Tribune 27/05/2009 à 17h30

Ecole : on occulte le débat par des sondages sur la violence

Bernard Girard | Enseignant blogueur

Portiques au cas par cas, fouille des élèves, « police des écoles “... Xavier Darcos rencontrait ce mercredi 27 mai représentants des chefs d’établissement et parents d’élèves, à qui il a confirmé le gros des mesures annoncées ces dernières semaines au gré des faits divers qui se sont produits en milieu scolaire. Bernard Girard, enseignant à Laval et intervenant régulier de Rue89, poursuit son décryptage de ce train de mesures anti-violence.

Pour qui s’intéresse aux questions éducatives, une inquiétude domine aujourd’hui : celle que fait naître le projet de réforme sur la formation des enseignants. Au-delà des considérations techniques sur la masterisation, c’est bien l’avenir de l’Ecole qui est en jeu.

Malgré une opposition massive de la profession aux projets gouvernementaux qui prévoient la disparition, avec les IUFM, de toute approche professionnelle du métier, Darcos a déjà rédigé des décrets qui signifient tout bonnement que dans les années à venir, les enseignants mis au contact des élèves ne connaîtront rigoureusement rien au métier qu’ils sont censés exercer.

Un coup de force masqué par des faits divers médiatisés

Cette tentative de coup de force aurait de quoi faire naître une légitime inquiétude à condition que l’opinion publique en ait connaissance : mais depuis plusieurs semaines, quelques faits divers grossièrement montés en épingle ont donné à Darcos l’occasion, en amusant la galerie avec les portails de sécurité ou la fouille des cartables, de détourner l’attention d’enjeux autrement plus cruciaux pour l’avenir, tout en dissimulant un bilan dénoncé comme calamiteux par une large partie de la profession.

Les mesures annoncées ce mercredi -des portails de détection ‘ au cas par cas ’, la fouille des cartables, la création d’ ‘ une force mobile d’agents assermentés, recrutés et formés ’- sont aussi démagogiques qu’inefficaces et contreproductives : en infligeant aux élèves des pratiques humiliantes, on développe inévitablement chez eux un sentiment de défiance, d’hostilité, qui risque fort de se manifester par un surcroît de violence contre l’institution.

Darcos, en refusant, par dogmatisme, toute réflexion sur la formation des enseignants, sur la pédagogie, sur les relations enseignants-élèves, toutes choses constitutives de ce qu’on peut appeler un climat d’établissement, non seulement ne règle rien mais prépare les violences de demain.

Eric Debarbieux, dans un entretien aux Cahiers pédagogiques que vous pouvez consulter ici, parle de la nécessité ‘ de ne pas s’enferrer dans des solutions ’ idéologiques. A tout problème complexe, il y a une solution simple : la mauvaise ”.

Darcos ignore l’avis des spécialistes

Eric Debarbieux, professeur en Sciences de l’éducation, président de l’Observatoire international de la Violence à l’Ecole, est un parfait connaisseur des questions de violences scolaires, un spécialiste, donc.

Mais pourquoi Darcos s’encombrerait-il de l’avis de spécialistes, d’enquêtes et d’expertises, là où l’appel aux fausses évidences, au gros bon sens font parfaitement affaire ? Pourquoi perdre son temps à discuter avec les professionnels, superbement méprisés, là où un sondage d’opinion vous dispense d’avoir à réfléchir ?

Une enquête d’Opinion way montrerait un large soutien des Français aux mesures ministérielles, soutien que l’on ne retrouve pourtant pas sur le terrain. Le ministère de l’Education nationale est un bon client d’Opinion way, qui le remercie d’ailleurs de sa sollicitude par des enquêtes dont les conclusions font tellement plaisir au commanditaire...

Décisions bâclées et électoralistes

D’une certaine manière, ce type de décisions bâclées prises sans concertation, à la hâte, dans un contexte électoral, nous ramène à l’hiver 2007-2008, avec le grand bond en arrière imposé unilatéralement par Darcos à l’école primaire.

Que comptaient l’opinion des enseignants, des pédagogues, des chercheurs, des spécialistes des rythmes scolaires, et finalement, l’intérêt des élèves, face aux préoccupations électorales de l’heure et à la volonté d’un ministre d’apparaître comme le plus sarkozyen des ministres ?

Aujourd’hui, avec la perspective d’un prochain remaniement gouvernemental, il convient avant tout de donner des gages au président de la République. Ce nouveau plan, qui fait de tout élève un délinquant potentiel, suffira amplement à assurer à Darcos une promotion ministérielle. L’école et les questions éducatives ne sont plus considérées pour elles-mêmes mais comme une simple variante d’ajustement de considérations politiciennes.

Pourtant, dans le passé, un certain nombre d’hommes politiques en charge de l’éducation ont laissé leur nom dans l’histoire : par exemple Jules Ferry, instituant en 1881-1882 l’instruction gratuite, obligatoire et laïque, Edouard Herriot, introduisant en 1927 la gratuité de l’enseignement secondaire, Jean Zay, ministre du Front Populaire, prolongeant à 14 ans l’obligation scolaire ou encore Jean Berthoin, en 1959 la repoussant à 16 ans.

Darcos, lui, restera comme le ministre qui aura sabordé la formation professionnelle des enseignants et autorisé la fouille des cartables.

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  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 18h01 le 27/05/2009
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    Doucement , tendrement le systéme se met en place .
    On part à la pêche à la ligne en annonçant tout et n’importe quoi .
    Puis on cerne les contours de ce que l’on peut faire en regardant le calendrier électoral et hop au premier fait divers on balance une loi avec si possible un sondage favorable ( y a qu’à demander ) .
    Cette politique est hyper populiste et calculatrice .
    Disons NON à ces gens qui gérent la France comme des camelots de foire.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à nono le simplet
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 18h40 le 27/05/2009
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      On ne t’a pas vu du tout sur le débat :
      QUE SIGNIFIE LA SORTIE DE LEFEBVRE SUR LE CONGE DE MALADIE

      T’étais en congé de maladie ?
      ° Moi je vais à la pêche pour de bon... !

      Mais avant, je te fais partager une réflexion : (c’est un remix)
      * Au parlement Européen, les Députés Socialistes ont voté à
      95 % des cas avec la droite.
      - Pour lutter contre le dumping social, il faudrait prendre des mesures d’harmonisation sociale, or c’est interdit par le traité de Lisbonne.
      Comment le PS a-t-il pu voter oui à un traité qui interdit le coeur même de son engagement... ? ?

