Enquete 11/06/2009 à 15h08

Airbus : dès 2001, des problèmes « sérieux » sur les sondes

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89


Tube de Pitot (sonde de vitesse) sur un Airbus A380 (David Monniaux/Wikimedia Commons)

Le débat autour des causes de l’accident du vol AF447 tourne pour l’instant autour des sondes, ces capteurs de vitesse dont la panne aurait eu des conséquences en série. Rue89 révèle aujourd’hui que leurs défauts étaient connus dès 2001, même jugés suffisamment sérieux pour que les pièces soient remplacées sur toute la gamme A300.

Mais bizarrement, quand de nouvelles anomalies surviennent en 2007, les autorités aériennes européennes (AESA) ne rendent plus leur renouvellement obligatoire.

Aujourd’hui, Air France tient un double discours. A ses pilotes inquiets, la compagnie a promis mardi que plus un Airbus A330 et A340 ne volera sans deux sondes neuves, et trois d’ici la fin du mois. Aux journalistes, le directeur général d’Air France-KLM Pierre Henri Gourgeon défend son constructeur : « Airbus maintient, et ils ont raison, que les sondes sont sûres. »

La compagnie est-elle gênée de ne pas avoir changé les sondes plus tôt ? Elle pourrait.

Car l’alerte était donnée depuis 2001 sur ces pièces, petites (30 cm de long) et peu onéreuses, mais dont le givrage peut avoir des conséquences imprévisibles et dramatiques.

C’est ce que disent les 24 messages d’erreur envoyés par le vol AF447 à Air France et analysés ici par le site Eurocockpit. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses dans son dernier bulletin sur l’accident n’avance pas d’autre piste que « l’incohérence des différentes vitesses mesurées » liée à une mauvaise météo.

En 2003, un « défaut de fabrication »

L’autorité qui autorise les avions à voler ou pas, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) avait exigé leur remplacement sur toute la gamme. Dans une consigne de navigabilité émise le 2 avril 2003 elle écrit :

« Un opérateur a rapporté des anomalies d’indications de vitesse sur des A320 suite à des
sondes Pitot obstruées.

Les investigations réalisées par le fournisseur THALES AVIONICS ont révélé que la défaillance des sondes Pitot était due à un défaut de fabrication au niveau des trous de purge. »

Avant d’exiger d’inspecter et de réparer ces sondes. Etaient concernés alors les Airbus A319, 320 et 321.

Plus grave est ce qu’on trouve dans ce document émis par les autorités américaines de l’aviation (FAA) le 4 décembre 2002, et qui concerne toute la gamme des A300.

En se basant sur les informations fournies par la DGAC française, les Etats-Unis préconisent le remplacement de certaines sondes Pitot, action « nécessaire pour prévenir de pertes ou de fluctuation d’informations de vitesse (...) Cette mesure a pour objectif de régler le problème de sécurité sérieux qui a été identifié. »

En 2007, un simple « bulletin de service »

Puis, à partir de 2007, de nouvelles anomalies sont signalées par Airbus sur ces sondes. Elles ne débouchent pas sur une « consigne de navigabilité » (obligatoire) mais sur un simple « bulletin de service » (facultatif). Airbus a expliqué la différence à Rue89 :

« C’est au bon vouloir de la compagnie de changer les pièces ou pas, le constructeur est dans son rôle lorsqu’il propose d’upgrader [d’installer le nouveau modèle, ndlr] les pièces. »

Air France ne s’est d’abord pas inquiété, jusqu’à ce que des incidents soient constatés. C’est ce qu’explique la compagnie dans son dernier communiqué d’abord sur les A320 à cause d’« incidents par ingestion d’eau à basse altitude observés », puis, à partir de 2008, à cause d’« incidents de pertes d’informations anémométriques en vol en croisière sur A340 et A330 ».

Ces évènements sont analysés avec Airbus comme découlant d’un givrage des sondes. Différents numéro de Survol, revue d’Air France publiée par le service d’analyse des vols à l’intention des pilotes, relatent sept « pertes d’indication anénométriques » en 2008 et 2009.

Air Caraïbes qui avait connu un problème sérieux sur ces sondes an août 2008, n’avait pas attendu pour les changer sur ses trois avions.

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  • 90 réactions
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  • moijepense
    • Posté à 16h32 le 11/06/2009
    • Internaute 41009

    On peut savoir à quoi il sert cet article ? puisque les sondes avaient été changées 3 jours avant .... parlez nous plutot de voyage de Chouchou aux obsèques de Bongo ... parceque les histoires de sondes ca commence à me gonfler

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à moijepense
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h38 le 11/06/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Les sondes de l’avion qui est tombé étaient toutes anciennes, la livraison des nouvelles a eu lieu trois jours avant, mais n’étaient pas encore installées.

