SoFoot 28/05/2009 à 16h05

Barcelone-Manchester : la victoire du « foot total » version Ajax

Chérif Ghemmour | So Foot


Sir Alex est roi d’Angleterre et c’est énorme. Mais en face, il y avait Guardiola, jeune prince issu de la longue dynastie blanche et rouge d’Amsterdam : Rinus Michels, Johann Cruyff, Louis Van Gaal, Frank Rijkaard & Johann Neeskens. Le foot total de l’Ajax, conçu il y a 40 ans par Rinus Michels, son géniteur.

Un truc génial et mystérieux qui dépasse les stars du Barça (Messi, Xavi, Iniesta) et le folklore Barcelonesque (Viva Catalunya, Blaugranas, Unicef, Mes que un Club, Nou Camp, Cules et tapas). Un truc génial et mystérieux qui a fait de Pep Guardiola le roi du monde...


Pep Guardiola, entraîneur du FC Barcelone, après sa victoire en Ligue des Champions, le 27 mai (Tony Gentile/Reuters)

L’Ajax d’Amsterdam n’a jamais gagné une finale de Ligue des champions avec quatre ou cinq buts d’écart. Pas la peine. Juste 1-0 contre la Juve en 73 et contre le Milan AC en 95 et seulement 2-0 contre le Panathinaïkos en 71 et contre l’Inter en 72.

Même score pour le Barça, hier soir : 2-0 contre Manchester. Le score final aurait même pu monter à 3-0, ou bien à 4-0, vu l’emprise des Blaugrana sur la rencontre et des deux occases de Henry (duel gagné par Van der Sar) et Xavi (coup franc sur le poteau)...

Un 2-0 sec a suffi. Dans ce « deux à zéro » le plus important, ce n’est pas le « deux », mais le « zéro ». Le zéro de l’impuissance et de la fatalité pour Manchester, comme autrefois avec la Juve, l’Inter, le Milan, ou le Pana. Zéro = injouable.

Des solutions exponentielles

Oubliez l’équipe du Barça, les noms de ses joueurs, ses absents, ses titulaires, ses remplaçants, ses postes, ses positions, son système, sa tactique, son animation. Arrêtez juste un instant l’image au moment où le Barça a le ballon.

Appuyez la touche « Pause ». Neuf Barcelonais sont dans le camp de Manchester... Multipliez par 8 les potentialités de jeu pour le porteur du ballon et vous découvrirez des solutions exponentielles vertigineuses. Johan Cruyff l’a martelé depuis quarante ans : l’intelligence de jeu c’est parfois trouver la passe simple, même à un mètre de soi, pour décanter les situations en apparence bloquées.

Alors OK pour Iniesta : une accélération dans l’axe, une courte ouverture sur le côté vers Eto’o et puis le reste appartient à Sam qui crochète et flingue : 1-0 à la 10e ! Une percée plein axe : la marque des grands. Comme l’Ajax 95 et la percée axiale victorieuse Rijkjaard-Kluivert en plein cœur de la défense milanaise (1-0). Aucune équipe n’avait encore percé la muraille mancunienne, jusque là infranchissable...

Fin des illusions United et de ses dix premières minutes de domination en trompe-l’œil. Et c’est reparti pour Ajax-Juve 73 : maîtrise totale jusqu’à la fin, sans aucune menace de l’adversaire après le but de Rep de la tête marqué dès la 4e minute...

Les « tripes » contre l’esthétisme d’abord, et ensuite le « style »

United a coulé à pic. Parce que United n’a pas retenu la leçon hollandaise prodiguée par le Chelsea de Guus Hiddink. Hiddink, c’est Eindhoven, soit l’anti-Amsterdam pratiqué pendant des années en championnat des Pays-Bas : les « tripes » contre l’esthétisme d’abord, et ensuite le « style ».

Ainsi Hiddink a régulièrement battu l’Ajax, il a battu la Hollande qu’il connaissait par coeur avec la Russie à l’Euro 2008 et il a failli battre le Barça avec les Blues en demies de Ligue des champions le mois dernier.

