Quiz 10/06/2009 à 16h55

Trouvez qui sont les meilleurs amis d'Omar Bongo

David Servenay | Ex-Rue89

Un concert de louanges qui accompagne le dictateur gabonais vers sa tombe. Saurez-vous trouver qui a dit quoi ? Faites le quiz !


Jacques Chirac avec Omar Bongo en février 2007 (Reuters)

El Hadj Omar Bongo Ondimba sera inhumé le 18 juin à Franceville. Pendant quarante-et-un ans, il fut le grand manitou de la politique française, collectionnant les amitiés utiles dans tous les partis. Petite revue de citations sous forme de quiz.


Pas content de votre score ? Pour vous rattraper, voici dix rappels historiques sur les liens de la classe politique française avec le régime gabonais, Omar Bongo et l’argent du pétrole.

Bongo et tous ses amis


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  • 63 réactions
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  • Arnaud Aubron
    Arnaud Aubron
    Les Inrocks (et ex-Rue89)
    • Posté à 17h26 le 10/06/2009
    • Internaute 77
      Les Inrocks (et ex-Rue89)

    Pour la sortie, c’est la première à droite ; -)

  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 21h07 le 10/06/2009
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Attends , Ben85 , je peux faire pire en « mauvaise » blague !
    (la tienne me fait rire aussi ! ! !)

    Il n’y a plus de Omar au gabonais demandé !
    Navrant , non ?

    • Éric  Perrin
      Éric Perrin répond à Charles Mouloud
      Ginkonaute
      • Posté à 21h10 le 10/06/2009
      • Internaute 51185
        Ginkonaute

      Non c’est vrai ce n’est pas une blague de bongo...

       
      • Ben85
        Ben85 répond à Éric Perrin
        ramoneur
        • Posté à 21h39 le 10/06/2009
        • Internaute 75415
          ramoneur

        Ah ! Moi, je suis fan !

        • Éric  Perrin
          Éric Perrin répond à Ben85
          Ginkonaute
          • Posté à 21h53 le 10/06/2009
          • Internaute 51185
            Ginkonaute

          Ben voui moi aussi, faut bien qu’on s’omar un peu quand même ! : -)

      2 autres commentaires
    • Ben85
      Ben85 répond à Charles Mouloud
      ramoneur
      • Posté à 21h12 le 10/06/2009
      • Internaute 75415
        ramoneur

      T’as mis un Omar sur ton Bigo ?

      Bigo, Bongo... Non ? Bon, je ressors...

  • Gat-ze
    Gat-ze
    [Chilanga]
    • Posté à 17h20 le 10/06/2009
    • Internaute 67612
      [Chilanga]

    40 % ! Boooooouuuuh ! ! ! C’est duuuuuul ! Je suis dule en dictateur gabonais ! : (

    • dulconte
      dulconte répond à Gat-ze
      Mordu par un fachogarou
      • Posté à 20h44 le 10/06/2009
      • Internaute 250
        Mordu par un fachogarou

      eh oh on utilise pas mon pseudo à tord et à travers non mais !

  • paulverdu
    paulverdu
    devant un ordi
    • Posté à 17h28 le 10/06/2009
    • Internaute 80432
      devant un ordi

    Deg... J’aurais peu péter le 70%, je me suis moi-même enduis d’erreur. Moralité, petit 60% tout mouillé pas brillant !

  • Mi Yadi
    Mi Yadi
    Etudiant en subversion
    • Posté à 17h29 le 10/06/2009
    • Internaute 81318
      Etudiant en subversion

    I rock ! ! ! 90% ! Je sais pas s’il y a matière à se vanter mais je suis content !

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Mi Yadi
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 17h54 le 10/06/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Ah si si, il y a de quoi se vanter. A moins que vous ayez répondu au hasard et que vous ayez eu un monstrueux coup de bol ; -)

      • kebra
        kebra répond à Arnaud Aubron
        Bisounours killa
        • Posté à 04h06 le 11/06/2009
        • Internaute 8550
          Bisounours killa

        Tu vas rire, c’est le Vatican qui m’a planté le 100%, je vais aller cramer une église !

        Bongo, mon héros, je ne fais pas 100%, je ne sais pas si je vais m’endormir, test de m....

  • thierry reboud
    • Posté à 17h36 le 10/06/2009
    • Internaute 20923

    Je veux dire ici qu’Omar Bongo restera dans l’histoire comme le dirigeant visionnaire qui a imaginé l’usage sans précédent de la talonnette en politique. J’en entends qui prétendent qu’il aurait mieux valu qu’il se serait servi d’échasses, mais je vous le demande, mâme Chabot, qu’est-ce que j’aurais dû faire, hein ? Moi, je prends mes responsabilités et je n’ai pas peur de le dire même si ça doit chagriner les gens qui habitent dans les beaux quartiers, les échassess, c’est portnawak ! (Nicolas Sarkozy)

    • kk
      kk répond à thierry reboud
      au vert
      • Posté à 17h51 le 10/06/2009
      • Internaute 13480
        au vert

      ça l’fait pas Thierry : permets à l’enseignante de revoir ta copie :

      J’veux dire ici, qu’Omar Bongo rest’ra dans l’histoire comme le dirigeant visionnaire qu’a imaginé l’usage sans précédent de la talonnette en politique. J’en entends qui disent qu’ça aurait été mieux qu’i’ s’serait servi d’échasses, mais je vous l’demande, hein, mâme Chabot, qu’est-ce que j’aurais dû faire, hein ? Moi, j’ prends mes responsabilités et j’tiens mes engagements ; j’ai pas peur de l’ dire même si ça doit chagriner les gens qu’ habitent dans les beaux quartiers, les échasses, c’est portnawak ! (Nicolas Sarkozy)

      C’est pas donné à tout l’monde d’causer l’Sarko !