       
      • siko
        siko répond à Sophie Verney-Caillat
        capitaliste révolutionnaire
        • Posté à 17h36 le 11/06/2009
        • Internaute 38962
          capitaliste révolutionnaire

        Êtes-vous certaine qu’il s’agit bien du même modèle de sonde qu’en 2003 parce que l’avion a été construit en 2005 ? Si en 2003 il y vait déjà des problèmes, je suppose qu’Airbus n’a pas équipé ses nouveaux avions de ces sondes défectueuses...

        • siko
          siko répond à siko
          capitaliste révolutionnaire
          • Posté à 17h39 le 11/06/2009
          • Internaute 38962
            capitaliste révolutionnaire

          Il faudrait peut-être savoir exactement le modèle précis des sondes. Avec toutes cet historique qui ne différencie ses sondes que par « nouveau », « ancien », ça mène peut-être à la confusion.

          • bjone
            bjone répond à siko
            dev 3D
            • Posté à 16h44 le 12/06/2009
            • Internaute 62791
              dev 3D

            Le rapport d’Air Caraïbes dispo sur Eurocockpit, parle du remplacement du modèle Thales C16195AA par le modèle C16195BA.

            La version BA étant apparement la dernière chez Thales :
            Lien

            Maintenant faut voir ce qui était sur l’AF447.

            Voilà ça nous fait une belle jambe : D

      3 autres commentaires
  • CAUSTICUM
    CAUSTICUM
    désabusé de plus en plus ...
    • Posté à 18h36 le 11/06/2009
    • Internaute 29966
      désabusé de plus en plus ...

    Livrées seulement ou livrées et installées ?

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 15h26 le 11/06/2009
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Le Capitalisme et ses dirigeants ne sont pas à 250 morts près...

    Statistiquement, c’est très convenable.

    Ces gars-là savent se qu’ils font.

    • AllahMathematics
      AllahMathematics répond à Autist Reading -
      Branleur et mérite
      • Posté à 15h45 le 11/06/2009
      • Internaute 66107
        Branleur et mérite

      Que Dieu les garde.

    • pom7848
      pom7848 répond à Autist Reading -
      Emmigré
      • Posté à 15h49 le 11/06/2009
      • Internaute 13588
        Emmigré

      Mouais, un peu simpliste. L’article dit que les sondes n’étaient pas chères... C’est plutôt un problème d’incurie ou de négligence qu’une conséquence du capitalisme.

      Les gens d’Air France semble ne pas avoir fait ce qu’ils auraient du faire. Quand un travail est mal fait ce n’est pas forcément un problème du capitalisme. Je ne suis pas sûr que la recherche du profit soit la raison pour laquelle le remplacement n’a pas été effectué.

      Les avions d’Aeroflot n’ont pas attendu la fin de la guerre froide pour être victimes de négligences graves. Tchernobyl n’est pas non plus la conséquence de calculs capitalistes au rabais. Ce genre de problèmes et les catastrophes qui en découlent ne sont pas l’apanage de tel ou tel système économique.

      • bjone
        bjone répond à pom7848
        dev 3D
        • Posté à 17h49 le 11/06/2009
        • Internaute 62791
          dev 3D

        Oui & non.

        Les sondes ne sont pas chères, mais la main d’oeuvre et un avion qui ne vole pas reviennent chers.

        Donc les remplacements de pièce par principe de précaution (tant qu’il n’y a pas d’accident à déplorer) sont peut -être trop faits au moment des révisions. Et là malheureusement ce serait un peu tenter le diable.

        Donc c’est peut-être bien un combo optimisme « ça a tenu jusque là » et de productivité « ça tiendra bien jusqu’à la prochaine révision, on va pas immobiliser un avion qui vole très bien, et puis la procédure en cas de panne est documentée ».

        Et ceci dit, il ne faut pas oublier non plus, que les avions comme les voitures sont améliorés en permanence, et il est toujours possible de trouver des équipements à remplacer par la nouvelle version plus performante, et qu’il doit être difficile de trancher entre ce qui est du domaine de l’accessoire (qui sera remplacé par la nouvelle version quand ça cassera) et ce qui est du domaine du critique (qui impose de rappeler le véhicule en urgence).

        Tchernobyl, est une preuve que les accidents arrivent bien quelque soit le modèle économique, mais il y avait aussi une part de recherche de productivité qui a poussé à l’accident. (L’accident a été provoqué par des tests tirés par les cheveux)

         
        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à bjone
          In enculo cum vibro
          • Posté à 18h06 le 11/06/2009
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          En URSS, le régime économique était Capitaliste (extraction de plus-value sur le travail), le régime politique était Etatiste, centraliste, tenu par une oligarchie de Parti Unique.