Manchester a joué le « style » sans passer par la case « tripes ». Manchester United s’est laissé griser par son titre en championnat anglais. Erreur Rédhibitoire. Manchester a oublié de livrer le street-fighting sur tous les ballons comme Chelsea l’avait si bien fait. A preuve la ligne rouge à 30 mètres des buts de Van der Sar normalement infranchissable que le Barça a violée facilement à plusieurs reprises, notamment sur le premier but barcelonais.

L’absence de Darren Fletcher aura donc bien pesé plus lourd que celles d’Abidal, Marquez et Alvès. Giggs n’étant pas taillé comme l’Ecossais pour contrer le milieu barcelonais. La tenaille Essien-Lampard avait neutralisé le midfield catalan, à la différence de la paire Carrick-Giggs : c’est dans leur zone qu’ Iniesta a trouvé la faille puis ouvert vers Eto’o sur le premier but.

Des carrences au niveau du « game-player »

Le génie tactique de Ferguson a également montré ses limites dans le domaine crucial du game-player, soit le meneur de jeu, ou N°10. Il a manqué un vrai milieu créateur, stabilisateur et distributeur au milieu mancunien. Jusque là, MU s’en était toujours passé en déroulant des vagues offensives déclenchées par les récupérateurs.

Sauf que là, le pressing haut des Barcelonais a annihilé les rampes de lancements vers les attaquants. MU a tenté le jeu long sur les côtés mais en vain. Il aurait fallu un Pirlo de la grande époque, ou un Fabregas, pour construire en dédoublements avec Rooney ou C. Ronaldo à partir du rond central, au lieu de sauter les lignes.

Le Barça possède ces deux stabilisateurs et distributeurs avec Xavi et Iniesta. Ils sont au cœur de la mécanique blaugrana. Peu importe que Messi, Eto’o et Henry se soient peu montrés à leur avantage lors de cette finale : leur but était d’étirer la défense mancunienne (Henry et Messi), de la faire reculer (Eto’o) et surtout de servir de points d’appuis constants au duo Xavi-Iniesta. Le reste appartenait à la fantaisie de la paire infernale.

Autre limite de la science tactique de Ferguson : il a exercé un coaching à l’Anglaise en multipliant platement le nombre d’attaquants, Berbatov et Tevez à la place de Park et Anderson, soit quatre attaquants avec Ronaldo et Rooney...

Le problème et sa solution n’étaient pas là, mais plutôt au milieu, avec un trou béant à combler. On comprend mieux pourquoi Ferguson s’est lui aussi aligné dans la chasse au Ribéry. Lascarface pourrait créer le liant entre milieux et attaquants, lien qui a cruellement manqué contre le Barça.

L’esprit et l’âme de l’Ajax se perpétuent en Catalogne

A l’heure où l’Ajax originel est en train de disparaître aux Pays-Bas, l’esprit et l’âme de l’Ajax se perpétuent en Catalogne. Une formule, un style que Pep Guardiola a perfectionnés, notamment sur le plan défensif. Son Barça prend moins de buts que la Dream Team de Cruyff ou la Ronnie Team de Rikjaard.

L’Ajax 1971-73 et le Barça 2009, ça a l’air simple et évident quand on regarde, comme avec Mozart, les Beatles ou Miles Davies, simples et évidents à écouter. Sauf que pratiquer cet art-là se révèle impossible au commun des mortels. Il faut avoir été « initié »... Guardiola l’a été.

Ceux qui pensent qu’il a juste appliqué la « méthode Cruyff » en récupérant un effectif de grande qualité qu’il a un peu bonifié se trompent. Pep Guardiola y a mis sa griffe, en rajoutant sa part de mystère à la formule déjà mystérieuse élaborée par Rinus Michels et poursuivie par Cruyff et Rijkjaard. « Mystère » parce qu’à la vérité, ces choses-là nous dépassent.

