Droit de suite 12/06/2009 à 20h21

Bronca contre l'avocate qui s'en prenait aux juges sur Rue89


Le 1er juin, lundi de Pentecôte, Rue89 publiait le coup de gueule de notre blogueuse occasionnelle, Me Laure Heinich-Luijer. Le texte, qui s’intitule « Messieurs les magistrats, j’ai un faire-part à vous donner », prenait la forme d’une lettre ouverte aux juges.

L’avocate montait au créneau après le suicide d’un de ses clients derrière les barreaux. Schizophrène en détention provisoire depuis dix-huit mois, Monsieur O avait été déclaré irresponsable, mais n’avait pas été hospitalisé.

Vous êtes nombreux à avoir lu et salué ce « j’accuse » inhabituel, qui venait incarner le dossier des suicides en prison, après plus de cinquante cas dans l’année.

« Les attaques injurieuses et diffamatoires de cette avocate »

Or ce texte a valu à son auteure les foudres de la magistrature. Le 5 mai, l’USM, syndicat majoritaire chez les juges, envoyait simultanément deux lettres. L’une à Rachida Dati, l’autre à Me Charrière-Bournazel, bâtonnier du barreau de Paris.

Les deux lettres, que Rue89 s’est procurées, commencent de la même manière :

« Le 1er juin 2009, sur le site Rue89, a été diffusée une tribune de Me Laure Heinich-Luijer, avocate au barreau de Paris intitulée “Messieurs les magistrats, j’ai un faire part à vous donner”.

L’avocate en question y fait état du suicide d’un de ses clients, détenu provisoire, en prison.

Si l’on ne peut que déplorer ce suicide, comme les 50 autres qui sont survenus depuis le début de l’année, en grande partie en raison des conditions carcérales déplorables, rien ne peut justifier les attaques injurieuses et diffamatoires que cette avocate profère contre les magistrats ayant eu à connaître de cette affaire. »

Des sanctions contre une avocate « outrancière » ?

Dans la lettre à la Garde des sceaux, Christophe Regnard, le président de l’USM, poursuit en dénonçant les « outrances » de l’avocate. L’auteur réclame « les mesures juridiques qui s’imposent » contre Me Heinich-Luijer, mais en profite pour régler des comptes avec Rachida Dati au passage :

« Comme depuis deux ans, les magistrats auraient apprécié, face à ces outrances, une prise de parole de la ministre de la Justice. Une fois de plus, cette prise de parole n’est pas venue spontanément. Cela ne nous étonne plus guère, mais nous ne pouvons une nouvelle fois que le regretter. »

Ces courriers sont partis il y a une semaine. Depuis, notre contributrice assure avoir eu des réactions de soutien de certains magistrats. D’ailleurs, le Syndicat de la magistrature s’est désolidarisé de l’USM. Me Heinich-Luijer explique à Rue89, quinze jours après la publication de son coup de gueule :

« C’est ridicule et ce n’est même pas fondé. On ne peut aucunement me poursuivre car on ne peut pas du tout savoir de quel magistrat il s’agit quand on lit mon texte. Il n’y a pas diffamation. Alors aller écrire à la ministre pour demander des sanctions... »

Depuis le début de la polémique, l’avocate de Monsieur O raconte avoir reçu des témoignages de soutien du bâtonnier du barreau de Paris, de Gisèle Halimi et de Jacques Verges. Entre autres.

Aller plus loin
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  • Cinsault
    Cinsault
    Graine de rosé
    • Posté à 21h13 le 12/06/2009
    • Internaute 24720
      Graine de rosé

    Pour apporter un peu de contradiction, j’ai essayé de comprendre ce qui se disait chez Maitre Eolas.
    Il semble que le problème, c’est qu’il fallait faire interner l’homme en question en hôpital psychiatrique, or seul le préfet a le pouvoir de faire interner quelqu’un, que celui-ci soit libre ou en prison.
    Les juges n’ont aucun pouvoir dans ce domaine.
    J’ai l’impression que cette avocate a tapé à la mauvaise porte en cherchant à tout prix à à obtenir la libération de son client par les juges, alors qu’il fallait un internement psychiatrique , soit sur ordre du préfet soit du directeur de la prison.
    Je ne sais pas si les juges sont vraiment blanc-bleus dans cette affaire mais c’est probablement plus compliqué que ce que veut faire croire cette avocate.

    • caro
      caro répond à Cinsault
      délinquante avérée
      • Posté à 21h49 le 12/06/2009
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      cet homme était en détention préventive (pas encore jugé) depuis 18 mois et reconnu schizophrène. Il fallait qu’il soit « libéré », c’est à dire qu’il sorte de prison, pour être hospitalisé en psychiatrie. Cela aurait été différent, s’il avait été déjà jugé. Le directeur de l’établissement pénitentiaire aurait pu, à ce moment, l’envoyer à l’hôpital.

       
      • Alain Pacifique
        Alain Pacifique répond à caro
        enfin!! ça marche !
        • Posté à 21h59 le 12/06/2009
        • Internaute 24637
          enfin!! ça marche !

        exact et , en plus, qu’est ce qui empêchait le magistrat en charge de cette affaire de prévenir lui même la préfecture pour que ce détenu soit hospitalisé ?

