24/09/2007 à 14h58

Et si on payait nos ordures ménagères au kilo ?



En région parisienne, avril 2007 (Charles Platiau/Reuters).

En France, le mode de calcul de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ne favorise pas le civisme. La mise en place d’une redevance incitative permettrait de réduire la quantité de déchets produite par les ménages. Qui, au passage, feraient des économies.

« Réduisons vite nos déchets, ça déborde ! “ La campagne nationale de sensibilisation à la réduction des déchets, lancée par la ministre de l’Ecologie Nelly Olin en 2005, lui a survécu. Elle revient aujourd’hui comme une rengaine d’un gouvernement qui veut montrer patte verte.

Chaque Français produit en moyenne 350 kg de déchets par an : 20% seulement sont recyclés et 80%, soit 290 kg par personne, sont enfouis ou incinérés. Une ‘production’ qui continue d’augmenter de 1 à 2% par an selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)

L’objectif fixé en 2005 par Nelly Ollin était d’arriver à 200 kg par habitant et par an d’ici 2015.

Les collectivités françaises peuvent certes se contenter de cette évolution. Mais elles pourraient aussi changer de logique et opter pour la redevance incitative. Une question que soulève l’agence d’informations Reporters d’espoir.

En Belgique, le poids des déchets a été divisé par trois

En matière de réduction des déchets ménagers, la France est à la traîne de nombreux pays de l’OCDE (Belgique, Suisse, Allemagne, Autriche, Suède...) qui ont, depuis les années 90, développé le système du ‘Pay as you throw’ (‘Payez ce que vous jetez’) ou ‘PAYT’. En France, cela s’appelle la Redevance d’enlèvement des ordures ménagères (Réom) ‘incitative’. Le système est simple : les ménages payent une redevance fixe assez faible, puis ils payent en fonction de ce qu’ils produisent comme déchets non recyclés.

Cela peut prendre trois formes : par la pesée des sacs (avec puce intégrée et fichiers personnalisés), par leur volume ou par leur fréquence d’enlèvement.

L’expérience belge a fait passer la production d’ordures de 369 kg par habitant à 115 kg en un an. De nombreux ménages, qui ont joué le jeu du tri sélectif, ont alors vu baisser leur budget ‘ordures ménagères’.

Ce système personnalisé et ‘responsabilisant’ entre en concurrence avec un autre mode de financement de gestion des déchets : la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (Teom), intégrée aux charges locatives ou autres impôts collectifs incluant le ramassage, le recyclage et l’incinération des déchets résiduels.

La taxe a ceci de pratique : les usagers n’ont pas l’impression de payer pour leurs ordures et se partagent les frais, indifféremment du comportement de chacun. Ce qui ne responsabilise personne. Elle est pourtant utilisée par plus de 80% des collectivités, qui ont choisissent elles-mêmes leur mode de calcul.

Du coup, on compte moins de vingt collectivités françaises ayant mis en place la ‘Réom incitative’. Une grande partie d’entre elles se trouve à l’Est, au contact des pays qui ont fait l’expérience...

A Besançon, les habitants paient en fonction du volume d’ordures

C’est le cas de Besançon, qui, malgré les complications logistiques, a eu l’audace de se jeter dans ce projet fastidieux en 1999, soit peu de temps avant les municipales. Après une campagne de sensibilisation de grande envergure, les foyers se sont vu confier deux bacs. Un jaune, pour les déchets recyclables, dont le coût de gestion est mutualisé, et un gris, pour le reste, dont le coût est à la charge du foyer. Le montant de la redevance est calculé sur le volume du bac : plus les familles réduisent leur production de déchets, plus leur facture baisse.

En pratique, chaque foyer se voit attribuer un bac standard, qui peut être remplacé par un autre, plus petit, à leur demande. Et si le bac déposé dans la rue déborde, il est échangé contre un modèle plus grand.

Si cette méthode est moins précise que celle basée sur le poids, elle à l’avantage d’éviter les tricheries (par exemple, le dépôt sournois de ses déchets dans la poubelle des voisins). Pour ceux qui refusent de jouer le jeu, la ville a tout prévu : les petits malins qui ne font pas le tri dans les poubelles jaunes ne se verront attribuer que des poubelles grises, à leur charge. Face aux notes salées, les ‘mauvais élèves’ auront tôt fait de reprendre le droit chemin.