Adulé et considéré comme l’Artiste suprême de son temps, Léonard de Vinci s’isolait pourtant souvent afin de contempler pendant des heures le tableau « Adam et Eve chassés du paradis » du peintre oublié Masaccio. Jusqu’à sa mort, le vieux Léonard avait tenté de percer le mystère du jeu de lumière et d’ombres portées éblouissant et inquiétant du fulgurant Masaccio, décédé autrefois à seulement 27 ans. Obsession vaine : De Vinci n’a jamais trouvé la clef.

Alex Ferguson pourra visionner à l’infini ce Barça-Manchester de 2009. Pas sûr qu’il en découvre jamais le secret du génie guardiolesque...

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Photo : Pep Guardiola, entraîneur du FC Barcelone, après sa victoire en Ligue des Champions, le 27 mai (Tony Gentile/Reuters)

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  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 02h11 le 29/05/2009
    • Internaute 17943
      Author & Chief AtoZ Officer

    en fait, au Barca, depuis que Messi affiche une coiffure de premier communiant, seul Carles Puyol a vraiment le look Ajax seventies.

    meme si l’equipe de Pep a survole les debats, elle n’a pas livre son meilleur match mercredi.

    cela restera toujours plus agreable que les Meringues version Rasta Rafa
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  • vinz13
    vinz13
    moine thélonieux
    • Posté à 16h33 le 28/05/2009
    • Internaute 37135
      moine thélonieux

    Parler de football comme cela, ça me fait presque autant rêver que cette équipe du Barça. Oh que oui, il y a du mystère, de l’alchimie dans cette équipe. Sinon, comment expliquer qu’avec quasiment les mêmes joueurs, le Barça ne mettait pas un pied devant l’autre l’année dernière (enfin, on se comprends hein...). Quand on voit cette équipe jouer, on a envie de tout pardonner, le football business, les dettes abyssales de certains clubs qui faussent l’équité, et même pire. Je dirais même que ça vous plonge dans une espèce de béatitude extatique, et vous laisse un peu idiot.
    Cela dit quand vous écrivez :
    « Le génie tactique de Ferguson a également montré ses limites dans le domaine crucial du game-player, soit le meneur de jeu, ou N°10. Il a manqué un vrai milieu créateur, stabilisateur et distributeur au milieu mancunien. Jusque là, MU s’en était toujours passé en déroulant des vagues offensives déclenchées par les récupérateur. »
    J’ai envie de vous répondre que c’est le propre du football anglais, dont Manchester est le plus bel ambassadeur (et le dernier ?). MU n’allait pas jouer contre nature quand même, même en finale. Et d’ailleurs, c’est bien mieux comme ça. A part peut être Chris Waddle, je ne vois pas vraiment de grands meneurs de jeu qui soient issus de l’école Anglaise. Chacun sa culture foot. Ca fait parti du charme.

    • freakfeatherfall
      freakfeatherfall répond à vinz13
      moonchild
      • Posté à 17h40 le 28/05/2009
      • Internaute 21024
        moonchild

      « A part peut être Chris Waddle, je ne vois pas vraiment de grands meneurs de jeu qui soient issus de l’école Anglaise »

      gascoigne ? david platt ?
      ils étaient plus meneurs de jeu que waddle qui jouait sur l’aile, non ?
       ;)

      • vinz13
        vinz13 répond à freakfeatherfall
        moine thélonieux
        • Posté à 18h38 le 28/05/2009
        • Internaute 37135
          moine thélonieux

        Ces joueurs, Chris Waddle compris, chacun dans leur style avait le profil, mais les Anglais ont toujours privilégié le jeu direct, plutôt que passer par une « plaque tournante ».

    • Fozzie
      Fozzie répond à vinz13
      Riendutoutiste tendance dure
      • Posté à 19h11 le 28/05/2009
      • Internaute 1195
        Riendutoutiste tendance dure

      Peut-être aussi Glenn Hoddle... Ah l’équipe anglaise de 90, si peu anglaise par ses techniciens du milieu... et gentleman Lineker devant.