      • thierry reboud
        thierry reboud répond à kk
        • Posté à 17h58 le 10/06/2009
        • Internaute 20923

        Comment k’t’as trop raison, rude mancelle : c’est rapport à qu’est-ce que j’essayais d’écriver du Sarko. Ben j’peux ben t’dire que c’est un sport ’ach’ment risqué !

         
        • kk
          kk répond à thierry reboud
          au vert
          • Posté à 18h03 le 10/06/2009
          • Internaute 13480
            au vert

          D’un aut’côté, c’est rude mans plus facile d’partir d’un texte d’jà écrit par un aut’, surtout çui qu’a pas écrit « la Princesse de ... », merde, son nom m’échappe ....

        1 autres commentaires
  • Marco68
    • Posté à 17h36 le 10/06/2009
    • Internaute 22820

    Quelques semaines avant le scrutin de 2007, le candidat de l’UMP rend une visite de courtoisie à « son excellence », en « visite privée » à Paris, dans son hôtel particulier, pour y reccueillir de « sages conseils », et surtout une bonne grosse valise de billets !

  • LienRag
    • Posté à 18h02 le 11/06/2009
    • Internaute 34767

    Le fait que Bongo était doué pour le compromis(*) et pour coopter ses opposants est difficilement contestable... Qu’il aie favorisé la paix se discute, mais n’est pas aussi facilement réfutable qu’on pourrait le croire. Et objectivement, le Gabon a vécu en paix depuis 50 ans.
    Dans un continent où, de toutes façons, un dirigeant honnête est très rapidement assassiné, il est finalement assez utile de savoir reconnaître les qualités réelles des dirigeants en place.
    Jean-Pierre Tuquoi et Nicolas Beau avaient innové en leur temps en sortant de l’analyse morale (et/ou polarisée par le soutien des puissances occidentales) des pouvoirs dictatoriaux pour examiner leurs forces propres et la base sociale sur laquelle ils s’appuient ; leur travail sur la Tunisie mériterait de faire école...

    (*) Tellement doué d’ailleurs qu’il a joyeusement compromis toute une flopée de responsables politiques, médiatiques et économiques français, entre autres...

    • Gilles31
      Gilles31 répond à LienRag
      Gaucho
      • Posté à 06h06 le 12/06/2009
      • Internaute 57081
        Gaucho

      En général quand ce genre d’autocrates qui n’ont fait que piller leur pays tout en lui garantissant une stabilité (histoire de continuer le pillage) disparait, le pays à 4 chances sur 5 de sombrer dans la violence extrême.

      Pourquoi ?
      Car aucun problème de fond n’a été réglé. Avec un pIB de 14 000 $/hab, donc riche comme le Portugal, c’est un des pays le plus pauvre au Monde.
      Les Clans (ethnique, religieux, mafieux....) autrefois achetés pour garantir la paix, se jettent sur le gâteau comme des hyènes.
      Car les lieutenants veulent tous être Calife à la place du Calife et ont été recruté parmi les plus amoraux

      D’ailleurs dés sa mort, les craintes d’une guerre civile ont émergé...on se demande pourquoi dans un pays aussi « stable »

      Bref, quand Kouchner loue Bongo et sa politique, c’est la preuve qu’il ne voit pas plus loin que le bout de son larfeuille

  • Marco68
    • Posté à 17h44 le 10/06/2009
    • Internaute 22820

    rappelons s’il en était besoin que cet argent qui arrose les politiciens français est volé au peuple gabonais qui souffre de malnutrition dans son ensemble mais le succès de la campagne de 2007 de l’UMP vaut bien quelques sacrifices...

  • jean-bernard
    jean-bernard
    comptable
    • Posté à 17h46 le 10/06/2009
    • Internaute 13564
      comptable

    c’est bizarre, je ne trouve pas le mot :

    mitterrant ! ! le sphynx

    pas un seul ministre de gauche de 1981 à 1986 et de 88-93 de mémoire

    pourquoi ?

    Sauf kouchner QUI VOUS ARRaNGE BIEN !

  • petit lapin
    petit lapin
    condé sans dents
    • Posté à 17h51 le 10/06/2009
    • Internaute 82080
      condé sans dents

    sauf s’il faisaient partie du fan club d’Omar Bongo ou s’il ont eut une chance providentielle ceux qui ont fait 100% se sont surement emmerdé a chercher les réponses sur internet

  • PierreAdrien06-
    • Posté à 17h55 le 10/06/2009
    • Internaute 25405

    Dans les questions j’aurais bien aimé :
    Qui à payé les campagnes de tonton Mittérand ?

    o Le dictateur Bongo
    o La reine d’Angleterre
    o Le Pape

    Décidément rue 89 est bien orienté dans ses questions !

    J’attends vos réponse.

    • David Servenay
      David Servenay répond à PierreAdrien06-
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 18h52 le 10/06/2009
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Décidément, vous avez la lecture courte... ou trop rapide.

      On n’a cessé de l’écrire depuis trois jours : Omar Bongo a financé TOUS les partis politiques et les principaux candidats à la présidentielle.

      Lisez donc le texte sous le quiz, il est aussi question de deux anciens ministres socialistes...

      • PierreAdrien06-
        • Posté à 21h17 le 10/06/2009
        • Internaute 25405

        David tu ne suis pas !

        Je parle de questions dans le quiz, c’est simple, non ?

        Je parle de Mittérand et pas de ministres !

        Lisez donc le texte de ma question.

         
        • Natha
          Natha répond à PierreAdrien06-
          comédien
          • Posté à 01h48 le 11/06/2009
          • Internaute 9517
            comédien

          bof, depuis que j’ai péniblement atteint la trentaine, je trouve que l’anti-mitterandisme n’est plus ce qu’il était...

