09/06/2009 à 13h49

Chère Maïa, tu avais raison : le BDSM, ça fait mal aux fesses

Camille | Mauvais genre


Une bougie et une paire de menottes (Captain Orange/Flickr)

A Maïa Mazaurette,
sexjournaliste,
www.sexactu.com.

Objet : stage de danse BDSM.

Chère Maia,


grâce à toi, j’ai découvert le BDSM, de son nom complet « bondage et discipline, domination et soumission, sado-masochisme ».Tu te souviens quand je t’ai demandé, en parlant d’un flyer que j’avais reçu par mail : « A ton avis, je le fais, ce stage BDSM ? »

Tu m’avais répondu : « Oh, on doit se courir après en se tapant dessus, ça va être marrant... Oui, va voir, je suis curieuse de savoir comment c’est. » Et je t’avais rétorqué : « Que nenni non point, c’est un travail corporel, sensible, d’écoute de l’autre, respectueux (ce qui était indiqué sur le prospectus virtuel), pas de la caricature de SM. »

Et bon, j’avais envoyé un mail d’inscription.

Nous étions neuf hommes et neuf femmes, dont deux personnes qui jouaient de leur genre, c’était très « mauvais genre », ce qui n’était pas pour me déplaire.

En fait, je dois admettre, tout aussi agaçant que ce soit, que tu n’avais pas complètement tort sur un point : ça fait mal aux fesses. Les miennes se souviendront de toi toute ma vie, Maïa, tu es inscrite dans ma chair. Bon, en fait, les marques ne restent qu’une dizaine d’heures, vingt heures pour les plus téméraires d’entre nous.

Attention aux
simplifications

J’avais demandé aux participants de relire mon article. Plusieurs l’ont fait, avec éventuellement un mot gentil, voire pour certains des témoignages complémentaires ; je les en remercie.

Mais, preuve de la variété des personnes et des ressentis, un participant anonyme m’envoie un mail de reproches (par le biais de l’association, donc je n’ai pas de moyen de le contacter) sans autorisation explicite de publication.

Je ne sais donc pas comment l’intégrer mais, en résumé, il craint deux choses :

  • que les lecteurs puissent croire qu’on maitrise les techniques de BDSM en trois jours alors qu’on ne fait que « les effleurer et apprendre quelques principes de base »
  • que l’esprit du stage (« mieux se connaitre », « gagner en tolérance ») soit dilué et transformé en « phénomène de mode » où les gens viendraient » s’encanailler »

Si je déplore de n’avoir pas pu échanger avec cette personne, je ne peux que comprendre et approuver ses craintes.

Il est évident que je ne maitrise pas tout... Oups, le coup de fouet est parti tout seul !

Pour les potes qui m’imaginaient dans un entortillement de cordes, c’est marrant. Mais quand je leur dis que dorénavant, je manie très bien le martinet, bizarrement, ils rigolent moins...

Là où tu avais raison, c’est que non seulement on jouait avec un martinet (en revanche, on courait assez peu, ça ressemblait plus à de l’escrime techniquement, et c’est compliqué de viser juste à un endroit précis), mais en plus, c’était drôle.

Je sais maintenant faire un 8 au martinet, taper le bout d’une main ou caresser une fesse avec un instrument ad hoc -par en-dessous parce que le mouvement est plus naturel que par au-dessus...

Il faut savoir utiliser ces objets comme un prolongement de soi, témoigne une participante sur le forum ouvert pour le stage.

A part ça, je maîtrise (presque) toutes les bases du BDSM, à savoir :

  • Le plus important : l’écoute (comprendre un vrai « non » d’un faux « non »), situer les limites, savoir les donner, utiliser un « safe word » (mot de secours à utiliser pour interrompre le jeu) pour éviter les dérapages. On a fait de nombreux exercices dans ce domaine. Une des stagiaires pense même s’en servir pour son travail de coach.
  • Très important aussi, l’abandon (la confiance, le don de soi), pas mal d’exercices de manipulation du corps de l’autre, de laisser les autres bouger notre corps
  • Plus ludiques mais moins essentielles quoique intéressantes pour s’amuser, des techniques comme le maniement du martinet (et les endroits du corps que l’on peut frapper sans danger), des pinces à linge, ou des cordes pour le bondage.

