disparition 24/09/2007 à 18h35

Le philosophe André Gorz et sa femme unis jusque dans la mort

Zineb Dryef | Journaliste Rue89



Dorine et André Gorz en 1947, devant l’usine de Billancourt (Suzi Pillet).

Il avait dit de sa « Lettre à D. » qu’elle serait son oeuvre ultime. Ce lundi, André Gorz, 84 ans, et sa femme Dorine, 83 ans, se sont donnés la mort. Dans le milieu très sérieux de la pensée, André Gorz avait, il y a quelques mois, ému ses pairs. Le critique du capitalisme, l’existentialiste marxiste rendait hommage à sa femme malade dans des lignes amoureuses rares de justesse et de beauté.

La sachant condamnée, l’amoureux fou avait pris sa plume pour lui dire combien il l’aimait, combien il regrettait de l’avoir négligée, combien il la trouvait belle. Dans le récit de ces cinquante-huit ans de vie commune se lisait la promesse de ne pas survivre à l’autre :

« Il fallait aussi que notre amour soit ’aussi’ un pacte pour la vie. Je n’ai jamais formulé tout cela aussi clairement. Je le savais au fond de moi. Je sentais que tu le savais. Mais la route a été longue pour que ces évidences vécues se fraient un chemin dans ma façon de penser et d’agir. »

Ayant tout quitté pour rester auprès d’elle, André Gorz était heureux. Ceux qui le connaissaient de longue date, ceux qui ont lu sa « Lettre à D. » comprendront son incapacité à vivre sans elle, son seul inexplicable philosophique :

« C’est cela : la passion amoureuse est une manière d’entrer en résonance avec l’autre, corps et âme, et avec lui ou elle seuls. Nous sommes en deçà et au-delà de la philosophie. »

Leur exceptionnel amour, écrivait-il, tenait en ce qu’elle le faisait « exister », « accéder à un autre monde ». C’est vers ce nouvel ailleurs que sont partis les amoureux de l’Aube.

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  • Anonyme

    Emotion et admiration.
    Rien à ajouter de plus.

    • Anonyme

      Le suicide est une choix. Ni beau ni moche. Sa seule qualité étant d’être vraiment « un choix », une libre action, philosophiquement parlant.
      La seule question est que personne, autour, n’en souffre...
      Mais c’est une question qui taraude. Etant fille de suicidé, je m’interdis cette sortie... que pourtant je respecte et que j’envie presque (pour la liberté)mais que je ne veux pas faire porter à mes enfants... mais ça c’est une autre histoire.
      Vive la liberté quand même !
      ange

      • Anonyme

        l’article de julien martin sur l’école et l’esprit d’entreprise, sujet intéressant s’il en est, a disparu des premières pages dès sa première journée...

        déplaisit-il trop au MEDEF ?

        et cela a-t-il une incidence sur la mise en avant de tel ou tel article par rue89 ?

        circulez, il y a autre chose à « décrypter »...

        quiconque « attend » la suite, jamais ne s’interroge sur le présent.

        aïe...

         
        • Pascal Riché
          Pascal Riché
          Redchef Rue89
          • Posté à 08h24 le 25/09/2007
            éditeur
          • Journaliste 7
            Redchef

          Il n’a pas quitté la homepage. Vous êtes fatigué, courageux anonyme de 1h54 du matin. Couchez vous plus tôt.

        • puerta13
          • Posté à 15h46 le 25/09/2007
          • Internaute 10678

          C quoi ce débile ?

        2 autres commentaires
      • Anonyme

        C’est à eux que je pensais, aux enfants. En avaient-ils ? Certainement pas, ou alors quel égoîsme...

         
        • Anonyme

          Vous connaissez la solution Eskimo ?
          Disparaître à petits pas et fiche la paix à ses enfants, - la solution la plus écologique qui soit.

          Il vient un âge où les enfants ne sont plus des bébés : cessons ce narcissisme du papa-maman indispensable. On peut vivre sans, et très bien : étant orphelin à la suite d’un accident de voiture, je peux vous assurer que ma famille adoptive - mes parents quoi ! - m’a rendu la notion de géniteur ou de génitrice assez dérisoire.

