Votre porte-monnaie au rayon X 02/06/2009 à 11h04

Rachel, productrice laitière pour 900 euros par mois

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89


Rachel, productrice de lait en Bretagne (Audrey Cerdan/Rue89).

Installée depuis dix ans en Bretagne, élevant avec son mari 60 vaches laitières, Rachel désespère de gagner correctement sa vie. Pour Eco89, elle a fait les comptes de son exploitation.

Son mari Bertrand avait racheté 30 hectares de terre à ses parents à Questembert, dans le sud du Morbihan, et Rachel, elle, diplômée en mécanique industrielle, ne se voyait pas faire les 2x8 en usine. Elle a donc passé son brevet professionnel d’exploitant agricole et racheté dans la foulée de quoi agrandir le troupeau initial. « Selon nos calculs, on devait dégager chacun un revenu de 1 500 euros par mois », se souvient-elle.

Seulement, c’était l’époque du lait à 3 francs (0,45 euros) le litre, bien loin du tarif pour lequel les éleveurs se battent (0,29 euros)
. Selon les chiffres de son bilan 2008, le couple ne dégage que 1 800 euros à deux chaque mois. Engagée au syndicat professionnel des Jeunes Agriculteurs
, Rachel se demande comment elle va pouvoir continuer...

« La dérégulation du marché au niveau européen est en train de nous étrangler. Certains industriels nous laissent dépasser les quotas et le prix n’en finit pas de chuter. Ainsi, avec un tarif qui passe de 38 à 21 centimes d’euros en un an, mon exploitation perd 52 020 euros de recettes et là, ça n’est plus possible. On va finir sous le seuil de pauvreté. »

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Recettes : 14 586 euros

Le troupeau de race normande, soixante vaches, a l’avantage d’avoir un assez bon rendement et surtout de produire aussi de la viande, ce qui fait normalement un double revenu.

L’aide européenne au titre de la PAC pour cette exploitation est de 2 083 euros
par mois. Mais « le but, c’est de vivre de ses revenus, pas des aides ».

L’exploitation des Guiquerro est autorisée par Bruxelles à produire 340 000 litres de lait par an. Elle ne remplit pas ce quota : « ça nécessiterait de pousser les vaches à manger beaucoup de nourriture concentrée, et ça nous ferait prendre des risques pour leur fertilité », explique l’agricultrice. Elle a donc vendu l’an dernier 306 000 litres de lait à 38 centimes d’euros (moyenne 2008), soit un chiffre d’affaires mensuel de 9 690 euros.

La viande ne paie pas lourd : les vaches sont vendues en moyenne 985 euros pièce pour 400 kilos de viande, soit un peu plus de 2 euros le kilo. En 2008, le couple d’éleveurs a envoyé à la réforme 12 vaches et 21 veaux (ces derniers à 140 euros pièce), ce qui fait un revenu total de 1 230 euros
par mois.

Rachel et Bertrand ont aussi développé une activité de céréales sur une partie de l’exploitation. Le seigle et le blé produits par leurs terres sont vendus à une coopérative qui les transforme en produit fini, des aliments pour animaux, dont une partie repart chez les Guiquerro. Cela représente un revenu de 1 583 euros
par mois.

Rachel est souvent à Paris ces temps-ci pour négocier au nom des Jeunes Agriculteurs, où elle siège au bureau. On lui rembourse ses frais et on lui finance un remplaçant.

2

Dépenses : 14 586 euros

Nourrir les vaches, cela coûte 4 919 euros
par mois, une somme qui inclut la nourriture concentrée ainsi que les semences et engrais pour la terre. Le couple a emprunté pour acheter les terres et le matériel et rembourse 3 285 euros
par mois, sans compter les intérêts d’emprunt qui s’élèvent à 583 euros
par mois.

Pour ce qui est des semences et de la récolte des céréales, les Guiquerro ont fait le choix de la sous-traitance du matériel et de la main d’oeuvre à une coopérative d’utilisation de matériel agricole (CUMA)
, ce qui coûte 2 166 euros
par mois, mais leur permet de gagner beaucoup de temps :

« Notre choix est de se consacrer uniquement à l’élevage, travailler la génétique... plutôt que d’être toujours dans les travaux des champs. »

La protection sociale coûte 1 333 euros
par mois au couple, versés à la Mutualité sociale agricole
pour la sécurité sociale, les assurances retraite et accident.

Ils laissent dans leur bilan 500 euros
mensuels de marge de sécurité « en cas de gros pépin » et se prélèvent pour leur vie quotidienne 1 800 euros
par mois.

3

1 800 euros par mois pour vivre à deux

Ces exploitants agricoles ont les mêmes charges que n’importe quelle famille. Certes, la viande est prélevée sur leur propre bétail, mais Rachel n’a pas le temps d’entretenir un potager, à peine celui de faire ses propres yaourts.

Leur maison, ils l’ont faite essentiellement de leurs mains, ce qui explique qu’ils ne remboursent que 800 euros par mois à la banque.