Si toi aussi tu as envie de faire un stage de sexualité alternative dans ta ville, sache que Felix Ruckert, qui en est l’animateur et a bien voulu m’expliquer plus avant sa démarche, co-organise le festival X-plore de Berlin.

C’est un rendez-vous où plein de gens explorent les facettes de leur sexualité avec des idées innovantes et étranges. Je lirai ton témoignage avec un immense plaisir (que ce soit pas toujours les mêmes qui s’y collent) .

Je t’embrasse sadiquement,

Camille.

PS : si tu as envie de faire un stage de BDSM à Paris, tu peux voir avec l’association PariS-M (prononce « Paris s’aime ») ce qu’ils proposent.



Dessin de Na

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  • 203 réactions
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  • Malware
    Malware
    http://www.ripostelaique.com/
    • Posté à 13h58 le 09/06/2009
    • Internaute 78136
      http://www.ripostelaique.com/
    • ysengrimus
      ysengrimus répond à Malware
      • Posté à 14h07 le 09/06/2009
      • Internaute 12674

      Le BDSM n’est peut-être pas si « femme » que cela... La douceur est bien moins éreintante... oh... oh...

      Lien

      C’est à méditer...
      Paul Laurendeau

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 14h47 le 09/06/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    franchement ça , j’aimes pas , mais bon j’suis un gars ben ordinaire

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h39 le 09/06/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    c’est un travail corporel, sensible, d’écoute de l’autre, respectueux
    Arg, du SM d’intello ! Non seulement on doit souffrir, mais en plus en réfléchissant !

    • Numerosix
      Numerosix répond à Keldan
      Prisonnier dans le village (...)
      • Posté à 16h32 le 09/06/2009
      • Internaute 14499
        Prisonnier dans le village (...)

      La civilisation Judéo-Chrétienne , tu l’aimes ou tu la quittes, Keldan .

      • Keldan
        Keldan répond à Numerosix
        Now future & karpe diem
        • Posté à 16h51 le 09/06/2009
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Judéo-chrétien... hmmm.... de ce genre alors : D

        Si tu m’as puni, c’est que je l’ai mérité
        Oh je me sens si bien en traînant à tes pieds
        Oh oui à tes cotés je veux me crucifier
        Oh oui toute la nuit je veux me flageller

        Je t’aime Je t’aime
        Toi mon ami le curé
        Je t’aime Je t’aime
        Il faudrait nous marier

        Tu as fait de moi si rebelle si insoumis
        Un modèle d’obéissance
        Tu m’fais bouffer des hosties rances
        Tu me nourris de tes doigts
        Et tu me forces à la diête
        Ensemble on enfile les jeûnes
        Et les bigotes qui végêtent

        Je t’aime Je t’aime
        Toi mon ami le curé
        Je t’aime Je t’aime
        Il faudrait nous marier

        Nu et à genou
        Sur les prie dieux pleins d’échardes
        Je rampe quand tu joues,
        Sur l’orgue des chansons paillardes
        L’église s’enflamme
        Et tu m’asperges d’eau bénite
        Et sous ta soutane se cache ta grande... âme

        Je t’aime Je t’aime
        Toi mon ami le curé
        Je t’aime Je t’aime
        Il faudrait nous marier

        Tes sermons ont plus d’aura
        Que ceux des Ayatollahs
        Tes homélies plus de charisme
        Que les saloperies Bouddhistes
        Tes prêches sont bien plus swinguant
        Que ceux des Anglicans
        Tes messes ont bien plus de peps
        Que chez les juifs orthodoxes

        Je t’aime Je t’aime
        Toi mon ami le curé
        Je t’aime Je t’aime
        Il faudrait nous marier

        © Fatals Picards, Toi mon ami le curé

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 15h06 le 09/06/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    utiliser un « safe word » (mot de secours à utiliser pour interrompre le jeu)

    C’est quoi le mot de secours , en général ? N’importe lequel sauf « aie » ou « ni oui, ni non » ?
    Ça peut être Nabucodonosor , ornithorynque , anticonstitutionnellement ou Weltanschauung ?

    On peut le prononcer à n’importe quel moment ou il faut l’amener habilement dans la conversation ?

    • EulChe
      EulChe répond à Numerosix
      Humaniste hère
      • Posté à 15h10 le 09/06/2009
      • Internaute 26715
        Humaniste hère

      le plus courant est parait-il de faire une phrase construite avec Nabucodonosor , ornithorynque , anticonstitutionnellement et Weltanschauung (tu l’aimes bien celui-là ; -)...