          Bravo aux Eskimos !
          (André, j’admire votre courage et celui de votre dame - de tout coeur.)

          • Anonyme

            Je ne vois pas le rapport. Il ne s’agit pas ici de géniteur ou génitrice au sens génétique du terme, mais de vos parents ceux qui vous ont élevé, aimé couvé, que ce soient vos parents de sang, de coeur ou autre.
            Je rejoins donc le commentaire précédent, le suicide c’est un choix personnel qu’on ne peut juger c’est juste difficile plus difficile pour ceux qui restent.
            Maintenant sans doute qu’à 84 ans, c’est moins difficile qu’un ado de 22 ans qui ferait ce « choix ».

            • Anonyme

              Vous ne voyez pas le rapport, mais nous sommes d’accord.

              (Au-delà, je me dissocie du commentaire précédent et de tous les commentaires geignards qui lâchent d’une main « on ne peut pas juger »... pour aussitôt reprendre de l’autre « c’est difficile pour ceux qui restent ». Bien sûr que c’est difficile ! Et croyez-moi si vous voulez, l’âge ne fait rien à l’affaire : c’est l’extinction de tous les êtres chers qui fait mal. Seulement, dire ne serait-ce que « difficile », ou penser « dur ! dur ! », si ce n’est pas juger, émettre un commencement de jugement, qu’est-ce donc ? Un peu de pudeur, arrêtons de dire n’importe quoi !)

              • Anonyme

                allez hop ^^ une tentative de trollage

                peut etre un troll gentil ...

                Lien

              • Anonyme

                Oui et à commencer par vous !

                Tous les commentaires sur cette histoires sont dérisoires, peut-être ceux qui approuvent plus encore que les autres.

                Remes

          • shadow
            • Posté à 15h10 le 25/09/2007
            • Internaute 17658

            A 84 et 83 ans, je ne pense pas que cela soit de l’égoisme à l’age ou les jours sont comptés et où les années d’existance ne sont plus legions.
            Je pense que c’est une manière choisie de finir sa vie.
            A 83 et 84 ans, ont ils encore enfants à charge, ont ils encore lourdes responsabilités ?
            Ils ont choisi de s’eteindre comme ils l’entendaient et ensemble ... quel luxe.
            A cet age la, qui est égoiste ? Celui qui part, ou celui qui désire les voir rester ?

        • Anonyme

          Ils avaient fait le choix de ne pas avoir d’enfants parce que Dorine était atteinte d’une maladie évolutive. Le pb ne s’est donc pas posé en ces termes

          • Anonyme

            Le probleme n’est pas a poser du tout... On parle ici d’un choix (lorsque c’en est un et ici il me semble qu’il le soit), de liberté...

            Cette discussion puerile a propos de « c’est tres egoiste s’ils ont des enfants » est totalement hors de propos.

            La question n’est pas de savoir s’ils ont bien fait ou non. Ce que propose cet article c’est un exemple parmis d’autre d’Amour de l’autre jusqu’a l’oubli de soi... Le veritable donc. Toute autre discusiion n’a rien a faire là, et l’egoisme n’est pas là ou l’on croit qu’ils aient eu ou non des enfants, mais plutot du coté de tout ceux qui osent juger / porter une critique ou meme donner son avis sur le droit ou non que chacun a de disposer de soi (ou pas, si l’on est croyant...) ! De quel droit !

            OMGITM

        • Plait-il...
          • Posté à 11h43 le 25/09/2007
          • Internaute 16735

          Personnellement, ça ne me dérangerait pas que mes parents choisissent le suicide par amour l’un de l’autre (surtout à plus de 80 ans). Ne pourrait-on dire : « Quel égoîsme de la part des enfants de vouloir faire durer des parents malheureux ? “

        • Anonyme

          ils n’avaient pas d’enfant et même s’ils en avaient eu ? En quoi est-ce égoïste à 84 ans de vouloir mourir ? Eviter à ses proches la souffrance de voir ceux qu’on aime dépérir, souffrir et se dégrader, n’est-ce-pas admirable au contraire, vouloir rester soi-même, dans son intégrité plutôt que de devenir grabataire, à la merci de l’entourage ? Quand on voit comment sont traitées les personnes âgées, dépendantes dans les institutions, il y a de quoi avoir peur de vieillir.