L’électricité du foyer coûte 75 euros par mois, l’eau seulement 9 euros par mois, « mais on vit sur notre puits ».

A cela s’ajoutent 30 euros d’école privée pour les enfants, 70 euros de cantine, 300 euros de remboursement pour l’emprunt de la voiture, 35 euros d’assurance-voiture et 150 euros d’assurance de la maison et de mutuelle santé. Il paient aussi 40 euros de taxe d’habitation par mois (mais n’ont pas d’impôt sur le revenu à acquitter).

Toutes ces charges s’élèvent à 1 379 euros
par mois, il reste donc 421 euros pour vivre, à quoi il faut ajouter les 112 euros
d’allocations familiales pour les deux enfants (6 et 11 ans). Autant dire que Rachel fait attention à ne pas remplir le caddie du supermarché au-delà de 60 euros par semaine, de limiter l’appétit de consommation de ses enfants et de veiller à ce que Noël et les anniversaires servent à des cadeaux utiles.

Le seul luxe qu’ils s’autorisent, c’est une semaine aux sports d’hiver, à 1 500 euros (sans compter les 150 euros par jour pour le remplaçant de l’exploitation), ce qui plombe le budget. Cet été, ce sera, comme d’habitude, une semaine sous la tente.

Photo : Rachel, productrice laitière en Bretagne (Audrey Cerdan/Rue89).


Article modifié
le 2/06 à 14h21 suite à un oubli dans l’emprunt du couple.

  • 19019 visites
  • 110 réactions
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  • Sophie Verney-Caillat
    Sophie Verney-Caillat
    Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
    • Posté à 12h27 le 02/06/2009
      rédacteur
    • Journaliste 50753
      Journaliste

    Ils ont le statut d’exploitant agricole, et se prélèvent les 1800 euros sur ce qui reste des revenus de l’exploitation, donc on ne peut calculer comme un ménage particulier. Mais en effet ils sont très endettés, comme beaucoup d’agriculteurs.

    • Squarepusher
      Squarepusher répond à Sophie Verney-Caillat
      looking for freedom...
      • Posté à 13h12 le 02/06/2009
      • Internaute 19115
        looking for freedom...

      Oui enfin même si vu leur statut on ne peut pas les « comparer » à un ménage particulier (même si j’ai l’impression qu’au final c’est le but même de cet article) je me dis que si on se met à retirer des revenus des français les différents prêts auxquels ils ont souscrit, le revenu moyen va fortement chuter.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 11h58 le 02/06/2009
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    COOPÉRATIVES

    Si j’avais un petit conseil à donner à Rachel et à ses infortunés collègues, ce serait de se regrouper fissa en coopératives comme autrefois, en associations genre AMAP rayonnant sur l’ensemble du territoire, pour distribuer leur lait eux-mêmes.

    Parce que vivre de leur production en passant par les filières hypermarché and co, c’est mort pour eux (comme pour pas mal d’autres producteurs divers, d’ailleurs) !

    Jamais les producteurs en question n’obtiendront le moindre résultat des négociations avec les fameux « intermédiaires ». Le rouleau compresseur est en marche, surtout en ces temps de crise. Plus de pitié pour personne, ils s’en apercevront vite.

    Mieux vaudrait pour eux quitter cette grand-route infernale où ils n’ont plus leur place. Et s’égayer dans des petits chemins de traverse plus peinards.

    • raskol
      raskol répond à Le Yéti
      _
      • Posté à 17h46 le 02/06/2009
      • Internaute 68098
        _

      Le problème est que ces éleveurs, au fil des décennies se sont transformés en industriels surendettés et ils ne peuvent pas faire marche arrière, sous peine de ne plus pouvoir rembourser.
      Et puis même s’ils se mettaient en AMAP, ce n’est pas moi qui viendrait leur acheter leur mauvais lait et leur encore plus mauvaise viande.
      ça me rappelle un jeune breton éleveur de porcs avec qui j’avais discuté dans un bar à Paris pendant le salon de l’agriculture. Il me racontait comment ses parents avaient transformé, au fil des ans, leur petite ferme en usine en suivant les conseils productivistes des chambres d’agriculture. Et il me disait que lui-même ne mangerait jamais les porcs qu’il « produisait » là-dedans, ni du « Madrange » ou autres « Herta » qu’on trouve en supermarché, et qui étaient faits avec ses cochons ou d’autres, élevés dans les mêmes conditions.
      Bref il n’avait vraiment pas l’air bien heureux et ne semblait pas voir de solution à sa situation.

      Pour en revenir à nos éleveurs de vaches, savoir qu’ils n’ont pas de potager signifie déjà beaucoup selon moi : ce sont des industriels et non pas des paysans.

      Aujourd’hui, il est normal de consacrer une part énorme de ses revenus à son logement, sa bagnole, ses abonnements téléphone, tv, internet, ses vacances à Bora Bora, alors que la part consacrée à la nourriture diminue chaque année, et que tout le monde trouve qu’un poulet (ultra-subventionné) à 10 euros, c’est trop cher.