      • ysengrimus
        ysengrimus répond à EulChe
        • Posté à 16h12 le 09/06/2009
        • Internaute 12674

        Pour le premier, vous avez toujours :

        Le Rock n Roll est uN-ABUS-QU’ON-DONNE-AUX-ARTS...

        Paul Laurendeau

      • Pseudo
        Pseudo répond à EulChe
        Enfin libre : -)
        • Posté à 16h23 le 09/06/2009
        • Internaute 25947
          Enfin libre : -)

        Pô fachile

         
        • EulChe
          EulChe répond à Pseudo
          Humaniste hère
          • Posté à 16h28 le 09/06/2009
          • Internaute 26715
            Humaniste hère

          Pour le « coup », Ornithorynque est presque plus facile à dire que Félix...

          EDIT : Et que dire des sourds et des muets... jeux interdits pour eux...

        1 autres commentaires
    • patrick du 14-
      patrick du 14- répond à Numerosix
      de plus en plus naze
      • Posté à 15h14 le 09/06/2009
      • Internaute 40667
        de plus en plus naze
    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 15h17 le 09/06/2009
      • Internaute 5710

      Le plus dur, c’est de le dire la bouche pleine.

    • Camille
      Camille répond à Numerosix
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 15h37 le 09/06/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Pendant le stage, le « saefword », c’était « Felix » du nom de l’animateur

      D’une manière général, c’est un mot qui ne doit pas venir naturellement dans la conversation, qu’on risque peu de prononcer.

      Des initiés suggéraient des couleurs ; par exemple « orange » pour dire « tu m’emmènes dans une direction qui me déplait mais c’est encore supportable » et « rouge » pour dire « stop ». Et là le partenaire doit cesser immédiatement ce qu’il fait.

      L’idée c’est que dire « stop » ou « arrête » ou « non », ça peut faire partie du jeu ou des réflexes.

      Admettons que certains veulent jouer à ce qu’ils appellent le DID « dame in distress » (pas vu au stage mais vu ailleurs) et simulent une agression, il faut que la dame proteste véhémentement mais il faut un mot différent et « hors jeu » pour signifier que cette fois, c’est bon, elle dit « non » pour de vrai.

      Donc il faut un mot qui dise réellement « stop » sans qu’on le dise spontannément. Personne ne dit spontannément Felix n’est-ce pas ?

      • Numerosix
        Numerosix répond à Camille
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 16h03 le 09/06/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        CHAT !

         
        • steed1
          steed1 répond à Numerosix
          Franco-Breton
          • Posté à 16h50 le 09/06/2009
          • Internaute 29140
            Franco-Breton

          MORANO (pour casser l’ambiance)

        • framboise92
          framboise92 répond à Numerosix
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 10h36 le 10/06/2009
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          C’est une des premères gifs aimées que j’ai gardées. Ah ! nostalgie ;
          je l’adore, celle-là !

      • EulChe
        EulChe répond à Camille
        Humaniste hère
        • Posté à 16h21 le 09/06/2009
        • Internaute 26715
          Humaniste hère

        « Personne ne dit spontannément Felix n’est-ce pas ? »

        Ben quand la personne participe au jeu, il y a quand même de fortes présomption que quelqu’un prononce son nom quand même...

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à EulChe
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 16h36 le 09/06/2009
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Ben je me suis demandé aussi , mais j’osais pas demander , Maitre . ;

          A mon avis , on lui a fait une blague : Camille a en réalité participé à un cours de streching ..

          • EulChe
            EulChe répond à Numerosix
            Humaniste hère
            • Posté à 16h39 le 09/06/2009
            • Internaute 26715
              Humaniste hère

            Ou de cuisine : la différence entre le « fait maison » au fouet (cf. le commentaire de Félicité) et les boites Félix Potin...

            • Numerosix
              Numerosix répond à EulChe
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 16h42 le 09/06/2009
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)

              Ou une réunion de débriefing au MODEM, peut-être.

              • EulChe
                EulChe répond à Numerosix
                Humaniste hère
                • Posté à 16h45 le 09/06/2009
                • Internaute 26715
                  Humaniste hère

                ... mouais... pas sûr, à mon avis le safeword dans ce cas là cela aurait été « françois président » (aucune chance que cela soit utilisé), mais surtout pas « mais euh... », qui serait plutôt un encouragement à aller plus loin...