  • Marco68
    • Posté à 17h56 le 10/06/2009
    • Internaute 22820

    la FranceAfrique rebaptisée France à fric par le groupe Rockin’squat
    Lien

    Allons enfants de la patrie
    Il est temps d’apprendre la vrai histoire
    Celle qui encore aujourd’hui
    Ramène des milliards d’euros aux pouvoirs
    Afrika Afrika La France t’aime
    Afrika Afrika La France te ken
    Afrika Afrika ce continent saigne
    Afrika Afrika il y a trop de problème
    France mon pays mais pas mes atouts
    En soutenant le Soudan ou le Zaïre Mobutu
    France mon pays mais pas mon combat
    J’n’ai pas tué abdala ni soutenu Eyadema
    Ni le Tchad de Déby pour l’clan des Zaghawas
    J’ai pas mis au Cameroun en place Paul Biya
    J’décime pas la forêt comme le groupe Bolloré
    Et j’n’ai aucun intérêt dans l’génocide rwandais
    G. L. N. F. tiens d’autres illumis nazi à la tête de Elf
    D.G.S.E. on a aussi notre C I A pour qu’ils se tiennent mieux
    On me parle d’immigration mais jamais de la BNP
    De la Société Générale ou du crédit Lyonnais
    Qui fond des millions d’euros en Afrique sur le pétrole
    Anéantissent le Congo d’autres le Sierra Leone

    L’indépendance de l’Afrique personne n’en veut
    Surtout pas les démocraties d’Europe qui ferment les yeux
    La banque Conti au Luxembourg affilié à Paris Bas
    Avait comme client Houphouet Boigny ou Bokassa
    Dirigé par Nadhmi auchi pote de Pasqua
    C’est banque à financé Radio qui tuas rwanda
    Eh Négro c’est Fonky Babtout qui rappe l’infos
    Elevé au poulet braisé sauce mafi de Bamako
    Charles de Gaule donna l’indépendance à Afrika
    Mais mis en place Jacques Foccart qui les niquas
    Me raconte pas tes histoires je sais de quoi j’parle
    Trafiques de femme d’armes trafique de came
    Tu veux de la poésie écoute mon flow
    Ici c’est Rockin Squat le relais d’l’info
    Les Mittérands on toujours cautionné les dictatures
    Celles de Sassou Nguesso où celle d’autre ordures
    O.T.A.N. on dirait qu’ils sont tous de mèche pour qu’l’Afrique saigne
    Forestiers Rougier l’exploitation du bois continue de la tuée

  • Marco68
    • Posté à 17h58 le 10/06/2009
    • Internaute 22820
  • Camille
    Camille
    Mauvais genre
    • Posté à 18h02 le 10/06/2009
    • Internaute 48427
      Mauvais genre

    40% et il y a des noms, je ne sais toujours pas qui c’est (mais j’ai eu bon !)

    • thierry reboud
      thierry reboud répond à Camille
      • Posté à 18h04 le 10/06/2009
      • Internaute 20923

      Ben tiens, pareil pour moi ! C’est qui, ce Couche-nerfs ?

  • kamerlo divine
    kamerlo divine
    ouvrier
    • Posté à 18h09 le 10/06/2009
    • Internaute 73958
      ouvrier

    Cher riverain, mettez plutôt un lien vers l’article que le texte lui-même, avec votre commentaire...

    Lien

  • Le_Baron_Samedi
    • Posté à 18h20 le 10/06/2009
    • Internaute 4532

    Just a friend from Africa
    Entre les réseaux de bienséances et la raison économique, se trouve un territoire vide de sens.
    Même le meilleur des partenariats peut toucher à sa fin, à sa faim, plus en temps de crise que de famine.
    Depuis que l’anticolonialisme festif a laissé sa place à un mariage de convenance sans amour, la culpabilité d’usage a construit des repentances saisonnières.
    La suite ici
    Lien

  • kamerlo divine
    kamerlo divine
    ouvrier
    • Posté à 18h29 le 10/06/2009
    • Internaute 73958
      ouvrier

    LA FRANCE À FRIC ET « L´ESCLAVAGE MONÉTAIRE » EN AFRIQUE

    L’une des influences les plus importantes dans la vie économique et politique des Etats africains qui étaient des colonies françaises dans le passé c’est l’impact d’une monnaie commune ; le Franc de la Communauté Financière de l’Afrique (« CFA »). Il y a en effet deux francs CFA distincts en circulation. Le premier est celui de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMAO) qui comprend huit pays Ouest Africains (Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo).

    Le deuxième c’est celui de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) qui comprend six pays d’Afrique Centrale (Cameroun,République Centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée-Équatoriale et Gabon), cette division correspond à l’AOF (Afrique Occidentale Française) pré-coloniale et AEF(Afrique Equatoriale Française), avec l’exception que la Guinée-Bissau était une colonie portugaise et la Guinée Equatoriale une colonie Espagnole dans le passé.

    Chacun de ces deux groupes produit son propre franc CFA. Le franc CFA de l’UEMAO est produit par la BCEAO( Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et le franc CFA de la CEMAC est produit par la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale). Ces monnaies étaient estimées à 100 F CFA pour chaque franc Français, mais après que la France a rejoint la zone Euro de la Communauté Européenne à un taux fixe de 6,65957 francs Français pour un Euro, le taux du CFA par rapport à l’Euro fut fixé à 665, 957 F CFA pour chaque Euro, maintenant le ratio de 100 pour 1. Il est important de noter que c’est la responsabilité de la Trésorerie Française de garantir la convertibilité du Franc CFA à l’Euro.

