A la une 09/06/2009 à 13h12

Faux arrêts maladie : ce qui se cache derrière les chiffres

François Krug | Journaliste Rue89

Polémique en vue : de nombreux salariés abuseraient de la Sécu. Selon des chiffres révélés par La Tribune et repris un peu partout, 13% des arrêts maladie de courte durée et 11% des arrêts de longue durée seraient injustifiés.

Le problème, c’est que ces statistiques ne disent pas vraiment ce qu’on veut leur faire dire. Et qu’elles cachent une réalité aggravée par la crise économique.

L’art d’interpréter les chiffres

La Tribune s’est procurée un bilan des opérations de la Cnam en 2008 (l’article n’est disponible qu’en accès payant), et résume à la une : « Plus de 10% des arrêts maladie sont abusifs. » Pas si vite.

Comme le précise d’ailleurs l’article, les chiffres ne portent que sur une partie des arrêts maladie : ceux qui ont été effectivement contrôlés par les médecins de la Sécu. Qui s’intéressent en priorité aux arrêts répétés ou longs, plus susceptibles de masquer des abus. Il faut en effet distinguer deux catégories, les arrêts inférieurs ou supérieurs à 45 jours :

  • Arrêts courts : 285 000 contrôlés, 37 000 jugés injustifiés, soit 13%
  • Arrêts longs : 1,2 million contrôlés, 130 000 injustifiés, soit 11%

Conséquences de ces contrôles : les salariés concernés ont vu leurs indemnités journalières suspendues, et ils ont été renvoyés au travail.

Pourquoi le mal de dos est très surveillé

Pourquoi la Cnam contrôle-t-elle certains arrêts maladie et pas d’autres ? Un porte-parole résume la stratégie :

« Les arrêts maladie sont systématiquement contrôlés lorsqu’ils dépassent 45 jours. Pour les autres, nous avons une politique de contrôle sur les arrêts répétés ou fréquents. »

La Cnam ne s’étend pas sur cette « politique de contrôle ». Selon La Tribune, l’assurance maladie s’intéresse aux salariés tombant souvent malades, « par exemple au moins trois arrêts de moins de 15 jours sur un an », mais aussi à certaines pathologies, comme les lombalgies.

Le mal de dos ? « On l’utilise de manière un peu hypocrite », explique Didier Ménard, généraliste dans la cité des Francs Moisins en Seine-Saint-Denis et vice-président du Syndicat de la médecine générale

 :

« C’est une justification fréquente et pas trop vérifiable : à partir de 30 ans, une radio montrera forcément qu’il y a quelque chose qui ne va pas. On est parfois obligé de l’utiliser pour masquer d’autres pathologies moins acceptées par l’assurance maladie, comme les états dépressifs liés à la souffrance au travail. »

Les médecins se contrôlent

Le docteur Ménard explique que, comme ses confrères, il est « obligé de s’auto-contrôler » pour limiter la durée des arrêts :

« Avant de prescrire un arrêt, je dois réfléchir à l’argumentaire du courrier que je devrai envoyer à l’assurance maladie. Car, en face, la philosophie est de moins en moins médicale et de plus en plus assurantielle. Un jour, l’assurance maladie a décidé que c’était un poste qui coûtait cher et que, si ça coûtait cher, c’est qu’il y avait des abus. »

La souffrance au travail mal reconnue

Pour Didier Ménard, le débat n’est pas économique mais médical. « La question, c’est de savoir si l’arrêt maladie est une thérapeutique », résume-t-il. Il raconte :

« Hier soir, j’ai donné 15 jours à un patient très dépressif en lui disant : “Tu te fais plaisir.” D’accord, je vais augmenter le budget des indemnités journalières, mais j’évite une hospitalisation et des médicaments (...). Il y a de plus en plus d’arrêts liés à la souffrance au travail, à la crise, aux nouvelles règles de management. Est-ce qu’il faut mieux que j’endorme cette douleur avec des anxiolytiques et des antidépresseurs ? »

Les salariés hésitent à s’arrêter

Fin mai, un amendement de Frédéric Lefebvre

avait vite été enterré par le gouvernement : le député UMP voulait autoriser les salariés volontaires à travailler à domicile pendant leurs arrêts maladie ou leurs congés maternité.

La polémique avait occulté un autre problème : les salariés ne sont pas toujours prêts à s’arrêter. Même lorsque leur médecin le leur suggère, selon le docteur Ménard.

« Moi, j’ai plutôt des problèmes avec les gens qui refusent de s’arrêter. D’abord, parce qu’ils ne toucheront que la moitié de leur salaire. Et la deuxième raison, c’est la peur de perdre son emploi : celui qui s’arrête, c’est celui qui pénalise l’entreprise et il sera le premier sur la liste en cas de licenciements. L’arrêt maladie, ça devient un luxe. »

  • 32961 visites
  • 105 réactions
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  • JP_JP
    • Posté à 17h53 le 09/06/2009
    • Internaute 18274

    je t’ai nazé par erreur alors que je suis en plein accord avec toi.
    Sorry !

