abbé disparaisse.

      • caro
        caro répond à baxbrin
        délinquante avérée
        • Posté à 11h00 le 14/06/2009
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        « Un seul exemple : comment faire pour avoir le RSA si on n’a même pas d’adresse ? “

        certaines associations sont agréées pour servir de ‘boites à lettres’ et donc d’adresse.

         
        • Enki
          Enki répond à caro
          alchimiste
          • Posté à 08h12 le 15/06/2009
          • Internaute 9562
            alchimiste

          C’est le « seuil de flottabilité sociale », en France.
          En France, tu n’existes que soumis aux règles de la sédentarité, c’est à dire présent six mois de l’année à ta domiciliation postale-foyer fiscal-compteur EDF.

          Hors cela, c’est l’infra-monde, le monde des nomades et des SDF, avec l’infinie variété de situations que cela englobe. Le principe de sédentarité fabrique une exclusion qui n’est pas que socio-économique, mais également culturelle, voire idéologique.

          Un stade intermédiaire existe : celui de l’« hébergé gratuit », qui n’est jamais considéré que transitoire.

          Certaines associations sont en effet agrées pour fournir une domiciliation postale, c’est également du pouvoir du maire de vous domicilier à l’Hotel de Ville, mais cela se pratique de moins en moins.

          De fait,c’est le plus grand pouvoir que l’on puisse prendre sur une personne précarisée : le domicilier. C’est un tel pouvoir qu’il permet l’assujetissement socio-économique.

        1 autres commentaires
      • xedos9
        xedos9 répond à baxbrin
        • Posté à 19h01 le 14/06/2009
        • Internaute 16036

        a baxbrin

        desolé mais une adresse d’assos est valables pour obtenir le rsa ..

        demandez a martin hirst son salaire avant de faire le commissaire pour changer que le nom du rmi « kif kif » bouricot ! ! ! pour le rsa ..

        l’esclavage dans les assos c’est monnaie courante sur le dos de la pauvretée..

    • Dans ta bulle
      Dans ta bulle répond à Charles Mouloud
      intenable
      • Posté à 10h49 le 14/06/2009
      • Internaute 48899
        intenable

      Qu’est ce que vous cherchez ? A la base, les compagnons, sont des mecs de la rue, et souvent avec de gros problèmes d’alcool, qui ont ramé comme personne de ceux qui se permettent des commentaires ici n’ont eu a le faire, et ce pendant des années.
      On peut toujours toruver de la m... sous les chaussures de l’abbé Pierre, en attendant il a été le seul a offrir une possibilité de faire quelque chose, quelle qu’elle soit à ces personnes. Qui s’en est soucié avant lui ?
      A polémiquer sur tous ces problèmes administratifs, on en oublie que les compagnons sont là de leur plein gré et qu’il ne sont en général que trop heureux de s’y trouver.
      L’abbé était intouchable ? En attendant, je ne l’ai jamais vu se balader en hélico, ou tremper dans des affaires de délit d’inntié ou de ce genre.
      A ceux qui braillent mais qui ne font rien d’autre : fermez la ! !

    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 18h44 le 14/06/2009
      • Internaute 41144

      « Des fortunes personnelles se sont constituées grâce aux petites mains des plus démunis ».

      Quand on se permet de lancer des accusations aussi graves, on les étaye 1) par des sources, 2) par des exemples !

      Emmaüs sort des gens de la RUE, et leur offre un abri, le couvert et un pécule en échange d’un PETIT boulot. Ce sont des gens en grande difficulté qui ne sont pas « employables » ailleurs parce que par exemple complètement alcooliques. Le but n’est pas de les « employer » pour les garder à vie, mais de leur permettre de souffler et de retomber sur leurs jambes - jusqu’à ce qu’ils soient capables d’affronter la vie tous seuls comme des grands.

      Comme le dit fort justement un responsable, si on doit les payer, il va falloir exiger du rendement, ce qui n’est justement pas du tout le but. S’ils étaient en situation de travailler pour un salaire, ils ne seraient pas chez Emmaüs... Il s’agit d’une population fragile et à ce titre il ne faut pas s’étonner que certains d’entre eux soient un tantinet paranos. Un des « compagnons » m’a dit un jour « c’est fou tout le pognon qu’il y a ici », dans un pauvre entrepot rempli de vieille camelote où je venais d’apporter la mienne... C’est ça, oui...

