a la une 25/09/2007 à 20h00

Lycée du 93 recherche profs désespérément


Le lycée de l’Enna, à Saint-Denis, se prépare à faire grève mercredi. Vendredi dernier, il a déjà débrayé pour de bon. Objet de la mobilisation : 12% de l’équipe enseignante n’avait pas été nommée à la rentrée et, depuis, l’établissement recherche désespérément des enseignants.

Le jour de la rentrée, le 4 septembre, il manquait pas moins de dix profs. Vendredi, cinq postes avaient été pourvus mais l’établissement courait toujours après ses enseignants pour assurer les emplois du temps. Durant le week-end, les coups de fil se sont multipliés. Mais mardi, il en manquait encore deux.

Pour certaines sections de l’établissement, « c’est une dizaine d’heures de cours sur trente-deux qui a été supprimée, faute de personnel », déplore Benoit Dumény. Il enseigne depuis neuf ans le français et l’histoire-géo, et parle de « la rentrée la plus catastrophique » qu’il ait connue : « Jusqu’au début de la semaine dernière, la classe de terminale S n’avait même pas de prof de maths. »

Dans ce lycée de 700 élèves qui compte de grosses sections technique et professionnelle, la moitié de la classe de première année de CAP électricité n’a pas cours dans sa matière principale.

Françoise Dubrana, la proviseur, ne soutient pas officiellement le mouvement de grève... mais reconnaît que la situation s’est dégradée cette année. Elle parle d’une rentrée « jeu de pistes », et obtient ses postes au goutte à goutte, en multipliant les allers-retours au rectorat :


Pour les enseignants mobilisés, c’est tout le département de Seine-Saint-Denis qui connaît une rentrée chaotique, surtout dans certaines disciplines, comme la construction ou la métallurgie. Certains chefs d’établissement démarchent dans les Instituts universitaires professionnalés (IUP). D’autres publient des petites annonces.

Des TZR, des contractuels et des vacataires

L’académie de Créteil -dont dépend le 93-, minimise la portée des difficultés du lycée de l’Enna... mais reconnaît un changement des conditions de recrutement. Chef de cabinet du recteur d’académie, Laurent Petrynka invite chefs d’établissement et inspecteurs à « remobiliser leur propre vivier, et mettre en ligne de petites annonces sur des sites professionnels ».

De leur côté, les enseignants regrettent que l’ont ait de moins en moins recours à des enseignants titulaires pour ces affectations de dernière minute. Chaque année, le rectorat garde un volant de « 6 à 8% » de titulaires qu’il peut utiliser pour répondre à des besoins ponctuels. Dans le jargon de l’Education nationale, on les appelle les « TZR ».

Dans certains cas, comme au lycée de l’Enna, on en vient dès la rentrée à faire appel à des contractuels, qui sont eux nommés pour l’année. En dernier recours, les chefs d’établissement font appel à des vacataires, titulaires d’une licence mais pas du Capes et payés à l’heure de cours (avec un maximum de 200 heures par an).

L’académie de Créteil se félicite en tout cas d’avoir étoffé son panel de contractuels. Laurent Petrynka, au cabinet du recteur, explique :

« Sur les trois départements de l’académie de Créteil, on est passé de 950 à 1316 contractuels depuis l’an dernier. Et c’est un statut moins précaire que les vacataires : ils sont engagés pour un an. »

Il ajoute aussi que l’académie entend faire plus souvent appel à des « professeurs associés », à qui l’Education nationale confierait quelques heures d’enseignement.

« Comment va-t-on pourvoir aux besoins de remplacement pendant l’année » ?

Gilles Laurent, syndicaliste Unsa dans le département, s’inquiète :

« Le rectorat travaille à flux tendus. Mais si l’on commence l’année en manquant déjà de dix professeurs, comment va-t-on pourvoir aux besoins de remplacement en cas d’arrêt de travail ou de congé maternité ? “

Le département, réputé très difficile, cumule les obstacles : non seulement, pour un titulaire TZR sur trois, la Seine-Saint-Denis est la première affectation de leur carrière, mais alors que le rectorat de Créteil vante ‘une situation équilibrée’ entre ses trois départements, l’Unsa rétorque, chiffres à l’appui, qu’à eux tous, TZR, contractuels et vacataires sont ‘deux fois plus nombreux dans le 93’.