    La politique monétaire gouvernant une agrégation aussi diverses de pays est simplifiée parce qu’elle est en fait opérée par la Trésorerie Française, avec aucune aux autorités fiscales centrales ni de l’UEMAO, ni de la BEAC. Sous les termes d’accord qui mirent sur pieds ces banques et la CFA, la Banque Centrale de chaque pays est obligée de maintenir au moins 65% de ses réserves d’échanges étrangers dans un « compte d’opérations » tenu par la Trésorerie Française, de même que 20% en plus pour couvrir d’autres obligations financières.

    Les banques centrales de la CFA imposent aussi un CAP sur les crédits étendus à chacun des États membres équivalent à 20% des revenus publiques de ce pays au cours de l’année précédente. Bien que la BEAC et la BCEAO aient des facilités de découvert avec la Trésorerie Française, les DRAWDOWNS sur ces facilités de découverts sont sujets au consentement de la Trésorerie Française. Le dernier mot c’est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

    En un mot, plus de 80% des réserves étrangères de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par la Trésorerie française. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais ne possèdent pas de politiques monétaires propres à elles. Les pays eux-mêmes ignorent, il ne leur est même dit, quel pourcentage de la cagnotte de leurs réserves étrangères tenues par les la Trésorerie Française leur appartient en tant que groupe ou individuellement. Les gains de l’investissement de ces fonds dans la cagnotte de la Trésorerie Française sont supposés être ajoutés à la cagnotte, mais aucune comptabilité d’aucun de ces changes n’est adressée ni aux banques, ni aux pays. Le cercle limité des hauts cadres de la Trésorerie Française qui ont connaissance des montants des « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; qui savent s’il y a des bénéfices sur ces investissements ; ont la prohibition de ne livrer aucune de ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des États africains.

    Cela rend impossible pour les États Africains de réguler leur propre politique monétaire. Les pays les plus inefficaces et les plus gaspilleurs sont capables d’employer les réserves étrangères des pays plus prudents sans aucune intervention significative des pays les plus riches et couronnés de succès. Le fait que, pendant que le PIB français grandit et que la parité de l’Euro face au dollar (principale monnaie du commerce international) apprécie, il y a le danger constant que le franc CFA pourrait être fixé à un taux d’échange très élevé. Ceci freine la croissance dans le commerce entre l’Afrique et le reste du monde et permet aux autres pays, spécialement en Asie, d’employer leurs taux d’échange plus flexibles pour gagner des parts de marché, supplantant l’Afrique.

    La création et le maintien de la domination Française des économies de l’Afrique francophone sont le produit d’une longue période de colonisation française et la dépendance apprise des États africains. Pour la majeure partie de l’Afrique francophone, leurs banques centrales n’ont que des pouvoirs limités. Il y a des économies dont la vulnérabilité face à une économie de plus en plus globalisée s’accroît de jour en jour. Il ne peut y avoir de politique de commerce sans référence aux réserves. Les politiciens et les partis élus pour promouvoir la croissance, la réforme, les changements dans le commerce et les politiques fiscales sont relégués au second plan à moins qu’il n y ait l’approbation de la Trésorerie Française qui rationne leurs fonds. Il y en a plusieurs qui objectent à la continuation de ce système. Le Président Abdoulaye Wade du Sénégal a déclaré ceci très clairement : « L’argent du peuple africain bloqué en France doit être rapatrié en Afrique afin de profiter aux économies des Etats de la BCEAO. L’on ne peut pas avoir des milliards de milliards placés dans les marchés bousiers étrangers et en même temps dire qu’on est pauvre, et aller ensuite quémander de l’argent »

    Comment cela est-il Arrivé ?

    Ce système de dépendance est une résultante directe des politiques coloniales du gouvernement français. Dans la période immédiate après-guerre, après la signature des accords de Bretton Woods en juillet 1944, l’économie Française avait besoin de se relever de toute urgence. Pour l’aider dans ce processus, elle créa le franc CFA au sein de ses colonies d’Afrique afin de garantir un marché captif pour ses produits. La décision principale qui découla des accords de Bretton Woods c’était l’abandon des Standards de l’Or. En un mot, le nouveau système donnait une place dominante au dollar. Les autres monnaies virent leur taux d’échange être indexé au dollar. Les réserves des banques centrales Européennes en ce temps là étaient constituées de monnaies à valeur douteuses d’après-guerre qui avaient été dévalorisées des fluctuations de la monnaie. Pour cette raison, la France avait besoin des monnaies de ses colonies pour soutenir sa compétitivité avec ses rivaux Américains et Britanniques. De Gaulle et Pierre Mendès, son principal conseillé économique, rencontrèrent des dirigeants africains et développèrent un pacte colonial qui garantirait que ceci dans un traité (avec des clauses publiques et des clauses secrètes). Le génie derrière tout cela c’était Jacques Foccart, le « Mister Africa » Français.

    La décolonisation au Sud du Sahara ne se fit pas comme De Gaulle l’avait prévu. Il aurait voulu une Communauté Franco-Africaine qui interrompit l’indépendance totale. Mais lorsque la guinée de Sékou Touré vota « non » au référendum de 1958 concernant cette Communauté, l’idée fut effectivement morte. La Guinée fut propulsée dans les ténèbres à cause de sa décision et un semblant de Communauté fut mise sur pieds, mais l’appel à l’indépendance totale se montra difficile à résister.