      Je suis indignée qu’on se permette de cracher ainsi sur une des RARES associations à s’occuper EFFICACEMENT des SDF.

      Vous faites quoi, précisément, vous, pour lutter contre ce grave problème ? La critique est aisée, mais l’art est difficile...

      En revanche l’accueil (quasi) exclusif des hommes est une critique tout à fait légitime - mais pour l’Abbée les femmes étaient forcément « impures », sans doute.

    • dahu74
      dahu74 répond à Charles Mouloud
      Déclassé....et alors? ;-))
      • Posté à 22h59 le 14/06/2009
      • Internaute 24292
        Déclassé....et alors? ;-))

      Sont-ils assujettis aux obligations d’évaluation interne et externe cf la loi 2002-02 ?
      Peux-tu citer des faits concrets ? Sinon, cela ressemble plutôt à de la diffamation....
      Tu ne me sembles pas né de la dernière pluie.
      Tu as sans doute du constater que la majorité des organisations du champ social (+80% sont des associations) naviguent avec une opacité qui rend suspicieux. Parfois avec raison. Et avec de fortes déviations par rapport aux buts affichés.
      Combien de cadres se font payer la formation au cafdes (+23 000€ !), voiture de service transformée en voiture de fonction, ordinateur portable, téléphone mobile (car astreinte, of course !)......avec la bénédiction du bureau, complice car lui-même bénéficiaire d’effets secondaires sociaux valorisants (ah, les braves gens qui s’occupent de ces malheureux !).
      J’en ai l’exemple tous les jours devant moi. Petite association 400k€ (-20 ETP), public SDF, hébergement d’urgence et de stab+115..... les coquins en profitent en toute impunité ! 2 cadres bénéficient de la case cafdes (au mépris d’autres formations + urgentes, style comment gérer les conflits, comment communiquer avec des psychotiques en crise,...), les voitures, les outils technologiques, et le service minimum pour les usagers. De quoi ils se plaignent ? Ils sont mis à l’abri, non ? Point barre !

    • LienRag
      • Posté à 17h33 le 16/06/2009
      • Internaute 34767

      Il y a effectivement un cercle à voir : l’autogestion justifie le statut légal hors du commun d’une société qui produit des miséreux. Mais ce qui justifie ce statut hors du commun c’est bien l’autogestion et uniquement elle.
      En clair, si la communauté fonctionne réellement en autogestion et dans la transparence financière à l’égard de ses membres, alors il peut y avoir erreur mais il n’y a pas exploitation, et ne pas rémunérer des compagnons peut se justifier à la fois économiquement et politiquement. Mais s’il y a des responsables payés et d’autres qui ne le sont pas, alors il n’y a pas réelle autogestion (à moins que cette inégalité aie été choisie démocratiquement et soit régulièrement remise sur le tapis) et donc la non-rémunération des compagnons est un scandale car elle n’a plus aucune justification politique autre que leur infériorité ontologique.
      Cela dit M. Mouloud, pour l’instant nous n’avons que vos affirmations. Ce n’est pas forcément suffisant pour des accusations aussi graves.

  • PhiPoePsy
    PhiPoePsy
    Etudiant-Chercheur
    • Posté à 23h23 le 13/06/2009
    • Expert 41171
      Etudiant-Chercheur

    Un « contrat de travail », un « salaire », un « statut » ? Mais vous voulez tuer Emmaüs ! « Georges » est un capitaliste (qui s’ignore, peut-être)... Emmaüs n’est pas, jusqu’à nouvel ordre, une entreprise !

    Ca me fait penser aux idiots qui sont parvenus à se faire requalifier leur participation à des jeux de « télé-réalité » en contrat de travail... Décidément, l’idéologie sarkozyste est partout...

    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud répond à PhiPoePsy
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 23h29 le 13/06/2009
      • Internaute 12542
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      Pourquoi leur demander , comme condition sine qua non, de renoncer à leurs droits sociaux pour être admis en communauté ?

      Lorsque tu rentres dans un CHRS, par exemple , rien de tel n’est exigé, et c’est la moindre des choses que de faire appliquer les règles de droit sans exeption .

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3