30/05/2009 à 12h40

Et si l'on autorisait les candidats au bac à se connecter au Net ?

JM Manach | journaliste

Pourquoi demander aux élèves de mémoriser des données disponibles sur Internet ? Le Danemark teste la mesure.


A l’ENA en février 2009 (Philippe Wojazer/Reuters)


Internet à l’école, c’est bien. Mais au bac, et lors des examens ? Le Danemark a décidé d’autoriser, à titre expérimental, les lycéens à accéder au Net pendant leurs examens. Une mesure qui, si les tests sont concluants, pourrait être généralisée en 2011.

« Quand vous faites un devoir à la maison vous avez accès à Internet. Donc, pourquoi en priver les candidats au bac ? », s’interroge Le Café Pédagogique. Le constat dressé par les autorités danoises est simple, souligne pour sa part le Guardian : la collecte des informations étant désormais, en grande partie, confiée aux ordinateurs, pourquoi demander aux élèves de mémoriser par coeur des données que l’on peut relativement facilement retrouver sur l’internet ?

Le risque de plagiat ? Il existe des outils pour le repérer, précisent les promoteurs de la méthode. Et pour éviter les risques de tricherie, les élèves n’auront pas le droit d’utiliser de messagerie instantanée, pas plus que les traducteurs automatiques, et leurs écrans seront de toute façon contrôlés, de manière aléatoire, par des surveillants.

Des sujets qui ne se prêtent pas au copier-coller

Il existera de toute façon des moyens détournés de tricher, mais, et comme le souligne Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction de l’Etudiant, l’accent sera mis sur la dissuasion, à la manière des contrôles antidopage :

« L’autre condition étant évidemment d’imaginer des sujets qui ne se prêtent pas au copier-coller... Donc des épreuves qui font appel à la réflexion, aux capacités de synthèse (afin de) vérifier que les élèves n’ont pas seulement appris mais compris. »

Et c’est le point le plus important : en autorisant les élèves à aller sur le Net pendant leurs examens, le Danemark parie sur leur capacité d’analyse, et de synthèse, et donc sur leur intelligence, plutôt que de continuer à reposer l’évaluation sur leurs capacités à régurgiter, ou « copier/coller » de mémoire, ce qu’ils ont appris par coeur.

Certes, l’un n’empêche pas l’autre, et le pari est osé, mais il a le mérite de s’adapter à la réalité quotidienne des élèves, plutôt que de continuer à faire comme s’ils vivaient encore au temps où l’accès à l’information était une ressource rare.

Une question d’usages

Pour François Jarraud, rédacteur en chef du Café Pédagogique :

« L’initiative danoise a aussi l’intérêt d’accéder à un espace que l’Ecole a bien du mal à investir : celui des pratiques sociales des adolescents. Intégrer Internet c’est aussi faire un lien entre l’Ecole et la vie réelle des adolescents, tous “digital natives” ».

Sur Politiken.dk, la présidente d’une association de lycéens s’en réjouit :

« Les examens doivent être le miroir de la vie réelle et quand vous écrivez des rapports au travail, vous utilisez Internet. »

C’était d’ailleurs tout l’intérêt de School 2.0, initiative du bureau des technologies éducatives du Département de l’éducation américain qui, plutôt que de se focaliser sur le matériel et les logiciels, tablait sur la mise en réseau de tout l’écosystème scolaire (élèves, enseignants, parents, personnels administratifs, politiques et techniques), au motif qu’« il n’y a pas un chemin unique pour aller vers l’école de demain », et que l’intégration des technologies à l’école est de la responsabilité de tous.

School 2.0

Comparant l’expérimentation danoise à l’autorisation d’utiliser les calculatrices aux examens, Emmanuel Davidenkoff remarque également qu’il avait alors « fallu modifier les épreuves, déplacer les enjeux, se dire que la maîtrise de certains procédés purement techniques - comme le calcul mental par exemple - comptaient moins à ce niveau que la capacité à bâtir un raisonnement et à le démontrer ».

Skolanet, une association de promotion et de développement du e-learning, note que si la calculatrice a « supplanté le calcul mental y compris pour des opérations basiques, (et que) l’utilisation d’un ordinateur relié à Internet pourrait aisément remplacer une partie de notre mémoire, (...) les opérations basiques ont été mémorisées en amont et c’est grâce à cette assimilation de connaissances basiques que l’apprenant peut utiliser la calculatrice ».

Apprendre à « lire » et décrypter le Net

A contrario, il faut aussi être capable d’identifier les informations les plus pertinentes : une chose est de savoir lire, une autre est de savoir chercher des informations sur le Net, et une troisième est de les vérifier, et de s’assurer de leur validité.

Toutes choses qui, à ce jour, ne sont précisément pas enseignées à l’école, et dépendent en bonne partie des usages et de la pratique qu’ont les élèves d’Internet, ce qui pose aussi le problème de la fracture numérique.

François Jarraud relève ainsi qu’il y a trois semaines, l’Angleterre annonçait sa propre révolution pédagogique :

« Les nouveaux programmes de l’école primaire font des TIC un élément aussi central que les maths et l’anglais. En fait la littératie, la numératie, les TIC et le développement personnel sont les 4 points importants de ces nouveaux programmes. On attend des enfants un certain niveau de maitrise des TIC, par exemple de Facebook, du tableur, de Twitter, et on considère cette exigence comme aussi importante qu’apprendre à compter.

