petite planète 24/05/2007 à 00h46

Les Américains visent la Chine pour aider le Darfour

Luc Lamprière | Oxfam France


Comment, pour aider le Darfour, frapper Khartoum en passant par Pékin ? Cette stratégie à trois bandes, dont l’apparente simplicité avait conduit lors de la campagne présidentielle française à un débat imprévu sur un improbable boycott des J.O. de Pékin par Paris, vient de donner lieu à une spectaculaire décision aux Etats-Unis.

Répondant apparemment aux pressions des militants de la campagne pour le Darfour, le géant Fidelity, numéro Un américain et mondial des fonds de placement, vient de réduire de plus de 90% ses investissements dans la compagnie pétrolière chinoise PetroChina, offrant une nouvelle démonstration que, s’il est très difficile de faire bouger les Etats, les entreprises peuvent parfois s’avérer plus sensibles aux campagnes d’opinion.

La décision de Fidelity a été immédiatement saluée comme une victoire par les animateurs de la campagne pour le Darfour. Depuis des mois, aux Etats-Unis, ils faisaient pression sur le poids lourd de la finance américaine, comme, par ailleurs, sur le milliardaire Warren Buffet, lui aussi actionnaire important de PetroChina, pour qu’ils renoncent à leurs investissements dans l’entreprise chinoise cotée à New York. Le rôle central de la China National Petroleum Corp et de sa filiale PetroChina dans l’exploration des ressources pétrolières soudanaises, et ses complicités avérées avec les violations de droits de l’homme au Soudan lui valent, en effet, d’être la cible principale de ceux qui, depuis des années, dénoncent l’appui de Pékin aux militaires soudanais.

Officiellement Fidelity nie avoir vendu ses actions de l’entreprise chinoise à cause du Darfour. Mais ce démenti ne doit pas faire illusion : le geste illustre l’impact croissant des efforts menés aux Etats-Unis pour répéter avec le Soudan une méthode testée contre le régime sud-africain au temps de l’apartheid. Reprenant la stratégie du mouvement anti-apartheid dont elle est d’ailleurs largement inspiré, la Sudan Divestment Task Force
est particulièrement active sur les campus américains. Harvard a vendu ses actions de l’entreprise pétrolière chinoise en 2005 en citant le Darfour comme raison. Une quarantaine de grandes universités et plusieurs Etats américains (dont la Californie) ont fait de même ou s’y préparent.

Désireuse toutefois d’éviter les effets pervers d’un boycott systématique des entreprises présentes au Soudan ou engagées dans la reconstruction difficile du Sud-Soudan où,malgré un accord de paix signé en 2005 après vingt ans de guerre civile, la situation demeure fragile, la Sudan Divestment Task Force prône un désinvestissement « ciblé ». Visées : les entreprises liées au gouvernement soudanais par des « relations commerciales significatives », « sans bénéfices significatifs pour les populations civiles défavorisées du Soudan », et « n’ayant pas de position claire et effective face au génocide dans le Darfour ».

Ces critères, n’ont manifestement pas échappé aux dirigeants du groupe pétrolier Français Total, déjà souvent dénoncés pour leur présence en Birmanie, et qui, en raison de leurs concessions pétrolières au Soudan, risquaient forts de se retrouver sur la liste noire de la Sudan Divestment Task Force. Pour l’instant, grâce notamment à leur adhésion affichée aux principes de la coalition européenne sur le pétrole au Soudan une coalition d’ONG européennes peu convaincues des mérites de l’approche américaine du boycott, ils semblent y avoir habilement échappé. S’agissant d’une entreprise qui, en Birmanie, s’était offert en 2003, les services du nouveau ministre francais des affaires étrangères, Bernard Kouchner, auteur d’un rapport soutenant Total face à ceux qui lui reprochaient de faire peu de cas des droits humains au pays de Aung San Suu Kyi, le sujet méritera sans doute qu’on y revienne.