      * Il faut aller aux chiottes chaque fois qu’il y en a....
      On ne pense pas librement avec le rectum ou la vessie pleins !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h00 le 27/05/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    C’est très bien les fouilles au hasard... Moi j’ai toujours connu les fouilles à la réputation, genre t’as une réputation de fumeur et hop, vide tes poches, t’as une réputation de pochetron et hop souffle dans le ballon.
    Si on fouille tout le monde, ceux qui ont une boulette dans leur chaussette ou l’haleine chargée auront moins de chance de se faire chopper : D
    En plus si les mecs doivent partir en vrille à chaque morceau de métal, ils penseront pas à chercher les planques pour faire passer de l’acide en douce.

  • Emgann
    Emgann
    présent
    • Posté à 18h03 le 27/05/2009
    • Internaute 26239
      présent

    Je crois que l’on ne mesure pas assez l’attaque frontale qui est menée contre l’éducation et l’enseignement dans ce pays.

    Aucun rapport avec la crise car la baisse de recrutement des enseignants ainsi que le non renouvellement des départs en retraite est annoncé depuis un certain temps.

    Le ministre actuel n’a pas cessé de promouvoir des changements sans se soucier de prendre le temps de réfléchir, sans se soucier de réunir les gens ayant une compétence dans les domaines abordés, en s’attaquant aux enseignants ( SMA, retraits de salaires...), en ajoutant des annonces aux annonces dans l’esprit de son chef c’est à dire en réagissant aux phénomènes d’actualité ( à ce titre il impose le même fonctionnement que celui qui perturbe les élèves aujourd’hui ) comme c’est le cas en ce moment, en ignorant les professionnels qui oeuvrent sur le terrain....

    Les mesures prises en maternelle et en primaire ( secteur que je connais le mieux ) donnent la mesure du changement : des évaluations trop difficiles et qui ne peuvent être des outils pour les enseignants, des programmes qui deviennent un empilement de savoirs déconnectés les uns des autres, la mise en place d’outils obligatoires, illisibles et qui ne sont pas lus ( livrets de CM2 par ex. ), une formation future complètement décallée des besoins, aucune écoute des besoins et des problèmes réels.
    Concernant ce dernier problème, la prise en charge des élèves en difficulté comportementale dont le nombre est en augmentation constante ne donne lieu à aucune réflexion, à aucune programmation mais on nous sort soudain des portiques et la constitution d’une brigade spéciale !

    Le temps de l’intelligence semble révolu mais celui de la casse ne fait que commencer pour les institutions, les parents, les professeurs et les élèves eux-mêmes.
    Quelle société est - on en train de créer ? ?

    • Avigdor
      Avigdor répond à Emgann
      homo sapiens
      • Posté à 18h11 le 27/05/2009
      • Internaute 77927
        homo sapiens

      @ emgan...

      salut mon frère ... va voir sur mon post citoyen l’exemple à suivre ....
      Hi l’école de la réussite existe bien ......

      Arrête de raler ...

      Ah ces koufars ...

  • Avigdor
    Avigdor
    homo sapiens
    • Posté à 18h08 le 27/05/2009
    • Internaute 77927
      homo sapiens

    L’école du futur en france ...

    Brevet 2008 et Baccalaureat 2008

    100 % de REUSSITE
    Super ...

    une école qui réussit ...alors que d’autres échouent et coutent si cher au contribuable comme ces zep ...

    Braves profs de tous poils de gauche , prenez exemple sur cette école de la réussite ...

    Collège Lycée Réussite
    3 impasse Charles Cousin
    93300 Aubervilliers

    Lien

    eh oui, dans la france où tout est possible ....

    étonnant non ? ? ? ! ! !

    oh yoyoyoyoyo

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 18h09 le 27/05/2009
    • Internaute 47359
      Retraité

    Triste bilan pour Darcos mais la sécurité fait voter UMP en 2012 cela sera pareil puisque cela n’ira pa mieux dans ce domaine par contre on pourra diminuer la retraite ou les remboursements de sécu aux vieux sans problème ( j’en fait partie, 69 ans et je vois ce qui se passe dans mon entourage)

  • morphee 78
    morphee 78
    médecin
    • Posté à 18h09 le 27/05/2009
    • Internaute 78312
      médecin

    Monsieur Bernard Girard ,

    je suis en parfaite empathie avec vous . Tant qu’il y aura des esprits tels le vôtre , je pourrai mieux dormir ... mais je veille et garde un oeil ouvert .
    Simplement merci , Monsieur Girard .

    Morphée .

  • peace_and_love
    • Posté à 18h11 le 27/05/2009
    • Internaute 35693

    Effectivement, ces mesures sont effrayantes...Au lieu de problématiser l’enjeu, de chercher à comprendre comment certains élèves, si jeunes encore, en arrivent à menacer des professeurs, et de chercher une solution en amont, on nous jette de la poudre aux yeux. Ce qui s’est passé récemment est quand même incroyable. Mais alors justement, comment se fait-il que personne ne se pose la question du « pourquoi ? ? ? » La vrai solution du problème, ce n’est pas de dissuader, mais de prévenir. Actuellement, c’est tout le contraire que l’on fait, en refusant d’examiner comment des élèves on pu en arriver là . Ce n’est sûrement pas inscrits dans leurs gènes ! Mais peut être dans quelques années nous prouvera-t-on que si...
    Des portiques de sécurité, quelle absurdité ! C’est révoltant. Plus la répression (ou « dissuasion », comme Darcos appelle ça) s’étend, plus nombreux seront ceux qui seront tentés d’y résister. Et de toute façon, cela n’a rien de pédagogique d’imposer à un gamin de 10 ans une fouille par des hommes en uniforme.
    C’est vraiment du n’importe quoi cette histoire ! Proposez plutôt des ateliers, des sorties scolaires, cherchez à instituer une éthique du dialogue entre parents/professeurs et élèves/professeurs, enfin des vrais moyens, en profondeur et sur la durée, pour résoudre les tensions, que des portiques et autres stupides « mesures de sécurité » ne feront au contraire qu’exacerber...Et puis allez demander à un gamin pourquoi il se fait fouiller...Comment peut-on même croire ou prétendre croire que cela va « résoudre » quoique ce soit ? Et pourquoi tellement de gens suivent ? ?
    Au secours, la direction que prend l’école en France est inquiétante...et c’est quand même là que tout se joue...

    • framboise.
      framboise. répond à peace_and_love
      incognitotte
      • Posté à 18h22 le 27/05/2009
      • Internaute 80729
        incognitotte

      peace and love fait soixante huitard, et la France elle est profonde ! Profondément à droite.
      Dommage !
      Tout était prévisible, ils n’ont pas vus, pas dans la rue non plus, alors bon.... !
      Ils verront bien.

      • peace_and_love
        • Posté à 18h25 le 27/05/2009
        • Internaute 35693

        juste une petite précision, le « peace and love », c’est pas à prendre au premier degré hein ? !
        mais oui, la france est profondément à droite...quoique je ne sois pas bien sûre que ce soit la question dans ce cas...

