24/09/2007 à 19h25

Trou de la Sécu : est-ce si grave, docteur ?

Pascal Riché | Redchef Rue89

Les cris d’alarme autour des 12 milliards de déficit ne sont pas sans arrière-pensées idéologiques. Décryptage.


Woerth (Budget) et Bachelot (Santé) lundi devant la presse (Benoit Tessier/Reuters)

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2008 a été présenté ce lundi, jour de la publication des prévisions de la Commission des comptes de la Sécurité sociale. Elle table sur un déficit de la Sécu de 11,7 milliards d’euros en 2007 (au lieu des 8 milliards initialement prévus), et de 12,7 milliards en 2008. L’examen du budget de la Sécu commencera le 23 octobre.

Ce chiffre de 12 milliards paraît très spectaculaire, et les médias ne manqueront pas de le présenter comme tel. Mais recouvre-t-il vraiment une situation catastrophique ? Ou les cris d’alarme autour de ce fameux trou cachent-ils des arrières-pensées idéologiques ?

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Que recouvre exactement l’expression « trou de la Sécu » ?

Dans un livre accusateur, « Le mythe du trou de la sécurité sociale » , le chercheur en sciences sociales Julien Duval accuse les médias de répéter en boucle cette expression teintée selon lui d’arrières pensées idéologiques :

« L’expression ’trou de la Sécu’ ne fait pas que nommer un problème, elle renvoie implicitement au principe de l’économie ménagère selon lequel on ne peut pas durablement dépenser plus qu’on ne gagne. Elle renferme ainsi une explication : l’institution est en déficit parce qu’elle vit au-dessus de ses moyens ; et si elle vit au-dessus de ses moyens, c’est qu’elle gaspille ses ressources ou fait des dépenses inutiles. »

Le « trou » , techniquement, désigne le besoin de financement des différentes branches du régime général de la Sécurité sociale : maladie, vieillesse, famille, accidents du travail et maladies professionnelles. En clair, c’est la différence entre les recettes et les dépenses.

C’est essentiellement la branche assurance-maladie qui est concernée, avec un peu moins de sept milliards d’euros de déficit.

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Quelle est l’ampleur du déficit, par rapport au budget de la Sécu ?

Douze milliards, cela représente environ 3% du budget de la Sécurité sociale (contre 4,3% en 2005). Ce n’est rien, comparé au déficit de l’Etat, qui avoisine 20% de son budget. Ce montant de 12 milliards n’est ni une surprise ni une nouveauté.

Ni une surprise : en juillet dernier, la Commission des comptes de la Sécurité sociale avait prédit un déficit 2007 de 12 milliards d’euros pour le régime général. Ni une nouveauté : le déficit atteignait des niveaux comparables en 2004 et 2005 :


Face à ce tableau, deux attitudes sont possibles. On peut certes y voir une circonstance aggravante : le déficit serait « chronique » , un mot qui ne fait que renforcer les craintes. Mais on peut aussi constater que le déficit ne bouge pas depuis 2004 et, dès lors, s’interroger sur les raisons de le laisser persister. Pourquoi ne pas trouver une fois pour toute les recettes pour combler ces 12 milliards ?

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Qui creuse le « trou » ?

L’augmentation des dépenses maladie, principalement liée au vieillissement de la population, explique en grande partie la difficulté à boucler chaque année le budget de la Sécu. L’économiste Etienne Wasmer écrivait en mai dernier sur son blog :

« A côté de l’évolution des dépenses de santé dans le PIB, celle des retraites est une aimable plaisanterie. D’ici 2050, si on estime à 6 à 10% de PIB de plus à prévoir pour les retraites, ce qu’il faudra provisionner pour les dépenses de santé est, selon les scenarii les plus raisonnables, entre 17 et 26%, compte-tenu des tendances. »

Les dépenses de santé sont également alourdies par la crise économique et le chômage.

Mais la Sécurité sociale a également subi des pertes côté recettes, à la suite, notamment , de l’augmentation récente des exonérations de cotisations sociales. En 2005, ces exonérations s’élevaient à plus de 21 milliards d’euros, mais l’Etat n’en n’avait compensé que 19 milliards. Autrement dit, deux milliards manquaient à l’appel.