      J’espère que dans l’avenir, les choses changeront, tant au niveau des politiques agricoles que des agriculteurs et des « consommateurs ».

      • ...- - -...
        ...- - -... répond à raskol
        assis
        • Posté à 08h37 le 04/06/2009
        • Internaute 55070
          assis

        « Pour en revenir à nos éleveurs de vaches, savoir qu’ils n’ont pas de potager signifie déjà beaucoup selon moi : ce sont des industriels et non pas des paysans. »

        Voila rien n’est simple... mais presque tout est dit ici.

        Ainsi ils vont acheter leurs fruits et légumes au Leclerc de l’agglomération la plus proche. Il n’y a pas comme une contradiction quelque part ?
        Un peu comme ces commerçants qui hurlaient contre la concurrence déloyale de la grande distribution et qui fonçaient pousser des caddies le lundi, leur jour de fermeture.

        Et bien oui, fils de commerçant et d’origine rurale donc paysanne, je ne comprends toujours pas, sauf que vraiment rien n’est simple.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h07 le 02/06/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    la fable de la Fontaine se répète :

    Perrete : adieu veau, vache....
    bande de cochons épaulés par des poulets...

  • papy55
    papy55
    prof. en province
    • Posté à 12h15 le 02/06/2009
    • Internaute 24237
      prof. en province

    Je ne suis pas sûr que l’objectif des grands distributeurs, n’est pas de laminer tous les producteurs et de s’approprier toutes les structures de production, d’y installer des personnels sous-payés et dans le même temps fixer à leur guise les prix de vente aux consommateurs, tout ça dans le but de réguler au plus haut les bénéfices des actionnaires.

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à papy55
      • Posté à 12h44 le 02/06/2009
      • Internaute 27384

      bien sur que c’est ça ! on appelle ça intégration et la fnsea fnpl appelle ça contractualisation ! !

      et elle est aux JA encore ! ! ! ! ! je cherche plus à comprendre.........

      syndrome de stockholm en plein !

      • jean.pierre
        • Posté à 12h49 le 02/06/2009
        • Internaute 27384

        je viens de relire l’article !

        et en plus elle est représentante aux ja et non pas seulement syndiquée ?

        it’s a joke ?

         
        • Sophie Verney-Caillat
          Sophie Verney-Caillat répond à jean.pierre
          Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
          • Posté à 13h15 le 02/06/2009
            rédacteur
          • Journaliste 50753
            Journaliste

          Oui elle est au bureau des JA, quel est le problème ?

          • jean.pierre
            • Posté à 13h51 le 02/06/2009
            • Internaute 27384

            le probleme est que les JA sont la pouponniere de la fnsea :))

            tous les cadres dirigeants de la fnsea en sont issus....

            • lorientlarouge
              lorientlarouge répond à jean.pierre
              travailleur social
              • Posté à 17h24 le 03/06/2009
              • Internaute 47333
                travailleur social

              Pour mieux comprendre le système FNSEA/JA/Chambres d’Agriculture/Crédit patate :

              Camille Guillou « les sAigneurs de la terre » albin michel

        3 autres commentaires
      • didier1
        didier1 répond à jean.pierre
        retraité
        • Posté à 13h51 le 02/06/2009
        • Internaute 66204
          retraité

        Ben en fait on appelle « jeu normal du capitalisme par la concentration du capital ». En ce qui concerne les paysans qui manifestent pour leur revenu, peut-être qu’ils rencontreraient un peu plus de solidarité si... eux même étaient parfois capables de se démener pour les autres...J’ai beau chercher, je n’ai pas souvenir de banderoles de la FNSEA, du MODEF voir même de la confédération paysanne dans les manifs pour le pouvoir d’achat auxquelles j’ai participé depuis 1970 (humour)...j’ai beau chercher j’ai peine à trouver des prises de positions des mêmes organisations quand des emplois industriels sont supprimés alors que ce sont leurs clients potentiels qui sont touchés...

        Cela dit, l’idée de la coopérative ça me paraît une bonne alternative au « jeu normal du capitalisme » ainsi que la pratique de la vente directe quand c’est possible.

         
        • tecole74hs
          tecole74hs répond à didier1
          passe repasse trépassera...
          • Posté à 09h53 le 03/06/2009
          • Internaute 59167
            passe repasse trépassera...

          Pas très sympa le comment, mais tellement vrai... Toute la problématique depuis des décénies, qui sera encore confirmée par les élections du 7 juin. Une GRANDE majorité de français mécontents, désabusés qui n’a pas encore compris qui était son ennemi. La crise permettra probablement, ou du moins je l’espère,
          d’éclairer les ignorants et de rassembler, enfin, le peuple toujours courageux et généreux, mais appeuré par les « grands malades qui nous dirigent » la plupart du temps. Heureusement que certains signes d’espoir nous montre que tout cela est en train de gentiment changé.