         
        • framboise.
          framboise. répond à peace_and_love
          incognitotte
          • Posté à 18h54 le 27/05/2009
          • Internaute 80729
            incognitotte

          Tu sais, j’ approuve ton post. faut me connaître, je suis dans les stating blocks depuis 2007.
          La france méprise en majeure partie les luttes. Elle a éteint la loupiote. Elle a peur du vide ! Elle attend que les preuves arrivent. Et quand elles sont là, et bien, la France, elle pleure.
          On n’est pas si indigné quand on s’y attandait. On s’st insurgé, on a fait ce qu’on a pu !
          On pense à peace and love et on essaie d’aimer ; On y arrive tout de même.
          Consommons le mois possible, rusons, et oublions-les !
          bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

          • framboise.
            framboise. répond à framboise.
            incognitotte
            • Posté à 18h55 le 27/05/2009
            • Internaute 80729
              incognitotte

            je ne me relis même pas, malgré mes fautes de frappe ; M’en fous comme du cacaquarante !

        2 autres commentaires
  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 18h20 le 27/05/2009
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Élève Cancrelas ? ... Présent !
    Vous êt’s le dernier ça me rend morose.
    J’vous vois dans la class’ tout là-bas dans l’fond
    En philosophie, savez-vous quèqu’chose ?
    Répondez-moi oui, répondez-moi non.
    Monsieur l’Inspecteur,
    Moi je n’sais rien par cœur.
    Oui, je suis l’dernier, je pass’ pour un cuistre
    Mais j’m’en fous, je suis près du radiateur
    Et puis comm’ plus tard j’veux dev’nir ministre
    Moins je s’rai calé, plus j’aurais d’valeur,
    Je vous dis : bravo !
    Mais je vous donn’ zéro.

    On n’est pas des imbéciles
    On a mêm’ de l’instruction
    Au lycée Pa-pa...
    Au lycée Pa-pil...
    Au lycée Papillon.

    Lien

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Numerosix
      - Gone fishing !
      • Posté à 18h34 le 27/05/2009
      • Internaute 12434
        - Gone fishing !

      Pour regler les problèmes de violience à l’école....il n’y a qu’une solution...

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 18h37 le 27/05/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Je reçois ce message de ma copine Iris....

    En 30 ans tout change…

    Scène : Michel doit aller dans la forêt après la
    classe, il montre son couteau à Jean avec lequel
    il pense se fabriquer un lance pierre.
    Année 1977 : Le directeur voit son couteau et lui
    demande où il l’a acheté pour aller s’en acheter un pareil.
    Année 2007 : L’école ferme, on appelle la
    gendarmerie, on emmène Michel en préventive.
    France 2 présente le cas aux informations en
    direct depuis la porte de l’école.
    Ségolène demande pardon.

    *************

    Scène : Discipline scolaire
    Année 1977 : Tu fais une bêtise en classe. Le prof
    t’en colle deux. En arrivant chez toi, ton père t’en recolle deux.
    Année 2007 : Tu fais une bêtise. Le prof te
    demande pardon. Ton père te demande pardon et
    t’achète une moto.
    Ségolène demande pardon.

    ************

    Scène : Franck et Marc se disputent et se
    flanquent quelques coups de poing après la classe.
    Année 1977 : Les autres les encouragent, Marc
    gagne. Ils se serrent la main et ils sont copains pour toute la vie.
    Année 2007 : L’école ferme. France 2 proclame la
    violence scolaire, France Soir en fait sa
    première page et écrit 5 colonnes sur l’affaire.
    Ségolène demandepardon.

    ****************

    Scène : Eric casse le pare brise d’une voiture
    du quartier, son père sort le ceinturon et lui fait comprendre leschoses..
    Année 1977 : Eric fera plus attention la prochaine
    fois, grandit normalement, fait des études, va à
    la fac et devient un excellent homme d’affaire.
    Année 2007 : La police arrête le père d’Eric pour
    maltraitance sur un mineur. Eric rejoint une
    bande de délinquants. Le psy arrive à convaincre
    sa sœur, que son père abusait d’elle et le mette
    en prison.
    Ségolène demande pardon.

    ****************

    Scène : Jean tombe en pleine course à pied, se
    blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le
    rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter.
    Année 1977 : En deux minutes Jean va beaucoup mieux et continue la course.
    Année 2007 : Jocelyne est accusée de perversion
    sur mineur et se retrouve au chômage et
    s’affronte à 3 ans de prison. Jean va de thérapie
    en thérapie pendant 5 ans. Ses parents demandent
    des dommages et intérêts à l’école pour
    négligence et à la prof pour traumatisme
    émotionnel. Ils gagnent les deux procès. La prof
    au chômage et endettée, se suicide en se jetant
    d’en haut d’un immeuble.
    Ségolène demande pardon.

    ****************
    ******************
    Scène : Relations courantes entre un père et son fils
    Année 1977 : Je demande de l’argent à mon père pour sortir.
    Année 2007 : Mon père me demande de l’argent pour
    couvrir son compte en banque.
    Ségolène demande pardon.

    ****************

    Scène : Arrive le 28 octobre.
    Année 1977 : Arrive le jour du changement
    d’horaire d’été à l’heure d’hiver. Il ne se passe rien.
    Année 2007 : Arrive le jour du changement
    d’horaire d’été à l’heure d’hiver. Les gens
    souffrent d’insomnie et de dépression.
    Ségolène demande pardon.

    *******************

    Scène : La fin des vacances.

    Année 1977 : Après avoir passé 15 jours de
    vacances en famille sur la côte dans une caravane
    tractée par une 403 Peugeot, les vacances se
    terminent. Le lendemain tu repars au boulot et il ne se passe rien.
    Année 2007 : Les vacances terminées, de retour de
    Tahiti, voyage organisé tous frais inclus, Les
    gens souffrent d’insomnie et de dépression.
    égolène demande pardon.

    Conclusion : Nous sommes devenus des chochottes. Nous
    ferions mieux d’être un peu plus normaux et dire
    aux médias qu’ils arrêtent de faire du
    sensationnel. Ségolène en a marre de demander pardon pour vos conneries !

  • Malware
    Malware
    http://www.ripostelaique.com/
    • Posté à 18h42 le 27/05/2009
    • Internaute 78136
      http://www.ripostelaique.com/
  • Carmagnole
    Carmagnole
    retraité de l'Education (...)
    • Posté à 18h51 le 27/05/2009
    • Internaute 44234
      retraité de l'Education (...)

