Vie de bureau 25/05/2009 à 15h20

Mon patron veut baisser mon salaire, que faire ?

Pierre Boisselet | Stagiaire



Une feuille de paie (Audrey Cerdan/Rue89).

Vous recevez une lettre. Surprise, votre entreprise propose de baisser votre salaire. Avec la crise, ce scénario, encore rarissime il y a quelques temps, commence à rentrer dans les mœurs. Comment faire face à ces demandes inédites ? Eco89 vous donne quelques conseils.

« C’est une nouveauté historique, commente Yannick L’Horty, chercheur au Centre d’Etudes sur l’Emploi. Depuis les années 30, beaucoup d’économistes ont montré que les salaires ne baissaient pas, même en temps de crise. »

Pourtant, la semaine dernière, Libération révélait la demande reçue par les cadres de Hertz d’accepter une baisse de leurs émoluments de 5 à 7,5%. Et ce n’est pas une première depuis le début de cette crise.

En 2008, l’agence de voyage Donatello avait « proposé » à ses salariés une baisse de leur temps de travail de 10% assorti d’une baisse de 10% du salaire.

En février dernier, c’est IBM qui demandait à ses salariés de changer leur mode de rémunération, en transformant une partie du montant fixe en variable dépendant des résultats (médiocres, ces temps-ci). D’après les syndicats, une baisse de 6 à 15% des salaires devrait s’en suivre.

Dans la foulée, le directeur américain de Hewlett Packard, Mark Hurd, incitait ses collaborateurs à accepter une baisse de leurs salaires de 2,5 à 20%.

Comment gérer une telle demande ? Cinq questions pour vous éclairer.

Est-ce que je peux refuser ?


Juridiquement, la rémunération fixe ne peut pas baisser sans mon accord. C’est un « élément essentiel du contrat de travail » : elle ne peut pas changer sans provoquer sa rupture. Le seul moyen pour l’entreprise, c’est de donc de faire signer un accord par le salarié. Elle peut en faire la demande à tout moment.

Mais il peut y avoir des baisses de salaire mécaniques (chute de certaines parts variables en cas de mauvais résultats) ou des moyens indirects de le faire, comme le chômage partiel. Dans ce dernier cas, l’Etat met la main à la poche pour combler en partie le manque à gagner, et l’entreprise doit obtenir une autorisation, en fonction de sa situation économique.

Dans quels cas une demande de baisse du salaire est-elle valable ?


En temps normal, l’entreprise peut demander au salarié son accord pour modifier les conditions de rémunération. Elle n’a pas à justifier de mauvais résultats pour le faire. Il n’y a pas de procédure particulière à respecter, si ce n’est accorder un délai de réflexion « raisonnable ». « Par exemple, 15 jour, ça peut être considéré comme un délai raisonnable, mais pas 24 heures », indique Susana Lopes Dos Santos, avocate au cabinet Ravisy et associé
spécialiste du droit du travail.

Deuxième possibilité, l’employeur peut évoquer des « difficultés économiques ». La demande doit alors se faire par courrier recommandé avec avis de réception et ce courrier doit préciser que le salarié dispose d’un mois de réflexion. Attention : au bout de trente jours, si vous n’avez toujours pas répondu, cela vaut acceptation.

Si la procédure n’est pas respectée, elle n’est pas valable en principe : le salarié peut décider de ne pas en tenir compte. « Mais il ne faut peut-être pas trop tenter le diable non plus », prévient Me Lopes Dos Santos.

Qu’est-ce que l’entreprise peut contre moi si je refuse ?