“L’autre innovation c’est qu’avec ces cours, avec le retour des langues vivantes, avec l’enseignement obligatoire des arts, de l’histoire, de la géographie, ces programmes rompent sans le dire avec la domination du lire - écrire - compter imposée par le système de tests nationaux. Les programmes renouent avec la prise en compte de la totalité de la personnalité de l’enfant et visent un épanouissement qu’il sera plus difficile d’évaluer.

‘Ainsi est en train de se dessiner un espace européen qui fait délibérément le choix d’accorder à la culture numérique et à ses usages une place essentielle. Peut-être parce que la culture de ce siècle est numérique et que l’ignorer c’est fabriquer des analphabètes.’

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  • SiDi
    SiDi répond à Mamz
    En état de choc
    • Posté à 17h01 le 30/05/2009
    • Internaute 24795
      En état de choc

    En 3 heures, il faut une demi-heure pour un plan à peu près complet, et ensuite, rédaction direct : D

    Je suis en filière scientifique, donc j’ai eu peu de français / langues / philo, mais j’ai jamais fait de brouillon pendant un exam... Trop de temps à écrire, sinon.

  • Badgud
    Badgud répond à mindless
    Athée
    • Posté à 17h59 le 30/05/2009
    • Internaute 75022
      Athée

    « Super, reste plus qu’un petit FTP avec tous ses cours et TD numérisés dessus et la triche n’aura jamais été aussi facile… »
    Les danois n’ont pas la même mentalité que les français. Ils se font confiance.
    Par exemple pour ma part, je suis un stagiaire à l’université de Copenhague, les clés que l’on m’a fourni me permettent d’aller partout dans ma faculté et ce quand je veux. Je pense que je n’ai pas besoin de vous faire un dessin sur les possibilités que ça donnent.
    Néanmoins ils m’ont donné leur confiance, et je ne la trahirais pas. C’est si difficile que ça à comprendre.

    Le bac n’est pas un évènement aussi important qu’en France. Au Danemark, c’est juste une étape, rien de plus. Il y a beaucoup moins de pression sur les étudiants, ces derniers sont donc moins tenté d’avoir recours à la tricherie.

    « on favorise la régurgitation de connaissances sans avoir besoin de se les approprier (... par la compréhension des phénomènes en sciences). »

    Pour la science, excusez moi, mais en France, on ne s’approprie pas les connaissances. On apprends par coeur et on recrache les données apprises lors de l’exam. Après une semaine, on a quasiment tout oublié. Pour s’approprier les connaissances, il faudrait plutôt faire des dossiers, ce que j’ai très souvent fait lors de mon semestre d’étude au Danemark.
    Le bourrage de crâne ne permet pas de s’approprier les connaissances.

    • mindless
      mindless répond à Badgud
      Etudiant
      • Posté à 20h04 le 30/05/2009
      • Internaute 74225
        Etudiant

      « Pour la science, excusez moi, mais en France, on ne s’approprie pas les connaissances. On apprends par coeur et on recrache les données apprises lors de l’exam. Après une semaine, on a quasiment tout oublié. Pour s’approprier les connaissances, il faudrait plutôt faire des dossiers, ce que j’ai très souvent fait lors de mon semestre d’étude au Danemark.
      Le bourrage de crâne ne permet pas de s’approprier les connaissances. »

      Je suis entièrement d’accord avec vous et je le déplore...
      Je suis passé par un Bac S et je suis actuellement en spé. J’estime être un « scientifique dans l’âme » et personnellement, je n’ai jamais réussi a apprendre par cœur. Par contre, si j’arrive a comprendre, je suis sur de m’en souvenir.

      Encore une fois, quand je disais que 3/4h n’étaient pas suffisant pour réfléchir, j’avais en tête un vrai devoir scientifique qui est suffisamment bien fait pour que même en cherchant tout internet, on ne trouve pas la solution toute cuite. Dans ce cas, 3/4h c’est vraiment peu.

  • framboise.
    framboise.
    incognitotte
    • Posté à 14h03 le 30/05/2009
    • Internaute 80729
      incognitotte

    Quand on aura compris que l’élève sait faire preuve d’intelligence et se servir d’outils de son temps, comme au Danemark, on aura fait un grand pas contre la répression et l’apriorisme des essais de la recherche en matière d’ Enseignement !

    –-Les rapports Pisse A s’en porteront mieux ! –-

    Un médecin humble utilise bient le dictionnaire médical !

  • Bad Time For Human Kind
    Bad Time For Human Kind
    Chieur Public
    • Posté à 14h07 le 30/05/2009
    • Internaute 53377
      Chieur Public

    Idée intéressante mais inapplicable en france. La sacralisation du « par coeur » reste de mise. Faire des enfants autonomes (voir ultra-gauchiste ;) ), n’interesse pas grand monde par chez nous.

    Regardez nos élites : on privilégie les neuneus scolaires...

  • Merak
    Merak
    pré retraité
    • Posté à 14h07 le 30/05/2009
    • Internaute 59409
      pré retraité

    Donc, si j’ai bien tout compris, au lieu de s’embêter à construire chez l’apprenant un savoir structuré et cohérent basé sur des contenus permanents validés par un corps compétent (des livres ...) on va lâcher nos ados dans un monde sauvage ou le meilleur et le pire cohabitent au gré du temps, changent au gré des rumeurs et finissent par servir les intérêts des dominants.

    J’ai quand même l’impression que ce système ne favorise encore plus les mécanismes d’auto-reproduction sociale.