        1 autres commentaires
    • 9mm
      9mm répond à papy55
      –––––––-
      • Posté à 11h34 le 03/06/2009
      • Internaute 71983
        –––––––-

      Pour habiter en pleine campagne, je suis sur d’une chose, c’est que ce sont les producteurs qui se laminent eux même. 7.50€ les 500gr
      d’ asperges à la ferme et 4.50 en supermarché, 1€ le litre de lait à la ferme 0.62 en supermarché etc etc ou sont les voleurs ? ?

      • lorientlarouge
        lorientlarouge répond à 9mm
        travailleur social
        • Posté à 16h55 le 03/06/2009
        • Internaute 47333
          travailleur social

        0.62 en supermarché ?

        demi écrémé surement et pasteurisé

        donc pas le même produit

        le lait entier frais en supermarché est à 1 euro chez moi

  • Mrpolo
    • Posté à 12h48 le 02/06/2009
    • Internaute 32406

    C’est une belle illustration, les producteurs en France n’ont donc pas droit au Commerce équitable.....
    Et coté consommateurs je ne constate pas de fluctuation de prix des produits laitiers alors que le cours est à la baisse.

  • puresonic
    puresonic
    Contempteur irascible
    • Posté à 12h55 le 02/06/2009
    • Internaute 55211
      Contempteur irascible

    Rachel je vous souhaite une bonne reconversion...
    En effet, il me semble normal d’abandonner une activité
    basée sur la captivité, la souffrance et le meutre de jeunes animaux. Je m’explique

    Captivité :

    de sinistres enclos où l’animal peut seulement s’alimenter (mal) , déféquer et produire du lait

    Souffrance :

    les pis des vaches sont dillaté à l’extrème par la surproduction,
    sujet à des inflammations constantes traitées par antibiotiques

    Meutre :

    Chaque année, les vaches sont inséminées afin de continuer à produire du lait. Les veaux sont rapidement tués pour être mangés

    Je vois déjà les commentaires de certains riverains :
    .....Chez ma grand mère, ça ne se passe pas comme ça....
    Les vaches sont heureuses et vivent dans de riantes prairies.......

    • Enlendil
      Enlendil répond à puresonic
      Etudiant
      • Posté à 13h08 le 02/06/2009
      • Internaute 66802
        Etudiant

      Je ne suis pas sûr que le « meurtre » puisse être pris en compte. L’Homme reste un omnivore initialement à moins qu’on décrète qu’il ne faut plus manger de viande parce que tuer un animal c’est mal =/
      L’autre possibilité étant de refuser l’élevage et de repartir sur des modes primaires d’alimentation : la chasse. Mais il me semble que l’élevage reste encore ce qui est le plus intéressant (autant pour l’Homme que pour l’espèce animale puisque l’on contrôle ce que l’on tue).

      • tecole74hs
        tecole74hs répond à Enlendil
        passe repasse trépassera...
        • Posté à 10h24 le 03/06/2009
        • Internaute 59167
          passe repasse trépassera...

        J’adore le on utilisé pour le « on tue » Vous voyez comme la majorité des commentaires de la rue, il y a beaucoup de belles idées, mais la réalité de la vraie VIE, c’est votre vécu, et le jour ou vous couperez la tête d’un poulet (faut commencer par le plus facile) et le plummerez, ce jour là vous pourrez AFFIRMEZ que tuer et manger de l’animal reste la meilleure des solutions pour vous et uniquement pour vous. Parceque si vous voulez faire des théories, sachez quand même qu’il y a un courant de pensée qui considère que l’animal a sa place sur la planète, a un droit de vie au même titre que l’homme, et que son exploitation est à comparer avec l’esclavagisme. Il faudra encore bien des années pour que l’homme évolue, abolisse cette exploitation et comprenne qu’il peut se nourrir uniquement des produits de la terre. La surpopulation du futur nous imposera de ne pas gaspiller l’énergie. Il faut 7 calories végétales pour fabriquer une calorie animale.
        Lien
        Tuer l’animal est la solution la plus simple pour se nourrir rapidement comme prendre sa voiture est la solution la plus simple pour se déplacer, mais pas forcément la plus intelligente.

         
        • Enlendil
          Enlendil répond à tecole74hs
          Etudiant
          • Posté à 12h10 le 03/06/2009
          • Internaute 66802
            Etudiant

          Parce que l’animal est herbivore ? J’ai du louper les cours sur les carnivores et omnivores...

          • lorientlarouge
            lorientlarouge répond à Enlendil
            travailleur social
            • Posté à 17h01 le 03/06/2009
            • Internaute 47333
              travailleur social

            arracher une carotte c’est la tuer. On ne pense pas assez à la souffrance des légumes.

            le rapport calorique animal végétal c’est bien mais les vaches sont souvent élevées sur des terres impropres à la culture, juste bonnes pour faire pousser de l’herbe.

            • didier1
              didier1 répond à lorientlarouge
              retraité
              • Posté à 17h38 le 04/06/2009
              • Internaute 66204
                retraité

              J’aime bien manger de la viande mais en ce qui concerne le fait que les pâtures soient des terres qui seraient impropre à la culture : je pense que vous vous trompez : un bon pâturage c’est une bonne terre...Ce n’est pas du chiendent qui pousse dans les prairies...