L’entreprise peut recourir à des licenciements économiques, mais ils seront plus ou moins compliqués à mettre en œuvre. Pour le faire, elle va devoir désormais justifier la réalité et le sérieux de ses difficultés. « Aux Prudhommes, s’il apparait que c’est uniquement en vue d’augmenter la rentabilité de l’entreprise, on va probablement donner raison au salarié » rappelle Me Lopes Dos Santos. « Mais ça dépend aussi du nombre de licenciements, poursuit-elle. Si c’est un seul salarié, l’employeur devra tout de même le justifier, mais si c’est plus de dix salarié, la procédure sera beaucoup plus lourde pour l’employeur : il devra mettre en œuvre un plan de sauvegarde de l’emploi, etc. »

En cas de refus ; mieux vaut ne pas être seul donc.

J’ai accepté, mais je veux quand même contester l’accord. Est-ce possible ?


« Une fois que c’est accepté, le recours est très difficile », met en garde Me Lopes Dos Santos. La seule solution, c’est alors de démontrer qu’il y a un « vice de consentement » : en cas de violences physiques, de menaces ou d’une pression psychologique forte par exemple. Devant les prudhommes, c’est le salarié qui devra en apporter la preuve : souvent difficile.

Est-ce ce que je risque de recevoir une telle demande ?


Dans les exemples récents, ce sont surtout les cadres qui sont concernés. Ce profil ne surprend pas vraiment Yannick L’Horty, chercheur au Centre d’Etudes sur l’Emploi. « Ils sont plus habitués à avoir des parts variables dans la rémunération, et sont plus impliqués dans les prises de décision. »

Me Lopes Dos Santos a noté une légère augmentation des consultations sur ce thème, surtout dans les secteurs de la banque et de la finance. « Un de mes collègues a même eu une demande d’un salarié qui envisageait de baisser son salaire et celui de son équipe pour sauver l’entreprise. »

Photo : une feuille de paie (Audrey Cerdan/Rue89).

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  • Hatamoto
    Hatamoto
    Vendeur de temps de cerveau (...)
    • Posté à 17h01 le 25/05/2009
    • Internaute 29766
      Vendeur de temps de cerveau (...)

    5% sur un gars qui est smicard c’est la catastrophe.
    5% sur un gars qui touche son milion d’euros par and, c’est une bonne blague.
    Avant de demander de réduire le salaire de leurs employés, que les actionaires de la boite rendent les dividendes ponctionés jusqu’a couvrir les pertes de l’entreprise.

    • obey-
      obey- répond à Hatamoto
       : -\
      • Posté à 17h40 le 25/05/2009
      • Internaute 66286
         : -\

      Actionnaire n’est pas reserve aux dieux de l’olympe, vous pouvez aussi en etre ...

    • gabriel12
      gabriel12 répond à Hatamoto
      Etudiant
      • Posté à 19h38 le 26/05/2009
      • Internaute 42226
        Etudiant

      Et les salariés ils pourraient rendre leurs anciens salaires pendant qu’on y est...

    • Tekhyla
      Tekhyla répond à Hatamoto
      Eudémoniste Contemporain
      • Posté à 16h07 le 28/05/2009
      • Internaute 74701
        Eudémoniste Contemporain

      Je te rassure tout de suite, on ne peut baisser la rémunération d’un smicard, ce qui serait contraire à l’objet du SMIC.
      Ce serait de plus illégal.
      L’employeur qui verse des salaires inférieurs au SMIC est passible de l’amende prévue pour les contraventions de 5e classe, soit une amende de 1 500 € pour chaque salarié rémunéré dans les conditions illégales.
      La récidive dans le délai d’un an est également pénalisée.

      Articles L. 141-1, D. 141-2 et R. 154-1 du Code du travail.

      Il n’y a pas si longtemps une entreprise qui ne faisait pas de profits et n’était pas en déficit était considérée comme une « bonne » entreprise car elle fournissait son travail et remplissait ainsi son rôle dans la société.

      Plutôt que de criminaliser les chômeurs, le chômage (en partie fictif pour gonfler les dividendes) il faudrait rationaliser les profits des actionnaires.
      Et évidemment arrêter de faire l’amalgame, tous les actionnaires ne sont pas des requins.
      Il faut aussi arrêter de généraliser la situation des entreprises du CAC 40 qui licencient pour rémunérer plus leurs actionnaires.