    Sans y être vraiment préparé, en 1960, De Gaulle avait à improviser des structures pour une collection de petits États nouvellement indépendants, chacun avec un drapeau, un hymne et un siège aux Nations Unies, mais souvent avec de petits atouts précieux. C’est à ce niveau que Foccart eut à jouer un rôle essentiel, celui d’un architecte d’une série d’accords de Coopération avec chacun des nouveaux États dans les secteurs des finances et de l’Économie, de la culture et l’éducation, et de l’armée. Il y avait onze pays impliqués à l’origine : Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Dahomey (actuel Bénin), Haute Volta (actuel Burkina Faso), Niger, Tchad, Gabon, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville et Madagascar. Le Togo et le Cameroun, anciens Territoires Administratifs des Nations Unies, furent aussi co-optés dans le club. Ainsi furent aussi, plus tard le Mali et les anciens territoires Belges (Rwanda-Urundi, actuel Rwanda et Burundi, et le Congo-Kinshasa), quelques-unes des ex-territoires portugais, ainsi que les Iles Comores et le Djibouti, qui avaient aussi été sous la domination française pendant plusieurs années mais devinrent indépendants dans les années 1970. Tout cet ensemble fut placé sous un nouveau Ministère de la Coopération, créé en 1961, séparé du Ministère des Affaires des Départements et Territoires d’Outre-mer (connus sous le DOM-TOM) qui les administraient tous auparavant.

    La clé de tout ceci était l’accord signé entre la France et ses colonies nouvellement libérées d’Afrique qui embrigadèrent ces colonies dans l’étreinte économique et militaire de la France. Ce pacte colonial non seulement créa l’institution du franc CFA, mais aussi, il créa un mécanisme légal sous lequel la France obtint une place de choix dans la vie économique et politique de ses colonies.

    Les accords du Pacte Colonial garantirent une préférence spéciale à la France dans les processus politiques, commerciaux et de la défense dans les pays Africains. Au niveau de la défense, il accepta deux sortes de contact continuel. Le premier était l’accord militaire ouvert sur la coopération militaire ou les accords d’Aide Militaire Technique (AMT), qui n’étaient pas légalement contraignantes, et pouvaient être suspendus selon les circonstances. Ils couvraient l’Éducation, la formation des soldats et des forces de sécurité Africaines. Le second type, secret et contraignant, consistait en des accords de défense supervisés et conduits par le Ministère de la Défense Français, qui servait de base légale pour des interventions Françaises. Ces accords permirent à la France d’avoir des troupes pré-déployées en Afrique ; en d’autres termes, des Unités de l’armée française présentes de façon permanente sur une base rotative dans des bases et des camps militaires en Afrique, entièrement gérées par les Français.

    Selon l’Annexe II de l’accord de Défense signés entre les gouvernements de la République Française, de la République de Côte d’Ivoire, de la République de Dahomey et de la République du Niger le 24 Avril 1961, « la France a la priorité dans l’acquisition de ces “ matières premières classés comme stratégiques ”. En effet, selon l’article 2 de l’accord, la République Française informe régulièrement la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres) de la politique qu’elle compte adopter concernant les matières premières et les produits, en tenant compte des besoins généraux de la défense, de l’évolution des ressources et la situation du marché mondial ».

    Selon l’article 3, « la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres) informent la République Française des politiques qu’ils comptent suivre concernant les matières premières stratégiques et les produits, et les mesures qu’ils se proposent d’adopter afin d’appliquer ces politiques. » et pour conclure, l’article 5 : « Concernant ces même produits, la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres), pour les besoins de la défense, les réserve en priorité pour la vente à la République de France, après avoir satisfait aux besoins de la consommation interne, et ils importeront ce dont ils ont besoin prioritairement de la France. » la réciprocité entre les signataires n’était pas une négociation d’égal à égal, mais elle reflétait la dominance de la puissance coloniale qui avait, dans le cas de ces pays, une « indépendance » organisée quelques mois avant (en Août 1960).

    En résumé, le pacte colonial maintenait le contrôle de la France sur les économies des États Africains ; il prit possession des réserves de monnaie étrangères ; il contrôla les matières premières stratégiques de pays, il posta des troupes dans le pays avec le droit de libre circulation ; il exigea que tous les équipements militaires soient acquis de la France ; il prit en charge la formation de l’armée et de la police, il exigea que les hommes d’affaire français soient autorisés à avoir le monopole des entreprises dans des secteurs clés (Eau, Electricité, Ports, Transports, Energies, etc.). La France non seulement imposa des restrictions sur les importations de quantités de produits en dehors de la zone franc, mais aussi elle imposa des quantités minima d’importations de la France. Ces traités sont encore en vigueur et opérationnels.

    La création d’un tel système n’était pas le produit de l’Assemblée Nationale Française ou le résultat d’aucun processus démocratique. C’était la résultante des politiques guidées par un groupuscule dans le bureau du Président, la « Cellule Africaine », initialement présidée par Foccart. Pendant le demi-siècle passé, la puissante et secrète « Cellule Africaine » a surveillé les intérêts stratégiques de la France en Afrique, gouvernant sur un grand andain d’anciennes colonies françaises.

    Agissant comme une commande générale, la cellule utilise l’armée Française comme un marteau pour installer des gouvernants qu’elle estime conciliantes avec les intérêts français. En retour, ces pays donnent à des industries Françaises la primeur sur leur pétrole et d’autres ressources naturelles. Mettant à l’écart des canaux diplomatiques traditionnels, la cellule ne fait des rapports qu’à une personne : Le Président. Les liens serrés de la cellule au géant du pétrole Elf Aquitaine, dont les dirigeants furent emprisonnés pour corruption, était une source d’embarras. Et un ancien chef de la cellule a été condamné suite à des accusations de trafique d’armes en Angola. Ces problèmes politiques hautement controversés ne furent jamais soulevés avant aucunes des structures démocratiquement élues de la France. La politique africaine est le domaine privé du bureau du Président.