      • DBL8
        DBL8 répond à caro
        Retraité
        • Posté à 10h13 le 13/06/2009
        • Internaute 19562
          Retraité

        « détention préventive de 18 mois » cela ne s’appellerait-il pas carrément de la prison ? ! Car au bout d’un temps aussi long il faut appeler les choses par leurs nom !

        Après qu’elle est frappé à la mauvaise porte est une chose, mais que cela n’est pas suivit en le lui disant... c’est du jean-foutisme dans le genre : ce n’est pas à moi de le faire qu’elle ce démerde !
        ET ... comme Ponce Pilate, ils vont s’en laver les mains.

        Les huiles de cette profession n’aime pas, mais pas du tout, qu’on parle d’eux lorsqu’il y a eu des erreurs, comme des gamins, ils font des cacas nerveux en trépignant et bien sûr, ils s’en mettent plein sur eux.

        • caro
          caro répond à DBL8
          délinquante avérée
          • Posté à 13h43 le 13/06/2009
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          juste une précision. Pour moi la préventive EST de la prison dès le 1er jour puisque la personne concernée se trouve en maison d’arrêt, qu’elle soit inconnue ou connue comme Yldune Lévy ou Julien Coupat, par exemple. Certains juges ont comme une tendance à oublier la présomption d’innocence et pour leur enquête trouvent plus pratique d’avoir les accusés « sous la main », déjà en prison.

      3 autres commentaires
    • hycare
      hycare répond à Cinsault
      Gigoteuse d'univers
      • Posté à 22h10 le 12/06/2009
      • Internaute 8129
        Gigoteuse d'univers

      Vous vous trompez De Cinsault Graine de rosé,
      Le préfet n’est là que pour ratifier une HO (Hospitalisation d’Office) demandée par des médecins psychiatres ou / et généralistes.

      Par ailleurs les juges peuvent demander une hospitalisation (j’ai déjà eu ce cas pour un adolescent ayant commis une tentative de viol, et qui relevait de soins psychiatriques).
      .
      Je soutiens à fond cette avocate.

      Il y a de plus en plus de personnes atteintes de troubles graves de la personnalité et du comportement détenues dans nos exemplaires prisons françaises, et qui la plupart du temps , ne sont que des « mulets » pour le trafic de drogue, ou bien encore des personnes qui s’accusent.
      Quand il s’agit de « criminels », car cela existe, qualifiés de schizophrène (ils le sont auparavant) il existe des UMD (Unité pour Malades Difficiles) et qui sont beaucoup plus appropriées (notamment contre la prévention des suicides).

       
      • Jean-Luc LUMEN
        Jean-Luc LUMEN répond à hycare
        en invalidité
        • Posté à 03h26 le 13/06/2009
        • Internaute 47198
          en invalidité

        Comme vous je soutiens Me Laure Heinich-Luijer

        Mais votre point de vue sur le préfet est faut, lisez l’article L3213-2 et vous constaterez qu’un préfet a le pouvoir d’interner n’importe qui et quand cela lui plait
        « certificat d’un médecin ou, à défaut selon la notoriété publique »
        D’après vous que signifie ces mots, ou, à défaut selon la notoriété publique »

        Article L3213-2 Source Légifrance : Code de la santé publique
        Code de la santé publique - art. L343 (Ab)
        Code de la santé publique - art. L343 (M)
        Fait au palais de Neuilly, le 30e jour du mois de Juin, l’an 1838.
        Signé LOUIS-PHILIPPE.
        Encore plus ancien : Art. 19. - En cas de danger imminent, attesté par le certificat d’un médecin ou par la notoriété publique
        J’invite toute personne, voulant savoir ce qui se passe dans notre pays à visiter les sites suivants.
        Daniel MASSE Lien
        — Roland Veuillet - Arrêté préfectoral internements abusifs
        Lien.
        — Michel Prévidi , histoire d’un internement forcé Lien mania.com, Lien
        — ROUSSELLE Lien
        Lien
        Julien Coupat et tant d’autres victimes innocentes du système mafieux
        De visionner sur You tube les vidéos du meeting du 07 février 2009 à la Maison de l’Arbre à Montreuil-sous-Bois, pour savoir ce que disent les psychiatres et d’autres personnages connus, de Sarkozy, Lien LA NUIT SECURITAIRE
        Le rapport Couty et HPST
        Lien
        lire :
        – LE DUALISME JURIDICTIONNEL EN MATIÈRE
        D’HOSPITALISATION D’OFFICE (129 pages)
        Réquisitoire envers les abus de l’administration Préfectorale
        Présenté par Vincent TOUCHARD
        Sous la direction de Monsieur Le Professeur Bernard PACTEAU-Année universitaire 2005-2006 le 12 mars 2006

        – Les Dérives de l’Hospitalisation d’Office
        –– PIRE QUE LA LOI DE 1838 –-
        Par Pierre PARESYS,

        • Bête à part
          Bête à part répond à Jean-Luc LUMEN
          parmi nous autres.
          • Posté à 22h54 le 13/06/2009
          • Internaute 504
            parmi nous autres.

          Je suis du même avis que vous concernant la dérive actuelle tendant vers « Le grand enfermement » ou le retour à l’asile..
          Comme vous je recommande d’aller sur les sites que vous avez indiqué.