    • 101.7
      101.7 répond à JP_JP
      Promeneur
      • Posté à 17h54 le 09/06/2009
      • Internaute 59121
        Promeneur

      « je t’ai nazé par erreur alors que je suis en plein accord avec toi.
      Sorry ! “

      Pour ta peine tu me feras une semaine d’arrêt maladie !

    • PoG
      PoG répond à JP_JP
      Etudiant.
      • Posté à 18h49 le 09/06/2009
      • Internaute 70681
        Etudiant.

      Tu peux re-cliquer pour changer d’avis.

  • Gilles31
    Gilles31
    Gaucho
    • Posté à 07h38 le 10/06/2009
    • Internaute 57081
      Gaucho

    Phase 1 : Oui, il y a quelque jour Sarkozy déclarait vouloir donner plus de place aux mutuelles dans le remboursement et le contrôle des soins. En gros, transférer de la sécu vers les mutuelles. C’est en cours...

    Et évidemment parmi ces mutuelles outre les vraies, se trouvent les grands assureurs privés qui lorgnent sur le trésor d’Ali Baba comme dit MichelAngelo

    Alors, la phase 2 : Lasser filer le déficit (c’est fait)

    Phase 3 : Pointer la gestion publique comme définitivement irréformable et plus couteuse

    Phase 4 : Dégoter qql boucs émissaires, les malades, taper médiatiquement dessus (demander a TF1 un reportage sur les fraudeurs), et hop, l’opinion se retourne

    Phase 5 : Réformer le tout en pointant les économies en charges sociales (évitant de dire que le portefeuille sera en compensation plus sollicité)

    et voilà..... on est en phase 4

    • Suzanna
      Suzanna répond à Gilles31
      • Posté à 10h33 le 10/06/2009
      • Internaute 17779

      Bien sûr que c’est l’application d’une méthode de réformes radicales visant à démanteler les services publics et sociaux pour réduire les dépenses sociales. Lire le billet de Pauline Barbon (« Qui de la crise ou des réformes est arrivé en premier ? » Blog EFI) du 09/06/09, décrivant les 5 étapes de la réforme « en douceur » pour mettre à bas les États providence imposés après la crise de 29 et la 2e guerre mondiale, mais qui sont devenus insupportables aux élites qui nous dirigent (et devant lesquelles nous sommes impuissants, comme le montre le résultats de européennes du 7 juin...).

  • désactivé à la demande du riverain 18 juin
    • Posté à 13h26 le 09/06/2009
    • Internaute 80291
      Born again

    La complaisance des médecins en matière d’arrêts-maladie ne leur coûte pas un penny, puisque c’est le cochon de cotisant qui paye et leur permet de fidéliser leur patientèle. C’est le jackpot, quoi, du gagnant-gagnant comme l’anonnait une candidate particulièrement niaise dont j’ai oublié le nom.

    • compte sup. à la demande du riverain 25.08
      • Posté à 13h33 le 09/06/2009
      • Internaute 34833
        chat de garde

      Chez vous je ne sais pas, mais ici, la monnaie n’est pas le penny !

    • 101.7
      • Posté à 13h35 le 09/06/2009
      • Internaute 59121
        Promeneur

      « l’anonnait une candidate particulièrement niaise dont j’ai oublié le nom »

      Et pourtant elle n’en avait qu’un, elle.

      Pas comme d’autres faux-nez hein mon petit tagada rabougri.
      Bougez pas je vais appeler banana, elle saura quoi en faire de ce fruit que vous semblez adorer.

      Si vous parliez un peu du problème de l’accès aux soins, nous pourrions discuter, je connais très bien le sujet, j’y ai travaillé longtemps, mais non, vous n’êtes qu’une incantation perpétuelle.

      C’est quoi votre désir ? Supprimer la sécu ?
      Le modèle américain ?
      Faites gaffe que ça ne s’applique pas ici, car les opérations des hémorroïdes ça coûte très cher et vous n’aurez le choix qu’entre le risque d’y laisser votre petit Livret A et celui de rester debout devant l’ordi.

      J’en connais un qui pourrait y trouver une idée de chanson parodique :
      - Il tapait sur le clavier debout
      - Il en restait encore un bout
      - L’docteur voulait être payé
      - Mais l’Tagada était encore fauché
      - Comprennez vous... la la la la la....

      Et retour à la coda.

      • ninas
        ninas répond à 101.7
        retraitée
        • Posté à 13h56 le 09/06/2009
        • Internaute 65791
          retraitée

        Un de nos politique avant les élections présidensielles avait lui dit et peut être quelques un s’en souviendront les français épargnent trop d’ailleurs une dame du même groupe a repris exactement la même phrase il n’y a pas si longtemps les américains nous envient notre système de santé et nous nous allons prendre le leur c’est à dire vous paierez et sinon il faudra aller sur des listes d’attente c’est drôle non la haut ils se font bien soignés et nous en bas et ben selon que vous serez argentés ou pas c’est ignoble !