Eric Allauzet, vice-président délégué à la gestion des déchet pour l’agglomération du Grand Besançon, témoigne des effets positifs en terme d’écologie comme d’économie, de cette initiative :


Près de 20% des Français refusent tout tri des déchets

La redevance devient visible pour les citoyens, quand, auparavant, elle passait inaperçue, explique Guy Poquet, sociologue au Credoc, spécialiste du comportement des Français en matière de déchets. ‘Et comme certains Français sont un peu râleurs, ils disent ’je vais payer, alors que d’autre communes ne payent pas’’ En réalité, tout le monde paye. Et il s’agit même de payer moins ! En huit ans, la taxe payée par les Bisontins a baissé de 8% en moyenne.

Certains Français restent bien sûr totalement hermétiques à l’idée de trier leurs déchets, affirme Guy Poquet. En 1995, ils représentaient environ 20% des personnes interrogées, estimant qu’ils paient pour un service et qu’ils n’ont donc pas à le faire. De leur côté, ‘les purs et durs, les militants écolo, représentent un pourcentage très faible’.

Cependant, le profil majoritaire est celui du trieur irrégulier, de plus ou moins bonne volonté mais très réceptif à l’incitation, surtout dans les logements collectifs. Parce que très exposé au ‘contrôle social’ exercé par ses voisins.

Un système auquel devraient également se convertir les entreprises, qui produisent trois fois plus de déchets que les particuliers et sont soumises, à l’heure actuelle, à très peu de contraintes.

Devant tous les avantages de la Redevance d’enlèvement des ordures ménagères, la question vient naturellement : qu’est-ce qu’on attend pour passer à l’acte ? Caroline Desvaux et Alice Milot

A lire :
Que faire pour réduire sa production de déchets ?
Les conseils de Caroline Forgues, ingénieur consultante.

En partenariat avec :


L’article de Reporters d’espoirs sur la redevance incitative.

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  • Anonyme

    je suis ok ! c logique !

    • celine_auriolles
      • Posté à 17h37 le 24/09/2007
      • Internaute 16297

      Logique ? Viens donc au Vénézuéla, tu vas voir si c’est si logique que ça. Le gouvernement fait payer aux immeubles une taxe basée sur la quantité d’ordures ménagères. Les gens jettent tout dans la rue et dans la nature, sur le bord de la route. Quand tu sors de Caracas, c’est un véritable dépotoire qu’il y a jusqu’à Macuto, avec des ordures hospitalières, des gants, des compresses usagées, des piles électriques qui suintent, et dans le milieu, des gosses en guenilles.

      • Anonyme répond à celine_auriolles

        viva El Presidente
        Viva Chavez !

      • Anonyme répond à celine_auriolles

        Le Vénézuela n’est pas la France.
        Les pays qui ont mis en place ce système ne voient pas leurs rues déborder de déchets ! J’habite en Alsace où certaines communes ont choisi cette méthode et les gens ne balancent pas leur déchets n’importe où ! C’est beaucoup une question d’éducation. Il se trouve qu’ici (proche de l’Allemagne, qui a une forte histoire du tri et de l’écologie en général), cette démarche semble plus naturelle...

         
        • celine_auriolles
          • Posté à 23h01 le 24/09/2007
          • Internaute 16297

          Dire que les Vénézuéliens sont mal éduqués s’apparente à du racisme malsain.

        • Anonyme

          mais Saint-Louis c’est la France, c’est dans le Haut-Rhin, et lorsque le paiement au volume a été institué à Bale (pas au Vénézuela mais en Suissse chez les gens si respectueux et si propre) les Balois sont venus déposer leur sacs à Saint-Louis qui a vu exploser son volume de déchets ....
          J’en ai assez de toutes ces tentatives de culpabiliser le citoyen, on n’ose pas s’adresser aux grandes surfaces qui multiplient les emballages, ça dépense des matières premières et de l’énergie ça polue, mais le consommateur n’a rien demandé lui. En Allemagne les grandes surfaces ont obligation de mettre à disposition un container pour déposer ces emballages inutiles avant de quitter le parking

          • NielsGi
            • Posté à 09h32 le 25/09/2007
            • Internaute 14507

            Après l’introduction de la « taxe au sac » pour les ordures à Zürich, la pollution de l’air dans la ville est remontée au niveau des années 80, « grâce » aux cheminées de salon qui se voyaient soudainement alimentées par des ordures ménagères.

            A mon avis le problème devrait être considéré sur le long terme, avec des campagnes de sensibilisations nombreuses et la mise à disposition de bacs pour les matières recyclables.