          Pour lecture je vous ai glissé un texte sur l’hospitalisation d’office issu du Cours de psychiatrie du CNUP, COLLEGE NATIONAL DES UNIVERSITAIRES EN PSYCHIATRIE.

          Hospitalisation d’office (HO)

          L’hospitalisation d’office (HO) : concerne les malades mentaux compromettant l’ordre public et la sécurité des personnes. Il s’agit alors d’une mesure administrative prise par le préfet du département (préfet de police à Paris). Deux procédures sont possibles :

          1 dans la procédure courante le médecin rédige un certificat médical circonstancié et le préfet prononce, au vu de celui-ci, l’hospitalisation d’office. Un médecin de l’établissement ne peut pas être certificateur. (cf certificat HO)

          2 dans la procédure d’urgence, en cas de danger imminent, pour la sureté des personnes, le médecin atteste de la dangerosité du patient et le maire peut alors prendre des mesures d’urgence.

          La loi du 4 mars 2002 subordonne l’hospitalisation d’office à trois conditions : l’existence d’un trouble mental, la nécessité de soins de ce trouble, et une atteinte grave à l’ordre public.

          Le maire de la commune et les commissaires de polices des grandes métropoles signent un arrêté provisoire sur lequel le préfet statue sous 24 heures. Faute de confirmation préfectorale, l’arrêté provisoire du maire ou du commissaire de police est caduque au bout de 48 heures.

          Un certificat immédiat est établi dans les 24 heures par le psychiatre de l’établissement hospitalier, constatant la pathologie et justifiant l’hospitalisation ; un certificat confirme la nécessité du placement tous les 15 jours.

          La sortie est prononcée après arrêté préfectoral abrogeant l’HO.

          Une forme particulière d’HO est celle qui découle d’un non lieu judiciaire après application de l’article 122-1 du Code pénal qui établit l’irresponsabilité pénale. Dans ce cas la sortie ne peut être prononcée par le préfet qu’après deux expertises indépendantes et convergentes.

          - la procédure courante (Art. L. 3213.1) nécessite un certificat médical circonstancié par un psychiatre n’exerçant pas dans l’établissement accueillant le patient. Au vu de ce certificat, le préfet de police à Paris et les préfets dans les départements prononcent par arrêté cette hospitalisation.

          - Toutefois, dans le cas d’un danger imminent pour la sûreté des personnes, (Art. L. 3213.2), l’hospitalisation d’office peut être décidée par les commissaires de police à Paris ou les maires dans les autres départements au vu d’un avis médical (et non pas un certificat). Dans ce cas, le préfet en est informé dans les 24 heures et statue sans délai. Faute de décision préfectorale, ces mesures provisoires sont caduques au bout de 48 heures.

          3.1. Quels sont les certificats nécessaires pour maintenir l’hospitalisation d’office ?

          Tout comme pour l’HDT, la production de certificats après examen du patient hospitalisé en HO est obligatoire.

          - Un certificat immédiat doit être établi dans les 24 heures par un psychiatre de l’établissement,

          - Un certificat dans la quinzaine puis les certificats mensuels, ces derniers devant être rédigés 1 mois après l’admission dans l’établissement.

          3.2. Quelles sont les modalités de levée d’une hospitalisation d’office ?

          Une hospitalisation d’office peut être levée de différentes manières, par décision préfectorale :

          - soit par la production d’un certificat de demande de levée d’HO rédigé par un psychiatre et transmis dans les 24 heures au préfet qui doit statuer sans délai,

          - soit par décision judiciaire, comme dans le cas d’une levée d’HDT où le président de grande instance peut être saisi par le procureur de la République, le patient ou toute personne lui portant intérêt,

          - ou bien après expertise de 2 psychiatres n’appartenant pas à l’établissement et choisis par le représentant de l’état, établissant que le patient n’est ni dangereux pour lui-même ni pour autrui.

          • Jean-Luc LUMEN
            Jean-Luc LUMEN répond à Bête à part
            en invalidité
            • Posté à 02h34 le 14/06/2009
            • Internaute 47198
              en invalidité

            Je vous note : 0,5/20 (sur le passage sur l’hospitalisation d’office issu du Cours de psychiatrie du CNUP, COLLEGE NATIONAL DES UNIVERSITAIRES EN PSYCHIATRIE.)

            Tout ce que vous avez retranscrit et faut sauf pour le juge des libertés (HDT)

            Pour le reste, qu’il y ait 100-100 psychiatres qui déclarent « il n’est pas retrouvé aux examens cliniques psychiatriques d’éléments en faveur d’un diagnostic de maladie psychiatrique.
            Le préfet pisse sur cela.
            le préfet pervers, sadique, corrompu etc., etc., vous maintiendra interné 20 ans selon son bon plaisir.
            et depuis janvier ou sarko a dit qu’il supprimera le juge des libertés pour ne donner qu’aux préfets le pouvoir de vous libérer, toujours selon son bon plaisir ou celui de son maître = milice, gestapo, lettre de cachet, etc.

            Du moment ou vous entravez et dénoncez le déroulement des exactions, des magouilles, de maires escrocs et de préfet corrompu, ou les exactions criminelles de gendarmes, ce même préfet ne reculera devant rien pour vous éliminer ou vous faire réfléchir en vous faisant interner….aurais je tord, Oh que non.
            Je vous rappel que ces mots criminels existaient déjà avant la loi de 1838
            Que cette loi a servis 95 années plus tard aux SS, les SS ne sont plus là mais la France a toujours ce texte dans sa loi.
            Lisez les pages 177 à 181 du livre d’Eric BRUNET – La Bêtise Administrative –

            Cliquez sur mon nom et lisez mes messages.