En attendant, comme le raconte cet article, la Sudan Divestment Task Force semble prête à tester les nouvelles promesses de Total en matière de droits de l’homme. Pas question donc pour l’instant de faire subir à l’entreprise française le sort réservé aux pétroliers chinois ou à leurs actionnaires américains. A suivre.

  • 2843 visites
  • 18 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Luc Lamprière
    Luc Lamprière
    Auteur(e) de l'article Oxfam France
    • Posté à 18h29 le 24/05/2007
    • Internaute 96
      Oxfam France

    >question : vendre ses parts de boite chinoise empêche t’elle ces boites de travailler au Soudan ? , si c’est vendu , c’est que d’autres rachètent, non ?

    Oui c’est vrai- sauf que si d’autres investisseurs fnt de même, trouver des financements devient plus difficile – et donc plus cher - pour les « boites » en question. Pour les entreprises cotées, ca peu aussi faire baisser le prix du titre. Ce n’est pas garanti, et il n’est pas sur que ce soit le cas ici, mais c’est ce qui s’était passé en 2000 lors de l’introduction de PetroChina à Wall Street.
    LL

    Voici, pour mémoire, un article que j’ai écris en 2001 sur ce sujet, publié par les Echos :

    « Le groupe PetroChina victime de ses manquements aux droits de l’homme -
    L’entrée en Bourse qui aurait dû permettre de lever une dizaine de milliards de dollars a rapporté trois fois moins que prévu.

    Les Echos n° 18399 du 09 Mai 2001 • page 51

    Ignorer les critiques des militants qui manifestent devant les sièges sociaux ou perturbent leurs réunions avec les analystes financiers au nom des droits de l’homme ou de la protection de l’environnement peut coûter cher aux entreprises internationales. C’est aussi, au-delà du risque financier, prendre celui d’une image durablement ternie, au moment où il faut justement séduire. Voilà ce que les banquiers de Goldman Sachs ont appris l’an dernier à leurs dépens.

    L’exemple de l’introduction à Wall Street de PetroChina, filiale de China Petroleum Corporation, première entreprise pétrolière chinoise, a été une occasion unique de mesurer avec précision le coût potentiel d’une telle attitude sur le marché américain. PetroChina, dont 15 % du capital étaient mis en vente par Goldman Sachs, était la première d’une série d’entreprises chinoises à venir chercher des capitaux sur le marché américain. L’introduction en Bourse, qui a eu lieu en avril 2000 _ était présentée comme une belle opportunité pour les investisseurs : il s’agissait d’acheter un ticket d’entrée au capital d’une entreprise forte de 15 milliards de barils de réserves, à la veille de figurer au quatrième rang des compagnies pétrolières mondiales !

    C’était compter sans la résistance d’une large coalition “ citoyenne ” qui entreprit de contrer les sirènes de Wall Street en organisant pour les analystes américains un “ road show ” alternatif consacré notamment au triste bilan de PetroChina en matière de droits de l’homme. Et ce, dans l’hôtel même où les rencontres des investisseurs avec les responsables de la société chinoise avaient été organisées par les banquiers !

    Aux côtés des syndicalistes de l’AFL-CIO, engagés dans une vaste campagne dénonçant les atteintes au droit syndical et aux droits de l’homme en Chine, l’opération rassembla une myriade de groupes de tous horizons : les militants d’International Campaign for Tibet, et Students for a Free Tibet en bataille contre les investissements de China National Petroleum Corp. au Tibet, The American Anti-Slavery Group qui mène campagne contre l’esclavage au Soudan où China Petroleum est un investisseur de poids dans un gigantesque complexe pétrolier, les Amis de la Terre (Friends of the Earth) dont l’argumentaire insiste sur les corrélations entre atteintes à l’environnement et manque de respect pour les droits de l’homme, etc. Des représentants de plusieurs congrégations religieuses ainsi que des groupes conservateurs militants contre le régime soudanais ou accusant Pékin de porter atteinte aux libertés religieuses complétaient cet “ anti-tour de table ”. Enfin, un acteur de poids (financier) était venu les rejoindre : Alain Hevesi, trésorier (comptroller) de la ville de New York dont il gère entre autres le pactole des fonds de pension des employés.