A cela s’ajoute les arriérés de paiement de l’Etat, qui doit compenser les réductions de charges et, en tant qu’employeur, verser sa part de cotisations. Or l’Etat n’est pas d’une grande ponctualité dans le versement de ce qu’il doit. Actuellement, la dette de l’Etat dépasse 6 milliards d’euros.

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Serait-il compliqué de boucher le « trou » ?

Douze milliards, ce n’est pas rien. Mais ce n’est pas non plus hors de portée des politiques publiques. A titre de comparaison, cela représente une somme équivalente aux mesures décidées par Nicolas Sarkozy dans le cadre de son « paquet fiscal » , qui a été très apprécié par les plus fortunés des Français (baisse des droits de succession, bouclier fiscal, déduction des emprunts immobiliers...).

Philippe Séguin, le président de la Cour des comptes, vient de suggérer une source de financement intéressante : il s’agirait de soumettre les stock-options aux même cotisations sociales que les autres revenus. Actuellement, les exonérations de cotisation dont elles bénéficient, selon Séguin, représenteraient trois milliards d’euros. Soit un quart du fameux déficit... François Fillon a jugé depuis la proposition « pertinente » .

En attendant, le gouvernement a choisi une autre voie, celle de la franchise médicale. Il s’agit, pour commencer, de réduire de 50 centimes d’euro le remboursement des médicaments ou des actes paramédicaux ; le remboursement des transports en ambulance sera également soumis à une franchise de deux euros. Mais ces mesures ne devraient rapporter aux caisses de la sécu que 850 millions d’euros.

L’idée d’instaurer une TVA sociale, qui a tant fait couler d’encre entre les deux tours des législatives, en revanche, semble faire long feu...

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  • Anonyme

    on parle de trou de la sécu, mais j’aimerai bien qu’on identifie clairement les postes de dépenses et qu’on sache exactement où va tout cet argent.

    En gros pourquoi notre santé coute-t-elle si cher ? Je veux pouvoir pointer du doigt ceux qui profitent de nos problèmes de santé.

    • Anonyme

      N AVEZ VOUS PAS COMPRIS QUE LE POUVOIR FAIT PEUR DEPUIS QUELQUES JOURS AVEC LA SITUATION DE FAILLITE LE TROU DE LA SECU ETC .. LE BUT EST DE pouvoir reformer la fonction publique ! ! ! lorsqu on fait peur ainsi aux francais on fait de maniere a ce qu il valide automatiquement cette reforme qi n est qu un debut..
      DES INFOS CHOCS SUR L ACTION DE L EQUIPE A SARKO SUR Lien

      • Anonyme

        l’article de julien martin sur l’école et l’esprit d’entreprise, sujet intéressant s’il en est, a disparu des premières pages dès sa première journée...

        déplaisit-il trop au MEDEF ?

        et cela a-t-il une incidence sur la mise en avant de tel ou tel article par rue89 ?

        circulez, il y a autre chose à « décrypter »...

        quiconque « attend » la suite, jamais ne s’interroge sur le présent.

        aïe...

         
        • Pascal Riché
          Pascal Riché
          Auteur(e) de l'article Redchef Rue89
          • Posté à 06h57 le 25/09/2007
            éditeur
          • Journaliste 7
            Redchef

          Ben non, il n’a pas encore quitté la page d’accueil.... Ouvrez les yeux et scrollez donc down, comme diraient les « têtes à claques ».

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        Réformer la fonction publique ? quelle horreur ! ! !

        Nos postes doivent continuer à être fermées le samedi après midi, les Services publics le vendredi à 15 heures, les employés de la Banque de France faire des statistiques inutiles en doublon avec l’INSEE, les impots en concrrence avec le Trésor etc..

        Et que ferait-on de l’argent ainsi économisé ?
        I

         
        • Plait-il...
          • Posté à 10h50 le 25/09/2007
          • Internaute 16735

          Les « services publics » ne sont plus là pour le public lambda depuis fort longtemps. La Poste par exemple est intéressée par les grandes boite pour de la distribution en nombre (regardez ce que vous recevez dans vos boîtes aux lettres), les placements bancaires, les crédits... Ils sont là pour faire du chiffre suivant des objectifs, comme dans le privé. Ce que vous n’avez toujours pas compris, c’est que c’est ça privatiser, servir ce qui rapporte et pas le client de base venu acheter son carnet de timbres. Celui-là, il n’a pas fini d’attendre.