            • Anonyme répond à NielsGi

              Bonjour,

              Je suis journaliste, chef de la rubrique déchets du magazine « Environnement & Technique ». Pourriez-vous me mettre en contact, d’une manière ou d’une autre (mèle...), avec NielsGi. Ce qu’il dit m’intéresse vivement. Mon adresse : voilier@laposte.net.

              Merci infiniment.

              OG

            • Anonyme répond à NielsGi

              A Bruxelles, on doit achetere les sacs officiels pour les déchets (4 types différents, blancs pour les déchets de cuisine, bleus pour le plastique et le métal, jaunes pour le papier et le carton, verts pour les déchets de jardin). Les sacs non officiels ne sont pas ramassés et si le propriétaire est identifié, il subira une amende. Il y a maintenant des bacs à déchets des trois premières couleurs dans les stations de métro. Pour le verre, il existe de nombreux réceptacles dans les rues (un pour le verre bland et un autre pour le verre de couleur). Cela semble marcher convenablement

          • Anonyme

            La fin des « jetable » (piles, mouchoirs, etc), le retour « des consignes“(huile de vidange,verres, toxiques), des rechargeables, la détaxations des alternatives cyclables et non des recyclables qui est une belle arnaque...
            Pas une loi idiote qui entraînerai la pollution de nos forêts.

          • Anonyme

            Excellent point de vue ! C’est là que çà se passe et cette histoire de bacs, jointe au paiement au volume, serait surement des plus efficaces. On verrait rapidement la grande distribution exiger de ses fournisseurs d’autres types d’emballages, et pourquoi pas vendre en vrac. Votez pour le cubi remplissable, citoyens !

        • Anonyme

          ah, l’Alsace... viens donc a Marseille, où il y a des gens en guenilles qui ramasse les poubelles toute la journée, bientôt chez vous aussi, je suis sur !

        • Anonyme

          L’Alsace peut-être, mais chez moi en Dordogne, département français,le ruisseau qui coule au fond mon jardin sert encore de dépotoire : cuisinières , vélos,plastiques en tout genre, les bas-cotés routiers sont jonchés de déchets : bouteilles,papiers... Les ruraux continuent de faire brûler à ciel ouverts tous leurs déchets plastiques, papiers sans se soucier le moins du monde de la polution émise . Des urbains voisins viennent se délester de leurs encombrants déchets dans nos forêts ... Il y a pourtant des décheteries comme partout, mais je suppose qu’il est plus simple de s’en débarasser dans les campagnes. Alors je dis non au paiement au poids, y’en a assez de nettoyer les ordures des autres.

        • Anonyme

          certaines communes ont du aussi rajouter des cadenas aux poubelles pour éviter que les voisins vous fassent payer leurs ordures. ça se complique...

        10 autres commentaires
      • Anonyme répond à celine_auriolles

        oui mais là on reste dans le tiers monde...avec ses abus et dérives incontrolés, plus la sous-éduction persistante du peuple.
        il suffit de regarder (chez nous), les camps de gens du voyage, on y voit la meme chose...

      • Anonyme répond à celine_auriolles

        oui mais là on reste dans le tiers monde...avec ses abus et dérives incontrolées.
        nous avons le meme phénome dans nos riches pays aux abords des camps de gens du voyage

      • Anonyme répond à celine_auriolles

        On pourrait peut-être assortir le dispositif d’amendes pour les dépôts sauvages. A la Suisse quoi : un papier jeté = 150 €… ça complémenterait les recettes ; Mais sur le principe du pollueur payeur je suis d’accord. en plus comme la plupart d’entre nous aurait la sagesse de laisser au supermarché les sur-emballages (cartons de yaourts etc.) cela pénaliserait aussi la grande distribution (qui devrait elle même payer pour se débarasser des ces ordures) Elle lésinerait alors moins à faire ce que l’on attend tous depuis des lustres : réduire la quantité d’emballages à la source… Et puis comme les riches consomment logiquement plus que les pauvres, il n’y a pas de raison pour qu’ils paient autant !

      • Anonyme répond à celine_auriolles

        c’est une bonne idee mais trés dure à mettre en place. Les Allemands et autres nordiques ont cette mentalité depuis des décennies. Les Francais eux...pas besoin d’en parler ! ! On sent venir les raleurs, ceux qui vident leurs poubelles dans celle des autres, ou dans la nature...Il faudrait penser aussi a cette chere grande distribution qui nous gavent de produits emballés. (formats individuels...)Si je suis taxé au poids de mes dechets, j’achete une boite de cereales et je laisse le carton dans le magasin....