    Cela était vrai de De Gaulle, Mittérand, Giscard d’Estaing et Chirac. Sarkozy n’a apparemment pas de contacts ou d’ambitions dans ce domaine et a laissé la Cellule de Chirac en place.

    L’impact du Pacte Colonial

    Certaines des conséquences pour les pays africains de la continuation de la dépendance sont évidentes-manque de compétition ; dépendance de l’Économie française ; dépendance de l’Armée Française ; et la politique porte- ouverte pour les entreprises privées françaises. Cependant, il y a des différences subtiles qui ressortent.

    Les compagnies Françaises en Afrique francophone, en vertu de leur statut oligarchique ou de monopole, contribuent pour une part substantielle au PIB de ces pays. De façon plus importante, ils sont très souvent le seul groupe de gros payeurs d’impôts. Dans plusieurs de ces pays, les compagnies françaises paient plus de 50% des impôts sur le revenu national recueillis. Cela leur donne un statut unique. Assez fréquemment, les français disent que sans les compagnies françaises, l’économie des pays africains s’effondrerait. Couplé avec l’incapacité d’accès à ses propres ressources naturelles pour un pays, cela est vrai sans l’ombre d’un doute. Cependant, il ne s’en suit pas que des compagnies privées d’autres pays comme les USA et la Chine ne pourraient pas contribuer également. C’est l’une des raisons pour lesquelles les Français sont si inquiets concernant l’ouverture à la compétition sur le marché.

    Un autre aspect c’est l’incapacité pour les pays francophones à collecter les impôts des citoyens ordinaires. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui a été divisé pendant un certain nombre d’années entre le Nord rebelle et le Sud loyaliste, la collecte des impôts dans les régions rebelles a été impossible. Les rebelles se sont engraissés avec les taxes et les frais imposés à leurs populations captives, ainsi que de la vente des biens volés de leurs régions. Ils ne veulent pas déposer les armes parce que cela aura un effet économique néfaste sur eux, pas uniquement politique.

    Le manque d’une force citoyenne qui paie des taxes creuse un gouffre entre le gouvernement et les citoyens ; la responsabilité mutuelle manque à l’équation. C’est le devoir de l’Assemblée Nationale de légiférer des programmes basés sur l’approvisionnement de l’Etat en revenus, mais s’il y a des revenus insuffisants, l’Assemblée Nationale est frustrée dans son rôle. Si 80% des fonds vont en France en tant que contribution au projet CFA, il ne reste que très peu pour que les ministres et l’Assemblée Nationale les affectent aux projets sociaux.

    Dans plusieurs pays francophones, souffrant dans des conditions de sécheresse, de manque de nourriture ; manque de soins de santé ; il n y a que l’Aide française aux trésors nationaux qui les soutiennent. Cette « aide » est très souvent leur propre argent que les Français ont acheminé jusqu’à eux.

    Il y en a plusieurs en Afrique qui ont vu et compris le problème du franc CFA et le Pacte Colonial ; Mamadou Koulibaly, le Président de l’Assemblée Nationale de la Côte d’Ivoire a été un critique remarquable du Pacte Colonial et la dominance du franc CFA. Il a écrit un livre excellent sur le sujet et donne des conférences et des interviews sur ce sujet régulièrement. Le problème est que très peu comprennent l’iniquité fondamentale de ce système français ; y compris beaucoup d’africains.

    Si les nations africaines veulent assurer leur croissance, et prendre part pleinement aux opportunités de la globalisation, elles doivent être libérées des fers de cet albatros colonial. Afin d’attirer d’autres investissements directs dans les économies, par opposition à juste un portefeuille d’investissement, cette situation doit changer. Dans les termes du Président Koulibaly, « En Afrique, nous n’avons pas besoin des armes, nos problèmes ne sont pas dus au manque d’argent. Ma conviction est que nous devons premièrement déclarer clairement nos droits d’appartenance sur notre propre terre et aux ressources de notre sol qui furent emportées par les colons lorsqu’ils conquirent nos pays, et qui sont encore emportés à travers le Pacte Colonial ».

    © Ocnus.net 2007 via Radiocemac.com : Dr. Gary K. Busch

    • Papycool-
      Papycool- répond à kamerlo divine
      graphiste
      • Posté à 22h39 le 10/06/2009
      • Internaute 74319
        graphiste

      très bon article qui ressort bien le fait que l’argent donné aux politique n’est ni plus ni moins que la restitution des biens du pacte colonial. Vous oubliez toutefois de parler de la dévaluation du franc CFA de façon unilatéral par ces bons penseurs français qui ont mis l’Afrique et certains européens dans le plus grand embarras.

    • solstice
      solstice répond à kamerlo divine
      pigiste
      • Posté à 08h50 le 11/06/2009
      • Internaute 38451
        pigiste

      Désolée mais moi c’est « inutile » et je m’explique :

      - Citer un article dans son entier est indigeste, allez à l’essentiel ou soumettez à Rue89 l’idée d’un article sur le sujet.

      - Citez vos sources : ici, on trouve heureusement assez facilement que cela vient d’un média ivoirien donc forcément anti français (cf les récentes échauffourées)... Même avec cet éclairage particulier, ce point de vue est intéressant mais il faut situer l’éclairage...

  • cabral amilcar
    cabral amilcar
    peureux célèbre
    • Posté à 19h09 le 10/06/2009
    • Internaute 29973
      peureux célèbre

    9/10 je connais mon sujet, je me suis juste planté entre conh bendit et le vatican, erreur minime

    • kebra
      kebra répond à cabral amilcar
      Bisounours killa
      • Posté à 04h09 le 11/06/2009
      • Internaute 8550
        Bisounours killa

      Pas du point de vue de Dany, j’en suis certain. J’ai pourtant fait la même bourde pour le même résultat.