        • baxbrin
          baxbrin répond à Jean-Luc LUMEN
          Enseignant en IdF
          • Posté à 00h44 le 14/06/2009
          • Expert 40469
            Enseignant en IdF

          Mais au secours, les juristes !

          Lâchez un peu le Dalloz pour le Bescherelle...

          Bonjour les fautes !

          Du reste, quelle que soit le problème de procédure, un malade mental reconnu a fini par se suicider en prison, sans avoir été placé en « milieu adapté“à temps. Je sais par des ami(e)s juges que la réforme actuelle ne rend en rien la Justice plus rapide, loin de là.

          Je ne l’ai jamais vécu, mais j’imagine qu’une seule journée de prison n’a rien à voir avec un séjour Disneyland.

          Pour Dati comme pour d’autres, un rappel : les meilleurs militaires ont pour devise qu’il ‘n’existe pas de mauvais soldat, mais seulement de mauvais généraux .

          Et le mot responsable a une définition précise disponible dans tout bon dictionnaire...

          • Jean-Luc LUMEN
            Jean-Luc LUMEN répond à baxbrin
            en invalidité
            • Posté à 02h54 le 14/06/2009
            • Internaute 47198
              en invalidité

            Désolé, je suis Lothringer et Terrien et non français(que sur papier). Dans ma jeunesse on se faisait tabasser quand nous parlions, à la récrée, notre langue maternelle qui n’est autre que la langue de Charlemagne.

            Idf = idiot de France ?
            vous enseignez aux idiots qui nous gouvernent ?

            En tous les cas avec fautes ou sans fautes, je ne d’écris que la vérité sur les pouvoirs fascistes des préfets, des maires, des commissaires.

            Qu’est ce qui est le plus important pour vous,
            -1- le fait de ne pas faire de fautes, et de laisser un tel pouvoir à des gens corrompus, pervers, sadiques, etc.
            -2- faire des fautes en exigeant que cet article L-3213-2 ou tout loi contenant ces mots soit abrogés….au pays qui revendique haut et fort qu’il respecte les droits de l’homme ?

            • baxbrin
              baxbrin répond à Jean-Luc LUMEN
              Enseignant en IdF
              • Posté à 23h24 le 15/06/2009
              • Expert 40469
                Enseignant en IdF

              Pour répondre ça vous auriez mieux fait de gagner ce temps là pour réfléchir.

              Vous vous croyez le seul préoccupé par la justice actuelle de ce pays ? Le seul concerné ?

              Et « l’idiot » salue l’incompétent orthographique.

          • Jean-Luc LUMEN
            Jean-Luc LUMEN répond à baxbrin
            en invalidité
            • Posté à 03h01 le 14/06/2009
            • Internaute 47198
              en invalidité

            Vos amis(e) juges, jugent ils selon le bon sens ou selon les lois qui sont parfois crimminelles.

            Ou font ils des « machin de couloirs » ?

            • baxbrin
              baxbrin répond à Jean-Luc LUMEN
              Enseignant en IdF
              • Posté à 23h29 le 15/06/2009
              • Expert 40469
                Enseignant en IdF

              Et de quel droit, vous, les jugez-vous ?

              Je précise juste que vu de l’intérieur, et pas par les caméras de TF1, les réformes depuis Nabozy à l’intérieur vont dans un sens catastrophiques. La justice fonctionne de plus en plus mal et les gens consciencieux ont toutes les peines du monde à faire leur travail correctement.

              Vous devriez arrêter de lire en diagonale.

              • Jean-Luc LUMEN
                Jean-Luc LUMEN répond à baxbrin
                en invalidité
                • Posté à 00h14 le 16/06/2009
                • Internaute 47198
                  en invalidité

                C’est vous qui devriez apprendre à lire et comprendre le sens d’une phrase, déjà en commençant à regarder quel ponctuation il y a à la fin d’une phrase.
                Le signe ? = interrogation
                Quand à vos amis(e) juges, je n’ais fait que poser une question, je n’ais pas jugé.
                IdF = ? …qu’est ce qui se cache derrière le I, le d, le F ?
                IdF = idfixe ?
                On ne récolte que ce que l’on sème, vous devriez méditer ce proverbe cher enseignant qui ne fera jamais de fautes.

      9 autres commentaires
    • mad
      mad répond à Cinsault
      • Posté à 22h57 le 12/06/2009
      • Internaute 2629

      Vous espérez vraiment avoir une discussion ici ?
      bon courage :)

    • morlar
      morlar répond à Cinsault
      nouvelle nuit du 4 aout
      • Posté à 08h59 le 13/06/2009
      • Internaute 40592
        nouvelle nuit du 4 aout

      il faut faire la différence entre un prévenu (non condamné ) et un condamné définitif.
      Le premier dépendra toujours du magistrat ,s’il doit être interné, c’est au psychiatre de le demander,le juge ensuite sera ou pas d’accord.
      Dans le cas d’un condamné, le psychiatre propose toujours, mais c’est le préfet qui a dernier mot (le directeur de prison n’a aucune latitude en la matiere,il n’est que simple intermédiaire).