    • Deborah
      • Posté à 18h26 le 24/09/2007
      • Internaute 3584

      Et si pour commencer, on réduisait les emballages ? Quand je vois à quelle vitesse se remplit ma boîte à ordures j’ai le vertige. Je ne suis pas la seule. Mon caviste n’en peut plus de tous ces emballages superfétatoires qu’il doit, lui aussi, évacuer.
      Mais qui va oser convaincre les industriels de l’emballage de réudire leur production, et de travailler sur des emballages plus performatns et moins encombrants ?
      D’ailleurs, trier, certes, mais quand on n’a pas la place de multiplier les collecteurs (comme dans mon immeuble) on ne résoud pas grand chose.

      • Anonyme répond à Deborah

        En effet, il faut s’attaquer aux emballages ; pourquoi ne pas faire comme en belgique où les super sont obligés de recuperer les dits emballages ? en France c’est toujours le consommateur qui paye !

         
        • Anonyme

          En effet, plus qu’aux emballages, c’est aux emballeurs qu’il faut demander des comptes.

          Je me souviens des bouteilles consignées.C’était il y a 50 ans...
          Je suis prêt à recommencer

          • Anonyme

            En Allemagne même les bouteilles en plastiques sont consigné, elles sont d’ailleurs plus cherre que celle en verre.
            Souvent 25 centimes, et 8 centime pour une bouteille de bière en verre.

            • Anonyme

              Lorsque le paiement de l’enlèvement des ordures ménagères au poids a été instauré en Allemagne, les voisins de mon ami déposaient leurs sacs dans les bennes des autres voisins..... depuis, le système a été modifié et ce n’est plus possible. Néanmoins, dans sa cuisine, il a 4 compartiments différents (il faut déjà avoir de la place) et je n’ai pas su où déposer des cotons tiges souillés, que j’ai ramenés en France.

              Ici, ma commune a ouvert une déchetterie où nous pouvons déposer quasiment tout : électro-ménager, huiles diverses,verre, déchets végétaux, papiers, gravats de construction,etc.etc. MAIS il n’y a pas de tri sélectif imposé, la somme à débourser pour remplacer toutes les bennes à ordures semblant par trop importante à la municipalité.

          • Succédané
            Succédané
            Qui n'est pas mais pourrait l' (...)
            • Posté à 09h33 le 25/09/2007
            • Internaute 13938
              Qui n'est pas mais pourrait l' (...)

            Il y a encore une vingtaine d’année Mammouth disposait d’une machine de reprise des verres consignés fonctionnant 24/24
            En europe beaucoup de pays ont même adopté la consigne des bouteilles plastique

        • Anonyme

          génial : jusqu’ici on avait un camion qui passait devant chez 2 fois ou 3 fois par semaine pour récuperer vos déchets et les recycler
          Maintenant on va garder les emballages puis prendre sa voiture et les ramener l là où on les a achetés.
          - les emballages de yaourt et les barquettes de polystyrène au super marché
          - l’emballage de la commode du petit chez I..a
          - les cartons des achats par internet à la Poste
          - la boite du fer à repasser chez D...Y
          Et ces vendeurs font eux venir un camion pour porter tout ça à recycler.
          Quel progrès !

          • Anonyme

            Il suffit de les ramener en retournant faire ses sourses la fois suivante.
            Quand il s’agit de pleurer sur le dérèglement climatique et les été pourris, y’a du monde, mais pour le bon sens et les petits efforts quotidiens...

          • Anonyme

            Suis bien d’accord avec toi !
            Le tri est adapté à ceux qui vivent en maisons individuelles en immeubles c’est bcp moins simple. Les appartements sont petits et la répartition des poubelles mal organisée. C’est décourageant et moi qui ai envie de trier je laisse parfois tomber.

            On pourrait imaginer de nouveaux emplois de collecteurs à domicile pour faciliter le recyclage dans les cités.

        7 autres commentaires
      • Anonyme répond à Deborah

        Et si pour commencer on arrêtait de croire que nous marcherions dans la combine ?

        Le pollueur payeur ne pourrait être que le particulier ?

        Le cancer, c’est la clope !
        Pas l’industrie.
        (Amiante, additifs, rejets, émission de CO2... - Quand j’étais gosse, il y avait des pubs TV pour l’amiante ciment)
        Ou alors l’industrie automobile mais uniquement quand TU prends ta chignole.