      • emiboot
        emiboot répond à Tekhyla
        No Homs land
        • Posté à 13h42 le 08/06/2009
        • Internaute 81944
          No Homs land

        petite précision (doublée d’une question) j’ai déjà été payé en dessous du smic, de manière légale, et pour un pleins temps. J’étais caissière : or il semble que la convention collective de cette branche autorise (avec condition, mais lesquelles ?) de payer moins que le smic. Il y a eu quelque mouvements sociaux, mais c’est très dur de perdre une journée de salaire quand il est déjà aussi bas.

  • sinclair
    • Posté à 18h02 le 25/05/2009
    • Internaute 2580

    Dans les faits donc pas grand chose juste continuer a voter UMP ou s’abstenir (de voter). C’est beau la casse du droit du travail.

  • survivant
    • Posté à 19h42 le 25/05/2009
    • Internaute 25864

    On vit une époque formidable. Voilà le patron qui va bientôt se mettre à genoux devant ses salariés afin de leurs demander une baisse d« horaires donc de salaire. Le problème comme cette baisse d’horaire ce fait par une modification du contrat de travail signée d’un commun accord entre le salarié et le patron. Si le patron à l’intention de licencié son salarié le calcul de son indemnité de chômage se fera sur la base des horaires que ce dernier aura signés. Et encore mieux si le patron fait ça à l’ensemble de ses salariés avec une boîte comprenant disons 1000 salariés on peut s’imaginer la manne d’économie faite au medef (UNEDIC) et au patron qui payera moins ses salariés jusqu’à leur licenciement. C’est donc du tous bénefs pour le patronat. Décidément tous les moyens sont bons pour le patronat pour ce faire des choux gras sur le compte des salariés.

    • sel et vinaigre
      sel et vinaigre répond à survivant
      xy
      • Posté à 23h01 le 26/05/2009
      • Internaute 41775
        xy

      Ce scénario ressemble un peu à l’histoire Continental ou je me trompe ?

  • Les Chats
    Les Chats
    En grève du zèle contre le (...)
    • Posté à 20h27 le 25/05/2009
    • Internaute 24526
      En grève du zèle contre le (...)

    Que faire ?
    Lui demander de baisser le sien d’abord ! !

    Au fait Frédéric Lefèvre veut faire travailler les gens en arrêt maladie chez eux.
    Après les vieux on veut faire travailler les malades.
    Les jeunes peuvent toujours se brosser pour avoir du travail.

    Et les français veulent toujours voter la liste ump aux européennes ?

  • expat
    • Posté à 20h48 le 25/05/2009
    • Internaute 25627

    En effet il parait plus logique que les premier a passer (ou plutot a ne pas passer) a la caisse soient les actionaires qui ne sont senses toucher des dividendes que sur des benefices. Le travail salarie faisant partie des charges de l’entreprise, on ne devrait pas y toucher.

    Les suivants a ne pas passer a la caisse devrait etre le conseil d’administration qui n’a visiblement pas bien administre, puis la direction qui se fait payer plus car ils ont plus de responsabilites disent-ils, c’est le moment de le prouver, apres ca on peut evidemment demander aux cadres, mais ca devrait aller en diminuant au fur et a mesure que les responsabilites diminuent.

    Des qu’on s’attaque aux salaries (cadres) on devrait offrir des horraires alleges, et si on s’attaque a des salaries au bas de l’echelle, la mesure devrait etre limitee dans le temps par contrat, une diminutions horraire correspondante donnee, comme ca ils peuvent eventuellement trouver un petit boulot a cote pour compenser, puisqu’en principe on n’appartient pas a son employeur.