    • citrouille
      citrouille répond à Cinsault
      gerboulade permanente
      • Posté à 12h36 le 13/06/2009
      • Internaute 33365
        gerboulade permanente

      Peuvent transmettre l’info, non ?
      C’est les services de l’Etat, ce beau monde. Mais les suicides en prison , ils en ont a rien à battre ! Quand ils vont en taule, c’est au quartier VIP, et ils ont les psy dont il sont besoin.
      Tout ça parce que la médecine psychiatrique est bradée eb France, alors en prison...

  • Photine
    • Posté à 16h25 le 13/06/2009
    • Internaute 11770

    « Soit elle est de mauvaise foi lorsqu’elle pense que les juges pouvaient hospitaliser son client, soit elle est incompétente. »

  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 20h41 le 12/06/2009
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    Eh bien ! voilà encore du bruit qui ne sert à rien. Et si au lieu d’envoyer des lettres à Dati et consors, l’USM essayait de comprendre ce qui a poussé cette avocate à écrire cette lettre ? ? ?

    D’ailleurs, ce jour-là, une lecture était faite aussi sur France-Inter et de l’entendre au lieu de la lire, c’était encore plus marquant.

    Bon courage, madame...et avec les soutiens que vous avez (Gisèle Halimi) je pense que vous n’en manquez pas [de courage...] : -)

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 20h59 le 12/06/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    de l’emploi du terme « outrancier » :

    outrance : excès, synonyme « abus »

    J’ai relu le texte de Me Laure Heinich-Luijer. Je ne vois pas de propos « outranciers », elle ne décrit que des faits.

    Si le juge Regnard juge ce texte outrancier, ce ne serait pas plutôt certains faits qui pourraient être assimilés à un excès (de pouvoir dans ce cas) et même à un abus ?

    Un délibéré de couloir se pratique tellement que le magistrat en parle sans se méfier. Cela signifie que le représentant du Parquet s’est invité dans le secret du délibéré, qu’il a pris la décision avec les magistrats du siège, en violant tous les principes fondamentaux, les règles du procès équitable et de la séparation des pouvoirs. Il a bien travaillé l’Avocat général. Ils l’ont bien écouté.

    Le juge Regnard voudrait-il faire oublier la bronca que les décisions de la garde des sceaux a provoquée dans les palais de justice, pour se plaindre ainsi à R. Dati ? Il fait fi un peu trop vite de la liberté d’expression qui existe encore, du moins je l’espère.

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 21h36 le 12/06/2009
    • Internaute 9562
      alchimiste

    Je suis magistrat, on me remet en question, je me fait justice.
    Je suis flic, on me manque de respect, je me fais respecter.
    Je suis entrepreneur BTP, il fait beau, je me fait une piscine.

    - J’ai faim, je me sers ?
    - Ah non, pour toi, c’est pas pareil...

  • Aequopulsatpede
    Aequopulsatpede
    Sauvé de Dati par la retraite.
    • Posté à 21h35 le 12/06/2009
    • Internaute 63631
      Sauvé de Dati par la retraite.

    Il voudrait nous faire croire quoi l’USM ? que les magistrats ont encore un amour-propre ?

    • citrouille
      citrouille répond à Aequopulsatpede
      gerboulade permanente
      • Posté à 12h38 le 13/06/2009
      • Internaute 33365
        gerboulade permanente

      Propre, ça m’étonnerait. Je dirais plutôt un ego.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 21h38 le 12/06/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    L’OFFUSCATION COMME POSTURE BOUFFONNE DE SUFFISANCE

    Il y a une posture exaspérante chez les puissants et les obséquieux : cette façon de s’offusquer avec théâtralité dès lors qu’on ose remettre en cause leur toute-puissance, comme si celle-ci était irrémédiablement irrévocable. Et puis cette sale petite manie sournoise qu’ils ont de vouloir l’accompagner de sanctions vengeresses contre les impudents !

    Ces pauvres « juges » devraient se mettre dans le crâne et sous la robe que l’on ne saurait respecter que ce qui est respectable ! C’est comme ça, faut qu’ils s’y fassent ! Leur seule fonction (pas plus honorable que celle du clampin qui ramasse les poubelles tous les matins) ne saurait valoir forcément allégeance onctueuse à tous leurs faits et gestes.

    Si encore ils étaient VRAIMENT irréprochables. Mais plusieurs récentes sentences de ces seigneuries montrent à l’évidence qu’ils penchent avec zèle du bon côté du manche quand il le faut. S’il leur prenez l’envie de venir nous caguer dans les ribouis, nous saurions à coup sûr leur en dresser les actes avec force détail.

    • Alain Pacifique
      Alain Pacifique répond à Le Yéti
      enfin!! ça marche !
      • Posté à 03h45 le 13/06/2009
      • Internaute 24637
        enfin!! ça marche !

      Le Yéti,
      tu devrais faire de la politique, je suis sûr que tu aurais un certain succés, catégorie populiste.
      car là où tu parles « des juges » il ne s’agit que d’un syndicat de magistrats ( l’USM) qui ne représente pas tous les magistrats de France.
      as tu lu ce qu’en pense le Syndicat de la Magistrature et d’autres magistrats ?