        Les emballages, c’est toi, c’est moi ?
        (Tiens, l’emballage pharmaceutique c’est deux boites pour un traitement de 10 jours, chacune comportant la posologie pour 9 jours - Mais le déficit de la sécu, c’est les tire-au-culs qui se « font » arrêter - Pas par la police, hein ?)
        Ton caviste, il pratique la consigne ? (Au lieu de se plaindre comme tout commerçant qui se respecte - Et ne cesse d’augmenter ses tarifs aux centimeS d’euro comme avant aux centimeS de franc)

        Les industriels, c’est pas convaincre qu’il les faut, c’est contraindre (Ils subissent, eux-même, la contrainte de bénérfice, c’est pour ça que...)

        Un état/gouvernement, ça sert à contraindre
        A respecter la sécurité routière comme l’environnement
        Et pas seulement en théorie..
        Parce que sinon, ça sert à rien. (Dans le meilleur des cas)

         
        • Gargamel
          • Posté à 05h16 le 25/09/2007
          • Internaute 12822

          Les gens formidables trient leurs ordures depuis longtemps
          C’est même comm’ça qu’ils distinguent le MEDEF du gouvernement.
          Z’ont des poubelles pour le verre, le plastique, le carton,
          Et font l’boulot des industriels pour pas un rond…
          (Les Malpolis)

          • Anonyme répond à Gargamel

            Pour l’annecdote, je connais une famille allemande qui depuis de nombreuses années a fait le choix du tri sélectif total : choix d’achats avec embalalge réduit, mise ne place d’un composteur, recyclage systématique de toutes les matières, verre, papier, plastique emportés à la benne et les métaux que les enfants rapportent aux collecteurs avec le soutien des parents pour y ganger quelques euro. Pour protester contre la redevance obligatoire, ils ont accroché leur poubelle vide à la fassade de leur maison.

            Mais cet exemple nous prouve que tout le monde peut recycler à condition de se donner la peine de le faire : dans mon quartier j’observe de temps en temps une mémé âgée qui malgré qu’elle marche péniblement, tient systématiquement à déposer emballages et papier dans les containers communs.

            Tous ces exemples nous prouvent que la redevance doit être calculée en fonction du poids des ordures, car seule la pression sur le porte-monnaie incitera les gens à faire des efforts. On le voit bien avec l’énergie et l’eau depuis que les factures grimpent. Alors pourquoi pas avec les ordures ? Et cela nous évitera des incinérateurs encore plus grands qui non seulement coûtent très cher à la collectivité, mais qui ont aussi un impact négatif sur la santé.

            Ces gestes sont des gestes faciles pour notre planète. Et que peut faire le gouvernement : la même chose qu’après le 1er choc pétrolier dans les années 1972 : des spots télé incitant au recyclage. En France, on a pas de pétrole, mais on a des idées.

        2 autres commentaires
      • Gro-Gro
        Gro-Gro répond à Deborah
        • Posté à 06h44 le 25/09/2007
        • Internaute 11900

        Je suis bien d’accord avec vous. Pourquoi ne pas payer directement en caisse les déchets générés par les biens que vous consommez ? On pourrait imaginer qu’il soit obligatoire d’indiquer sur tous les produits le poids du déchet qu’ils vont générer. Lors du passage en caisse s’afficherait alors le poids total de déchets de vos courses, et il vous faudra vous acquitter d’une taxe reversée à l’Etat ou la collectivité locale par le magasin. (ou alors, variante encore plus en amont, mais moins éducative : chaque fournisseur serait obligé, lors de sa production, d’indiquer la quantité de déchet total qu’il génère lors de sa production, et serait taxé en conséquence)

      • romu50
        romu50 répond à Deborah
        • Posté à 17h35 le 25/09/2007
        • Internaute 17074

        C’est une question qui doit être résolu rapidement, il est clair qu’aucune personne n’a pas le courage d’interdire aux industriels d’emballer a tout va leurs produits.
        Mais les industriels nes ont pas les seuls responsable. Nous sommes aussi responsable par le fait d’acheter des produits individuels ou à usage unique. Si chaque citoyen prend ses responsabilités en achetant soit en grande quantité ou des produits qui n’ont pas de sur-emballage...
        Ensuite il est tout à fait possible de trier ses déchets, il faut juste avoir la volnté d’agir, c’est le gros probléme de nous les français. Si personne n’agit sans je ne changera rien mais si tout le monde si met progressivement ca changera. Comme me disait un professeur on est d’accord pour faire avancer les choses mais sans efforts, car on est des fainéants. Il est urgent d’agir pour la nature et la planéte car je me demande dans quel état allons nous laisser la planéte a nos petits-enfants ?