          C’était un Capitalisme d’Etat au profit de cette oligarchie qui goûtait tous les luxes dont s’empiffrent les Capitalistes Privés.

        • tryaok
          tryaok répond à bjone
          • Posté à 00h25 le 13/06/2009
          • Internaute 38999

          Ca a tenu jusque la oui pourquoi pas, mais bon il faut savoir qu’un avion peut voler sans pitot...

        2 autres commentaires
      • Oeillet rouge
        Oeillet rouge répond à pom7848
        rêve générale
        • Posté à 21h26 le 11/06/2009
        • Internaute 72489
          rêve générale

        « L’article dit que les sondes n’étaient pas chères… »

        Ce n’est pas à mon avis le coût des sondes qui a fait que les actionnaires ont décidé de ne pas les remplacer mais les recherches qui devraient être lancées pour trouver un nouvreau système plus fiable.

        Entre le paiement des salaires des chercheurs et le temps aléatoire qu’ils passeront pour accomplir ce travail, cela a pu tout à fait jouer sur le choix de ne rien faire...

        En plus aucune retombée financière à attendre de cet investissement puisque que une compagnie aérienne ne va pas gagner son image sur la sécurité qui va de soi pour les passagers (mais pas forcément pour les actionnaires...)

        Les jacouzy et autres équipements luxueux installés à bord des derniers appareils que l’on nous a abondamment montrés avant l’accident présentent probablement un retour sur investissement beaucoup plus intéressant et diffusent une image « dernier cri » de la compagnie auprès du public...

        Une précision pour l’auteur de l’article, d’après ce que j’ai lu(témoignages de pilotes) le problème remonterait à avant 2001. 1996 si mon souvenir est bon...

    • Dauphinois38300
      Dauphinois38300 répond à Autist Reading -
      collectionneur
      • Posté à 13h06 le 12/06/2009
      • Internaute 76096
        collectionneur

      ça veut dire quoi en clair ?

  • dzan
    • Posté à 15h28 le 11/06/2009
    • Internaute 26357

    Désastreux pour Airbus ( qui n’en avait pas besoin) et pour Air France.
    ET qui va payer les pots cassés ? ? ?

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 15h33 le 11/06/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Encore des économies de gestion imaginées par des RATS !

  • pierrot123
    • Posté à 15h39 le 11/06/2009
    • Internaute 10449

    Ces sondes existent depuis bien plus de dix ans....
    Si elles faisaient tomber les avions, ça se saurait depuis longtemps...

    Comme presque toujours en cas de catastrophe aérienne, l’intox bat son plein (question d’assurances, en fait...)

    • moijepense
      moijepense répond à pierrot123
      • Posté à 15h53 le 11/06/2009
      • Internaute 41009

      On nous mène en bateau dans cette histoire d’avion . On a commencé par nous dire - c’est la foudre ensuite c’est le givre et maintenant ce sont les sondes ... certains riverains mettant meme en cause Air France voire Airbus/EADS ... arretez vos délires les paranos ... vous n’avez jamais pris l’avion ca se voit ! !

      • Sophie Verney-Caillat
        Sophie Verney-Caillat répond à moijepense
        Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
        • Posté à 16h36 le 11/06/2009
          rédacteur
        • Journaliste 50753
          Journaliste

        Le givre des sondes pourrait être une explication des problèmes en série. Ce qui est certain, c’est que beaucoup de bêtises ont été précipitamment écrites.

         
        • Oeillet rouge
          Oeillet rouge répond à Sophie Verney-Caillat
          rêve générale
          • Posté à 20h59 le 11/06/2009
          • Internaute 72489
            rêve générale

          « Ce qui est certain, c’est que beaucoup de bêtises ont été précipitamment écrites. »

          Comme, par exemple ?

        • Dauphinois38300
          Dauphinois38300 répond à Sophie Verney-Caillat
          collectionneur
          • Posté à 01h28 le 12/06/2009
          • Internaute 76096
            collectionneur

          je souligne que cette histoire de sondes commence à me courir sérieusement sur le haricot - quand on ne sait rien, il vaut parfois mieux fermer sa bouche et tenir sa langue. Ce n’est pas le premier accident et ce ne sera pas malheureusement le dernier - personne n’est infaillible, l’électronique, la mécanique non plus - on peut également ajouter à ça, les caprices de dame nature et les attentats des fanatiques : ça fait donc beaucoup de paramètres.