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à Alain Pacifique
        yetiblog.org
        • Posté à 09h00 le 13/06/2009
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        A aucun moment, je n’attaque TOUS les juges, mais effectivement « des juges », ceux qui se targuent de cette qualité pour rejeter en bloc toute remise en question de leurs décisions. En évitant évidemment de rentrer dans le détail de ces décisions (on ne saurait remettre en cause la justice, n’est-ce pas ?)

        Je ne m’en prends pas à la justice, mais comme il est spécifié dans le commentaire que tu incrimines, à « la posture de suffisance » adoptée par certains puissants, pas seulement juges d’ailleurs. Et qui tend à se multiplier jusqu’au grotesque. Voir les poursuites (heureusement abandonnées sous les quolibets) de Nadine Morano contre la blogueuse qui avait osé la traiter de menteuse.

        Eh puis, le coup du « populisme », laisse-moi rire ! Le « populisme » est devenue la dernière scie à la mode. On nous le ressort à toutes les sauces ! Ridicule !

         
        • Alain Pacifique
          Alain Pacifique répond à Le Yéti
          enfin!! ça marche !
          • Posté à 21h30 le 13/06/2009
          • Internaute 24637
            enfin!! ça marche !

          j’aurais dû écrire « car là où tu parles de “ les juges ” “.
          et je ne vois pas bien la différence entre ‘ tous les juges’ et ‘ des juges’ ( sens générique ).
          ensuite tu dis ‘(on ne saurait remettre en cause la justice, n’est-ce pas ?)’
          bien sûr que si, mais la manière qui consiste de partir d’un cas particulier pour le généraliser à toute la profession, pour moi c’est ça le populisme ( façon sarko par exemple ou ses sbires ).

          • Le Yéti
            Le Yéti répond à Alain Pacifique
            yetiblog.org
            • Posté à 01h13 le 14/06/2009
            • Internaute 6095
              yetiblog.org

            « Un cas particulier » qui entraîne la réplique de tout un syndicat (l’USM). Lequel, même s’il ne représente pas TOUS le juges, sort précisément cette affaire du simple « cas particulier ».

            « je ne vois pas bien la différence entre “tous les juges’ et ‘des juges’.’
            C’est là tout le problème !

            • Alain Pacifique
              Alain Pacifique répond à Le Yéti
              enfin!! ça marche !
              • Posté à 20h31 le 14/06/2009
              • Internaute 24637
                enfin!! ça marche !

              et maintenant tu tronques une citation ! je te le ré^pète , tu devrais faire de la politique.
              voilà ce que j’ai écrit : « ...et je ne vois pas bien la différence entre “ tous les juges’ et ‘ des juges’ ( sens générique ).’
              c’est aussi là tout le problème.
              Ciao !

          • Jean-Luc LUMEN
            Jean-Luc LUMEN répond à Alain Pacifique
            en invalidité
            • Posté à 03h07 le 14/06/2009
            • Internaute 47198
              en invalidité

            des milliers de cas..oui

            Outreau...cela vous rappel rien.

            • Le Yéti
              Le Yéti répond à Jean-Luc LUMEN
              yetiblog.org
              • Posté à 07h41 le 14/06/2009
              • Internaute 6095
                yetiblog.org

              ... et l’affaire Julien Coupat... le jugement Ivan Colonna... les non-lieues à répétition pour les gros bonnets soupçonnés... les différences flagrantes de sévérité entre le voleur de mobylettes et le détourneur de millions...

              • Jean-Luc LUMEN
                Jean-Luc LUMEN répond à Le Yéti
                en invalidité
                • Posté à 01h56 le 15/06/2009
                • Internaute 47198
                  en invalidité

                Monsieur le Yéti,

                La liste des innocents embastillés, la liste des exactions criminelles, abus de pouvoir, délibérés de couloir, etc., faites sous et avec l’approbation de nicolas sarkozy, remplissent des centaines de pages et rempliront encore des centaines de pages…………Si les citoyens ne se réveillent pas et ne le chasse ainsi que sa cour hors d’europe.
                Il y a plus qu’un nettoyage de printemps à faire et pour ce jour que toutes personnes innocentes ayant à faire avec ces déchets, soient prêtes à trier le bon grains du rebus, il ne faudrait surtout pas que lors du trie sélectif le bon grain soit jeté à la place du rebut.

        6 autres commentaires
  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 21h39 le 12/06/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Le texte incriminé dont je me souviens très bien n’était qu’un inventaire de faits, qui ne contenait pas la moindre insulte à l’égard de l’institution ni a l’égard d’un de ses membres.

    ° Il s’agissait simplement d’une suite de révélation assorti du simple constat évident pour tous : L’homme était mort d’indiférence.
    - Aucune matière à procédure en diffamation dans cette histoire...

    ...sinon cela voudrait dire qu’en France aussi, les Fatwas existent aussi !

    • jtombeur
      jtombeur répond à Yvon le Zébulon
      pamphlétaire-chômiste banato- (...)
      • Posté à 23h16 le 14/06/2009
      • Internaute 31209
        pamphlétaire-chômiste banato- (...)