    • Anonyme

      Pourquoi si peu de collectivités ont adoptés la REOM ?

      Parceque avec la TEOM, on est assuré, en tant que collectivité de la recette et que l’on a pas la charge de la gestion de la taxe (c’est l’état qui facture aux ménages et reverse aux collectivité)

      Par contre, avec la REOM, c’est la collectivité locale qui doit facturer aux ménages, donc assurer le coût de la gestion de la REOM (il faut alors qu’elle embauche un ou des fonctionnaires pour faire les mailing et les facturations) et la collectivité n’est pas assuré de la recette : si les gens ne payent pas , la collectivité doit rajouter des moyens financiers pour engager des recours.

      • Anonyme

        CA ! C’est intéressant.

        Y a-t-il un journaliste dans l’assistance ?

      • ray
        ray
        • Posté à 21h42 le 25/09/2007
        • Internaute 13362

        Effectivement, les élus locaux que je connais, bien qu’ils reconnaissent l’injustice du calcul des prélèvements, préfèrent la taxe à la redevance, les services fiscaux se chargeant de la collecte financière.
        Toutefois,une seconde raison moins avouée conduit les syndicats intercommunaux voire départementaux, à refuser le paiement au poids par pesée au cul des bennes. Des contrats ont souvent été passés entre ces syndicats et les entreprises d’élimination, notamment les incinérateurs, avec fixation d’un tonnage annuel à atteindre impérativement, de telle sorte que si ce tonnage n’est pas atteint, la collectivité est obligée de payer un dédit.
        Tout pour encourager la réduction à la source, le tri sélectif poussé, le traitement des déchets humides et tant pis pour les populations riveraines des centres de stockage de déchets ultimes ( enfouissement) et des incinérateirs ( dioxines, furanes, PCB et métaux lourds).

    • Anonyme

      l’article de julien martin sur l’école et l’esprit d’entreprise, sujet intéressant s’il en est, a disparu des premières pages dès sa première journée...

      déplaisit-il trop au MEDEF ?

      et cela a-t-il une incidence sur la mise en avant de tel ou tel article par rue89 ?

      circulez, il y a autre chose à « décrypter »...

      quiconque « attend » la suite, jamais ne s’interroge sur le présent.

      aïe...

    • Anonyme

      je pense qu’il nous faut un effort dans le sens d’acheter les produits qui ne sont pas emballés dans « x “ plastique dur, ou carton .... ceci est fait pour les super marché qui présente les produits .
      Donc il faut aller à la source de nos déchets, je pense que ça serait plus constructif .... un effort achetons les produits dans les magazins qui vendent à la pièce....et prenez avec vous le petit sac qui est toujours présent avec vous, ainsi vous ferez un pas énorme pour la planète ...... oser,

    • Anonyme

      j’irais les jeter chez mon voisin !

    • Anonyme

      J’habite une petite commune de la Côte d’or, et la communauté de commune dont mon village fait partie a voté le paiment des ordures aux kilos. Je m’en suis réjouie, ainsi chacun son compte. En plus on nous a fourni gratuitement un composteur pour le triage des épluchures, cendres etc...
      Voilà comment on arrivera à limiter les déchets, un peut de civisme et tout ira mieux dans tous les domaines ! ! !

      Mariette Aubert 21690 Salmaise

    • nicoecolo
      nicoecolo
      Indépendant
      • Posté à 01h29 le 28/09/2007
      • Internaute 17895
        Indépendant

      C’est sûr, payer au kilo est une chose très très logique... Mais malheureusement la majorité des communes ne bougeront pas le petit doigt. Pourquoi ? On a construit beacoup d’incinérateur qui coutent très cher, il faut les utiliser... On a oublié de développer une filière compostage qui pourrait réduire de beaucoup le volume incinéré, et donner un sens au sac en amidon de maïs. Par exemple, mais on pourrait aller très loin dans cette reflexion.

      Juste deux exemples vécu :

      - Habitant de la Grande Motte, ville touristique, je me suis étonné en observant le ramassage, très régulier : 9 fois sur 10 les deux poubelles sont vidées dans la même bene ! ? Au dout de 10 fois, j’ai fini par appeller le service responsable de la communauté de commune,e t on m’a répondu que dans mon quartier on triait mal, car on a des poubelles collectives et que le problème dans les villes touristiques, c’est que les gens de passage (Nombreux 8), on e retrouvait avec différentes méthodes de tri et que donc les poubelles recyclables étaient contaminées... Faut savoir que les méthodes de tris dépendent des installations des communes, et que donc on tri pas pareil à Montcuq qu’à Canohès.