    Pour ceux que les problèmes de singularité (technologique) intéressent, je me demande si ce n’est pas l’homme qui est en train de faire le plus grand pas.

    • Bad Time For Human Kind
      Bad Time For Human Kind répond à Merak
      Chieur Public
      • Posté à 14h13 le 30/05/2009
      • Internaute 53377
        Chieur Public

      « le contenu validé par un corps compétent »

      Vous faites l’apologie du formatage...

      Apprendre le discernement, c’est quand même mieux non ?

      • Merak
        Merak répond à Bad Time For Human Kind
        pré retraité
        • Posté à 14h45 le 30/05/2009
        • Internaute 59409
          pré retraité

        Le discernement ? Sur internet ? bon courage ...

        Mon propos était de souligner que la structure même d’internet ne se prête pas à la formation des esprits.

        Internet n’est qu’une illustration du monde libéral : des renards libres dans un poulailler libre.

         
        • Bad Time For Human Kind
          Bad Time For Human Kind répond à Merak
          Chieur Public
          • Posté à 15h54 le 30/05/2009
          • Internaute 53377
            Chieur Public

          Internet est le reflet de notre société avec ses travers et ses excès.

          Mais ou est le problème ? Ne doit on pas préparer nos enfants a (sur)vivre dans la société ?

          Les enfants trop couvés, font des adultes névrosés !

        1 autres commentaires
      • Au sud de nul part-
        • Posté à 14h54 le 30/05/2009
        • Internaute 57434
          Situation

        Apologie du formatage : des livres librement disponibles en bibliothèque ?

        Comment, selon vous, se forme l’intelligence ?

        Factotum

         
        • Bad Time For Human Kind
          Bad Time For Human Kind répond à Au sud de nul part-
          Chieur Public
          • Posté à 15h17 le 30/05/2009
          • Internaute 53377
            Chieur Public

          Qu’appelez vous intelligence ?

          - capacité d’apprentissage
          - capacité de résoudre des problématiques complexes
          - capacité d’innovation/création
          - capacité de « bon sens »

          C’est très subjectif l’intelligence...

          • Bad Time For Human Kind
            • Posté à 23h26 le 30/05/2009
            • Internaute 53377
              Chieur Public

            J’oubliais !

            Dans nos sociétés modernes la capacité à entuber ses semblables est aussi un gage d’intelligence...

          • Adri_
            Adri_ répond à Bad Time For Human Kind
            MusicOs et environnementaliste (...)
            • Posté à 00h25 le 31/05/2009
            • Internaute 63292
              MusicOs et environnementaliste (...)

            Très intelligent comme remarque.. : b

        • SiDi
          SiDi répond à Au sud de nul part-
          En état de choc
          • Posté à 17h06 le 30/05/2009
          • Internaute 24795
            En état de choc

          Je crois qu’à part pour les matières un tant soit peu « politiques » (histoire géo / économie / philosophie, où j’ai parfois été abhorré par la quantité de propagande que peuvent débiter certains profs un peu « droitiers », mais je suppose que les étudiants de droite pensent la même chose dans l’autre sens), il n’y a pas de « formatage ».

          Quand on parle de physique / chimie, de mathématiques, d’informatique fondamentale, de mécanique ou d’électronique, il y a des faits, démontrés ou pas, et qu’un professeur est tout à fait capable de dire à ses élèves quand il y a des divergences dans la communauté scientifique sur un sujet, ce qui n’en rend pas infiniment plus pertinent, pour des lycéens, un livre de lycée que le site web d’un quelconque amateur de chimie, dont le contenu n’est pas vérifié dans son intégralité par le corps enseignant (parce qu’une faute sur un document pédagogique, ça fait des dégâts).

          Et quand on commence à toucher à des sujets complexes, pour lesquelles il y a de vrais conflits et parti-pris de la part de scientifiques, en général on est déjà à la fac, et ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-mêmes n’y ont pas leur place ;)

          • Thomas_
            Thomas_ répond à SiDi
            Jeanclaudebrialiste
            • Posté à 18h41 le 30/05/2009
            • Internaute 44689
              Jeanclaudebrialiste

            Dans les sciences dites dures il y a certes les faits, mais des faits dont la compréhension sont construits, et dont le mode de construction est aussi très important. Et ces « champs » sont aussi très largement infusés de théories, de modèles. Bref il y a aussi, et dans une très grande mesure, des constructions « politiques » dans les sciences dures.

            Simplement dans les sciences sociales, et encore plus dans les sciences humaines, c’est plus évident. Pas plus existant.

          • Au sud de nul part-
            Au sud de nul part- répond à SiDi
            Situation
            • Posté à 18h42 le 30/05/2009
            • Internaute 57434
              Situation

            Bonjour sidi.

            Exact. Le terme de formatage ne convient guère.

            Je ne peux parler que de ce que connais
            .
            En faculté et notamment en philosophie, au regard du type de travail qui est demandé aux élèves, internet est certes d’une grande utilité, mais il ne remplace pas la lecture obligée des commentateurs des auteurs que l’élèves doit étudier. Ces commentateurs ne sont la plupart du temps pas édité en « poche » et ne sont accessibles que dans les bibliotèques spécialisées de chaque section. Pour cette discipline, avoir accès à internet ou à une bases de données choisies lors d’une épreuve, n’a aucun intérêt : si l’élève doit commenter un texte de Spinoza, par exemple, il n’y parviendra que s’il a lu cet auteur de manière suivie, avec l’appui d’un cours, et par la lectures des commentateurs les plus éminents. Bien sûr, aussi, la réussite pour ce type d’épreuve suppose un bon niveau à l’écrit.