          • Anonyme répond à Plait-il...

            Vous remarquerez, d’ailleurs, que dans le public, le terme « client », utilisé d’ordinaire dans le privé, a remplacé celui d’« usager ».

            Thomas GREDAT

            • turonuscivis
              • Posté à 22h58 le 26/09/2007
              • Internaute 5139

              Voila bien des années que nous ne sommes plus les usagers de nos biens mais les clients des gestionnaires de notre patrimoine ! ! nous avons encore un peu à l’intérieur d’un règlement édicté par les gestionnaires que nous rétribuons, un usage temporaire et payant, sans même l’ombre d’un mini pouvoir sur l’instauration du tarif ! ! !
              Bref on nous plume par les deux bouts.

          • Anonyme répond à Plait-il...

            Le problèe que nous avons avec nos services publics, c’est que pour leurs dirigeants (mis en place par les gouvernements en place) il ne s’agit plus de gérer des services publics, mais de futures entreprises privées. Exemple ancien de France Télécom, mais aujourd’hui de la poste, idem avec la SNCF. On y considère l’usager comme un client, qu’il faut faire payer au prix fort pour faire des bénéfices.

            Pour la sécu, c’est pareil, pour faire de la place aux secteur privé il faut dérégler le secteur public (le meilleur au monde d’après l’Organisation Mondiale de la Santé OMS) et surtout laisser croire que la seule solution est le financement individuel.

        • Anonyme

          Si l’etat (qui ne paie ses cotisations de securite sociale que quand ca lui chante) fait des economies de salaire de fonctionnaire (des gens pas si bien payes que ca, compare au fonctionaire supreme dont le poste ne semble pas etre en voie de supression) en creant des chomeurs, le trou de la securite sociale ne pourra que s’agrandir !

          A moins evidemment que la nouvelle societe a laquelle ces reformes sont sense aboutir ne soit simplement celle avec

          1-10% de personne ayant un toit et de quoi se nourrir (abondamment)

          90-99% de misereux louant leur services quotidiens pour quelques sous

          Mais alors on n’aura plus besoin de securite sociale ! etc......

        5 autres commentaires
      • Anonyme

        Faillite, trou de la sécu,........
        Qui vient de faire cadeau de plusieurs milliards déjà aux Français les plus riches en vidant de fait un peu plus les caisses de l’état ?
        Qui est au pouvoir depuis + de cinq ans maintenant et n’a cessé d’accroitre cette situation de « faillite » à coups d’éxonération de charges ?
        Le trou de la sécu ne représente que 3% du budget, si vous aviez un découvert de 3% de votre salaire, votre banquier ne vous appelerait même pas.
        ILS SE FOUTENT DE NOUS.

         
        • Anonyme

          Et comment ils se foutent de nous ! !
          Imaginez : un marché de la santé de 300 milliards d’euros, un potentiel clientèle de 56 millions de personnes, dont l’espérance de vie s’allonge ! ! QUELLE AUBAINE !
          Je ne veux pas dire qu’il ne faille pas veiller à dépenser juste, l’argent prélever « d’office » sous forme de « charges sociales ». Mais attention, notre système de santé est basé sur la solidarité. Solidarité Inter-générationnelle ; solidarité biens portants/malades.... Ce que nous propose la réforme, avec la mise en place de franchises c’est la solidarité malades/malades (puisque ne seront concernés que les consommateurs de soins...) et solidarité biens portants/biens portants (puisque moindre consomateurs de soins, et donc absolument pas impliquer dans l’effort de solidarité proposé...).

        1 autres commentaires
      • Anonyme

        Pourquoi ne reparle-t-on pas des cadeaux fiscaux faits il y a quelques jours ? Voilà de quoi combler les trous !
        La France en faillite ... Alors pourquoi faire ces cadeaux ?
        On reproche à certains Français d’être surendettés mais que penser de cette dépense qui n’aurait pas dû être faite !