        • Anonyme

          Je suis la petite fille de deux grand-meres de 92 et 94ans et au vu de leur état de santé actuel,c’est moi l’egoiste qui souhaite que cela finisse : la semaine derniere j’ai fait 5 heures de voiture pour rendre visite à ma grand mere de 94 ans je l’ai trouvé comme d’habitude assise dans son fauteuil le regard dans le vide,mais cete fois ci elle était un peu plus locace : pendant une heure et demi elle n’a céssé de me demander quel était mon nom,où j’habitais et si je passais par hasard à Alencon.Je vous laisse imaginer l’état dans lequel je suis sortie.

          J’admire donc le courage de ces gens qui en finissent avant de devenir « des légumes »,et ne font donc pas subir cet état à leur proche

        • Anonyme

          A leur age, si y a enfant, leurs enfants sont d’age à s’être construit. Et ils comprendront qu’ils ne sont pas abandonnés, mais qu’ils doivent subir philosophiquement le cours de leur vie.

        • Anonyme

          Tu n’a rien pigé

        • Anonyme

          A ma connaissance (voir l’article de Libé), ils n’avaient pas voulu avoir d’enfants.
          M. Rochette

          • Anonyme

            Désolé pour mon commentaire redondant. Je n’avais pas lu tous les commentaires.

        • Anonyme

          l’auteur de ce commentaire affligeant doit être analhabète oualors il nous a été refilé par les modrateurs de libé qui ne le supportaient plus.

        • Anonyme

          Ils avaient choisi de ne pas avoir d’enfants. André Gorz disait à Libération, en septembre 2006 : « A mon avis, les bons pères sont ceux qui ont eu besoin de père dans leur enfance. Moi, je n’avais pas envie d’avoir de père parce que je n’aimais pas mon père. […] Tous les deux, on n’a pas de continuité, ni rien à transmettre. Nous n’avions pas de famille à fonder pour transmettre quoi que ce soit, puisque nous ­n’avions jamais eu de famille nous-mêmes. Si nous avions eu des enfants, j’aurais été jaloux de Dorine. Je préférais l’avoir pour moi tout seul. »

        17 autres commentaires
      • Anonyme

        Le suicide est effectivement un choix qui mélange courage et égoïsme - égoIsme parce que ceux qui restent ont très mal. Je suis aussi fille de suicidé et 18 mois après ma souffrance est toujours mélangée à ma colère et jamais je ne m’autoriserai un tel excès de ’liberté’. Mais c’est un choix et chacun reste maître de ses choix et de sa vie...

         
        • Anonyme

          « égoïsme parce que ceux qui restent ont très mal ». Certes.
          Mais si tous les égoïstes avait le cran de se donner la mort...

          Et puis, il y aurait plus de morts que de naissances (car on procrée aussi par égoïsme : transmettre ses bouts d’ADN « aux générations futures », se donner un statut social dans la génération « en âge de procréer »), déflation qui ne serait pas préjudiciable à la survie de l’espèce (combien de milliards sommes-nous aujourd’hui ? Et demain ?) et soulagerait un peu la pression des hommes exercée sur les ressources de notre planète.
          Une des conséquences de l’écologie, c’est de ne pas alourdir notre passage sur cette terre. Aussi, voici un postulat que nous sommes nombreux à éprouver : la valeur des individus est inversement proportionnelle à la densité de la population. (Regarder la considération qu’on a pour un automobiliste dans un cortège de 850 km de voitures, ou pour une personne quelconque dans la foule du métro aux heures de pointe ; regarder en comparaison la considération qu’on a pour un inconnu qu’on croise dans une forêt, un désert ou sur la banquise.)

          Moralité : ne quittez pas cette planète sans avoir calculé votre empreinte écologique - ce sera mieux que les discours généreux sur la sainte famille ; mieux pour tout le monde.