    • Anastaze
      • Posté à 14h57 le 09/06/2009
      • Internaute 53186
        inconsolable

      Quand la décision appartient à un système commercial, et le financement à un système collectif, toutes les dérives sont a craindre. La même question se pose avec l’industrie pharmaceutique (la dernière promotion mondiale sur le Tamiflu, montre que les enjeux ne sont pas anodins). A ce propos voir aussi Lien

      La dérive semble non seulement, admise par les autorités mais elle est encouragée. A la suite de la campagne publicitaire « grand public » : « les antibiotiques c’est pas automatique », j’ai découvert avec stupéfaction, que les médecins, n’étaient plus considérés comme des prescripteurs, mais comme des dealers dont il fallait modérer les clients.

      Donc aujourd’hui, on va voir un médecin pour commander ce dont on a besoin, en matière de drogue, de congés et pourquoi de séjours en thalassothérapie ou en cure thermale. Frédéric Lefebvre y a même vu une occasion « d’aider » les entreprises, en faisant financer le télé-travail par la sécu (comme si le coup de pouce du RSA n’était pas suffisant).

      J’ai bien conscience que mes propos sont choquants, mais moi, ce sont ces pratiques qui me choquent, parce que à ce compte, la solidarité, le droit aux soins, l’égalité face aux impondérables, deviennent une chasse à la magouille et aux bonnes affaires.

    • haiker
      • Posté à 14h36 le 09/06/2009
      • Internaute 29253

      Il ne vous aura pas échappé, compte tenu de votre vigilance, que :

      1) les salariés décident de consulter un médecin, pas l’inverse

      2) les salariés décident d’accepter un arrêt de travail (il n’est pas obligatoire, et s’accompagne d’une perte de revenu et d’un risque sur son emploi de plus en plus dissuasif)

      3) les salariés sont également les « cochons » de cotisant qui payent ces arrêts-maladie.

      4) la candidate dont vous avez oublié le nom (ce dont je doute) et que vous jugez particulièrement niaise (votre opinion vous regarde) n’a rien à voir avec les 3 points précédents ni l’éventuelle construction d’un système complaisant d’arrêts-maladie.

      5) le pouvoir de briser cette situation « gagnant-gagnant » appartient au pouvoir politique en place - même couleur politique en place depuis 7 ans maintenant, en l’occurrence. Notez que la candidate sus-non-nommée n’en fait pas parti, confirmant le point n°4.

      6) les médecins, qu’ils soient complaisants ou pas, constituent un électorat important principalement pour (surprise) cette couleur politique plutôt que celles opposées.

      7) le contrôle s’exerce sur ceux qui demandent et non sur ceux qui délivrent les arrêts-maladie : soit l’abus est uniquement du côté de la demande (donc pas de complaisance), soit contrôler la complaisance des médecins n’entre pas dans les priorités du pouvoir (cf point précédant)

      8) le taux d’arrêts-maladie légitimes est mathématiquement largement supérieur à 90%. Au pire, ces 10% d’abus et, éventuellement, de complaisance, coutent-il plus ou moins qu’une lutte efficace contre la souffrance au travail ?

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à haiker
        non connue
        • Posté à 16h02 le 09/06/2009
        • Internaute 82025
          non connue

        Entièrement d’accord. J’ajouterais que les injonctions quotidiennes du pouvoir en place favorisent un comportement individualiste et non solidaire.

        Je ne m’étonnerai donc pas que ce genre d’abus aille croissant sous NS. Dans le système britanique (le moins social de l’UE), les arrêts maladie sont si répandus qu’ils ramènent le taux d’activité à celui de la France après les 35 heures.

        Cette question ne peut s’expliquer par la considération de données partielles, auxquelles ont fait dire ce qu’on veut. C’est une question de principe, d’idéal. La solidarité, on est pour ou on est contre. Mais si on est pour, on doit accepter une part de gachis. C’est précisément cette acceptation qui s’appelle générosité.

      • désactivé à la demande du riverain 18 juin
        • Posté à 17h08 le 09/06/2009
        • Internaute 80291
          Born again

        Quand on parle d’un budget qui représente plus de deux fois le budget de la Nation, il faut être sérieux. Notre système de santé est menacé, non pas par Sarkozy et l’ultra-libéralisme comme le prétendent connement les gensdegauche mais par le laxisme, la fraude, les abus, le laisser-faire, l’escroquerie, et parfois aussi une certaine coquinerie médicale. Chacun s’acharne à piller ce trésor d’Ali Baba, où tout contrôle est absent, où s’établissent des complicités de fraude entre tire-au-flanc et certains médecins, fraude déguisée en noble compassion... A vos kleenex ! J’ai lu avec effroi que ce budget du médico-social, qui représente 30% du PIB, est géré, et de quelle manière, par les syndicats, qui n’ont jamais obtenu le moindre mandat des assurés sociaux pour cela et qui n’ont aucun compte à rendre à quiconque. Cela n’est-il pas la définition de la dictature ? J’ai lu aussi l’édifiante interview d’un administrateur syndicaliste de la Sécu, qui affirmait qu’il était impossible qu’un assuré social puisse frauder et qui justifiait ainsi l’absence de tout contrôle, trop humiliant pour nos soi-disant malades... Dans ce monde idéal droitdelhommiste, la notion de feignasse et de tricheur n’existe pas. C’est une notion ultra-libérale. Un tel système ne peut que capoter et la responsabilité de ce naufrage incombera exclusivement à la lâcheté de la gauche, aux mensonges des syndicats et à la cupidité sans limite de certains agents de la santé... La Sécu est devenue une machine folle, un puits sans fond !