Benoit Dumény, du lycée de l’Enna, soupire :

‘On essaie de motiver les élèves, d’éviter qu’ils décrochent et de les intéresser à leur formation, mais tout est à refaire si on n’assure pas la moitié de leur emploi du temps pendant les trois premières semaines de rentrée.’

Mercredi, si aucun professeur n’est nommé pour combler les deux derniers postes vacants, il fera de nouveau grève.

‘Mardi soir, les enseignants maintenaient leur préavis de grève même si un des deux postes avaient été comblés en fin de journée.’

Addendum le 25/9 à 20h30. Mardi soir, les enseignants ont décidé de maintenir leur préavis de grève, même si un des deux postes qui étaient encore non pourvus l’a été dans la journée.

Rectifié le 25/9 à 20h30 : Statut des TZR et des vacataires.

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  • Anonyme

    Il ne s’agit pas que de démotivation des élèves faute d’emploi du temps. Il s’agit de démotivation pour cause d’irrespect. Avez-vous oublié ce qu’on éprouve quand on a cet âge et qu’on n’a pas de prof en début d’année ? Ah pardon, vous n’avez peut-être pas connu ça, moi oui et ça remonte à 1976, oui vous avez bien lu, déjà en 1976 l’E.N. peinait à pourvoir tous les postes dans les filières techniques, pas assez valorisantes, déconsidérées, méprisées.

    Il faut dire aussi que ce collège ne jouit pas de la meilleure réputation. Pour s’en faire une idée, se pointer entre 16h et 16h15 à la sortie, ça vous laisse des impressions durables.

    Mais bon, qui a eu l’idée de fabriquer des usines de ce genre, il ne s’agit plus de lieux d’enseignement mais d’un univers hors de toute logique. Quand vous voyez les jeunes sortir de là, vous n’avez plus aucun doute sur ce qui fait la difficulté d’intégration et la déshumanisation des banlieues prétendûment riches de vie et d’inventivité.

    Je n’en dis pas plus. Il faut connaître pour « apprécier ».

    • celine_auriolles
      • Posté à 22h49 le 25/09/2007
      • Internaute 16297

      Crachas, giffles, insultes, coups de poing, humiliation, usure psychologique...
      Si les profs se sentaient davantage en sécurité et avaient des meilleurs salaires, peut-être n’aurait-on pas ce problème...

      • Anonyme répond à celine_auriolles

        le vrai problème, c’est que l’EN ne veut plus embaucher de profs titulaires, d’où un manque un peu partout, et les rectorats font appels à des vacataires. Il y a de moins en moins de postes aux concours et pourtant il y a des candidats. Mais ... il ne faut pas remplacer les départs à la retraite ... = 11 000 postes en moins.

        Ces restrictions budgétaires se font sur le dos des élèves, et après on va encore taper sur le 93 ?

        politique lamentable ! que veut-il, le Sarko ? en finir avec l’EN et instaurer l’école privée pour tous ?

      • Anonyme répond à celine_auriolles

        Ouais, avec un « meilleur salaire “, est-il acceptable de subir : ‘ Crachas, giffles, insultes, coups de poing, humiliation, usure psychologique’ ? C’est humain de ne pas accepter ce traitement. Quel prof, même enthousiaste d’enseigner, peut volontairement aller dans ces zoos ?

         
        • Anonyme

          Pourquoi les profs socialos n’y vont pas ? ...
          Cela les gêne de faire du social ? ...

          • Anonyme

            Bien que vous ayez le droit à la libre expression il faut savoir jauger ses effets.

            Comme je l’ai dit dans mon post, ce problème est récurrent en France. Je l’ai moi-même subi en 1976, il y a 30 ANS, sous un gouvernement DE DROITE.

            Quant à parler des instits « socialos » comme vous le faites, j’aimerais vous rappeler (ou vous apprendre) qu’il y a 2 ans un reportage sur TF1 (on s’en serait doutés) montrait que les jeunes profs de l’E.N. se sentaient brimés s’ils osaient exprimer qu’ils n’étaient pas de gauche. Tout portait donc à croire que s’ils n’étaient pas de droite, ils se situaient bien au centre.