  • freakfeatherfall
    freakfeatherfall
    moonchild
    • Posté à 20h38 le 10/06/2009
    • Internaute 21024
      moonchild

    merde j’ai gerbé après les premières questions...
    c’est malin ça maintenant j’ai des bout de pâtes coincés entre les touches....

  • Weatherboy
    Weatherboy
    v2=notes articles en moins...
    • Posté à 21h11 le 10/06/2009
    • Internaute 38063
      v2=notes articles en moins...

    Rien à rajouter au quizz juste un grand bravo à l’auteur pour avoir résumer de façon très drôle tout le dégout que m’avait inspiré ces déclarations en les lisant, merci !

  • PonG
    PonG
    rationaliste fondamentaliste à (...)
    • Posté à 22h03 le 10/06/2009
    • Internaute 14407
      rationaliste fondamentaliste à (...)

    Omar Bongo rend visite à Jacques Chirac. Cérémonies protocolaires, garde républicaine et tout le toutim.
    Le soir, le corézien invite son pote à dîner. Omar arrive au pied de l’immeuble, aperçoit deux Safrane rutilantes et, en entrant dans l’appartement de 400 m2, un superbe Renoir sur un mur.
    Coup de coude du gabonais :
    - Eh Jacques, ça paie bien la République ! .

    Chirac un peu gêné :
    - Ah Omar, c’est pas que la République, viens voir....

    Il l’amène à la fenêtre.
    - Tu vois l’autoroute là-bas ?
    - Oui.
    - Eh ben elle a coûté 1 milliard. La facture, 1 milliard et demi. La différence....

    Omar se marre.

    6 mois plus tard, renvoi de politesse, c’est Jacques qui est invité chez son pote Omar. Cérémonies protocolaires, spectacles de danse africaine, bain de foule et tout le toutim.
    Le soir, Jacque va dîner chez Omar. En arrivant, il tombe sur 10 Mercedes et 3 Rolls dans la cour, derrière les portes, un palais de 172 pièces et une véritable collection de tableaux de maîtres sur les murs. Chirac, un peu énervé :

    - Eh Omar, tu te fiches de moi ? Ici aussi ça paie bien la République ! .

    Omar se marre.
    - Ah Jacques, c’est pas que la République, viens voir....

    Il l’amène à la fenêtre
    - Tu vois l’autoroute là-bas ?
    - Non.
    - Ben voilà.

  • eudemon
    eudemon
    Intello-riche
    • Posté à 22h20 le 10/06/2009
    • Internaute 73877
      Intello-riche

    Alexandre Adler aussi c’est un copain d’omar. Vu la chronique de ce matin sur France culture....

  • Makeda
    Makeda
    lune
    • Posté à 23h12 le 10/06/2009
    • Internaute 82411
      lune

    La FranceAfric en action dance floor !

    Lien

  • Tassin
    Tassin
    Inquiet
    • Posté à 23h37 le 10/06/2009
    • Internaute 70606
      Inquiet

    J’ai oublié de la poster sous l’article sur la mort d’Omar Bongo, alors je me rattrape :

    Lienenvoyé par Lien. - Lien

  • Marco68
    • Posté à 00h30 le 11/06/2009
    • Internaute 22820

    Un reportage édifiant fait par des vrais journalistes là où on ne les attendait plus : sur France 2 dans le journal de Pujadas(si si j’vous assure !)

    Lien

  • Clarence
    • Posté à 01h35 le 11/06/2009
    • Internaute 2860

    Omar m’a tuer !
    6/10 seulement...

    Faut dire qu’entre autres bêtises, j’ai parié sur Pasqua en lieu et place de Kouchner pour le signataire de la déclaration sur « la France qui perd un ami et l’Afrique-m’en-parlez-pas... »
    Comme quoi j’en trimballe une sacrée couche, pour être parfois encore surpris par Kouchner.
    Celui qui disait que le jour où il ferait des choses pas très jolies au nom de la real-politique, il faudrait qu’on le lui dise.
    Plus la peine, Bernard, plus la peine...

    • solstice
      solstice répond à Clarence
      pigiste
      • Posté à 08h53 le 11/06/2009
      • Internaute 38451
        pigiste

      Cette naïveté (Pasqua/Kouchner) vous honore, moi je ne me suis plantée que sur le Vatican (mea maxima culpa) et les roitelets africains.

      Je n’en suis pas fière, de mon 7/10, j’en suis plutôt triste, à dire vrai.

  • bilyjo
    bilyjo
    Dirigeant d'association (...)
    • Posté à 01h43 le 11/06/2009
    • Internaute 59281
      Dirigeant d'association (...)

    il ne faut pas nous prendre pour des imbéciles, à ma connaissance, le Gabon n’est pas une royauté. Mr Ali Bongo, fils adoptif (originaire du Nigeria Biafra) car patience dabany n’a pas eu d’enfants avec Bongo, ils ont adopter ce Mikel jackson pendant la guerre du Biafra a l’âge de 7 ans., il n’a dont aucun sang Gabonais dans ses veines.

    Exactement comme le Gabonais Biya au Cameroun.

    D’ailleurs le Cameroun n’a jamais été gouverner par un Camerounais, Ahidjo était du nigeria, contrairement à Biya dont la mère est Camerounaise, avec un papa Gabonais , et reconnu plutard par un chasseur de vipère camerounais au nom De Biya bivondo.

    Depuis deux ou trois jours, les langues commencent se délier au sein du sérail politico-familial gabonais. Surtout qu’il a été admis par toutes les parties concernées par la succession d’Omar Bongo Ondimba que Rose Francine Rogombé, présidente du Sénat devait assurer la transition, comme prévue par la constitution. Les intrigues et les marchandages politiques battent le plein et c’est ainsi que certaines personnes, n’ayant plus rien à perdre, ont décidé de parler et de livrer des informations jusqu’ici connues par un cercle très restreint.

