30/05/2009 à 12h40

Et si l'on autorisait les candidats au bac à se connecter au Net ?

JM Manach | journaliste

Pourquoi demander aux élèves de mémoriser des données disponibles sur Internet ? Le Danemark teste la mesure.


A l’ENA en février 2009 (Philippe Wojazer/Reuters)


Internet à l’école, c’est bien. Mais au bac, et lors des examens ? Le Danemark a décidé d’autoriser, à titre expérimental, les lycéens à accéder au Net pendant leurs examens. Une mesure qui, si les tests sont concluants, pourrait être généralisée en 2011.

« Quand vous faites un devoir à la maison vous avez accès à Internet. Donc, pourquoi en priver les candidats au bac ? », s’interroge Le Café Pédagogique. Le constat dressé par les autorités danoises est simple, souligne pour sa part le Guardian : la collecte des informations étant désormais, en grande partie, confiée aux ordinateurs, pourquoi demander aux élèves de mémoriser par coeur des données que l’on peut relativement facilement retrouver sur l’internet ?

Le risque de plagiat ? Il existe des outils pour le repérer, précisent les promoteurs de la méthode. Et pour éviter les risques de tricherie, les élèves n’auront pas le droit d’utiliser de messagerie instantanée, pas plus que les traducteurs automatiques, et leurs écrans seront de toute façon contrôlés, de manière aléatoire, par des surveillants.

Des sujets qui ne se prêtent pas au copier-coller

Il existera de toute façon des moyens détournés de tricher, mais, et comme le souligne Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction de l’Etudiant, l’accent sera mis sur la dissuasion, à la manière des contrôles antidopage :

« L’autre condition étant évidemment d’imaginer des sujets qui ne se prêtent pas au copier-coller... Donc des épreuves qui font appel à la réflexion, aux capacités de synthèse (afin de) vérifier que les élèves n’ont pas seulement appris mais compris. »

Et c’est le point le plus important : en autorisant les élèves à aller sur le Net pendant leurs examens, le Danemark parie sur leur capacité d’analyse, et de synthèse, et donc sur leur intelligence, plutôt que de continuer à reposer l’évaluation sur leurs capacités à régurgiter, ou « copier/coller » de mémoire, ce qu’ils ont appris par coeur.

Certes, l’un n’empêche pas l’autre, et le pari est osé, mais il a le mérite de s’adapter à la réalité quotidienne des élèves, plutôt que de continuer à faire comme s’ils vivaient encore au temps où l’accès à l’information était une ressource rare.

Une question d’usages

Pour François Jarraud, rédacteur en chef du Café Pédagogique :

« L’initiative danoise a aussi l’intérêt d’accéder à un espace que l’Ecole a bien du mal à investir : celui des pratiques sociales des adolescents. Intégrer Internet c’est aussi faire un lien entre l’Ecole et la vie réelle des adolescents, tous “digital natives” ».

Sur Politiken.dk, la présidente d’une association de lycéens s’en réjouit :

« Les examens doivent être le miroir de la vie réelle et quand vous écrivez des rapports au travail, vous utilisez Internet. »

C’était d’ailleurs tout l’intérêt de School 2.0, initiative du bureau des technologies éducatives du Département de l’éducation américain qui, plutôt que de se focaliser sur le matériel et les logiciels, tablait sur la mise en réseau de tout l’écosystème scolaire (élèves, enseignants, parents, personnels administratifs, politiques et techniques), au motif qu’« il n’y a pas un chemin unique pour aller vers l’école de demain », et que l’intégration des technologies à l’école est de la responsabilité de tous.

School 2.0

Comparant l’expérimentation danoise à l’autorisation d’utiliser les calculatrices aux examens, Emmanuel Davidenkoff remarque également qu’il avait alors « fallu modifier les épreuves, déplacer les enjeux, se dire que la maîtrise de certains procédés purement techniques - comme le calcul mental par exemple - comptaient moins à ce niveau que la capacité à bâtir un raisonnement et à le démontrer ».