        3 autres commentaires
    • jean.pierre
      jean.pierre répond à puresonic
      • Posté à 13h49 le 02/06/2009
      • Internaute 27384

      pas chez ma grand mere, chez moi....désolé

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à puresonic
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 14h50 le 02/06/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Justement ce qui est ressorti de l’interview est que Rachel et son mari ne pratiquent pas la surproduction( la preuve, ils ne remplissent pas leur quota). Après, libre à vous d’être végétarien voire végétalien.

      • puresonic
        puresonic répond à Sophie Verney-Caillat
        Contempteur irascible
        • Posté à 20h20 le 02/06/2009
        • Internaute 55211
          Contempteur irascible

        Une interview (audio/video) trés intéressante pour comprendre la portée philosophique et humaniste du végétalisme
        Lien

        Merci

    • Strelok
      Strelok répond à puresonic
      Humain
      • Posté à 15h38 le 02/06/2009
      • Internaute 51074
        Humain

      Ne nourrissez pas le troll en lui répondant (ouais je sais, je suis en train de le faire...). C’est visiblement une provocation destinée à faire réagir (un troll, quoi)...

  • steed1
    steed1
    Franco-Breton
    • Posté à 13h18 le 02/06/2009
    • Internaute 29140
      Franco-Breton

    Je ne sais pas si Rachel et son mari auront le temps de rentrer dans le circuit des AMAP, mais je leur souhaite un jour de pouvoir vivre de leur exploitation et non plus des aides européennes. Je leur souhaite un jour de pouvoir quitter l’étranglement que leur imposent les grandes surfaces.

    Moi et ma femme avons choisi de nous fournir au maximum ici : Lien
    ça nous demande un minimum d’effort, et nous savons qu’au moins notre fric vas directement au producteur en éliminant les intermédiaires. Même si c’était aussi cher qu’en grande surface nous y retournerions, mais voilà, en plus c’est moins cher !

    pour les autres, si vous le pouvez, quittez un peu vos grandes surfaces, regardez autour de chez vous s’il n’y a pas une AMAP ou toute autre structure qui y ressemble. Retournez voir les agriculteurs, les éleveurs avec vos enfants avant qu’ils ne quittent le paysage...

    Lien

    • martinjo
      martinjo répond à steed1
      SARKOPHOBE
      • Posté à 14h05 le 02/06/2009
      • Internaute 38872
        SARKOPHOBE

      Certes, certes.
      Je suis du milieu agricole laitier (Normandie) habitant tout près de fermes. Il n’est pas rare d’y boire le café au lait UHT( et oui la goutte, c’est fini).
      Etes vous aller quelque fois dans les super marché de campagne ? Etes vous sûr de n’y rencontrer que des citadins ? Pensez-vous que les paysans ne mange que du BIO qu’ils ne vont jamais au MC DO ?
      Les Mac DO se développent désormais dans les petites villes de campagne et qui croyez vous qu’on y trouve ?

      Les agriculteurs ne se battent pas pour le consommateur, ils se battent pour que ls prix augmentent. Ainsi, si on leur paye le lait le cochon,le boeuf etc au prix fort répercuté sur le consommateur, vous verrez qu’ils ne se battrons plus !
      Et plutôt que de s’en prendre aux édifices publics, pourquoi ne vont-ils pas foutre le feu au crédit agricole, source de tout leur endettement ?

      Ha ! Merde ! C’est vrai le crédit agricole est administré par des paysans !

      Le temps où les paysans se battaient pour et avec la population est révolu. Aujourd’hui, on est paysan comme on est commerçant :
      Les uns nous font bouffer de la merde, les autres nous la vendent !

      • steed1
        steed1 répond à martinjo
        Franco-Breton
        • Posté à 16h49 le 02/06/2009
        • Internaute 29140
          Franco-Breton

        Je vais te confier un secret, j’ai passé mon temps quand j’étais jeune entre 15 et 19 ans à bosser dans les fermes pour me payer mes vacances, et je suis issus du milieu paysan finistérien.
        Alors, oui, je sais que les paysans tout comme moi vont de temps en temps au mcDo s’enfiler un royal cheese bien juteux avec leurs mômes, et oui je sais parfaitement qu’ils bossent d’abord pour leur gueule avant de bosser pour la notre. Il n’empêche qu’il font un métier de forçat pour des clopinettes et je ne trouve pas ça normal.
        enfin, c’est absurde de penser si on leur paye le lait le cochon,le boeuf etc au prix fort répercuté sur le consommateur, ils ne se battrons plus. Ils veulent un juste salaire, point barre. Et si les prix augmentent sur notre dos, il y aura forcément une baisse des consommations, donc aucun intérêt pour eux sur ce plan là.