            On sait que les instits n’aiment plus la gauche et qu’ils se voient au centre, sauf en cas de péril imminent, là ils se rappellent qu’il est préférable d’être soutenus par la masse des laborieux, les parents d’élèves qui ne sont pas tous nantis.

            Du coup, oui il y a des instits de gauche mais dans les rangs des futurs retraités. Et ce serait donc aux jeunes centristes de prendre le relais. Mais on dirait bien qu’ils ont des appréhensions à gérer des banlieues un peu remuantes.

            C’est que ... le centriste a des goûts de luxe et des états d’âme que le « socialo » sait endurer ou gérer ! !

            • Anonyme

              Oui, tout le monde sait bien que dans l’enseignement, la faute vient ENTIEREMENT des centristes... C’est une évidence que vous faites bien de rappeller.
              Sinon j’aime bien votre style ;
              le « ON sait... », les citations de TF1 d’il y a deux ans, 1976..., les socialos qui savent tout faire...
              Vous etes prof d’histoire ? ...

          • Anonyme

            je voudrais pas cafter,mais là il le sont en nombre, socialos...y’a même des mecs de droite, des pas situables et des trotskos, non ? Et depuis longtemps, on se retrouve tous face à ces situations, et parfois, y en a même de droite qui font grève..mais, de droite, quand même, sont plus préoccupés de se trouver une mut, passque rester avec le peuple,, hein, tous ces enfants mal élevés, frondeurs, pas dupes des hierachies sociales et parfois carrément lourds à travailler, y zaiment pas.

        • Anonyme

          faut arrêteZ les caricatures, ça dérape partout ! ! ! !
          Lacher le 9.3 un peu ! Les gens ne demandent qu’a vivre !
          N’est ce pas là un manque de considération ne pas avoir de profs à la rentrée ? ? ? Il me semble que des suppressions de poste sont en cours non ! ! !
          A qui la faute ? ? ? au 9.3 encore ? ? ? ?

          • Anonyme

            Faudrait savoir ... il n’y avait pas longtemps, les profs remplçants se plaignaient de ne pas avoir assez de boulot !

            La on leur offre des temps pleins ... et ils ne veulent pas ! Mais je les comprend : ce genre de poste n’est pas attirants ! Quand aux causes, peut etre que si les jeunes étaient un peu moins « rebelle » ( je vais dire ca comme ca pour etre polis ), peut etre qu’il y aurait ambiance, motivation et résultats !

            Tout n’est pas de la faute du gouvernement, chacun ses responsabilités ... les jeunes du 93 aussi !

        • Anonyme

          C’est pas un zoo, ce lycée ! Et vous, vous êtes républicain ? la couleur et l’origine sociale des élèves vous gêne ? ! ! !

        7 autres commentaires
    • Anonyme

      Mon lycée se trouve en Bretagne, dans une ville de sous-préfecture. Il compte 2000 élèves. Alors parler d’ usine à gaz pour Enna...
      Ses résultats ? 85% de réussite au bac. Vous me direz, c’ est logique à notre époque. Son rang ? 2700 sur 4900, donc dans la moyenne, à peine un peu plus.
      Il y a aussi de jeunes profs, ceux qui ont échappé à la période obligatoire de « gardiens de zoo ».
      Quand ils se mettent en grève, ce n’ est pas parce qu’ ils ont été insultés ou battus, que leur voiture a brûlé mais parce que quelqu’ un esaye de réformer le mammouth.
      Pour ces lycées en perdition sur qui doit-on pleurer ? Les profs, les « élèves », l’ éducation nationale ? Les parents d’ « élèves » ?
      Tous à mettre dans le même sac. Chacun fuit ses responsabilités.

      • Anonyme

        > Quand ils se mettent en grève, ce n’ est pas parce qu’ ils ont été insultés ou battus, que leur voiture a brûlé mais parce que quelqu’ un esaye de réformer le mammouth.
        Je suis enseignant.
        Si demain un minitre de l’éducation nationale (ou un président, on ne sait plus) décide d’augmenter mon salaire de 50% et de diminuer mon temps de présence au lycée de 50%, sans autre condition, je te promets que je ne fais pas grève.

        Sans blague.