            J’ajoute que je comprends pas vraiment pourquoi l’on voudrait dissocier le travail de la mémoire d’avec l’intelligence comme capacité à construire un problème. A partir de la fac, l’élève est un apprenti qui se forme au contact d’un héritage : peut-il s’en passer et s’imaginer penser par lui-même à partir de rien ? J’ai le sentiment, mais je peux me tromper, que la mémoire est ici envisagée comme un réservoir que l’élève n’aurait plus à remplir puisqu’un outil technologique pourrait l’en dispenser. Cela me semble bien étrange, car je crois que la mémoire est une faculté qui se travaille et qui participe grandement à l’intelligence en acte.

            Factotum

        6 autres commentaires
    • SiDi
      SiDi répond à Merak
      En état de choc
      • Posté à 14h14 le 30/05/2009
      • Internaute 24795
        En état de choc

      C’est vrai... difficile de dire « allez sur le Web prendre ce qu’il vous faut », comme on le dirait d’une bibliothèque. Les maths sur le web, passe encore, mais pour les sujets d’histoire géo, c’est encore plus sujet à manipulations que les livres...

      Alors le Web aux exams, pourquoi pas, mais autant utiliser une version numérisée d’une grande quantité d’informations, ça évite de faciliter la triche et d’avoir des copies transformées en conglomérats de résultats Google approximatifs.

      • Au sud de nul part-
        Au sud de nul part- répond à SiDi
        Situation
        • Posté à 14h55 le 30/05/2009
        • Internaute 57434
          Situation

        Oui : c’est ce que je crains aussi.

        Factotum

  • framboise.
    framboise.
    incognitotte
    • Posté à 14h10 le 30/05/2009
    • Internaute 80729
      incognitotte

    Enfin, il faut toujours que ce soit ce pays qui innove.

    BRAVO le Danemark qui se démarque de la pensée qui croit tout savoir et qui sanctionne pour sanctionner, pour faire croire que tout le monde gardera des souvenirs éternels des bachotages.
    Savoir analyser est bigrement auiis interessant, parallèlement à des questions de base, bien sûr !
    ––––-La connaissance et son utilité concrète, avec du recul, et analytique me paraît primordiale ! ––––––

    Mais bon......en France, on évalue sans souci de remédier !

    MERCI ! à rue89, aujourd’hui, je me suis régalée !

  • erqzor
    erqzor
    Détecteur de Greenwashing
    • Posté à 14h15 le 30/05/2009
    • Internaute 69919
      Détecteur de Greenwashing

    Très bonne initiative, c’est stimuler les facultés de recherche, de compréhension d’un sujet en accord avec les recherches introduites par la définition du sujet, encourager les étudiants à allier connaissances apprises et découvertes.

    Je trouve que un très bon stimulateur de curiosité pour les devoirs à la maison, et donc pour les examens c’est aussi une formidable base de connaissance pour enrichir sa réflexion. Je préfère cette approche et elle est déjà je pense pratiquée en France à petite échelle.

    Je prends pour référence certains de mes modules de Master II ou pour des sujets à l’écrit nous disposons de certaines ressources accessibles depuis un ordinateur.

    Très bonne initiative.

    • Merak
      Merak répond à erqzor
      pré retraité
      • Posté à 14h35 le 30/05/2009
      • Internaute 59409
        pré retraité

      on peut souhaiter, en effet, qu’en master les étudiants aient déjà appris à apprendre ... et disposent des possibilités de logique et de discernement pour traiter une information brute.

      • neopingouin
        neopingouin répond à Merak
        seul
        • Posté à 10h46 le 31/05/2009
        • Internaute 40173
          seul

        pourquoi voulez-vous attendre le master pour apprendre à apprendre ?

    • Atlantis
      Atlantis répond à erqzor
      Etudiant apolitique
      • Posté à 14h58 le 30/05/2009
      • Internaute 39710
        Etudiant apolitique

      En attendant, ça ne fait travailler ni la mémoire, ni l’analyse, ni la rédaction...
      Personnellement, je n’utilise jamais internet à la maison pour faire mes DM dans les matières à problématique (histoire, géo, philo, français à l’époque ou j’en faisais), et j’avais toujours des meilleures notent que ceux qui utilisaient internet- je ne me vante pas, je n’ai pas de facilités particulières, je ne suis qu’un élève moyen. Seulement, l’utilisation d’internet ne favorise pas un travail intellectuel digne de ce nom - analyser une problématique de dissertation ou commenter un texte de français est difficile avec google, aucun moteur de recherche ne peut le faire pour vous.
      Quant au prétexte de la somme de connaissance requise, il est plutôt malhonnête. J’imagine qu’un prof de philo de Rue +89 pourra confirmer ce que me dit la mienne : il ne faut pas de connaissances particulières sur l’auteur d’un texte pour l’analyser, et de même, une dissertation peut être parfaitement réussie avec peu de connaissances théoriques. Certes, il en faut un minimum, mais n’est ce pas là nécessaire à la construction d’une culture, d’un savoir personnel ?
      Même en histoire, il n’est pas nécessaire d’avoir d’énormes connaissances : il suffit de connaitre les faits les plus importants, et surtout d’analyser pertinemment leur origine, leur contexte, leurs conséquences. Ainsi, j’ai pu avoir une note correcte à une dissertation d’histoire en utilisant uniquement quelques faits (le sujet concernait la guerre froide) : Plan Marshall, OTAN, guerre de orée, crise de Suez, crise de Cuba, guerre au Vietnam, chute du mur de Berlin. Rien que de très général non ?