        Ah j’oubliais, je me fous totalement de savoir si mon paysan à coté de chez moi vote plutôt à droite comme la majorité de ses collègues, il est sympa, pas chiant, me donne un coup de main quand j’en ai besoin, et me laisse bouffer la moitié des fraises que je cueille chez lui sans me les faire payer.

         
        • martinjo
          martinjo répond à steed1
          SARKOPHOBE
          • Posté à 07h27 le 04/06/2009
          • Internaute 38872
            SARKOPHOBE

          Secret pour secret, moi je vais te confier le mien.
          J’ai commencé à travailler à 14 ans dans un élevage, et ce n’était pas pour me payer des vacances, c’était pour faire bouillir la marmite familiale. J’étais nourri, logé, travaillais 10 H par jour et gagnais 83 F par mois. Pour te donner une idée, j’achetais avec ma paye une paire de pédales pour mon vélo de course que j’avais eu avec le certif et il ne me restait plus rien. Mais voilà, je n’étais plus à charge des parents. Les heures supp, on me les payais en nature, un poulet ramené à la maison, des légumes enfin tout ce qui peut faire plaisir à un gamin quoi…
          Il me plaisait de soigner les vaches (aujourd’hui encore, dès que j’en ai l’occasion, c’est un bonheur pour moi). Déjà à l’époque, 66/67, le patron (il fallait dire le maître en Normandie) allait manifester. Moi je savais pas pourquoi il y allait, je me souviens seulement que ce jour là, je me tapais son boulot, alors j’étais pas forcément du côté des manifs.
          Puis il a commencé à me faire payer le lait que je ramenais à la maison pour mes frères et sœurs….Etc…
          Alors, j’ai quitté l’exploitation pour aller dans le bâtiment, je n’ai pas vu de changement dans les régimes de travail, il fallait aussi travailler dur, comme un forçat (parce que tu sais, il n’y a pas que les paysans qui trîment) pas moins qu’à la ferme, mais là au moins, grâce aux conventions collectives, on me payais les heures supp, et ce n’était pas le patron qui décidait du montant de mon salaire.
          Et maintenant après 43 ans de cotisations sociales, je peux profiter un peu de la retraite en aidant mes voisins paysans…
          Ceci pour dire que je n’affiche aucun mépris à leur égard, je voulais juste préciser que je parle seulement de ce que je connais.

          Je crois comprendre que tu te fous de la couleur des bulletins de vote, libre à toi, vraiment. Seulement, c’est bien à cause de cela, parce qu’il vote majoritairement à droite et qu’ils le feront toujours, que nous sommes tous dans la « merde’ ! Sais-tu que leurs subventions sont proportionnellement égales aux salaires des fonctionnaires ? Et où prélève-t-on l’argent des subventions ?
          Quand à la baisse de la consommation par l’augmentation du prix d’achat, ton argument ne tiens pas puisqu’ils ne vendent pas aux consommateurs mais aux multinationales de l’agro alimentaire ;
          Tu en connais beaucoup de paysans qui vendent directement leur production aux consommateurs ? Ha ! oui il y en a, d’ailleurs c’est ainsi que je me fourni la plupart du temps, mais ils ne s’adressent pas à l’immense majorité de la population. En 1968, ils avaient su le faire, ils organisaient des marchés sauvages aux portes des usines occupées , on ne les voyait pas détruire le lait, la viande comme aujourd’hui. Non les paysans ne sont pas les alliés de la population. Leur seul souci, c’est leur bien être corporatiste.

          Ha ! S’il suffisait d’une poignée de fraise….

        1 autres commentaires
  • martinjo
    martinjo
    SARKOPHOBE
    • Posté à 13h20 le 02/06/2009
    • Internaute 38872
      SARKOPHOBE

    J’entends et je vois se plaindre à juste titre les agriculteurs.
    Il apourtant été proposé à LEMETAYER, patron de la FNSEA, e poste de ministre de l’agriculture non ?

    Comment, alors que la grande majorité des exploitants agricoles, des producteurs se revendiquent et soutiennent Sarko peuvent-ils espérer de ce même gouvernement qui, on le savait, a décidé de les abattre ?

    • didier1
      didier1 répond à martinjo
      retraité
      • Posté à 13h48 le 02/06/2009
      • Internaute 66204
        retraité

      oui, oui et oui ! ! ! ! !

  • Spiripotain
    Spiripotain
    promeneur écoutant
    • Posté à 13h21 le 02/06/2009
    • Internaute 49037
      promeneur écoutant

    Les agriculteurs votent massivement à Droite. Leur principal syndicat est un des marche-pieds de l’UMP. Et les voilà qui se plaignent de la dérégularisation ! Il faudrait savoir !

  • manu.lille
    manu.lille
    Ecolo chef d'entreprise
    • Posté à 13h25 le 02/06/2009
    • Internaute 39165
      Ecolo chef d'entreprise

    bonjour,

    il faudrait peut être réfléchir à la reconversion : en amap : Lien, en bio Lien
    je suis certain qu’il est possible de conserver leur terre tout en en vivant convenablement.

    cdlt

    Emmanuel

  • morova
    • Posté à 13h30 le 02/06/2009
    • Internaute 24254

    fnsea et ja c’est la droite ça . un conseil parlez en a l’ump ils vont arranger ça les paysants ont toujours vote a droite ils l’ont ... alors de quoi se plaignent ils ?