    • Anonyme

      ces cris d alrme n ont qu un but....vous pensez sincerement que le pouvoir a eu connaissance des chiffres de deficit qu il ne maitrisait pas qu il ne connaissait pas c une strategie de communication ! ! ! ! ! le but est de mettre la pression sur les francais pour pouvoir valider les reformes sur la fonction publique qui n est qu a mes yeux un leur et le début de reformes QUI VONT CHANGER NOTRE PAYS POUR UN ELDORADO DU MEDEF ET CIE ...
      des infos chocs sur l equipe de sarko sur Lien

      ps : je ne suis pas fonctionnaire

      • Anonyme

        C’est bon, nous avons noté l’adresse de votre blog, arrêtez de laisser des commentaires juste pour caser ce lien vers un blog entouré d’annonces Google ! Vous les avez atteint les 100 premiers $ pour le premier virement ?

      • facri
        • Posté à 13h17 le 25/09/2007
        • Internaute 10123

        C’est marrant comme maintenant il faut préciser que l’on est pas fonctionnaire quand on soutient le service public.N’y auraient-ils que les fonctionnaires à utiliser la poste,la sncf,edf,l’hôpital,l’école,etc,etc... ?

    • Anonyme

      ce n’est pas parce qu’il y adéficit qu’il y nécessairement des profiteurs (même si les abus existent ils représentent une infime partie du problème)
      la santé coûte cher pour des raisons démographiques,sociales, économiques
      démographiques car la population vieillit donc les dépenses de santé aussi (les malades de longue durée halzeimer, cancereux.. ne sont pas des profiteurs)
      la santé coute cher car les soins sont de plus en plus techniques : pratiquée une IRM coute beaucoup plus cher que de donner un cachet d’aspirine pour le mal de tête
      la santé coûte cher car plus un pays se développe plus les soins de santé prennent une place importante dans notre budget (nous voulons être mieux soignés : kiné, spécailiste.. )les pauvres ne se font pas soigner ! ! (cf les pays en voie de développement) paradoxalement la santé c’est le luxe des riches
      les recettes pour financer la santé rentrent mal dans les caisses à cause du chômage ou des emplois précaires qui cotisent peu ou pas
      de plus certains revenus ne cotisent pas (stockoption..)
      voilà on pourrait encore développer mais il est mensonger de croire qu’il y des coupables qu’il faut punir le problème est ailleurs mais c’est plus facile de dire cela ! ! !

      • cervodispo
        • Posté à 11h47 le 30/09/2007
        • Internaute 18070

        ...et comment,qu’on pourrait développer, ne serait-ce que de l’attitude de cerains métiers (tous ?)de la santé et de leurs rapports (soumission ?) aux industries pharmaceutiques.

    • Anonyme

      J’espère que tu n’as pas oublié de pointer du doigt cette fameuse CMU que certains ce gargarise avec ?
      Il y a t-il des contrôles de la part de l’état ?
      Car là, il y a du ménage à faire...

      • Anonyme

        Heureusement qu’il n’y a pas contrôle d’orthographe aujourd’hui...

        Allez viens, c’est la récré ...

        Signé : la femme de ménage.

         
        • Anonyme

          Monsieur,

          Le problème est trop grave pour s’attacher à un problème mineur. c’est idiot

          • Anonyme

            l’ortôgraffe n’ait pas un problaime mineure

            • Anonyme

              Oh Oh Oh

              nous avons un Troll typiquement bête

              Persuadé d’avoir une opinion valable sur tout, d’être de bonne foi, et que sa diarrhée verbale intéresse quelqu’un d’autre que lui, le troll bête prend l’apparence d’un message véritable. Assez redoutable en ceci qu’il refusera la qualification de troll

              ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est le : « Heureusement qu’il n’y a pas contrôle d’orthographe aujourd’hui. »

              Les messages trollesques refusent systématiquement d’aborder le fond et privilégient la forme des messages : « purée, les fautes d’orthographe ! » ; « c’est nul de critiquer ton interlocuteur parce qu’il fait des fautes »...

              mais ne jamais oublier cette maxime : « quand troll vexé, troll devenir encore plus chiant »