    Un risque aussi politique
    Le discours purement financier de Goldman Sachs s’est donc trouvé en compétition avec celui organisé au nom de la défense des droits de l’homme, de la liberté religieuse ou syndicale, par cette compétition hétérogène mettant en évidence le désarroi de PetroChina et de ses banquiers face à un type de critiques auxquel ils n’étaient pas préparés. La banque, qui comptait initialement lever une dizaine de milliards de dollars lors de l’introduction en Bourse, a été contrainte d’en rabattre. L’introduction en Bourse a finalement eu lieu au tiers de l’objectif de départ : 2,9 milliards de dollars. Et malgré la mobilisation par Pékin de tous les investisseurs de Hong Kong disponibles, le cours a refusé obstinément de grimper.

    Les analystes financiers avaient ouvert leurs oreilles : ils avaient été, par exemple, plus d’une cinquantaine à écouter une contre-analyse téléphonique pilotée par les critiques de l’entreprise, mettant l’accent sur le risque financier plus que sur l’éthique : cette entreprise est impliquée dans la violation des droits de l’homme, en Chine et au Soudan, cet investissement représente donc un risque politique. En outre, elle ne respecte aucune des règles élémentaires de transparence : difficile dans ces conditions de savoir ce qu’elle dissimule sur ses activités et qui pourrait demain être source de nouveaux problèmes. Si vous êtes un investisseur “ responsable ” vous devez rester à l’écart.

    L’argumentaire a porté. Avant l’introduction en Bourse, les fonds de pension des fonctionnaires de New York, de Californie, du Wisconsin, du Maine et du New Jersey ont annoncé publiquement qu’ils s’abstiendraient de souscrire au capital de l’entreprise. D’autres ont suivi plus ou moins discrètement. Au total, ce sont des fonds gérant quelque 1.000 milliards de dollars qui sont restés sur la touche. La piètre performance du titre après l’introduction s’explique de la même manière.

    LUC LAMPRIÈRE (*)
    (*)Fellow au Carr Center for Human Rights Policy, Harvard University. »

    • Chamfort
      • Posté à 20h35 le 24/05/2007
      • Internaute 1993

      Cher Luc
      merci pour votre réponse rapide et structurée. parfois la morale rejoint les intérêts, tant mieux, cela prouve donc que le lobbying éthique à son rôle.
      quant à Total Soudan, si personne ne trouve à redire est ce parcequ’ils sont toujours en attente ?
      Il y a des prospections en cours au Sud-Darfour
      (Sud Est Nyala, région Ed dain) qu’ont elles trouvé ?

  • Santiano
    • Posté à 08h53 le 24/05/2007
    • Internaute 5417

    Bravo comme quoi capitalisme et vertu ne sont pas opposes... et c’est d’Amerique, le pays honni entre tous que la lumiere vient ! Quelle ironie, quelle lecon !

    • Anonyme répond à Santiano

      et si la même solution s’utilisait envers tout les agresseurs a commencer par les usa eux même ?

  • Akron
    • Posté à 10h02 le 24/05/2007
    • Internaute 5399

    ridicule...