        4 autres commentaires
  • Un compte supprime
    • Posté à 15h10 le 09/06/2009
    • Internaute 21837
      nc
    • framboise92
      framboise92 répond à Un compte supprime
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 11h18 le 10/06/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      panpan cul cul et menottes, allez zou, c’est à la mode des adultes bien de chez nous qi aiment les d’jeunes !

  • I.P
    I.P
    Flat4
    • Posté à 15h23 le 09/06/2009
    • Internaute 25391
      Flat4


    Le plus important : l’écoute (comprendre un vrai « non » d’un faux « non »)

    J’éspère que vous vous rendez compte qu’en écrivant ça tous les hystériques pseudo-féministes vont vous tomber sur le coin du nez.
    Précisez vite que vous frappiez un homme, sinon vous êtes cuit(e).

    • Camille
      Camille répond à I.P
      Auteur(e) de l'article Mauvais genre
      • Posté à 15h47 le 09/06/2009
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      Il ne s’est pas s’agit de se frapper dans cette série d’exercices. Et nous avons tous eu les deux rôles. C’était une série d’exercice extrèmement intéressante sur le désir, les limites que l’on fixe et l’écoute du désir de l’autre.

      Par exemple, au départ, le groupe « passif » avait les yeux bandés et dès qu’il sentait la présence de quelqu’un de « actif » il devait dire « non » et la personne à qui on disait « non » devait partir.

      Ensuite la personne active pouvait toucher la personne passive et la personne passive était obligée de dire non (même pour un super massage du dos par exemple)

      Dans une étape ultérieure, la personne passive était toujours obligée de dire non mais la personne active devait tenter de sentir si le non était lié à l’obligation de dire non ou s’il était sincère.

      Il est bon de préciser que les personnes passives n’étaient pas physiquement impuissantes ou attachées ou quoique ce soit de tel.

      De toutes façons dès que la personne passive utilisait le safe word tout s’arrêtait immédiatment.

      J’ai trouvé au contraire que c’était vraiment une série d’exercices passionnants, tant du côté « passif » que du côté « actif ».

      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 15h53 le 09/06/2009
        • Internaute 5710

        ça fait même bander les yeux ! ! ! ! ! !
        ça doit être bien, quand même, hein...

      • Numerosix
        Numerosix répond à Camille
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 16h05 le 09/06/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        C’est un peu boy scout comme jeu finalement : -)

      • lally
        lally répond à Camille
        professeur
        • Posté à 16h14 le 09/06/2009
        • Expert 51226
          professeur

        Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve ces genres d’exercices très proches de la manipulation mentale.
        Les méthodes que vous décrivez qui en fait sont des activations à la fois du désir et de la frustration avec un jeu complexe , me font penser à certaines méthodes d’emprise sectaire où l’on persuade l’adepte que la souffrance et la frustation sont la seule voie de salut et finalement de contentement. Ce qui au final, permet de soumettre une personne totalement. D’un point de vue sadique comme d’un point de vue masochiste suivant le degré hiérarchique que la secte ou le mouvement intégriste souhaite accorder à tout adepte.

        Le BDSM est pour moi d’après ce que j’ai pu en lire, une forme de pendant de l’intégrisme et du sectarisme, en ce sens que la frustation est érigée en valeur sanctifiante et que l’instigateur du jeu utilise des registres différents de soumissions aussi bien des passifs que des actifs.
        Le terme de safeword évoque d’ailleurs le registre religieux.
        Le mot qui sauve. Mais qui sauve de quoi ?

        De plus vous parlez de reprise de ces exercices en technique de coaching par certains participants. Ce qui me parait douteux et pouvant présenter pour différents milieux sectaires des possibilités d’entrisme et de destruction de l’estime de soi et de l’intégrité sous couvert de développement personnel.

        Donc je m’interroge, au delà de l’aspect SM et sexualité borderline, s’il n’y a pas à l’arrière plan, de toutes autres motivations.
        Bien moins ludiques et beaucoup plus sournoises.

         
        • I.P
          I.P répond à lally
          Flat4
          • Posté à 16h27 le 09/06/2009
          • Internaute 25391
            Flat4

          Tiens, je ne l’avais pas vu venir celle là.
          Félicitations c’est du grand art.

          P.S : tentez autre chose que le missionnaire dans le noir de temps en temps, ça vous fera du bien.