      • Jaydi
        Jaydi répond à Atlantis
        Sûr de ne pas être certain
        • Posté à 16h02 le 30/05/2009
        • Internaute 79502
          Sûr de ne pas être certain

        Oui mais seulement voila, ton cas n’est certainement pas révélateur d’une généralité.
        Je prends en particulier une de tes phrases si tu me le permets :

        **Même en histoire, il n’est pas nécessaire d’avoir d’énormes connaissances : il suffit de connaitre les faits les plus importants, et surtout d’analyser pertinemment leur origine, leur contexte, leurs conséquences. Ainsi, j’ai pu avoir une note correcte à une dissertation d’histoire en utilisant uniquement quelques faits (le sujet concernait la guerre froide) : Plan Marshall, OTAN, guerre de orée, crise de Suez, crise de Cuba, guerre au Vietnam, chute du mur de Berlin. Rien que de très général non ? **

        Si je puis me permettre, t’as eu une très bonne note, et c’est tant mieux pour toi. Mais ta bonne note ne fais pas de toi quelqu’un de raisonné avec la tête bien faite.
        En fait je crois que tu manques de recul dans ta vision des choses : tu as eu une bonne note, donc ça veut dire que tu es bon, et voila c’est fini.
        Malheureusement, ce n’est pas cela la culture, les connaissances ou l’esprit critique.

        **Certes, il en faut un minimum, mais n’est ce pas là nécessaire à la construction d’une culture, d’un savoir personnel ? **

        Finalement tu te réfutes toi-même en quelque sorte : la formation de ton savoir personnel c’est donc essayer de trouver quelques idées dont tu as entendu parlé en cours pour plaire à ton prof et avoir une bonne note ? Je crois que tu es toi-même très loin d’avoir un esprit très critique et une analyse poussée.
        Tu es peut-être satisfait de ta réussite, mais moi je vois que finalement tu nous dis n’avoir qu’enfoncé des portes ouvertes.

        Quand je lis ton discours, je me dis plutôt que tu es un futur bachelier et que tu nous donnes toi même la preuve que cet examen est bradé, ni plus ni moins.
        Je suis moi-même passé par la case bac il y a quelques années, j’en sais quelque chose.

        Comme tu le dis, il ne faut que du très général pour s’en sortir honorablement. Ceci prouve donc bien que le système actuel ne fait que « sanctionner » une année (et non trois) de lycée avec uniquement quelques mots-clés.
        Faut arrêter de sacraliser le bac, il ne vaut plus rien du tout.
        Est-ce là ce que tu appelles un « meilleur » enseignement ? Car je te mets au défi de trouver une source d’informations aussi performante qu’internet pour tous les lycéens. Tu me diras qu’il y a des bibliothèques, mais ce n’est pas vrai du tout. Tous les gens n’ont pas d’accès à une bibliothèque. Je pense que fournir un accès internet et une « formation » adéquate à tous les lycéens et étudiants serait une très bonne idée.

        Je finis en te disant qu’internet est bel et bien indispensable quand tu fais de la recherche par exemple (en sciences du moins), car cet outil met à ta disposition quantité de papiers que tu ne pourrais pas voir autrement, et pour un coup relativement minime.

         
        • Atlantis
          Atlantis répond à Jaydi
          Etudiant apolitique
          • Posté à 21h53 le 30/05/2009
          • Internaute 39710
            Etudiant apolitique

          Ou je me suis mal exprimé, ou vous m’avez mal compris. Je pencherais d’ailleurs pour la première option.
          Je suis partisan d’une certaine rigueur concernant le baccalauréat : il est malsain d’obtenir 80% de bacheliers, qui, pour beaucoup, seront largués à la fac (1/3 d’abandon, voir 1/2 dans certaines voies !), au lieu de les laisser s’épanouir dans une voie (professionnelle peut être, même si le mot fait peur...) qui leur conviendrait mieux.
          Après, je ne tire aucune auto satisfaction de ma bonne note, même si à la relecture de mon commentaire, je comprends que cela ai pu apparaitre ainsi.
          Par contre, je pense qu’un minimum de savoir personnel est souhaitable, ne serait-ce que pour entretenir la mémoire et comprendre le monde dans lequel on vit. Mais savoir analyser et comprendre ces connaissances reste pour moi le plus important.

        1 autres commentaires
      • Mamz
        Mamz répond à Atlantis
        Etudiante
        • Posté à 16h15 le 30/05/2009
        • Internaute 50318
          Etudiante

        « l’utilisation d’internet ne favorise pas un travail intellectuel digne de ce nom - analyser une problématique de dissertation ou commenter un texte de français est difficile avec google, aucun moteur de recherche ne peut le faire pour vous. »

        Internet ne se limite pas a Google ou a n’importe quel autre moteur de recherche heureusement. L’erreur ici est de croire qu’ils utilisent internet pour se « faciliter » les choses alors qu’au contraire : internet, s’il est correctement utilisé, permet l’accès a des ressources documentaires très vastes qu’il est humainement impossible pour les candidats d’apprendre par cœur mais qui peuvent pourtant leurs servir pour analyser un sujet plus en profondeur. D’ailleurs ça permettrai peut être au bac de devenir autre chose qu’un simple copié/collé des connaissances de bases (comme tu le fais remarquer pas besoin d’en connaitre trop pour s’en sortir). Et ça fera surement plaisirs aux correcteurs, qui doivent surement voir passer tout un tas de copies quasiment identiques, de voir des exemples et des arguments un peu plus variés.