  • Ano-Nyme
    Ano-Nyme
    delateur privé
    • Posté à 21h01 le 25/05/2009
    • Internaute 24343
      delateur privé

    Effectivement si l’on compte accepter parce que l’on a confiance en l’entreprise ... Penser à assujettir le contrat à la baisse de salaire en cas de crise par une hausse calculée qui augmenterait selon l’augmentation du chiffre d’affaire en cas de rétablissement ....
    Une augmentation proportionnelle et sans plafond bien sur ...
    Est ce qu’un employeur signerait un tel contrat ?

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 21h54 le 25/05/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Qui a dit « l’économie se portera à merveille quand le l’ouvrier acceptera de travailler bénévolement »
    Hu Jintao ? Mao Tsé toung ?
    Quand le capitalisme rejoindra le communisme, la mondialisation aura atteind sa maturité.
    Travailler pour le parti ou pour l’actionnaire, quelle est la différence ? Il n’y a que les idéologues et autres zélateurs des deux camps qui font la différence, le salarié devant son travail et sa feuille de paye, en diminution, s’aperçoit qu’il travaille pour le systême, c’est à dire pour la minorité qui a le pouvoir de décider de sa survie.

  • corbeau deciitre
    corbeau deciitre
    Educateur spécialisé
    • Posté à 22h29 le 25/05/2009
    • Internaute 71752
      Educateur spécialisé

    Il faut vous SYN-DI-QUER !

  • BILOU
    • Posté à 09h30 le 26/05/2009
    • Internaute 9373

    Accepter de baisser son salaire siginifie l’attachement du salarié vis-à-vis de sa boîte. Cette conscience d’appartenance à une entité n’est, malheureusement, pas partagée par le haut encadrement par exemple à Continental.
    Il faut que cela soit du gagnant-gagnant pour être viable et que TOUS soit concernés. En l’espèce, ce sont toujours les « petits » qui sont sollicités dans les mauvais moments et sont rarement récompensés pour les sacrifices consentis.
    Il faut clairement préciser les limites et la durée de cette baisse car dès que la société va mieux, il arrive des « oublis » ou des retards dans le retour à la « normale ». De plus, si les salaires peuvent être baissés en cas de cap difficile, leur hausse devrait être plus aisé dans les situations plus prospères, or, ce n’est pas vraiment le cas.

  • envert94
    • Posté à 11h02 le 26/05/2009
    • Internaute 56778

    Lien

    Moi je suis passé par là en 2002...
    Mon ancien patron (une PME lilloise) m’a demandé (et à d’autres cadres) de baisser mon salaire entre 10 et 20%...
    L’entreprise (allait à ses dires) mal...
    J’ai refusé car s’il y avait un salaire à baisser en 1er, c’était le sien et ensuite ceux de la « haute direction » ce qui n’avait pas été fait…
    Ensuite, en cas de dépôt de bilan, l’indemnisation des ASSEDIC s’en retrouve baissée d’autant…
    Toute la production fut délocalisée en Chine et nous avons étés licencié un par un « pour faute grave » ; il nous à indemniser après les prud’hommes
    Il ne fait plus que de la « logistique » en France et il se rend tous les 2 mois en Chine.

    1 mois après, il garait sa nouvelle Mercedes à 45.000€ sur le Parking…
    Il emmena pour les grandes vacances sa famille pour 4 semaines au Kenya…

    Et déménageât en Belgique pour ne plus payer d’impôt…

    Donc baisser son salaire ne sert à rien et surtout pas à sauver son emploi et/ou son entreprise…

  • REVOLUTION_NOW_ASSEZ DE BLA_BLA
    REVOLUTION_NOW_ASSEZ DE BLA_BLA
    Victime_des_énarques
    • Posté à 11h03 le 27/05/2009
    • Internaute 77103
      Victime_des_énarques