          • A déménagé le 8-10-2011
            • Posté à 16h42 le 09/06/2009
            • Internaute 13512
              nc

            Pfou lala ! Il est pas rigolo celui-là.
            Bon, on continue sans lui ?

          • lally
            lally répond à I.P
            professeur
            • Posté à 19h56 le 09/06/2009
            • Expert 51226
              professeur

            Ayant vécu 5 ans avec un libertin libertaire et vivant en couple libre depuis plus de 10 ans, votre réponse m’a fait bien rire tellement elle tombe à côté !
            Merci encore pour cette bonne tranche de rigolade ! : -)))))))))))))))))))))

            On peut avoir des pratiques sexuelles variées et s’interroger sur les coulisses et les objectifs de certaines pratiques.
            Surtout quand on parle de coaching.
            Etre libertin ne dispense pas d’intelligence et de réflexion sur la sexualité, le corps, la manipulation, le pouvoir, la philosophie.
            Au contraire. Relisez Sade. Et pas uniquement les scènes descriptives sur les pratiques sexuelles mais le discours philosophique.

            • I.P
              I.P répond à lally
              Flat4
              • Posté à 20h51 le 09/06/2009
              • Internaute 25391
                Flat4

              Invoquer « l’intégrisme et du sectarisme » à grands coups de généralités, au passage en vous plantant lamentablement sur le sens de « safeword », le tout avec des accusations de manipulations mentales sur un sujet que de votre propre aveu vous ne connaissez que par vos lectures, ça ne fait pas très serieux voyez vous.

              Si vous voyez du sectarisme partout où on peut lier plaisir et frustration ou domination et soumission il n’y a plus guère d’activités qui vous sont ouvertes.

              La prochaine fois que vous arreterez juste avant l’orgasme de votre partenaire pour recommencer de plus belle l’instant d’après n’oubliez pas d’aller vous dénoncer à la mivilude.

              • lally
                lally répond à I.P
                professeur
                • Posté à 21h08 le 09/06/2009
                • Expert 51226
                  professeur

                Ma réflexion ne relève pas de la généralité, simplement de l’observation sur les techniques de manipulations mentales de sectes qui utilisent systématiquement le registre de la frustration permanente pour instaurer une domination sur le groupe d’adeptes.

                Je ne vois pas du sectarisme partout, je ne fais que relever que des exercices de valorisation de la frustration permanente, amènent sur le terrain de la manipulation mentale et sectaire. Cela n’est pas du tout la même chose.

                Et enfin, ne comparez pas un orgasme interrompu une fois avec la valorisation de la frustration régulière voire permanente du plaisir et de l’orgasme.
                Se sont deux choses très différentes puisque l’une est temporaire, l’autre s’inscrit dans la durée.

                • I.P
                  I.P répond à lally
                  Flat4
                  • Posté à 21h19 le 09/06/2009
                  • Internaute 25391
                    Flat4


                  Ma réflexion ne relève pas de la généralité, simplement de l’observation sur les techniques de manipulations mentales de sectes qui utilisent systématiquement le registre de la frustration permanente pour instaurer une domination sur le groupe d’adeptes.

                  Sauf que là la couleur est clairement annoncée, on y va explicitement et volontairement pour soumettre ou être soumis de son plein gré et en toute connaissance de cause.
                  Au contraire la démarche d’embrigadement sectaire consiste à manipuler insidieusement pour éveiller l’intérêt, puis soumettre, en exploitant les faiblesses de quelqu’un qui n’a rien demandé à personne.


                  Et enfin, ne comparez pas un orgasme interrompu une fois avec la valorisation de la frustration régulière voire permanente du plaisir et de l’orgasme.

                  Mais qui vous a dit que les amateurs de SM ne pratiquaient que la frustration en s’interdisant tout orgasme dans 100% des cas ?

                  • lally
                    lally répond à I.P
                    professeur
                    • Posté à 21h38 le 09/06/2009
                    • Expert 51226
                      professeur

                    La couleur est clairement annoncée certes mais chacun arrive avec ses désirs et des attentes personnels qui font que la réflexion ne se fait plus sur la démarche réelle de contrôle initiée par le maître de jeu mais simplement sur l’exaltation de l’expérience.
                    Et c’est là que peut se glisser la manipulation.
                    Dans la relation SM individualisée on va dire traditionnelle, ce n’est pas pareil.
                    La notion de performance et de repoussage de limites ne se heurte pas à la pression invisible mais néanmoins forte d’un groupe.
                    La liberté et l’intégrité restent alors entières et non conditionnées.
                    Ce qui n’est pas le cas dans le groupe.