              Lien

        • Anonyme

          t’a voir ta gueule a la récré

        4 autres commentaires
      • Anonyme

        Curieux...
        C’est vraiment curieux, c’est toujours la faute aux pauvres, ils sont toujours en train d’abuser, de gruger, de voler, de détourner, de tricher, de mentir.
        Pourquoi ce doigt qui pointe (qui met en accusation) ne se dirige-t’il pas plus souvent vers d’autres personnes ?
        Pourquoi ce doigt ne désigne-t’il pas cette pharmacienne qui a volé 600.000€ à la Sécu, vers ces médecins qui avaient promis de faire attention à ce qu’ils faisaient si on les augmentaient, pardon, si on les reconnaissaient un peu plus et qui n’en ont rien fait ?
        Sistheleus

         
        • Anonyme

          Oui et vous auriez aussi pu rappeler ce médecin de la CPAM de Nantes qui s’est fait « placardiser » l’an dernier parcequ’il controlait d’un peu trop près des cliniques qui fraudaient la sécu. Et en attendant, on va encore augmenter d’un euro le tarif des médecins afin qu’ils soient plus légers sur leurs ordonnance. Comme si l’état ne pouvait pas aussi les obliger sans contre partie à être économe. De qui se moque t-on ?

          • vintage
            • Posté à 18h58 le 25/09/2007
            • Internaute 7477

            vous parlez d’un medecin de la CPAM de Nantes ou du directeur qui a démissionné parcequ’on lui refusait le construction d’un nouvel immeuble avec nos cotisations ! ?

        • Anonyme

          Taxer les pauvres c’est la devise de la droite décomplexée ! ! elle ne fait que reprendre la vielle politique de Colbert qui disait : « mieux vaut taxer les pauvres, ils sont nombreux »

          souhaitons dans le même temps que l’on provoque une Réelle nuit du 4 aout ! ! ! en espérant ne pas passer par la case « Terreur ».

        3 autres commentaires
    • Anonyme

      j’aimerai savoir quel pourcentage par rapport au budget général représentent les frais de fonctionnement des caisses de s.s. (administration et autres, frais de déplacemnt des dirigeants etc...), combien d’emplois ont été supprimés depuis la mise en place de l’informatisation.

      • DO
        DO
        • Posté à 07h46 le 25/09/2007
        • Internaute 1733

        la reponse est 0,4%, c’est l’un des taux les plus bas de depense de fonctionnement !
        il y a egalement des reorganisations ( mutualisations d’activites et fusions de caisses)
        les reductions d’effectifs sont en rapport a ces evolutions.

         
        • Photine
          Photine répond à DO
          • Posté à 14h37 le 25/09/2007
          • Internaute 11770

          Plutôt entre 3,5 et 4 % (frais de gestion), à comparer avec les 10-15 % de frais de gestion des mutuelles et des 15-20 % des frais de gestion des sociétés d’assurance (qui, elles, les pauvres ont des frais de pub et de marketing et des actionnairesà rémunérer...)

          • DO
            DO répond à Photine
            • Posté à 20h40 le 25/09/2007
            • Internaute 1733

            desole, tu as raison, je n’ai donne que le cout du recouvrement(urssaf) pour toutes les caisses cela fait du 4 a 5%, ce qui est tres bas compare aux assurances ou banques par exemple

    • Anonyme

      Bonjour,

      Mais non, notre système de santé ne nous coute pas si cher. Nous dépensons en moyenne en France 11% par habitant, pour notre couverture santé. Outre atlantique, c’est environ 14% que les états-uniens doivent dépenser pour une couverture santé de moins bonne qualité que la notre. Notre système public ne nous coute pas cher par rapport à un système d’assurances privées. Il faut juste un peu de bon sens pour comprendre çà (pas de publicités à financés, ni d’actionnaires à rémunérer). Préservons le !
      Dans un budget, il y a deux paramètres : les dépenses et les recettes. Diminuez les recettes (exonérations de cotisations sociales aux entreprises par exemple), et sans qu’il soit nécessaire d’augmenter les dépenses, vous aurez créé artificiellement un magnifique déficit budgétaire. Vous aurez ensuite beau jeu de crier « au Trou de la sécu ».