      Voir aussi, sur un thème voisin :

      Lien

  • telemaque50
    • Posté à 22h11 le 12/06/2009
    • Internaute 10420

    Peut importe ce que cette Avocate a fait ou pas fait..cessez donc vos polémiques ! ! ! ! !
    Blabla de comptoir de zinc ! ! !
    Le problème est juste le fait qu’elle a mis cette histoire sur la place publique,et dans ce cercle fermé de la magistrature, cela ne se fait pas ! ! ! !
    Les bons lambas que vous êtes tous ((si..si) n’ont pas a être au courant de ce qui se passe dans les cercles fermés de vos institutions, en matière de justice de plus ! ! !
    C’est quand même une institution plus que MUST......
    Je pense pour ma part, que Me Laure Heinich-Luije a eu raison de nous informer.. même si , possible, et encore, reste a prouver qu’elle ait, comme certains ici, dont l’autorité de verbiage font honneur, sous entendent qu’elle aurait du et ceci et cela faire...bla bla bla
    Madame... Bravo
    et merci

    • psych0Dad
      psych0Dad répond à telemaque50
      sociopathe
      • Posté à 22h56 le 12/06/2009
      • Internaute 81504
        sociopathe

      « Le problème est juste le fait qu’elle a mis cette histoire sur la place publique,et dans ce cercle fermé de la magistrature, cela ne se fait pas ! ! ! ! »

      Ce n’est pas nouveau. En France l’ordre social passe avant la liberte d’expression. Si vous voulez une liberte d’expression a l’anglo-saxonne, il faudra aussi apprendre a vivre avec ses inconvenients.

    • jtombeur
      jtombeur répond à telemaque50
      pamphlétaire-chômiste banato- (...)
      • Posté à 13h38 le 14/06/2009
      • Internaute 31209
        pamphlétaire-chômiste banato- (...)

      On pourrait aussi s’intéresser au cas de l’expert Michel Dubec.
      Ce que j’ai fait en commentaire ultérieur à celui-ci.

  • Danielle29
    Danielle29
    Soutien à amonhumbleavis
    • Posté à 22h41 le 12/06/2009
    • Internaute 30791
      Soutien à amonhumbleavis

    Laure Heinich-Luijer n’injurie ni ne diffame qui que ce soit dans sa lettre ouverte aux juges. Elle énonce et dénonce des faits et des carences de la Justice, sans mettre personnellement en cause un de ses représentants.
    Si critiquer et témoigner constituent des pratiques injurieuses et diffamatoires en France, nous sommes beaucoup plus loin que je ne le croyais dans la confiscation de la liberté d’expression.

    • mad
      mad répond à Danielle29
      • Posté à 23h28 le 12/06/2009
      • Internaute 2629

      Elle affirme qu’un magistrat parfaitement identifiable à eu un comportement incompatible avec le droit, la morale et son statut.
      C’est de la diffamation.

      Elle l’a fait par un média à large diffusion, et s’est abstenue par la suite de toute réelle réponse aux questions que son intervention a provoqué.

      Elle n’a pas écrit une lettre au premier président de la cour d’appel, elle n’a pas saisis le conseil de l’ordre des avocats, elle à préféré poser un pamphlet sur ce qui semble être son blog (au sein de rue 89, mais son blog quand même), et se désintéresser de la suite.

      Du moins publiquement.
      Si il faut une plainte en diffamation pour avoir les détails, je suis pour.

      • scarlet
        scarlet répond à mad
        juriste
        • Posté à 16h54 le 13/06/2009
        • Expert 50467
          juriste

        A Mad,

        1. elle n’a diffame personne. Les magistrats concernes par ce dossier ne sont identifiables...que par eux memes ! Et si dans cette affaire, ce qui les gene le plus, est cette lettre devenue publique et non le suicide de ce prevenu, alors il y a un vrai probleme...
        2. Laisser un prevenu croupir en prison alors qu’il est malade, que sa maladie attestee par des expertises n’est pas contestee et est incompatible avec son maintien en detention, est effectivement contraire au droit et a la morale. Ca ressemble meme a s’y meprendre a de la non assistance a personne en danger.
        3. les magistrats sont des fonctionnaires, payes avec nos impots. Il est sain que nous, le public et pas seulement le premier president de la Cour d’Appel, soyons informes des conditions dans lesquelles la justice est rendue en notre nom.

  • thierry reboud
    • Posté à 23h10 le 12/06/2009
    • Internaute 20923

    Si je ne me trompe, l’USM, c’est le syndicat droite molle. Pas le Syndicat de la Magistrature, mais pas non plus le ramassis d’excités sécuritaires. Si je préambule ainsi, c’est que l’USM s’est souvent distinguée (ces deux dernières années, en particulier) par une critique assez rigoureusement fondée de ce qui tient lieu de politique judiciaire en France aux temps de Rachida Dati.

    Or, à lire cet article, je vois bien que l’USM stigmatise des outrances, mais (dieu me tripote, comme aurait dit le Procureur) je ne vois pas lesquelles. J’imagine que l’USM ne s’est pas contentée d’aller chouiner dans les jupes de la Chancellerie.

    Or (bis repetita), sans me prononcer sur le fond -puisque, de fond, il n’apparaît guère en l’état actuel- il me paraît tout de même un peu... désinvolte ? léger ? de se borner à déplorer le suicide d’un détenu en détention préventive dont l’état de santé, à en croire son avocate, n’aurait pas été pris en compte. Là-dessus, pas de réponse, sinon cette dignité offusquée.