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Akron
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 10h50 le 24/05/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Sans entonner un chant à la gloire du capitalisme américain comme Santiano, est-ce si ridicule que ça ? La référence à l’apartheid dans le papier est intéressante : le désinvestissement des fonds de pensions de villes ou d’universités dans des entreprises qui commerçaient avec le régime de l’apartheid a eu un véritable impact au oment décisif des pressions internationales sur ce pays. La Chine n’est pas l’Afrique du sud et les enjeux différents, mais la méthode d’action est à mon sens pertinente, et pas seulement dans ce cas. PH

  • Akron
    • Posté à 11h39 le 24/05/2007
    • Internaute 5399

    Non, pardon je m’exprimais sur le commentaire de santiago.
    Il faut savoir reconnaitre lorsque des actions positive sont faite, de la à crier victoire :)
    Faut pas non plus cacher la foret avec l’arbre :)

  • Anonyme

    Un truc que je ne piges pas.

    un fond, fidelity, retire ses billes d’un pétrolier chinois. OK.
    Certains clament que c’est en protestation au soutien chinois au soudan. Eux même le démentent.
    Quel intérêts de démentir lorsqu’on fait un acte politique ?

    Lorsque j’achète des produits « labelisé » commerce équitable ou bio, je ne cache pas mon acte que je considère citoyen.

    • Luc Lamprière
      Luc Lamprière
      Auteur(e) de l'article Oxfam France
      • Posté à 18h32 le 24/05/2007
      • Internaute 96
        Oxfam France

      >Quel intérêts de démentir lorsqu’on fait un acte politique ?

      La vente des actions PetroChina par Fidelity, s’il se confirme qu’elle est bien liée à la campagne pour le Darfour, semble ici relever non pas de « l’acte citoyen » revendiqué mais plutot de la prévention des risques.
      Fidelity ne prétend pas être un investisseur « éthique » et ne communique généralement pas sur ce theme. Mais commercialement, on en conviendra, une campagne qui fait de vous un complice de génocide, ce n’est pas très bon pour l’image. Et puis, si le mouvement s’étend, l’action PetroChina pourrait baisser. C’est peut-être donc simplement un « bon » moment pour vendre...sans faire de bruit.LL

      • Anonyme répond à Luc Lamprière

        OK, merci de votre réponse pertinente.

         
        • daniel
          daniel
          daniel
          • Posté à 09h41 le 25/05/2007
          • Internaute 5273
            daniel

          (Je complète ma réponse précédente, j’avais oublié de me loguer)
          Si je comprend bien, la société fidelity, évalue un risque de la société chinoise au soudan, non pas pour soutenir une pression sur la Chine, mais par peur d’une telle pression qui pourrait remettre en cause les contrats juteux.
          Ce point de vue est tout de même différent du titre de l’article qui suggère que les Américains visent les chinois au portefeuille pour les faire infléchir.
          Ceci dit, si le résultat est le même et va dans le sens de plus de responsabilité (de notre point de vue) de la Chine....

          j’ai un peu de temps à perdre ce matin et j’ai trouvé un article mettant en cause les USA dans la tragédie qui se joue au darfur, sur fond de « guerre froide » entre les USA et la Chine pour le controle des sources pétrolières.
          Un point de vue très différent de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant sur la question.
          Lien

          Qu’en pensez vous ?

          • Luc Lamprière
            Luc Lamprière répond à daniel
            Auteur(e) de l'article Oxfam France
            • Posté à 01h41 le 28/05/2007
            • Internaute 96
              Oxfam France

            Pour creuser la question, je vous recommande plutôt l’article suivant de Gerard Prunier, probablement le meilleur spécialiste francais du Darfour, publié dans le Monde Diplomatique en mars - Darfour, la chronique d’un « génocide ambigu » - ainsi que son livre sur le même sujet.
            Lien

            • Anonyme répond à Luc Lamprière

              merci pour le lien assez éclairant sur la complexité de la situation reposant sur des facteurs multiples d’enjeu pétroliers, d’influence externe, et pour finir des raisons ethno-raciales.
              La Chine dans cette histoire a un bien mauvais rôle, partout pointé du doigt, à juste tire mais elle ne devrait pas être la seule.

        3 autres commentaires
  • Anonyme

    Est-ce vrai que EADS possede 5% d’une société d’armement chinoise qui vend des armes au gouvernement soudanais en dépit des résolutions de l’ONU ?
    Est-ce le Ministre des Affaires Etrangères qui doit faire appliquer ces résolutions dans son propre pays ?