        • Anonyme

          Partir en toute dignité. Voila un beau destin.
          On n’a pas fait le choix de naitre. Il est bon de choisir de partir surtout à cet âge là quand on est encore intègre de corps et d’esprit.
          Quid des gens qu’on fait durer, baignant toute la journée dans leurs couches de vieillards, ne savant même plus qu’ils vivent.
          J’ai eu des grands parents qui sont partis sans faire de bruit d’un acte volontaire.
          Chapeau ! J’espère que le moment venu j’aurais autant de courage qu’eux.

        2 autres commentaires
      • Anonyme

        esclave de ta vie
        te voici maitre de ta mort
        toi qui n’a pas eu le courage de vivre la seconde qui venait..............

    • pierrejcallard
      pierrejcallard
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 06h15 le 25/09/2007
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      Même chose

      Lien

      Pierre JC allard

    • Anonyme

      Je ne parlerais pas d’admiration… On admire quoi ? Quel est le sens de cet acte ? Qu’est-ce que cela veut dire de dire je ne peux pas vivre sans toi ?

      « Je t’aime jusque dans la figure douloureuse de ta maladie, de ton corps épuisé. Tu es pour moi toujours belle… » Un homme assume la douleur et la souffrance d’une femme aimée depuis des années. Il les a même si bien comprises qu’il les a sublimées !

      Alors je me demande pourquoi et comment il n’a pu assumer la douleur de la perte de cette femme ? Sa propre douleur, sa propre souffrance... Je ne veux pas dire là que la maladie et la douleur de sa femme n’aient pas été les siennes par extension, mais l’extension n’est qu’une réalité figurée et chacun est condamné à la solitude de sa propre douleur et de ses propres pertes. Ce sont d’ailleurs aussi les limites de la com-passion. Ce qui ne la rend pas vaine pour autant. De même s’il est des limites à l’amour humain, il y en a au moins une qui est la mort, et la mort ne rend pas l’amour vain.

      La vie humaine se décline en pertes successives. Tout ce qu’on gagne on le perd et tout ce qu’on perd, on le regagner autrement… Il y a ce moment de la perte où tout se joue. Laisser partir, laisse filer d’entre nos mains tremblantes l’eau qui nous a abreuvé, avec l’angoisse de croire ou de penser qu’il n’y aura plus rien… Et quand cette angoisse est trop forte, elle se fixe. On se fixe. On arrête le temps. Que ce soit mentalement, ou que ce soit physiquement. On s’interdit de voir une aube nouvelle après l’aube dernière. On a si peur, mais qui sait qu’il ne tremble de perdre que ce qu’il a déjà perdu. Au jour de la première douleur.

      Il y a du bravache dans certains de nos comportements. On s’habille. On habille.
      Il y a du concret c’est vrai. La solitude. La finitude. Tous les jours que Dieu fait, le silence d’un trois pièces avec la pendule qui fait tic tac…Dehors qui s’agite et fourmille qui nous devient chaque jour plus étrange et étranger. Parce que nous ne nous agitons pas. Ne nous ne agitons plus. Depuis bien longtemps. Trop longtemps. Parce que le monde ne s’intéresse pas non plus à nous… Comme si déjà nous n’étions plus de ce monde.

      Alors je reviens à ma question. Quel est le sens de cet acte ? La détresse ? La fuite ? Un pied de nez ou une fin de non recevoir à la condition humaine ? Eclat de la bêtise ou éclair d’intelligence ? Ne pas savoir qu’il y a toujours un autre jour… Est-ce que l’amour de l’être qu’on a le plus aimé, avec qui on a le plus partagé, est-ce qu’il s’est construit contre le reste du monde, ou est-ce qu’il s’est construit avec ? Après la nuit, vient le jour. Après le jour, vient la nuit… et ainsi de suite. On l’accepte ou on ne l’accepte pas. Mais quoi qu’on pense ou fasse, grand ou petit, superbe ou misérable, après le jour viendra toujours la nuit, et après la nuit le jour… C’est vrai qu’être condamné à cet enchaînement répétitif peut être vécu comme une nuisance à la santé, quand l’instant d’avant c’était vécu comme un promesse.