Skolanet, une association de promotion et de développement du e-learning, note que si la calculatrice a « supplanté le calcul mental y compris pour des opérations basiques, (et que) l’utilisation d’un ordinateur relié à Internet pourrait aisément remplacer une partie de notre mémoire, (...) les opérations basiques ont été mémorisées en amont et c’est grâce à cette assimilation de connaissances basiques que l’apprenant peut utiliser la calculatrice ».

Apprendre à « lire » et décrypter le Net

A contrario, il faut aussi être capable d’identifier les informations les plus pertinentes : une chose est de savoir lire, une autre est de savoir chercher des informations sur le Net, et une troisième est de les vérifier, et de s’assurer de leur validité.

Toutes choses qui, à ce jour, ne sont précisément pas enseignées à l’école, et dépendent en bonne partie des usages et de la pratique qu’ont les élèves d’Internet, ce qui pose aussi le problème de la fracture numérique.

François Jarraud relève ainsi qu’il y a trois semaines, l’Angleterre annonçait sa propre révolution pédagogique :

« Les nouveaux programmes de l’école primaire font des TIC un élément aussi central que les maths et l’anglais. En fait la littératie, la numératie, les TIC et le développement personnel sont les 4 points importants de ces nouveaux programmes. On attend des enfants un certain niveau de maitrise des TIC, par exemple de Facebook, du tableur, de Twitter, et on considère cette exigence comme aussi importante qu’apprendre à compter.

“L’autre innovation c’est qu’avec ces cours, avec le retour des langues vivantes, avec l’enseignement obligatoire des arts, de l’histoire, de la géographie, ces programmes rompent sans le dire avec la domination du lire - écrire - compter imposée par le système de tests nationaux. Les programmes renouent avec la prise en compte de la totalité de la personnalité de l’enfant et visent un épanouissement qu’il sera plus difficile d’évaluer.

‘Ainsi est en train de se dessiner un espace européen qui fait délibérément le choix d’accorder à la culture numérique et à ses usages une place essentielle. Peut-être parce que la culture de ce siècle est numérique et que l’ignorer c’est fabriquer des analphabètes.’

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  • bleuet1
    bleuet1
    espère malgré tout
    • Posté à 13h00 le 30/05/2009
    • Internaute 65892
      espère malgré tout

    J’attends de voir la levée de boucliers chez les professeurs français. ; -)
    Je précise : je suis future prof d’anglais. Mais ça ne m’empêche pas de reconnaître que la réputation des professeurs français d’être étanches au changement est quand même un peu fondée.

    • moravagine
      moravagine répond à bleuet1
      Observateur désabusé
      • Posté à 13h45 le 30/05/2009
      • Internaute 30925
        Observateur désabusé

      Je suis prof aussi, proche de la retraite et l’expérience ne me choque pas plus que cela ! Vous faites un procès d’intention. Déjà, dans bon nombre d’épreuves, les formulaires sont fournis, transformations de formules de trigo, convergence des suites ... Où est le problème ? L’élève qui connait bien le sujet ira directement à l’essentiel, celui qui n’a rien fait « apprendra » son cours en « direct live » pendant l’épreuve ! S’il en est capable, c’est une belle performance ! Qu’il soit reçu à l’examen ne me choque pas plus que cela !

      • SiDi
        SiDi répond à moravagine
        En état de choc
        • Posté à 13h51 le 30/05/2009
        • Internaute 24795
          En état de choc

        Je dois dire que je suis assez d’accord... Je suis à la fac, et à certains cours qui m’intéressent peu, je fais figuration jusqu’à la veille de l’exam, et là... j’apprends le cours. Tant que je suis capable d’ingurgiter (littéralement) et de réutiliser ces informations en une soirée, pourquoi passer six mois à le faire ?

        Et en effet, je trouve bien plus intéressant un sujet où on doit réfléchir qu’un sujet où on doit faire du copié/collé appris par cœur.