    Pendant que Darcos ( fidèle serviteur de la politique sécuritaire du calife ) met les projecteurs sur les cas de violences à l’école ( je constate qu’il ne donne jamais de repères statistiques pour avoir une vision correcte de cette violence !) lui même,le gouvernement,les godillots de l’UMP,les médias de plus en plus aux ordres,ne parlent pas du scandale des 30 000 EVS ( employés de vie scolaire ) dont les contrats prennent fin le 30 Juin et qui devront aller pointer au Pôle emploi !
    Ces emplois précaires ( payés à peine plus de 800 euros !) furent créés en 2005 par la loi Borloo dite de « cohésion sociale » ( ! ! !) ; ils devaient permettre aux personnes en difficulté d’intégration de retrouver le « marché du travail “ grâce à l’accès à une formation qui fut pour la majorité d’entre eux une ‘arlésienne.’
    Décidemment cette société ultra-libérale que Sarkozy et sa clique installe en France ( en cassant et détruisant toutes les structures sociales issues de la Libération ) est bien celle du fric,toujours plus de fric pour une minorité où le mot HUMAIN est totalement obsolète ! ! !

  • Malware
    Malware
    http://www.ripostelaique.com/
    • Posté à 18h54 le 27/05/2009
    • Internaute 78136
      http://www.ripostelaique.com/
  • mauser
    • Posté à 18h55 le 27/05/2009
    • Internaute 4683

    Il faut dès le plus jeune âge inculquer un réflexe aux classes laborieuses l’obéissance et comme nos élites n’en sont plus sans respect, il ne reste que la crainte alors autant l’inculquer le plus vite possible
    Un fouille c’est humiliant que vous ayez ou non quelques choses à cacher et ne pensez pas que tous les établissement scolaire seront traité de même entre Henri IV et Pablo Neruda l’un niché douillettement à Paris et l’autre dans une banlieue défavorisée qui va subir les contrôles les plus musclés les plus répétitifs avec pour la bonne ménagère de moins de 50 ans le tableau de chasse des objets interdits saisis dans l’un pour l’autre où et quant voulez vous que ces gamins aient le besoin de se protéger

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 19h15 le 27/05/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Voilà ce qu’il leur faut, à nos tout petits...de l’amour...

    De l’amour, de la sérénité, de l’espoir quand ils sont plus grands...
    * Au lieu de ça, on leur propose la matraque et les portiques !

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 19h31 le 27/05/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    Monsieur l’Enseignant,

    seriez vos d’accord pour que chaque établisssement scolaire définisse lui même son propre projet d’école,
    et articule des objectifs quantifiables et évaluables destinés à réaliser ce projet d’Ecole ?

    Seriez vous d’accord donc pour une cohésion de l’Equipe d’Enseignants qui se construise par un management au sein de l’Ecole même ?
    management collégial ou hiérarchique qui implique :
    ♦ la gestion du personnel enseignant et autre (en harmonie avec le projet d’école)
    ♦ la possibilité de choisir l’enseignant, de le remercier éventuellement s’il n’est pas en synergie avec ce projet d’école.
    ♦ Les répartitions budgétaires de l’Ecole effectués par l’Equipe d’Enseignants, au sein de chaque école

    Parce que c’est un peu facile de désirer garder son statut étatique,
    avec aucun management de l’enseignant ,
    enseignants qui sont de véritables électrons libres, sans cohésion obligée avec leurs collègues, souvent sans échange non plus, sinon pour savoir qui va faire grève, et avec carrière tracée au cordeau, sans aucune différence entre l’excellence et la nullité.

    Les vrais projets pédagogiques ,ne peuvent se mener que dans des écoles qui possèdent une autonomie managériale, avec décisions in site,
    pas par décisions gouvernementale qui s’imposent à tous les établissements publics,
    et avec un pool de fonctionnaires qui s’ingénuent à faire capoter la réforme

    Actuellement, on entend dans la population enseignante des gérémiades réclamant « plus de moyens....moins de fric pour le CAC 40 et plus pour l’avenir de nos enfants...si les parents n’étaient pas ceci.. si le gouvernement n’était pas cela....... mais pas touche au statut ! »

    La gestion de leur Ecole,
    c’est un peu celle du CREF, caisse de retraite pour enseignants gérée par des enseignants...faillite et malversations
    et aussi celle de la CAMIF, gérée par des enseignants pour les enseignants.. en faillite aussi....

    • lancetre
      lancetre répond à Pierrrrre
      • Posté à 20h03 le 27/05/2009
      • Internaute 18658

      Je me demandais qui était Pierrrre...

      DEMASQUE ! ! !

      C’est Claude Allègre !

      Allez, sois gentil, va jouer avec Besson...

  • setori
    setori
    retraité
    • Posté à 19h29 le 27/05/2009
    • Internaute 43503
      retraité

    Monsieur DARCOS n’a jamais assisté à une rentrée dans un établissement scolaire ayant 1000 élèves ou plus et qui s’effectue en quelques minutes ! Pratiques ses mesures à la noix ! De plus ,connaissant les élèves ils se feraient une joie de bloquer tout en apportant chacun un morceau de ferraille ! Monsieur le Ministre devrait proposer des mesures visant à une meilleure formation des enseignants ,une meilleure information des parents ,la mise en place d’un véritable corps de surveillants qui -comme nos « pions » d’autrefois- seraient tout à la fois capables d’apporter un soutien scolaire que d’être des « oreilles » attentives aux petits bobos de l’âme .L’Enseignement est comme le chanteur un Grand Corps Malade (qui diffuse par parenthèse un excellent clip sur L’E.N) ce ne sont pas des mesurettes démagogiques qui vont le guérir !

  • Le_Baron_Samedi
    • Posté à 19h33 le 27/05/2009
    • Internaute 4532

    Quand la violence est une norme sociale et une garantie économique, la cour de récréation devient un crash test idéal.
    De l’enfant roi à la délinquance juvénile, tout est une question de fiche d’imposition.
    Quand il y a des claques qui se perdent et des procès qui se gagnent, la loi parle pour la connaissance.
    Entre les ayants droit de Jules Ferry en perdition et la tentation de l’inspecteur Harry, les mineurs cotisent pour leur majorité.
    La suite ici :
    Lien

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 19h41 le 27/05/2009
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Très bon article de décryptage. J’ajoute un point, les enseignants n’étaient pas conviés à parler sécurité dans les écoles (de même que les spécialistes es enfants). Il faut dire qu’avec Darcos, les enseignants c’est « ferme ta gueule et obéis ».
    A propos de portique, en prenant l’avion la semaine dernière, le préposé aux rayons demande à sa collègue de fouiller mon sac, il y a quelque chose de bizarre ... eh oui, c’était ma clé USB ! ; -))
    Les portiques vont initier une « joyeuse » pagaille, tout ce qui est en métal (règles, compas, ciseaux etc) va les faire sonner et il faudra tout vérifier ! Bientôt aller à l’école à 7 h pour commencer à 9 h ? C’est d’un ridicule, sauf ... pour les constructeurs de portiques.

    Déjà que des mômes de tous les âges ne voient pas pourquoi ils vont à l’école, vu le chômage qui les attend à la sortie, ce genre d’imbécilités va certainement la leur faire adorer !