      Autre exemple plus court : Montpellier. Quand on y habite en centre ville, dans l’ecusson historique pieton, il faut aller loin, très loin, pour jetter son verre dans les collecteurs. Si loin que même des purs ecolos rechignent à y aller. Pourtant un camion y collecte le verre des cafés et restaurateurs, mais quand on leur demande de prendre le notre, il disent qu’ils ont pas le droit et qu’ils ont des consignes... Vivement que la bêtise nous étouffent, qu’on arrête d’entendre ces insultes au bon sens !

      Voila, le problème des déchets n’est pas si simple à régler...

    • Anonyme

      Ben, pas moi, du tout même.
      Comme si une taxe résolvait le problème !
      En Belgique, les dépôts sauvages d’ordures ont ils diminués ? A la frontière (j’habite Lille et travaille au MEDAD) de nombreux belges déposent leurs ordures en France, aux endroits ad-hoc, ou pas. Une ville Belge (je n’ai plus le nom en tête) est polluée à la dioxine car les habitants brûlent leurs déchets chez eux. En République Tchèque, les poubelles sont cadenassées pour ne pas que le voisin y mette ses déchets.
      Je vous laisse imaginer ce que ça donnerais dans un pays comme le notre ou les dépôts sauvages sont encore très courant, ou le citoyen cherche par tous les moyens à échapper à la Loi et à réduire ses dépenses.
      La solution, n’est pas d’arrêter une rivière à son embouchure, mais à sa source. Réduire les déchets à la source, c’est quoi ? Arrêter d’avoir des emballages multiples autour de ce que l’on achète (les Belges le font), arrêter de récupérer des kilos de prospectus dans nos boîtes aux lettres, etc. Mais cela demande de mettre les producteurs de ces déchets sous une réglementation stricte contraignante, bref d’avoir le cran d’affronter les industriels. Je vous laisse réfléchir à cela avec notre gouvernement (déjà que les précédents...).
      Parce qu’il ne faudrait pas oublié que nos déchets viennent de quelque part, réduisons les à la source.

  • Anonyme

    Et si on commencait par rendre obligatoire le tri sélectif ?
    J’habite dans un immeuble où il n’y a AUCUN tri. Et bien sur la décision d’avoir une poubelle jaune et un bac à verre dépend des coproprietaires ( et celle si a été refusée il y a quelques temps ).
    Moi qui suis locataire ( comme la grande majorité des habitants de mon immeuble ), je n’ai pas mon mot à dire là dessus ... Donc pas de tri selectif pour moi... (les containers ayant disparu des rues depuis que le ramassage des differentes poubelles est effectué )

    • Anonyme

      Moi c’est pareil ! j’habite un hyper centre ville comme on dit(Orléans pour ne pas le citer), et bien toujours pas de tri sélectif même pas la poubelle pour les papiers ... alors que la municipalité fait la chasse aux poubelles « sauvages » comme elle dit qui restent + 1 jour date de ramassage sur la voie publique. Elle va jusqu’à menacer les riverains d’une amende, mais pas un mot sur la responsabilisation des habitants sur le tri sélectif, juste de l’habillage, de l’esthétisme, on connait ses priorités, faut surtout que la ville reste propre ... mais à géométrie variable je vous parle pas des crottes de chien (une honte) mais bon là c’est encore un autre débat ...

      C’est pas gagné !

      • Anonyme

        Venez habiter à Ingré, le tri sélectif à trois poubelles fournies est en place depuis longtemps...

  • Anonyme

    moi qui recycle tout, et qui me donne la peine de trier et de me déplacer pour jeter mes déchets recyclables, en calculant mes déchets périssables, je fais 1 à 2 poubelles par semaine et quand je vois que je paie 120€ par an en charge pour les ordures ménagères je calcule que mon sac poubelle me revient à 2€ ! ! ! !

    le principe de pollueur payeur pourrait être aussi appliqué !

    y’a’t’il un minstère de l’environnement dans ce gouvernement ?
    c’est vrai que la pollution va attendre que Hulot revienne de ses tournages pour TF1 ! pffff

    • Anonyme

      moi, à Marseille, je trie le plus possible, mais je doute de l’efficacité réelle de mon tri lorsque je vois la fréquence du ramassage : il se passe des jours et des jours entre le passage des bennes, les ordures débordent par terre et se mélangent. Vu le je m’enfoutisme de la municipalité (décharge d’Entressen ; incinérateur en construction sur la commune voisine qui n’en veut pas...) je me demande sérieusement si ce tri n’aboutit pas purement et simplement dans la décharge générale (sauf peut être le verre et le papier) ! Comment vérifier ? Comment contrôler les édiles ?