    Les syndicats français font quoi actuellement à ce sujet ? rien , comme pour le reste ... ils font semblant de résister et retardent l’échéance et la vraie contestation ( qui serait une vraie grande et longue gréve générale ) … toutes leurs manifestations folkloriques ponctuelles ne servent à rien … et défiler à paris entre république et nation , cela n’a aucun sens … Quand une vraie grande manifestation spontanée , courageuse et résolue se dirigera sur l’élysée et les « beaux quartiers “ , prête à en découdre avec les pouvoirs , quand on ira envahir tous les siéges des grandes sociétés multinationales qui nous contrôlent et nous écrasent , on pourra reprendre espoir … car c’est çà résister ! …pour l’instant les français souffrent , papotent dans les diners et sur les sites … mais on s’écrase et rien n’avance … Pauvre france … n’attendons pas les syndicats corrompus .......REVEILLONS NOUS LES CITOYENS ( salariés du public et du privé , ouvriers , chômeurs , étudiants , lycéens , jeunes , exclus de tous bords ) ....... AGISSONS ENSEMBLE AU MÊME MOMENT !

    • emiboot
      emiboot répond à REVOLUTION_NOW_ASSEZ DE BLA_BLA
      No Homs land
      • Posté à 14h11 le 07/06/2009
      • Internaute 81944
        No Homs land

      révolution : faire un tour sur soi même et revenir à la position initiale. Autant dire que ça ne sert à rien de tout mettre à plat si c’est pour reconstruire pareil. Je nuancerais votre propos (si vous le voulez bien) : quand oserons nous évoluer ?
      Beau quartier, gens friqués.. Je ne les envie pas, je ne me battrais pas contre eux, mais par contre j’apprendrais à me passer d’eux, là où ils ont besoin de moi (qui fera le sale boulot sinon ?)
      RÉFLÉCHISSONS TOUS ENSEMBLE.
      Tout casser... ça reste facile. Il suffit d’être très en colère, et c’est ce qui nous pend au nez, je suis bien d’accord.
      Mais tout changer ? voila le vrai challenge. A commencer par nous même.

    • akordepo
      • Posté à 13h39 le 12/06/2009
      • Internaute 52819
        salarié

      Et toi ?
      tu sert à quelque chose ?
      qu’as tu fais ? ? ? ?
      tu dis « Agissons ensemble » ? ? ? mais tu es seul...
      syndique toi, et essai de rassembler 2 ou 3 personnes et tu verra que tu deviendra un peu plus humble.
      Les syndicalistes sont plus intègre que tu ne te plais à imaginer, il n’attendent aucun remerciement et supporte à longueur de journée les quolibets des petits prétentieux qui pensent être les seul à savoir résister....
      Je paris que tu fais partie des 60% d’abstentionnistes qui ne sont même pas capable de mettre un bulletin dans une urne et la ramène sur l’action collective.
      Tu dis « Réveillons nous les citoyens » pourtant je ne dors plus beaucoup, fais le maximum même si s’est dérisoire.
      Alors garde tes leçons de moral antisyndicale STP.
      On commence à fatiguer .... grrrrrrrr !

  • funkystefffff
    funkystefffff
    écolo antipathique
    • Posté à 23h34 le 27/05/2009
    • Internaute 55257
      écolo antipathique

    Une entreprise ne peut pas se passer de ses salariés, mais elle peut très bien se passer de patron. Vive les coopératives !
    Lien

  • Le soleil brille
    Le soleil brille
    Par exemple
    • Posté à 05h54 le 01/06/2009
    • Internaute 81226
      Par exemple

    Je ne crois pas que se soit la bonne solution pour motiver les salariés pour bosser mieux.
    Je pense plutôt que si l’entreprise à des difficultés, elle doit tout faire pour motiver ses troupes, et que tout le monde doit être au coude à coude pour gagner. Si certaines personnes ne sont pas de cette avis ou non compétente, alors elle peuvent quitter l’entreprise.
    Aussi l’entreprise doit donner une direction claire à ces employés, des objectifs communs. Le travail est un combat. Ce genre de résultat n’est pas digne d’un patron. Il doit aussi quitter son entreprise.