                    Personne ne m’a dit. Je connais le principe SM. Couple libre et libertinage donc...du vécu. ; -)
                    Le plaisir est sous contrôle et autorisation pour le soumis.
                    Sans contrôle et autorisation du dominant, il est puni. Et c’est le soumis qui doit dire quelle punition il recevra par le dominant.
                    C’est la preuve ultime de soumission.
                    L’accès à l’orgasme n’est libre que pour le dominant.

                    • I.P
                      I.P répond à lally
                      Flat4
                      • Posté à 21h54 le 09/06/2009
                      • Internaute 25391
                        Flat4

                      Encore une fois les dérives que vous décrivez ne sont pas liées aux concepts SM mais aux notions de groupe et de hiérarchie, peu importe l’activité pratiquée au sein de l’assemblée de joyeux drilles considérée, ce que vous dénoncez pourra toujours se produire.

                      • A déménagé le 8-10-2011
                        • Posté à 22h04 le 09/06/2009
                        • Internaute 13512
                          nc

                        Je m’immisce ; -) juste pour ajouter que, d’après ce que j’ai compris de l’article de Camille et du commentaire de « BDSM ou ABOS », ces dérives ont justement moins de risques de se produire dans les activités bdsm parce qu’elles sont prises en compte dès le départ et que des garde-fous sont mis en place pour les éviter (contrairement aux autres activités humaines).
                        Dans quel autre groupe humain peut-on crier « pouce » pour que ça s’arrête ?

                        • I.P
                          I.P répond à A déménagé le 8-10-2011
                          Flat4
                          • Posté à 22h44 le 09/06/2009
                          • Internaute 25391
                            Flat4

                          C’est tout à fait mon point de vue.
                          Sauf à tomber sur des dingues -mais encore une fois ça n’a rien à voir avec le SM- pouvoir dire « pouce » et être respecté quand on le dit rend sans doute ces groupes BDSM bien plus sûrs que, par exemple, une réunion improvisée sur la connaissance de soi et l’épanouissement par l’ouverture des chacras.

                      • lally
                        lally répond à I.P
                        professeur
                        • Posté à 22h20 le 09/06/2009
                        • Expert 51226
                          professeur

                        Non pas.
                        Je différencie le SM pratiqué en groupes BDSM où la relation de confiance qui normalement se tisse sur une longue durée entre les différents acteurs, se trouve totalement réduite à une prise de risque, du SM véritable qui suppose une relation réelle de confiance et de respect, confiance et respect qui nécessitent du temps et une vraie connaissance mutuelle sans au départ de pratique sexuelle.

                        Toute relation SM qui se respecte suppose des entretiens préalables réguliers avec le ou les partenaires envisagés (pour connaître précisément les attentes et les limites de chacun), des tests HIV et souvent une demande pour les femmes d’implant contraceptifs ainsi qu’une contraception masculine permanente.

                        Généralement il n’existe pas de séance SM où plusieurs dominants agissent sur plusieurs soumis sauf dans le cadre d’une réunion de maîtres et de soumis sans séance SM sexuelle ( exemple : exhibition et humiliations de plusieurs soumis au restaurant ou en dîner privé). Chaque séance SM se singularise pour un seul soumis. Soumis qui n’a donc aucune pression ni possibilité de comparaison avec un autre pour poser ses propres limites.

                        Comprenez-vous la différence avec le BDSM qui évacue toutes ces dimensions du SM qui garantissent la liberté et le respect de chacun ?

                        Le véritable SM ne se fait pas par stages pour s’encanailler le samedi soir et vivre une expérience un peu hors barrières, c’est une démarche toute autre, personnelle et qui nécessite une pratique et un relationnel qui n’a rien sommaire et superficiel comme le BDSM.

                        Le BDSM singe pour moi le SM sans garantir à ses participants la liberté et l’intégrité totale qui sont nécessaires dans ce cadre très particulier.
                        Voilà pourquoi la manipulation mentale se glisse plus facilement dans le BDSM, voilà pourquoi le respect et la confiance sont toutes relatives donc avec risques réels d’emprise.

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