         
        • Atalante
          Atalante répond à SiDi
          Illusionnée
          • Posté à 18h21 le 30/05/2009
          • Internaute 24533
            Illusionnée

          Complètement d’accord avec vous. J’étais en Master 2 cette année, en droit, et je trouve aberrant que pour certaines épreuves on nous interdise encore, à ce niveau, d’utiliser les codes ou conventions diverses. Quel est l’intérêt d’apprendre par coeur le contenu d’un article, alors que les professionnels travaillent évidemment documents en main et que l’article en question sera de toute façon modifié un jour ou l’autre ? J’ai parfois eu l’impression d’être jugée sur mes capacités mémorielles et non d’analyse.

          • Eowyn
            Eowyn répond à Atalante
            • Posté à 13h34 le 31/05/2009
            • Internaute 31766

            C’est vrai que les épreuves sans code peuvent paraître atroces.
            Je me rappelle de notre chargé de TD répondant, alors que nous demandions pourquoi on aurait pas le droit au code pénal lors de l’épreuve, que c’était pour nous avantager : en effet, on noterait alors notre capacité à mémoriser des règles... et non à réfléchir. Ce qui donnait de bien meilleurs résultats que lorsqu’on testait les capacités d’analyse des étudiants.

            A mon avis le débat est ailleurs, surtout pour les étudiants du bac : il s’agit aussi d’exercer leur mémoire, de leur donner une technique : parce qu’ensuite, dans le monde universitaire et professionnel, surtout en droit, la mémoire joue un grand rôle, code ou pas code.

            De plus, le bac a surtout, à mon avis, comme but de donner un bagage de culture générale : or comment l’acquérir quand il suffit d’aller trouver des informations sur internet ?

        2 autres commentaires
    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à bleuet1
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 17h12 le 31/05/2009
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Bleuet 1 : Oui, il faut que les esprits se fassent au changement et il n’y a rien de plus conservateur que l’enseignement. C’est le rôle assumé de l’éducation de faire du neuf qui reproduise l’ancien.

      Mais on a trop de choses importantes à apprendre pour perdre ainsi son temps. On en arrivera à ne mémoriser que les sources, les procédures d’interrogation... et les algorithmes, voire, la liste des algorithmes. INCONTOURNABLE.

      Lien.

      Pierre JC Allard

  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 13h01 le 30/05/2009
    • Internaute 5710

    Revoyez le titre.....les candidats bacheliers....
    Pas « les bacheliers »...

    Bon, bien sûr ce sera moins drôle...(« Ah, bon, je savais pas qu’on n’avait pas le droit d’aller sur Internet si on a le Bac »)

    • Cidessus
      Cidessus répond à A déménagé le 9-8
      Triste luron
      • Posté à 13h14 le 30/05/2009
      • Internaute 43077
        Triste luron

      ou les bateliers ? vu qu’ils devront ramer pendant et après de toute façon...

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à A déménagé le 9-8
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 13h30 le 30/05/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Oh vous êtes un peu sévère. Je m’accorde cette approximation, même si sur le fond vous avez tout à fait raison ; -)

      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 13h34 le 30/05/2009
        • Internaute 5710

        Je vous jure que c’est vrai...dès que j’ai lu le titre, je me suis dit « Merde, j’ai le bac, je suis en infraction »....
        J’ai eu très peur, sur le coup, on n’est jamais trop prudent avec Internet, par les temps qui courent, hein ? ? ?
        Heureusement, j’ai été rassuré après avoir lu l’article ..

         ; -))

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à A déménagé le 9-8
      journaleux - blogueur
      • Posté à 15h36 le 30/05/2009
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Je prends exceptionnellement la défense de Arnaud sur la titraille…

      Il me semble que j’ai un poil plus d’ancienneté.

      Le plus exact est :
      1/Les candidats au bac
      2/Les futurs bacheliers

      Ecrire « les bacheliers », même si c’est fautif, est parfaitement compréhensible dans le contexte. Beaucoup plus que « Remplir une déclaration d’impôts », par exemple.

  • Cidessus
    Cidessus
    Triste luron
    • Posté à 13h12 le 30/05/2009
    • Internaute 43077
      Triste luron

    Je pense que c’est une bonne idée pour certains sujets.