      Pour moi, il n’y ni admiration, ni jugement, il y a un homme qui a fait ce qu’il a pu. Et pas forcément ce qu’il a fait de mieux. Au sens qualitatif du mieux qui est, vous me direz, déjà qualitatif. Partir sur une mise en scène, un bras d’honneur ou un désespoir. Ce n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux. Ce n’est pas le pire. C’est simplement partir en questionnant.

      • hbb
        hbb
        • Posté à 10h31 le 25/09/2007
        • Internaute 15419

        Visiblement inspiré matinal par le lyrisme de l’article.
        Un peu trop détaché au point de porter jugement sous couvert de la question qui tue :
         » Alors je me demande pourquoi et comment il n’a pu assumer la douleur de la perte de cette femme « 
        D’abord _cette_ femme était _sa_ femme !
        Si vous l’aviez formulé ainsi vous auriez saisi ce principe de réalité.

        C’est pas parce qu’il était philosophe qu’il faut en tartiner des postulats entiers. Il est parti avec l’être aimé punto e basta. Je me demande même s’il vous demande votre avis celui qui n’en a cure aujourd’hui. Et puis ces évidences, ces clichés : “ ... après le jour vient la nuit, après la pluie, le beau temps ... ‘ ouiménon, Cette pensée désincarnée n’a de réalité que dans la logique réflexive cathodique qui se mire trop dans le brillant des écrans. La vraie douleur est indicible mais elle conditionne, elle façonne notre réalité. Le seul réflexe connu à la douleur est la fuite de la souffrance. La tragédie devient romantique quand c’est Romeo & Juliette mais suspecte quand elle a dépassé la date limite de conso ?
        Tout ce que je lui souhaite à feu André est d’être parti sur des éléphants roses rejoindre les rives du coma perpétuel.

         
        • shadow
          shadow répond à hbb
          • Posté à 15h25 le 25/09/2007
          • Internaute 17658

          Vous savez quoi, en plus, de tous ces mots et de vos avis, en fait, lui, il s’en fout ! ! !
          Ne jugez pas un acte puisqu’il ne concerne qu’eux ,respectez le ! ! !
          Vous en pensez ce que vous voulez, mais, la et maintenant, gardez le pour vous et rendez lui hommage car il n’a fait de mal à personne.

    • Anonyme

      courage et amour ! ça c est un couple !

    • Anonyme

      En tout cas, la photo est très belle.

    • Anonyme

      Aujourdh’hui personne n’est en mesure de dire si ils se retrouverons dans l’haut delà,mais je l’espére pour eux du fond du coeur.La beauté,la passion, l’amour la peur de la sollitude trouvent ici leur raison d’être. Pourtant interdit dans la religion catholique je pense que chacun doit rester et vivre en harmonie avec ses désirs ses valeurs.Le bonheur pour toujours et avant tout.

    • Anonyme

      Aujourdh’hui personne n’est en mesure de dire si ils se retrouverons dans l’haut delà,mais je l’espére pour eux du fond du coeur.La beauté,la passion, l’amour la peur de la sollitude trouvent ici leur raison d’être. Pourtant interdit dans la religion catholique je pense que chacun doit rester et vivre en harmonie avec ses désirs ses valeurs.Le bonheur pour toujours et avant tout.

  • Claude PELLETIER
    Claude PELLETIER
    Retraité dans son jardin
    • Posté à 19h10 le 24/09/2007
    • Internaute 10710
      Retraité dans son jardin

    Très bel article. Court. La longueur pourrait gâcher le tableau.

    Mais je ne suis pas d’accord avec votre final. Les amoureux ne sont pas « partis vers un nouvel ailleurs ». Je n’en veux pas à l’auteur de ce texte car on nous fait le coup depuis tellement fongtemps. Paraîtrait que les Égyptiens, enfin ceux qui se retrouvaient dans les pyramides et au sommaire des journaux people sur papyrus, avaient tout ce qu’il faut pour un long long voyage. Amuse-gueule, encas, supplément cabine… Déjà, à cettte époque reculée, on voyait la mort comme un ticket pour une sorte de club Med, pour des paradis avec sable blanc, soleil brûlant et soirées techno. Je ne vous raconterai pas toutes les belles formules de voyage avec repos éternel, les paradis artificiels avec passage par la case Prurgatoire qui ont succédé aux voyagistes égyptiens jusqu’à nos jours.