  • SiDi
    SiDi
    En état de choc
    • Posté à 13h39 le 02/06/2009
    • Internaute 24795
      En état de choc

    Bénéfices liés à céréales : 1583 €
    Frais pour la sous-traitance pour les céréales : 2166 €

    J’ai pas loupé un truc ?

    • martinjo
      martinjo répond à SiDi
      SARKOPHOBE
      • Posté à 14h08 le 02/06/2009
      • Internaute 38872
        SARKOPHOBE

      C’est parce qu’il n’est pas inclu les aides et subventions européennes dans leur revenus.

      • Sophie Verney-Caillat
        Sophie Verney-Caillat répond à martinjo
        Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
        • Posté à 14h47 le 02/06/2009
          rédacteur
        • Journaliste 50753
          Journaliste

        Si, c’est mentionné au début des recettes.

    • Fanzy4
      Fanzy4 répond à SiDi
      Ingenieur
      • Posté à 14h31 le 02/06/2009
      • Internaute 81367
        Ingenieur

      A priori c’est parce que seulement une partie de la production de ceréales est revendue, le reste etant utilisé sur place pour nourrir les vaches.
      Mais je trouve aussi hallucinant le cout en nourriture concentrée + semences + engrais + location de materiel par rapport au prix de vente du lait ! ! !
      Est-ce que ca ne serait pas plus logique d’utiliser la terre pour faire de l’herbe, (pas d’engrais, pas de nourriture concentree, pas de semences, pas de location de materiel....) quitte a avoir un peu moins de rendement ?

      • Gillou1784
        Gillou1784 répond à Fanzy4
        Futur Paysan
        • Posté à 16h35 le 02/06/2009
        • Internaute 80813
          Futur Paysan

        Exactement tu soulèves un point crucial dans ce témoignage,
        ici aucune remise en question du mode de production, pour l’alimentation on aurait donc un coût alimentaire de 192 € pour 1 000 litres vendus ce qui est énorme (à préciser ce qu’on met dans ce poste qui est la principale charge des élevages), en moyenne on tourne plus autour de 120 € de coût alimentaire pour 1 000 litres vendus.
        En choississant une alimentation basée sur l’herbe comme tu le signales, (non pas tout herbe mais au moins le printemps et l’été), ce coût alimentaire pour être divisé par 2 pour la même quantité de lait produite.

        Certes la situation est grave pour les éleveurs (vente à 210 € les 1000 litres) mais cela devrait ouvrir les yeux des responsables syndicaux non pas seulement sur la gestion de la filière( qui est à revoir) mais aussi sur les systèmes de production qui ont été mis en place, très dépendant de l’extérieur, déficitaire en énergie et très endetter. On veut réformer un cadre de production mais on ne regarde pas ce qu’on peut améliorer chez soi...

    • Sophie Verney-Caillat
      Sophie Verney-Caillat répond à SiDi
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 14h45 le 02/06/2009
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Les 2166 euros correspondent à la sous traitance pour le matériel et de la main d’oeuvre agricoles, céréales et bétail.

  • azerty69
    azerty69
    ExecutieveBranleur
    • Posté à 13h40 le 02/06/2009
    • Internaute 42089
      ExecutieveBranleur

    Parler de l’argent des « artisans » et encore plus des agriculteurs est quasi impossible. Et la comparaison avec le citoyen salarié de la ville périlleuse...

    Impossible, a lire l’article, de faire la part des choses dans ce cas précis. Alors je vais parler d’une façon générale.

    Les « pauvres paysans malheureux » ont la facheuse tendance, en parlant d’argent à :
    - le logement principal, on ne sait pas trop dans quel proportion il est au foyer ou à l’exploitation. La voiture se gare dans la grange de l’exploitation, tout comme beaucoup d’élément perso se stock dans les lieux de l’exploitation. Même souvent, le logement principal est comptabilisé dans les comptes de l’exploitation.
    - L’électricité, l’eau, les voitures... sont plus ou moins comptablement dans l’exploitation ou dans le foyer.
    - Les prêts ne sont pas tous des charges. Un prêt pour un tracteur est une charge. Un prêt pour de la terre agricole est un placement, une épargne. Même si c’est un outil de travail, à la retraite, on revend tout ça et on a le « pactole ». Comptabiliser cela en charge, alors qu’il s’agit d’épargne...
    - Puis toute la partie au black... La viande, le troc, les arbres que l’on revend au scieur, les droits de chasse...

    Et puis on ne compare pas le loyer d’un paysan de la creuse qui travaille sur place, avec le loyer d’un banlieusard parisien qui fait 100 km par jour en voiture pour aller travailler...
    Comme on ne compare pas l’implication d’un salarié avec celui d’un agriculteur entrepreneur qui a investit son argent, endetté jusqu’au cou.