    On apprend ainsi que c’est depuis le 7 mai que Omar Bongo serait décédé. La nouvelle a été tenue secrète par la France et la famille de Bongo.

    Toutes les personnes qui ont assisté aux funérailles d’Edith Bongo (fille de Sassou Nguesso) on remarqué l’état fantomatique dans lequel se trouvait le président gabonais. Et ce n’est pas seulement le décès de sa bien-aimée qui l’affectait ainsi, cette extrême souffrance provenait aussi du cancer qui le menait vers la mort. Plusieurs personnes disent l’avoir vu par moments, grimacer sur sa chaise et donner l’impression qu’il perdait connaissance. Et selon des sources d’informations venues de l’intérieur du cercle familial et politique, c’est le 7 mai dernier dans les airs, entre le Maroc et l’Espagne, que le Président Omar Bongo a rendu l’âme dans l’avion médicalisé dépêché par la France et qui le conduisait en Espagne. Alors que son décès est constaté par les médecins qui étaient dans l’avion avec lui, l’Elysée et sa cellule Afrique, en accord avec Pascaline Bongo, Directrice du Cabinet et fille de Bongo maintiennent la destination « Barcelone » et imposent le silence total.

    Pourquoi ? Parce que dit-on, L’Elysée tient à récupérer un certain nombre de documents que possédait (puisqu’il est déjà mort) le Président gabonais. Parmi ceux-ci un dossier sur le financement de la dernière campagne électorale en France - En retour la famille Bongo (Pascaline Bongo et son époux Ntoungui- membre du gouvernement-, Ali Ben) mais aussi, apprend-on, Jean Ping l’actuel Président de l’Union Africaine (qui a des enfants avec Pascaline Bongo) et Mba Obame (le puissant ministre de l’administration territoriale, issu de l’ethnie Fang, majoritaire au Gabon-40%-)…tout ce monde demande à la France un certain nombre de choses dont notamment la levée des saisies de compte de la famille en France. En plus, Ali Ben exige son adoubement par la France comme successeur immédiat, ce à quoi Pascaline est opposée et continue à s’opposer.

    C’est ainsi qu’on comprend mieux « l’hospitalisation » médiatisée d’Ali Ben à Paris. Devant l’opposition de sa soeur et de ses partisans, il a fait appel aux deux Congo et a menacé de faire « sauter les légionnaires sur Libreville ». Nicolas Sarkozy et ses conseillers de la cellule africaine ont frappé du point sur la table et décidé d’exfiltrer Ali Ben du Gabon - officiellement alors on annonce qu’il est hospitalisé à Neuilly à l’hôpital américain – mais personne ne confirme sa présence dans cet hôpital. Après les discussions parisiennes, Ali Ben est retourné au Gabon pendant que Sarkozy dépêchait en Espagne Brice Hortefeux avec pour mission de convaincre la famille Bongo du soutien de la France.

    Au moment où le Premier ministre français François Fillon arrive à Yaoundé, au Cameroun, nous sommes le 20 mai - il fait alors cette étrange déclaration « Je sais que le président est soigné. Je sais qu’hier soir encore et ce matin sa santé était satisfaisante. Je formule mes voeux de prompt rétablissement à M. Bongo en espérant naturellement qu’il sera remis sur pied le plus vite possible ». Pour ceux qui connaissent Fillon, le fils du Mans, catholique pratiquant, on le voit mal à l’aise avec ces africanités teintées de Francafrique, il ne comprend pas pourquoi l’on ne veut pas rendre la nouvelle officielle.

    Le 6 juin soit presque un mois après le décès de Bongo, l’Espagne somme la France de prendre ses responsabilités - le premier ministre espagnol le socialiste Zapatero un ancien religieux jésuite demande à son ministre des affaires étrangères sous la pression des médecins qui ne comprennent pas qu’on garde dans une chapelle ardente un corps aussi longtemps, et qui en plus n’a pas trouvé la mort dans leur établissement - de rendre la nouvelle publique - le Gabon dit n’être pas prêt et pour les problèmes de sécurité intérieure - L’Espagne refuse de reculer - Comme cela se fait toujours quelques journalistes reçoivent des instructions et c’est alors que le journal Le Point lance un ballon d’essai -.

    On décide de dépêcher un avion à Libreville en mission commando avec une conseillère de l’Elysée avec pour mission de ramener en Espagne le premier ministre gabonais - ce qui est fait -. Avant la conférence de presse, les témoins, présents affirment que les membres de la famille Bongo l’auraient menacé de mort : « Salaud ! Si tu dis un mot de travers on te pend haut et court ». Le premier ministre Jean Eyeghe Ndong annonce donc que Bongo est en vie ; pendant ce temps, des dispositions sont prises pour rapatrier le corps au Gabon avant que le décès ne soit annoncé. Las d’attendre, l’Espagne annonce le décès et le premier ministre gabonais est contraint de confirmer la nouvelle

    • kebra
      kebra répond à bilyjo
      Bisounours killa
      • Posté à 04h22 le 11/06/2009
      • Internaute 8550
        Bisounours killa

      Merci pour ce témoignage, j’espère que David à les moyens de le recouper. C’est une bombe pour Toupty qui serait pris les doigts dans la confiture africaine, une magouille de barbouze « le petit noir est mort “ et flump, flump, flump !

    • Un compte supprime
      Un compte supprime répond à bilyjo
      nc
      • Posté à 04h43 le 11/06/2009
      • Internaute 21837
        nc

      une enquete du commissaire San-Antonio : du rififi chez bongo bongo... il aurait aime ca le pere dard ! ! !

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