         
        • 101.7
          • Posté à 17h21 le 09/06/2009
          • Internaute 59121
            Promeneur

          « Chacun s’acharne à piller ce trésor d’Ali Baba, “

          Quel trésor ?
          C’est notre argent à nous, ce sont nos cotisations...
          trésor... ça s’appelle du salaire différé, qui est là justement pour compenser les accidents de la vie.
          Ce n’est pas l’argent du gouvernement, du patronat ni des lobbies d’assurance, c’est le notre !
          Trésor... vous m’avez l’air d’un drôle de trésor vous.

        • A déménagé le 02-02-2012-2
          • Posté à 17h24 le 09/06/2009
          • Internaute 82025
            non connue

          De quels chiffres parlez-vous ?
          Budget de l’état : environ 335 Milliards €
          Budget Secu : environ 300 Milliards €
          dont Maladie : environ 180 Milliards €

        • gofio
          • Posté à 17h30 le 09/06/2009
          • Internaute 36326
            Acolyte anonyme

          Tu remarqueras que c’est toujours sous la droite que le déficit de la sécurité sociale se creuse, curieux non ?

        • Juanita Pablo de Tagéno
          • Posté à 17h57 le 09/06/2009
          • Internaute 65591
            Epouse virtuelle de Tagada

          Tout à fait Paul-Marie chéri.
          En passant tu iras dire à ton copain Dassault que son Rafale a coûté 35 milliards d’euros d’argent public. On n’en vend pas. Donc nous avons tous avec notre argent financé un avion formidable qui ne sert à rien.
          Sauf au prestige technologique de la France.
          Et à assurer certainement des marges assez confortables à l’entreprise Dassault.
          35 milliards d’euros ! Pour te donner un ordre de grandeur Paul-Marie chéri, le trou de la sécu, le gouffre abyssal dont on nous rebat les oreilles, c’est moins de 12 milliards… Il reste de la marge (arrête de chialer)

          En parlant de capoter as tu pensé à acheter des préservatifs ?

          • Ech-picard
            Ech-picard répond à Juanita Pablo de Tagéno
            au fond de sa campagne.
            • Posté à 18h54 le 09/06/2009
            • Internaute 280
              au fond de sa campagne.

            A propos de Dassault ils sont redistributifs, parait - il ?
            Y en a un qui viens de se faire invalider pour avoir donné des sous.
            Peut être à un nécessiteux en arrêt maladie ?
            Il aurait mieux faits de verser un complément directement à la sécu.
            Un patron qui paye plus de cotisation sociale qu’obligatoire ça ferais certainement des électeurs ? Non ?

        • haiker
          • Posté à 21h41 le 09/06/2009
          • Internaute 29253

          1) Ce « trésor » n’appartient pas à l’Etat mais aux assurés sociaux : c’est leur assurance collective des accidents de leur vie « à eux », pas un don fait à l’Etat

          2) L’Etat n’est pas libre de dépenser les sommes collectées au titre de la Sécurité Sociale comme bon lui semble, ni les ré allouer à financer d’autres objectifs : il les doit *intégralement* à la Sécu.

          3) L’Etat continue d’ailleurs d’avoir une dette envers la Sécurité Sociale, preuve que lui aussi fait usage abusif de l’argent des cotisations sociales en « oubliant » d’en reverser certaines de temps en temps...

          4) Le budget annuel de la Sécu pour les arrêts-maladie représente 6%, soit environ 10 milliard, dont au pire 10% serait abusif si l’on accepte que ceux contrôlés car potentiellement suspects seraient représentatif de l’ensemble des arrêts *et* qu’aucun ne serait des récidives. Une perte de 1 milliard d’euro par an, donc. Une perte est une perte, mais la démagogie voir la volonté de culpabilisation s’applique - étrangement - jamais à la fraude fiscale des entreprises ou, plus simple encore, au déficit public de l’Etat.

          5) Etat qui est sous contrôle exclusif (votre qualification me plait beaucoup) d’une couleur politique depuis 7 ans maintenant.

          6) En 2002, après 10 ans sur 14 de gouvernance de « gauche » comme vous dites, les comptes de la Sécurité Sociale étaient *excédentaires*.

          Alors vos leçons de responsabilité exclusive de la gauche, vous repasserez. Rappelez-vous, même la droite décomplexée réclame qu’on la juge sur ses résultats. Quand allez vous décider de juger sur les résultats plutôt que sur votre opinion toute faite ? ? ?

        7 autres commentaires
    • Banana ex de juanitoto
      Banana ex de juanitoto répond à désactivé à la demande du riverain 18 juin
      Je déteste rue89, tous les (...)
      • Posté à 18h02 le 09/06/2009
      • Internaute 67910
        Je déteste rue89, tous les (...)