        C’est une erreur également de croire que internet ne favorise pas l’analyse : devant l’excès d’information le candidat se doit de faire un choix entre les ressources qu’il utilisera et celles qu’il jugera inutiles (voir fausses, il y a de tout sur le web), il se basera forcément sur les connaissances qu’il a acquis en cours pour effectuer un tri et c’est clairement faire preuve d’analyse, non ?

        Internet, si on apprend a l’utiliser correctement (et sans qu’il devienne une référence systématique) offre aux lycéens et aux étudiants une formidable ressource documentaire ! Je suis pourtant un vrai rat de bibliothèque, je travaille énormément à partir de livres et de manuels et pourtant internet est devenu quasiment nécessaire lorsque je travaille sur un sujet simplement parce que même si je peux réussir sans, je sais que je ferai beaucoup mieux avec !

      • SiDi
        SiDi répond à Atlantis
        En état de choc
        • Posté à 17h10 le 30/05/2009
        • Internaute 24795
          En état de choc

        L’utilisation d’Internet favorise l’accès à des documents, notamment dans des sujets de pointe. Mais en dehors des sujets de pointe, le taux d’erreur est plus important que dans une bibliothèque à l’usage de lycéens, et c’est pour ça qu’utiliser Internet pendant l’exam, si c’est une bonne chose, n’est pour moi pas plus pertinent du tout que de proposer une quantité importante de documents pédagogiques de qualité et bien structurés, sous forme numérique (parce que c’est plus pratique à transporter et plus écolo).

        Après, je pense que la question « droit aux documents ou pas », la question « documents validés ou n’importe quel document » et la question « documents papier ou numériques » sont trois questions distinctes qui nécessitent toutes trois un débat (et une adaptation des méthodes d’enseignement et d’évaluation).

      • Thomas_
        Thomas_ répond à Atlantis
        Jeanclaudebrialiste
        • Posté à 18h33 le 30/05/2009
        • Internaute 44689
          Jeanclaudebrialiste

        Je crois que ton discours est surtout révélateur d’un certain mépris, ou du moins d’une absence de soucis, des conditions d’historicité. De savoir comment se construit une certaine vision des faits, qui nous arrivent toujours après avoir infusés dans des modèles spécifiques. Bien sûr je ne t’en blâme pas, mais c’est malheureusement une attitude peut-être plus répandue en France qu’au Danemark par exemple. On nous sert au lycée l’histoire ou la philo comme des globes autonomes, continus et cohérents. Or la pensée et l’histoire sont des phénomènes fondamentalement discontinus, construits, et par là pas forcément cohérents. Des philosophes qui parlent de la même choses, qui se citent ou s’appuient les uns sur les autres ne parlent finalement pas forcément de la même chose, ça n’est même peut-être même pas possible.

        Mais je crois aussi qu’il faut se poser la question de la formation des professeurs. Les premières années de fac ne sont souvent pas, pour l’avoir vécu, une découverte de ces problématiques d’historicité et de discontinuité. Il faut bien souvent s’y intéresser seul, et si l’on vient à y travailler, c’est plutôt à la fin du master, ou pendant un doctorat, au moment où l’on est autonome. Combien de professeurs du secondaire ont cette formation ? Combien se sont posés ces questions ?

         
        • Au sud de nul part-
          Au sud de nul part- répond à Thomas_
          Situation
          • Posté à 18h58 le 30/05/2009
          • Internaute 57434
            Situation

          Bonjour. Pourriez vous préciser au sujet de la philo ? Je pense comprendre, mais je voudrais que vous précisiez un peu votre prorpos pour être certain que je vous bien compris. Merci.
          Si vous vouliez dire que rien n’est donné mais que tout procède d’une construction, je vous suis.

          Factotum

          • Thomas_
            Thomas_ répond à Au sud de nul part-
            Jeanclaudebrialiste
            • Posté à 20h32 le 31/05/2009
            • Internaute 44689
              Jeanclaudebrialiste

            Oui c’est tout à fait cela, vous me suivez donc. Ce que je veux dire c’est qu’il n’existe pas de concept en dehors de son mode de construction et de son histoire. On peut ainsi trouver le même « mot » chez des philosophes différents sans pour autant qu’ils parlent de la même chose. C’est aussi le problème auquel s’est attelé, entre autre, Wittgenstein. Il faut démêler des problèmes de langage si l’on veut commencer à comprendre un peu plus les problèmes de philosophie. C’est pourquoi je ne crois pas du tout que l’on puisse analyser ce que dit un philosophe sans plonger dans l’histoire, et dans les conditions de production de cette histoire. Et c’est aussi pourquoi je pense que les épreuves de philosophie du bac sont stupides. Il vaudrait bien mieux commencer à se poser quelques questions sur les conditions de production du savoir, ce que malheureusement on ne fait pas avant, et qu’on tient pour particulièrement négligeable dans les sciences « dures », avant d’avaler quelques dizaines de références à réorganiser dans une dissertation. Recracher dans un ordre différent quelques concepts qu’on ne comprend même pas ne fait beaucoup avancer l’esprit critique de ceux qui s’y adonnent.