    1. Première heure : analyse de la capacité d’analyse et de synthèse, recherche d’info sur le sujet : un travail de veille en gros

    2. Deuxième heure : restitution des connaissances dans un ensemble cohérent et structuré, s’appuyant tant sur les documents rassemblés que sur les connaissances acquises au cours de l’année

    On ne peut le généraliser à toutes les matières, ou rendre un tel examen unique dans un matière, mais une note sur du 50/50 me semble une excellente idée !

    • SiDi
      SiDi répond à Cidessus
      En état de choc
      • Posté à 13h53 le 30/05/2009
      • Internaute 24795
        En état de choc

      D’ailleurs, c’est un peu ce qu’on appelle de l’analyse de documents, quelque chose de très sympa pour les épreuves de français / philo / histoire-géo ! :)

      Après, pourquoi ne pas étendre l’ensemble des documents au Web, en effet ?

      • Au sud de nul part-
        Au sud de nul part- répond à SiDi
        Situation
        • Posté à 14h37 le 30/05/2009
        • Internaute 57434
          Situation

        Bonjour. L’épreuve de philosophie y gagnerait quelque chose ?
        Et quoi donc ?

        Factotum

         
        • SiDi
          SiDi répond à Au sud de nul part-
          En état de choc
          • Posté à 19h25 le 30/05/2009
          • Internaute 24795
            En état de choc

          J’ai toujours eu horreur du fait qu’on nous demande uniquement des disserts en philo. Quand j’étais en SSI, la densité de l’antimoine (et oui, même ça), m’intéressait plus que le point de vue de Kant sur la couleur des pâquerettes. Ce qui ne veut pas dire que je sois incapable de m’intéresser à la philo, mais je préfère de loin rassembler, comparer, critiquer, donner mon opinion sur des écrits provenant de personnes qui s’y sont consacrées, plutôt que de me voir demander, en trois heures, d’avoir une réflexion dont la qualité serait supposée égaler la leur.

          • Au sud de nul part-
            Au sud de nul part- répond à SiDi
            Situation
            • Posté à 12h35 le 31/05/2009
            • Internaute 57434
              Situation

            Bonjour. Ce n’est ce que je voulais dire. Si je ne m’interesse pas, par exemple, plus que cela à une discipline donnée, internet ne fera pas miracle, au delà d’un certain niveau. Ensuite, je ne vous ids pas que vous n’êtes pas capable de vous interesser à la philo ou à l’histoire : j’évoquais le fait que je doute qu’internet puisse remplacer la lecture des oeuvres, clef de la réussite et de la compréhension, dans certaines disciplines qui existent encore.

            Factotum

        2 autres commentaires
      • FabiendeMénilmontant
        FabiendeMénilmontant répond à SiDi
        journaleux - blogueur
        • Posté à 15h41 le 30/05/2009
        • Internaute 14145
          journaleux - blogueur

        Dans les concours administratifs, pondre une note de synthèse prend souvent soit trois soit quatre heures, car justement il faut éplucher et analyser une pile de documents.
        Parfois, sur 80 ou cent pages, seule une quinzaine sert réellement à répondre.
        Avec la Toile, ça ferait de la réflexion en moins pour ceux qui savent s’en servir, et des erreurs en plus pour les fous furieux du copier-coller.
        Il y a eu mercredi un petit fait div à Paris, qui a fait l’objet d’un affreux copier coller avec trois fautes parties de l’AFP et répandues dans toute la presse, du moins chez ceux qui ont repris l’AFP au lieu soit de remonter à la source, soit d’avoir des connaissances.

         
        • mad
          • Posté à 16h48 le 30/05/2009
          • Internaute 2629

          LaNDS des concours de Catérogie A, C’est 5 heures.
          Et 5 heures, c’est souvent court.

          • FabiendeMénilmontant
            FabiendeMénilmontant répond à mad
            journaleux - blogueur
            • Posté à 20h12 le 30/05/2009
            • Internaute 14145
              journaleux - blogueur

            Je n’ai passé que des B et des C. Dans les B, je n’ai pas toujours eu assez de temps…

        2 autres commentaires
    • framboise.
      framboise. répond à Cidessus
      incognitotte
      • Posté à 14h04 le 30/05/2009
      • Internaute 80729
        incognitotte

      Tu es loin d’être triste !
      bizzzzz

  • Unknown
    Unknown
    boiseux
    • Posté à 13h15 le 30/05/2009
    • Internaute 78653
      boiseux

    Excellent article si ce n’est le titre qui porte à confusion comme le dit Tigerbill.
    Le DK a le mérite de se poser quelques questions pertinentes d’actualités et de tenter des expériences, pas prêt d’être le cas ici...