         
        • Anonyme

          sauf si on te place devant des classes surchargées, en échange, non ? Moi je refuse de faire classe devant plus de 300 élèves et moins de deux.
          Il faudrait écrire sur la situation du vacataire de plus en plus utilisé : quel est son statut, ses droits, les obligations ? Peut il effectuer des heures ailleurs ? Peut-il donner sa démission en cours d’année ?

          • Anonyme

            Le Vacataire n’a pas de statut puisqu’il ne signe aucun contrat mais il est payé à la tâche (sur la base des heures de cours effectuées, les autres tâches ne comptant pas).
            Il n’a droit à aucun congé puisqu’il n’a signé aucun contrat.
            Pour la démission, c’est très facile, c’est oral (de même que pour le licenciement).

            Olivier, ancien vacataire collège et LP dans le 91 et le 93

        • Anonyme

          tu trouves que 18h par semaine dans un établissement scolaire c’est trop et que cela pousse à la grève et que les profs sont sous payés ? ? ben dit donc ça promet

          • caro
            caro
            délinquante avérée
            • Posté à 23h10 le 26/09/2007
            • Internaute 6484
              délinquante avérée

            les 18 h, c’est ce qu’on appelle « le face à face », c’est à dire les cours. Quand on ajoute les heures de préparation de correction etc... les profs font plus de 35 h

            Les 18 h, c’est pour les profs qui ont réussi un concours et enseignent au collège ou au lycée. Les instits en font plus et les non titulaires aussi.

            Et je voudrais te voir devant une classe de 30 gamin-e-s !

          • shadow
            • Posté à 13h55 le 27/09/2007
            • Internaute 17658

            J’execre cette bétise de croire que les profs ne font QUE 18h de travail ...
            Les preps et les corrections sont inexistantes car non visibles ... pi pour mettre zero à une copie ... ca va vite
            Je deteste ce racisme ! ! ! et cet irrespect dût à la méconnaissance de notre travail.

    • Anonyme

      Pourquoi vouloir maintenir à tout prix des services de collèges et lycées républicains en Seine Saint Denis ?

      Le plus simple serait de transformer les bâtiments scolaires en madrassas et d’y former les meilleurs imams possibles (moitié sunnite moitié Chiite pour ne pas commettre d’impair). Nous aurons ainsi les futures cadres de la prochaine République Islamique de Seine (Saint) Denis (dénomination en cours de changement).

      Gouverner c’est prévoir ! !

      Lien

      • Anonyme

        Voilà nos amis d’extrême droite...

    • Anonyme

      De quel établissement parlez-vous ? Le lycée de l’Enna à st denis a d’abord été un lycée d’application pour les apprentis-professeurs de l’ecole normale d’apprentissage et jusqu’ en 1990 on choisissait les élèves que les sections de professeurs allaient avoir en face, et leurs profs étaient recrutés dans le haut du panier,parmi les meilleurs et volontaires. Depuis, c’est devenu un lycée technique et pro comme les autres, avec la specificité d’être en contact proche de l’iufm (400 adultes). Quant aux élèves, venir les « voir à la sortie », est pour moi une expression avilissante, comme s’il s’agissait d’un zoo : ce sont les enfants des gens qui habitent st denis, stains, pierrefite...en majorité issus de l’immigration, parlant fort, pas toujours très raffinés. Jusque là ce lycée en a fait des bacheliers.
      votre mépris est bien étrange...

      • tb
        tb
        • Posté à 15h38 le 28/09/2007
        • Internaute 17949

        Tu as raison, camarade...

  • Anonyme

    Article brouillon ...

    Un TZR assure un service complet (18h pour un certifié), et pas 200h comme un contractuel (l’article est donc faux). Vous semblez mélanger les deux. Les TZR peuvent être nommés à l’année et sont titulaires.

    Les contractuels eux ne sont pas titulaires ...

  • Séverine Barthes-Vignes
    Séverine Barthes-Vignes
    En lisant, en écrivant
    • Posté à 20h49 le 25/09/2007
    • Internaute 17693
      En lisant, en écrivant

    Une erreur « grossière » dans l’article : les TZR (Titulaires sur Zone de Remplacement) sont des professeurs titulaires de l’Education Nationale : ils ont donc réussi le CAPES ou l’agrégation et doivent un service normal de professeur fonctionnaire. La seule différence, c’est qu’ils ne sont pas titulaires d’un poste dans un établissement donné, mais nommés sur une zone de remplacement sur laquelle ils sont appelés pour remplacer les professeurs absents.
    Les enseignants ne pouvant enseigner que deux cents heures par an sont des vacataires, donc des précaires.