    • Anonyme

      Il y a bien un ministère, mais... y a-t-il un ministre ?

  • Casseb
    • Posté à 15h22 le 24/09/2007
    • Internaute 12798

    Si les industriels de l’agro alimentaire commencaient par limiter le « sur emballage » des produits une partie des déchets pourrait peut-être être élliminé en amont. Maintenant, responsabiliser les consomateurs en attanquant le porte mpnnaie, pourquoi pas ? ça se fait dans certaines régions je crois. mais pratiquement ça parait difficile à mettre en oeuvre dans les agglomérations ou les poubelles sont commune aux habitants des immeubles. Je vois mal des dizainnes de poubelles alignées dans la cour de mon immeuble (3 pour chaque appartement avec le tri sélectif)

    • Anonyme répond à Casseb

      L’article est intéressant ; c’est un joli travail sur la visibilité ! Vous avez raiso le SUR-EMBALLAGE reste un problème, et l’application de mesures de visibilité à l’habitat collectif semble bien diffiile.

      Chaque lecteur va se demander comment passer à l’acte, précisément chez lui, compte tenu des réalités locales. Pas évident. En ville, comment faire dans les immeubles ! Un traitement global n’y rendrait pas les coûts très visibles.

      Je vis presque entre campagne et ville, et j’ai le bonheur d’avoir un terrain modeste. Depuis longtemps, je composte. Et j’en suis fier. C’est-à-dire que je reconstitue de l’humus, du terreau à partir des déchets organiques de notre table, les épluchures et les restes alimentaires, plus quelques déchets du jardin que j’évite de brûler. Un cas particulier mais qui pourrait se développer en milieu non urbain ou en banlieue avec jardinets. (Je peux donner des conseils à ceux qui voudraient essayer……)

      Au final, ma poubelle ne contient que des emballages de produits achetés pour l’essentiel en grandes surfaces, boîtes des chats, cannettes de bière, cartons et plastique d’emballage. Dans ma région, le tri sélectif officiel ne s’est pas imposé de façon rapide ni profonde, les containers spécialisés existent maintenant mais comme nous croyons savoir que ce qu’ils contiennent n’est pas RÉELLEMENT utilisé pour des activités de recyclage en aval, ça fait pas sérieux. C’est le grain de sable !

    • Claude PELLETIER
      Claude PELLETIER répond à Casseb
      Retraité dans son jardin
      • Posté à 18h50 le 24/09/2007
      • Internaute 10710
        Retraité dans son jardin

      L’article est intéressant ; c’est une bonne étude sur la visibilité !
      Vous avez raison le SUR-EMBALLAGE aggrave les choses, et l’application de mesures de visibilité en habitat collectif semble bien difficile.

      Chaque lecteur va se demander comment passer à l’acte, précisément chez lui, compte tenu des réalités locales. Pas évident. En ville, comment faire dans les immeubles ! Le traitement forcément global masquerait les réalités….

      Je vis entre campagne et ville, et je dispose d’un terrain modeste. Grâce à celui-ci et depuis longtemps, je composte. Et j’en suis fier. C’est-à-dire que je reconstitue de l’humus, du terreau qui retournera à la terre, à partir des déchets organiques de notre table, les épluchures et les restes alimentaires, plus quelques déchets de jardin que j’évite de brûler. Les poubelles sont bien allégées. Ce cas est particulier mais il pourrait se développer en milieu non urbain ou en banlieue avec jardinets. (Je peux donner des conseils à ceux qui voudraient essayer……)

      Au final, ma poubelle ne contient que des emballages de produits achetés en grandes surfaces, boîtes des chats, cannettes de bière, cartons et plastique d’emballage (et sur-emballage). Dans ma région, le tri sélectif officiel ne s’est pas imposé de façon rapide ni profonde, les containers spécialisés existent maintenant mais comme nous il se dit que ce qu’ils contiennent n’est pas RÉELLEMENT utilisé pour des activités de recyclage en aval, ça fait pas sérieux. C’est le grain de sable !

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