  • désactivé à la demande du riverain 18 juin
    • Posté à 20h20 le 27/05/2009
    • Internaute 80291
      Born again

    « Malgré une opposition massive de la profession aux projets gouvernementaux qui prévoient la disparition... »

    Dans une démocratie qui se respecte, les lois sont faites par les représentants du peuple, non par les salariés du ministère concerné qui n’ont reçu du peuple aucune légitimité pour faire lesdites lois. Ou alors cela s’appelle du corporatisme et la dernière manifestation de corporatisme que la France a connu a été le pétainisme de sinistre mémoire. ( pas pour Mitterrand qui fut décoré de l’ordre de la francisque des mains même du maréchal-nous-voilà !)

    « (...) prévoient la disparition, avec les IUFM, de toute approche professionnelle du métier, Darcos a déjà rédigé des décrets qui signifient tout bonnement que dans les années à venir, les enseignants mis au contact des élèves ne connaîtront rigoureusement rien au métier qu’ils sont censés exercer. »

    Tout le monde a réclamé la disparition des IUFM, ces institutions prétentieuses et charlatanes, temple des sciences de l’éducation où l’on brasse bcp de vent, dans un langage amphigourique et diafoireux...

    Quant à ce qui est dit de la violence à l’école, c’est de la démagogie à l’état pur et cela ne mérite pas d’être commenté par des gens sérieux.

  • lancetre
    • Posté à 20h42 le 27/05/2009
    • Internaute 18658

    « Eric Debarbieux.. ; parfait connaisseur en violences scolaires... »

    Ah , Dans quel collège enseigne-t-il ? A Garges ? à Saint-Denis ? à Aubervilliers ? A Creil ?

    Ah non, il est Professeur en Sciences de l’Education (pouf ! pouf ! pouf !) et il écrit dans le Monde.

    Bouffon !

    Sur les iufm, je me vois contraint pour une fois, d’approuver michelangelo : personne ne les regrettera !

  • Bernard Girard
    Bernard Girard
    Auteur(e) de l'article Enseignant blogueur
    • Posté à 20h48 le 27/05/2009
    • Expert 31637
      Enseignant blogueur

    Si les portiques de détection devaient voir le jour, l’Isère serait le premier département à les expérimenter. Tout simplement parce que Vallini, président du conseil général et député PS, trouve l’idée excellente : « Je suis disposé à proposer en Isère au conseil d’administration des collèges qu’on installe des portiques de sécurité. Cela ne me choque pas ». Avec une opposition de cette envergure, on en a encore pour vingt ans de sarkozysme.

    • caro
      caro répond à Bernard Girard
      délinquante avérée
      • Posté à 21h41 le 27/05/2009
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      A vrai dire, j’en ai un peu marre de Vallini qui ne sait pas s’il est de droite ou de gauche, en tout cas, il sait où est le pouvoir (au moins départemental !), entre les portiques et le fichages des usagers des services sociaux du département ...
      Merci du tuyau, si la loi passe, j’en connais beaucoup qui iront faire connaitre leur opposition au Conseil Général !

  • lancetre
    • Posté à 20h49 le 27/05/2009
    • Internaute 18658

    Sinon, dans un précédent article, le même Bernard Girard écrivait que dans les collèges français « on sanctionne pour tout et n’importe quoi ». De vrais bagnes, en somme !

    Je lui avais demandé quelques exemples d’actes commis par des élèves qui, à son avis, étaient durement sanctionnés, par la Garde de Fer enseignante, et qu’il serait urgent d’autoriser.

    Je n’ai jamais reçu de réponse.Sans doute un facheux oubli..

    Je tente donc à nouveau ma chance en posant la même question : pourriez-vous citer quelques exemples de sanctions scandaleuses qui aient frappé d’ innocents chérubins ?

    La plupart des professeurs que je connais témoignent plutôt qu’aujourd’hui, l’élève a tous les droits et que quoi qu’il fasse, il n’est jamais sanctionné...

    • Bernard Girard
      Bernard Girard répond à lancetre
      Auteur(e) de l'article Enseignant blogueur
      • Posté à 07h08 le 28/05/2009
      • Expert 31637
        Enseignant blogueur

      Excusez-moi de ne pas avoir répondu à votre commentaire ni à d’autres, je ne suis pas journaliste mais prof à temps plein et donc déjà bien occupé.
      Tous les élèves mis en cause ces dernières semaines ont été mis en garde à vue, déférés aux parquets et inculpés à des titres divers. On peut aussi rappeler ce lycéen d’Etampes condamné à une lourde peine de prison. Je ne rappellerai pas non plus ces deux enfants de 6 et 10 ans conduits au commissariat. Que demandez-vous de plus : le rétablissement de la peine de mort ?
      Ce qu’on reproche à la politique Darcos/Sarkozy, ce n’est pas de se préoccuper de la violence mais de la favoriser. On pourra reprendre ce débat dans un an ou dans dix ans et vous verrez bien - si on ne change pas d’approche - qu’elle se sera encore aggravée.

  • lancetre
    • Posté à 20h57 le 27/05/2009
    • Internaute 18658

    Le ministre qui a supprimé la formation professionnelle des enseignants, c’est Allègre, avec la complicité de son bras droit Meirieu.

    Halte aux stages de macramé ! avait bramé le tonitruant chasseur de mammouths ! Et dans la foulée, il avait supprimé tout ce qui était proposé par la MAFPEN (Mission pour l’Action de Formation des Personnels de l’Education nationale)Depuis, les profs, qui ont pourtant pour mission de former les autres, sont sans doute, paradoxalement,ceux qui ont le moins de formation continue.

  • lancetre
    • Posté à 21h02 le 27/05/2009
    • Internaute 18658

    J’attends toujours, également, du nommé Girard, une ou deux lignes de sympathie pour les enseignantes attaquées au couteau.
    Là non plus, ma précédente demande n’a pas abouti.

    « Violences contre l’institution » écrit-il cette fois, venant d’élèves « humiliés » ! .Karen Montet-Toutain n’est pas « l’institution », c’est une prof qui tentait de transmette un savoir...et a pris un coup de couteau !

    • caro
      caro répond à lancetre
      délinquante avérée
      • Posté à 21h52 le 27/05/2009
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      les actes violents dans les écoles, comme celui que vous avez cité, ne représente même pas 1% des actes et incivilités commises dans les écoles. Est-ce que pour ces moins de 1% on va dépenser des sommes faramineuses, alors que les écoles manquent de personnel adulte auprès des jeunes ? que ce soit des enseignants ou des éducateurs.
      La réponse des portiques est complètement disproportionnée. Ca ne veut pas dire qu’on n’a aucune pensée pour les profs ou les élèves blessés, mais, il y a d’autres moyens de régler le problème de la violence sans en faire un appel électoraliste.