        2 autres commentaires
    • Theodore
      Theodore répond à pierrot123
      directeur technique
      • Posté à 00h26 le 12/06/2009
      • Internaute 57357
        directeur technique

      Peut etre plus, je crois avoir lu qu’elles ont équipés aussi les A300 qui fete 40 ans. Ceci dit je ne crois pas aveuglement a une panne simultanée des pitots et on ne sait pas qui dela poule ou de l’oeuf est né en premier, les messages ACARS on pu etre generés apres que l’avion ait devellopé une défaillance structurelle ou à cause d’une position inusuelles ,un vol disymétrique perturbe les statiques et les totales dans ce cas il n’est pas étonnant d’avoir 3 indications anémométrique differentes.
      Ceci expliquerais aussi la dérive nettement cisaillée comme dans le crash de new york .
      Gardons nous de conclusions hatives, un crash a rarement une cause unique. Mefiance aussi sur la com BEA, Airbus ou AF car les enjeux sont énormes. Rappelez vous
      St odile , tous les pro savait ce qui s’était passé quelques heures après pendant qu’on lançait le bobard du GPWS pour amuser le pekin
      Abschein, le CDB accepte de porter un chapeau un peu large et s’en tire relativement bien, le whistle blower est declaré inapte pour psychiatrie et termine SDF les « boites noires » sont probablement permutées apres s’etrent promenées le temps d’€diter les données chez airbus.
      Anecdote au début les pilotes l’appelait l’avion Rantanplan, le chien qui se reveille une demi heure après qu’on lui ait marché sur la queue et qui fait le contraire de ce qu’on lui demande

  • Scotian
    • Posté à 16h02 le 11/06/2009
    • Internaute 71808

    Y-a-t’il un spécialiste dans la salle ? J’ai quelques questions :
    - Si la vitesse mesurée par les Pitots est fausse, pourquoi n’y a-t’il pas une prise de contrôle par le GPS, par exemple associé à un altimètre (pour la vitesse verticale) ?
    - Quel est la raison du choix technologique d’utiliser des Pitots en aviation, comparé à des capteurs thermiques par exemple ? Sur terre, les capteurs thermiques sont souvent préférés aux Pitots pour les mesures de débit d’air.
    - Enfin, j’imagine qu’un pilote auto défectueux à cause d’un problème de mesure ne cause pas la chute instantanée d’un avion, même en cas de décrochage. Il y a forcément un délai entre l’incident et le crash, non ? Alors pourquoi pas de message d’alerte avant ?

    • Ryuu
      Ryuu répond à Scotian
      Informaticien parisien
      • Posté à 16h08 le 11/06/2009
      • Internaute 28569
        Informaticien parisien

      -Pasque la vitesse donnée par un GPS est par rapport au sol, alors que ce que ces sondes mesurent, c’est la vitesse en prenant en compte les conditions athmosphériqes (notamment le vent)
      -je ne sais pas
      -il y a eu des messages d’alertes. Et tant que les boites noires ne sont pas analysées, on est même pas sur que ce soit vraiment ça le problème.

      • Kipple
        Kipple répond à Ryuu
        Exilé
        • Posté à 16h31 le 11/06/2009
        • Internaute 49880
          Exilé

        3ème question : Le problème c’est que lors d’un problème d’avionique (Sondes, vitesse etc) l’autopilote faisait son boulot en suivant des infos qui sont théoriquement erronées fournies par les capteurs.

        Il peut prendre des réactions soudaines selon les données qu’il recoit, par exemple régler l’angle d’attaque a 20° et entrainer un décrochage, alors qu’il n’y a aucune raison de le faire.

        Forcément, les pilotes désengagent l’autopilote car le vol aux instruments n’est plus possible et on ne peut suivre le plan de vol initialement défini par l’ordinateur de vol.

        Dans le cas d’une faute des sondes, le plus grand risque est le décrochage. Le décrochage peut avoir lieu lorsque l’avion n’a pas assez de vitesse, mais aussi quand sa vitesse aérodynamique est trop élevée, provoquant un décrochage haute vitesse (dommages structurels). A tres hautes altitudes, l’écart entre la vitesse de décrochage et le mach critique est minime, et la vitesse devient plus que jamais un paramètre indispensable.

        Dans un autre registre, il faut arrêter la spéculation (ici je ne spécule pas je parle d’un cas théorique). Il faut laisser l’enquête se faire, et surtout cesser les théories fallacieuses de complot d’économie de la part des fabriquants d’avion. Le risque de sécurité tue l’image de marque d’une compagnie aérienne et il doit être toujours minime.

         
        • bjone
          bjone répond à Kipple
          dev 3D
          • Posté à 17h19 le 11/06/2009
          • Internaute 62791
            dev 3D

          En fait apparemment, l’autopilote se désengage tout seul quand la sonde pitot est dans le vent : D

          Le pire dans l’histoire c’est qu’un avion qui vole en croisière à vitesse & altitude stable, et qui va avoir ses sondes pitot de gelées va émettre des alertes qui vont faire peut-être mal réagir les pilotes, alors que si l’avion conserve son attitude (et altitude) et sa poussée (donc en essayant d’ignorer la perte de vitesse relative au vent), il continue son bonhomme de chemin et la sonde se dégelera plus tard.
          Il semblerait que le danger soit plus dans le domaine de la sur-réaction que de le sous-réaction coté pilotage.
          Enfin je dis ça, j’en sais rien : / Mais c’est un peu le feeling que ça donne.