    Sinon, article mettant bien en avant un problème récurrent de l’Education Nationale : il n’est pas si simple que ça de mettre un prof devant chaque classe, et on peut craindre pour l’avenir...

    • Chloé Leprince
      Chloé Leprince répond à Séverine Barthes-Vignes
      Auteur(e) de l'article Rue89 Rue89
      • Posté à 20h53 le 25/09/2007
        rédacteur
      • Internaute 74
        Rue89

      Bonsoir
      Vous avez raison : une erreur s’est glissée dans la version qui a d’abord été mise en ligne. Elle est maintenant rectifiée. Il s’agissait bien des vacataires, et non des TZR dont nous précisions par ailleurs qu’ils étaient bien titulaires.

  • Anonyme

    En effet un TZR, n’est pas à ma connaissance limité à 200h par an. Ce sont les vacataires qui le sont...

    Maintenant il faut savoir que pour les vacataires le statut ne donne pas droit au chômage (déguisé dans les rectorats en « on vous paye pendant les vacances ») et pour les contractuels la première paye tombe trois mois après quand on est embauché la première fois. En effet les fiches de payes sont préparées deux mois à l’avance mais nous sommes payés en fin de mois ce qui fait trois mois de travail sans salaire.

    Enfin dans la zep où j’ai enseigné il y a cinq ans (en province) 20% des effectifs étaient en contrats précaires y compris la CPE.

    Il faut rajouter que tous les concours qui favorisaient la titularisation de ces emplois précaires sont progressivement supprimés sans être remplacés. Bref rien d’attractif...

  • nelmezzodelcamin
    nelmezzodelcamin
    di nostra vita
    • Posté à 20h47 le 25/09/2007
    • Internaute 3956
      di nostra vita

    ben dis donc les profs ne laissent rien passer ! ! !
    je poste quand même le message que j’étais en train d’écrire...

    je crois qu’il y a quelques confusions dans l’article, ce qui n’est guère étonnant étant donné l’usine à gaz dans laquelle nous exerçons....
    - Les TZR (titulaires sur zone de remplacement) sont des titulaires, donc, qui ont réussi le Capes ou l’Agrégation, et qui ne sont pas affectés à un établissement précis de manière définitive ; certains sont spécialisés dans les remplacement de courte et moyenne durée, d’autres font des « remplacements à l’année », ce sont eux souvent qui assurent les bouts de postes incomplets en en cumulant plusieurs.
    - les contractuels sont en principe embauchés à l’année ; mais il y a maintenant les « contractuels 10 mois », que l’on vire ponctuellement en juin avant de les reprendre en septembre
    - les vacataires : ce sont eux qui peuvent assurer au maximum 200 heures (soit en gros un trimestre pour un temps complet).

  • YAJ
    YAJ
    enseignante retraitée, non (...)
    • Posté à 21h18 le 25/09/2007
    • Expert 3231
      enseignante retraitée, non (...)

    Je m’apprêtais à rectifier le statut des TZR mais il y a eu modification.

    Par contre je suis étonnée que Rue 89 ne cite qu’un seul syndicat d’enseignants alors que la « culture syndicaliste » du 9-3 est très unitaire avec d’autres syndicats très actifs.

    Cet article montre à petite échelle ce qui attend de nombreux établissement à la rentrée 2008 suite à la suppression annoncée de 11000 personnels de l’EN !

    • Chloé Leprince
      Chloé Leprince répond à YAJ
      Auteur(e) de l'article Rue89 Rue89
      • Posté à 21h41 le 25/09/2007
        rédacteur
      • Internaute 74
        Rue89

      Bonsoir
      Notre propos n’est naturellement pas de donner la parole à un seul syndicat et, au fur et à mesure des articles, il va de soi que nous entendons bien mentionner d’autres organisations.