      • lancetre
        lancetre répond à caro
        • Posté à 22h34 le 27/05/2009
        • Internaute 18658

        Les portiques ne seront évidemment pas installés, ou alors deux ou trois, symboliquement, pour les cameras de TF1 ! Darcos l’a d’ailleurs confirmé aujourd’hui même, en recevant le syndicat des chefs d’établissement !
        Darcos sait parfaitement qu’ils sont inutiles et ruineux. (les portiques, pas les chefs ! ! ! Quoi que...)
        Tout cela, comme la transformation des proviseurs en OPJ, n’est évidemment qu’une vaste blague préélectorale, destinée à rassembler l’électorat UMP autour de thèmes sécuritaires.

        Les cris d’orfraie étaient attendus et souhaités.

        Comme disait Fernand Raynaud : c’est étudié pour ! On n’est pas obligé de tomber dans le panneau...

        La bonne réponse, ce n’est pas de nier l’incontestable réalité, superbement montrée par la journée de la jupe ou, il y a vingt ans déjà, par le film de Jean-Claude Brisseau, De bruit et de fureur.

        Je constate par ailleurs que le sieur Girard n’a toujours répondu à AUCUNE des questions que je lui pose.Il n’a toujours pas exprimé le moindre mot de solidarité avec Karen Montet-Tutain.

        Quant à une pensée...

        Dans les IUFM, on ne pense pas ! ! !

    • Juanita Pablo de Tagéno
      Juanita Pablo de Tagéno répond à lancetre
      Epouse virtuelle de Tagada
      • Posté à 21h59 le 27/05/2009
      • Internaute 65591
        Epouse virtuelle de Tagada

      Tout y est : la surenchère sécuritaire, la confusion des genres et le populisme gerbant.

      • lancetre
        • Posté à 22h41 le 27/05/2009
        • Internaute 18658

        Tiens, mais c’est Philippe Val qui m’envoie un petit mot !

        tout y est : l’argumentation travaillée, fondée sur la fine interprétation de faits précis, des arguments solidement étayés, le respect de l’interlocuteur...

        Ah, pourtant, non ! Aucune référence à Spinoza, et on ne me traite même pas d’antisémite...Populiste, évidemment, mais pas antisémite...

        Bon rétablissement, mon philou ! Tu auras bientôt récupéré l’intégralité de tes facultés. Et les patrons d’écoles privées trouveront bien un petit quelque chose pour te remercier quand tu auras fait ton temps à France-Inter.

  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 22h20 le 27/05/2009
    • Internaute 61755

    darcos est à l’enseignement ce qu’est sarkozy à la république...un menteur...un tricheur...point barre ! j’enseigne depuis quelques années et je ne vois que des démagoges qui prétendent répondre à des faits divers par des lois qui ne seront même pas appliquées...messieurs, vous êtes non seulement des imbéciles...mais encore de purs cuistres....même les paons ont plus de dignité !
    un prof en lycée professionnel qui ne vous salue pas ! et accéssoirement qui est fier de n’avoir pas « fait » l’ena...non mais !
    edit : c’est darcos et la sarkozye que je ne saluais pas...non mais !

  • franc parleur
    franc parleur
    anarchieevangelique.wordpress. (...)
    • Posté à 22h25 le 27/05/2009
    • Internaute 75335
      anarchieevangelique.wordpress. (...)

    L’école rejoint son véritable concept.

    L’apprentissage de la soumission
    Lien

    • lancetre
      lancetre répond à franc parleur
      • Posté à 22h45 le 27/05/2009
      • Internaute 18658

      Le savoir, c’est la soumission ?

      L’ignorance, c’est la force ?

      L’esclavage, c’est la liberté ?

      On dirait du Geoge Orwell...

      Vous m’avez l’air de fumer la même moquette que ce pauvre Avigdor...Paix à ses neurones, et aux vôtres ! R.I.P.

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 00h05 le 28/05/2009
    • Internaute 73621
      (...)

    Rabelais reviens
    ils sont devenus fous.

    « Toute leur vie était réglée non par des lois, des statuts ou des règles, mais selon leur volonté et leur libre arbitre. Ils sortaient du lit quand bon leur semblait, buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur en venait. Nul ne les éveillait, nul ne les obligeait à boire ni à manger, ni à faire quoi que ce soit. Ainsi en avait décidé Gargantua. Et toute leur règle tenait en cette clause :

    FAIS CE QUE VOUDRAS,

    parce que les gens libres, bien nés, bien éduqués, vivant en bonne société, ont naturellement un instinct, un aiguillon qu’ils appellent honneur et qui les pousse toujours à agir vertueusement et les éloigne du vice. Quand ils sont affaiblis et asservis par une vile sujetion ou une contrainte, ils utilisent ce noble penchant, par lequel ils aspiraient librement à la vertu, pour se défaire du joug de la servitude et pour lui échapper, car nous entreprenons toujours ce qui est défendu et convoitons ce qu’on nous refuse.
    Grâce à cette liberté, ils rivalisèrent d’efforts pour faire tous ce qu’ils voyaient plaire à un seul. Si l’un ou l’une d’entre eux disait : “ buvons ”, tous buvaient ; si on disait “ jouons ”, tous jouaient ; si on disait “ allons nous ébattre aux champs ”, tous y allaient. Si c’était pour chasser au col ou à courre, les dames montées surde belles haquenées, avec leur fer palefroi, portaient chacune sur leur poing joliment ganté un épervier, un lanier, un émerillon ; les hommes portaient les autres oiseaux.

    Ils étaient si bien éduqués qu’ils n’y avait aucun ou aucune d’entre eux qui ne sût lire, écrire, chanter, jouer d’instruments de musique, parler cinq ou six langues et s’en servir pour composer en vers aussi bien qu’en prose.

  • marie 75
    • Posté à 07h46 le 28/05/2009
    • Internaute 3563

    Un dimanche comme les autres en robocopland
    ––––––––––––––––––––––––––––
    jeudi 28 mai 2009 (07h42)
    Le dimanche de la ronde..... Cf musicologie.org plein de photos sur le site...
    Et une question : fallait-il un portique ?
    –––––––––––––––––––––––––––––
    ––––––––––––––––––––––––-
    La marche des obstinés fait étape à Neuilly, et fait face à un déploiement ahurissant de la robocopie. La ronde tournera au Panthéon du 2 au 6 juin.

    À Neuilly, tout se passe bien, il fait chaud, très chaud. Nous sommes un peu moins de 30. Deux policiers de la nationale, viennent nous rendre visite, puis deux de la municipale. Deux policiers du renseignement sont en faction, dont l’un qui passe son temps à papoter avec quelques marcheurs rondeurs. On lui confesserait le bon dieu sans concession.