  • thorkil76
    thorkil76
    Le viking vert
    • Posté à 16h45 le 05/06/2009
    • Internaute 71214
      Le viking vert

    Bonjour,

    Si mes souvenirs sont bons, la baisse des salaires est l un des syndromes (etape ?) de la deflation... Autant dire que ca ne sent pas bon et que les discours optimiste concernant une reprise rapide ont du plomb dans l aile !

    Mais a part ca tout va tres bien madame la marquise !

    bon vent

    le viking vert

  • Cyril.
    Cyril.
    Coopération et Agroécologie
    • Posté à 14h26 le 06/06/2009
    • Internaute 79073
      Coopération et Agroécologie

    Les coopératives (prototypes des entités de l’économie sociale et solidaire) peuvent se permettre de baisser le salaire des travailleurs, vu que les travailleurs sont les propriétaires de leur « entreprise ». C’est donc doublement positif pour eux : ils gardent leur emploi et LEUR entreprise tient le coup.

    Le problème des baisses de salaire dans les entreprises typiques (« capitalistes »), c’est que les bénéfices seront toujours reversés aux actionnaires (propriétaires du capital), et les efforts seront à faire pour les employés (ceux qui créent la richesse). Le CAPITAL face au TRAVAIL. On voit ce qui est plus important...
    La socialisation des couts et la privatisation des bénéfices !

    Ca ne va pas du tout dans le bon sens, parce que ça ne remet pas en cause cette situation. C’est même concrètement un pas vers l’ESCLAVISATION des salariés ! ! ! Le mot n’est pas trop fort ! Pensez-le bien !

    Imposer des baisses de salaire, dans l’intérêt des bénéfices du capital... Exposé comme ça, qui est pour ? ? ?

  • emiboot
    emiboot
    No Homs land
    • Posté à 14h04 le 07/06/2009
    • Internaute 81944
      No Homs land

    Et si on apprenait à dire non ?
    Après tout, le travail est un accord, je mets mes mains/mon cerveau/mon temps à disposition d’une structure en échange de d’argent, de sécurité et (soit disant) de statut social.
    En France traditionnellement, nous avons un plus grand attachement à nos entreprises (sentiment en voie de changement, y comprit pour le cadre sup’), qui ne se sont pas privées depuis quelques années pour en abuser.
    A présent nous voila sollicité pour éponger les dettes et amortir les bugs récurents d’un système qui n’est pas viable à long terme, qui prouve cycliquement son incapacité à gérer ses propres crises, qui garde ses bénéfices pour son petits pré carré d’investisseurs et de pédégé, et qui partage par contre les fruits amers de ses insuffisances et des ses échecs avec ceux qui génère A LA BASE sa richesse. C’est honteux, c’est rageant, mais c’est parfaitement logique, étant donné qu’on laisse faire à tout les niveaux.
    Alors dites non, à votre échelle, essayez donc pour voir. C’est un mot simple, un des premiers qu’apprend un petit enfant : vous verrez, c’est tout à fait jouissif.

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 12h02 le 10/06/2009
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Pour quelqu’un qui est aux alentours de 1000€, ça revient à une économie de 50€ par mois et par employé. J’ai un peu de mal à croire qu’une telle mesure ait un impact fort sur le budget d’une PME.
    En revanche cela créé un précédent en matière de dérégulation. Une fois que vous aurez accepté une mesure de ce genre vous pourrez toutes les accepter, jusqu’à ce qu’au final on vous claque la porte au nez pour une raison ou une autre.
    Chez Continental un an avant le drame ils avaient accepté de revenir aux 39h sans compensation.

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 08h52 le 11/06/2009
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    C’était quoi la phrase qui stigmatisait les paresseux et fustigeait ceux qui manquaient d’ambition ?

    - Ah oui : « Travailler + pour gagner + ! »

  • Cadre modele
    Cadre modele
    Consultant RH
    • Posté à 09h43 le 12/06/2009
    • Internaute 13530
      Consultant RH

    Une baisse de salaire ?

    Alors chantez maintenant
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