    Les explications de M. Kouchner pour avoir accepter ce poste ne sont que très légères et ce résument en un concept : la politique étrangère française n’est ni de droite ni de gauche, elle protège les intérêts de la France à l’étranger.

    Mais quels intérêts ?
    Les intérêts culturels, ceux humanitaires, économiques ou politiques ?
    Il y a là une certaine différence...
    Et si les intérêts économiques de la France à l’étranger nuisent au droits humanitaires d’un autre pays, que fera M. Kouchner ?

    • Luc Lamprière
      Luc Lamprière
      Auteur(e) de l'article Oxfam France
      • Posté à 18h38 le 24/05/2007
      • Internaute 96
        Oxfam France

      >Est-ce vrai que EADS possede 5% d’une société d’armement chinoise qui vend des armes au gouvernement soudanais en dépit des résolutions de l’ONU ? Oui , il s’agit de AviChina Industry & Technology Co Ltd, filiale de la China Aviation Industry Corp II (AVIC II), dont EADS avait acquis 5% du capital en 2003 à la bourse de Hong Kong. Voilà ce que dit sur cette entreprise Lien de Amnesty International sur les ventes d’armes au Soudan publié le 8 mai à Londres : « L’entreprise chinoise AviChina Industry and Technology a livré récemment six avions de combat K8 aux forces aériennes soudanaises et d’après un magazine spécialisé six autres livraisons suivront prochainement. Beijing Aviation Science and Technology Co. (BASC), une autre filiale de la China Aviation Industry Corporation I (AVIC I), a annoncé, par ailleurs, sur son site web avoir développé et produit des simulateurs de vol pour ses avions K-8s pour le Soudan. (…) Amnesty International s’inquiète du transfert de ces avions de combat dans le Darfour (voir photographies dans le rapport) sans l’autorisation du comité des sanctions des Nations Unies, et note qu’il est très probable que ces nouveaux avions, de même que l’expertise en provenance de Chine en matière de préparation au pilotage de ces avions soient utilisés, comme dans le passé, pour mener des attaques aveugles dans le Darfour en violation de l’embargo de l’ONU sur les armes et du droit humanitaire international ».LL

  • Santiano
    • Posté à 16h27 le 24/05/2007
    • Internaute 5417

    Je ne chante pas la gloire du capitalisme mais je me rejouis - une fois n’est pas coutume (quoique l’exemple de l’Afrique du Sud semble prouver le contraire) - que le liberalisme puisse etre au service de la liberte et de la justice (liberalisme - liberte tiens y a comme un ait de famille trouvez ?) - quand il ne l’est pas c’est moins le liberalisme que l’ethique de ceux qui sont au commande qui doit etre condamnee - et je dirai la meme chose du socialisme - je ne suis pas un dogmatique aveugle - je crois plus au liberalisme qu’au socialisme mais je ne jetterai jamais le bebe avec l’eau du bain. Et M. Haski doit etre satisfait de voir le capital s’opposer au capital, et la cause du Darfour evoluer autrement que par l’epouvantail d’un boycott, n’est-ce pas ?

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Santiano
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 18h15 le 24/05/2007
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Je me réjouis en effet de voir un moyen de pression pacifique et pertinent pour faire avancer une cause. Ca n’arrive pas souvent. PH

      • Anonyme répond à Pierre Haski

        Le boycott : un moyen de pression pacifique et pertinent pour faire avancer une cause, en effet. Il y a un peuple qui vit depuis 60 ans dans des camps de réfugiés et dont le reste du pays est occupé par les Israéliens illégalement, à cause de cela toute la région s’est embrasé.

        En juin, ce sera le 40è anniversaire de l’occupation de Jérusalem.

        Alors qu’attend t-on pour l’appliquer à l’état d’Israel ?

        Tuan (Lyon)