      Encore une fois, une analyse ébouriffante de la société française...

      Vive mickey,
      lui, y sait,
      olé !

      • Sixpatte-
        Sixpatte- répond à Banana ex de juanitoto
        Sur Mars
        • Posté à 19h09 le 09/06/2009
        • Internaute 77583
          Sur Mars

        Mimile est aussi fort que Pierrre en analyse de texte et en dissertation, ce serait gentil de ne pas lui infliger, en plus,
        des problèmes de maths que Pierrre maîtrise beaucoup
        mieux que lui...

    • didier1
      • Posté à 18h45 le 09/06/2009
      • Internaute 66204
        retraité

      Mon pauvre Luis-miguel pour vous c’est pas gagnant-gagnant, c’est gnan-gnan-gnan-gnan !

  • moni8
    moni8
    retraité
    • Posté à 13h44 le 09/06/2009
    • Internaute 77164
      retraité

    c’est étonnant ces chiffres, lorsque je travaillais j’ai dû plusieurs fois m’arrêter (maternités, ou sciatiques) j’ai toujours été contrôlée.
    Si j’ai dû m’arrêter c’est que j’étais au bout du rouleau et intérimaire attendais ne plus pouvoir marcher). Il y en a bien sûr qui abuse, mais ce chiffre me paraît énorme.

    • ninas
      ninas répond à moni8
      retraitée
      • Posté à 13h49 le 09/06/2009
      • Internaute 65791
        retraitée

      Oui, je crois que c’est encore et encore un ballon d’éssai pour voir comment dérembourser et faire intervenir plus les mutuelles un malade reste un malade et aller au travail comme le souhaiterai Lefevbre c’est un non sens on marche vraiment sur la tête c’est exactement comme le travail le dimanche ou le travailler plus pour gagner plus on nous amuse et c’est que le début !

    • didier1
      didier1 répond à moni8
      retraité
      • Posté à 18h49 le 09/06/2009
      • Internaute 66204
        retraité

      Ma camarade est chef d’un centre de payement dans une CPAM, visiblement elle n’a pas les mêmes infos. Même les cellules fraude des CPAM n’osent pas donner de pareils chiffres...

    • Ech-picard
      Ech-picard répond à moni8
      au fond de sa campagne.
      • Posté à 19h03 le 09/06/2009
      • Internaute 280
        au fond de sa campagne.

      Encore enceinte ? et du premier !
      (blague usée mais toujours en vigueur chez pas mal de patrons)
      intérimaire = carence + réduction du revenu + incidence sur la retraite
      A mon avis vous devez comme moi préférer votre statut de retraité.
      Courage les jeunes l’UMP veille sur votre santé ! le PPE aussi !

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 13h51 le 09/06/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    89% de vrais arrêts maladie ! C’est une énorme majorité . C’est les flics contrôleurs de la sécu qui coutent chers surtout, oui ..

    • haiker
      haiker répond à Numerosix
      • Posté à 14h39 le 09/06/2009
      • Internaute 29253

      89% parmi ceux jugés *éventuellement* suspects.

      Quand au prix du contrôle, c’est bien connu, il est souvent supérieur au gain...

      • Numerosix
        Numerosix répond à haiker
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 15h14 le 09/06/2009
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        C’est surtout pour nous emmerder et nous infantiliser , quoi , comme d’habitude ..

         
        • PoG
          PoG répond à Numerosix
          Etudiant.
          • Posté à 18h51 le 09/06/2009
          • Internaute 70681
            Etudiant.

          Pas entièrement d’accord. Des contrôles, il en faut, même s’il en faut peu.

          • haiker
            haiker répond à PoG
            • Posté à 21h12 le 09/06/2009
            • Internaute 29253

            Encore l’aspect quantitatif ?

            Ce qu’il faut c’est pas moins ou plus de contrôles, c’est des contrôles efficaces. Payer 100% des contrôles pour 10% de rentable, cela ne me semble pas bien efficace. Et fort cher pour une pédagogie qui au final ne concerne que 10% des cas.

            Et encore, on ne dit pas combien parmi les 10% abusifs sont de récidivistes, ce qui change[rait] tout au message. Y’a en effet une sacrée différence entre « 10% des salariés abuseraient des arrêts de travail » et « 3% des salariés abuseraient des arrêts de travail avec en moyenne 3 arrêts injustifiés par an ».

            Au passage, il serait également intéressant de connaitre la proportion des arrêts de travail contrôlés qui se sont révélés justifiés pour le même salarié, et pour un même employeur. Combien d’entreprises ont un nombre de salariés en arrêt de travail justifiés au dessus de la moyenne nationale ? Quelle est cette moyenne ? Comment se répartissent les arrêts justifiés répétitifs ou de longue durée, par entreprise ?

            Mais, ces chiffres là, s’ils existent, on ne communique pas dessus.