    • Arnaud Aubron
      Arnaud Aubron répond à Unknown
      Les Inrocks (et ex-Rue89)
      • Posté à 13h34 le 30/05/2009
      • Internaute 77
        Les Inrocks (et ex-Rue89)

      Bon ça va, si vous vous y mettez à deux, je me rends. J’ai changé le titre ; -)

    • framboise.
      framboise. répond à Unknown
      incognitotte
      • Posté à 15h12 le 30/05/2009
      • Internaute 80729
        incognitotte

      oUi, comme vous dîtes : pas prêts de faire des expériences en France ; le paus des lumières tamisées ! !
      sinon celle de 2007 !
      biz

  • corbeau deciitre
    corbeau deciitre
    Educateur spécialisé
    • Posté à 13h16 le 30/05/2009
    • Internaute 71752
      Educateur spécialisé

    Comme ça on pourrait licencier des profs !

    On pourrait faire de même pour les médecins du travail, yen à plus !

    • Veum
      Veum répond à corbeau deciitre
      doctorant
      • Posté à 14h16 le 30/05/2009
      • Internaute 23064
        doctorant

      apprendre à prendre du recul, à juger de la qualité d’un document, à le trouver, à le controler, à l’analyser, et à s’en servir, demande autant de boulot à un prof voire plus que simplement servir des connaissances à régurgiter telles quelles...

      • framboise.
        framboise. répond à Veum
        incognitotte
        • Posté à 15h14 le 30/05/2009
        • Internaute 80729
          incognitotte

        Bien sûr !
        Je pense que l’on n’est pas sorti de l’auberge ! Les gens ne comprennent pas parce qu’ils manquent d’sprit d’analyse !
        Me mettre à l’ordi ? c’est parce que je le voulais bien je le désirais, par conscience pro., parce que je vis dans un monde d’ordis. Et avec mes deniers !
        bizzzzzz

    • framboise.
      framboise. répond à corbeau deciitre
      incognitotte
      • Posté à 15h15 le 30/05/2009
      • Internaute 80729
        incognitotte

      réfléchis, tu verras que ce n’est pas si facile que cela !

  • penabranca
    • Posté à 13h27 le 30/05/2009
    • Internaute 62583

    Et c’est comme ça que l’on se retrouve avec des « élites » (lol) ministre de l’éducation qui ne savent pas faire une règle de trois sans calculette scientifique.
    Ou des présidents qui lisent mickey et ne connaissent de zola que ce qu’ils peuvent en lire dans wikipédia.

    • Badgud
      Badgud répond à penabranca
      Athée
      • Posté à 15h01 le 31/05/2009
      • Internaute 75022
        Athée

      Qui te dit qu’il sait se servir d’une calculatrice.

  • Attar
    Attar
    -
    • Posté à 13h36 le 30/05/2009
    • Internaute 68293
      -

    Il faut aussi replacer cette mesure dans le contexte danois. Je veux dire qu’ici les etudiants sont pousses tres jeunes a faire preuve d’autonomie, et [pour ce qui est de la FAC] ils travaillent tous en groupe pour les exams de controle continu, meme si certains exams sont individuels, et souvent a l’oral, avec tous les documents et internet disponible pour la preparation.

    Autre mesure interessante : l’introduction pour les eleves de Copenhague de cours d’arabe 2eme langue des la rentree prochaine. Public vise : les enfants d’immigres, ceux qui d’apres un recent article de Politiken, etudient statistiquement plus longtemps que les petits danois « de souche »...