    La Journaliste de l’AFP fait son travail, son article est diffusé par l’agence, le voici :

    La marche des obstinés contre la réforme de l’université, partie jeudi de Chartres (Eure-et-Loir) à l’initiative d’enseignants-chercheurs et étudiants, a fait étape dimanche devant la mairie de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), a constaté une journaliste de l’AFP.

    Nous sommes devant la mairie de Neuilly, comme la journaliste de l’AFP le remarque.

    Une vingtaine de personnes ont participé, durant deux heures, à une ronde des obstinés, avant de reprendre la marche jusqu’au parvis de Beaubourg, à Paris, où elle s’achèvera.

    « L’objectif est de dialoguer dans un esprit d’ouverture. Le gouvernement s’obstine, nous aussi », a expliqué Théophile Gaudin, étudiant en licence de chimie à l’université de Rouen (Seine-Maritime).

    « Nous voulons montrer que, bien qu’il y ait les examens, nous n’abandonnons pas nos revendications », a ajouté Aniko Sebesteny, doctorante en anthropologie à l’université Paris X-Nanterre.

    Eric Lecerf, enseignant-chercheur en philosophie à l’université Paris VIII, l’un des organisateurs de la ronde infinie des obstinés, qui avait tourné 1.000 heures devant l’Hôtel de Ville de Paris, a rejoint la marche à Neuilly.

    « Nous nous heurtons toujours au même refus de dialoguer de la part du gouvernement. A la rentrée, la mobilisation va continuer, sous une autre forme », a-t-il souligné.

    La marche des obstinés, partie jeudi de Chartres, a fait étape le même soir à Epernon (Eure-et-Loir), vendredi à Maurepas (Yvelines) et samedi à Nanterre (Hauts-de-Seine).

    Cette marche, mise en place par trois étudiants et enseignants-chercheurs des universités de Caen (Calvados) et Rouen, a accueilli, selon les organisateurs, une cinquantaine de personnes entre Chartres et Neuilly.

    La marche des obstinés doit arriver devant le centre Georges-Pompidou dimanche à 19H00, et y organiser une ronde des obstinés.

    Voilà ce que dit l’AFP, c’est ce qu’on peut écrire sur l’initiative, avant 16 heures, quand la petite compagnie (28 personnes) se met en route vers Paris. Objectif : L’Étoile, les Champs-Élysées, puis le Louvre, où le 3e rendez-vous de la journée est fixé à 18 heures.

    Mais à la limite de Paris (anciennement barrière de Neuilly ?), deux policiers en civil (c’est un mot) surgissent, pour nous interdire l’entrée de la ville, parce qu’ils n’ont pas l’autorisation préfectorale concernant notre manifestation. Nous argumentons, avec bon sens. Nous mettons en avant le fait que nous ne manifestons pas, mais que nous nous promenons sur un trottoir. Nos deux banderolles leur posent un problème, les badges aussi (j’ai cru que c’était mon T-Shirt gothique, parce que les badges, quand même...).

    Les badges, quand même ! C’est plus des objets de mode, que des slogans sociaux ou politiques. Le policier a semblé l’admettre. Celui de la Ronde, est vendu 1,50 €, pour alimenter la caisse de grève, et orner nos revers contestataires.

    Mon T-Shirt, assorti des deux badges. Pour porter un tel vêtement, il faut être atteint d’une corruption du goût, mais encore, se déclarer à la préfecture, pour que la manifestation soit autorisée.

    On leur demande, comment ils font la différence entre des manifestants, des touristes, ou des personnes qui marchent simplement dans la rue, une banderole roulée, qui n’est pas plus que des cannes à pêche. Un collègue géographe, propose de faire un cours de géographie urbaine, de nous commenter les façades, en marchant dans les rues, les policiers ne sont pas intéressés, et puis bref, à bout d’arguments, nous décidons qu’on ne peut pas interdire aux gens de marcher dans la rue. Nous continuons notre chemin, sous quelques menaces. Le temps ne menaçait pas, il s’agit des menaces des policiers : « vous allez voir ». Souhait commun à tous les voyeurs et à de très nombreux chercheurs.

    Un peu plus loin, l’un des civils (c’est un mot) qui nous accompagnent, nous signale que nous avons l’autorisation de rejoindre le Louvre (donc je ne change pas de T-shirt (ou p’tit schort, comme on dit parfois), mais que si, à l’arrivée nous déployons une banderole, nous serons arrêtés. On lui fait remarquer, que c’est peut être notre but, question pub. Il répond que nous n’aurons pas les médias. Voilà une personne bien informée. Et puis le parcours proposé, en passant par les quais, ne nous convient pas. Il en réfère à sa Supériorité, qui refuse que nous passions par les Champs Élysées, et, après un très bref échange, confirme auprès de sa Supériorité, que nous désirons vraiment très fort descendre les Champs-Élysées. Poussés par nos désirs, et un peu notre obstination, nous continuons en direction de l’Arc de triomphe. Je lui fais remarquer, au policier en civil (c’est un mot), que dans le fond, ce n’est pas si mal pour lui, que grâce à nous, il fait un petit parcours de santé. Il confie, brave homme, qu’il aime marcher, que s’il n’était pas de service, il aurait bien fait le pèlerinage de Chartres. Encore un qui a des choses à se faire pardonner.

    Mais aux abords de la place de l’Étoile, une impressionnante manifestation de robocops, surgit d’une petite dizaine de fourgonnettes (le même nombre de paniers à salade les accompagnent), se lance sur notre petit groupe, parcours de santé oblige. Enfin sur les téméraires qui ouvraient la marche, les traînards, dont j’étais, ont eu la vie sauve. Contrairement à ce qu’on pensait, le pas de course des caparaçonnés — remarquable malgré la chaleur et l’effet Kronenbourg, n’était pas une charge, mais un mouvement tournant, un savant encerclement, genre grippe mexicaine à fort Alamo. C’était chorégraphique, la banderole rouge roulée, au milieu du bleu. Cela a parmi de voir que dans l’encerclement, la ronde tournait, puis elle s’est mise en route, solidement encadrée, vers le Louvre, en passant par les quais.

    Le comité d’accueil d’encerclement. Les robocops auront de choses,à raconter, ce soir, à leurs enfants, lesquels, les yeux grands et ronds comme des soucoupes, s’émerveilleront, de la vaillance, et de la témérité au combat de papa. « Je serai comme toi , papa ! ». Et moi, dit la petite sœur « Je serai une Pécresse ». « Papa, elle a dit un gros mot ! ».

    Peu rassuré, on a la main au pétard, des fois que...

    Les prisonniers ont chanté des chansons entraînantes, pour donner du cœur à leurs gardiens en plus grand nombre qu’eux-mêmes. On y a un peu discuté. Un robocop a même informé l’un des prisonniers, que cela faisait six mois qu’ils faisaient de la philosophie avec nous. Cela tombait bien, car il s’adressait sans le savoir à Eric Lecerf, qui enseigne la philosophie à Paris VIII.