          • Sophie Verney-Caillat
            Sophie Verney-Caillat répond à bjone
            Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
            • Posté à 17h26 le 11/06/2009
              rédacteur
            • Journaliste 50753
              Journaliste

            Exact. Imaginons la situation telle qu’elle m’a été décrite : le pilote « traite la situation » comme il le peut, c’est-à-dire que dans l’orage et après avoir décroché, il cherche à regagner de la vitesse pour récupérer de la sustentation, en augmentant la poussée après avoir mis l’avion en descente.

        2 autres commentaires
      • Sophie Verney-Caillat
        Sophie Verney-Caillat répond à Ryuu
        Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
        • Posté à 16h35 le 11/06/2009
          rédacteur
        • Journaliste 50753
          Journaliste

        Oui ces sondes mesurent la pression aérodynamique.
        Il faut s’imaginer le pilotage manuel dans l’orage avec une vitesse indiquée tellement basse que l’avertisseur de décrochage se met en route. Et les alarmes visuelles de tous les circuits qui se mettent hors service. Les alarmes sonores se mettent à faire beaucoup de bruit.

         
        • Theodore
          Theodore répond à Sophie Verney-Caillat
          directeur technique
          • Posté à 18h37 le 11/06/2009
          • Internaute 57357
            directeur technique

          L’avertisseur de decrochage n’est pas sur les pitots, le decrochage est lié a l’incidence pas a la vitesse, un avion volant a une vitesse superieure a la vitesse de decrochage peut decrocher sur une rafale ascendante, un cisaillement de vent ou parce que le givre a dégrader ses performances aérodynamiques
          par exemple

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à Theodore
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 17h42 le 12/06/2009
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Sophie a raison...

            faire Piquer du nez l’appareil, mettre les gaz pour atteindre une vitesse suffisante, puis redresser ensuite...
            ...et la bonne procédure pour tenter de sortir d’un décrochage !

        2 autres commentaires
    • Pharisien
      Pharisien répond à Scotian
      Pas bien situé
      • Posté à 16h25 le 11/06/2009
      • Internaute 10799
        Pas bien situé
    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Scotian
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h32 le 11/06/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Selon Eric Derivry, porte-parole du Syndicat national des pilotes de ligne :
      « Les trois sondes mesurent la pression dynamique, c’est-à-dire la vitesse en fonction du vent. Elles alimentent trois chaînes d’information, la 1è va commandant de bord, la 2è va au copilote, la 3è est là pour pallier une éventuelle déficience des deux circuits et alimente les instruments de secours.
      Si on est face à la panne d’une sonde, on reçoit des informations erronées et on switche sur la sonde de secours, si deux sondes donnent des infos erronées, ça devient difficile de savoir quelle est la bonne info. On peut reprendre le système en mains mais piloter un avion sans savoir à quelle vitesse on va est une situation stressante et difficile. »

      • Grenouille verte
        Grenouille verte répond à Sophie Verney-Caillat
        Sur un nénuphar
        • Posté à 00h01 le 12/06/2009
        • Internaute 82274
          Sur un nénuphar

        C’est très juste, mais même sans information de vitesse fiable, si les calculateurs des commandes de vol et l’équipage en ont conscience suffisamment tôt, le pilotage de l’avion reste tout à fait possible : la procédure est alors de voler en adoptant une assiette et une poussée moteur appropriée. De nuit et dans le mauvais temps, ce doit être effectivement être stressant et difficile...

        Dans ces conditions, l’utilisation d’un horizon artificiel (un instrument qui indique quelle est l’attitude de l’avion) semble alors indispensable. L’équipage de l’A330 d’AF en disposait-il ?

        Dans la liste des messages publié par Lien, on peut lire :
        02 : 11Z : Failure of all three ADIRUs
        Failure of gyros of ISIS (attitude information lost)
        Peut-on savoir si ces messages signifient que l’information d’assiette, y compris sur l’instrument de secours ISIS, est devenu indisponible ?