    • El Picador
      El Picador répond à vinz13
      Revolutionnaire passif
      • Posté à 19h27 le 29/05/2009
      • Internaute 80527
        Revolutionnaire passif

      Pas de grand meneur anglais ? C’est faire peu de cas de Paul Gascoigne.. ou de Steven Gerrard, plus recemment.
      Ceci dit il est vrai que c’est dans ce compartiment de jeu que le Barca a fait la différence ; Iniesta et Xavi sont deux milieux tout terrain, capables d’attaquer, de défendre, d’accellerer ou de ralentir le jeu, bref de le diriger et de faire la différence à peu près n’importe quand. La classe, quoi. Leur seule « lacune » est leur impact physique moindre, notamment par rapport à des bisons comme Essien, Lampard, comme l’atteste la demi finale contre Chelsea.
      Mais quelle équipe ! ! !

  • Victor Joanin
    Victor Joanin
    Journaliste
    • Posté à 16h35 le 28/05/2009
    • Journaliste 60801
      Journaliste

    Le secret du génie, selon moi, c’est d’interdire aux offensifs de jouer dos au but.

    Quand Messi, Henry et cie reçoivent la balle de l’arrière, un contrôle et tac ! une passe en retrait à Xavi ou Iniesta, ou parfois aux ailiers, qui, eux, vont dans le sens du jeu.

    Ainsi, tout l’équipe monte en bloc, tandis que les attaquants se replacent.

    Jouer dos au but est une des choses les plus compliquées à faire pour les attaquants. Seuls des monstres comme Eto’o arrivent à se retourner sans la perdre.

    Les entraîneurs de L1 devraient en prendre de la graine...

  • CBC
    CBC
    • Posté à 16h35 le 28/05/2009
    • Internaute 24563

    Chouette article.

    J’aime ce club.
    On sait qu’il y a du pognon dans le foot.
    Et pas mal à Barcelone.
    Mais sa magie est sa simplicité, son bon esprit.

    Jamais il n’y a eu de provocations contre les équipes adverses.
    Pepe ou ses joueurs ont toujours eu une attitude humble et constructive. Que se soit pendant la Copa, la Liga ou hier soir.
    Beaucoup de stars dans l’équipe. Mais quelle cohésion. Une bande de potes voulant se faire plaisir.

    On est loin du Ronaldo Portugais disant que son équipe est meilleure avant le match et gueulant comme un cochon qu’on égorge à chaque fois qu’il est mal servi pendant la partie.

  • Veum
    Veum
    doctorant
    • Posté à 16h57 le 28/05/2009
    • Internaute 23064
      doctorant

    Je ne suis pas un grand connaisseur de foot, mais voir jouer le barça cette année m’a toujours rappelé comment on donne des consignes basiques et restricives aux gamins qui débutent. Comme on (les règles, ou les bons entraineurs !) interdit le dribble au jeunes handballeurs, ou les tirs à trois points aux jeunes basketteurs. Là j’ai vu des passes courtes, la balle au sol, une patience à toute épreuve, et d’abord conserver la balle. Les fondamentaux en somme...

  • freakfeatherfall
    freakfeatherfall
    moonchild
    • Posté à 17h44 le 28/05/2009
    • Internaute 21024
      moonchild

    ya une action dans ce match que j’ai beaucoup aimé, une attaque du barça, attaque foirée certes mais c’était un centre du latéral droit (puyol - habituel défenseur central) vers le point de pénalty pour... le défenseur central ! (c’était piqué je crois...)
    c’est un bon exemple de l’esprit barça

    quand je pense aux nombres de défenseurs centraux qui ont interdiction formelle de dépasser le milieu du terrain (sauf pour les corners)

  • nijolly
    nijolly
    agacé
    • Posté à 18h25 le 28/05/2009
    • Internaute 70904
      agacé

    Je ne m’interesse plus beaucoup à ce foot de riches. Mais je reste admiratif des matches joués par les Anglais, surtout contre d’autres Anglais, de ces finales de la Cup jamais gagnées avant la fin.