            S’ils n’existent pas, l’étude me semble bien faible, et la publication de ses conclusions pour le moins focalisée sur un seul chiffre me semble particulièrement réductrice, en plus d’être une coïncidence troublante à quelques semaines des législatives estivales et son cortège de lois réprisives systématiquement votées - quelle courage - pendant les vacances des français.

            Coïncidence ou une volonté ?

        • didier1
          didier1 répond à Numerosix
          retraité
          • Posté à 12h10 le 10/06/2009
          • Internaute 66204
            retraité

          C’est pour nous emmerder et nous infantiliser, mais c’est surtout fait pour « donner de l’avoine aux ânes » c’est à dire aller dans le sens de tous ces crétins qui hurlent à la fraude afin de décrédibiliser l’assurance maladie par répartition et la remplacer par une assurance volontaire.

        3 autres commentaires
  • less
    • Posté à 13h56 le 09/06/2009
    • Internaute 3810

    J’ai l’impression qu’on prend toujours cette méthode de prendre des cas particuliers pour en tirer des généralités.

    Au moins comme ça on pourra dire que c’est de la faute de quelqu’un. On pourra se battre les uns contre les autres. On aura au moins la possibilité de montrer du doigt celui qui est en arrêt.

    Ce matin, j’entendais à la radio ceux qui se plaignaient qu’il y avait trop d’arrêt maladie. En exemple une dame qui disait que sur 19 personnes employées elle traitait 5 à 10 arrêts par mois. Elle se plaignait que certain abusait. Pour ma part, ma première réaction a été de me dire qu’il devait être certainement très pénible de bosser dans un tel endroit pour que tout le monde s’arrête comme ça.

    A partir du moment où les gens sont reconnus dans leur travail, il ne s’arrêtent pas sans raison.

    • haiker
      haiker répond à less
      • Posté à 14h41 le 09/06/2009
      • Internaute 29253

      Le jour où les arrêts-maladie seront supprimés selon son souhait, elle se plaindra du turn-over et demandera à interdire les abandons de postes...

      Certains ne veulent voir que les conséquences, car les causes les accusent trop.

  • Patate
    • Posté à 13h58 le 09/06/2009
    • Internaute 14576

    Arrêts courts : 285 000 contrôlés, 37 000 jugés injustifiés, soit 13%
    Arrêts longs : 1,2 million contrôlés, 130 000 injustifiés, soit 11%

    Très bien mais quel est le nombre d’arrêt total ?

    Ces contrôles sont ils ceux de la sécu ou ceux des entreprises de contrôle médical qui ont tendance a déclarer injustifiés un arrêt même quand ils n’ont pas le code pour accèder au malade ?

    • Le vrai Peps
      Le vrai Peps répond à Patate
      Star anonyme
      • Posté à 14h32 le 09/06/2009
      • Internaute 54490
        Star anonyme

      Oui, le nombre d’arrêts total est important, d’autant plus si on met en perspective le fait que la sécu contrôle prioritairement les cas pouvant être suspects. Forcément dans ce cas, le pourcentage est gonflé vu qu’on sait déjà où chercher.
      A moins que les contrôles soient faits au hasard ?

      • didier1
        didier1 répond à Le vrai Peps
        retraité
        • Posté à 12h24 le 10/06/2009
        • Internaute 66204
          retraité

        Pour répondre à ta question « à moins que les contrôles soient fait au hasard » ? J’ai une réponse d’une collègue de ma camarade qui travaille à la cellule fraude de la Cpam de mon département. En fait, il s’agit bien de contrôles ciblés donc effectués sur des assurés dont le dossier présente des anomalies (en gros des assurés qui pourraient tricher). Sur ces contrôles qui sont en fait assez peu nombreux 13% donnent lieu à remise en cause de l’arrêt. Dans ce département à peu près 5% des dossiers sont contrôlés. Les 95% restant étant considéré comme « sains » à priori.

        Nous arrivons donc ici à un taux de tricheurs de 0,65% de l’aveu de la responsable de la cellule fraude (à revoir légèrement à la hausse d’après elle car comme ne sont contrôlés que les dossiers « suspects », il est possible que parmi les assurés présentant moins de 3 arrêts par an, certains bénéficient d’ arrêts de complaisance.

        Ceci correspond bien à ce que me disait le responsable d’une boîte de transports publiques du même département qui se plaignait d’avoir dans son entreprise 8 personnes qui abusaient de congés maladie. Il faut préciser que cette entreprise comporte 500 employés ce qui nous donne 1,6 % d’arrêts abusifs

  • désactivé à la demande du riverain 18 juin
    • Posté à 14h18 le 09/06/2009
    • Internaute 80291
      Born again

    Ce qui est extrêmement injuste, c’est que certaines professions sont hyperprivilégiées. Ainsi les profs en congés de maladie ne sont jamais contrôlés ! Faisons grève pour que cette injustice soit corrigée !

    • A déménagé le 02-02-2012-2
      • Posté à 16h12 le 09/06/2009
      • Internaute 82025
        non connue

      Curieuse image des profs.
      Vous n’imaginez pas le nombre de germes et de virus qui trainent dans une salle de classe.
      Ni la difficulté à se faire remplacer, et la gène à se reposer sur les collègues. Dans ce milieu, c’est l’auto-contrôle qui prédomine.