         
        • Theodore
          Theodore répond à Grenouille verte
          directeur technique
          • Posté à 02h09 le 12/06/2009
          • Internaute 57357
            directeur technique

          Il y a effectivement un horizon boule (electrique) de secours au milieu je crois pas pratique pour le PIC en situation d’urgence, en plus il doit changer son circuit visuel, ceci dit si l’avion est parti brutalement en position extreme (les pilotes de lignes ne sont pas brellé voltige et plutot relax sur le siege en croisieres) les pilotes ont peut etre perdu l’acces aux commandes collé au plafond
          de meme en IMC certaines positions (vrilles ou passage dos par exemple) sont irrécupérables a moins d’etre un pilote de chasse bien entrainé et d’ avoir un horizon voltige(et encore)..
          en theorie il faudrait que le PIC (pilote in command) soit completement breller avec le masque oxy autour du cou, jamais vu ça en 35 ans .les avions de ligne ont un brellage 4 points, pour esperer controler l’avion en cas de position anormale (G negatif) un 5 points serré est indispensable (je suis instructeur voltige avancé et inversé, on crois etre bien brellé et quand on passe sur ledos oups !)
          axe de recherche un systeme de brelle qui plaque le PIC sur sont siege en cas de PB 5G negatifs)

          • Grenouille verte
            Grenouille verte répond à Theodore
            Sur un nénuphar
            • Posté à 18h46 le 12/06/2009
            • Internaute 82274
              Sur un nénuphar

            Il y a un horizon artificiel coté commandant de bord et un autre coté copilote : ils sont integrés sur les ecrans qui présente la vitesse et portent le nom de Primary Flight Display. Pour chaque coté les informations sur l’attitude de l’avion sont reçus d’un calculateur ADIRU different (2+1 troisième en attente sur lequel l’équipage peut basculer, selon la même architecture que pour l’information de vitesse expliqué 2 commentaires plus haut).

            En plus des 3 ADIRU, il y a un horizon de secours (ISIS) qui est effectivement situé au milieu du cockpit, entre les 2 pilotes et dispose de ses propres gyroscopes.

            Les messages ACARS que j’ai cité dans mon précédent commentaire laissent supposer que plus aucun horizon artificiel ne fonctionnaient correctement. Etait-ce effectivement le cas ? Y-a-t-il un journaliste qui a posé la question au BEA ?

            Si oui, comment est-ce possible ? On comprend qu’un givrage des sondes puissent amener à avoir des mesures de pression totale inexactes, et par conséquent induire des calculs de vitesses erronnées (et les messages qui vont avec si ces valeurs erronnées sont detectées). Mais comment expliquer une perte des informations sur l’attitude avion, pour le calcul desquels la pression totale n’est normalement pas utilisée ?

        2 autres commentaires
  • Tom Roud
    • Posté à 16h37 le 11/06/2009
    • Internaute 18046

    Ce qui m’étonne dans cette histoire : les compagnies aériennes nous expliquent que tous les dispositifs sont doublés voire triplés par sécurité. Or, là, il y a manifestement ici un problème d’équipement. Tripler un dispositif qui a un défaut de conception (comme ici le tube de Pitot) ne sert donc pas à grand chose.

    • Kipple
      Kipple répond à Tom Roud
      Exilé
      • Posté à 16h40 le 11/06/2009
      • Internaute 49880
        Exilé

      Si, parce que même si on venait a constater que le dispositif est défectueux, la probabilité que le dispositif A, le dispositif B et le dispositif C tombent tous en panne est infime.

      Tous les systèmes d’un avion sont redondants.

      • bjone
        bjone répond à Kipple
        dev 3D
        • Posté à 18h18 le 11/06/2009
        • Internaute 62791
          dev 3D

        Et bien en fait c’est plus subtile.

        - Il y a la panne intrinsèque, et là il y a peu de chance que trois équipements identiques tombent en panne en même temps, SAUF si c’est un défaut de fabrication et que les exemplaires viennent du même lot (et sont touchés par le même défaut de qualité entrainant la même panne dans un laps de temps assez proche, genre les bobines crayon Sagem qui ont équipées beaucoup de moteurs essence français, enfin les japonaises ont en souffert aussi : D).

        - Ensuite si c’est du redondant avec une conception différente, là en principe on a une bonne fiabilité.

        - Et là pour le gel des sondes, elles sont de même conception, et c’est dû à un problème environnemental (donc de domaine de fonctionnement). Quand tu roules dans une marre de boue en voiture, les quatres roues et les deux portières sont salies de manière assez homogène.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à Tom Roud
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 17h22 le 11/06/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Il y a trois sondes dont une de secours. Normalement si une seule fonctionne bien cela peut suffire. Et elles ne sont pas censées geler à tous les coups.

      • Tom Roud
        • Posté à 17h53 le 11/06/2009
        • Internaute 18046

        Oui, mais manifestement on était dans une situation où les trois sondes gèlent avec probabilité 1 ! C’est bien ça le problème !