  • puresonic
    puresonic
    Contempteur irascible
    • Posté à 13h39 le 30/05/2009
    • Internaute 55211
      Contempteur irascible

    Logique implacable...
    La semaine dernière RUE89 propose un article sur les beuveries
    institutionalisées précédent les examens dans les pays nordiques.
    Aujourd’hui on nous parle de « google-net » pour aider ces chers
    étudiants à se souvenir des cours.....

    Tout le monde sait que l’excès d’alcool produit un grand vide dans
    la tête. Vive la démocratie......

    • didier1
      didier1 répond à puresonic
      retraité
      • Posté à 13h41 le 30/05/2009
      • Internaute 66204
        retraité

      Merci !

    • Badgud
      Badgud répond à puresonic
      Athée
      • Posté à 17h35 le 30/05/2009
      • Internaute 75022
        Athée

      Ce serait bien si vous pouviez faire la différence entre la Norvège et le Danemark.

      • Adri_
        Adri_ répond à Badgud
        MusicOs et environnementaliste (...)
        • Posté à 00h23 le 31/05/2009
        • Internaute 63292
          MusicOs et environnementaliste (...)

        C’est pareil ils sont loin vers le nord, là bas ou il fait froid, et ils parlent tout une langue avec des accents bizarres dessus..

      • Madiran
        Madiran répond à Badgud
        (Business Analyst)
        • Posté à 02h15 le 01/06/2009
        • Internaute 16911
          (Business Analyst)

        Au danemark, nous avons à faire à des étudiants qui n’ont rien à envier à leurs amis Novégiens (sinon la distance et bien sur, le fait qu’ils ne soient pas dans l’Union Européenne, ce qui -dans le cas de ces posts- n’à pas d’importance me semble-t-il)
        Par ailleurs la particularité du danemark est aussi d’avoir une religion inscrite dans ce que l’on pourrait y nommer leur constintution...

         
        • Badgud
          Badgud répond à Madiran
          Athée
          • Posté à 09h12 le 01/06/2009
          • Internaute 75022
            Athée

          Excusez moi, mais malgré la proximité et les ressemblances, la Norvége et le Danemark sont 2 pays différent. Ils n’ont pas la même culture.

          C’est un peu comme si on disait que les français et les allemands, c’est la même chose.

          Pour la religion dans la constitution danoise, j’en sais rien. Tout ce que je peux dire, c’est que peu de danois croient en dieu. La religion influe moins sur la politique qu’en France (Sarkozy et Boutin sont très influencés par exemple).

        1 autres commentaires
  • framboise.
    framboise.
    incognitotte
    • Posté à 13h42 le 30/05/2009
    • Internaute 80729
      incognitotte

    A l’époque du Brevet informatique, il me semble que cela pourrait être interessant pour un examen qui fait partie du Bac.

    Une forme de complément ;

    L’esprit d’analyse servi par le savoir informatique.
    –-C’est plein d’avenir et cela fait partie du 21ème siècle.–

    A LA SEULE CONDITION (IMPORTANT !) de laisser à CHAQUE candidat un ordi, chaque jour, pour qu’il puisse apprendre et essayer de chercher dans le net des informations, les stocker, les utiliser pour rédiger lui-même sur le clavier.

    J’adhère à cette idée !
    C’est ce que nous faisons chaque jour, nous, internautes.
    ( Quand nous ne plaisantons pas ). Et encore, l’humour dait partie de l’analyse, elle le sert.
    Mais bon, à l’EN, ne leur demandons pas trop quand même ! Ce n’est pas demain la veille !

  • SiDi
    SiDi
    En état de choc
    • Posté à 13h46 le 30/05/2009
    • Internaute 24795
      En état de choc

    Faut voir ce qu’ils cachent derrière leur apprentissage des « TIC ».

    Pour moi, apprendre aux élèves à ingurgiter des technologies propriétaires et mal conçues, et les rendre ainsi dépendants à une technologie sur laquelle ils n’ont absolument aucun contrôle, c’est de la bêtise.

    • framboise.
      framboise. répond à SiDi
      incognitotte
      • Posté à 13h53 le 30/05/2009
      • Internaute 80729
        incognitotte

      pas dépendants, mais maîtres !