    • jean.pierre
      jean.pierre répond à azerty69
      • Posté à 14h08 le 02/06/2009
      • Internaute 27384

      t’as oublié le potager ! important le potager hein ! tellement important qu’il est comptabilisé dans les revenus pour le calcul de ceux qui touchent le rmi

      seules les voitures dites sociétés sans banquette arriere peuvent rentrer dans la compta ou alors 4x4 mais alors on est dans une autre dimension

      l’eau, l’elec 50%

      les terres ? beaucoup comme moi sont fermiers donc locataires...

      la viande au black ? pas longtemps vu que le bétail est bouclé....l’abattage autre qu familial interdit à la ferme ( controles)

      les arbres ? ben oui cest un produit ( quand il y en a et quand ils sont d’essence noble)

      droits de chasse ? inconnus au bataillon et les chasseurs ont tendance à rentrer sur les terres cultivés comme si ils étaient chez eux ( voir conflits perpétuels faisant les choux gras de la presse locale)

      ah oui c’est vrai ma voiture rentre maintenant dans la grange, je viens de cisailler toute les tubulures de ma stabu car j’arrete les frais)
      et avec les tubes je me fais un échafaudage pour refaire mes toits en ardoise déguinglés tant que je peux monter sur un toit ( pas les moyens d’un artisan)

      tout ça pour dire que rien n’est simple. autant d’agri, autant de cas

      • azerty69
        azerty69 répond à jean.pierre
        ExecutieveBranleur
        • Posté à 16h16 le 02/06/2009
        • Internaute 42089
          ExecutieveBranleur

        Ahh c’est donc pour ça que tous les paysans du coin ont trois 4*4 par famille...

        Je t’accorde que le potager c’est pas un revenu. Le travail que cela demande pour ce que ça rapporte... Le potager faut que ça soit du loisir, sinon c’est pas la peine...

        A la scierie du village, « on m’a dit » que pas un seul paysan déclarait ces noyer (à 3000€/m3 quand même) ni ces chènes (à 1.500€/m3) et qu’il faisaient tout au noir.

        Quand on a acheté un mouton au paysan pour la fête du village, il m’a pas dit qu’il avait peur des contrôles, et il nous l’a vendu sans facture. Pourtant, dans ce cas, même le maire savait que c’était du black.

        50% de la conso électrique/eau. Et pour l’abonnement ?

        Locataire de tes terres ? ... Bah. C’est comme les citadins. Y’en a qui louent tout leur vie et d’autre qui achètent (avec les mêmes salaires). Y’en à, ils ont la pauvritude dans le sang, on y peut rien.

  • patrick du 14-
    patrick du 14-
    de plus en plus naze
    • Posté à 13h41 le 02/06/2009
    • Internaute 40667
      de plus en plus naze

    faut faire des fromages, parceque leur paye plus les économies, plus le bas de laine et les terres hum hum........

  • Jacques Bolo
    Jacques Bolo
    Auteur-Editeur-Libraire
    • Posté à 14h19 le 02/06/2009
    • Internaute 37329
      Auteur-Editeur-Libraire

    Une bonne chose serait de faire un tableau normalisé pour pouvoir comparer entre les différents articles sur le même sujet.

    De plus, il faudrait aussi mieux distinguer les catégories, spécialement quand il s’agit d’un travailleur indépendant. ici, parler de « charges » pour l’électricité de la maison ne veut pas dire la même chose que les charges d’exploitation - et dire qu’il lui reste lui reste 400 euros « pour vivre » ne veut pas dire grand chose si on enlève les fameuses « charges » (la bouffe aussi est une « charge »).

    Sinon, on dirait un peu qu’on parle d’argent de poche (c’est ça la vie, quand on est grand, il faut payer la bouffe et l’électricité).

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à Jacques Bolo
      Journaliste
      • Posté à 15h07 le 02/06/2009
      • Internaute 34
        Journaliste

      Bonne remarque. On essaie de rendre les porte-monnaies comparables, mais c’est pas toujours simple.
      Il y a les salariés et les indépendants, mais aussi les célibataires et les couples (faut-il faire le porte-monnaie du couple ou diviser les dépenses par deux), c’est une question qu’on s’est posée pour le prochain porte-monnaie que vous découvrirez bientôt.
      En tout cas, toutes les suggestions sont bienvenues.

      • Jacques Bolo
        Jacques Bolo répond à Guillemette Faure
        Auteur-Editeur-Libraire
        • Posté à 18h28 le 02/06/2009
        • Internaute 37329
          Auteur-Editeur-Libraire

        Il est bien évident que vous devez faire un budget « des ménages ». Il ne faut pas confondre enquête sur les salaires et enquête sur les budgets, ça n’a pas de sens (d’où le pb récurrent de cette série).

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 14h27 le 02/06/2009
    • Internaute 73621
      (...)

    à » cela s’ajoutent 30 euros d’école privée pour les enfants... »

    l’école publique
    est
    pour le moment,
    gratuite.

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