    Ils ne sont pas partis ;
    ces amants-là ont trouvé le moyen d’être vraiment vraiment ensemble,
    et croyez-le ou pas, je les envie…

    Ah ! et ils ne sont nulle part.

    • Anonyme répond à Claude PELLETIER

      Tout n’est qu’une question de point de vue et de croyance. Tu ne peux pas dire qu’ils sont nulle part. Si seulement chacun pouvait croire en ce qu’il voulait sans déranger les autres, il y aurait la paix sur la terre...

      • Anonyme

        Il faut bien admettre que certains veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes ! Ca n’a que trop duré cette manipulation. A bas l’absurde !

      • Anonyme

        Ils font le tarot chez Marx ou ils sont sur Sirius à se tarauder ?
        La philosophie c’est pour le meilleur. Les religions ?

      • Anonyme

        Pas avec votre Dieu Monothéiste, c’est le plus belliqueux de tous les Dieux. D.ieu a fait l’homme à son image les Israéliens ne faillissent pas à sa réputation confère ceci : Lien
        Extermination de population civile que Rue 89, le journalisme de la peopolisation couvre en se taisant : « Qui ne dit mot consent »
        Pépère et mémère, pour l’ultime voyage se sont envoyés en l’air en beauté, c’est la nouvelle du siècle,la nouvelle qui tient de l’obscène.
        Comment on en est arrivé là il y a 60ans ? Comme ça !
        Grâce à la révolution réactionnaire des transfuges de libère rat Sion !
        Plus jamais ça ? On est en plein dedans !
        Les Sionistes me r’voilà
        moi, la déportée de l’aut’ fois
        Etc... etc... etc...

    • Anonyme répond à Claude PELLETIER

      l’ordre du temple solaire convoyait les adeptes sur Sirius

    • Thorgal46
      Thorgal46 répond à Claude PELLETIER
      Informaticien dans le Lot
      • Posté à 08h27 le 25/09/2007
      • Internaute 4302
        Informaticien dans le Lot

      Je crains comme vous, qu’il n’y ai pas de grand voyage éternel qui nous attende au dela de nos vies.
      Mais alors, je relève une contradiction dans votre conclusion : comment peuvent ils être ensemble... et nulle part ?

      • Claude PELLETIER
        Claude PELLETIER répond à Thorgal46
        Retraité dans son jardin
        • Posté à 18h34 le 25/09/2007
        • Internaute 10710
          Retraité dans son jardin

        Touché. Un peu de folie dans mon logis, et peu de logique aussi.
        Comment être ensemble, et ne plus être ?

        C’est vrai, je me paie de mots à demi maux.
        … Se payer de mots qu’est-ce que ça cache !

    • Olhiver
      • Posté à 09h36 le 25/09/2007
      • Internaute 10743

      En somme vous faites votre marché parmi les poncifs et mythologies qu’on nous vend à l’étal : « Partis vers un ailleurs », non, ça ne vous plait pas. Mais « enfin ensemble », ça oui, vous achetez !

      Quant à « envier » deux suicidés, je ne comprends pas... Il faut une souffrance à l’extrême, pour envisager un tel geste, non ?

      • Anonyme répond à Olhiver

        Non, juste sublimation

      • Anonyme répond à Olhiver

        « Il faut une souffrance à l’extrême, pour envisager un tel geste, non ? »

        - non, juste un peu de lucidité, un peu de force de caractère, et de force physique.

        Mais c’est interdit de le dire.

    • Anonyme répond à Claude PELLETIER

      RIEN c’est aussi l’ailleurs...

  • Anonyme

    6 ans après rené dumont...un grand salut aux« amis de la terre »...rebelle

  • Anonyme

    rien a dire juste a constater la magnifique force de l amour

    • Anonyme

      une formidable et ultime preuve d’amour

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