Abba live au Pôle Emploi : les liens du week-end
Un plaidoyer en faveur du Pôle Emploi, un camp d’entraînement anti-crise, un chômeur qui menace de massacrer Abba tous les lundis, une bonne raison de ne plus jamais tondre votre pelouse, des pubs qui célèbrent les krachs boursiers : Eco89 a sélectionné pour vous les cinq liens du week-end.
Le débat
« Conseillers au bord de la crise de nerfs, formations insuffisantes, envolée du nombre de chômeurs, lignes de téléphone saturées, retards d’indemnisation, délais d’attente pour décrocher un rendez-vous, manque d’effectifs » : Marc Landré, journaliste au Figaro, recense les reproches faits au Pôle Emploi.
Mais c’est pour mieux prendre la défense de l’agence qui a réuni l’ANPE et les Assedic : « Arrêtons de tirer sur l’ambulance Pôle Emploi. » Le journaliste rappelle qu’en 1993, la crise était moins grave que celle d’aujourd’hui, « et pourtant, les conditions d’accueil, d’accompagnement et d’indemnisation des chômeurs étaient beaucoup plus mauvaises ».
Le bon plan
Chômage, toujours. Empêcher les chômeurs d’engraisser et de déprimer, c’est la mission d’Alex Light, lui-même licencié récemment. Ce jeune homme de 26 ans travaillait dans l’immobilier à Dubaï. Aujourd’hui, il vous propose des cours de gym gratuits et des séances de « networking » dans son « Bad Times Bootcamp » (« camp d’entraînement pour temps difficiles »).
Seul inconvénient : vous devrez faire le déplacement à Dubaï. Mais selon le site Springwise, Alex Light a l’intention d’internationaliser ses activités, une fois qu’il aura trouvé les sponsors nécessaires pour financer le camp et préserver sa gratuité.
La chanson
Chômage, suite et fin. On connaissait le rendez-vous hebdomadaire de La Chanson du dimanche. Eco89 vous a aussi présenté Stivostin et son clip « Je veux travailler ». Un autre chômeur, Stefaninvader, a repris les deux idées à la fois.
Il « s’engage à chanter chaque semaine une nouvelle chanson décrivant son parcours vers un retour à l’emploi, en espérant ne pas chanter trop longtemps quand même ! » On l’espère, pour lui comme pour nous. En attendant, il reprend Abba pour sa première prestation. (Voir la vidéo)
Le calcul
Sur son blog, l’économiste Laurent Denant-Boémont a décidé de « parler légèrement de choses sérieuses, à moins que ce ne soit le contraire ». En répondant, par exemple, à la question qui taraude les propriétaires de jardin ce week-end : faut-il ou non sortir la tondeuse ?
« D’un point de vue économique, il s’agit simplement de savoir s’il m’est utile personnellement mais également pour la société que je décapite régulièrement ces herbes rebelles qui empoisonnent mon paysage, tout cela au prix de courbatures répétées et moyennant également une probabilité non négligeable de finir cul-de-jatte ou manchot. »
Réponse : tondre sa pelouse, c’est « parfaitement imbécile d’un point de vue économique ». L’économiste le démontre en utilisant les principes de l’analyse coûts-bénéfices, « d’une simplicité digne du CM1 ». Sa conclusion ravira les paresseux et les amateurs d’herbes folles :
« Je dégrade le bien-être de la société de plus de 3000 euros en sortant ma tondeuse de manière récurrente ! »
La pub
Le New York Times s’intéresse à une étrange tendance dans les publicités américaines : faire référence au krach de 1929 et à la « grande dépression ». L’objectif n’est pas de faire fuir les consommateurs, au contraire : si une entreprise a survécu aux années 30, on peut lui faire confiance aujourd’hui.
La compagnie d’assurance Farmers rappelle ainsi qu’elle a été créée « un an avant le krach » et qu’à l’époque, elle ne payait pas ses clients avec des reconnaissances de dettes sans valeur, comme la concurrence (Vidéo en anglais).
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Arf... la chanson du chômeur n’est qu’une pâle copie de La Chanson Du Dimanche :
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