Halimi : le coup de main de la DGSE pour les e-mails de Fofana
C’est au cours de l’émission « Mots Croisés » diffusée le 11 mai sur France 2 qu’un policier a vendu la mèche. Pendant l’enquête sur le « gang des barbares », la bande jugée ces jours-ci pour avoir torturé et assassiné Ilan Halimi, les services secrets avaient collaboré aux investigations... sans pour autant apparaître dans le dossier.
Grâce à un dispositif sophistiqué d’alerte et de surveillance des messageries Internet, la DGSE a en effet donné un coup de main technique aux enquêteurs de la brigade criminelle et permis de suivre en direct les messages adressés par les ravisseurs à partir de cybercafés parisiens.
« Il s’agissait d’intercepter des e-mails. Rien à voir avec le fait de piéger un ordinateur avec un virus », précise un connaisseur du dispositif.
Le succès n’a pourtant pas été au rendez-vous : Fofana a pu se réfugier en Côte d’Ivoire, où il a été arrêté, et Ilan Halimi a finalement été retrouvé mourant sur une voie de chemin de fer...
Quand les « services » aident les enquêtes policières
Elaboré il y a une poignée d’années, le dispositif en question est baptisé PNCD (Programme national de cryptage et décryptement). Installé au sein des services secrets, il a vocation à être utilisé par tous les services de police et gendarmerie après que l’Intérieur en a fait la demande -tout à fait officielle- à la Défense.
Après une période de rodage, le système, créé en interne par la direction technique de la DGSE avec l’apport de sociétés privées, est de plus en plus régulièrement utilisé par les services d’enquête classiques.
La police judiciaire parisienne n’a pas souhaité, à cause du procès en cours, commenter les informations de Rue89, mais l’ancien patron de la « Crim », Noël Robin, interrogé le 26 mai à l’audience, a balayé le soupçon d’une enquête menée « hors cadre légal » que les avocats de Youssouf Fofana tentaient de distiller.
Il a ainsi expliqué que la DGSE avait été mobilisée pour mettre à disposition des enquêteurs les « meilleures options techniques » possibles...
- 22060 visites
- 56 réactions















20








Détecteur de Greenwashing
Détecteur de Greenwashing
J’analyse l’article comme cela :
« Il s’agissait d’intercepter des emails. Rien à voir avec le fait de piéger un ordinateur avec un virus », précise un connaisseur du dispositif.
Simple géolocalisation des email envoyés, une sorte de traceroute un peu plus perfectionné (j’espère qu’ils ont pas claqué trop de thunes la dedans). Et puis, un virus ca ne piège pas un ordinateur, on parle plutôt de trojan, de backdoor... ce genre de chose. Un connaisseur pas très connaisseur.
« les messages adressés par les ravisseurs à partir de cybercafés parisiens. », même la pire bille en informatique saurait qu’il ne faut pas utiliser sa ligne personnelle, l’idée des cybercafés est plutôt bonne... Mais, le point qui fâche, on peut certes tracer l’adresse IP la ligne utilisé pour l’envoi d’un email. Mais cela n’apporte pas grand chose, la DGSE a-t-elle solicitée l’aide bienveillante du fournisseur de ce service mail ?




Partager