    • Anonyme

      Bonjour,

      Mais non, notre système de santé ne nous coute pas si cher. Nous dépensons en moyenne en France 11% par habitant, pour notre couverture santé. Outre atlantique, c’est environ 14% que les états-uniens doivent dépenser pour une couverture santé de moins bonne qualité que la notre. Notre système public ne nous coute pas cher par rapport à un système d’assurances privées. Il faut juste un peu de bon sens pour comprendre çà (pas de publicités à financés, ni d’actionnaires à rémunérer). Préservons le !
      Dans un budget, il y a deux paramètres : les dépenses et les recettes. Diminuez les recettes (exonérations de cotisations sociales aux entreprises par exemple), et sans qu’il soit nécessaire d’augmenter les dépenses, vous aurez créé artificiellement un magnifique déficit budgétaire. Vous aurez ensuite beau jeu de crier « au Trou de la sécu ».

    • Anonyme

      Ben le trou de la sé-cu va pas finir de grandir puisqu’une nouvelle augmentation des honoraires des médecins va arriver ! combien de déficit en plus à chaque augmentation ? Le peuple « d’en-bas » comme le disait un Sinistre a vu son SMIC débouté du « coup de pouce » par le susdit lui-même président de « tous les français » que je sache les médecins ne sont pas une catégorie de travailleurs pauvres (coup de chapeau en passant à ceux qui partent faire de l’humanitaire au lieu de faire du fric comme beaucoup)et la sécu n’a pas été inventée pour leur permettre de s’acheter une bagnole neuve tous les 5 ans, une baraque tous les dix ans et d’entretenir leur maîtresse. Et quand est-ce que l’état va payer ce qu’il doit pour ses employés celà boucherait une partie du trou non ?

      • Anonyme

        tout a fait d’accord ! ! de plus les dessous de table et autres joyeusetés médicales se multiplient sans que la moindre sanction soit évoquée par qui que ce soit...en France le médecin est intouchable et son revenu donne une approche de la fonction exponentielle.Par contre les infirmiers et autres sont méprisés .Bravo !

         
        • Anonyme

          Pourriez-vous m’indiquer vos sources a propos des dessous de table, des maitresses et autres « joyeusetés médicales », s il vous plait ?

          Etant medecin, je n’ai jamais rencontré ce type de situation, si ce n’est dans la tète d’individus confondant médias et réalité.

          Ainsi, au risque de vous égratigner un peu, permettez moi de vous ouvrir les yeux sur un point précis : le portrait du « médecin type » que vous dressez n’existe pas, tout comme le « français moyen », le « sale chômeur », le « jeune issu de l’immigration », le « juge partouzeur », la « ménagère de moins de 50 ans » etc...

          Il s’agit d’archétypes, de fantasmes, auxquels vous cédez ......malheureusement.

          Ces archétypes cloisonnent la société, de diviser les masses en petits sous-groupes incapables d’agir puisque tous jaloux des petits privilèges de leur voisin (ex : « les fonctionnaire sont des branleurs », « les médecins ont des maitresses et du pognon », « les chômeurs sont payés a rien foutre » etc...

          Cet état d’esprit ne mène à rien.

          Les idées que vous défendez dans votre article sont stériles.

          A bon entendeur....

          Un jeune medecin de moins de 50 ans issu de l’immigration qui vous veut du bien.

          G.C.

          • Arthemis
            • Posté à 13h10 le 25/09/2007
            • Internaute 16585

            Sans vouloir généraliser sur l’honnêteté des médecins et sans intention d engager de polémique, il est vrai que certaines pratiques médicales sont pour le moins curieuses et attireraient à d’autres professions des sanctions pénales.

            Je vais vous donner quelques exemples :

            La pratique des dépassements d’honoraires, qui ressemblent quelquefois étrangement à des pots de vin, ou des dessous de table, est une pratique répandue et très généralisée.

            - il y a presque trente ans, ma mère a du se faire opérer d’un cancer du sein. Deux jours avant l’opération, le chirurgien a demandé à mon père un paiement en liquide de 10000 francs de l’époque, avec pour menace de retarder l’opération tant qu’il ne serait pas payé. Lorsque mon père est arrivé à la banque pour retirer la somme, les employés de la banque ont sourit et lui ont remis l’argent en précisant « Voilà le pot de vin du chirurgien » en expliquant qu’ils avaient l’habitude et que le procédé est monnaie courante.

            J’ai habité Paris jusqu’à il y a deux ans et ce procédé était monnaie courante que ce soit pour des opérations importantes (à coeur ouvert) que pour des interventions plus bénignes (opération de la cataracte).