    • Theodore
      Theodore répond à Tom Roud
      directeur technique
      • Posté à 17h57 le 11/06/2009
      • Internaute 57357
        directeur technique

      C’est en effet une grave erreur de conception que l’on appelle défaillance de mode commun. en gros on croit avoir des redondances avec une probabilité infime de panne simultanée
      En fait on a les meme composant qui dans des conditions données tombent en panne simultanément.
      En gros airbus fait piloter sont avion par 3 ordinateurs de composants différents programmés avec des languages et algorythmes différent et en début de chaine met 3 fois le meme capteur (essentiel) a 3 sous. Air France en change 2 sur trois mais il en faudrais en fait 3 différents.
      Je connais pas l’architecture du systeme informatique mais si c’est fait comme je le pense le risque et que les 2 identiques tombent en panne (mode commun) que les ordinateurs votent et décident que c’est le numéro 3 qui a faux, belote et re belote.
      Autre chose, j’en aurais mis un sur le nez du radome ou il a mois de chance de se prendre les plage de givre qui se decrochent

      • Theodore
        Theodore répond à Theodore
        directeur technique
        • Posté à 18h07 le 11/06/2009
        • Internaute 57357
          directeur technique

        Autre possibilité de gag, ils ont peut etre mis les 3 réchauffes pitot sur le meme breaker (fusible) ce qui expliquerais parfaitement la panne simultanées des trois

      • bjone
        bjone répond à Theodore
        dev 3D
        • Posté à 18h12 le 11/06/2009
        • Internaute 62791
          dev 3D

        Apparemment, c’est plus un problème d’hygrométrie et d’écoulement dans les trous d’évacuation du fond du tube que de prendre des plaques de givre.
        (L’eau/l’humidité s’accumule dans le fond du tube et gèle)

        Donc à priori la position de la sonde ne change pas grand chose à la problématique.

      • DMonniaux
        DMonniaux répond à Theodore
        chercheur en informatique
        • Posté à 07h52 le 12/06/2009
        • Expert 82516
          chercheur en informatique

        L’architecture des commandes de vol Airbus est expliquée dans les articles de Brière, Favre et Traverse et Potocki de Montalk dans le _Handbook of Avionics_ de Spitzer, ainsi que dans l’article de Brière et Traverse disponible ici :
        Lien

  • jack33
    jack33
    sans
    • Posté à 17h11 le 11/06/2009
    • Internaute 54181
      sans

    Ce qui me fascine, c’est la capacité de certains média généralistes à parler de sujet techniques qu’ils ne maîtrise pas.

    On est tous expert en quelque chose, lorsqu’un sujet relevant de notre champs de compétence est traité au journal de 20h, en une d’un quotidien... on est généralement attéré par l’inexactitude des éléments rapportés et l’incompétence manifeste des auteurs sur le sujet qu’il traite.

    Il y a une semaine, les tubes de pitots, pratiquement aucun journaliste généraliste n’en connaissait même le nom. Aujourd’hui ils nous font des cours magistraux sur les calculs de vitesse aérodynamiques, les conséquence d’un dysfonctionnement de ses sondes pour un pilote dans telle ou telle condition météo, sur les modalités de maintenance et d’alertes sécurité dans l’industrie aéronautique, etc etc ...

    En 1 semaine ils sont devenus experts dans une multitude de domaines dont chacun requiert des années d’apprentissage et d’expérience pour être maîtrisé voir simplement compris.

    Élucubrations joyeusement entretenues par des commentateurs, dont certains sont effectivement experts quand d’autres sont juste lecteurs de Science & Vie.

    A observer, c’est au choix divertissant ou pathétique.

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à jack33
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 17h20 le 11/06/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Cher jack,
      Vous remarquerez que, bien que j’ai recueilli beaucoup d’informations sur les sondes pitot et les conséquences de leurs dysfonctionnements, j’évite de les relayer ici et me contente de citer des rapports trouvés grâce à mon enquête.
      Si vous vous y connaissez bien, n’hésitez pas à nous éclairer. A vous !
      Sophie

      • jack33
        jack33 répond à Sophie Verney-Caillat
        sans
        • Posté à 17h39 le 11/06/2009
        • Internaute 54181
          sans

        Rien de personnel dans mon message précédent. C’est plus une réflexion d’ordre général qui me saute particulièrement au yeux sur ce crash (sujet éminament technique, avec peu de données certifiées, et + qu’abondament mal commenté).

        Le constat je l’ai fait aussi sur les articles de libé, du monde, les JT etc... C’est juste que ayant un compte sur rue89, c’est plus souvent chez vous que je fais état de ma consternation sur l’état du monde.