    Hier, j’ai regardé. Et du peu que je connaisse, c’était du bon. Simple comme dit l’auteur, donc compliqué à mettre au point. Toujours DES solutions de passe, un jeu d’attaque, des vedettes suffisamment humbles (de l’anti Cristiano Ronaldo quoi !), un manière réfléchie (eh oui ! des footeux avec un cerveau qui fonctionne. Platini que je n’aimais pas quand il jouait a au moins ce mérite d’avoir mis sa manière au service de sa tête).

    Reconnaissons quand même que MU a laissé quelques trous.

    Il n’empêche que le football (le fot’balle dirait mon papa) c’est mieux quand on y joue.

  • CG13
    CG13
    http://www.youtube.com/user/ (...)
    • Posté à 18h38 le 28/05/2009
    • Internaute 33443
      http://www.youtube.com/user/ (...)

    Si la comparaison semble évidente au niveau de la domination d’une équipe par rapport à celles de sa génération, mettre l’Ajax des années 70 et ce Barça sur le même style de jeu le semble moins...
    Les forces de l’équipe de l’Ajax étaient avant tout :
    - un milieu de terrain de fer, composés de monstres physiques, tous capables de planter de trente-cinq mètres : Hahn, Mühren, Neeskens
    - deux génies devant : Cruijff et Keiser.
    - des ailiers débordant
    - des arrières montant.
    - un gardien « irréprochable »

    A l’époque, le contexte dû aux limites du banc obligeait à gérer la fatigue physique de chaque joueur, les joueurs de l’Ajax jouaient donc par vagues successives, ceux « qui étaient partis à l’assaut juste avant » couvrant en soufflant un peu.

    Leur abattage était tel qu’en fin de match, ils étaient souvent irrésistibles.

    Le footballeur moderne est mieux préparé, et les remplacements plus larges en nombre et en longueur de banc.

  • moguerou
    • Posté à 18h56 le 28/05/2009
    • Internaute 12815

    Il faut aussi dire que les joueurs et l’entraineur de Barcelone semble bien plus sympathiques et moins prétentieux que Ferguson, Ronaldo et Rooney quel que soit leur talent

  • MarcTibo
    MarcTibo
    « Change Can Happen », (...)
    • Posté à 20h53 le 28/05/2009
    • Internaute 36143
      « Change Can Happen », (...)

    Cela me touche beaucoup de lire cet article. Chérif, vous montrez là que le football n’est pas seulement réservé aux habitués de comptoirs. Et je suis d’autant plus reconnaissant que c’est cette fabuleuse équipe de Barcelone qui vous a servi de toile. Je suis moi-meme entraineur d’une équipe de jeunes aux US, et parler aux gamins de ce sport et de ses facettes en concepts qu’on peut retrouver chez les critiques d’art (mouvement, équilibre, ...) est un fabuleux moyen de les intéresser et de les pousser à continuer - et croyez moi, il y a une rude compétition avec le foot US, le baseball et le basketball ...

  • CitoyenLD
    CitoyenLD
    enseignant
    • Posté à 22h00 le 28/05/2009
    • Expert 80509
      enseignant

    Quelle frustartion de ne plus voir de clubs français à ce niveau ! Même avec moins d’argent, il est tout de même possible de bien jouer collectif et d’aller assez loin dans la compétition.
    Bref, les clubs français sont vraiment à la ramasse...