            Je ne parle pas ici de dépassements d’honoraires qui sont inscrits sur la feuille de soins, et dont on peut constester l’utilité. Je parle de dessous de table, qui sont exigés, avant l’opération, avec pour menace de déterminer la date de l’intervention une fois la somme versée.Cette pratique ressemble pour moi davantage à du racket qu’autre chose.

            Par ailleurs, la facturation des consultations est, elle aussi, quelquefois aberrante :

            J’ai eu un petit accident l’année dernière, un samedi, et j’ai été conduite aux urgences. J’y ai été très bien soignée (petit dégat à l’oeil), avec pour consigne de venir le lundi au service ophtalmologie. Le lundi, au service ophtalmologie, on m’a demandé de passer au secrétariat des urgences pour demander une attestation que j’y étais bien passé le samedi. Je n’ai pas rencontré de médecin, la secrétaire a simplement appelé pour confirmer. Toutefois, à l’envoi du récapitulatif de sécurité sociale, trois consultations m’ont été comptées pour ce même jour. Après appel à l’hopital, il me fut expliqué, que le simple passage au sécrétariat des urgences valait consultation. Deux consultations sans voir de médecin, je trouve ça bien payé.

            J’habite maintenant dans une grande ville de l’est de la France, et j’avais rendez-vous au moins de décembre dernier dans le service ophtalmologie de l’hopital pour une consultation. La veille du jour convenu, le secrétariat du médecin m’a appelé pour annuler le RV et il n’a pas été reporté. Quelques mois plus tard, j’ai quand même reçu une facture de 30 euros pour une consultation qui n’a jamais eu lieu. Je refuse de payer et l’affaire est maintenant dans les mains du Trésor Public avec une majoration de 10 euros.

            Alors sans vouloir généraliser, je ne connais pas de profession qu’elle qu’elle soit qui puisse se faire payer un travail non effectué. Je me demande simplement pourquoi c’est possible chez les médecins....

            • vintage
              vintage répond à Arthemis
              • Posté à 19h02 le 25/09/2007
              • Internaute 7477

              C’est pareil et dans les mmes pourcentages chez les plombiers,garagistes ,peintres, politiques ,journalistes ETC..

            • Anonyme répond à Arthemis

              les depassements sont autorises en secteur 2 uniquement ou secteur 3 ( honoraires libres non rembourses par la secu.
              les secteurs 2 ne sont plus autorises depuis 10 ans de memoire sauf pour les anciens chefs de clinique.elite reduite de facto et permet a l hopital d utiliser des experts a tres bas cout en contrepartie de cette carotte sinon il n y aurait personne a l hopital public.
              un medecin ne peut pas faire payer plus que la CCAM
              pour les dessous de table je confirme ca existe depuis fort longtemps dans les hopitaux.est ce correct ou non , les medecins ont fait le serment d hippocrate et font en general payer ceux qui peuvent et ne reclame pas grand chose aux autres ou rien. en tous cas ceux que j ai rencontre.
              les hopitaux sont complement desorganises avec la separation des ordonnateurs et des payeurs c un vrai desastre. les honoraires sont payes aux medecins avec des mois de retard et on ne sait jamais dire a quoi ca correspond ni l hopital ni le medecin.

              alors de grace arretons de taper sur un groupe qui dans sa tres grande majorite ne gagne pas des fortunes, passe des heures a ecouter les gens qui vont tres mal dans leur tete plus que dans leur corps et soignent tout le monde en prenant sur le temps familial. il vaudrait mieux qu ils soient fonctionnaires au moins ils seraient a la maison a heures fixes.

              je ne suis pas medecin mais je partage la vie d un specialiste et si mes enfants avaient voulus faire medecine je les aurais decourages : metier trop ingrat pour tres peu de reconnaissance et a cout personnel trop eleve.a moins d etre un saint !

          • san
            san
            • Posté à 13h17 le 25/09/2007
            • Internaute 15411

            Je connais un médecin (beau-frère de ma cousine)qui m’était celle ci en arrêt maladie pour qu’elle garde sa maison pendant que Monsieur partait en vacances (payées par les labo). Cela c’est fait pendant des années. Une gardienne payée par la sécu pas mal.
            Ce qui est surprenant c’est qu’il n’a jamais été inquiété par la sécu aucun contrôle alors qu’il était simple de regarder les arrêts maladies qu’il donnait allègrement à sa famille.