      • sucette
        sucette répond à Sophie Verney-Caillat
        expatrié et pas mécontent
        • Posté à 23h33 le 11/06/2009
        • Internaute 32754
          expatrié et pas mécontent

        Je suis ingénieur aéronautique et je pense que le mot « lamentable » qualifie bien cet article. Rue 89 participe ici à l’emballement médiatique écoeurant auquel se livre les médias depuis l’anonce de cette catastrophe (Marianne -Charlie Hebdo et quelques autres font exception jusqu’à présent).
        Je m’explique. PERSONNE ne connait (à l’heure où j’écris ces lignes) les causes de la catastrophe. Et encore moins les experts du BEA. Tant que ce dernier n’aura pas remis un premier rapport détaillant les hypothèses privilégiées et celles écartées. Vous médias ne pourrez vous livrer qu’à de la désinformation, ou du sensationalisme.
        Votre article commence clairement par se présenter comme une révélation (comme on révèle un secret). Puis soulève la question de l’intérêt qu’aurait la compagnie Air France à cacher les dysfonctionnements anciens des sondes... en laissant sous entendre qu’elle en aurait un.
        Pour un non initié (en aéronautique), porté sur les théories du complot, pourfendeur du grand capital, ou autre, j’imagine que cet article est clair comme de l’eau de roche.
        La seule chose que vous, médias, pouvez vous autoriser à faire sur ce sujet en respectant la déontologie, est de relayer les faits tels qu’ils vous sont exposés par les enquêteurs, ou les informations techniques fournies par les constructeurs ou la littérature spécialisée. Pourquoi pas vulgariser tout ceci, mais EN AUCUN CAS les commenter de la manière dont vous l’avez fait de surcroit avec l’ignorance technique qui est la vôtre.
        Je vais établir pour vous le peu de faits qui sont connus à ce jour et leur niveau de fiabilité.
        -heure +- 1min et position de l’accident +-50 km : sûr à 100%
        -les messages automatiques de maintenance indiquant des pannes : moyen, c’est un système comme un autre et ça peut aussi déconner
        -Désintégration à haute altitude de l’appareil : sûr à 90% de part l’éparpillement de débris

        Voyez vous, on est loin du : « les tubes pitots on gelé tous les trois parce que air france ne les a pas changé pour des raisons évidentes de coût au détriment de la sécurité, les pilotes sans indication de vitesse ont mal géré la situation dans une zone de turbulences très fortes, ayant conduit à une rupture d’une pièce ou plusieurs pièces de structure primaire par dépassement de l’enveloppe de vol, ayant conduit à la perte catastrophique de l’appareil » sous entendu par votre article.

        J’attends avec impatience, votre article d’excuse intitulé « Oui j’avoue c’est vrai, on ne sait rien pour l’instant et je suis une vilaine journaliste qui s’est pris pour un expert aéronautique pour faire comme les autres ».
        Pour vous faire pardonner (et remplir le site), publiez donc la liste des systèmes (électriques, hydrauliques, commandes, télécommunications, instruments, capteurs, sécurité, conditionnement de l’air...) trouvables sur un A330 et les fréquence de défaillance moyennes pour chaque + une vulgarisation du concept d’enveloppe de vol avec explication des phénomènes de décrochage, tremblement, flottement + un historique des enchaînements d’évènements catastrophiques pour les 5 crashs les plus meurtriers de l’histoire. Là dessus vous serez les premiers et vous aurez contribué à démystifier toutes cette histoire et même faire passer vos concurrents pour des nuls incompétents. Vous l’aviez fait pour les théories conspirationistes sur les attentas du WTC, vous avez une deuxième occasion.

        Cordialement

         
        • Anaximandre
          Anaximandre répond à sucette
          Sous la voûte étoilée
          • Posté à 13h50 le 12/06/2009
          • Internaute 61809
            Sous la voûte étoilée

          Sucette,

          Entièrement sur la même longueur d’onde que toi.

          Voici pour Sophie (et tout le monde) de quoi devenir « expert » en systèmes de l’Airbus A330 :

          Lien

          Bon, il faut bien lire l’anglais technique, et avoir un minimum de connaissances aéronautiques.

          Toutes les compagnies du monde utilisent cette documentation (le FCOM) fournie par Airbus Industries, sauf ... Air France qui ne peut faire comme tout le monde. La compagnie nationale a réécrit toute la documentation opérationnelle, alors que de l’avis de tous les opérateurs, celle-ci est très bien faite.
          Réécrire une doc complète (certifiée par l’EASA), c’est immanquablement introduire un risque d’erreur.

        • bjone
          bjone répond à sucette
          dev 3D
          • Posté à 16h01 le 12/06/2009
          • Internaute 62791
            dev 3D

          Et l’analyse d’Eurocockpit qui montre un problème des tubes pitot dans les messages ACARS (dans le bundle d’erreurs de la première minute des annonces de pannes), c’est un fait ou c’est bidon ? Cause ou conséquence ?

          Effectivement la cause peut-être autre et ça peut être juste une conséquence générant du bruit dans l’analyse. Ou pas : D

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