  • mioumiou
    • Posté à 14h33 le 09/06/2009
    • Internaute 34943

    Tout est bon excuser les fainéants et autres bras cassés !

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 14h33 le 09/06/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Si cette étude sort, c’est qu’elle va avoir des conséquences législatives très bientôt. En matière de communication, les cellules de l’Elysée sont performantes.
    1) Oh le côut est énorme et les Français doivent être au courrant
    2) la solution est prête : les lobbyistes des assurances privées ont déja rédigé le texte qui va être proposé aux assemblées
    3 ) Ce texte sera proposé au moment où la majorité des Français sera partie en vacances.
    Ce qu’il y a de bien avec notre « bon Président » c’est qu’il est constant dans les coups tordus

  • Jojolastiko
    Jojolastiko
    Clandestin
    • Posté à 14h36 le 09/06/2009
    • Internaute 51859
      Clandestin

    En gros si j’ai bien compris :

    par soucis de santé publique et d’égalité des droits des travailleurs, il faudrait que la sécu contrôle les gens au travail et les mette au repos forcé s’ils sont malades. Si ça se trouve, le nombre de personnes concernées serait équivalent et compenserait les arrêts « injustifiés ». Frédéric Lefebvre pourrait alors poser un amendement pour que ces « travailleurs malades » aient le droit de se reposer sur leur lieu de travail.

    Par contre, pour l’équilibre financier de la sécu, il vaudrait mieux ne pas trop se pencher du côté des fraudeurs (dans les deux sens), car le coût serait supérieur aux bénéfices.

    • ssss
      ssss répond à Jojolastiko
      ch d'études
      • Posté à 15h27 le 09/06/2009
      • Internaute 82176
        ch d'études

      désolé de faire l’avocat du diable mais :
      si l’on multipliait les contrôles, le % serait sans doute plus élevé
      que cachent ces arrêts ? divers motifs en vérité :
      des conflits au travail non réglés, du harcèlement moral etc.
      mais aussi du confort et de la facilité (untel prolonge un WE, des vacances, estime que quelques engueulades au boulot c’est insupportable, décide qu’un rhume avec mal de tête ou 37,5° de fièvre nécessite plusieurs jours d’arrêt, etc.)
      pourquoi tant d’arrêts : la société s’est médicalisée, l’arrêt maladie est le recours facile pour régler de nombreux problèmes ou pour s’accorder un répit, les médecins sont en concurrence et les accordent d’autant plus facilement qu’ils rechignent à voir leurs patients partir vers des confrères plus complaisants (soit dit en passant les dépenses de santé explosent là où les médecins sont nombreux c à d dans les grandes villes bourgeoises et sur la cote d’azur... et vive l’équité devant l’accès aux soins !)
      dans cet article il me semble que l’auteur accorde trop de crédit au pt de vue des médecins qu’il interroge et qui justifient, en quelque sorte, leurs pratiques

      • thorkil76
        thorkil76 répond à ssss
        Le viking vert
        • Posté à 15h37 le 10/06/2009
        • Internaute 71214
          Le viking vert

        Bonjour,

        Il me semble que l article explique justement que non, l augmentation du nombre de controles ne signifie pas une augmentation du pourcentage de « fraudeurs »... Les controles sont cibles, sur les longs arrets et les repetitifs, qui apparemment sont les categories les plus touchees par le phenomene.

        De toute facon, ces chiffres ne sont pas parlant ; la subjectivite de l arret et du controle etant evidente, la sensibilite, l experience et les objectifs des 2 medecins etant legerement differents (pour faire tres tres simpliste, l un a un « client », l autre une mission de « police » et un employeur qui le paye a debusquer !).
        comment distinguer un mec qui a vraiment mal au dos d un simulateur ? Ou un sujet migraineux d un feignant ?
        Bref, deja que l on peut faire dire n importe quoi a des chiffres, mais en plus si il sont autant soumis a la subjectivite ...

        Effectivement les arrets maladies explosent systematiquement en periode de crise, en tant que pansements a toutes sortes de maux.

        Il se peut egalement que le nombre de fraudes diminue depuis des annees, mais aucun elements de comparaison.

        Une polemique donc, lancee comme un scud, qui laisse pressentir une manipulation politique, quelques jours apres l amendement Lefebvre -qui ressemblait deja a un ballon d essai- ... Et dont la signification subliminale (arf arf arf) etait remettons au travail ces branleurs de malades

        Concernant les depenses de sante et son pendant ; le fameux « trou de la secu », j ai vu hier un excellent reportage sur Arte « les medicamenteurs » -ou un truc dans le genre- Il parlait notamment d un medoc -block buster- le plav... (on sait jamais les labos sont sourcilleux), pour les cardiaques, dont l efficacite etait identique a celle des aspirines et qui coutait 27 fois plus cher que ce dernier et... 400 millions d euros par an a la secu !
        Le reportage durait 1 heures, les exemples ont ete nombreux...