            J’espère que ce type de médecin ne représente qu’une infirme partie de sa profession.

            • Anonyme répond à san

              si ce type de pratique existe c’est que « le patient » est consentant.....
              drôles de citoyens..

              • Arthemis
                • Posté à 18h57 le 25/09/2007
                • Internaute 16585

                Et que le médecin et malhonnête et irresponsable....

                Drôle de citoyen également...

          • Anonyme

            Tout a fait d’accord, mais que pensez vous de ces medecins qui refusent de s’installer dans des regions déficitaires sur le plan médical ? par ailleurs, pourquoi toujours vouloir responsabliser le patient quand le « prescripteur » ne peut etre que le medecin ? ?

            • Anonyme

              Non mais qu’est ce que c’est que cette cabale contre les médecins ?
              Franchement les « je connais un médecin qui ... » ou ma cousine ma raconté une fois l’histoire d’un médecin qui...
              c’est ridicule
              On a tous des histoires pathétiques sur les médecins, les secrétaires, les comptables, les fonctionnaires
              On connait tous un noir qui vole, un arabe qui trompe sa femme, un juif qui dit des conneries et un catholique qui pue des pieds
              et ça permet de tirer des généralités honteuses ?
              là vraiment vous êtes ridicules
              Et quand à ces histoires de dessous de table, absolumment jamais entendu parlé de ça de tte ma vie mais si c’est vrai ? pourquoi ne pas avoir porter plainte une fois l’opération effectuée ?

              • Anonyme

                Pourquoi ne pas porter plainte ?

                L’année dernière à Metz, à l’hopital Bon-Secours, une patiente de cardiologie a osé porté plainte et mettre en lumière ce genre de pratique ( voir articles du Républicain Lorrain ).

                Elle a subit tellement de pressions et de menaces qu’elle ne pouvait plus se faire soigner dans la région et qu’elle a préféré déménager....

                Grotesque, vous avez dit grotesque ?

                Au moins, les histoires pathétiques sur les comptables, les secrétaires, les fonctionnaires, ne jouent pas sur la santé des gens. Mais peut-être que ces derniers ont un peu plus de sens moral que certains médecins....

                Il y a d’ailleurs une plaisanterie qui circule dans la ville depuis cette affaire : « Si vous voyez une femme qui dépense sans compter, ne cherchez pas, c’est une épouse de médecin... »

        10 autres commentaires
      • vaccin
        • Posté à 08h54 le 25/09/2007
        • Internaute 9988

        tout à fait d’accord ! le médecin français est intouchable !

         
        • php62
          php62 répond à vaccin
          • Posté à 10h20 le 25/09/2007
          • Internaute 17438

          question ;

          combien de médecins parmi nos élus ? ?

          pourquoi des conditionnements de 14 pils pour un traitement de 15 jours.

          quand on nous rabache l’exemple etranger allons voir ce qui se passe chez nos voisins européen, et ce depuis des décennies.

          je sais que nous devons protéger nos laboratoires, certe, mais à quel prix ?

          • Anonyme répond à php62

            Pour rebondir sur les conditionnements de médicaments. Je suis un traitement nécessitant la prise de trois médicaments. Deux sont conditionnés en boite de 30 unités, le 3ème en 28 unités, soit une dépense inutile d’environ 6%, sauf à collectionner les 2x2 comprimés non utilisés. Autre exemple. J’ai eu besoin de six sondes vésicales. Mon pharmacien m’en a refilé 30 (trente) car le fabricant les conditionne par trente, et ne fait pas de détails (Il ne fait pas d’épicerie dixit le pharmacien). Cherchez les erreurs !
            M. Rochette

            • turonuscivis
              • Posté à 23h19 le 26/09/2007
              • Internaute 5139

              Dans l’obligation vital de suivre un traitement lourd à vie, je me demande si je ne vais pas demander aux labo que j’engraisse un conditionnement de 250 comprimés, vu qu’à 0.50 centimes d’euros par boite comme franchise, sachant que certaines médecines sont conditionnés en boite de 7, problème de Cm2 = combien de temps me reste-t-il à vivre, avant de mourir de faim ? ?

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