  • Suhrkamp
    • Posté à 00h24 le 29/05/2009
    • Internaute 70673

    Ok Guardiola a su dynamiser une équipe.
    Mais il faut relativiser, si tu as huit pair de pieds carrés dans la moitié de terrain adverse, ça te fera toujours 0 solution viable...et un but vite pris en contre.
    La stratégie ne fait pas tout.
    Il faut noter :
    1- L’année dernière il y avait encore Ronnie, et quand tu as (avais) Ronnie dans ton équipe tu construis(ais) autour, et Ronnie n’étais pas au top l’année dernière (et cette année non plus). Bref Ronnie étais devenu un boulet pour le Barca...
    2- Quand dans une même équipe tu as Messi, Iniesta, Xavi et Eto’o (= 4 probables Ballon d’or dans 1 seule équipe ! !) plus de très bons joueurs aux autres postes, tu peux te permettre le Foot total !
    3- Comme contre Lyon ou le Bayern, la supériorité technique des joueurs du Barca sur ceux de MU était énorme ! Vidic, d’habitude très bon, s’est fait méchamment enrhumer par Iniesta sur le premier but (si je n’me trompe). Qui a étè le meilleur joueur de MU hier soir ? C. Ronaldo, parce que c’est le seul à pouvoir techniquement rivaliser. Comme Junhino avait été le « meilleur » Lyonnais ou Ribery le « meilleur » du Bayern...Les autres joueurs regardent la balle passée...
    La où je suis entièrement d’accord : le Chelsea de Hiddink avait mis en oeuvre la bonne tactique pour battre le Barca : ne pas jouer la balle, mais construire un mur défensif avec beaucoup d’impact physique dans les duels...bref casser le jeu des artistes. Et cela n’a pas marché ...ouf !
    Guardiola a su surtout ne pas gaspiller l’or qu’il avait dans les mains et c’est déjà beaucoup...
    Il a dit aussi : « ce qu’il y a de plus dangereux, c’est de ne pas prendre de risque ».
    Allô Raimond ! ....il y a Pep au bout du fil, il a un truc à te dire....

  • ljos
    ljos
    photographe / géologue
    • Posté à 01h12 le 29/05/2009
    • Internaute 32902
      photographe / géologue

    ouaah ! ! j’avais jamais vu le foot sous cet angle :) très très bel article .... qui rend véritablement hommage au sport ... avant tout. Le foot est un sport ... avant tout.

    merci ! !

  • dalhug
    dalhug
    Héro professionnel
    • Posté à 08h26 le 29/05/2009
    • Internaute 77074
      Héro professionnel

    Le Barca n’est pas la meilleure équipe du monde la preuve ils n’ont jamais gagné la Coupe de France alors que Guingamp l’a fait

  • ecouter-le-silence
    ecouter-le-silence
    celibataire
    • Posté à 10h20 le 29/05/2009
    • Internaute 29668
      celibataire

    rendre a cesar ce qui lui appartient la coupe d’europe a reconnu le siens en cette soiree de rome ca fait plaisir parce que les angalais croient qu’avec l’argent ils pourront tout faire helas ils sont battus par une quipe riche c vrai mais au moins elle , elle produit du foot le vrai foooooootttttttttttttttttttttttttt

  • orlimit
    orlimit
    internaute
    • Posté à 11h16 le 29/05/2009
    • Internaute 81028
      internaute

    Merci. Je vous félicite pour la qualité de votre article, le style et la manière de traiter le sujet. Je ne suis pas un inconditionnel de foot, ni de Barcelone mais je suis sur que j’aurais éprouvé la même envie de vous lire jusqu’au bout, si vous aviez traité un sujet tel que la migration des taupes à poil long au Tadjikistan !
    Bravo. Continuez !

  • néthou
    néthou
    fonctionnaire
    • Posté à 12h13 le 29/05/2009
    • Internaute 67826
      fonctionnaire

    Bel article, mais faut peut-être pas non plus trop en faire sur le « mystère » et la « magie » du football barcelonais.
    Pour tous les amateurs, c’est un football rêvé parce que c’est d’abord un foot intelligent. Très collectif, donc très technique, patient mais sachant prendre les risques nécessaires au moment voulu.
    Tout ça ne relève pas d’un quelconque mystère, mais s’appuyant sur le talent, quelquefois très grand, des joueurs, demande beaucoup de travail à l’entraînement et surtout une condition physique nécessairement parfaite. Pour pratiquer, sans déchet, ce jeu collectif il faut en permanence qu’un partenaire propose des solutions à celui qui a le ballon, donc un bloc de 2-3 joueurs qui se déplace constamment dans sa zone. Et ça, ça nécessite d’être physiquement en parfaite condition pour ce que ça exige.