      • SiDi
        SiDi répond à framboise.
        En état de choc
        • Posté à 14h11 le 30/05/2009
        • Internaute 24795
          En état de choc

        On ne maitrise un outil informatique que si on le conçoit et le développe de A à Z, ou si on passe quelques mois/années (selon la complexité de l’outil) à l’utiliser, mais ce n’est pas le sujet.

        Quand je parle de dépendance, c’est de dépendance à l’éditeur du logiciel (Microsoft/Adobe/Apple), de formats fermés qui changent souvent et vous obligent à acheter la nouvelle version de tel ou tel logiciel régulièrement, cette même dépendance qui enrichit ces sociétés sans forcément vous apporter de nouveauté.

        Et franchement, si on veut écrire des textes / présentations proprement, et faire quelque chose de lisible et bien structuré, on utilise LaTeX, pas Microsoft Word ou OpenOffice.org Writer.

         
        • framboise.
          framboise. répond à SiDi
          incognitotte
          • Posté à 15h09 le 30/05/2009
          • Internaute 80729
            incognitotte

          Le hic, c’sest que je n’ai qu’un vieil ordi et que je ne suis pas prête de changer, pouvoir d’achat oblige !
          Pareil pour beaucoup de parents de ces jeunes ;
          merci pour ton post !
          biz

          • SiDi
            SiDi répond à framboise.
            En état de choc
            • Posté à 16h53 le 30/05/2009
            • Internaute 24795
              En état de choc

            Et oui, surtout que si tu changes, tu devras repayer Windows (encore 90 à 130 € pour engraisser la non-innovation)... Par contre, si tu veux donner un coup de jeune à ton PC, essaie Xubuntu ;)

            • framboise.
              framboise. répond à SiDi
              incognitotte
              • Posté à 19h37 le 30/05/2009
              • Internaute 80729
                incognitotte

              merci ! !

        3 autres commentaires
  • mindless
    mindless
    Etudiant
    • Posté à 13h53 le 30/05/2009
    • Internaute 74225
      Etudiant

    Super, reste plus qu’un petit FTP avec tous ses cours et TD numérisés dessus et la triche n’aura jamais été aussi facile...

    Franchement, je suis d’accord que le travail sur l’outil informatique est une chose devenue essentielle dans la vie professionnelle mais de la a utiliser internet pendant un examen officiel, il y a un pas.

    L’utilisation d’internet permettrait de tester les capacités de recherche (à moins que l’étudiant n’ai pas déjà effectué ces recherches juste avant l’exam) mais la encore, on favorise la régurgitation de connaissances sans avoir besoin de se les approprier (que ce soit par l’apprentissage de cours comme en histoire ou par la compréhension des phénomènes en sciences).

    La comparaison avec le devoir maison est un peu facile car un DM bien fait devrait pousser à réfléchir même en ayant toutes les sources d’info à disposition (en sciences /maths notament). Or, pendant un examen de 3-4h, le temps ne le permet pas.

    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 14h05 le 30/05/2009
      • Internaute 5710

      3-4H, ça ne laisse pas le temps de réfléchir ! ! ! ! ! ? ? ? ? ? ?

      Ah...

      • Mamz
        Mamz répond à A déménagé le 9-8
        Etudiante
        • Posté à 15h56 le 30/05/2009
        • Internaute 50318
          Etudiante

        Ça peut paraitre étonnant mais c’est pourtant vrai : 3/4h pour rédiger un devoir en condition d’examen c’est très peu. Dans mon cas, je suis des filières littéraires où j’ai du rédiger des dissertations, des commentaires de textes ou d’image en examen et il m’est très souvent arrivée d’être « juste » avec le temps imposé parce que concrètement 3/4h ça laisse a l’étudiant : entre 1 et 2 heures pour réfléchir au sujet, mettre ses idées par écrits sur brouillon, établir un plan construit et il ne reste plus qu’a carburer pour rédiger tout ça en une heure et demie (sur une à deux copie minimum), il reste un quart d’heure essentiel pour se relire et c’est déjà terminé.

        En réalité 3/4h d’examen ça ne correspond concrètement qu’a 2 heures de réflexion sur le sujet, la rédaction prend aussi énormément de temps.

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