        Ca sent les administrations publiques mises au pas (secu, franceTv) et les accointances au pouvoir des grands medias qui balancent ca comme ca sans l once d une analyse... (ce qui n est pas le cas de rue 89 bien sur)

        voilou

        hl’e bon vent

        le viking vert

      • Secco
        Secco répond à ssss
        Touriste
        • Posté à 18h47 le 10/06/2009
        • Internaute 51642
          Touriste

        Petite correction : si le gouvernement fixe un quota de « fraudeurs » à arrêter, on les trouvera. En effet, c’est facile : il suffit que la personne ne soit pas chez elle à l’heure dite. OK.

        Sauf que (exemples choisis) :
        * vous avez la grippe et une bonne fièvre, donc vous êtes au lit (le meilleur endroit pour soigner votre grippe), le temps que la sonnette vous réveille (si elle vous réveille) et que vous alliez répondre, l’enquêteur est déjà parti
        * vous avez des béquilles et vous vous déplacez donc lentement, même chose

        Et bien sûr, je ne suppose même pas que certains enquêteurs pourraient ne pas sonner... C’est arrivé à un collègue (qui avait posé sa démission) et auquel l’employeur a envoyé les enquêteurs : à l’horaire où le contrôleur a prétendûment sonné, sa femme (qui elle n’était pas malade) était la maison, et elle n’a rien entendu. Parce qu’il y avait du bruit, ou parce que personne n’a sonné ?

  • lapinot
    lapinot
    chômiste
    • Posté à 15h10 le 09/06/2009
    • Internaute 77334
      chômiste

    C’est étonnant que dans un pays où l’on commence à manquer de médecins en zone rurale et en banlieue, autant de toubibs soient payés pour contrôler le travail d’autres médecins...
    Il est où, dans le serment d’Hippocrate le paragraphe « j’irais contrôler et dénoncer mes petits camarades » ? ? ?
    Un signe de plus que dans la France d’aujourd’hui l’individu et son bien-être sont sacrifiés au nouveau culte de « l’Entrepriiiiise », nous n’existons dans ce bas monde que pour produire et consommer, toujours plus. Gare à vous, malades, handicapés, inactifs de tout bords et de tout poils...
    Le rôle du « nouveau médecin » n’est plus de guérir et soulager la souffrance d’un individu, mais de s’assurer que le producteur que nous sommes continue de produire dans des conditions optimales définies par les besoins du marché....
    Remarquons au passage comment la France est en train de devenir un pays de flics : si on comptabilisait tout ceux qui, d’une façon ou d’un autre travaillent dans la sécurité ou le contrôle, même partiellement, on aurait une surprise : tout le monde contrôle tout le monde, contrôleurs de la sécu, contrôleurs de la CAF, contrôleurs de Pôle Emploi, etc... tout ce petit monde se contrôle mutuellement et réciproquement... au moins un secteur de l’économie qui n’est pas en crise... ; -)

  • Un vieux
    Un vieux
    retraité
    • Posté à 15h04 le 09/06/2009
    • Internaute 38946
      retraité

    Si certains arrêts sont injustifiés strictement médicalement parlant, il s’en trouve parmi ceux-ci qui s’avèrent indispensables psychiquement (deuil, maladie d’enfant, etc...) pour assurer un minimum de secours social à des salariés très mal payés...

    Mais ce sont surtout les problèmes de travail qui causent un grand déficit dans les caisses... Beaucoup de pathologies diverses sont souvent psycho-somatiques, et pléthore de dépressions sont induites par la souffrance au travail, du stress toxique au harcèlement moral, en passant par le management sauvage ou inepte...

    Il faut être clair : tous les employeurs ou toutes les entreprises ne sont pas concernées, loin de là... Nous en connaissons un grand nombre qui sont exemplaires à ce sujet, de même que nous avons des listes (malheureusement non exhaustives) « d’usines à dépressions »...

    Malheureusement, les dégâts sont proportionnels à l’importance des sociétés nocives, et les plus grandes font aussi le plus grand nombre de victimes...

    Un service de contrôle de la CNAM sur ces entreprises au taux d’absentéisme et au turn-over important, avec la récupération des indemnités et autres soins médicaux auprès des fautives, se révèlerait, non seulement rentable, mais largement bénéficiaire, tout en contribuant à la bonne santé d’un très grand nombre de salariés...

    Parce-que vouloir attaquer cette tranche de victimes du harcèlement en les « renvoyant au travail », comme le STO, c’est provoquer une vague proportionnelle de suicides...

    Mais je ne pense pas que Bébéar et consorts, AXA & c°, etc... aient arrêté leur lobbying pour privatiser la sécurité sociale...

  • jma14
    • Posté à 15h05 le 09/06/2009
    • Internaute 31729

    « Celui qui s’arrête,... sera le premier sur la liste »
    Vous avez des chiffres de ce que vous avancez. Vous avez tort ils sont assez facile à avoir.
    Vous contre argumentez une étude « scientifique » par des arguments bien pensants non vérifiés.

    Pour un scientifique le docteur Ménard est un peu léger ! Vous êtes docteur, montrez nous vos diplomes.

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