    On peut même faire un parallèle avec le rugby et, par exemple, le jeu du Stade toulousain ; tout le monde ne voit que leur jeu de ligne chatoyant derrière, une sorte de rugby total avec une parfaite complémentarité entre avants et arrières, mais avant tout, technique tactique ou talent, ce type de jeu nécessite plus qu’un autre d’avoir une dimension physique supérieure parce que le déplacement et l’adaptation permanente au jeu l’imposent.

  • danibuisson
    • Posté à 13h19 le 29/05/2009
    • Internaute 33377

    En tous cas, je crois n’avoir jamais vu un match aussi plein et passionnant. Dommage qu’il faille dépenser des millions (des millards ?) pour aligner deux équipes aussi belles à voir jouer.

  • zazoo
    zazoo
    Production a Los Angeles
    • Posté à 13h19 le 29/05/2009
    • Internaute 25134
      Production a Los Angeles

    Miles Davis et pas Davies....

  • Mohamed_NY
    Mohamed_NY
    Senior Vice President
    • Posté à 13h47 le 29/05/2009
    • Internaute 51424
      Senior Vice President

    Quel article ! Si c’est ça le football j’orienterai désormais ma parabole sur la planète foot et au diable les yankees !

    Merci Monsieur Chérif !

  • no pasaran
    no pasaran
    psychosociologue
    • Posté à 15h17 le 29/05/2009
    • Internaute 67440
      psychosociologue

    Dans l’article publié figure des erreurs importantes :
    1) l’équipe de Hollande de 1988 est sortie vainqueur de sa confrontation avec la Russie dans le cadre de l’euro 88 en Allemagne . Cette équipe était emmenée par Rinus Michels , ex - entraineur de l’Ajax ( avant Kovacs ) et de la dream team de Hollande en 74. En revanche l’équipe de Russie 1988 était entrainée par Lobanowski ( et non Hiddink ) ex grand entraineur du dynamo de kiev , aujourd’hui décédé .
    2) Inclure Louis Van Gal dans la lignée des entraineurs qui ont fait le fotball total à l’Ajax et Barcelone , c’est méconnaître totalement le football. Cet entraineur a été remercié dans ces 2 clubs parce que justement ses méthodes de travail et le jeu préconisé n’avaient pas grand chose à voir avec l’héritage laissé par Cruyff et ses devanciers .
    3) Concernant enfin le football total , 3 mots clés pour le définir :
    Polyvalence , technique en mouvement , jeu sans ballon . La plupart des équipes de club et nationales se sont inspirées de la révolution ajaxienne des années 70 . Pour moi Barcelone 2009 c’est le Nantes de Suaudeau version 95 avec des joueurs plus talentueux et plus forts à tous les postes , c’est un milieu de terrain qui me rappelle le quator Platini-Tigana-Giresse-Fernandez d’Hidalgo , les attaques placées et le jeu en passes redoublées du grand Liverpool à la charnière des années 70/80,
    la technicité brésilienne et argentine avec les passes travaillées avec l’extérieur du pied . Bref Barcelone 2009 relève d’un héritage multiple et non pas unique .

    • ljos
      ljos répond à no pasaran
      photographe / géologue
      • Posté à 17h44 le 29/05/2009
      • Internaute 32902
        photographe / géologue

      sauf que l’article parle de l’équipe des Pays Bas de 2008 ... qui a perdu à l’Euro 2008 contre la Russie entrainée par ... Hiddink.

      il faut savoir lire correctement.

      • no pasaran
        no pasaran répond à ljos
        psychosociologue
        • Posté à 02h57 le 02/06/2009
        • Internaute 67440
          psychosociologue

        ok j’ai lu trop rapidement cet article .
        Pour le reste .... quelle pauvreté d’analyse .
        Pour comparer Barcelone 2009 et l’ajax de 73 : un adversaire commun en 1/4 de finale ( le Bayern ) et une avalanche de buts en 20 minutes à peine pour un score identique ... bref le jeu de ces 2 équipes est d’abord symbolisé par la flamboyance offensive .
        le journaliste de so foot est à côté du sujet .