    L’État protège son élite. Avec la nouvelle loi , le doctorat donne droit à une garde rapprochée. N’est-ce pas motivant ?

    Le rendez-vous du Louvre a été raté et désorganisé, la police répressive, c’est quand même mieux en peinture qu’en vrai... Quoi que, il faudrait un artiste très génial, pour faire de l’art avec ça, et un conservateur complaisant. Le louvre, dedans, ce serait quand même une consécration.

    La livraison au Louvre. Au moins, quand un enseignant-chercheur se promène dans la rue, avec d’autres enseignants-chercheurs, le ministère de l’intétérieur, moins radin que les autres, trouve des moyens financiers.

    Mais à Beaubourg, devant le centre Georges Pompidou, la ronde a retrouvé ses rondeurs, et ses couleurs déployées.

    Elle y a tenu assemblée et a décidé de tourner au Panthéon, du 2 juin à midi, jusqu’à samedi 6 juin. Elle participera le 4 juin, à la marche des savoirs, accueillera les collègues et étudiants des Universités européennes qui ont répondu à l’appel qui leur a été adressé, et tentera, de décrypter les différentes positions des politiques, afin de dégager le profil d’un vote en faveur de la princesse de Clèves aux Européennes.

    La ronde tient son assemblée à Beaubourg. Photo

  • marie 75
    • Posté à 08h37 le 28/05/2009
    • Internaute 3563

    l’« école, l’université... l’éducation !

    Adresse à la CPU. Autonomie des universités ou gestion napoléonienne des universités ? - SLU

    par Sorbonnard, le 28 Mai 2009 à 08 : 27 , site sorbonne en lutte

    Rubrique : La lettre des 6 présidents d’Université à Sarkozy
    Après le recours systématique ces dernières semaines à une utilisation exorbitante des recteurs en les transformant en des préfets en mission pour encadrer brutalement les formes de validation du second semestre, voilà donc qu’une nouvelle fois, le gouvernement nous offre une superbe illustration de sa conception napoléonienne de “ l’autonomie ” des universités et des universitaires. Xavier Darcos et Valérie Pécresse choisissent ainsi de passer en force sur un dossier majeur du conflit en cours : la question de la formation et du recrutement des enseignants.

    Au mois de décembre dernier, le président de la république avait déclaré – dit-on – qu’il était nécessaire de pratiquer la concertation à une condition : ne tenir aucun compte des avis des personnes qui se prêtaient à ce jeu-là. Ce qui vient de se passer ces derniers jours dépasse à cet égard l’imagination la plus débridée. Les ministres concernés avaient annoncé, non sans quelque contradiction d’ailleurs, qu’étaient mis en place d’un côté une série de “ groupes de travail ” avec les syndicats mais aussi, de l’autre côté, une commission co-présidée par un président d’université et un recteur (commission comprenant par ailleurs une autre présidente d’université chargée spécifiquement de ce dossier au sein de la CPU). Bien sûr, le calendrier imposé était une nouvelle fois à la hauteur de la précipitation et de l’agitation qui règnent dans notre pays depuis deux ans, puisque tous les travaux devaient être conclus d’ici au 15 juillet, mais enfin cela ressemblait encore à un ersatz de négociation pour quiconque voulait bien y croire.

    Las, depuis quelques jours les choses sont claires y compris pour celles et ceux qui prêtaient encore quelque crédit à la volonté d’écoute du gouvernement. Alors que la commission programmée n’a pas encore été mise en place, sont rendus publics, soumis aux comités techniques paritaires consultatifs et annoncés pour passage au Conseil d’Etat, les textes des projets de décrets mettant en place l’année transitoire et faisant passer en force la logique de la “ mastérisation ” ministérielle de la formation et des concours d’enseignants dont on avait annoncé que sa mise en place était reculée d’un an pour permettre de consulter sérieusement (enfin !) celles et ceux qui devraient la mettre en œuvre.

    L’autonomie de gestion sous surveillance rectorale montre ainsi son vrai visage. Personne ne saurait désormais l’oublier. L’honneur de la CPU serait d’en tirer toutes les conséquences et de retirer ses deux représentants d’une commission dont l’inutilité est désormais patente

  • A déménagé le 16 novembre 2010
    • Posté à 09h42 le 28/05/2009
    • Internaute 75197

    Vous parlez de l’Isère, mais ces dits-portiques sont déjà mis en place au lycée Pablo Picasso. Le pire étant que, parait-il, ça marche.

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 11h03 le 28/05/2009
    • Internaute 47359
      Retraité

    sur une radio ce matin aux USA 1% des écoles ont un portique et même le FBI est partisan de les supprimer

    • tlaloc
      tlaloc répond à tlaloc
      Retraité
      • Posté à 11h12 le 28/05/2009
      • Internaute 47359
        Retraité

      de toute façon l’insécurité doit être cultivée pour servir en 2010 (régionales) 2012 (présidentielles ) chez les retaités cela fait un malheur en ce moment et eux ils vont vôter ump

  • Courforest
    Courforest
    âne-alpha-bête
    • Posté à 01h18 le 30/05/2009
    • Internaute 78580
      âne-alpha-bête

    Sarkozy et Autres Darcos , comprenez une bonne fois pour toute que sans être de dangereux terroristes d’ultra gauche, vous nous gonflez ! ! !
    Foutez la paix aux français avec vos conneries populistes à usage des vieillards qui donnent procuration de leurs votes dans les maisons de retraite contre un mini panier de dragées, à des personnes qui insistent lourdement à leur faire comprendre que c’est bien monsieur Sarkozy qui les offre. Tout comme on envoie des bulletins d’inscription aux restaurateurs avec les même stratégies débiles. Quand à nous Français , combien de temps encore accepteront nous d’être pris pour des imbéciles infantiles.
    Je suis passé dans 2 lycées et une école primaire et je n’y ai vu que des enfants pas des criminels.
    Les criminels sont ceux qui en les criminalisant, en font aujourd’hui les criminels de demain.
    Sarko, tu as été élu pour nous donner du pouvoir d’achat, pour nous faire gagner plus, pour permettre l’accès à la propriété à tous. Alors lâche les baskets de nos enfants et donne nous des résultats plutôt que de la poudre aux yeux. Même si je n’ai jamais cru que tu appliquerais à toi même l’obligation de résultats.
    Sarko tu n’est même plus dans l’échec, tu es dans le sabotage d’un pays et pire encore de la relation que les Français ont avec leur futur qui s’appelle « NOS ENFANTS ».
    PS : si je me retrouve en prison pour ultra gauchisme , essayez de m’en sortir plus vite que Julien ^_^.