            Un cas un peu paroxystique : l’histoire de l’architecture, aux conditions de production véritablement particulières :
            Lien

            Mais elles sont toutes spécifiques et particulière ces conditions de productions. Certains sujets sont plus évidents que les autres. Qui entend parler de l’histoire des mathématiques ? Surtout au lycée.

        2 autres commentaires
      • bozoo
        bozoo répond à Atlantis
        Etudiant
        • Posté à 14h05 le 01/06/2009
        • Internaute 63649
          Etudiant

        Je pense bien au contraire que pour comprendre l’Histoire, il faut bien plus que des « notions ». Enfin je parle d’un point de vue personnelle, pas scolaire.

      • neopingouin
        neopingouin répond à Atlantis
        seul
        • Posté à 14h51 le 02/06/2009
        • Internaute 40173
          seul

        A te lire, on se dit que c’est idiot d’avoir autorisé l’usage des calculettes au bac, au détriment du calcul mental. Internet, c’est comme la calculette : un outil. Mais un outil particulier qui sert à acquérir des données qu’on saura exploiter de manière intelligente. -certainement pas un succédané au raisonnement !
        Internet peut être comme les langues d’Esope : le pire ou le meilleur -et c’est là où l’enseignement a un rôle à jouer, montrer comment ces outils nouveaux sont à mettre au service de la réflexion, et non l’inverse.

  • julkidi
    julkidi
    ce qu'il pense
    • Posté à 15h03 le 30/05/2009
    • Internaute 39696
      ce qu'il pense

    Y’a quand même un truc qui me chifonne.. ok la plupart des jeunes surfent .. mais c’est juste la plupart !
    On part du postulat que tout le monde à Internet à la maison et une fois arrivé au Bac, ils savent tous chercher et se construire une opinion à partir de ce qu’ils trouvent sur le net..
    Pour moi une condition importante serait (comme dit Framboise) que les futurs bacheliers aient tous eus un pc dans les mains plus d’une demi-journée (et pas un PC à 1 euros par jour pendant 5 ans..) !

    Et à voir le nombre de personne qui ne jure que par wikipédia sans chercher à croiser leur source ça fais un peu peur sur les copié/collé qu’on risque de trouver (sans parler des FTP comme dit mindless ..).
    Je trouve ça quand même bien qu’on mette l’outil informatique en avant, car on fais effectivement maintenant souvent son travail avec internet, mais nous ne le faisons pas toujours très bien, et il serait souhaitable que les jeunes apprennent à mieux s’en servir que leurs aînés !
    Et puis pour une fois que l’éducation n’aurait pas 50 ans de retard sur son temps ^_^ !

  • jchauvet
    jchauvet
    étudiant
    • Posté à 15h09 le 30/05/2009
    • Internaute 68127
      étudiant

    [quote]On attend des enfants un certain niveau de maitrise des TIC, par exemple de Facebook, du tableur, de Twitter, et on considère cette exigence comme aussi importante qu’apprendre à compter.[/quote]

    J’espère qu’il s’agit ici d’un raccourci malhabile de l’article, car représenter les TIC par une technologie ancienne mais toujours d’actualité (le tableur) et deux technologies récentes mais à mon sens phénomène de mode (Facebook // Twitter) serait une belle démonstration de l’ignorance de cet -univers- qu’est l’informatique de la part de nos chers dirigeants = ; -)

  • vince1969
    vince1969
    j'ai une situation
    • Posté à 15h10 le 30/05/2009
    • Internaute 81123
      j'ai une situation

    Ce n’est pas une bonne idée, internet c’est un outil.
    On pourrait faire une épreuve à part entière à l’examen (bac ou autre) qui consisterait en la recherche et la synthèse d’éléments sur le net, la d’accord !
    Mais le net ne permet pas à l’élève d’apprendre à raisonner, pas plus qu’une calculatrice ou un dictionnaire.
    Encore une fois ne nous laissons pas aveugler par l’apport technologique, certes fort utile mais pas du tout suffisant.

    • Badgud
      Badgud répond à vince1969
      Athée
      • Posté à 18h18 le 30/05/2009
      • Internaute 75022
        Athée

      « Mais le net ne permet pas à l’élève d’apprendre à raisonner, pas plus qu’une calculatrice ou un dictionnaire. »
      Et en quoi apprendre par coeur un cour permet d’apprendre à raisonner ?

      • Au sud de nul part-
        Au sud de nul part- répond à Badgud
        Situation
        • Posté à 19h01 le 30/05/2009
        • Internaute 57434
          Situation

        Et vous êtes devenus biologiste en inventant tout de votre discipline, à partir du mythe de la table rase ? ( :))
        Enfin : l’apprentissage passe par une digestion des savoirs déjà là, non ?

        Factotum

         
        • Badgud
          Badgud répond à Au sud de nul part-
          Athée
          • Posté à 19h23 le 30/05/2009
          • Internaute 75022
            Athée

          On apprends lorsque l’on fait des dossiers. Cela nous oblige à lire beaucoup de publications et à trouver rapidement les informations qui nous intéressent.
          Je peux vous assurer que lorsque je suis passé de l’éducation française du par coeur à l’éducation danoise où l’on apprends à chercher les informations, je me suis beaucoup amélioré en très peu de temps.