    Alors, on le répète à l’attention de l’USM (désolé, ça va gueuler un peu) : OH, EN DETENTION PREVENTIVE. A part la déploration d’outrances putatives, ça vous inspire quoi, à l’USM ? Vous ne trouvez pas ça un poil outrancier, vous, le suicide d’un type en détention préventive, c’est-à-dire, tant qu’il n’a pas été condamné, réputé INNOCENT.

    Je trouve ça ballot que l’USM ne déplore pas avec la même énergie cette outrance-là.

    • mad
      mad répond à thierry reboud
      • Posté à 23h13 le 12/06/2009
      • Internaute 2629

      Mais il le déplore, régulièrement.
      le problème c’est d’habitude, même rue 89 s’en fout.

      • thierry reboud
        thierry reboud répond à mad
        • Posté à 00h03 le 13/06/2009
        • Internaute 20923

        Ils le déplorent, certes, c’est même marqué dans leur bafouille : c’est bien ce que je disais. Vous ne trouvez pas cela un poil... désinvolte ? léger ?

        D’autre part, puisque l’USM est l’Union Syndicales des Magistrats, faut-il comprendre que ceux qui envoient des personnes en détention préventive sans tenir compte de leur état de santé sont les mêmes qui a posteriori déplorent ? Ah bah c’est sûr que ça change tout, alors...

         
        • mad
          mad répond à thierry reboud
          • Posté à 00h15 le 13/06/2009
          • Internaute 2629

          A posteriori ?

          Bien sur.
          Quand dans une enquête portant sur la mort d’un enfant on présente le père au juge d’instruction, c’est scandaleux qu’il n’utilise pas sa boule de cristal pour voir que quelques mois plus tard cette personne sera considéré comme atteinte de graves troubles psychiques.

          Problème : la détention provisoire et son contrôle à été confié à un juge spécialisé, le JLD.
          Deuxième problème : l’hospitalisation d’office d’un « fou » dangereux ne relève pas de son autorité, mais de celle du préfet.
          Troisième problème : quand bien même l’auteur serait reconnu fou, le juge d’instruction doit quand même poursuivre ses investigations.
          ...
          Quatrième problème : il n’ya pas de boule de cristal en dotation.

          • leconcombrevert
            leconcombrevert répond à mad
            La vraie vérité > : -))
            • Posté à 00h18 le 13/06/2009
            • Internaute 8843
              La vraie vérité > : -))

            Vous n’êtes pas sérieux ou alors, et je veux bien vous accorder la présomption d’innocence, vous ne connaissez rien au droit pénal !

          • thierry reboud
            thierry reboud répond à mad
            • Posté à 07h46 le 13/06/2009
            • Internaute 20923

            Dommage collatéral, en somme ?

            Un peu de méthode et reprenons dans l’ordre.

            Voui mais-t-encore ? Si le JUGE des libertés et de la détention, tout JUGE spécialisé qu’il soit, n’est pas un magistrat, c’est que j’ai dû rester en hibernation plus longtemps que prévu. Et d’une.

            De deux : où avez-vous vu qu’il soit question de l’hospitalisation d’office, camarade ? Nous parlons là d’une détention préventive, que ça pas tout à fait même chose. Si le placement en détention préventive est de l’autorité du préfet, on se demande bien à quoi servent les juges, sauf le respect que je dois aux corps constitués. En revanche, oui, on pourrait attendre qu’un magistrat qui place un présumé innocent (ben oui, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ! ) en préventive fasse un peu gaffe à la vaisselle qu’il risque de casser, a fortiori quand il s’agit de vaisselle humaine.

            De trois : et alors ? A-t-il été, par hasard, question d’abandonner l’instruction ? Avez-vous lu quoi que ce soit, de ma part ou de la part de qui que ce soit ici, qu’était réclamée l’abandon des poursuites ?

            Quatrième problème qui n’en est pas un : sinon dans vos rêves, je ne préconise pas particulièrement le recours à la boule de cristal. Donc, sauf si vous vous amusez comme un petit fou, je ne vois pas bien où vous voulez en venir.

            Bref, je veux bien prendre en compte tout un tas de truc et de machins, y compris quelque chose que vous ne mentionnez pas, à savoir la très réelle difficulté du travail des magistrats. Le travail des juges est extraordinairement complexe par nature. Et donc, à l’extrême rigueur, je veux bien entendre que le juge ait foiré dans le cas d’espèce sans qu’il soit pour autant légitime de lui taper sur la couenne. (Je dis cela parce que je ne connais rien du détail de cette affaire, sinon ce que j’en ai lu émanant de l’une des parties.)

            N’empêche que vous ne m’ôterez pas de l’idée que la protestation de l’USM est particulièrement mal venue et indécente quelque peu, parce que dans le cas d’espèce la susceptibilité des magistrats, je m’en fous un peu.

            • morlar
              morlar répond à thierry reboud
              nouvelle nuit du 4 aout
              • Posté à 09h04 le 13/06/2009
              • Internaute 40592
                nouvelle nuit du 4 aout

              qu’on se le dise : le préfet n’a aucun pouvoir judiciaire puisqu’il représente l’executif au niveau du département et de la région ! ! !
              c’est un fonctionnaire et à ce titre il n’a pas de pouvoir de juger ou de condamner,souvenez vous de la séparations des pouvoirs ! ! !

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