    • Anonyme répond à YAJ

      Cela montre surtout les difficultés rencontrées par le rectorat pour obtenir que les affectations dans ce lycée, et d’ autres, soient suivies d’ effet. Chaque heureux pressenti oppose mille bonnes raisons pour ne pas rejoindre. Comme je les comprends.
      60 enseignants, trente qui sont parvenus à fuir, vous pouvez engager 22 000 personnels de plus l’ EN, vous n’ aurez pas plus de volontaires pour aller au charbon dans la zône.
      Les syndicats concernés ne devraient pas parler de revalorisation de la fonction ni d’ augmentation de traitement mais plutôt de primes du risque, de soutien psychologique, de protection rapprochée sur demande pour ces enseignants exposés.

    • Anonyme répond à YAJ

      Simplement, le SE-Unsa a apporté des informations au moment voulu et est dont cité...

      • Anonyme

        Je découvre les réactions et les ai lues avec le plus grand intérêt.
        Y a-t-il que l’unsa ? demande minoritaire et assez caractéristique d’une mouvance qui souffre mal le pluralisme et qui se sent obligé de parler de syndicat « activiste » (les bons) bien sur contre les social traitres...chacun se fera son opinion en écoutant et en regardant ce que disent et proposent les uns et les autres.
        En attendant, nous maintenons l’idée que nous avons affaire à un gouvenement qui veut mettre à mal le service public en développant le recours aux heures supplémentaires pour les titulaires et aux précaires pour le reste. Pour exemple, 115 000 heures sup pour 74 collèges du département dans le cadre du dispositif de réussite éducative (heures d’étude après 16h) ce qui équivaut à 200 postes de profs...c’est ce que nous disons à l’Inspecteur d’Académie, au recteur et au préfet quant nous en avons l’occasion.

        Gilles LAURENT, SE UNSA 93

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 22h32 le 25/09/2007
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    L’« erreur » la plus importante ne concerne pas les TZR mais ceux qui se taisent après avoir constaté que le système éducatif manque « d’air ».

    Lien

  • Mila Saint Anne
    Mila Saint Anne
    internaute
    • Posté à 23h39 le 25/09/2007
    • Internaute 14402
      internaute

    Ce type de situation se retrouve dans de nombreux établissement, sans doute pas de façon aussi flagrante, mais très couramment.

    L’une des cause de cette pénurie d’enseignants est la suppression de nombreux postes de TZR, vous savez, ces profs « payés à rester chez eux » quand ils n’ont personne à remplacer. Et si vous avez un peu de mémoire, que n’a-t-on pas entendu sur ces collègues !

    En plus c’est en les comptant que l’Educ’ Nat’ peut dire qu’il y a un prof pour 11 élèves (à propos de ce chiffre, j’aurais pas mal de choses à dire d’ailleurs...).

    Mais voila, ces fainéants de remplaçants, on les a peu à peu supprimés et comme c’est grâce à eux que le système avait un peu de souplesse (on pouvait les appeler le matin pour les voir entrer en classe l’après midi, voire même plus rapidement)....
    Moins de TZR, moins de souplesse. CQFD

    On fait maintenant appel au remède miracle : les vacataires.
    Mal payés, mal formés (même s’ils peuvent avoir beaucoup de bonne volonté et beaucoup de qualités... d’ailleurs, certains passent le CAPES), ils ne doivent pas faire plus de 200 heures (faites vous même le calcul... ils ne peuvent dont faire un remplacement que sur un trimestre... après on les vire et on en prend un autre).
    N’importe qui peut être vacataire. J’ai même vu arriver dans notre établissement une dame au chômage qui est venue enseigner l’anglais, recrutée par petite annonce parce qu’elle avait vécu deux ans en Angleterre.... Mais bon, comme il n’y avait personne d’autre, on l’a mise devant des classes.
    Pas besoin de vous dire qu’au bout de quinze jours, les élèves n’avaient à nouveau plus de prof d’anglais, parce que l’enseignement, c’est un métier.....

    Autrefois il y avait aussi les Maitres Auxiliaires (les « MA »). Des gens recrutés dans les facs, en licence, qui se destinaient à l’enseignement. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai financé mes études. Mais comme les MA étaient payés (théoriquement) pendant les vacances et avaient droit au chômage, on les a trouvés trop chers, on leur a ouvert les concours de l’enseignement. Ceux qui n’ont pas eu les concours..... leur statut ayant été supprimé, je ne sais pas ce qu’ils sont devenus.