          • Au sud de nul part-
            Au sud de nul part- répond à Badgud
            Situation
            • Posté à 12h43 le 31/05/2009
            • Internaute 57434
              Situation

            Bonjour. Oui, je suis d’accord avec vous : la recherche par soi même (dans n’importe quelle discipline) permet d’avancer. Mais à partir de quel niveau d’étude cela est-il possible ?

            Factotum

        2 autres commentaires
  • Un vieux
    Un vieux
    retraité
    • Posté à 15h12 le 30/05/2009
    • Internaute 38946
      retraité

    C’est très fort... ! ! !

    Un monde contrôlé par les éditeurs de logiciels, les constructeurs et les FAIs...

    Plus besoin d’attendre que la fracture numérique et technologique arrive à la profondeur suffisante, en agissant sur les prix de ces quelques produits, la séparation des « élites » et des esclaves pourra être immédiate...

    On supprime même d’un coup les jeunes issus de milieux défavorisés qui font exceptions dans les grandes écoles et on leur supprime toute chance en coupant leur connexion pour téléchargement illégal d’un document sur la vie sexuelle des fourmis...

  • jpar
    • Posté à 15h17 le 30/05/2009
    • Internaute 26090

    Très bien ; alors pourquoi apprendre ? De mon temps c’était dans les livres (déjà). Quand je conduis pourquoi savoir le code de la route, c’est dans un livre ou sur internet, à chaque panneau, il suffit de s’arrêter et consulter.... Vive Internet !
    Zut , j’ai trop téléchargé et à cause d’hadopi (ou d’une panne d’électricité ) je ne sais plus rien faire. Si quelqu’un pouvait me dire combien font 2+2 et ce que signifie ce panneau rouge avec un trait blanc. Moins les gens en saurons par eux même plus on pourra leur refourguer
    des conneries (Montaigne)

    • Badgud
      Badgud répond à jpar
      Athée
      • Posté à 18h26 le 30/05/2009
      • Internaute 75022
        Athée

      Le plus important est de savoir comment trouver l’information et comment la traiter. On apprend beaucoup mieux quand on est allé cherché soit même l’information et qu’on a su synthétiser le résultat de notre recherche.
      Et ne vous inquiétez pas, ils savent tous ce que font 2+2. Et en plus contrairement à un de nos ministre, ils savent même faire une règle de 3, ils sont forts quand même.

  • framboise.
    framboise.
    incognitotte
    • Posté à 15h17 le 30/05/2009
    • Internaute 80729
      incognitotte

    J’insiste : merci à rue89 de pouvoir réfléchir sur des sujets autes que ceux que nous proposent d’autres médias !
    BRAVO !

  • Crainquebille
    • Posté à 15h33 le 30/05/2009
    • Internaute 64055

    Oui, pourquoi travailler sa mémoire ? c’est beaucoup d’effort d’assimiler des connaissances, pour pas grand chose (à part pour devenir plus intelligent et instruit, mais ça ça paye pas) ; mieux vaut privilégier des facultés immédiates, susceptibles d’être utilisées dans des métiers de communication par exemple. Et puis, au fond, pourquoi apprendre ?

  • nijolly
    nijolly
    agacé
    • Posté à 15h37 le 30/05/2009
    • Internaute 70904
      agacé

    En tant que professionnel de la profession, je dirais : pourquoi ne pas y réflèchir ? Mais dans notre belle EN, réflèchir avec honnêteté et intégrité à un changement est quasiment impossible.

    Le contexte de l’examen de fin d’études secondaires danois est certainement différent du bachot.

    J’objecte cependant :
    -problème matériel, mais quand on veut....
    -problème de triche : mouais, le contrôle des connexions est faisable.

    Et surtout, je suis persuadé que toute intelligence a besoin de matière pour s’exprimer d’où une mémorisation qui n’est pas nécessairement du bourrage de neurones.
    Je crois que les programmes du bac devraient porter sur plusieurs années pour laisser le temps aux connaissances de maturer. Le défaut du bachot est son temps si bref de préparation, qui privilègie le bachotage surtout dans ma matière, l’histoire-géographie.

    Je rajoute qu’une épreuve du bac, les TPE, passée par anticipation en Première fait déjà appel à l’informatique et Internet, mais aussi à la créativité, les compétences écrites et orales, et le travail de groupe. Et malgré sa forme peu académique, elle est très formatrice, produit des résultats étonnants, souvent chez des élèves en bisbille avec la forme traditionnelle de l’école. Même si le pire côtoie le meilleur.

  • framboise.
    framboise.
    incognitotte
    • Posté à 15h49 le 30/05/2009
    • Internaute 80729
      incognitotte

    Bon, parlons sérieusement :

  • framboise.
    framboise.
    incognitotte
    • Posté à 15h48 le 30/05/2009
    • Internaute 80729
      incognitotte

    Voilà pourquoi il faut rendre l’accès à tous les élèves à cet outil.

    Voilà pourquoi je m’époumonnais à dire sur un autre forum pourquoi le rapport Pisa était relatif.

    Il faut d’avantage de sujets comme celui-ci pour faire comprendre à la france combien elle est RETROGRADE !

    Il faut parler, commnuniqer et laisser les méprisants compter leur pognon ¨ !

    PERTE DE TEMPS, ils sont irrécupérables ! Ils ne font que récupérer l’ignorance des gens à des fins de porte-monnaie perso.

    Ne plus leur répondre, AVANCER ! Ne plus leur répondre, AVANCER ! Ne plus leur répondre, AVANCER ! Ne plus leur répondre, AVANCER !
    Ne plus leur répondre, AVANCER !

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