    Autrefois, il y avait aussi les surveillants. Là aussi un recrutement sur la base des filières qui menaient à l’enseignement, ce qui permettait de travailler et de préparer les concours avec un salaire décent (=SMIC) et un volume horaire (28h) qui laissait la possibilité d’aller en cours. Ca aussi c’est fini..... Certains surveillants pouvaient même remplacer un prof au pied levé des fois.

    Aujourd’hui ce sont des « assistants d’éducation ». N’importe qui avec le bac (et un casier judiciaire vierge) peut le devenir, et venir faire 40 heures de « surveillance » (je met des guillemets parce que c’est un travail complexe ou la psychologie et l’écoute des élèves tient une très forte place).
    Ce sont aussi des assistants d’éducation qui gèrent les réseaux informatiques des établissements. Pour un salaire inférieur au SMIC. Pas besoin de vous dire que c’est pas facile de recruter un ingénieur réseau à ce tarif là.....

    Bref, l’Educ Nat se précarise et baisse en qualité.

    C’est normal, ce sont VOUS, les citoyens, qui l’avez voulu. Vous qui trouvez les profs fainéants et trop bien payés..... Bientôt vous n’aurez plus que des établissement privés, des profs précaires, mal formés et des enfants ignares... Bref, vous aurez fait des économies. Mais à quel prix !

    Sur ce je retourne à mes copies.....

    • Xtov
      Xtov répond à Mila Saint Anne
      • Posté à 11h37 le 26/09/2007
      • Internaute 14561

      On peut également rajouter qu’il est courant de rencontrer des profs, non titulaires, qui font la rentrée et, pour diverses raisons, ne touchent leurs traitements qu’en novembre, décembre voire plus tard encore.

      Dans ces cas là, une avance peut être accordée, mais ces profs survivent le plus souvent grâce à la solidarité familiale.

      Quel employeur se permettrait de payer ses employés avec autant de retard ?

      Il est certain que travailler dans les conditions que l’on connaît et ne pas être payé normalement à la fin du mois ça vous coupe l’enthousiasme.

      Le phénomène est tellement courant qu’on se demande si il n’y a pas une volonté délibérée du ministère pour toucher les intérêts des sommes en jeu.

      • Anonyme répond à Xtov

        >Le phénomène est tellement courant qu’on se demande >si il n’y a pas une volonté délibérée du ministère >pour toucher les intérêts des sommes en jeu.

        Ce n’est pas l’Etat qui touche les intérets, mais le trésorier général. Je rappelle que cette fonction est une « charge » héritée de l’Ancien régime et que c’est M. Le Trésorier général qui récupère les intérets de ce qui n’a pas été payé....

        Des enseignants payés en retard , c’était déjà le cas il y a vingt ans... je vois que ça ne s’arrange pas.
        Mon record personnel : 4 mois alors que je bossais à 80 km de mon domicile ! Résultat : interdiction bancaire d’un an, à mes frais bien sûr....

  • Anonyme

    Normal que les profs ne veulent pas venir ici, ils tiennent à leur peau. ils risquent plus facilement un coup de couteau de la part d’un éléve ou un coup de poing de la part d’un parent d’élève que des félicitations.... pauvre Ile de France.

    • Anonyme

      Très constructif...et dans le fond, imbécile ! Je travaille depuis 20 ans dans cet établissement, et ce dont vous parlez n’a jamais eu lieu. Mettez vos fantasmes au service d’autre chose qu’une rumeur au service de préjugés ..orientés.

  • Anonyme

    Pour ce genre d’établissements, il ne faut bien évidemment pas envoyer au casse-pipe de jeunes recrues mais de vieux mammouths à la peau bien tannée, qu’on encouragerait financièrement à rester. Parce que ce n’est pas une sinécure que d’enseigner en ces lieux.
    Et interdire Skyrock et toutes les sous-radios qui transforment nos têtes crêpues en crétins agressifs.

    • Anonyme

      pourquoi crépues ? ?
      et ceux qui ne le sont pas, ils restent crétins ?

    • ragondine
      ragondine
      du poitou
      • Posté à 15h06 le 26/09/2007
      • Internaute 10036
        du poitou

      Je crois que pour l’occasion le PS pourrait céder quelques mamouths au rebut allegre, jospin etc...

    • Anonyme

      Le vieux mammouth te répond : il y en a au moins un,il y est bien, et pas si malheureux, la plupart des élèves sont sympas, les collègues actifs et pleins d’idées, et crevés. ce qui nous fatigue, ce sont les poncifs sur nos élèves et le misérabilisme...

  • Anonyme

    Oups, j’ai oublié de signer. Mes excuses.
    Al-Kanz
    Lien

  • Anonyme

    la casse du service public prend de l’ampleur !

  • Anonyme

    décidément ces rouges sont toujours en train de se plaindre. s’ils acceptaient d’enseigner, comme le veut le bon sens, une dizaine de matières, on ferait de sacrés gains de productivité
    tout en supprimant encore des emplois de fonctionnaires.
    et les écoles du bronx tourneraient à plein régime.
    mais toujours à rechigner, à travailler alors qu’ils sont en vacances toute l’année.

    tenez ! moi par exemple à neuilly, mes domestiques se lèvent à 3 heures du mat et terminent à minuit,
    ils n’en sont pas malades pour autant.
    ils pensent pas un instant aux vacances.
    faut dire qu’on leur permettrait pas, rien que pour les punir de leur fainéantise au réveil et au moment d’aller se coucher.
    enfin, ils se plaisent bien avec nous.

    j’ai un précepteur pour chaque enfant et pour chaque matière.
    ces chères têtes blondes sont traumatisées de voir autant de monde dans la journée.
    l’autre jour la bonne les a surpris en
    train de boire du coca-cola comme dans le bronx.
    je les trouve hyper-actifs depuis quelques temps....

    de la part du collectif ’les riches pour les riches’

  • Leclere gérald
    Leclere gérald
    paysagiste
    • Posté à 07h38 le 26/09/2007
    • Internaute 9130
      paysagiste

    Dans le 95 à Eaubonne au lycée Louis Armand, il n’y as pas de prof pour la compta alors que l’option compta est au programme du bac . L’académie de Versaille n’as personne à présenter et surtout ne se bouscule pas trop pour régler ce problème. Ce lycée n’est pas en zone sensible alors imaginez pour les autres déclarés sensibles avec l’autre CHARLO qui veut réduire les effectifs. Il devrait commencer par mieux les gérer.
    On as les branleurs que l’on mérite, n’est ce pas Messieurs les 50,5 pour cent de Sarkoziens.

  • Anonyme

    Pour Info :

    Lien

    Tout chaud de ce matin...

    Quand allons-nous finir de payer le Bouclier Fiscal et autres dépenses fastueuses...jamais, c’est tout les an, que l’on va devoir serrer un peu plus la ceinture, des impôts détournés à tour de bras que subit la France d’en bas, nous sommes à nouveaux devenus des vassaux, vive la Moyen-âge remis au goût de jour par l’équipe du nain fou en talonnettes et paillettes...

    Lien

    On nous prend en otage, de toute part, que l’état paie déjà sa dette à la sécu ,n on à la franchise médicale, non à la prise en otage des français, non aux mensonges réitérés de nos élus, pas les liens, car je n’ai pas voté pour ces guignols !

    Lien

    Pétition contre la franchise Médicale

  • Anonyme

    Hélas le 93 n’est pas le seul à avoir une pénurie de prof : les élèves de 6ème 5 du collège « Les Maillettes “de MOISSY-CRAMAYEL n’ont toujours pas de prof d’allemand jusqu’à ... on ne sait pas.
    La seule info que le collège a donné aux parents : absent jusqu’à nouvel ordre..... en fait jusqu’à la saint glinglin.

    Super les diminutions d’effectifs promis par le gouvernement. Mais bon on est content, il paraît que la rentrée c’est bien passée...

    • san
      san
      • Posté à 09h32 le 02/10/2007
      • Internaute 15411

      Situation réglée pour l’instant...
       : les 6ème 5 ont enfin un prof aujourd’hui. Grâce à l’intervention de plusieurs parents ? ? ?

  • Anonyme

    Qu’est ce que c’est le 93 ?
    Est-ce un département français ?
    Y a-t-il corrélation entre ce nombre et le département de la Seine-Saint-Denis dont, seul, le nom est évoquateur d’histoire, de géographie ?

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